Le changement, une bénédiction?

Plusieurs personnes se plaignent qu’il y a trop de changements dans leur vie et d’autres se plaignent qu’il n’y en a pas assez. Je ne sais pas si un jour nous développerons une vertu spirituelle, que l’on nommera « contentement ». Il n’y a qu’une chose qui est constante dans notre monde et c’est le changement, tout change, les personnes, les choses et les expériences. Très souvent, on accueille le changement comme un visiteur indésirable, excepté si on pense que cela va améliorer une partie de notre vie qui ne nous satisfaisait pas, comme un meilleur emploi, une plus belle maison, une meilleure relation, etc. Un changement pour le meilleur nous apporte de la joie et même du bonheur. Très peu de personnes aiment les changements qui nous semblent négatifs, car ils nous font travailler fort et parfois longtemps avant qu’on prenne conscience que c’était une bénédiction.

Pourquoi une bénédiction? Parce qu’on se rend compte après s’être débattu durant un certain temps, que ce changement apportait un plus dans notre vie et par le fait même, un nouveau niveau de conscience. Tout changement difficile à l’extérieur, amène un changement bénéfique à l’intérieur. Le problème, c’est qu’il est habituellement difficile pour l’être humain de laisser aller ses vieilles croyances, ses vieilles habitudes et de sortir de son cercle de sécurité. Chaque fois qu’un changement vient déranger notre vie, c’est pour nous faire évoluer intérieurement et extérieurement. Ces changements pour le pire nous aident à développer plus rapidement les qualités de patience, tolérance, compassion, sagesse, compréhension et amour. Le développement d’une de ces qualités est la bénédiction de tout changement.

Comme le dit si bien Sri Harold Klemp, le maître ECK vivant, les changements deviennent beaucoup plus faciles à gérer, lorsque notre acceptation s’ouvre de plus en plus. Il dit aussi que notre état de conscience est notre capacité à accepter ce que la vie nous apporte. Le point important, lorsque survient un changement indésirable, est de se demander « qu’est-ce que la vie veut m’apprendre? ». Lorsqu’on a obtenu la réponse à cette question, on découvre le cadeau qui se cachait derrière.

Le secret pour composer avec le changement est notre attitude. Il est impératif de comprendre que ce n’est pas ce qui arrive qui détermine ma vie, mais la façon dont je réagis intérieurement à ce qui arrive et ce que je décide de faire avec ce qui arrive.

Une des meilleures façons que je connaisse, pour comprendre le pourquoi d’une expérience, d’un événement ou d’un changement, est de l’amener en contemplation à l’aide du chant du HU (se prononce hiou). Le HU est l’ancien nom sacré de Dieu. Lorsque l’on chante ce son sacré, c’est un chant d’amour à Dieu. Ce son a aussi le pouvoir d’ouvrir notre conscience et de nous élever au-dessus du problème, pour avoir une meilleure vue d’ensemble.

La façon de le faire est la suivante : assis ou étendu, fermez les yeux et portez votre attention sur un point situé entre les deux sourcils, sans forcer.

Placez votre question ou votre expérience sur votre écran mental, comme si vous étiez assis au cinéma et que vous regardiez votre question sur l’écran blanc.

Chantez doucement, intérieurement, le son HU (hiou) sur l’expiration, comme ceci : hiou-ou-ou-ou… et demandez de l’aide.

La réponse peut venir immédiatement ou dans les heures ou les jours qui vont venir, soyez à l’écoute de la vie.

Vous pouvez faire cet exercice à tous les jours, de 5 à 10 minutes ou dans n’importe quelle situation si vous avez besoin d’aide intérieure ou extérieure.

Pour faire cet exercice spirituel, vous n’avez besoin qu’un peu de discipline et de l’amour de soi.

Les sensations corporelles et la géobiologie

Écoute ton corps

Ne vous est-il pas arrivé de vous sentir bien ou mal en entrant dans un lieu? Avez-vous une impression de lourdeur ou de légèreté dans une maison ou un endroit visité? Vous arrive-t-il d’avoir la sensation que vos jambes vibrent ou que tout votre corps réagit à un « je ne sais quoi »? Combien de messages notre corps nous fait parvenir et… nous sommes trop « smart » pour y porter attention?

Notre corps nous parle! En effet, Lise Bourbeau a raison quand elle nous dit « Écoute ton corps ». Souvent, nous nous trouvons dans un lieu qui ne nous convient pas, mais nous persistons à y demeurer pour toutes sortes de bonnes raisons.

Un client m’invite à vérifier les énergies d’un local qu’il veut louer. En entrant, nous ressentons une sensation bizarre… quelque chose que nous ne pouvons pas identifier.

Le local dans un édifice récent, nous donne une bonne impression visuelle, de par son architecture et son allure générale. Mais, il y a cette sensation… Qu’est-ce que c’est?

En faisant la lecture de la valeur énergétique du lieu, je constate que la vibration est de 3 000 angströms (unité de mesure énergétique reconnue internationalement). La vibration inférieure à 6 500 angströms dégénère l’être humain. Idéalement, un local commercial doit se situer entre 6 500 et 9 000 angströms. Juste par observation, nous nous rendons compte que l’édifice est tout juste à côté de grosses lignes à haute tension (Hydro-Québec).

D’ailleurs, le stationnement pour les utilisateurs des lieux se trouve directement sous les lignes à haute tension. Du côté gauche, une rue principale passe à environ un mètre de l’édifice, ne laissant même pas assez de place pour planter quelques fleurs, et une rue perpendiculaire se termine de l’autre côté.

Ces quelques observations nous démontrent que le site n’est pas un bon choix pour établir un commerce. Le client a besoin de se concentrer pour sa créativité et le « chi » est trop rapide sur deux côtés. L’énergie fuit de tous côtés. Le « chi » qui provient de la rue perpendiculaire percute la bâtisse et nuit considérablement à la quiétude du lieu. En effectuant une petite enquête sur les locataires précédents, nous apprenons que la plupart ont quitté les lieux après quelques mois d’occupation, pour des raisons de faillite ou de difficultés commerciales, d’accidents ou autres raisons toutes aussi étonnantes les unes que les autres. Le seul locataire qui a persisté est celui du sous-sol un peu mieux protégé du « chi » trop rapide… cette énergie contribuait même à animer l’espace sombre qu’il occupait. Si mon client avait loué ce local, je peux vous assurer qu’il ne serait plus en affaires actuellement. Son épouse a su écouter son antenne intérieure et faire les choix dictés par l’environnement.

Mon beau-frère, mineur de métier, s’est brusquement senti mal durant son travail sous la terre. Il s’est vite dirigé vers l’espace de repos et subitement, des tonnes de rocs sont tombées à l’endroit où il travaillait quelques instants plus tôt.

Quand on commence à raconter ce genre d’histoires, chacun y va de son expérience. Tout le monde a ressenti un jour ou l’autre la sensation d’être guidé… Et quand on n’écoute pas son intuition, on dit par la suite : « j’aurais donc dû suivre ma première idée… ».

Plusieurs personnes achètent une maison avec leur mental : la maison est belle, dans un beau quartier, de bonne construction, les amis vont en avoir plein les yeux, … c’est du tape-à-l’œil. En entrant dans la maison, madame a mentionné qu’elle se sentait bizarre. Mais on l’achète parce que le mental de monsieur a trouvé exactement ce qu’il veut. Quelque temps après, on se rend compte qu’on ne dort plus depuis le déménagement, les enfants deviennent malades, l’asthme apparaît, l’épouse n’a pas le goût de rester à la maison pendant la journée et les fins de semaine, on se trouve toutes sortes d’activités à l’extérieur. C’est un gros problème de géobiologie ou de Feng Shui, mais surtout, on n’a pas écouté son corps et on en subit les conséquences. Il est même possible que les propriétaires précédents aient eu des problèmes de santé! Cette maison sera difficile à revendre…

C’est toujours important de s’informer de l’histoire de la maison et des propriétaires précédents. Mais surtout, demeurez pour un moment dans la maison, les yeux fermés, et écoutez ce que votre corps vous renvoie comme sensation. Si c’est une sensation de confort, faites une offre d’achat, sinon, s’il y a le moindre irritant, cherchez ailleurs.

C’est la même chose en affaires, prenez le temps d’écouter ce que votre corps vous envoie comme message, vous ferez toujours de bonnes affaires…

Votre corps ne ment pas, écoutez-le! Il est votre meilleur géobiologue.

À la recherche de soi

Des émotions difficiles à vivre peuvent nous envahir et nous écraser. Ces émotions peuvent avoir une cause apparente. Il peut s’agir par exemple de la perte d’une personne aimée, d’un travail valorisant ou encore d’une trahison amoureuse. Elles peuvent aussi provenir de l’enfance et avoir été causées par exemple par un échec scolaire, de la violence subie, l’impression de déplaire, la séparation des parents ou d’autres événements dont on a perdu la trace consciente. Quoiqu’il en soit, ce qui est important, c’est de prendre conscience de ce malaise et de s’en occuper pour retrouver notre énergie vitale et notre joie de vivre.

Chaque humain rencontre des moments de souffrance qu’il cherche à soulager du mieux qu’il peut. Il est plus facile de fuir que de prendre le temps nécessaire de regarder ce qui se passe. La personne qui accepte de confronter sa souffrance fait preuve d’un grand courage qui l’aidera par la suite à mieux se développer et à ne pas répéter les erreurs du passé. Faire appel aux compétences d’un thérapeute n’est pas une marque de faiblesse, mais bien une stratégie du mieux-être.

Le cheminement vers soi n’est pas simple, car des défenses se sont mises en place avec le temps pour ne pas donner accès à la souffrance qui s’est accumulée faute d’avoir pu être exprimée. Ce cheminement doit se faire en douceur, dans un contexte sécuritaire et accueillant. À prime abord, l’atelier d’art-thérapie comme lieu pour prendre soin de soi peut paraître surprenant. Les matériaux qui sont à la vue et à la portée donnent plutôt l’impression de se retrouver à la maternelle. Pour plusieurs, cela donne le goût de redevenir un enfant et de s’amuser. C’est une façon toute simple de retrouver l’enfant intérieur et de lui redonner la place qu’il a besoin de prendre. Jouer, créer, faire des essais et des erreurs sans conséquence, trouver des solutions novatrices à des problèmes de formes et de couleurs, avoir du plaisir à découvrir la magie de la transformation des couleurs.

Certains entrent d’emblée dans des souvenirs pénibles qui peuvent tout de suite être explorés, exprimés et reprendre une place moins envahissante dans le présent. D’autres se demandent ce qu’ils viennent faire là, car ils n’ont jamais été attirés par l’art ou pensent que la thérapeute va découvrir des secrets qu’ils ne veulent pas dévoiler. Il est alors important de prendre un temps pour s’apprivoiser, se connaître, pour faire confiance. En fait, la création devient un moyen de communication qui aide à diminuer l’anxiété et les défenses, à aborder la souffrance sans la confronter directement et à prendre conscience de ses forces et de ses acquis. Imaginez juste les découvertes sur vous qui peuvent être faites lors d’un travail avec des photos de votre enfance!

Le drame de l’intranquillité

Ce n’est pas pour rien si les maladies du cœur sont actuellement une des principales causes de décès. Si le cœur ne trouve pas la tranquillité, il s’épuise et au bout d’un moment finit par défaillir.

L’« intranquillité » est devenue une des maladies de notre époque. Malgré cette incapacité à trouver le calme, qui d’entre nous n’aspire à « décrocher ». On attend parfois de méthodes psychologiques ou de techniques de relaxation de pouvoir trouver ce calme auquel on aspire. Mais pourquoi attendre les effets de « techniques » ce qui peut nous être donné par une plongée dans notre intériorité. Les ermites des premiers siècles, par leur retrait dans le silence et la nature, tentaient de retrouver l’harmonie avec eux-mêmes.

Voyez quelle leçon on peut tirer de cette parabole : Un homme avait peur de l’ombre de son corps et avait peur des traces de ses pas. Pour y échapper, il se mit à courir. Or, plus il fit de pas, plus il laissa de traces; plus il courut vite, moins son ombre le quitta. S’imaginant qu’il allait encore trop lentement, il ne cessa de courir toujours plus vite, sans se reposer. À bout de force, il mourut. Il ne savait pas que pour supprimer son ombre, il lui aurait suffi de se mettre à l’ombre et que pour arrêter ses traces, il lui aurait suffi de se tenir tranquille.

S’asseoir à l’ombre d’un arbre. Quelle merveilleuse thérapie. Disponible à tout moment. Il n’y a pas de liste d’attente.

Voici comment Tatanga Mani, un Indien Stoney, évoque l’éducation qu’il a reçue chez les Blancs : « Je suis allé à l’école des hommes blancs. J’ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la Bible. Mais j’ai découvert à temps que cela n’était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l’ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en utilisant la nature. Vous savez, si vous prenez tous vos livres et les étendez sous le soleil en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur œuvre, il n’en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d’étudier à l’université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes et les animaux dont nous faisons partie ». On n’est pas loin de saint Bernard de Clairvaux qui disait avoir plus appris des arbres que des livres. Regarder et écouter un arbre, une fleur, un caillou. Laisser l’objet s’exprimer dans le silence. Le laisser « parler ». Le recevoir et non le prendre. Celui qui ne sait plus écouter la musique de la création, ne saura pas écouter les autres et encore moins le silence de Dieu.

Nous avons à ouvrir les yeux, nettoyer les portes de notre perception, apprendre ou réapprendre à écouter, nous émerveiller, admirer, contempler, respirer, vivre « poétiquement » l‘air, l‘eau, le feu, la terre, les arbres, les montagnes, les oiseaux. Cela suppose de savoir s‘arrêter, faire silence, reprendre souffle, cesser de courir après le temps et de le remplir jusqu‘à la nausée, apprendre à être là, véritablement présent dans la profondeur insondable de l‘ici et maintenant.

Vibrations infinies, source d’harmonie

L’infiniment petit qui nous compose, comme l’infiniment grand que nous composons, s’exprime selon une trame vibratoire basée sur l’harmonie.  Cette énergie harmonique infinie vibre en nous et autour de nous.  Depuis plusieurs millénaires, l’être humain a entrepris de nombreuses démarches spirituelles consistant à s’harmoniser avec elle.  L’infini a pu être nommé différemment selon les cultures et les époques.  Il a été exprimé du temps des Grecs par Démocrite (philosophe « atomiste » qui vécut à la même époque que Socrate, vers 460 – 370 avec JC), avant que la vision réductionniste d’Aristote soit imposée au monde occidental.

Le concept de l’infini a été repris un peu plus tard par Giordano Bruno qui parlait au 16e siècle de « pluralité des mondes » (L’infini, l’univers et les modes – 1584), ce qui lui a valu d’être brûlé vif par l’Inquisition.  Aujourd’hui, le concept d’infini de l’espace et du temps sans commencement ni fin représente de plus en plus un consensus, partagé par de nombreux scientifiques et chercheurs spirituels.

Nous partirons du principe que pour trouver en soi-même l’harmonie et la paix, il est nécessaire de se connecter avec l’harmonie de ces vibrations qui nous composent et des vibrations que nous composons.  Cela nous permet de nous sentir reliés avec tout, un des buts du bouddhisme.  Et, grâce à l’application de principes simples et de techniques élémentaires, il devient possible de vibrer et de capter cette harmonie qui est en nous, de se mettre au diapason de l’univers.

Nous sommes composés d’une symphonie cellulaire : Tout récemment, le Dr James Gimzewski (Université de Californie à Los Angeles) a publié ses travaux dans lesquels il montre comment, grâce à la nanotechnologie (science de l’infiniment petit) et un microscope à effet tunnel (Atomic Force Microscope) qu’il a construit lui-même, il est arrivé à écouter et amplifier le son de cellules vivantes.

Genèse d’une découverte : En 2001, le Dr James Gimzewski a appris que lorsqu’on prend une cellule cardiaque vivante et qu’on la place dans un milieu nutritif, la cellule continue de battre au même rythme que l’organe d’où elle provient.  Il s’est alors demandé si ce phénomène était unique ou s’il se reproduisait pour d’autres types de cellules.  Il s’est dit que si les cellules vibrent, elles produisent alors un son et que ce son, aussi ténu soit-il, devrait être détectable.  Il devenait évident pour lui qu’une cellule émettait des vibrations et que même si ces dernières n’étaient pas audibles, elles pourraient le devenir à l’aide d’un capteur très sensible.  Or le Dr Gimzewski est un expert en nanotechnologie.  Il décide alors de fabriquer son propre microscope et de fonder une nouvelle science qui aurait pour but d’étudier le son des cellules : la sonocytologie.

Et en 2004, il a réussi à détecter et amplifier le son de cellules vivantes qui ont des fréquences de 933 Hz et 1 773 Hz!  Ces fréquences correspondent approximativement à un LA ou LA dièse de la gamme actuelle du piano à différentes octaves.  Il a ainsi démontré ce qu’avaient pressenti avant lui Tesla et Lakhovski : la cellule vivante est un corps oscillant qui émet des vibrations.  Il a même pu enregistrer le son d’une cellule morte qui équivaut à un son de friture (« grichage ») facile à imiter avec un poste de radio ou de télévision mal réglé.  Il en a conclu que toutes les cellules vivantes (plantes, animaux ainsi que les cellules humaines) émettent des sons et que les vibrations émises sont différentes selon leur type et leur état de santé.  L’infiniment petit qui nous constitue est donc sonore et notre corps est constitué d’une symphonie cellulaire…

Nous composons une symphonie universelle : Au niveau de l’infiniment grand, déjà dans l’antiquité, Pythagore parlait de la musique des sphères et un peu plus tard au 17e siècle, l’astronome allemand Johannes Kepler a comparé le système solaire à un ensemble instrumental où chaque planète changeait de fréquence selon sa position autour du soleil…  De la même manière, des chercheurs de la NASA ont réussi à écouter le son du soleil, des anneaux de Saturne et de la terre.  D’ailleurs en 1905, Nikola Tesla, déclara que la terre était une cavité résonante, intuition confirmée en 1952 par le physicien allemand W. O. Schumann qui a démontré que la terre résonnait à des fréquences situées entre 6 et 50 Hz.  Et quand ces fréquences nous manquent, nous devenons plus sensibles au stress et sommes désorientés.  Les premiers astronautes montraient ces symptômes très accentués lors de leur redescente sur terre et pour pallier è ces malaises, les ingénieurs de la NASA ont installé depuis des générateurs d’ondes de Schumann dans leurs appareils et les symptômes ont disparu.  Certaines vibrations nous sont donc vitales.  De l’infiniment petit à l’infiniment grand, nous arrivons, grâce à la science, à prendre conscience de la musique universelle qui nous constitue et que nous constituons et dans certaines conditions, nous pouvons même l’écouter.

S’harmoniser avec la symphonie de l’infini : Quoi de plus beau ensuite que de s’harmoniser avec toutes ces vibrations et de pouvoir pratiquer les sons thérapeutiques à l’aide de sa voix, le plus bel instrument?  Nous pouvons par exemple renforcer la vibration de nos organes internes grâce aux sons taoïstes, faire résonner nos glandes endocrines grâce au chant des voyelles et en particulier notre hypophyse grâce au « son univers » Aôm.

Chanter l’univers : En effet, si vous chantez le son Aôm en plaçant une de vos mains au sommet de votre crâne, vous pourrez alors sentir vibrer soudainement toute votre tête.  Votre cerveau lui-même va entrer en vibration et sous l’action de ses mêmes vibrations, la glande pituitaire ou hypophyse, ainsi que l’hypothalamus, vont libérer des endorphines et des enképhalines.  Ces substances sont reconnues médicalement pour leur capacité à soulager le stress et la douleur et provoquer des états euphorisants.  Leur effet est en fait plus puissant que l’héroïne et la morphine, sans en avoir la toxicité.  D’autre sons interagissent aussi avec la matière et l’énergie qui nous constituent.  Certains d’entre eux ont un effet harmonisant et curatif.  Nous pouvons aussi combiner la pratique des sons avec la contemplation de mandalas par exemple, ou encore avec la visualisation et la prière.

Dans certaines conditions, les sons et les fréquences peuvent être même utilisés pour renforcer notre terrain et aider le corps à lutter de manière plus efficace pour nous libérer de la maladie.   Elle est alors dissoute soit par renforcement du système immunitaire ou par l’effet de la vibration sympathique qui « réduit le mal en poussières », appelée « biorésonance ».  Le même principe vaut lorsqu’une cantatrice fait briser un verre au seul son de sa voix, à condition qu’elle chante la même note que le son du verre évidemment!  Le verre se met alors à vibrer et si la vibration par son amplitude dépasse le seuil de résonance critique du verre, il se brise.  Ce domaine de recherche et d’application des sons et des vibrations pour la santé est un domaine d’avenir pour la médecine.  Ce sujet passionne l’équipe du Dr Gimzewski de l’UCLA.  Ce dernier envisage même de pouvoir diagnostiquer des maladies, simplement en écoutant le son émis par nos cellules qui émettent donc une musique différente selon leur vitalité…

Pratiquer la sonologie ou toucher par les sons : Dans l’enseignement de la sonologie, ou science des sons thérapeutiques, nous abordons différentes techniques d’harmonisation utilisant les sons et les vibrations.  Nous apprenons à nous laisser « toucher par les sons », à les ressentir et à découvrir leur structure mathématique appelée harmoniques.  D’ailleurs plusieurs techniques vocales dont le « chant de gorge » ont justement pour but d’amplifier les harmoniques naturelles de la voix et ainsi de découvrir les capacités acoustiques insoupçonnées de notre corps-instrument.  La pratique de ces techniques a pour but l’autoguérison et l’harmonisation par effet de biorésonance.

La voie des sons est un merveilleux chemin pour s’harmoniser avec l’infini, développer notre conscience et devenir une personne.

Les huiles essentielles et les émotions

Les huiles essentielles ne sont pas que du parfum ou un arôme, ce sont des substances végétales qui contiennent des molécules biochimiques à la fois très actives et très odorantes. Paracelse, médecin chirurgien et alchimiste influent du 15e siècle, disait que l’huile essentielle était l’âme de la plante. Il mentionnait aussi qu’elles sont de véritables quintessences. Ces essences sont le cinquième élément issu d’un processus d’extraction de distillation et il a fallu avoir les éléments terre, eau, air et feu afin de créer cette huile essentielle, cette quintessence.

Les huiles essentielles sont des molécules chargées d’énergie de vie. Lorsqu’elles sont utilisées de la bonne façon, elles ont le pouvoir de guérison, le pouvoir de relaxer, de tonifier, de purifier, de désinfecter, mais aussi de soigner plusieurs infections, affections. Ces huiles qui sont gorgées de molécule aromatique odorante, lorsqu’elles sont respirées, elles ont aussi des pouvoirs thérapeutiques qui agissent à d’autres niveaux. Le sens de l’odorat est largement sous-estimé. Sans odeur, on ne pourrait pas distinguer le goût d’une pomme de celle d’un oignon. L’odorat, c’est 80 % de votre capacité à détecter une saveur.

L’odorat est directement lié à l’émotion. Lorsque vous inspirez un arôme, les molécules stimulent les récepteurs du nez, qui déclenchent des signaux électriques au système limbique et l’hypothalamus. Ce sont les parties anciennes du cerveau qui activent, contrôlent et intègrent une portion du système nerveux, le système endocrinien, et les nombreuses fonctions du corps, y compris la fréquence cardiaque, la respiration, la température, les niveaux de sucre dans le sang, le réveil, le sommeil, et l’excitation sexuelle. Ils sont aussi le siège de vos émotions les plus élémentaires telles que le plaisir, la colère, la tristesse et la peur.

Les huiles de par leur odeur peuvent harmoniser nos humeurs. Nous avons en chacun de nous notre « quantités d’odeurs émotionnelles » en relation avec notre histoire et notre culture. Elles nous accompagnent à chaque instant de notre vie. Il suffit de les trouver, elles sont une clef de notre harmonie.

UNE APPROCHE THÉRAPEUTIQUE DIFFÉRENTE

Connaître ses émotions pour mieux les gérer. Tout le monde éprouve des émotions. Toutefois, le degré d’émotivité varie d’un individu à l’autre.

Un trop-plein d’émotions négatives doit nous alerter, car nous pouvons développer certaines pathologies liées à ces émotions : fatigue, stress, angoisses, insomnies, manque d’appétit, envie de ne rien faire, dépression, ulcères… Être conscient de nos émotions négatives savoir les reconnaître, c’est une partie de la solution.

LES ÉMOTIONSHUILES ESSENTIELLES  
Agité – nerveuxAngélique archangélique (racine) avec, ou lavande vraie
Ambiance de joie et de détenteLitsée citronnée
AngoissesLavande vraie avec, ou orange feuille (petit grain)
Apaiser chocs, peurs et dépressionsCamomille noble avec, ou angélique archangélique (racine)
Apaiser culpabilitéPalmarosa avec, ou rose de Damas
Apaiser nervosité, régule rythme cardiaqueLavande vraie
ApathieBasilic exotique avec, ou épinette noire, cannelle Ceylan éc.
AphrodisiaquesCannelle Ceylan écorce (attention- irritant) avec, ou ylang-ylang
Atmosphère (manque)Cannelle Ceylan écorce (attention- irritant) avec orange zeste
Augmenter capacité de guérison des mainsHysope couchée
AnxiétéCamomille noble avec, ou lavande vraie
Bavardage mentalRavintsara avec, ou Basilic exotique
Canaliser ses idéesCyprès toujours vert
ChagrinMarjolaine à coquilles avec, ou nard de l’Himalaya
Choc émotionnelCamomille noble avec, ou nard de l’Himalaya
Choc nerveuxCamomille noble avec, ou Lavande vraie
ColèreCamomille noble avec, ou romarin verbénone
Communication (développer)Bois de santal
Contrôlent mal leurs émotionsSauge officinale avec, ou Laurier noble
Crée une ambiance de joie et de détenteLitsée citronnée avec, ou Cannelle Ceylan écorce (irritant)
CulpabilitéPalmarosa
Déstabilisé (se sentir souvent)Patchouli
Désir sexuel (manque)Bois de santal avec, ou Cannelle Cylan écore (attention- irritant)
Désir sexuel (obsession réduite)Marjolaine à coquille, Myrrhe, Sauge officinale
DeuilRose de Damasse avec, et pruche, ylang-ylang
DépressionNéroli
IndécisAngélique archangélique racine avec, ou laurier noble
HystérieLavande vraie avec, ou Camomille noble
impatience, irritabilitéCamomille noble avec, ou encens, lavande vraie
Intuition (développe)Basilic exotique
Manque de confiance en soiLaurier noble
Manque d’objectifCèdre de l’Atlas
Manquent de détachement, de reculNard de l’Himalaya avec, ou rose de Damasse, pruche
Nerveux, agitésAngélique archangélique avec lavande vraie, ravintsare
PeurNéroli avec, ou angélique archangélique racine
Peur de parler en publicLaurier noble
SéparationAngélique archangélique racine avec, ou géranium bourbon
SolitudeCèdre de l’Atlas avec, ou géranium bourbon
Spirituelles (réaliser)Encens
Stress permanentYlang-ylang avec basilic exotique et camomille noble
SurexcitationAngélique archangélique racine avec, ou marjolaine à coquilles
TristesseYlang-ylang avec, ou bois de santal
Trac – timiditéRavintsare avec, ou ylang-ylang
Trouble de la concentrationRavintsare avec, ou Romarin officinal verbénone
Mélanger le ou les huiles essentielles dans 4/5 d’huile végétale (au choix) – En mettre sur les mains et le respirer.

Références :

Philippe Mailhebiau, La nouvelle aromathérapie, édition jakin, 1994

Michel Turbide ; Aromathérapie : applications thérapeutiques, les huiles essentielles du Québec et du monde ; édition santé-arôme, 2010

Michel Turbide ; l’Aromathérapie selon votre caractère ; édition santé-arôme ; 2011

L’aromathérapie énergétique, Guérir avec l’âme des plantes; Lydia Bosson & Guénolée Dietz; édition Amyris; 2004

MISE EN GARDE

La présentation de ces informations dans ce cahier n’est pas basée sur des recherches scientifiques. Ces informations découlent de référence d’auteurs. Les huiles essentielles ne sont ni une drogue ni une substance psychotrope.

Le développement de l’intériorité par la méditation

Toutes les formes de cheminement personnel et spirituel ont pour but de révéler l’homme à lui-même. Lui faire découvrir ses beautés cachées, mais aussi ses peurs et ses nombreux dénis. Ce solennel chemin diffère pour chacun de nous et les outils intensifiant cette intériorité sont plus que nombreux.

La méditation demeure l’ultime moyen pour accentuer notre introspection et découvrir nos trésors enfuis. Les formes de méditation sont nombreuses, mais elles ont tous un but commun; conduire le méditant au cœur de son être afin qu’il y découvre son essence spirituelle, sa raison d’être et sa mission en ce monde. Il n’existe pas d’outil plus puissant pour harmoniser notre vie, nous guérir de nos maux et éclairer notre chemin. Depuis les âges les plus reculés, la méditation est pratiquée afin de répondre à ce besoin essentiel de vivre une existence plus riche de sens et elle a magnifié l’existence des sages et des saints.

Les bienfaits de la méditation ne sont plus à démontrer. La science moderne, avec ses instruments de pointe, est désormais capable de voir les phénomènes neurologiques et biochimiques induits par la pratique. Les résultats des analyses des chercheurs concluent que nous possédons là un outil pouvant mener tous hommes au bien-être, à la santé optimale et à la pleine émancipation. Dans les décennies à venir, nous assisterons à une popularisation croissante de la pratique de la méditation et l’intérêt collectif permettra son enseignement dans les écoles dès le plus jeune âge.

Nous entrons dans une ère de spiritualité vivante où l’humanité entière ressent un besoin croissant de reconnexion avec la nature et les cieux. Cette nouvelle spiritualité unifiée à la science nous est indispensable pour résoudre les problèmes auxquels collectivement nous faisons face. Par ailleurs, c’est par un changement de conscience individuelle que l’humanité retrouvera son équilibre. Chacun de nous doit apprendre à fermer les yeux et tourner son attention sur son cœur et y faire le silence. La solution à un monde en paix ne se trouve ni dans les lois ou les décisions politiques, mais dans l’élévation de la pensée de chacun de nous. Selon l’ancien axiome « le petit est comme le grand », ce qui se produit en chacun affecte l’ensemble. Or, le monde guérira par notre propre guérison. En définitive, le plus grand acte de service qu’un être peut faire pour l’humanité est de trouver son propre centre spirituel et de s’y soumettre par la méditation.

La méditation n’est pas une pratique de détente, mais bien spirituelle. Elle consiste à placer le méditant sous l’égide de son pouvoir inné. Ce centre de paix inaltérable situé au-delà des pensées, des émotions et des tribulations. En effet, il existe en nous un état immaculé ou règne une pureté incorruptible. Nous n’avons ni à l’imaginer, ni à le développer. Il s’agit simplement d’aller à sa rencontre. Notre identification exagérée à la forme extérieure, à nos activités, à nos plaisirs ou nos déplaisirs, nous place dans un état d’engourdissement spirituel. Cette inconscience crée un écran entre l’habitant lumineux en nous et la coquille qu’est notre ego.

La pratique de la méditation devient une nécessité lorsque notre mode de vie actuel arrive à un cul de sac. Lorsque nous réalisons que nous n’avons pas su répondre à toutes nos questions existentielles et que par nos efforts personnels nous n’avons pas réussi à réaliser l’harmonie dans notre vie, la méditation brille de sa pleine puissance nous invitant dans la lumière. Nous nous ouvrons à la méditation parce que nous ressentons un appel vers une vie plus riche de sens et de possibilités supérieures. Si vous désirez profondément réussir votre vie et y percer ses multiples mystères, la méditation se placera sur votre chemin comme le plus sublime instrument de salut.

J’ai découvert la pratique de la méditation à une époque de ma vie où rien ne fonctionnait comme je le souhaitais. J’étais donc dans un état d’ouverture complète. En effet, la suffisance et la satisfaction de soi-même ne sont pas d’heureuses prérogatives pour s’initier à la méditation. Or, à cette époque, j’étais conscient de mon mal-être et je désirais éperdument une renaissance. Lorsque je fis la rencontre d’un sage, son enseignement m’a traversé droit au cœur comme les premiers rayons de soleil après une nuit arctique. Ce fut pour moi la plus grande découverte de mon existence et la méditation m’a littéralement tiré des ténèbres. Par la pratique assidue, j’ai trouvé un état ou l’amour et la paix ne se couchent plus. Depuis maintenant 22 ans, je transmets les secrets de l’art sans âge de l’union spirituelle à mon école de Montréal et maintenant en ligne sur internet.

Choisir le bonheur

Plus doux que tous les sons est le son de ta voix Oh! toi que j’aime.

Les vibrations sonores nous entourent, nous enveloppent, nous affectent au plus profond de notre être. Le son guérit, apaise, stimule et nous ne pouvons échapper à son influence.  Nous pensons parfois qu’il est extérieur à nous, mais chacune de nos cellules est affectée et transformée par les sons et leur fréquence vibratoire. Par mimétisme, notre cerveau se met au diapason des fréquences qu’il enregistre et il vibre en conséquence.

Parmi tous les sons de l’univers, celui qui nous est sans doute le plus familier est celui de la parole humaine. Il nous accompagne de notre naissance à notre mort et nous est tellement nécessaire qu’en son absence, nous nous surprenons parfois à « parler tout seul » ou bien, nous allumons la télévision « pour avoir de la compagnie ».

Dans une recherche sur l’influence de la voix d’une mère enceinte sur son fœtus, on relatait les résultats suivants : lorsque la mère parlait à son futur enfant avec amour lui disant son désir de le voir naître, le cœur du fœtus s’accélérait, son énergie vitale augmentait. Lorsque la mère disait à son enfant qu’il n’arrivait pas au bon moment et qu’elle ne le désirait pas, le cœur du fœtus ralentissait et ses signes vitaux diminuaient. Les sons d’amour sèment la vie. Les sons de haine détruisent l’énergie vitale.

Je suis persuadée que cette influence des paroles d’amour continue durant toute notre vie. Des compliments, un mot gentil ou tendre, nous donnent de l’énergie et le goût de vivre grâce à la haute fréquence de leur vibration. Des propos délibérément méchants, des commentaires négatifs diminuent notre énergie vitale par la basse fréquence de leur vibration.

Les sons nous affectent, que nous soyons émetteur ou récepteur de ces sons.  Souvenez-vous que l’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit. Il est donc important de fleurir notre vie de sons doux et harmonieux, de mots de joie, d’amour et d’appréciation. Et souvenez-vous que vous êtes la personne que vous entendez le plus souvent.

Un vieux proverbe dit que la parole est d’argent, mais que le silence est d’or. Nous avons besoin de silence, pour entendre notre propre voix intérieure, et il est certain que le silence est précieux, mais parler nous est nécessaire aussi, vitalement nécessaire.

Si on regarde la racine du mot expression, on voit qu’il est fait de deux mots : ex qui veut dire fini, terminé et pression qui veut dire poids, pesée. S’exprimer, c’est laisser sortir la pression.  Le choix alternatif est la répression qui consiste à contenir à l’intérieur ce qui bouillonne en nous. Et la répression conduit directement à la dépression. Exprimer qui nous sommes est un besoin vital. La parole nous a été donnée pour exprimer, exprimer nos émotions, exprimer nos pensées, exprimer nos désirs, exprimer notre amour, siffler, chanter, pleurer, rire, crier et manifester l’entièreté de notre registre émotionnel. Tous ces sons manifestent qui nous sommes et participent à notre bonheur, à notre vitalité, à notre goût de vivre. Même les ermites parlent sans cesse à Dieu pour exprimer tout leur amour.

Lorsque vous vous sentez stressé ou déprimé, chantez, chantez à pleins poumons et vous verrez que cette activité vous laissera bien mieux dans votre peau. Si vous chantez mal, souvenez-vous que « si seuls les meilleurs des oiseaux chantaient, les bois seraient bien silencieux ». Il y a de la place pour le chant de chaque oiseau dans la nature. Le vôtre aussi y a sa place!

Une autre source de bien-être est de pouvoir parler à cœur ouvert à quelqu’un qui nous écoute, ou, d’écouter sans jugement quelqu’un qui nous parle de ce qu’il est vraiment. Je me souviens d’un client dont l’épouse était morte depuis quelques mois. Il s’était montré courageux, n’avait pas pleuré, s’était mis à la tâche de prendre soin des enfants, de la maison, etc. Et, après tous ces efforts, il s’est retrouvé dans mon bureau en « burn-out ». Je lui ai simplement dit, avec compassion : « Comme vous devez être triste! ». Et il s’est mis à pleurer, pleurer, comme une fontaine. Lorsqu’il est parti, il m’a dit : « J’ai l’impression de peser trente livres de moins ». Cette composante de l’être humain, la tristesse, elle aussi, a besoin de s’exprimer, elle a besoin d’un son. Certaines cultures engagent des « pleureuses » lors des décès parce qu’elles reconnaissent l’importance d’exprimer verbalement toute la gamme des émotions.

Parler, rire, pleurer, crier. Que de tabous face à toutes ces activités sonores : « Il ne faut pas parler trop fort », « les hommes ne pleurent pas », « les enfants sont faits pour être vus et non entendus », « ça ne se fait pas de crier », « il ne faut pas déranger les autres ». Sans doute est-ce pour cela que la dépression est si répandue. Il faut vite oublier toutes ces interdictions. Vivre à plein, vivre heureux, c’est parler, chanter, rire, crier, pleurer. S’exprimer et non se réprimer. C’est s’entourer de sons joyeux, harmonieux, vivants. Les nôtres et ceux des autres. Le bonheur, c’est de participer à la musique de la vie. Le bonheur, c’est écouter l’harmonie dans l’univers et l’apprécier. Le bonheur, c’est de faire entendre sa voix de participant dans cette symphonie extraordinaire.

Petits conseils

  • Parlez pour vous dire ce que vous voyez de beau autour de vous.
  • Parlez pour dire aux gens ce que vous aimez d’eux.
  • Chantez quand vous êtes stressés. Chantez quand vous n’êtes pas stressés. Chantez quand vous êtes tristes. Chantez quand vous êtes heureux. En bref, chantez.
  • Riez. Riez du fond du cœur. Riez souvent. Riez beaucoup. Ne riez pas des gens, mais riez avec les gens.
  • Pleurez quand vous en avez besoin et n’ayez pas peur de pleurer fort.
  • Parlez fort quand vous en avez envie et que c’est approprié.
  • Faites du bruit, exprimez-vous, prenez votre place.
  • Partagez vos soucis avec des gens qui sont prêts à vous écouter et à vous comprendre.
  • Ne blâmez pas les autres ou les événements, ne répandez pas de commérages. Ces sons négatifs écorchent vos oreilles autant que celles des autres sans produire de résultats.
  • Répandez les mots d’amour, d’encouragement, de joie, d’espoir, c’est musique aux oreilles humaines, ça donne de l’énergie et c’est beaucoup plus efficace que de blâmer ou de critiquer.

Journal d’une psy

Pôvre petite moi! Je me suis réveillée ce matin avec la maladie de Tacos. (c’t’à cause de). C’est comme le rhume, tout le monde attrape le Tacos de temps en temps. Des fois, c’est à cause de la température, ou de mes parents, ou du manque d’argent, bref de toutes les excuses que j’ai pour justifier ma peur de vivre.

Ce matin de Tacos, c’était mon âge. Je suis vieille. Je n’ai plus la forme, je n’ai plus autant d’énergie, ma santé n’est plus ce qu’elle était. La peur, je vous dis, la peur de ne pas réussir, la peur de ne pas plaire, la peur qui paralyse et donne mal au ventre.

Je ne connais qu’une seule solution à la peur : agir, bouger, foncer. Se dire : « J’ai peur, je ne suis peut-être pas capable, mais je le fais quand même ».

Alors j’ai commencé à me parler, à me dire dans ma tête, ce que je dis à mes clients : « Ça ne sert à rien de blâmer les autres ou les circonstances. Tu as l’âge que tu as et tu feras ce que tu feras, c’est tout, ce n’est pas une excuse pour paralyser. La paralysie, c’est la mort. Vivre, c’est avancer, c’est bouger ».

C’est sûr, ce n’est pas facile, il y a des cailloux, mais j’ai le choix : tapisser toute la planète ou me mettre les souliers, en d’autres mots devenir un peu plus résistante aux cailloux.

En fait, tout le monde vit des peurs, des difficultés, des deuils, des pertes. Certains ne s’en sortent pas, ce sont des victimes, d’autres s’en sortent, ce sont des gagnants. Ils gagnent à la loterie du bonheur.

Quelle est la grande différence entre les gagnants et les perdants? Non! Non! Pas ce qui leur arrive, ni ce que les autres leur font, ni la chance. La différence, c’est que les gagnants décident de passer à l’action pendant que les victimes s’immobilisent et se plaignent les Tacos quoi.

Il existe une prière célèbre qui dit : « Mon Dieu, donnez-moi le courage de changer ce que je peux changer, la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer et la sagesse de faire la différence! ».

Une de mes amies philosophe m’a dit un jour : « Moi, je connais la différence. Ce que je peux changer, c’est… moi. Ce que je ne peux changer, c’est… les autres ».

Si je me sens seule et que le téléphone reste muet, je peux penser que personne ne m’aime ou je peux prendre le téléphone pour parler à des gens que j’aime ou m’intéresser à des activités pour découvrir ce que moi j’aime.

Oui, c’est bien beau, mais quoi faire, comment faire, où aller pour vaincre cette paralysie? N’importe où, l’important, c’est de faire le premier pas, le plus difficile. Mao Tse Toung dit : « La route de mille milles commence par un pas ». Alors, je fais le premier pas. Comme dit un célèbre Hobbit : « une fois qu’on a fait un pas sur le chemin, on ne sait pas où cela va nous entraîner ». Après le premier coin de rue, une autre rue va s’ouvrir, puis une autre et de découverte en découverte, la vie m’attend. Eh oui! Même à mon âge, on peut encore avoir envie de créer sa vie, de se créer. Il s’agit de se mettre en mouvement. Le premier pas est le plus difficile. Allons, allons, vas-y, tu peux avoir peur, tu peux avoir toutes les excuses, tous les Tacos de la terre, ce n’est pas grave, fais-le quand même.

Est-ce que je m’illusionne au point de penser que l’action va régler tous mes problèmes? Mais non, bien sûr, je serai encore vieille, je vivrai encore des deuils, j’aurai encore peur, je serais encore malade, mais… C’est un gros mais, un mais qui annule tout le reste. Je ne me sentirai plus impuissante et victime. Juste un petit pas, c’est être vivant et en train de marcher doucement vers son rêve. Et même si ce rythme n’est pas rapide, rapide, du moment que je suis dans la bonne direction (celle de mon rêve), tout est parfait.

Voilà de bien longs discours ma petite vieille! Alors, c’est quoi ton premier pas, ton premier pas à toi, dans la direction de ton rêve, à ta vitesse à toi? Dis, c’est quoi ton premier pas, Tacos ou pas Tacos, ton premier pas pour retrouver ta joie de vivre?

Moi, mon premier pas, c’était de recommencer à écrire. Et j’espère que cet article sera suivi par beaucoup d’autres, et, pourquoi pas peut-être par un livre, depuis le temps que j’en parle.

Et souviens-toi : « La différence entre une vision et une illusion, c’est l’action ».

Journal d’une psy

Une petite sandale rouge tremble doucement dans ma main. Et, je reprends le chemin des souvenirs… Ma fille Anne-Isabelle avait presque trois ans. Ce matin-là, nous partions magasiner pour lui acheter des souliers. Elle courait et sautait autour de moi, pleine de vie et de joie. Au magasin, elle voit une paire de petites sandales d’un beau rouge vif. Des souliers de fantaisie…

À cette époque, j’étais une femme sérieuse, raisonnable et prévoyante. J’avais l’intention d’acheter des bottines brunes lacées. Des bottines hautes qui tiennent bien le pied et protègent la cheville. Vous ne le croirez pas, mais, à l’époque, c’est ce que tous les enfants portaient et les souliers de fantaisie étaient rares, cher et réputés mauvais pour la posture. Je croyais être une bonne mère en persuadant ma fille d’acheter des bottines brunes lacées. « C’est mieux pour ta santé. Tu verras quand tu seras grande, tu me remercieras d’avoir pris soin de ta posture et de tes pieds. Sois raisonnable! » Durant toute mon enfance ma mère m’avait répété : « Sois raisonnable, pense au futur ».  Mais ma petite fille pleine de vie de me répondre : « Non maman, je veux les avoir tout de suite. Je veux pas être contente quand je vais être grande. Je veux ces souliers rouges là maintenant. »

Ça ne m’étonnait pas d’elle. Elle voulait toujours vivre intensément comme s’il n’y avait pas de lendemain. Un jour, je lui avais offert le choix entre deux friandises. Elle m’avait regardée comme si j’étais une simple d’esprit et m’avait répondu : « Mais voyons donc maman, tu sais bien que je veux tout dans la vie ». Pas un simple « je veux les deux », non!, un définitif « je veux tout ». Finalement, nous avons acheté les deux paires, tout en prévenant ma fille que les rouges seraient des « souliers du dimanche ».

Anne-Isabelle a mis ses sandales rouges et nous sommes parties rejoindre son père au chalet. Sur le chemin, un terrible accident est arrivé. Je me suis retrouvée à l’hôpital pour de longs mois et de multiples opérations et ma fille à la morgue. Je ne l’ai jamais revue.

Deux mois plus tard, quelqu’un m’a rapporté une des sandales rouges retrouvée dans le champ près du lieu de l’accident. Et, j’ai regardé ce soulier en pensant : OH mon Dieu!, moi qui voulais tant qu’elle soit raisonnable et pense à son futur. Elle n’a pas eu de futur! Il me faut apprendre à vivre dans le moment présent… maintenant. Vivre dans le moment présent, c’est une attitude qu’elle maîtrisait totalement. Ma voisine qui avait pourtant huit enfants à elle et aurait dû être blasée me disait : « Quand Anne-Isabelle passe, j’arrête et je la regarde. Cette enfant-là, elle ne marche pas, elle danse. On dirait toujours qu’elle danse de joie. »

J’avais oublié de danser. J’étais tellement préoccupée par le futur, par les choses à faire, par les décisions à prendre petites et grandes, par la bonne éducation de mes enfants, par mon travail, par mon conjoint que j’oubliais de m’arrêter. De m’arrêter pour doucement jouir de la vie et pour être tout simplement. Et aujourd’hui, je fais du ménage et je retrouve ce petit soulier. Je crois que j’oublie encore de vivre le moment présent et de danser. Le petit soulier rouge refait surface pour me rappeler l’essentiel. Régulièrement, je repars dans mes peurs : la peur de manquer, la peur de ne pas être correcte, la peur de ne pas être aimée si je ne fais pas ceci ou cela ou si je ne suis pas comme ceci ou cela. J’oublie qu’il n’y a que deux choix : la peur ou l’amour. L’amour de la vie, la pleine absorption dans le moment présent, le choix de vivre pleinement maintenant sans regrets et sans exigences. (des préférences, bien sûr, mais pas des exigences). Ce qui ne veut pas dire que je ne pense pas au futur ou au passé, j’y pense différemment tout simplement. En m’appliquant à vivre chaque instant, chaque personne, chaque expérience en lui donnant son plein potentiel de vie maintenant. Je cherche moins à contrôler et plus à accepter moi, les autres et les événements. Moins de bottines brunes lacées et plus de souliers rouges.

Contrôler, c’est un travail de peur, loin de la générosité de la vie. Accepter, c’est un travail d’amour, c’est un travail d’accueil. Moi, les autres, les événements ne sont pas tels que je les préférerais, et c’est très bien ainsi. Je peux accepter la différence entre la vraie vie et mes plans soigneusement bâtis. Lorsque j’accepte et que j’accueille, c’est plus agréable bien que pas toujours facile. Je sais, je sais, ce n’est pas facile, mais ça génère plus de paix et de joie intérieure. Ma belle Monique, la vie est courte, sors ta vaisselle du dimanche! N’oublie pas de danser, car c’est dimanche à chaque jour!