Peur de la transformation

Étant donné l’état mondial et personnel que nous vivons ces jours-ci, je tiens à partager avec vous une petite histoire tirée du livre, The Essence Book of Days, (traduite par sincèrement vôtre) qui nous rappelle les choix que nous devons faire face à la résistance que nous avons créée envers l’évolution de notre âme. Juste un autre petit outil parmi tant d’autres, qui peut contribuer à renforcir les connaissances lumières que nous possédons, mais qui se brouillent sous l’influence de notre expérience de vie. Nous avons appris à avoir confiance en ce que nous avons survécu. Nous ne pouvons pas changer nos pensées, ni nos émotions face à ce qui nous est présenté dans les médias ou dans notre vie personnelle, mais nous pouvons choisir où placer notre attention. Nous devons réapprendre à nous connaître profondément et par conséquent à vivre notre vérité… à devenir transparent. En étant très vigilant au niveau de la qualité de nos pensées et émotions, en gardant nos vibrations hautes, nous cheminons de l’esprit au cœur, de croyances à connaissances, de peur à foi. Ainsi nous nous transformons de l’intérieur vers l’extérieur… nous évoluons de notre petite réalité vers une réalité beaucoup plus grande.

Parfois, j’ai l’impression que ma vie est une histoire de trapèze. Soit, je me balance, accroché à ma barre de trapèze ou, pour quelques moments dans ma vie, je m’élance à travers l’espace entre les barres de trapèze. La plupart du temps, je suis accroché, par peur de perdre ma vie, à ma « barre – de – trapèze – du – moment ». Elle m’emporte doucement à un certain rythme régulier de balancement et j’ai l’impression d’être en contrôle de ma vie. Je connais la plupart des bonnes questions et même quelques-unes des bonnes réponses. Mais parfois, tandis que je me balance gaiement (ou pas si gaiement!), je regarde en avant de moi au loin, et que vois-je? Je vois une autre barre de trapèze qui se balance vers moi. Elle n’est pas occupée, et je sais, dans mon for intérieur qui sait tout, que mon nom est inscrit sur cette nouvelle barre de trapèze. C’est ma prochaine étape, mon évolution, ma renaissance à la vie. Au plus profond de mon cœur je sais que pour mon évolution, je dois lâcher ma prise de cette barre familière du présent et saisir cette nouvelle barre.

Chaque fois que ça m’arrive, j’espère (non, je prise) que je ne serai pas obligé de saisir cette nouvelle barre. Mais dans mon for intérieur qui sait tout, je sais que je dois complètement lâcher prise de cette vieille barre, et pour quelques instants m’élancer à travers l’espace avant de pouvoir saisir cette nouvelle barre. Quand je m’élance dans ce vide inconnu, mes réussites du passé n’ont plus d’importance; chaque fois, je suis rempli de terreur. Chaque fois, j’ai peur de manquer prise et de m’écraser sur des pierres inaperçues au fond du gouffre entre les barres. Mais je le fais quand même. Peut-être que c’est l’essence de ce que les mystiques appellent une expérience de foi. Aucune garantie, pas de filet, pas de police d’assurance, mais je le fais quand même, parce que dans un sens, maintenant ma prise sur cette vieille barre n’est plus une option. Alors, pour une éternité qui peut durer une milliseconde ou mille durées de la vie, je plane à travers le vide de « le passé est parti, le futur n’est pas encore arrivé ». On appelle ceci transition. Je crois maintenant que c’est le seul endroit où le vrai changement se produit. Je fais allusion au vrai changement, non pas le pseudo-changement qui dure seulement jusqu’à ce que mes vieux boutons soient poussés.

J’ai remarqué que dans notre culture, cette zone de transition est considérée comme un endroit nul, entre deux lieux. Cette vieille barre de trapèze était bien vraie, et j’espère bien que cette nouvelle barre qui vient vers moi est vraie aussi. Mais le vide entre les deux? C’est tout simplement un « nulle part », effroyable, bouleversant, désorientant, que l’on doit traverser le plus vite possible et le plus inconsciemment possible. Quelle perte! Je soupçonne que cette zone de transition est la seule vraie place, et que les barres sont les illusions que l’on invente pour échapper au vide, où le vrai changement, la vraie évolution se produit pour nous. Que mon intuition soit bonne ou non, il reste que les zones de transition sont des endroits incroyablement enrichissants. Ils devraient être honorés et savourés. Oui, avec toutes leurs souffrances, leurs peurs et cette sensation d’être hors contrôle qui peut (mais pas nécessairement) accompagner ces transitions, ce sont quand même les moments les plus éveillés, les plus passionnés, expansifs et remplis de croissance de notre vie.

Alors, la transformation de la peur peut n’avoir rien à voir avec faire partir la peur, mais plutôt avec la possibilité de nous donner la permission de prendre le temps de « prendre le temps » dans cette transition entre les barres de trapèze. En transformant notre besoin de saisir cette nouvelle barre, n’importe quelle barre, nous nous accordons la permission de demeurer dans le seul endroit où le vrai changement prend place. Ça peut être terrifiant. Ça peut être aussi illuminant, dans le vrai sens du mot. En s’élançant dans le vide, on peut tout juste apprendre à voler.

Le don de la maturité

À travers chaque étape de la vie se retrouve une opportunité de découvrir un nouveau cadeau. Comme si une porte s’ouvrait graduellement pour nous révéler un horizon inattendu sur nous-mêmes qui, jusqu’à ce moment, nous était demeuré inaccessible. Notre esprit d’aventure et notre curiosité innée devraient saisir cette chance pour renouveler notre sentiment d’amour de soi à travers ces nouvelles opportunités de découvertes.

Cependant la société dans laquelle nous vivons rend souvent cette tâche difficile lorsque la majorité se laisse convaincre d’adopter une croyance qui glorifie ou dévalue certaines étapes de la vie par rapport à d’autres. De nos jours, l’idée de la maturité semble plutôt sombre, surtout lorsque nous sommes assaillis continuellement par des vendeurs de rêves qui s’acharnent à la comparer avec l’éclat de la jeunesse, persistant à garder l’emphase sur un mode de pensée axé sur le matérialisme et la consommation.

Mais la course incessante de paraître jeune à tout prix cache un malaise réel, surtout lorsque nous nous laissons influencer par les conjectures de l’établissement pharmaceutique et médical qui tente de nous convaincre que la maturité signifie nécessairement la maladie. Les réajustements graduels que nos corps subissent sont perçus comme des menaces qui doivent être camouflés à tout prix, alors que l’angoisse rattachée au vieillissement devient une obsession presque journalière. Avec une telle conviction qui oserait vouloir avouer avoir atteint l’âge de la maturité?

Nos croyances

Toute expérience de vie est basée sur la perception que nous formulons suite à l’ensemble de nos convictions. C’est le montage particulier de nos croyances formées à partir de notre conditionnement, nos tendances individuelles et nos formes de jugements qui façonnent la réalité que nous vivons à tous les jours. Si nous désirons transformer notre réalité, nous devons en premier lieu renouveler les idées qui sont ancrées depuis longtemps dans notre inconscient.

Nous sommes tellement habitués de nous laisser influencer par nos dirigeants sociaux et religieux, les médias et les experts de tous genres qu’en tant qu’individus la majorité a presque perdu la capacité de penser pour soi. Tout ce qu’ils veulent, tout ce qu’ils font et tout ce qu’ils pensent vient d’une autorité en dehors d’eux-mêmes et ils sont convaincus que ceci représente la norme. La liberté individuelle de pensée est menacée et à moins que nous ne retrouvions notre pouvoir intérieur, la confusion sur qui nous sommes va continuer de nous aveugler; car c’est vraiment un manque de connaissance de soi qui est à la base de tout déséquilibre. Mais découvrir qui nous sommes et réclamer notre pouvoir individuel demande de prendre responsabilité pour soi-même, et l’idée de ne plus avoir quelqu’un d’autre à blâmer pour nos désillusions entraîne souvent une peur inconsciente.

Sommes-nous prêts à envisager une attitude plus positive face à l’étape de la maturité? Si oui, il est temps de renoncer aux fausses idées qui limitent notre croissance individuelle. Il est temps d’embrasser cette nouvelle liberté qui s’offre à nous et qui devrait être basée sur le respect, l’appréciation et l’acceptation de soi. Certaines coutumes anciennes célébraient déjà cette étape de la vie et savaient reconnaître la sagesse accumulée à travers une vie vécue.

Un acte de liberté

La maturité représente le temps idéal pour explorer la dualité de notre être plus à fond, accueillant d’un côté la nouvelle image que notre corps nous offre et d’un autre côté se réveillant à l’aspect spirituel que nous avons si souvent négligé. Il n’est jamais trop tard pour se réinventer et adopter de nouvelles croyances qui s’alignent plus étroitement avec qui nous sommes devenus. Renoncer à nos anciennes idées programmées qui ne cessent d’imposer leurs exigences sur nos joies est un acte de liberté qui signifie que les craintes, les tourments et les restrictions de notre jeunesse ne s’appliquent plus désormais. L’heure est à la gaieté, à la redécouverte de la grande simplicité de la vie, non au regret du passé. Les trésors que nous avons accumulés suite à nos choix de vie deviennent évidents à mesure que l’épanouissement de notre jardin de vie révèle les fruits mûrs de nos expériences, que l’on se doit de savourer au lieu de les laisser se dégrader dans le sol de nos nostalgies ou de nos préjugés.

Liens d’amour

Et notre âme va retourner chez soi un jour, rapportant avec elle des cadeaux, des récits d’aventures et des gâteries comme souvenirs de ce beau voyage qu’elle avait entrepris dans un corps humain. Les liens d’amour qu’elle aura formés lors de cette expérience de vie unique viendront ainsi ajouter une autre page dans son livre d’histoire de vie éternelle.

La maturité nous accorde finalement le temps et l’opportunité de s’éveiller au plus grand amour de notre vie, en formant un lien conscient avec notre âme, la source même de l’amour éternel qui anime notre existence éphémère.

Bonne maturité à tous et chacun.

Une cure ou un jeûne pour sa santé?

On estime que le jeûne et les cures ont été pratiqués sans interruption depuis au moins 10 000 ans afin de soulager la souffrance humaine. Ils ont été employés depuis l’époque où l’homme commença à être malade. Le jeûne et les cures faisaient partie des méthodes de rétablissement pratiquées dans les anciens temples 1 300 ans avant Jésus-Christ. Hippocrate, le père de la médecine grecque, les prescrivait couramment.

Nous avons tous entendu à plusieurs reprises dans notre enfance de nombreux jeûnes mentionnés dans la bible. Comme exemple celui de Jésus et de Moïse qui l’ont pratiqué pendant au moins 40 jours dans le désert! Ces jeûnes n’étaient pas faits spécifiquement dans le but de guérir une maladie, mais bien un rite religieux de purification. Le jeûne et les cures sont encore pratiqués couramment chez certaines nationalités orientales. Les hindous pratiquent le jeûne régulièrement. Vous avez sûrement déjà entendu parler des nombreux jeûnes de Gandhi. Ces pratiques existent depuis des millénaires.

Plus près de nous dans la nature, de nombreux animaux pratiquent le jeûne aussi. Certains le font en période de rut et de frai. Les saumons mâles jeûnent pendant leurs migrations de la mer vers la rivière. Cette période dure des semaines, voire même des mois. D’autres animaux et insectes le font pendant leurs hibernations, après une naissance ainsi qu’en cas de blessure. Une maladie sérieuse pousse aussi tout animal à jeûner.

Quelle est la différence entre un jeûne et une cure? Jeûner, c’est s’abstenir de toute nourriture, excepté d’eau jusqu’à ce que les réserves nutritives soient consommées. La cure quant à elle est de s’abstenir de toutes nourritures solides. Elle est composée de jus de légumes ou de jus de fruits additionnés quelques fois d’herbes et de suppléments spécifiques au besoin de chacun et de chacune.

Pourquoi devriez-vous faire l’expérience d’une cure ou d’un jeûne? La cure ou le jeûne sont des moyens rapides de cheminer vers la santé en offrant à votre corps la possibilité de se nettoyer et de se régénérer. C’est une technique ancestrale en harmonie avec le corps et la nature qui favorise, tout naturellement, le retour de la pleine santé.

La cure et le jeûne sont pour votre corps ce que le grand ménage est pour votre habitat et ce que la mise au point est pour votre voiture. Ils méritent d’être mieux connus et plus largement employés. Suivre une cure ou un jeûne vous permettra de :

  • Retrouver rapidement votre vitalité et votre énergie;
  • Éliminer et dissoudre les toxines accumulées au fil des ans qui ont créé des congestions et des maladies dans toutes les parties de votre corps;
  • Libérer vos systèmes éliminatoires (les reins, les poumons, les intestins et la peau) de déchets non évacués;
  • Purifier votre système immunitaire et glandulaire ainsi que toutes les cellules de votre corps;
  • Éliminer les déchets et les dépôts durcis dans les articulations et les muscles;
  • Retrouver un poids santé;
  • Permettre de retrouver un équilibre hormonal;
  • Nettoyer les artères, les vaisseaux sanguins pour retrouver une pression sanguine normale et un sang d’excellente qualité;
  • Rebâtir tous les systèmes et les organes : digestif, endocrinien, nerveux, cardiovasculaire, foie, pancréas, etc.;
  • Retrouver un taux de cholestérol équilibré;
  • Arrêter certaines dépendances : cigarette, alcool, nourriture, drogue, travail, jeu et dépendance affective, etc.;
  • Apprendre à installer de saines habitudes de vie et alimentaires;
  • Prendre un moment de repos;
  • Rester jeune, souple et en pleine santé votre vie durant.

Ce repos permet à votre corps de se désintoxiquer, se réparer et refaire ses réserves. Il vous permet également de faire le point et de vous remettre en contact avec votre corps physique, vos émotions ainsi que votre spiritualité.

Dans une société où la maladie est devenue une institution et où les maladies chroniques sont en croissance, nous nous devons de regarder d’autres avenues afin de rétablir notre santé. Tôt ou tard, toute personne devra investir sur sa santé. Il est préférable de prévenir que de guérir. Une autre bonne raison de s’adonner régulièrement à la pratique de la cure et du jeûne! Il n’est jamais trop tard pour agir, car tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir! Notre meilleur allié est notre engagement ainsi que nos actions.

Offrez-vous la santé!

Vers la découverte de la mission de vie

Pourquoi ce besoin soudain de connaître sa mission de vie? Le sujet devient en effet, de plus en plus populaire. Toutes les librairies affichent maintenant, parmi les livres à grand tirage, des ouvrages portant sur la mission personnelle. Est-ce là, la nouvelle marotte des baby-boomers?

Selon Jean Monbourquette, auteur d’À chacun sa mission, le questionnement sur la mission de vie est le propre des jeunes adultes autant que celui de ceux traversant le mitan de la vie.

James Hillman, psychologue de formation jungienne et auteur de plusieurs ouvrages psychologiques s’intéresse aussi au sujet. Il écrit dans Le code caché de votre destin, « De tous les temps, les êtres humains se sont interrogés sur le sens à donner à leur passage sur terre ». Pour lui, chaque personne possède à la naissance le ferment de ce que sera son destin, ce mystère invisible qui devient le caractère et la personnalité, comme le gland devient chêne. C’est sûrement aussi dans ce sens que Jean Monbourquette dit de la mission, qu’elle est incontournable. Elle nous poursuit inlassablement et la vie nous place dans les situations nécessaires pour que se produise le questionnement sur le vrai sens de la vie.

Nicole Gratton, grande spécialiste québécoise de l’interprétation des rêves résume bien l’essence de ce questionnement, dans son livre Découvrez votre mission personnelle : « Quand notre vie a un sens et se déroule selon un plan harmonieux, nous ressentons le plaisir d’exister. Nous expérimentons alors la joie de collaborer au bien-être de ceux qui nous entourent. Les mots-clés pour y parvenir sont : talent, passion et contribution ».

Voilà un énoncé qui semble fort simple, mais la réponse peut parfois devenir une véritable énigme. C’est pourquoi certaines personnes ne peuvent y répondre et passent complètement à côté de leur mission de vie. Tous ces auteurs qui ont écrit sur la mission de vie se sont donc interrogés sur le processus ou la démarche à entreprendre pour découvrir et éventuellement accomplir sa mission de vie.

Il en ressort trois grandes étapes comme dans tout processus de changement. La première étape sera celle du lâcher-prise ou du détachement d’une période passée. « Toute transition commence par l’achèvement d’une période. » Nous avons à nous séparer d’avec le passé avant de pouvoir entrer dans du nouveau, et cela, non seulement en produisant des changements à l’extérieur de nous-mêmes, mais surtout à l’intérieur, dit Jean Monbourquette.

Une analyse des malaises, maladies, opérations ou même des accidents du passé nous révèle généralement un ou deux « conflits de base ».

Cette prise de conscience permet alors de couper avec des habitudes, des comportements ou des croyances qui ne nous appartiennent pas vraiment ou qui ne nous correspondent plus aujourd’hui. Hors, nous savons que la prise de conscience, et surtout le dépassement de ce conflit de base, est un élément essentiel dans l’accomplissement de sa mission de vie. Il existe cependant plusieurs façons de dépasser le conflit de base, et c’est dans l’exercice de la deuxième phase du processus, la période de la marge, que l’on découvre qui l’on est vraiment et ce qui nous fait vibrer. L’expérience a démontré le lien étroit entre le dépassement du conflit de base et les passions individuelles. C’est une période maquée par un travail d’intériorisation, de recherche du soi dépouillé de tous ses rôles et responsabilités sociales. Nous l’appelons aussi la période de l’entre-deux.

La troisième et dernière phase est donc celle où l’on rassemble tous les morceaux du casse-tête et où l’on voit émerger la mission de vie. Pour certains, ce sera la confirmation qu’ils sont dans la bonne voie; ils accompliront donc leur mission dans une plus grande compréhension du pourquoi de leur existence. Ils verront peut-être émerger une attitude nouvelle ou sentiront le besoin de se spécialiser. Pour d’autres, le changement sera plus radical et nécessitera un plan d’action et le temps nécessaire pour y arriver, animés qu’ils seront d’une énergie et d’une volonté nouvelle.

Ce sentiment de mieux se comprendre et mieux se connaître est à la fois libérant et énergisant. C’est probablement à ce phénomène que faire référence Carole Adrienne dans son livre Votre mission de vie, lorsqu’elle rapporte une citation de Joseph Jaworski : « J’ai découvert que les gens n’ont pas vraiment peur de mourir : ils ont plutôt peur de ne jamais avoir vécu, de ne jamais avoir pris en considération leur mission supérieure dans la vie et de ne jamais avoir emboité le pas à cette mission ni d’avoir au moins essayé d’apporter leur contribution au monde ».

Découvrir sa mission de vie, c’est donc donner un sens à sa vie, c’est vivre en harmonie avec soi-même, c’est être à l’écoute des besoins de son âme tout en contribuant au bonheur de ceux qui nous entourent…

Se laisser toucher… le cœur

Durant notre enfance, nous avons reçu des interdits culturels qui se sont inscrits dans notre histoire. Ils font partie de notre imaginaire corporel et constituent des barrières, des paramètres, des interdits qui nous empêchent d’entrer en contact, de partager la tendresse, de nous laisser toucher… le corps, de nous laisser toucher… le cœur.

Pourtant, « la peau est ce qu’il y a de plus profond en nous », disait Paul Valéry.

Aujourd’hui, l’Occident réagit à ce carcan. Pendant des siècles, il a surtout développé l’aspect visuel du toucher, qui est plus masculin. Maintenant, il s’ouvre à des techniques d’inspiration orientale, qui sont plus audiotactiles et favorisent l’approche globale, la pensée analogique et l’intuition, en mettant l’accent sur le toucher, le mouvement coordonné à la respiration.

À travers cette approche, le toucher de la peau vise à guérir l’âme. Il est générateur non seulement d’une grande variété de plaisirs, mais aussi de sentiments parmi les plus profonds. Christian Bobin affirme : « les mains sur la peau touchent l’âme à vif ».

« C’est par la peau principalement que nous sommes devenus des êtres aimants », explique Harlow. Ou encore : « la caresse recrée l’être qu’elle caresse », déclare Jean-Paul Sartre.

Quant à Confucius, il conseille : « faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur ». Mais les gestes dont il parle ne sont pas seulement physiques. Car le toucher est complexe : il est actif, « je touche », passif, « je suis touché », et actif et passif simultanément, « je me laisse toucher ».

Se laisser toucher suppose un grand abandon. Souvent nos peurs ou notre esprit rationnel s’interposent. Ils refusent de s’ouvrir parce qu’ils savent que « le toucher est un acte de transformation du monde », comme le définissait Gaston Bachelard. Alors, si je me laisse toucher, c’est d’abord parce que j’ai confiance que celui qui agit sur moi le fera pour mon bien.

Se laisser toucher n’est donc pas une attitude dépourvue de risques. L’univers personnel des gens qui ont osé se laisser toucher par une force plus grande qu’eux-mêmes a souvent basculé. Paul de Tarse en est un exemple édifiant : du jour au lendemain, le tyran s’est transformé en un ardent serviteur du message christique.

Par conséquent, la seule vibration à laquelle il est prudent de s’ouvrir est celle de l’amour véritable. « Tant qu’on ne saura pas aimer véritablement, l’essence de la vie nous échappera », explique le grand enseignant en spiritualité, Harold Klemp, dans son livre « Le cœur d’or ».

Toutefois, le problème réside dans notre difficulté de savoir reconnaître l’amour véritable de celui qui ne l’est pas. Quand les liens que nous créons avec autrui, ou avec la nature, ne visent qu’à obtenir des avantages personnels, nous portons le masque de l’amour, nous n’aimons pas vraiment. La formule : « pouvoir prend et l’amour donne » est une méthode simple qui nous aide à reconnaître la qualité d’amour qui nous anime.

Par ailleurs, nos réactions aux désagréments de la vie sont un puissant révélateur de la qualité d’amour qui nous habite. Bruno en est un bon exemple. Il se fâchait chaque fois qu’un incident se produisait dans sa vie. Il disait être victime de la mauvaise intention d’autrui ou de quelque force maléfique.

Pendant des années, il resta dans cette attitude ombrageuse, jusqu’au jour où il eut l’idée de regarder la situation d’un autre point de vue. Il se demanda quelle aide, quels conseils la vie cherchait à lui apporter à travers les inconvénients qu’il rencontrait sur son chemin. Grâce à cette nouvelle perspective, il développa progressivement l’habitude de chercher le message caché dans ses mésaventures, en ne regardant que le bon côté des événements. Il comprit à la longue que les embûches placées sur sa route donnaient l’occasion de grandir spirituellement. Depuis lors, même s’il ne comprend pas toujours le message que lui transmet une épreuve, il est certain que celle-ci est envoyée pour son plus grand bien. Cette attitude à elle seule témoigne de la qualité de son amour.

C’est sa façon à lui de se laisser toucher… le cœur.

Marie-Claude

La course d’une petite étoile

Une étoile si petite dans l’univers se promène à la recherche d’une grande étoile. Elle furète partout dans toutes les sphères de l’univers, descend même jusqu’à la terre.

Puis soudain, flottant doucement sur le dos dans un espace sombre de l’univers, elle se voit, petite étoile, dans une grande étoile qui lui ressemble, mais qui est beaucoup plus grande qu’elle. Elle sort de son flottement et s’approche lentement. L’étoile ne bouge pas et s’offre à elle dans toute sa splendeur.

La petite étoile dit alors : « Comme j’aimerais être grande comme toi ».

La grande étoile lui répond : « Mais tu es grande comme moi. Tu te sens petite parce que tu ne sais pas te voir. Approche-toi, regarde, c’est toi que tu vois en moi. C’est ton avenir que tu vois en moi. C’est ta beauté que tu vois en moi. Approche-toi encore et vois ton devenir. Je suis toi ».

Et la petite étoile s’approcha, vit que c’était bien elle, que ce qu’elle cherchait s’y trouvait : la douceur, la patience, l’amour, la force, et s’y mira longtemps afin de s’imprégner d’elle-même. Puis elle s’en éloigna pour s’assurer que la grande étoile était bien réelle et vit qu’elle pouvait vraiment devenir une grande étoile. Alors, elle prit sa respiration et lentement s’avança à nouveau vers la grande étoile, se fondit en elle et s’en alla dans son devenir.

C’est ainsi que prit fin la course de la petite étoile, parce qu’elle avait trouvé sa grande étoile. Si le soir, vous regardez le ciel, sans doute verrez-vous une grande étoile briller plus fort et se tendre vers la terre. C’est cette petite étoile devenue grande qui veut vous livrer un message :
« Sachez, dit-elle, que votre grande étoile, tous vous l’avez et qu’elle est en vous. Fermez les yeux et vous verrez votre grande étoile qui n’attend que votre regard pour se livrer à vous ».

Vivre vieux ou vivre jeune longtemps?

Trinquons! Longue vie à notre nouveau projet! Longue vie à notre entreprise! Et pourquoi pas : Longue vie à ceux qui en sont les créateurs!

Il semble bien que d’avoir une vie plus longue soit une réalité qui intéresse de plus en plus de gens. Aux États-Unis par exemple, les compagnies qui vendent des « recettes » de longévité de tout acabit font fortune depuis quelques années. C’est que les Baby Boomers arrivent à l’âge de la retraite avec beaucoup plus de moyens que les générations précédentes. Ils sont plus informés, plus sensibilisés à la santé globale et plusieurs ont de surcroît les moyens de se payer un rafraîchissement de leur aspect physique. La publicité fait miroiter les effets rajeunissants et énergisants de nombreux produits et les consommateurs finissent par se dire : Pourquoi pas moi!

Mais au fait, vivre plus longtemps, pourquoi au juste?

Voulons-nous ajouter des années à notre vie ou donner plus de VIE à nos années?

S’agit-il de reculer le moment d’une mort qui fait peur ou de profiter de la VIE, prenant conscience que l’on a peut-être passé à côté en voulant toujours atteindre quelque chose qui fuyait comme un mirage… On est devenu affamé d’une vie plus nourrissante. L’expression : Qualité de Vie, est devenue courante chez les 50 ans et plus. On se rend compte que « plus tard » et « un de ces jours » est devenu maintenant, que le présent est tout ce que nous possédons réellement et on a envie de faire durer ce maintenant dans des conditions où l’on se sentira jeune longtemps.

Ce choix nous appartient, car nous créons notre vie de toutes pièces et nous devenons ce que nous pensons.

Je fais moi-même partie des Baby Boomers et, venant d’une lignée de femmes vivant jusqu’à un âge avancé, j’ai pour ainsi dire pris pour acquis que je vivrais très longtemps. Dans mon for intérieur, 100 ans a toujours été pour moi un minimum; point de départ ou défi mêlé d’une certitude venant d’on ne sait où, de vivre une longue vie harmonieuse, de faire « une belle vieille ».

Je proclame cela depuis la vingtaine et je me rends compte aujourd’hui que cette programmation innocente a orienté plusieurs aspects de ma vie. J’observais les personnes âgées (et Dieu sait comme les exemples sont variés) et je choisissais quel type de femme âgée je voulais devenir plus tard : belle, pleine d’énergie et de projets pour stimuler ma créativité.

Tout cela pour dire que nous sommes aujourd’hui le résultat de ce que nous avons consciemment ou inconsciemment programmé. Je connais des gens pour qui il est normal de perdre de la mobilité et de l’acuité d’esprit en vieillissant, pour qui avoir des « bobos » et prendre des médicaments fait partie de la vie d’une personne plus âgée. La santé physique et mentale commence entre les 2 oreilles. Le système de croyances et l’attitude devant la vie sont des facteurs déterminants dans ce que nous sommes aujourd’hui et ce que nous deviendrons demain.

Lorsque je donne mes cours de yoga, j’ai souvent affaire à des débutants dans la mi-cinquantaine qui s’étonnent de la souplesse qu’une femme de leur âge (et même plus) peut avoir conservée.

Alors, je donne l’exemple de cette dame qui a commencé à faire de l’exercice vers l’âge de 50 ans et pouvait faire le grand écart à 70 ans.

Libre à nous d’utiliser notre créativité à trouver des excuses pour les choses dont nous ne sommes pas fiers : notre poids, notre santé, notre condition financière, ce que nous faisons de notre vie…

Mais n’est-il pas déterminant de choisir maintenant ce que nous voulons ÊTRE avant de s’étourdir à tout faire pour obtenir des effets qui vont PARAÎTRE?

Et que voulons-nous être sinon des gens heureux, qui jouissent de la vie et apportent au monde leur contribution, qui, aussi modeste soit-elle, n’en demeure pas moins unique.

Ah si vieillesse pouvait! La maturité apporte avec elle une certaine sagesse, mais aucune des 2 ne vient automatiquement avec l’âge. Les « non-jeunes » peuvent devenir des « non-vieux » à la condition de laisser derrière eux les idées toutes faites et les préjugés relatifs au vieillissement.

À nous d’inventer une nouvelle manière de prendre de l’âge, en beauté et en assumant ce que nous sommes en toute sérénité. Inutile de tout faire pour ne pas paraître son âge; c’est de l’énergie que nous pouvons récupérer pour jouir du moment présent. Ceci est d’ailleurs le propre des enfants; ne sont-ils pas inspirants pour nous montrer le chemin d’un bonheur tout simple?

La vie n’est pas une pratique et c’est chaque jour qu’elle se joue.

Nous nous éveillons graduellement à cette réalité et devenons conscients du fait que personne d’autre que nous-mêmes n’est responsable de notre vie et de notre bonheur. Nous avons longtemps cru à la fatalité, nous nous sommes perçus comme la victime des autres et des circonstances. Une telle attitude ne fait que créer des prématurés de la vieillesse… Les pensées négatives nous nuisent à plusieurs niveaux : elles créent une anxiété qui nous empêche de nous détendre et de jouir de la vie; de plus, elles se logent dans le corps sous forme de bile et d’acide. La science a récemment démontré que la maladie ne se développe qu’en milieu acide. Comme chacun est responsable de son « terrain », c’est à nous de l’entretenir de manière à conserver un équilibre à tous les niveaux : mental, psychologique et physique. Faire un grand ménage du passé et donner toute son attention à ce qui se passe au présent sont des attitudes garantes d’un avenir où l’on pourra vivre pleinement et longtemps.

Les Baby Boomers sont en somme les athlètes de la longévité, car c’est la première génération qui est motivée à repousser les limites en matière de longueur de vie. Non seulement, ils veulent conserver leur forme, leur santé et leur vivacité d’esprit, mais plusieurs parlent maintenant de se régénérer et de se rajeunir. Au-delà de la chirurgie esthétique, ils commencent à saisir qu’ils ont le pouvoir de retarder le vieillissement, par une attitude positive, un mode de vie qui respecte leur nature autant que la nature et l’environnement qui fournit généreusement les éléments de la Vie.

Pourquoi ne pas suivre l’exemple de ceux et celles qui nous inspirent dans ce domaine pour pouvoir aller encore plus loin….

La magie de créer

La vie d’aujourd’hui est plutôt trépidante. Plusieurs d’entre nous devons payer les factures, nettoyer la maison, participer à des réunions, garder les enfants, respecter des échéances, faire un peu de jogging, préparer le souper, etc. « OUF! »

C’est trop facile de se laisser prendre dans le tourbillon des petites et grandes choses qui peuvent nous amener à oublier que nous avons tous un être créateur qui sommeille en nous. Le vôtre, est-ce qu’il dort d’un sommeil profond? À quand remonte la dernière fois où vous avez créé? Les jours, les mois et les années passent et vous avez peut-être oublié la douce sensation qui est de s’assoir puis de s’arrêter pour pratiquer un loisir créatif, juste pour le plaisir de créer.

Avez-vous remarqué qu’il y a quelque chose de magique qui se produit lorsque l’on crée? Nous perdons la notion du temps. C’est peut-être pour cette raison que l’on associe souvent le mot loisir créatif au mot « passe-temps », nous ne voyons plus le temps passer, ce qui est plutôt rare de nos jours, car de plus en plus chaque minute est comptée… Ce mois-ci, que diriez-vous de reprendre contact avec votre être créateur? Je vous mets au défi de passer du temps de qualité avec lui et de vous offrir une petite escapade en sa compagnie. Vous verrez comment cela peut être libérateur de se laisser aller au gré du temps. En panne d’inspiration? Normal. À quand remonte votre dernier rendez-vous avec lui?

Écouter de la musique et se laisser inspirer par celle-ci pour peindre. Osez peindre une peinture abstraite, laissez aller vos gestes, choisissez des couleurs qui vous font vibrer.

Je vous entends déjà dire, mais je n’ai aucun talent en dessin ou en peinture; ce n’est pas important, je ne crois pas que votre but est de devenir un grand artiste? Le but de l’exercice est de prendre plaisir à créer, faites taire votre sens critique, ne soyez pas trop dur envers vous-même! Vous êtes en panne d’idées, vous ne savez pas par où commencer, vous persistez à dire que vous n’avez pas de talent, mais vous avez quand même un intérêt pour les arts visuels? Et bien, saviez-vous qu’il existe des revues, des ateliers et des sites web qui débordent d’idées créatives à faire avec des estampes. Ce sont des projets créatifs qui ne demandent aucun talent en particulier. Vous pourriez vous joindre à un groupe de créateurs et vous initier à l’art de l’estampage. De plus, il y a plusieurs avantages à créer en groupe par exemple : la motivation et le partage d’idées.

Je vous laisse donc sur ces mots : « Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet. Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées ». (proverbe chinois que j’ai sur mon babillard à la maison) Alors, sur ce, je vous souhaite de beaux moments en compagnie de votre être créateur!

Un ressourcement qui s’épanouit dans la créativité

Dans le bruit trépidant de la ville et le chaos de la vie moderne, avons-nous perdu le contact avec notre source première?

Devons-nous courir toujours, de plus en plus vite, souvent de façon erratique, jusqu’à en perdre le souffle?

Pour qui et pour quoi devrions-nous rivaliser constamment? Devenir de plus en plus performant? Jusqu’à ce que, un sombre matin, il nous soit devenu pénible même de respirer et de vivre un jour de plus…

N’attendons surtout pas un tel moment destructeur pour nous rendre compte de ce besoin essentiel de tout être humain de vivre à plein un ressourcement. C’est-à-dire un retour à la source, une « reconnexion » avec le moi, l’être intérieur, le seul et le vrai, l’authentique…

Sachons que cette « ré-union » annonce une salutation céleste à la vie, qui aspire à rejaillir du plus profond de chacun de nous!

Le ressourcement créera un moment privilégié que nous choisissons de nous accorder. Il se révélera la reprise en mains de notre pouvoir, la corne d’abondance qui déversera de nombreux bienfaits dans notre vie.

Le ressourcement profond, ce « re-jaillissement » intérieur, nous apportera des outils précieux à joindre à nos bagages de grands voyageurs terrestres, des moyens efficaces d’action revitalisante.

Notre ressourcement suggérera également des réponses à nos nombreux questionnements.

Une petite voix intérieure se fera entendre, comme un murmure, tel un balbutiement, qui deviendra un chant de plus en plus puissant qui ne sera plus étouffé par les contraintes du quotidien.

Le pouvoir de ressourcement de la nature
Que ce ressourcement se réalise lors d’une « reconnexion » aux rythmes de la nature, par la contemplation d’un ciel étoilé, ou dans l’écoute d’un chant grégorien durant un séjour dans un abbaye, tant mieux!

Que ce ressourcement s’épanouisse à travers les manifestations de notre créativité, vivifiée par les couleurs posées intuitivement sur une toile d’artiste, ou enfin grâce aux formes révélatrices que prend l’argile sous nos mains créatrices, il en ressortira toujours un être plus fort, plus équilibré, mieux outillé pour continuer d’avancer solidement et agréablement dans la vie, à l’aide d’un allié puissant.

Il est humainement possible de vivre un grand ressourcement sous forme de vacances en art, et en pleine nature énergisante, un ressourcement quotidien qui s’effectue par de précieux petits rituels que l’on intègre dans chaque jour de sa vie.

Qui est le véritable enseignant?

Pourquoi ne pas profiter de la rentrée scolaire pour reconnaître les rôles inconscients que jouent nos enfants dans la société? C’est ce que propose cet article. Depuis l’arrivée des colons en Amérique, certaines institutions et personnes croient savoir mieux que quiconque ce que l’on doit enseigner à nos enfants et aux prochaines générations.

Si nous croyons avoir des choses à apprendre aux enfants, ceux-ci sont également porteurs de grands enseignements comme l’art de vivre le moment présent, vivre dans la pleine liberté d’action et de pensées et être connecté à notre vrai moi. Voyons comment cela se manifeste dans notre quotidien et osons nous questionner sur nos habitudes face aux enfants.

Le moment présent
Dès son plus jeune âge, l’enfant est centré sur ses besoins physiques. Il a une sensibilité plus élevée de ce qu’il ressent. Les besoins de base sont ressentis de façon très forte et dans le moment présent, la seule chose qui importe pour lui est la satisfaction de ses besoins. Par exemple, je me souviens de mon aîné, à sa naissance, combien sa faim était intense et le faisait hurler tellement l’état de faim dans lequel il était le rendait inconfortable. Il était impossible pour lui de se concentrer sur autre chose pendant ce moment d’attente, car pour lui ce « moment présent » était un moment d’attente jumelé au besoin non comblé.

C’est en effet étonnant d’observer à quel point cet état d’être dans le moment présent amène l’enfant dans un niveau de concentration qui le fait oublier tous les autres éléments qui l’entourent. C’est la même chose pour le jeune enfant qui découvre un nouveau jeu et qui l’explore. Il oubliera tout ce qui l’entoure. Il ne répondra pas aux invitations à venir dîner, même s’il est midi!!! Il est dans la découverte et l’aventure. On dirait même qu’il ne nous entend pas. Et c’est la beauté de vivre le moment présent. L’attention est portée sur une seule chose : les « présents » de ce moment.

Questionnement
Cet automne, en échange d’un cours de natation ou de gymnastique, pourquoi ne pas offrir un espace-temps à notre famille et créer dans notre routine un moment où l’on nourrit cet état d’être dans le moment présent, sans ressentir les pressions qu’exige un groupe, et profiter de cet enseignement pour peu de frais? Ce temps n’a pas à être planifié. Il peut tout simplement être intitulé « jeux libres » et vivons ce lâcher prise sur la routine et les résultats.

La liberté d’action et de pensée sous toutes ses formes
Cette proposition est en effet un exemple de la liberté de chacun. Il est toujours fascinant de remarquer à quel point les jeunes enfants font leurs choix de façon spontanée et suivent leur intuition, sans trop se questionner. Vous serez surpris des idées et des suggestions qu’ils inventeront pendant ces périodes privilégiées. L’observation de leurs préférences pourrait même vous mener à découvrir des pistes sur leur mission de vie…

En fait, la pensée de ces jeunes gourous, comme les appelle Pierre Morency dans son livre « Demandez et vous recevrez », est spontanée. Elle n’est pas nourrie par la peur du futur ou la crainte de représailles. Ils veulent apprendre! Ils veulent jouer et s’amuser! Ils veulent rire! Ils veulent profiter de la vie et faire des expériences dans des milieux sécuritaires où le droit à l’apprentissage existe. Car il ne s’agit pas du droit à l’erreur puisque l’erreur n’est qu’un jugement que l’on porte sur le résultat d’une action. Il s’agit bien du droit d’expérimenter la vie, de jouer avec elle d’approfondir tous ses rouages. Ce n’est que vers l’âge de 8-9 ans qu’ils se mettront à analyser leurs gestes et les conséquences de leur spontanéité pour ainsi apporter des changements à leurs comportements liés à différentes peurs. Qui sommes-nous pour juger de ce qui est bon ou mal?

Questionnement
Amusons-nous avec eux et réapprenons la joie de la liberté d’action. Pour se faire, la prochaine fois que nous nous questionnerons sur des difficultés reliées aux enfants, avant d’intervenir, ayons la discipline de nous poser les questions suivantes :

  1. Qu’est-ce qui peut m’arriver de désagréable si je laisse l’enfant continuer? Nous y découvrirons les peurs que cet enfant nous invite à libérer.
  2. Le fait d’avoir ces craintes/peurs m’empêche d’être quoi? Et nous y découvrirons les besoins de notre âme.

Être connecté à notre vrai moi
Les interactions que nous avons quotidiennement avec les enfants nous invitent à nous connecter à qui nous sommes vraiment. Dans leur sagesse et la pureté de leur cœur, les enfants nous demandent de leur faire confiance comme nous leur demandons de nous faire confiance. Ils savent tout ce qu’ils doivent savoir à propos de qui ils sont. Introspection et écoute de notre intuition sont les meilleurs outils de formation pour tout « adulte-éducateur ».

Ce sont les discours moralisateurs (qui trop souvent s’adressent à nous-mêmes) et les différents messages communiqués par la télévision et la société qui finissent par séparer les enfants de qui ils sont vraiment. Plus que quiconque, les enfants ne demandent qu’à s’épanouir à travers nous. Et au même titre que notre entourage, les enfants ne font qu’un avec nous. Ils représentent donc notre reflet, le miroir de nos forces et nos faiblesses.

Questionnement
Après être intervenu auprès d’un enfant, prenons du recul pour nous demander si le message communiqué était réellement pour cet enfant ou s’il ne s’agissait pas d’un message qui devait plutôt s’adresser à nous. Un vieux dicton dit bien « on ne parle que de soi ».

En conclusion, les enfants nous offrent de multiples occasions de nous dépasser, de mieux nous connaître et de démystifier les croyances non bénéfiques et les peurs qui bloquent notre plein épanouissement personnel. En tant qu’« adulte-éducateur », notre devoir est, avant tout, de demeuré centré, d’offrir à ces enfants des modèles d’amour (de soi et des autres), de respect et de responsabilité vis-à-vis les gestes que nous posons et les paroles que nous disons.