Ma guérison (témoignage)

Passer par le corps pour guérir l’âme

Sixième d’une famille de douze enfants, je n’ai pas eu droit aux attentions parentales… comme tous les autres. À neuf ans, à la suite d’un accident, j’ai été expédié deux fois à l’hôpital, les yeux bandés, sans explications, sommé de res­pec­ter la règle du « Tais-toi et souffre en silence ». Pas de caresses ni de réconfort au retour. Grand-maman m’a montré comment manipuler mon œil arti­ficiel, car maman refusait de me toucher.

À douze ans, mes parents m’envoient dans un collège privé tenu par des frères pour poursuivre mes études. Dès la première entrevue, le frère directeur a voulu voir mon prépuce et ce qu’il y avait dessous. Pendant deux ans, j’ai pu échapper aux prédateurs sexuels en fuyant constamment, mais ce ne fut pas possible au cours des deux années sub­sé­quentes­ durant lesquelles un autre frère direc­­teur, d’un autre collège, s’assoyait sur le bord de mon lit, passait sa main sous les couvertures pour me tripoter. C’est à ce moment que j’ai appris « à faire le mort », à ne manifester aucun sentiment, aucune émotion, car beaucoup de prédateurs délaissent leurs proies quand elles sont mortes.

C’est au cours de ces deux années que j’ai appris à contrôler mes émotions, ma douleur, mes réactions physiques et émotives, jusqu’à devenir hyper-contrôlant de moi-même, dans tous les aspects de ma vie, sans même m’en rendre compte.

La pédophilie laisse des traces indélébiles marquées au fer rouge. Même si on ne veut pas regarder les plaies, on est forcé d’en sentir la chair brûlée.

L’an dernier, je suis ressorti de l’urgence avec un cancer de la prostate et de nombreuses métas­tases osseuses. Le Lupron m’a rendu impuissant, sans sperme, sans testostérone, sans libido, sans mes repères masculins habituels, avec des idées suicidaires, de l’ostéoporose grandissante et une multitude d’effets secondaires féminisants dégoûtants.

Après deux mois de dépression profonde, j’ai consulté une psychologue qui m’aide à m’en sortir. Je la rencontre aux deux semaines depuis huit mois. Une sexologue me soutient aussi pour gérer ma sexualité complètement détraquée.

Depuis l’automne dernier, je m’ouvre à mes filles et à mes proches. Il m’aura fallu 55 années pour me libérer de la pédophilie. Ce tripotage sexuel de mon adolescence me restait collé au fond de l’âme comme une croûte brûlée s’incruste au fond de la poêle sans décoller.

Il y a deux mois, sur un coup de tête, j’ai appelé une massothérapeute pour lui expliquer « mon cas ». Je ne voulais pas être massé pour soulager un muscle endolori ou une articula­tion coincée, mais pour qu’elle passe­ par mon corps pour rejoindre mon âme. C’est en me pressant très vigoureusement le dos, en me compressant comme un gros tube pour en faire ressortir la pâte malsaine, qu’elle a fait sortir de ma psyché les gestes pédophiles de mon adolescence. Depuis longtemps, j’étais convaincu que seuls des touchers sains pouvaient neutraliser, voire effacer, définitivement le souvenir de touchers malsains.

Soudain, le petit garçon devenu borgne n’était plus abandonné et rejeté. On l’accueillait en petit héros avec son œil de pirate, enlacé par les bras de sa maman en pleurant de joie, les cheveux brossés par la main de son papa. Et encore plus loin, j’étais devenu un gros bébé naissant. Pas seul dans son berceau, mais soulevé par des mains « maternantes », réchauffé par la chaleur d’un sein, bercé par le rythme d’un cœur, ébahi par le sourire d’une maman et embrassé comme seules les mères savent le faire.

L’automne dernier, à 67 ans, pour la première fois de ma vie, j’ai enserré vigoureusement dans mes bras quel­ques­-uns de mes frères. J’ai même osé leur dire « Je t’aime ». Des gestes impossibles à poser, et une attitude impensable à imaginer, il y a de cela à peine un an. Aujourd’hui, « ici et maintenant », j’erre à la recherche d’une nouvelle compagne de vie. Je veux être son Loup dans la fourrure duquel elle pourra se lover. J’espère découvrir une autre Petite Rudbeckie dont je m’enivrerai du parfum et caresserai les pétales.
LL

La caresse : la clé du succès amoureux

Bien qu’essentiel à l’épanouissement de l’être humain, le toucher demeure souvent perçu comme étant associé à la sexualité ou plutôt à la relation­ sexuelle. Je constate souvent la problématique de couples qui ont une difficulté à dissocier le toucher de la sexualité. En se touchant, on suppose qu’une relation sexuelle s’ensuivra. On se prive donc des bénéfices de la caresse si on n’a pas envie de faire l’amour.

Le toucher s’avère très stimulant sur le plan affectif. Avant même la naissance, c’est la première capacité sensorielle du fœtus. Après la naissance, le toucher assure non seulement la sécurité physique de bébé, mais il développe le sentiment de sécurité affective et, surtout, l’attachement. En clinique, les gens qui souffrent de problèmes d’intimité amoureuse ont souvent été privés d’affection dans leur enfance. Aussi, puisque les caresses renforcent l’estime de soi chez les enfants, ceux qui ont été peu cajolés souffrent davantage d’immaturité affective, causant ainsi des difficultés conjugales et sexuelles.

Chaque être humain a des besoins affectifs fondamentaux : se sentir désiré, écouté, compris, considéré, reconnu, soutenu, etc. Si le toucher est si important en bas âge, c’est qu’il assure l’assouvissement de ces besoins. Il permet fondamen­talement de se sentir aimé et sécurisé. Une fois adulte, ces mêmes besoins sont tout aussi présents et nécessitent d’être comblés. Cela dit, si, dans un couple, les individus ne se touchent plus, ils peuvent ne plus se sentir aimés.

L’expression « faire l’amour » suppose l’harmonie de deux corps qui s’offrent une connexion tant charnelle­ qu’émotionnelle. Le tou­cher est directement lié à ces deux dimensions. Il fait d’abord appel au plaisir physique en ce qui concerne la peau, l’organe des sens. Le toucher permet également une expérience émotionnelle qui se vit au travers de l’érotisme.

Maintenant, que s’est-il passé au sein du couple en difficulté qui ne se touche plus? Premièrement, il peut exister une mauvaise gestion émotion­nelle engendrée par des exigences élevées. On appelle cette pression interne anxiété de performance. Il s’agit du stress ressenti à la suite d’un sentiment de culpabilité. Ce qui amène la personne à fuir l’intimité pour ne pas avoir à gérer cette angoisse. Aussi, l’accumulation de stress quotidien, s’il n’est pas évacué sainement, empêche la personne d’être disponible émotionnellement pour l’autre et, donc, de le toucher avec une intention d’amour.

Deuxièmement, la passion qu’on retrouvait au début de la relation conjugale peut avoir fait place à autre chose. La sensualité, la tendresse et les caresses ont été mises de côté, par manque de temps. Être pré­occupé par les tâches ménagères, le travail ou les enfants, c’est « anti-érotique ». J’entends les gens souffrir d’un mode de vie effréné, qui entraîne une baisse de libido, mais également une perte de motivation à aller vers l’autre par la tendresse.

Enfin, si une mauvaise « hygiène émotionnelle » s’avère la cause principale de la disparition des caresses, la solution sera de prendre une « douche émotionnelle » quotidienne. À chacun sa façon d’éliminer les tensions de la journée, comme faire de l’exercice, prendre un bain ou méditer. D’ailleurs, il faut noter que le toucher fait partie de cette solution, car la caresse produit de la dopamine favorisant la bonne humeur. La dopamine atténue également la dépression, diminuant même le stress et l’anxiété. Une fois détendue, la personne devient ainsi réceptive à la rencontre sensuelle et sexuelle.

Quant au manque de temps, la solution pourrait être de réserver de « l’espace-temps » au quotidien pour permettre au couple de se retrouver. Nul besoin d’avoir un bloc de trois heures devant soi, une caresse prend une minute. Il se peut également que, si le toucher a disparu, c’est parce que l’amour s’est tout simplement éteint. Il peut donc être recommandé de consulter un professionnel tel qu’un(e) sexologue pour accompa­gner le couple dans la compréhension et la gestion de cette situation.

L’artiste peintre et le toucher…

Étant une artiste en arts visuels, je croyais que le sens le plus important pour moi était la vue! Devant la feuille blanche, pour cet article, je me suis mise à réfléchir et à me questionner. Et si je perdais la vue, est-ce que je continuerais à peindre? Et bien, je crois que oui, car en réfléchissant à mon processus créatif et au plaisir que j’ai à peindre, je me suis aperçu que le toucher occupait une très grande place.

Lorsque je veux savoir si ma peinture est assez sèche pour pouvoir ajouter une autre couleur sans que celle-ci ne se mélange aux autres ou, au contraire, lorsque je veux m’assurer que la peinture est encore assez humide pour réussir mes dégradés, alors qu’est-ce que je fais? Je touche! Le toucher, très souvent, me donne des informations pratiques et m’aide à faire des choix appropriés pour réussir les effets voulus, mais bien sûr, sans la vue, le résultat ne serait pas le même. Et quand je choisis un support, quel est mon premier réflexe? Et bien, c’est encore de toucher! Je frotte la surface de la toile pour voir si la texture du canevas me convient, je tâtonne les papiers pour voir s’ils sont de la bonne épaisseur, assez lisses ou trop rugueux… De plus, lorsque je peins, le toucher fait partie de mon processus créatif, de ma façon de peindre; la preuve, c’est qu’il n’y a pas une seule fois que j’ai terminé un tableau les mains propres. On pourrait penser que c’est par maladresse, mais non, c’est plus fort que moi, je finis toujours par me mettre les mains dans la peinture.

Depuis que je suis toute petite, j’aime me salir les mains, j’aime le contact direct avec la matière. J’aime faire glisser mes doigts dans la peinture, lisser celle-ci, l’étendre, l’estomper… Je trouve cela fascinant de voir les mélanges de couleurs se créer sur la toile; c’est comme si j’avais des mains de magicienne! Et aussi, le fait de ne pas être toujours obligée d’utiliser un outil pour peindre me donne une grande sen­sation de liberté et je me sens plus créative. Voici d’autres petits gestes, impliquant le toucher, que je fais tout spontanément lorsque je peins : j’égratigne, je gratte la peinture encore humide avec mes ongles afin de créer des textures, des lignes, laisser des traces et faire apparaître les couleurs qui se cachent en dessous. J’aime voir la surface qui se transforme sous mes doigts. Et puis, même lorsque je travaille avec du papier, j’utilise aussi le toucher, car j’aime le déchirer, le froisser, ensuite le coller et le lisser sur la toile directement avec mes mains. Cela vous semblera peut-être étrange, mais c’est comme si j’avais la sensation d’être plus habile et en contrôle lorsque je touche directement la matière. Alors, moi qui ai toujours pensé que j’étais plutôt du « type visuel », je viens de réaliser que je suis probablement plus kinesthésique que je ne le pensais. Finalement, cette petite réflexion au sujet du toucher m’a donné l’idée d’élaborer un nouvel atelier en peinture pour les adultes : « Peindre avec les mains ». Après tout, qui a dit que la peinture « aux doigts » était réservée aux enfants?

Et, bien sûr, il y a un autre aspect du toucher qui est important lorsqu’on est artiste, car bien souvent le but de créer est de tenter d’entrer en contact avec les autres, de toucher leur imaginaire et leur sensibilité. C’est un peu la même chose lorsque je donne mes ateliers; je tente de toucher le cœur de mes participants en leur transmettant ma passion pour la peinture. J’ose espérer que j’y arrive quelquefois…

Je ne crois pas que je pourrais peindre sans le toucher. J’ai réalisé que ce sens est aussi important pour moi que la vue. Je termine sur cette parole de sagesse de Confucius, qui me « touche » profondément : « Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. »

Le « portage » de bébé passe par le toucher!

Les mots sont courts pour décrire les neuf mois que passent les parents à se préparer pour la première rencontre avec leur bébé. Pendant cette période, maman stimule le bébé dans son développement, portant son petit bien enveloppé dans son ventre. Le bercement, ainsi que le battement du cœur de Maman et la voix de Papa, stimulent le sens du toucher.

Au cours de cette quête de connaissance, plusieurs entendrons parler du « portage ». Cela semble être un concept tout nouveau. On voit de plus en plus de nouveaux parents qui portent fièrement leur bébé emmailloté contre eux, d’une manière qui semble bien compliquée. Mais en réalité, il s’agit bien d’une pratique ancestrale simple et largement répandue dans toutes les cultures du monde!

Le « portage » n’est pas qu’une façon de transporter un bébé. Cette technique, qui consiste à le garder bien blotti contre nous à l’intérieur d’un porte-bébé, a des propriétés qui dépassent le simple fait de faciliter le déplacement.

De nos jours, nous avons pris l’habitude de déposer nos petits dans des poussettes, chaises et autres accessoires qui sont bien présents dans le marché de la maternité. Ces articles n’arrivent cependant pas à remplacer la stimulation sensorielle à travers le toucher, qui passe par le « portage » et ses multiples bienfaits.

Le « portage », et la proximité qu’il procure, vous permet de répondre immédiatement aux besoins de votre bébé, vous aide à le connaître et à établir une bonne communication avec lui. Les parents qui portent leurs enfants peuvent interpréter plus efficacement leurs signaux, et les bébés s’habituent plus rapidement aux expressions faciales ainsi qu’aux inflexions de la voix des adultes qui les portent.

D’autres bienfaits, qui se multiplient à travers le temps passé à porter son bébé, sont en partie importants pour le développement affectif et psychomoteur. Il est aujourd’hui prouvé que le contact étroit avec l’adulte favorise les connexions neurobiologiques chez le nourrisson.

Plus encore, le simple fait de porter un bébé sera un gage de bon fonctionnement social à l’âge adulte. De plus, le portage est mainte­nant reconnu comme étant un outil d’attachement parental privilégié. À la fin des années 60, John Bowlby et Mary Ainsworth ont élaboré la théorie de « l’attachement parental » qui est le lien durable existant entre un enfant et l’adulte qui en prend soin. C’est considéré comme étant le fondement de la personnalité. Plus le bébé est porté, plus le bébé est touché. L’attachement se développera sur la confiance et le sentiment de sécurité chez l’enfant. À la fin de l’année 70, est née en Colombie une autre méthode médicale appe­lée mère Kangourou, créée par les docteurs Edgar Rey Sanabria et Hector Martinez Gomez. Elle est ins­pirée des marsupiaux1. Elle consiste à porter un enfant prématuré sur le ventre en contact peau contre peau. Cette méthode est très efficace et a sauvé beaucoup de bébés prématurés.

Mais il n’y a pas que des avantages sur le plan affectif à l’utilisation régulière d’un porte-bébé. Plusieurs bienfaits physiques sont également notables : facilite la digestion, dimi­nue les reflux gastriques, soulage les coliques, développement précoce du sens du l’équilibre, etc.

Si vous souhaitez adopter le portage dans votre style de vie, encore faut-il choisir le bon porte-bébé. Il existe plusieurs modèles. Ceux qui sont en tissu et de type plutôt traditionnel s’adaptent mieux tant à l’ergonomie du bébé qu’à celle du porteur, contrairement au porte-bébé de type plus commercial à structure rigide.

Le porte-bébé souple permet plusi­eurs positions et peut être utilisé pendant l’allaitement. Sans compter qu’il offre souvent un meilleur maintien du bébé et respecte la courbe naturelle de sa colonne vertébrale.

Un bébé bien porté, bien portant!

1 Les marsupiaux sont des mammifères dont le développement embryonnaire se termine hors de l’utérus, dans une poche marsupiale (Kangourou).

Le massage pour les personnes âgées

Chez les personnes âgées, le contact avec la peau est très important. En tant que massothérapeute, bien que j’aime avoir une clientèle diversifiée et de tous âges, je trouve que c’est un privilège de recevoir des personnes âgées en massage puisqu’elles sont authentiques et que je me sens apte à leur faire du bien à plusieurs niveaux.

L’entrevue précédant la séance est souvent teintée d’humour ainsi que d’un peu de tristesse, car elles vivent très souvent de grands changements et ont parfois de l’anxiété face à leur état de santé. Selon une étude canadienne publiée dans Science Transla­tionnal Medicine, la massothérapie atténue les douleurs musculaires par les mêmes mécanismes biologiques que la plupart des médicaments anti-inflammatoires.

Les personnes âgées ont besoin d’être écoutées et touchées d’une manière douce et respectueuse, le tout dans un environnement sain. Les années filent, mais les besoins fondamentaux ne changent pas. Les personnes âgées ont une vie d’expériences derrière elles, mais elles ont toujours le besoin d’être touchées, d’être respectées et de
se sentir bien vivantes.

« Si nous voulons signifier quelque chose à la personne âgée ou lui porter aide, nous devons agir avec affection : écouter sans déformer, proposer sans imposer, vouloir aider et non dominer, inviter à la vie tout en respectant le libre arbitre de la personne. […] Entendre et confirmer les émotions que nous percevons chez la personne âgée, c’est communiquer, mettre en commun soit des différences soit des ressemblances, entrer directement en relation à partir de deux besoins fondamentaux :

  • besoin de se sentir entendue dans ce qu’elle dit, à un moment précis, sans rejet, sans que l’autre  l’enferme ou l’identifie tout entière dans ce qu’elle exprime;
  • besoin d’être reconnue dans son unicité, avec la part de mystères et de possibles qui l’habitent et dans ce qu’elle éprouve. »1

J’accordais une grande importance à l’accueil de la personne en début de carrière dans le but d’établir une belle relation de confiance avec mes clients afin que mes soins leur appor­tent un maximum de bénéfices. J’ai néanmoins compris que, pour les personnes âgées, c’est plutôt elles qui m’accueillent dans leur univers et qui me laissent prodiguer des soins à leurs corps qui souffrent parfois un peu trop.

« Le massage assouplit muscles et articulations, relâche les tensions et permet une plus grande mobilité, permettant à la personne âgée de conserver plus d’autonomie et une vie plus active. Il améliore la circulation sanguine et lymphatique, la nutrition cellulaire et le drainage des toxines. Il augmente la capacité respiratoire, ce qui favorise une meilleure oxygénation des tissus et une plus grande vitalité. Pratiqué régulièrement, il peut ralentir la fibrose des tissus, en préserver un certain temps l’élasticité. Il soulage la douleur, favorise le sommeil », écrit Michèle Guérin, massothérapeute et andragogue, dans Le Massager de novembre 2002.

J’ai quelques clientes avec un beau sens de l’humour qui sont bien heureuses d’avoir enfin quelqu’un pour leur mettre de la crème dans le dos ou pour vérifier leurs grains de beauté, petites taches anodines qui sont bien difficiles à voir quand on vit seul, ce que je fais pour elles avec plaisir. Elles me disent souvent à la fin de la séance que le massage leur a fait du bien et qu’elles se sentent calmes et bien dans leurs corps. Pour une massothérapeute, c’est quelque chose qu’il fait grand plaisir d’entendre.

Ici, quelques avantages de la massothérapie pour les personnes âgées :
• Apporte une détente
• Calme l’agitation
• Diminue la sensation de peur et d’angoisse
• Soulage de la douleur
• Procure un effet calmant et apaisant
• Améliore les relations interpersonnelles

Profitez de la Journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre prochain, pour offrir un massage à une personne âgée que vous aimez et qui compte dans votre vie; un massage enveloppant et tout en douceur, dans un climat de compassion sincère.

1 Extrait de Parole des mains, Monique Zambon

Le massage Momentum d’inspiration Esalen® : un voyage corporel pour savourer le moment présent

Le massage Momentum répond très bien à la clientèle qui recherche, par une détente profonde, un soulagement efficace et durable de ses tensions, mais aussi et surtout une harmonisation globale de tout l’être. En fait, il s’agit du massage antistress par excellence!

Plus que défatiguant, le massage Momentum se veut l’occasion de reprendre contact avec son corps, son unicité. Sa première clientèle étant constituée de personnes en quête d’intériorisation, le massage se doit réconfortant et rassurant. Il se doit également de pouvoir soulager des tensions musculaires, parfois profondes et installées de longue date. Des hommes et des femmes le voient comme un outil privilégié pour combattre le stress. Pour plusieurs, recevoir un massage Momentum, c’est s’offrir un oasis, un ressourcement.

Bien que non curatif, il s’avère un soulagement efficace pour les gens souffrant de douleurs chroniques. Il permet aux gens atteints de fibromyalgie, de maladies arthritiques ou autres, non seulement de soulager en partie leurs douleurs musculaires, mais aussi d’atténuer le volet désagréable de la douleur en gardant une relation positive avec leur corps.

Caractérisé par l’absence de techni­ques manipulatoires précises ou de chorégraphies préétablies, il est basé sur la douceur, la lenteur et, surtout, il vise à développer l’intuition et incite à l’état méditatif. Les longs, lents et fluides mouvements qui lui sont propres sont choisis au moment même du massage et varient selon l’ouverture et les résistances du receveur. Lorsque la personne commence à relaxer et à s’aban­donner, le massothérapeute varie ses manœu­vres en intensité et en vitesse. La séance se terminera par des mouvements amples, orientés vers l’extérieur afin de créer une sensation d’espace.

Étant une approche psychocorporelle, le contact physique des mains chaudes du massothérapeute sur le corps du client peut conduire ce dernier à prendre conscience de la manifestation d’émotions refoulées en lui et de l’importance de les exprimer; celles-ci seront accueillies dans le respect et sans jugement. L’expression de ses émotions refoulées le dégage de ses blocages physiques et lui apporte une meilleure perception de son corps.

C’est avec des mains souples, en utilisant adéquatement le poids de son corps et sa respiration, que le massothérapeute invite le receveur à l’abandon, notamment au relâchement musculaire, et à la redécouverte sensorielle. Donné dans un grand respect de l’intégrité de l’individu, il laisse place à la créativité et à la personnalisation du massage.

Dans sa vision relationnelle, le massage Momentum exige la capacité d’entrer en relation avec écoute et compassion. Il nécessite de voir au-delà des apparences, d’avoir une ouverture du cœur et de l’esprit ainsi qu’un accueil inconditionnel. Il favo­rise l’éveil sensoriel et la confiance mutuelle. Il ne doit jamais dépasser les limites du receveur ni sur le plan physique ni sur le plan émotif.

Une rencontre en massage Momentum débute par une évaluation géné­rale de l’état de santé du receveur. Il existe peu de contre-indications au massage, mais il est nécessaire que le massothérapeute s’assure que le service offert convient bien aux besoins et à l’état du client.

Bien que passive, la personne qui reçoit un massage Momentum participe à un art, celui de la conscience de son être.

Le massage Momentum est directement inspiré du massage Esalen®, une marque déposée. C’est dans les années 1960, à Big Sur, en Californie, à l’institut Esalen®, dans un contexte de croissance personnelle, que les grandes lignes de la technique ont été établies.

Le toucher énergétique : retrouvez l’élan de votre vie pour toute votre vie!

Êtes-vous sensible ou même trop sensible à l’énergie des gens qui vous entourent?

À chaque jour, nous sommes en relation avec les gens qui nous entourent et sommes par conséquent en contact direct avec leur humeur. En fait, nous réagissons à leur énergie. Certains diront même qu’ils en ont été affectés, car ils resteront imprégnés de cette énergie, parfois bonne ou parfois plus lourde.

Qu’est-ce que l’énergie?
Le corps possède une énergie qui circule en nous pour irriguer nos organes. Cette énergie irradie forcément vers l’extérieur; elle forme un champ énergétique – une aura – qui nous entoure et qui assure notre bien-être physique, mental et émotif. Tant que l’énergie circule librement­ dans notre champ externe et à l’intérieur de notre corps, nous sommes bien, physiquement et mentalement. Cependant, les impacts de la vie (choc émotif, chirurgie, accident, etc.) peuvent changer la position de ce champ ou même le resserrer en certains endroits. Il en résulte une circulation énergétique réduite, ce qui entraîne une restriction dans nos modes de penser et nos façons de réagir.

Lorsque nous rencontrons une personne, nos deux champs énergétiques entrent en contact, et nous captons les vibrations réciproquement. Cette sensibilité nous permet de « sentir » l’autre et d’avoir une réponse adaptée à la situation. Elle nous aide à détecter les zones à risque, à réagir, à nous protéger ou simplement à apprécier les bonnes choses et d’être bien. Certaines personnes jugent que cette sensibilité affecte leur vitalité. Elles se disent alors hypersensibles puisqu’elles réagissent beaucoup plus à leur environnement immédiat que la plupart des gens.

Devenir maître de son énergie
Avec des techniques simples et de la volonté, on peut faire en sorte que notre champ décode les vibrations et l’humeur des autres sans en ressentir le contenu émotif. Ainsi, nous pourrons savoir comment se sent notre ami sans vivre toute sa charge émotive.

Cette maîtrise de notre énergie est très précieuse lorsque l’on travaille ou que l’on vit avec des gens tendus ou déprimés. De fait, les gens qui se soucient des autres auront tendance à agrandir leur champ énergétique de façon à toucher énergétiquement les autres et à sentir leurs vibrations. Or, ils auront aussi beaucoup plus de chance de devenir imprégnés de ces vibrations. Il est donc essentiel de gérer son champ énergétique pour rester soi-même et aidant pour les autres.

Légers touchers
Par un toucher subtil, il est possible de dégager les blocages créés dans la structure du champ énergétique. Il est important d’éliminer ces blocages, car ils créeront tôt ou tard des maladies ou des réflexes négatifs dans notre comportement.

La restructuration énergétique s’effectue par de légers touchers sur des points stratégiques pendant que la personne est étendue sur une table de massage. Les barrières qui étaient créées par le champ énergétique disparaissent, et la personne jouit d’une nouvelle liberté d’action. En peu de temps, et sans effort de volonté, la personne retrouve des réactions à la vie beaucoup plus harmonieuses.

Traitement parallèle
L’approche énergétique est tout à fait compatible avec un traitement médical­ classique. Dans cette situation, la médication rétablira l’équilibre chimique d’un organe,  alors que la dynamisation de l’éner­gie vitale stimulera l’équilibre géné­ral du corps et de ses mécanismes de régulation.

En résumé
En tout temps, il vous est possible d’avoir accès à une énergie puissante et dynamique grâce à la restructuration énergétique. Apprendre à maîtriser les échanges énergétiques avec votre entourage est un outil central pour rester libre et créer votre vie à la hauteur de votre potentiel. Retrouvez l’élan de votre vie pour toute votre vie!

Matière à réflexion

Du toucher corporel au toucher émotionnel
Ne plus être touché corporellement, c’est aussi peut-être ne plus être touché émotionnellement ou réduire considérablement l’aspect émotionnel­/sentiment […] La proximité physique entraîne donc des émotions, sentiments, états d’être. L’expression de nos émo­tions et celles des autres est un sujet délicat, puisque notre éducation, notre milieu social et culturel, nous ont «appris» à ne pas les laisser trop transparaître… À dose homéo­pathique s’il vous plait! Juste ce qu’il faut quoi! […] Pourtant qu’est-ce qui rend une relation particulière si ce n’est de pouvoir être un peu plus soi avec cette personne-là, avec moins de contrôle, moins de « retenue », moins de masque social!

Quel plaisir de pouvoir pleurer sur l’épaule d’un ami ou de se prendre dans les bras, d’oser dire qu’on l’apprécie et qu’on l’aime, qu’il compte vraiment dans notre vie. Vivre sous anesthésie émotionnelle, ne fut-ce qu’en être coupé partiellement réduit considérablement le champ de vie, le sentiment d’exister!

Source : Extrait de l’article électro­nique : Vivre sous anesthésie émotionnelle, Marie-Ange Viala-Foulon

De nombreux Canadiens souffrent d’un manque de contacts physiques
Selon une étude menée par la compagnie Vaseline et Léger Marketing, il y a quelque temps, de nombreux Canadiens souffrent d’un manque de contacts physiques. Près du tiers des personnes affligées par cette carence déclarent même ne toucher personne durant une journée, et ce, de façon régulière. L’étude nous apprend également que les Canadiens aimeraient voir le toucher occuper une plus grande place dans leur vie… Et pour cause! […] Les bénéfices du toucher sont nombreux!

Source : Extrait de l’article électronique : L’importance du toucher, Louise Moreau

Pour s’épanouir, un enfant a besoin d’être touché, caressé et massé (Frédérick Leboyer)/

Gynécologue et obstétricien français, il a donné son nom à l’accouchement doux connu sous le nom de méthode Leboyer (naissance sans violence). Deux vidéos à visionner absolument. Écrivez dans Google :
– Naissance sans violence (YouTube). Choisissez la vidéo en français, dont la durée est de 4 h.
– Frederick Leboyer naissance (YouTube). Choisissez la vidéo en français dont la durée est de 21 h 10.

L’eczéma : un conflit de séparation serait à l’origine de la patho­logie
Le décodage biologique des maladies propose d’aborder les maladies d’un point de vue émotionnel. Par exemple, dans le cas de l’eczéma, c’est un conflit de séparation qui est à l’origine de la pathologie. La localisation d’un eczéma est loin d’être anodine, et le cerveau ne « s’amuse » pas à déclencher un eczéma à tel ou tel endroit pour rien ou au hasard. Comprendre la localisation d’un eczéma est simple. C’est la zone qui était en contact avec la chose ou la personne et qui ne l’est plus qui va réagir.

Décodage biologique des maladies : l’encyclopédie des correspondances symptômes-émotions, Christian Flèche, Éditions Le Souffle d’Or

Le dernier bain au lit avant de mourir, peau à peau, âme à âme

Vous avez déjà lavé un nouveau-né seulement avec vos mains et du savon doux? Vous avez ressenti ce contact étroit et merveilleux entre vos mains et la petite vie qui naît à peine et qui vous fait confiance. Petit être vulnérable qui se laisse bercer par l’eau et vos mains. Cette sensation de bien-être, je l’ai ressentie à nouveau, mais dans un contexte tout à l’opposé : la fin d’une vie.

J’ai été infirmière-enseignante durant plusieurs années et j’ai travaillé auprès de gens en fin de vie dans les soins palliatifs. Un matin, je me trouvais avec une étudiante préposée et elle devait donner un bain au lit complet à une dame mourante. Elle se sentait incapable de le faire toute seule, alors je l’ai accompa­gnée. Nous nous trouvions de chaque côté du lit, encadrant la dame en fin de vie. J’ai dit à la dame que nous allions la rafraîchir avec un « bain à l’éponge ». Je me suis rappelée le bain des nouveau-nés et j’ai proposé à mon étudiante de ne pas utiliser de débarbouillette, mais seulement le contact des mains, en utilisant un savon doux sans rinçage qui est spécialement conçu pour faire la toilette des personnes en fin de vie.

Nous voilà donc, entourant la dame, le bol d’eau chaude au-dessus du lit, sur la table de chevet. Lentement, j’ai commencé par mouiller mes mains dans l’eau chaude et laver doucement le visage de la dame… Ensuite, j’ai encouragé mon étudiante à se mouiller les mains, à y verser du savon liquide et à laver le bras droit, tout en douceur, avec des gestes respectueux. Je parlais à la dame, lui donnant la permission de quitter la vie sur la terre… et lentement, respectueusement, nous lavions chaque région de son corps. Ce contact étroit m’a permis de réellement ressentir cette dame plus intimement, dans toute sa vulnérabilité et son entière confiance en nous. J’ai reproduit ces gestes plusieurs fois, encore et encore, et chaque fois, je savais que je touchais l’être dans le plus pur de son cœur et de son âme.

La dernière personne que j’ai hono­rée par ce toucher, c’est ma mère. Je savais que j’allais communiquer avec son âme par ce bain thérapeutique particulier sans obstacle entre ses membres et l’eau. J’ai ressenti en moi un apaisement m’invitant à continuer de prodiguer ces gestes d’amour à ma mère. Jamais je ne pourrai confirmer que ce dernier bain d’amour aura procuré un bien-être total à la personne, mais tout ce que j’ai pu ressentir de vibrations positives et d’émotions positives me confirmera que toucher la peau avec nos mains nues procure un apaisement.

Ayant lavé ma mère, que je connais très bien, je peux avancer que j’ai touché son âme et qu’il y a eu une communication âme à âme durant le bain. C’est comme si je pouvais entrer dans sa peau et toucher un brin de son âme. J’ose ici aller plus loin dans mon expérience en y ajoutant un facteur humain. J’ai déjà assisté à une conférence de Jean Monbourquette sur les deuils, et il nous a parlé du don, celui du décédé ou du mourant. Lorsque la personne se meurt, ayons la force de lui deman­der de nous donner une de ses qualités, qu’elle pourra gentiment nous transmettre afin de perpétuer sa mémoire, et c’est ce que j’ai fait. Pendant la belle sensation de contact peau à peau avec ma mère, je lui ai demandé de me donner son sourire facile.

J’ai eu cette merveilleuse chance de laver la personne la plus importante dans ma vie, ma mère, celle qui m’a donné la vie. Ce don de moi, c’était ma façon de la remercier. Nous avons pu vivre un contact privilégié entre nos deux âmes. Je l’ai ressenti!

Je vous invite tous, si, vous avez un jour la chance d’accompagner un être cher en fin de vie, à le laver avec toute la pureté de votre âme. Vous trouverez dans les centres de soins palliatifs un savon sans rinçage. C’est beaucoup plus facile de laver sans rincer… Il suffit juste de laver et d’essuyer. Je voudrais préciser qu’au moment de laver les organes génitaux, j’ai enfilé des gants et lavé avec une débarbouillette, justement par respect. Je vous invite encore une fois à oser laver la personne chère avec la même humilité et le même amour qu’on le fait pour un petit bébé. Vous en bénéficierez tous les deux.

Je suis touché(e) : une expression qui va droit au cœur

Pas besoin de Cyrano ou d’une épée pour être touché. Je suis, tu es, il est, nous sommes tous touchés, un jour ou l’autre. Que ce soit le spectacle de Fred Pellerin, la tarte au sucre de mamie ou le rire du petit dernier, on réagit à des stimuli par le biais de nos cinq sens. Tout dépend de notre sensibilité.

Être touché, qu’est-ce que cela signi­fie au fond? Simplement qu’on est ému, atteint, interpellé par quelque chose. Si on en croit Le Petit Robert, la connotation affective du verbe toucher ne date pas d’hier. « Procurer une émotion, faire réagir en suscitant l’intérêt » existait déjà au XIIe siècle, époque des châteaux forts, de la lyre à trois cordes et de Richard Cœur de Lion.

Bien que notre façon de nous expri­mer et nos modes de communication aient évolué (texto, courriel, téléphone, etc.), être touché fait toujours partie de notre paysage langagier et colore nos vies au quotidien. Un je t’aime glissé dans une boîte à lunch ou une larme ne laisse personne indifférent et suffit pour toucher quelqu’un.

Au-delà des mots
Outre sa dimension affective, une expression qui génère une émotion agréable fait réagir le cœur, comme l’explique Timao Li, docteur en physiologie cardiovasculaire à Santé Canada: « En réponse à des mots touchants, le cerveau secrète une hormone, la norépinéphrine, un neurotransmetteur qui a pour effet d’augmenter le rythme cardiaque ».

L’inverse est aussi vrai. Un évènement bouleversant tel que l’annonce d’une tragédie, d’un accident ou d’un malheur amène le cœur à battre plus rapidement et imprègne notre mémoire. (Source : http//:lecerveau.mcgill.ca) On se rappelle pratiquement tous de l’endroit où nous étions le 11 septembre 2001 et des horrifiantes images de l’avion qui percute l’une des deux tours. On oublie rarement ce qui nous interpelle.

Qu’est-ce qui nous touche?
En consultant votre entourage, vous constaterez que les exemples sont aussi nombreux que variés. Pour certains, c’est l’être humain, plus particulièrement un nouveau-né, un enfant ou les personnes âgées. Pour d’autres, c’est l’immensité du ciel ou une saison spécifique. Et que dire des fleurs, des marques de sympathie ou d’affection? Pour ma part, plusieurs formes de création me font vibrer, de la prose à la musique, sans oublier le cinéma. « L’art émeut », nous faisait remarquer Victor Hugo, qui en plus de son domaine de prédilection, s’adonnait au dessin et à la photographie. (Source : Petit Robert de la langue française)

En 2005, après avoir surmonté une dure épreuve, je me suis retrouvée au sommet du mont Saint-Michel. Sa splendeur m’a renversée autant que la force qui en émane. À 170 mètres d’altitude, les plus belles voix que j’aie jamais entendues – un chœur de religieuses – m’interpellaient de l’abbatiale. On aurait dit des anges. Entre ciel et mer, j’ai été touchée par la vie, par cette seconde chance qu’elle m’offrait.