Journal d’une psy

Mon ami Pierre-Marie vient de me raconter ce qui lui est arrivé durant ses vacances et cela m’a fait beaucoup réfléchir.

Ce printemps, Pierre-Marie qui est un jeune professeur d’université avait décidé d’aller faire du kayak de rivière avec un ami dans le Fjord du Saguenay. Pierre-Marie est en forme, mais ce n’est pas un athlète; son ami par contre était un sportif aguerri et en grande forme physique. La journée s’annonçait belle et nos deux jeunes héros sont partis tout fiers d’eux-mêmes et… sans veste de sauvetage. Ils avaient l’intention de rester près de la rive et tous deux étaient d’excellents nageurs. Mais, comme vous l’avez déjà deviné, ils se sont fait prendre par les vagues et… ils ont chaviré.

Ils se sont courageusement mis à nager dans l’eau glacée du printemps. Pierre-Marie m’a dit qu’il a immédiatement vu le visage de sa femme et de ses deux jeunes enfants. Il s’est dit : « Il faut que je tienne le coup, ils ont besoin de moi. Il faut absolument que je me rende au bord ». Son ami s’est mis à paniquer et à crier : « L’eau est trop froide, on n’y arrivera jamais. On va mourir, on va mourir ». Au début, Pierre-Marie a essayé de lui répondre : « Ben voyons donc, tu es en forme, n’abandonne pas si vite. La rive n’est pas si loin. Tu es capable ». Mais son ami n’entendait rien, totalement absorbé par la peur et par les images négatives qui lui remplissaient le cerveau. Puis Pierre-Marie s’est aperçu que, plus il écoutait son ami, plus il perdait ses forces, son énergie et son goût de se battre. À son grand regret, il a décidé de ne plus l’écouter ou tenter de le convaincre. Il lui a dit : « Moi, je choisis d’essayer » et il est parti vers le bord. Il y est parvenu. Il a perdu dix livres en une demi-heure et a souffert d’hypothermie, mais il s’en est sorti. Quand les secours sont arrivés, son ami était mort. Et pourtant, il était en bien meilleure forme physique que Pierre-Marie.

Cette histoire m’a amenée à penser au pouvoir de nos choix. Je crois qu’à chaque instant nous avons le choix : nous centrer sur ce qui donne un sens à notre vie ou focusser sur nos peurs et, littéralement, nous empêcher de vivre une vie riche et pleine.

Tous nos choix ne sont pas aussi dramatiques que dans l’histoire de Pierre-Marie. Ils se passent de façon quotidienne, ordinaire. Ils sont le résultat de là où nous portons notre attention à chaque instant. Nous avons à choisir entre des pensées de peur et des pensées d’amour. Toutes les peurs : peur du rejet, peur de ne pas être aimé, peur de manquer, peur de perdre, peur de vieillir, peur de la mort, peur d’être humilié, peur de l’abandon, etc. Et toutes ces minuscules petites pensées s’accumulent et créent un focus dans notre cerveau, une orientation qui nous guidera lorsque nous aurons des choix plus difficiles à faire.

Les pensées que nous cultivons à chaque jour, les images que nous nous créons, les phrases que nous nous répétons déterminent notre façon d’interpréter la réalité et d’y réagir. Notre cerveau prend l’habitude de fréquenter certains chemins, d’interpréter la réalité d’une certaine façon, de cultiver certains types de réaction et ces habitudes deviennent nous.

Je me souviens d’avoir eu à « garder » une petite fille de deux ans dont je n’aimais pas beaucoup la mère (l’ex de mon conjoint) dont les filles ne pouvaient le visiter qu’à condition d’amener leur petite sœur (fille d’un autre conjoint). Je ne pouvais m’empêcher de penser que l’ex de mon conjoint abusait de moi en me faisant garder son bébé de façon régulière. Mon conjoint voulait tellement voir ses filles qu’il était prêt à tout accepter. J’étais révoltée et j’en avais parlé à ma mère qui m’avait répondu : « Cesse de penser au fait que c’est l’enfant de Mme X et que tu le fais contre ton gré et focusse sur le fait que c’est un bébé qui a besoin de ton amour et qui t’aimeras en retour ». Maman avait raison. J’ai eu beaucoup de plaisir avec Sandrine et l’amour que nous nous sommes porté m’a nourri pendant tout le temps où j’ai eu à m’occuper d’elle.

Comme le démontre l’histoire de Pierre-Marie, notre cerveau est puissant, les pensées dont on le nourrit sont importantes et ont des conséquences sur notre santé psychologiques et physique.

J’ai vu une cliente dont une amie avait oublié la fête. Elle a vu ce fait comme une preuve de la non–importance que son amie lui accordait. Elle était si fâchée qu’elle n’en a pas dormi de la nuit en ressassant sa colère, colère dont l’amie ignore tout et qui ne change pas grand-chose à la situation.

Comme j’aime à le répéter : « la colère est un acide qui brûle le vase qui la contient » (auteur inconnu). Prenons garde aux pensées qui nourrissent notre cerveau. Les pensées de peur de colère et de désespoir nous détruisent, nous volent notre énergie et nous rendent difficile l’atteinte de nos objectifs.

Mais me direz-vous, il y a des choses contre lesquelles il faut se révolter, pour lesquelles il faut se fâcher. En effet, la colère est un signal que quelqu’un porte atteinte à un de nos besoins et c’est un signal que l’on doit respecter. Cependant, prenons bien garde de ne pas nous battre contre, mais de nous battre pour. Si je me bats pour, chaque petite victoire me nourrit de son énergie. Si je me bats contre, je suis perpétuellement dans un état de colère, de malaise. Une cliente était venue me voir, révoltée parce qu’elle n’avait pas obtenu la promotion à laquelle elle croyait avoir droit. Son patron favorisait les hommes dans son service. Je l’ai convaincue de se battre pour elle-même au lieu de se battre contre son patron. Elle a travaillé sur sa confiance en soi, sur son sentiment de compétence, et finalement a fait application dans un service connexe où elle est rapidement montée en grade avec sa nouvelle attitude. Et, deux ans plus tard, elle s’est retrouvée le patron de son ancien patron!

Comme le prouve l’histoire de Pierre-Marie, cultiver dans son cerveau des pensées de paix, de joie, d’amour est une attitude qui peut parfois nous sauver la vie. C’est aussi une attitude qui au jour le jour nous permet de mieux dormir, de mieux vivre et surtout d’être plus heureux.

La magie d’être soi-même : une histoire de nombril qui en dit long… (Le cerf musqué du Cachemire)

Lors d’un voyage en Inde où j’accompagnais un groupe de voyageurs, nous sommes allés méditer dans une grotte millénaire, située aux portes de l’Himalaya, tout près de la ville sacrée de Rishikesh.

Tout au long du sentier menant à cette caverne mystérieuse, qui a accueilli en son sein de grands maîtres dont certains y ont même terminé leur vie, mon ami et très sage guide indien K. D. (Kanwar Dhananjai Singh) nous raconta avec tout son humour une bizarre histoire de cerf… La voici, celle du cerf musqué et de son nombril parfumé…

Le Musk Deer ou Moschus Moschiferus se retrouve dans plusieurs forêts du Jammu et du Cachemire. À mi-chemin entre le cerf et l’antilope, on le distingue par de longues canines qui ressortent de la bouche du mâle. Le cerf musqué est en voie d’extinction, car il est très recherché pour ce qu’il a de plus précieux… son nombril.

En effet, le nombril de ce cervidé des montagnes dégage un parfum très recherché qu’on appelle le musc. Cette odeur envoûtante sera d’ailleurs ce qui fera courir l’animal toute sa vie durant. Elle sera en quelque sorte sa raison de vivre. Eh oui! le cerf musqué recherchera durant toute son existence l’origine de ce parfum qu’il porte pourtant en lui dans une glande située sous son abdomen. Vous vous imaginez l’ironie de la chose? Il courra un nombre incalculable de kilomètres à la recherche d’un parfum dont il est pourtant l’origine, dont il porte la source. S’il savait qu’il était le porteur de cette source aromatique qui l’enchante tant, il pourrait cesser de chercher, s’arrêter enfin et en jouir pleinement.

« Ainsi en est-il de l’être humain, conclut notre sage guide indien. Ce dernier porte en lui sa divinité, mais il s’entête à la chercher toute sa vie à l’extérieur de lui, sans jamais la trouver, évidemment. La raison est qu’il ne regarde pas au bon endroit, qu’il cherche sa source ailleurs qu’en son propre centre, comme le cerf musqué de cette histoire. »

Quelle sagesse peut-on trouver dans cette histoire, n’est-ce pas? Et dire que je suis allé de l’autre côté de la terre pour entendre ça, pour comprendre que je recherchais moi-même depuis toujours ce que je portais en moi. Enfin… personne n’est parfait… ou croit qu’il ne l’est pas, devrais-je rajouter. Mais quand on se fait dire depuis notre petite enfance qu’il faut cesser de se contempler le nombril, cela peut porter à confusion, n’est-ce pas? Et si au contraire, nous commencions à nous le regarder tous ensemble, pour faire taire les mauvaises langues qui ne veulent pas qu’on découvre qui nous sommes vraiment?

Je ne parle évidemment pas ici d’« egocratie », mais d’amour de soi, de reconnaissance de soi. Comme me le disait un de mes grands amis, il y a peut-être danger de narcissisme à amplifier son « petit moi », mais il est beaucoup plus louable de le sublimer dans sa Divinité, ce qui est un acte d’amour désintéressé.

Chacun de nous porte Dieu en son centre. Chacun de nous est Dieu – comme a osé l’écrire un jour Lise Bourbeau dans son livre Je suis Dieu. Wow! Vous vous souvenez comment ce titre avait soulevé la controverse à cette époque? Aujourd’hui, je reconnais qu’elle avait raison, et bien du courage de crier ainsi sa vérité au risque de se faire juger. Nous possédons tous les pouvoirs de Dieu, ils sont là. Il n’y a rien à faire, juste les utiliser. Subito presto, simplement, en criant lapin… ou cerf.

On nous a dit à la petite école que nous étions faits à Son image, une copie. Mais nous ne sommes pas une copie, nous sommes un original. Et au lieu d’assumer cette vérité pourtant si simple, je dirais même plus, cette responsabilité, on la renie constamment en courant ici et là, comme le cerf musqué, à la recherche de techniques miraculeuses, d’un sauveur, d’un gourou ou d’une religion qui nous apportera la solution à tous nos problèmes, d’une pierre précieuse ou d’un mantra qui nous mènera vers Dieu. On recherche ailleurs l’odeur de sainteté, alors qu’on la possède tous en nous.

Pourquoi donc aller chercher à l’extérieur ce que nous possédons en nous depuis notre naissance? Pourquoi courir inlassablement après Dieu, le chercher dans les innombrables églises, dans le regard d’un nouveau papus benoîtus, dans des écrits sacrés (ou sacrés écrits), etc.? Pourquoi le prier pour qu’il se manifeste? Il est là, à notre porte, il est même la porte elle-même… Cette quête extérieure m’apparaît aussi inutile que d’aller s’acheter de l’eau en bouteille à l’épicerie, quand une source intarissable d’eau fraîche coule à notre porte. Ah! ce que nous pouvons être bizarroïdes et compliqués, nous les humains! Nous préférons courir comme le cerf musqué, nous épuiser à chercher notre divinité, au lieu de s’arrêter et… puiser à même notre divinité.

Durant la brève demi-heure où j’ai médité dans la grotte de Rishikesh, je me suis enfin arrêté et je me suis contenté de contempler mon propre rayonnement au centre de ma poitrine. Pour quelques minutes, j’étais devenu Dieu, wow! un immense soleil rayonnait en moi et tout autour de moi.

Et maintenant, je dois vous quitter, j’ai un nombril à aller contempler… hihihi!

Jouer à ne plus être comme les autres… quel défi de taille!

Sur mon premier CD musical, Renaître par la passion de vivre, on retrouve, entre autres une chanson intitulée Comme les autres. Cette chanson aux paroles plus que réalistes en ces temps de changement se veut un hymne vibrant à l’acceptation de soi sous toutes ses formes, un appel à la transparence, et cela, partout où nous sommes au sein de notre communauté. En effet, vous admettrez que cela prend beaucoup de courage aujourd’hui pour oser se regarder de l’intérieur, avec ses propres yeux, au lieu de le faire à partir du regard teinté des jugements d’autrui. Dans un monde idéal, ce serait chose facile, mais dans celui où sommes plongés actuellement, ce n’est pas une sinécure, je l’admets. Mais ce monde idéal, il ne doit pas rester que dans notre tête et nourrir nos fantasmes spirituels, on doit le créer ici et maintenant, en osant être soi et faire les choses à notre manière…

 Il n’y a qu’une personne qui puisse savoir exactement qui nous sommes. Devinez qui? SOI! Certains ont développé avec les années un tel manque de confiance en eux et en leurs capacités qu’il leur suffit parfois d’entendre un seul commentaire négatif à leur égard pour qu’ils se remettent totalement en question. Aussi longtemps qu’un milligramme de doute subsistera en nous, nous ne pourrons profiter pleinement de notre force divine infinie. C’est pourquoi des gens très sages dans leur tête peuvent discourir autour d’eux de vibrants messages d’amour et de liberté, mais vivre leur existence sans appliquer ce qu’ils prêchent. Ils sont dans le doute – on enseigne ce qu’on a besoin d’apprendre. Et si, pour une fois dans notre vie, nous nous mettions à faire les choses comme on a envie de les faire, pas comme les autres voudraient qu’on les fasse, quel paradis on se créerait à chaque instant!

La plupart des gens vivent dans l’ombre d’eux-mêmes. Et à force de faire semblant d’être une autre personne que soi, juste pour plaire et nous faire aimer par notre entourage, pour faire bonne impression sur notre patron, pour nous montrer dignes de notre salaire ou de la personne avec qui nous vivons, nous créons un personnage fictif, parfait et conforme à la norme, et nous nous identifions faussement à lui. Le passionné de vie abandonne derrière lui ce personnage imaginaire qu’il a inventé de toutes pièces dans le passé. Il cesse à tout jamais d’être le reflet d’un idéal qu’il poursuivait vainement. Il devient alors authentique et se met à se renouveler constamment. Si vous lui demandez d’exprimer ses émotions, il le fera sans pudeur. Il vous déballera tout d’un bloc ses aspirations, ses désirs et ses rêves les plus fous qu’il n’a pas encore réalisés, mais qu’il compte bien accomplir d’ici peu. Il n’appuiera plus ses dires sur ses performances du passé, sur ses titres, sur ses avoirs, sur son argent, mais bien sur lui-même en tant que personne humaine en quête d’identification à son être divin.

Mais laissons parler la chanson et tout ce qu’elle a à dire sur nous…

« Comme les autres »

J’ai tant cherché à renier qui j’étais, que j’ai fini par me croire
J’ai tant joué à faire semblant que j’étais un autre
Qu’avec les années, je me suis pris pour cet autre

J’aimais comme les autres, je travaillais comme les autres
Je baisais comme les autres, toujours, toujours comme les autres

Coupé de mes racines, coupé de mon vrai moi
Mon arbre s’identifiait à ses branches
Je dénigrais ce qu’était ma vraie nature
Me contentant de m’enivrer du savoir d’autrui
Je gaspillais toutes mes énergies à réprimer mes passions cachées
Je perdais toutes mes forces, ma santé je détruisais
À dépenser ce que je ne possédais même pas

J’aimais comme les autres, je travaillais comme les autres
Je baisais comme les autres, toujours, toujours comme les autres

Puis le vent de la sagesse est passé, emportant avec lui tous mes masques
Mettant au jour cette moitié de ma vie, qu’enfin j’ai osé regarder en face
Et j’ai cessé de lutter contre moi, j’ai cessé de bloquer ce flot de sève
Qui montait naturellement en moi, et je me suis mis à m’aimer comme je suis

Je n’aime plus comme les autres, je ne travaille plus comme les autres
Je ne baise plus comme les autres, non plus jamais comme les autres

Peu à peu, la terre avait recouvert mes racines
En les perdant de vue, je les ai vite oubliées
Mais aujourd’hui, le vent du renouveau me les fait redécouvrir une à une
Je dis adieu à ma sécurité, et j’ose prendre de très grands risques
Sans craindre que ma direction ne soit fausse
Désormais mon bateau filera au gré des flots
Je file au gré des flots…

En route vers l’illimité : mettre à jour notre base de données…

J’ai lu un jour ceci dans le bouquin très avant-gardiste de Gitta Mallatz intitulé Dialogues avec l’ange ceci :

L’homme préhistorique était à peine conscient.

L’homme d’aujourd’hui n’est qu’à moitié conscient.

L’homme de demain sera pleinement conscient de sa nature humaine et divine.

Et un peu plus loin, dans un chapitre traitant du nouveau, l’auteur rajoute :

Ce qu’on a reçu jusqu’ici n’est qu’une base, une préparation. L’enseignement de lumière ne peut venir qu’après. Le nouveau est au-delà des connaissances de base. Qu’est-ce que le nouveau? C’est le jamais encore vécu. Le jamais encore pensé. Le jamais encore nommé.

Lorsque j’ai lu ces passages, mon cœur s’est rempli de joie devant tout le merveilleux chemin qu’il me restait encore à faire. J’y ai trouvé une très grande motivation à persévérer dans ma démarche vers le nouveau et l’illimité. En effet, si on se maintient trop longtemps dans le connu, dans l’ancien, c’est comme si on se contentait de la base de données originelle de notre ordinateur, c’est comme si on n’osait jamais faire de mise à jour de nos logiciels de peur de ne plus savoir comment s’en servir. Puis, on a rajouté à cette base originelle les connaissances qu’on nous a apprises de gré ou de force, des croyances qu’on nous a inculquées à coup de dogmes et qu’on a juré être la pure vérité venue tout droit d’en haut, des lois supposément universelles auxquelles il ne fallait pas déroger.

Comme la masse des gens y est encore bien installée comme dans un nid douillet, les aventuriers de l’inconnu qui, comme nous, osent s’aventurer dans des sentiers non battus sont très vite débusqués et étiquetés de fous ou de visionnaires déconnectés de la réalité – évidemment, la réalité connue, acceptée et approuvée par la majorité. Mais si ces explorateurs de l’illimité, ces enfants d’un monde nouveau, avaient découvert un peu de vérité nouvelle. Si on prêtait l’oreille aux idées avant-gardistes qu’ils apportent, même et surtout celles qui peuvent nous paraître saugrenues et irréalistes, si on étudiait sérieusement ce qu’ils rapportent au lieu de tout rejeter du revers de la main comme le font les éternels sceptiques de ce monde?

Toutefois, je suis d’accord qu’il peut se glisser quelques hurluberlus dans le lot, mais, heureusement, ils ne font pas légion et ils sont facilement reconnaissables par l’incohérence de leurs propos. Je parle de s’attarder plutôt à ces gens qui savent cueillir des perles rares dans des endroits inconnus de la plupart des gens et qui sont des précurseurs du nouveau. Ne renions jamais ce que nous avons appris dans le passé, mais, de temps en temps, offrons-nous des pauses pour séparer le bon grain de l’ivraie. L’ancien est toujours une préparation au nouveau, mais encore faut-il lui faire de la place.

Toute destruction amène automatiquement une nouvelle création, explique d’ailleurs la sagesse hindoue.

Trop de gens se campent dans la sécurité de ce qu’ils ont appris il y a des décennies et ne jurent désormais que par cela. Ils se réfèrent inlassablement au passé, ressortant, surtout lorsqu’ils sont à bout d’arguments, des citations anciennes ou des phrases tirées de livres sacrés – qui ont pourtant été écrits par des hommes comme vous et moi, ne l’oublions pas, et peut-être même dans des buts très précis qui en feraient rougir plus d’un… Les anciennes croyances limitatives sont comparables à des ancres bien cramponnées au fond de la mer qui gardent le navire sur place et l’empêchent de poursuivre sa route. L’attachement inconditionnel au passé rend difficile, voire impossible, toute navigation en eau nouvelle.

Pour accéder à l’illimité, il faut avoir le courage de lever l’ancre et de se laisser entraîner par le courant en toute confiance et en pleine conscience. Le seul effort à fournir consistera à se maintenir le plus possible au centre du cours d’eau et à éviter la tentation de rebrousser chemin, ce qui nous obligerait à ramer à contre-courant. C’est tout ce qui compte. Il est un fait indéniable que notre présent est enrichi des enseignements du passé et de tout ce qui a été vécu, mais si on s’y attarde trop, on risque de perdre de vue la forêt qui se cache derrière l’arbre sur lequel on a le nez rivé.

Dites donc merci au passé, aujourd’hui même, pour tout ce qu’il vous a appris, mais ne vous y complaisez plus outre mesure, sinon vous sombrerez dans le JE SAIS, le plus terrible écueil qui guette les chercheurs de vérité, même les plus sages d’entre eux. Car aussitôt qu’on croit savoir, on arrête d’écouter les autres, on s’immobilise et on s’isole sur notre île de sagesse. On jette alors l’ancre et on s’installe à demeure dans le calme plat de la sécurité du connu. Mais, vous savez, après un certain temps et à force de ne plus bouger, la coque de notre navire s’effrite lentement et se met à pourrir et le bateau jadis magnifique commence à couler sans que personne ne s’en aperçoive, et cela, juste parce qu’un jour il a arrêté sa course. Il est dorénavant trop tard pour réagir. Levez donc dès maintenant les amarres et sachez quitter, ne serait-ce que momentanément, votre port d’attache avant que votre havre de paix ne vous avilisse trop.

La nature au service de l’homme ou le contraire?

La notion d’harmonie avec la nature a été délaissée depuis belle lurette. L’homme tue, altère la nature sans aucune raison, excepté pour l’argent! La nature a été créée pour être au service de l’humain, et non pas pour en être l’esclave. Tout arbre, toute fleur, ont pour but d’aider l’homme coûte que coûte. L’arbre a une vie. Il est aussi vivant que l’homme lui-même. Seule sa forme de vie est différente. L’arbre devrait être pour l’homme un point de référence pour canaliser et étudier la valeur de ses agissements. L’arbre est bien enraciné dans la terre qui l’a fait naître et ses branches s’élancent vers le haut. Il a besoin de la terre et du ciel pour grandir. Enlevez l’un ou l’autre, et l’arbre périra. En quelque sorte, la terre en est la mère, le ciel en est le père. L’homme n’échappe pas à la règle. Souvent ses pieds sont très enracinés dans la terre, mais hélas son regard se dirige également vers le bas. Il n’aspire pas à plus haut, contrairement à l’arbre. Quand l’homme n’aspire pas vers le haut, vers son évolution, et quand il ne cherche plus à grandir, alors il stagne, à ras la terre, et il meurt aussi petit qu’à sa naissance.

La nature étant ce que l’homme est, elle a besoin de respect. Et c’est cette notion de respect de la nature qu’il est essentiel à l’homme d’aujourd’hui de retrouver, non à travers de grandes philosophies, mais à travers des gestes simples et concrets de tous les jours. La nature a en elle-même tout ce qu’il lui faut pour se développer avec les moyens mis à sa disposition. L’homme, lui, trouve que la nature ne produit pas assez, ne grandit pas à son goût. Il veut la mâter comme on mâte un chien. Alors, il ajoute à la terre toutes sortes de produits chimiques hautement concentrés, sans penser une seconde que la terre est intelligente et qu’elle sait aller chercher elle-même ce qu’il lui faut, mais à son rythme.

Force de constater que l’homme agit avec la terre souvent comme il le fait avec son corps. Quand son corps est malade, au lieu de lui laisser le temps de se remettre par le repos et des moyens naturels, il se gave d’antibiotiques et de remèdes chimiques de toutes sortes afin d’être sur pied le plus vite possible… pour se diriger vers une autre maladie, causée par sa totale ignorance des lois de la nature.

On pourrait parler durant des heures et des heures sur ce sujet, mais ce qui est important de comprendre, c’est le principe du respect de la nature. Servons-nous de la nature, elle a été créée pour être à notre service, pas notre esclave. Chaque fois que nous nous en servirons, faisons-le avec respect et avec amour, d’égal à égal. Considérons-la comme l’être que nous aimons le plus au monde, et elle nous le rendra…

Le plus grand moteur de la spiritualité : la gratitude

Nous avons l’habitude de remercier les gens qui nous rendent service. C’est la moindre des choses. Mais il serait peut-être plus important de dire merci à ceux que nous aidons. Paradoxal, n’est-ce pas? Laissez-moi vous expliquer. Au cours d’une tournée de conférences en France, j’ai rencontré, à Aix-en-Provence, un ami du nom de Georges que je n’avais pas vu depuis des années. J’avais appris par une tierce personne qu’il venait de sortir d’une grave maladie. Aussi lui ai-je offert, sans trop savoir pourquoi, de lui faire un traitement énergétique. Aussitôt que je posai mes pouces sur son dos, Georges sentit une forte énergie sortir de mes pouces et investir chaque cellule de son corps. Comme il était déjà très réceptif à cette énergie que je laissais couler naturellement de mon âme à la sienne, il en retira naturellement tous les bienfaits en quelques minutes. Lorsque j’eus terminé, je m’attendais à recevoir un gros merci de sa part. Mais ce ne fut pas le cas. Il me regarda avec ses yeux d’ange et me dit : « Ce fut merveilleux André, et je me demande qui doit dire merci à l’autre. » Je suis resté bouche bée, me demandant quelle mouche l’avait piqué et je fis semblant d’en rire. Puis le temps a passé, et j’ai oublié l’incident. À mon retour au Québec, alors que pour une énième fois je remettais en question ma participation à ces tournées éreintantes de conférences et de stages, je reçus de mon ami Georges un courriel qui allait m’aider à y voir plus clair. Comme par hasard, j’avais passé une partie de la nuit à m’interroger : « Est-ce que je devrais arrêter de donner des conférences? Pourquoi m’entêter à vouloir expliquer des vérités toutes simples à des gens qui les reçoivent uniquement avec leur mental et qui ne semblent pas comprendre mon langage? Pourquoi ne pas me contenter de ne rien faire, d’être tout simplement, au lieu de parcourir le monde en parlant de sagesse? N’est-ce pas dans l’inaction que je pourrais évoluer le mieux? Et pourquoi ai-je tendance à m’enliser dans l’inaction aussitôt que je m’arrête pour souffler un peu? » C’était le genre d’interrogations qui me hantaient à ce moment-là…

Voici donc le message intégral que m’envoya mon Esprit par l’intermédiaire de mon bon ami Georges ce matin-là où j’étais prêt à tout lâcher : « Depuis l’époque des chevaliers du Moyen Âge jusqu’à celle des Templiers, une vieille légende retrace l’histoire du saint Graal. Ce calice aurait contenu le sang du Christ lors de la Dernière Cène. Les Frères de la lumière auraient conservé ce réceptacle afin d’abreuver les hommes qui recherchaient justement cette lumière (la fameuse quête du Graal). Le saint Graal n’a de raison d’exister que s’il remplit sa fonction : se remplir à ras bord et se vider ensuite, pour se remplir de nouveau et se vider à nouveau, et cela, ad vitam aeternam. Il en est de même pour l’homme : ce vase doit se remplir d’énergie pour qu’il puisse vivre, s’en abreuver à satiété et donner aux autres ce qu’il a reçu. Après avoir fait le vide en lui, l’homme a besoin de se remplir de nouveau et de redonner cette énergie. Et ainsi de suite…

Tout ce qui existe dans l’univers est sans cesse dans l’action, comme le ressac des vagues sur la grève. C’est un processus qui se renouvelle à chaque instant. Dès que l’homme a pris la décision de donner, il ne cesse de se renouveler. Jusqu’à ce qu’il devienne un instrument du Grand Architecte de l’univers, un nouveau Frère de la lumière. La maladie ou tout autre aspect négatif n’existe plus en lui, car il renaît à chaque instant de sa vie. Le mouvement ainsi créé chez l’humain élimine les impuretés et régénère automatiquement son corps. Les gens qui demeurent statiques, les indolents ne se fragilisent que dans l’inaction : ils meurent à petit feu. » Ce message arrivait à temps. Il me fit comprendre, entre autres choses, que le fait de cesser mes activités me mènerait à l’inaction, donc à ma perte. Mon rôle était d’abreuver ceux qui avaient soif et de me laisser ensuite remplir par le Grand Architecte, comme mon ami Georges se plaisait à appeler le Créateur.

Mais la leçon n’était pas terminée et je reçus le lendemain un second message qui venait compléter le premier : « Cher André, je n’ai été ou, plus humblement, il m’a été donné de n’être que l’étincelle qui a permis que te soit révélé ce qui était en toi mais dont tu n’avais pas conscience. Dans l’univers, les soleils s’éclairent entre eux, et dans l’infiniment petit, nous agissons exactement comme eux. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. On pourrait longuement parler du saint Graal, mais tenons-nous en à l’essentiel : la quête que chacun entreprend un jour et à laquelle personne ne peut échapper, et qui consiste à s’élever vers la lumière comme l’arbre qui s’élance vers le ciel en se tournant vers le soleil. Le Dieu de notre cœur n’est-il pas justement un soleil? Je crois que le chevalier qui sommeille en nous se limiterait à ce seul et unique combat durant toute son existence. C’est probablement lui qui nous fait prendre conscience que tout, dans l’univers, obéit à cette loi : s’élancer et s’élever pour s’approcher le plus possible du soleil ou de la lumière. Il suffit d’observer les galaxies, les astéroïdes et les comètes pour comprendre quel sera notre chemin. Ne suivons-nous pas tous la même trajectoire à travers les étoiles? Seul le choix des mots fait la différence. »

Même pour le mot merci, il y a une prise de conscience à faire, car on y retrouve la notion de vide et de plein. Celui qui a reçu de l’énergie ­ j’utilise ce terme de façon générale, mais ce peut être un cadeau, un mot tendre, un sourire, un regard compatissant ­ dit merci parce qu’il avait un vide. Son manque a fait qu’il a pu recevoir. Il s’est rempli et, à cause de ce surplus d’énergie, il a eu envie de donner à son tour. Il a donné, puis s’est de nouveau vidé, créant un manque de ce qui allait de nouveau le remplir, comme la sève de l’arbre à la fin de l’automne et au début du printemps. Dès qu’il y a un peu de lumière et de chaleur, la sève remonte dans les veines de l’arbre et prépare la venue des fleurs et des fruits, qui donneront à leur tour des graines. C’est ainsi que la vie s’exprime et que l’univers nous parle : de l’inspire à l’expire, du flux au reflux. Tous des opposés, qui ne peuvent exister l’un sans l’autre, comme le bien et le mal d’ailleurs.

Il n’y a aucune vanité dans la question : « Qui doit dire merci? ». Car nous devrions tous nous remercier mutuellement. Il y a tant de choses à donner, tant de choses à recevoir. Selon moi, il faut dire merci à celui qui nous a permis de donner, car c’est grâce à lui qu’on existe en cet instant même, qu’on sert à quelque chose, qu’on accueille son acceptation et sa confiance. On s’est peut-être vidé de notre énergie pendant une fraction de seconde, mais c’est grâce à cela qu’on va se remplir à nouveau. Cette nouvelle énergie est comme l’eau fraîche que l’on va chercher au petit ruisseau qui descend de la montagne, et que l’on boit au petit matin. Après avoir lu ce message, croyez-vous encore que j’aie eu le goût de m’arrêter? Je me suis aussitôt remis à l’action.

Sommes-nous en contrôle de notre destin?

Je vous propose, dans cet article, un petit moment de réflexion sur le contrôle que nous semblons exercer sur notre destin.  Est-ce que nous contrôlons vraiment notre destin?  Pour la plupart d’entre nous, à première vue, la réponse est évidemment oui.  Mais « si on prend le temps de s’arrêter et d’examiner sa vie, de la façon la plus objective possible, on constate que bon nombre d’événements qui sont survenus, sinon la majorité, l’ont été à un moment inopiné, se sont révélés inévitables et échappaient entièrement à notre contrôle.  La plupart du temps, on avait prévu que les choses se passeraient autrement.  Et cela s’applique autant aux événements que nous n’avions pas vraiment souhaités qu’à ceux que nous avions désirés.  Alors qu’en est-il des quelques événements que nous croyons avoir provoqués?  Se pourrait-il que le contrôle soit une illusion? ».

Nous discutons ici de la question du libre arbitre.  Un sujet sur lequel plusieurs se sont penchés.  L’auteur Christian Boiron affirme… « si on agit d’une certaine façon dans un contexte donné, c’est qu’un certain nombre de paramètres, personnels ou extérieurs, nous sont amenés à cette action-là.  Comment pouvons-nous être responsables de ces paramètres? ».  Par paramètres personnels, il faut entendre notre état intérieur du moment, nos gènes, notre éducation et notre conditionnement.  Quant aux paramètres extérieurs, ils indiquent ce que nous voyons, entendons, touchons, sentons et goûtons.  De toute évidence, nous n’avons pas choisi nos gènes et notre éducation.  De même, nous ne contrôlons pas ce que nous allons voir, entendre, etc. durant la journée.  C’est ce qu’entend M, Boiron par l’expression : ne pas être responsables de ces paramètres.

Comme nous venons de le voir, notre réaction, c’est-à-dire notre façon de penser ou de réagir face à ce que nous voyons, entendons, etc., est donc tributaire de notre état actuel et de notre conditionnement.  En effet, deux personnes placées devant la même situation ne répondront pas de la même façon.  Chacun réagira selon sa disposition intérieure du moment et selon son conditionnement.  Si nous ne sommes pas responsables de notre conditionnement et que nous ne choisissons pas ce que nous allons voir, entendre, etc., au cours d’une journée, comment pouvons-nous prétendre que nous contrôlons notre réaction qui, en soi, crée notre destin.

Se pourrait-il que tous les événements ne font que servir l’intérêt d’un « Grand plan »?  Que ce dernier transcende notre perception limitée?  Et que finalement, nous serions tous des personnages « vécus » auxquels des gènes et un conditionnement spécifique auraient été assigné afin que puissent se dérouler tous les événements de ce Grand plan?

Cette théorie suggère donc l’existence du fatalisme.  Mais attention, nous nous référons ici à la première définition du mot fatalisme dans le petit Robert, c’est-à-dire que tous les événements sont fixés à l’avance par le destin, et non pas à la deuxième qui, elle, réfère plutôt à une attitude de résignation.

Une mauvaise interprétation de cette théorie peut nous amener à penser qu’il n’y a plus rien à faire.  Mais au contraire, justement, si tout est déjà décidé, il y a inévitablement plein d’événements à venir, soit des actions et des décisions à prendre en quantité, et non de l’inactivité.  Ainsi, nous continuons à prendre des décisions, à agir, mais sans nécessairement avoir un contrôle sur le résultat.

L’ouverture et la véritable compréhension et non la résignation à cette théorie peut entraîner une plus grande acceptation de tous les événements et nous enlever un énorme fardeau inutile.

En terminant, n’oublions pas que cette théorie n’est que conceptuelle.  Et tout concept, parce qu’il est sujet à interprétation, est quelque chose que certains acceptent et que d’autres refusent.  Mais je me demande si nous avons vraiment le choix d’accepter ou non cette théorie…?

Quête spirituelle ou psychothérapie?

Commençons d’abord par définir ce qu’est une quête spirituelle.  Bien que chacun ait sa propre définition, pour la plupart elle équivaut à chercher quelque chose d’abstrait.  Je m’explique.  Si on questionne des personnes qui font une telle démarche, on obtient habituellement comme réponse : je cherche Dieu, l’illumination, l’éveil, le Nirvana, la conscience cosmique, la réalisation du soi, etc.  Or, ces réponses ne sont que des mots, des concepts, et n’évoquent rien de vraiment concret.

Maintenant, si on demande aux personnes ce qu’elles attendent d’une psychothérapie, la plupart affirmeront qu’elles veulent se sentir bien dans leur peau, mieux se connaître, vivre des relations plus saines, moins souffrir, etc.  En d’autres mots, elles aspirent à faire l’expérience de plus de bonheur et de paix dans leur vie.

La psychothérapie semble donc être une démarche plus concrète qu’une quête spirituelle.  Après tout, se sentir mieux dans sa peau – tête, corps et cœur -, plus heureux et plus en paix, n’est-ce pas ce que tout le monde recherche vraiment?

Permettez-moi de partager avec vous en quelques mots mon cheminement.  Pendant longtemps, j’ai mené une quête spirituelle, mais en ne sachant pas réellement ce que je cherchais.  Je lisais beaucoup sur le sujet, je rencontrais des sages, je pratiquais la méditation et le yoga, ce qui en soi n’a pas été néfaste.  En fait, ces rencontres et ces lectures m’ont quand même bien servi.  Il m’arrive encore de m’asseoir en méditation, mais ce n’est plus pour les mêmes raisons.  Lorsque par curiosité, j’ai entrepris une psychothérapie, j’ai mis au jour des vérités cachées qui m’habitaient.  J’ai touché des blessures au tréfonds de mon être dont jamais je n’aurais soupçonné l’existence.  Plus j’avançais dans ma démarche psychothérapeutique, plus je découvrais à quel point j’avais appris à survivre.  J’étais devenu un survivant.

Depuis, je n’ai à vrai dire jamais cessé ma quête spirituelle, mais je dois avouer qu’elle est devenue plus concrète, plus globale.  J’apprends de plus en plus à vivre et non à survivre.

J’ai voulu vous parler brièvement de mon histoire, car j’ai connu et je connais encore trop de gens qui croient suivre une quête spirituelle, alors que ce qu’ils font – dans la plupart des cas, mais pas tous – n’est rien d’autre que de fuir.  Ils ne recherchent rien de concret.  En suivant l’enseignement de leurs gourous ou maîtres, ils ont l’impression de pratiquer une quête spirituelle, alors qu’en réalité ils ne savent pas exactement ce qu’ils recherchent.  Souvent, certains espèrent – inconsciemment – retrouver l’amour et la reconnaissance qui leur ont tant manqué dans leur enfance.  Pour d’autres, c’est de combler un vide dont ils ne sont également pas conscients.  Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les gourous ou maîtres authentiques.  Plusieurs d’entre eux sont des êtres hors du commun et d’une aide indéniable.  Toutefois, suivre les enseignements d’un maître ne fera pas nécessairement diminuer une névrose, à moins que ce dernier suggère ou préconise un travail d’ordre psychothérapeutique.

À vous donc de choisir.  La quête spirituelle et la psychothérapie sont d’un ordre différent, mais pas nécessairement incompatible.  Au contraire.  La psychothérapie peut venir en aide à une quête spirituelle authentique, laquelle deviendra plus pratique, concrète et complète.

L’origine de la maladie

La médecine nouvelle germanique (MNG) est à la source d’un nouveau courant dans le domaine de la santé qui explique l’origine de la maladie.  Elle a été élaborée par un médecin allemand du nom de Ryke Geerd Hamer.

Le tout a débuté lorsque le Dr Hamer fut atteint d’un cancer des testicules quelques mois après la mort de son fils, survenue en décembre 1978.  C’est alors qu’il commença à se questionner s’il n’y avait pas un lien entre son cancer et la mort de son fils.  En 1981, la première loi biologique de la médecine nouvelle germanique – la loi d’airain du cancer – voyait le jour.  Au fil des années, il continua ses recherches pour en arriver à établir cinq lois biologiques.  À ce jour, les recherches de ce médecin allemand s’élèvent à plus de 40 000 cas.

La médecine nouvelle germanique est une découverte sans précédent dans l’histoire de l’humanité.  Elle révolutionne toute la médecine actuelle.  Vérifiée au départ par rapport à l’origine du cancer, la MNG s’applique maintenant à presque toutes les maladies, physiques et mentales.  Basée sur cinq lois naturelles et biologiques, cette nouvelle médecine est vérifiable scientifiquement.  D’une rigueur absolue, personne n’a encore réussi à réfuter son exactitude ou à y trouver des irrégularités.

La médecine nouvelle germanique offre une perspective complètement révolutionnaire sur ce que nous appelons communément la « maladie ».  Selon le Dr Hamer, la « maladie » est un programme biologique spécial de survie conçu par la nature au cours de l’évolution.  Ce programme biologique d’urgence, déclenché par le cerveau, surgit chez la personne à la suite d’un événement inattendu, dramatique, vécu dans l’isolement et ressenti comme un choc psychique intense.  Ce choc touche simultanément la psyché, le cerveau et la biologie.

La psyché éprouve de façon brutale l’événement inopiné.  Dans le cerveau, une lésion apparaît à un endroit spécifique, visible sur un scan cérébral sous la forme de cercles concentriques.  Dans la biologie, un programme d’urgence (mentionné plus haut), plein de sens, est mis en place.  La partie de la biologie qui est atteinte correspond exactement à l’endroit du cerveau où est la lésion.  En effet, avec ses nombreuses recherches, le Dr Hamer a réussi è établir une cartographie précise du cerveau dans laquelle il y trace différents relais, chacun étant relié à une composante du corps en particulier.  La région du cerveau qui est touchée et l’endroit dans le corps qui est atteint dépendent du ressenti de la personne vis-à-vis de l’événement.

Connaître et comprendre la médecine nouvelle germanique est non seulement d’une aide indéniable pour retrouver la santé, mais elle est également fort utile à connaître avant d’être aux prises avec la maladie.  En effet, si nous avons bien saisi le sens des cinq lois biologiques de la médecine nouvelle germanique, nous sommes en mesure de comprendre le processus de la maladie.  Concrètement, cela permet de savoir ce qui a déclenché la maladie, ce qu’il reste à faire pour résoudre la teneur conflictuelle de l’événement derrière la maladie – si cela n’a pas encore été fait – et de connaître les symptômes qui s’ensuivront jusqu’à la guérison complète.  La « peur » de la maladie se voit remplacée par la « compréhension » de la maladie.

En terminant, comme le disait C. G. Jung : « La maladie est l’effort que fait la nature pour nous guérir. »  Ou encore, une autre pensée, celle-ci de Voltaire : « L’art de la médecine est de distraire le malade pendant que la nature guérit. »

Mourir vivant…

« Je suis né dans un monde qui commençait à ne plus vouloir entendre parler de la mort et qui est aujourd’hui parvenu à ses fins, sans comprendre qu’il s’est du coup condamné à ne plus entendre parler de la grâce. » Christian Bobin

La mort est effectivement bien morte dans notre société où mourir semble être un échec.  Il n’y a pas que la mort physique qui soit malmenée, car on enterre bien vite et mal ceux qui ne sont plus économiquement rentables, ceux qui vivent des séparations ou des mutations sans leur laisser le temps de comprendre que tout deuil est source de renaissance.

De là est née une nécessité actuelle de traverser ces morts psychologiques comme les phases naturelles du cycle de la vie.

Ce que veut le cosmos, il l’obtient par un rythme alternant, jour nuit, froid chaud, haut et bas, qui nous permet de nous adapter en permanence.  Ce que veut l’homme, il l’obtient en tension sur le fil de rasoir de sa vision linéaire.  Et par peur de la fin, l’homme a peur de mourir, de changer.

Dans les traditions ésotériques, la thyroïde est la glande des changements et de l’adaptation.  Elle permet de muter pour rester en équilibre et assume ainsi les deuils symboliques ou physiques ou les morts créés par un verbe qui tue.  Elle correspond au 5e chakra qui exprime nos croyances et on retrouve souvent un mental fort en réaction aux peurs de la mort ou des changements.

L’existence des cycles des saisons et de nos propres rythmes nous donne le souffle pour mourir régulièrement à nos schémas et programmations.  La lame numéro 13 du tarot de Marseille nous montre une faux coupant pieds et mains sortant du sol, comme pour nous débarrasser de nos manies et piétinements.  Mais si nous ignorons ces passages nécessaires, certains événements de notre vie vont revenir sans cesse, en criant de plus en plus fort et souvent en faisant de plus en plus mal pour que nous soyons attentifs à ce que l’invisible de nous-même veut nous dire.

Notre réalité extérieure est un reflet de notre monde intérieur, car ce que je suis résonne avec ce que je crée.  Dans ma partie non consciente vit toute une histoire dont le scénario est écrit à plusieurs mains, celle de la société où je vis qui rédige les croyances t les codes, celle de mes ancêtres qui racontent leurs secrets de famille, celle de mon âme qui cherche à exprimer son projet de vie.  Mes cellules connaissent toute cette histoire et pour la raconter, je peux lire le corps, décoder le sens grâce à la symbolique des traditions ésotériques et à la biologie.  Je peux découvrir l’événement traumatisant qui conditionne mes réactions futures, mais je dois aussi ressentir dans mon corps physique cette programmation pour être sûr de sa véracité et réellement la transformer.  Ceci afin d’éviter de complaire notre mental dans l’origine de notre souffrance.  Le ressenti n’est pas une émotion.  Le ressenti est une sensation qui jaillit lorsque la vibration du mot guérisseur, d’un symbole ou d’un toucher énergétique fait écho à la vibration de la cellule bloquée.  Ressentir nécessite de plonger en soi, de retrouver le centre duquel nous sommes coupés et qui crée la souffrance primordiale.  Le ressenti permet de mourir à ce qui est ancien et de vider l’espace intérieur, laisser plus de place pour que le souvenir de l’unité résonne en nous.  Mourir vivant pour devenir écho du TAO, écho du Ciel et de la Terre et mourir chaque jour en célébrant la vie.