Le mouvement mondial « FREE HUGS » c’est quoi?

Une personne propose spontanément des câlins gratuits aux gens dans un lieu public. Cette personne est munie d’une pancarte sur laquelle il est écrit « Free Hugs » ou « Câlins gratuits ».

L’origine du mouvement FREE HUGS

« Vous souvenez-vous de l’homme qui avait lancé les câlins gratuits (en anglais Free Hugs)? L’idée lui est venue quand il a perdu sa mère. En rentrant à Sydney, il voyait des gens émus qui se serraient très fort, alors que lui, personne ne l’attendait à l’aéroport. C’est à ce moment qu’il a décidé de prendre un carton, un crayon-feutre et d’écrire « Free Hugs » pour que lui et tous ceux qui n’avaient pas accès à des câlins sur son chemin passent une meilleure journée… Au cours de cette aventure, il a donné des câlins, il a eu des problèmes légaux, a fait signer une pétition, a recueilli 10 000 signatures et a continué jusqu’à ce que le mouvement se propage à travers le monde. »

Source : Anne Costisella, Les bienfaits des câlins, 20 janvier 2014,  www.mamanpourlavie.com

VIDÉO À REGARDER ABSOLUMENT!!! Free Hugs in Sondrio, Italy vidéo. La musique de fond est la chanson Hallelujah de Leonard Cohen, interprétée magnifiquement par la chanteuse Alexandra Burke. CONDITION : À regarder en plein écran pour que l’infinie tendresse qui se dégage de la vidéo emplisse la pièce.

Un couple enlacé depuis 6 000 ans!

En février 2007, dans le nord de l’Italie, des archéologues ont découvert deux squelettes enlacés dont l’étreinte remonterait à 6 000 ans.

Les deux squelettes se font face, et leurs fronts se touchent presque, leurs bras et leurs jambes sont emmêlés dans une ultime étreinte.

Le 21 janvier, laissons tomber les barrières et ouvrons nos bras!

C’est l’occasion de serrer dans nos bras des personnes que l’on apprécie, mais à qui on ne le dit peut-être pas assez souvent (famille, voisins, amis, collègues…). Les câlins ont des vertus médicales attestées, et les psychologues leur attribuent des propriétés miraculeuses.

Profitons-en!

« Nous avons besoin de 4 câlins par jour pour survivre.
Nous avons besoin de 8 câlins par jour pour l’entretien.
Nous avons besoin de 12 câlins par jour pour croître. »
~ (Virginia Satir, psychothérapeute américaine)

Ose iMAGIner

Comment cultiver l’Amour de soi?
Tout commence par l’Amour de soi, un amour qui devrait nous être inné, mais qui échappe à la plupart d’entre nous. Pourquoi?

Depuis des millénaires, notre âme s’incarne sur terre afin d’évoluer. La décision originelle de prendre forme dans la chair offrait à notre âme l’occasion de se reconnaître et de retrouver son unité avec sa Source.

Mais une fois incarnés, n’ayant aucun souvenir de notre identité, certains d’entre nous ont effectué des choix peu judicieux qui nous éloignèrent de notre nature véritable au lieu de nous unir à elle. Nous avons appris la peur, le contraire de l’amour. Nous avons développé de nouvelles émotions comme­ la haine, la colère, la rancune, la tristesse. Ainsi naquit notre ego, notre côté sombre. Nous nous sommes identifiés à lui, devenant ainsi le contraire absolu de notre être véritable.

Nous nous sommes perdus dans les méandres du monde de l’ego, nous y enfonçant un peu plus à chaque incarnation. De ce fait, des masses d’énergies négatives issues­ de l’inconscient collectif se sont installées sur terre, perpé­tuant d’incarnation en incarnation l’ignorance que nous avons de nous-mêmes.

Heureusement, le réveil a sonné. Le voile se lève peu à peu, nous dévoilant la Vérité. Nous réalisons que nous n’avons jamais quitté notre monde où nous vivions dans l’amour inconditionnel, unis à notre Source. Nous avions tout simplement oublié qu’il était en nous.

Nous pouvons maintenant comprendre qu’étant « unis » à l’Esprit, ne faisant qu’Un avec Lui, nous en possédons les mêmes attributs, soit la sagesse, la puissance et l’amour inconditionnel! Plus nous nous permettrons de reconnaître notre nature­ spirituelle, plus l’Amour de soi s’installera. Car, dites-moi, comment pourrions-nous ne pas aimer l’Amour?

Cependant, pour ceux d’entre nous qui n’ont pas encore vécu un tel éveil, comment faire pour reconnaître la beauté qui nous habite? Comment accepter consciemment ce fait indéniable? Nous sommes tellement habitués à ne voir que nos zones d’ombres que nous sommes littéralement engloutis sous les ténèbres. L’Amour de soi nous échappe alors inlassablement, car nous nous concentrons sur notre ombre au lieu de rechercher notre lumière.

Pourquoi le ferions-nous d’ailleurs? N’avons-nous pas été programmés à ne voir que le petit moi? On nous a tellement répété que nous sommes insignifiants, que nous n’avons aucune­ valeur, que nous avons fini par baisser les bras.

La Vérité est tout autre! Avec la levée du voile de l’oubli, la Vérité nous révèle que nous sommes tous de merveilleuses créatures issues de l’Amour divin auquel nous sommes toujours unis. Nous décou­vrons que nous sommes Amour, tout simplement.­

Concrètement, qu’est-ce que ça signifie? Comment pouvons-nous apprendre à voir la beauté de notre âme? Comment pouvons-nous cultiver l’Amour­ que nous sommes et ainsi nous libérer de notre ego?

Je vous propose un petit exercice. Pensez à une personne que vous aimez beaucoup. Demandez-vous pourquoi vous l’aimez? Quelles sont les qualités, talents, traits de caractère que vous aimez chez elle? Notez vos réponses. Nous y reviendrons.

Répétez l’exercice avec au moins trois autres personnes que vous aimez.

Saviez-vous que pour pouvoir « reconnaître » les côtés lumineux d’une personne, nous devons les posséder?! Comment pourrions-nous les reconnaître sinon? Cette découverte a changé à tout jamais la perception que j’avais de moi-même.

Allons un peu plus loin. Fermez les yeux. Pour chaque qualité inscrite sur votre liste, rappelez-vous un moment où vous avez fait montre de cette qualité. Revivez ce moment, savourez-le. Reconnaissez que vous possédez toutes ces qualités. Souriez. Ressentez cet élan d’amour pour vous, un amour jamais éprouvé auparavant.

Pourquoi est-ce si important de culti­ver l’Amour de soi? Pour que nous puissions évoluer vers la liberté d’être dont nous rêvons tous. La conscience de notre véritable nature nous incite à apprendre à utiliser nos facultés retrouvées. L’Amour de soi nous encou­rage à prioriser notre liberté.

Si nous ne nous aimons pas, nous ne serons nullement motivés à faire les efforts nécessaires pour éliminer notre ego et être heureux.

Sachons que la lumière chasse l’ombre, la joie chasse la tristesse; l’amour chasse la peur; la sagesse chasse l’incertitude, et la reconnaissance de notre pouvoir inné chasse définitivement notre petit moi afin que rayonne notre grand Moi.

Alors, emmitouflez-vous bien dans votre­ Amour, et savourez Votre présence!­

Cocooning

Merci à Luc Labelle

Se blottir, s’installer confortablement pour se prélasser, se ressourcer, trouver un bien-être chez soi, oser se faire plaisir, prendre soin de soi et s’accorder des petits moments de tranquillité : c’est ça, le cocooning. Pour vous y encourager, voici mes suggestions …

Quoi lire?
Immortelle Randonnée : Compostelle malgré moi,
Jean-Christophe Ruffin, Éditions Guérin, 350 pages

Jean- Christophe Ruffin est ­médecin, pionnier du mouvement humanitaire, a été ambassadeur de France au Sénégal de 2007 à 2010 et est l’auteur de romans, dont « Rouge Brésil », prix Goncourt 2001. Il est également membre de l’Académie française depuis 2008.

L’auteur a parcouru à pied, sur plus de 800 km, le « Chemin du Nord » jus­qu’à Saint-Jacques-de-Compostelle­ (Espagne). Il écrit : « En même temps­ que j’en mesurais l’inconfort et que je pressentais les souffrances [que le Chemin] me ferait endurer, j’éprouvais le bonheur de ce dépouillement. Je comprenais combien il était utile de tout perdre, pour retrouver l’essentiel. »

L’auteur mentionne qu’il y a, pendant la marche, « ces instants de pure extase pendant lesquels l’espace d’un simple chant, d’une rencontre, d’une prière, le corps se tend, tombe en morceaux et libère une âme que l’on croyait avoir perdue ».

À la lecture de ce livre, on peut aisément conclure que, quelle que soit la raison pour laquelle on entreprend ce Chemin, on sort toujours de cette expérience enrichi au contact des marcheurs de tout âge et de tout horizon, ainsi que des moments de solitude. Une lecture pour le moins passionnante.

Quoi écouter?
Requiem, Wolfgang Amadeus Mozart, Herbert Von Karajan, Éditions DG (419 867-2)

Le Requiem de­ Mozart a toujours été l’œuvre musi­cale classique que je préfère. S’il est une musique dont on peut dire qu’elle est d’inspiration divine, c’est bien ce Requiem. Il est vrai que j’aime aussi particulièrement le deuxième mouvement du Concerto pour piano no 23­ de Mozart (ma version préférée est celle du pianiste Rudolf Serkin sous la direction du chef Claudio Abbado de l’Orchestre symphonique de Londres), qui fait remonter des émotions au bord de l’insupportable tellement c’est magnifique. Mais son Requiem remporte la palme pour moi.

La charge émotionnelle de cette œuvre est presque douloureuse, tellement elle est pure et vraie. Je pense surtout aux 7e  (« Confutatis ») et 8e (« Lacrimosa ») mouvements.

Du côté de l’art lyrique, j’aurais pu mentionner certaines arias de Maria­ Callas (La Wally) qui mettent en premier plan cette voix « divine ». Du côté de la musique de films, le Mémorial de Michael Nyman (du film Le Cuisinier, le Voleur, sa Femme et son Amant) ou encore la trame musicale du film Qui a peur de Virginia Woolf? (film de 1966 de Mike Nichols, musique d’Alex North).

Quoi regarder?
The Way, La route ensemble, film réalisé par Emilio Estevez en 2010, avec Martin Sheen (121 min.)

Un jeune américain meurt sur le Chemin de Compostelle. Son père, en allant chercher les cendres de son fils, décide de partir sur le Chemin et de le terminer, au nom de son fils. À diffé­rentes étapes, il sème au vent un peu des cendres de son fils. Il va même jusqu’à inscrire le nom de son fils sur la credencial, document obligatoire pour accéder aux refuges pour pèlerins sur lequel sont apposés les tampons que l’on reçoit à chaque étape du Chemin. Arrivé à Saint-Jacques-de-Compostelle (Espagne), il faut présenter ce document dûment tamponné pour obtenir  le certificat de pèlerinage.

Une des meilleures performances de Martin Sheen, le père du réalisateur Emilio Estevez. Un Martin Sheen qui joue ce rôle de façon très introspective. Le père part sur le Chemin en hommage à son fils, mais fait des rencontres qui le marqueront pour la vie. Au départ, le père est très fuyant, ne voulant pas vraiment parler à qui que ce soit sur le Chemin. Avec le temps, il apprend à « marcher ensemble », si l’on peut dire. C’est aussi l’histoire d’un père qui n’a jamais compris son fils et qui, enfin, apprend à le comprendre à titre posthume. Un beau film.

Une rencontre avec… Daniel et Véronique

Entrevue par Carole Verdon

Propriétaires de la maison de thé CHA YI

« Cha yi » signifie l’art du thé en mandarin, et c’est dans cette expression que repose l’essence de notre entreprise.

D’où vient votre passion pour le thé?
(Daniel) – Ma première rencontre avec le thé n’a pas été la meilleure; les thés en sachets n’ont pas du tout réussi à me séduire… et je pensais que le thé se limitait à ça avant d’entrer en contact avec des thés purs d’origine. J’habitais alors en France, il y a de cela plus d’une dizaine d’années, et travaillais sur un vignoble bio. J’y décou­vrais avec plaisir les notions de terroir et de dégustation, la culture millénaire d’un produit aussi noble et passionnant que le vin de qualité. Mais, lorsque le hasard me fit découvrir le thé sous sa version authentique, j’ai été tout de suite conquis! S’ouvrait soudainement à moi un monde proposant les mêmes notions de terroir et de dégustation que m’offrait le vin, mais, avec le thé, s’additionnaient à cela la riche culture­ asiatique, les rituels entourant sa préparation, ses nombreux bienfaits pour le corps et l’esprit, ainsi qu’une philosophie mettant l’emphase sur la paix, l’harmonie et l’humilité, choses que je ne trouvais pas du tout dans le cercle plutôt élitiste et cérébral du monde viticole. Depuis, je n’ai cessé d’explorer cet univers si vaste, cons­tamment émerveillé par sa richesse et sa beauté. Et combien le thé fait du bien aux gens, comme il l’a fait pour moi! Il fait maintenant partie de mon quotidien comme ligne directrice; il ponctue mes journées d’instants précieux de recueillement et de dégus­tation.

(Véronique) – Pour ma part, j’ai découvert le thé au moment où j’ai rencontré Daniel. Nos premiers moments ont presque tous été accompagnés d’un bon thé. J’ai des souvenirs précieux de nos premiers matins ensemble, bercés des rayons du soleil d’automne qui filtraient par le rideau et le sifflement de la bouilloire, le son de l’eau que l’on verse sur les feuilles, la tasse chaude entre mes mains et les effluves d’arômes réconfortants qui se dégageaient de mes premières tasses de thés japo­nais, chinois, taïwanais… Puis j’ai commencé à faire des rêves de thé! J’infusais, je dégustais, je jouais avec les feuilles, même la nuit… signe que j’avais la piqûre, il faut croire! Pendant plusieurs années, je me suis laissée infuser de la passion de Daniel, et nous voilà aujourd’hui dans le prolongement logique de ces premiers instants.

Racontez-nous le début de votre belle aventure.
Le projet de la maison de thé CHA YI a d’abord commencé par une grossesse! Quand nous avons appris que nous attendions notre premier bébé, nous portions déjà le germe d’un projet d’affaires à notre image, nous avions envie de créer un lieu de par­tage qui serait inspirant pour la communauté. Nous avons donc vécu deux grossesses en même temps! Notre passion pour le thé et tout ce qui l’entoure, s’ajoutant à la demande qu’avait l’Outaouais pour une maison de thé spécialisée et un endroit calme où se ressourcer dans le centre-ville de Gatineau, nous a inspiré à ouvrir notre commerce en septembre 2010.

La maison de thé CHA YI comprend la boutique, le salon de dégustation ainsi que l’école du thé. C’est bien cela?
Oui. Ce sont trois éléments importants de l’entreprise qui travaillent en symbiose afin de développer chez les amateurs la connaissance et la passion des thés de terroir, que cela soit en participant à un de nos ateliers sur le thé, en s’asseyant dans notre salon de dégustation afin de savourer infusions et gourmandises ou en venant s’approvisionner en thés et tisanes dans notre boutique. Nous profitons toujours de chaque occasion pour informer nos clients, leur en apprendre encore plus sur les thés qu’ils s’apprêtent à déguster, nourrir leur amour pour cette boisson si bienfaisante.

Qu’est-ce que ça signifie : Vivre l’art du thé?
Pour nous, l’art du thé se vit d’abord intérieurement. C’est une attitude d’ouverture face au thé qui va s’offrir à nous à cet instant. Comme nous avons une tâche importante au moment de l’infusion, le rôle de l’alchimiste qui fera passer le thé de l’état sec de ses feuilles à l’état liquide de sa liqueur, nous nous devons d’être complètement présents, d’être à l’écoute de ces feuilles qui se sont nourries de la terre et du ciel ainsi que du savoir-faire de l’artisan qui a joué le rôle de trait d’union entre les deux. La qualité de l’infusion, l’harmonie et la beauté de son service­ et la paix que tout ce processus engendre ne sont que le résultat de cette présence.

En quoi consiste votre travail comme importateurs de thés?
Chaque année, nous nous rendons en Asie afin de visiter nos producteurs et leurs jardins. À chaque printemps, nous nous devons d’aller à la rencontre de nos amis artisans et produc­teurs afin de nous approvisionner­ en thés de qualité supérieure en Chine, à Taïwan, au Japon ainsi que dans les autres meilleurs terroirs d’Asie. Ces thés ne sont disponibles qu’en petites quantités, car ils sont issus de petites parcelles, produits à échelle humaine, artisanalement et sans utilisation de produits de synthèse. Ces crus exclusifs ne sont normalement pas destinés à être exportés, car les volumes ne sont pas assez importants. Ce sont donc de petits trésors que nous allons dénicher chez des artisans passionnés et très fiers de ce qu’ils font. C’est important pour nous de savoir que nos thés furent produits avec amour et dans les meilleures conditions!

Parlez-nous de votre école du thé
Presque chaque fin de semaine, nous proposons l’une de notre quinzaine d’activités thématiques sur le thé. Ces formations prennent la forme d’ateliers formels ou interactifs traitant des divers aspects du thé, tant ses origines, sa culture, l’art de sa préparation, ses rituels, sa dégustation, etc. C’est le moment pour nous de transmettre encore plus notre passion à des gens qui ont soif d’en apprendre davantage. C’est souvent en approfondissant nos connais­sances­ sur un sujet qu’on est en mesure de l’apprécier à sa juste valeur!­ On y montre des diaporamas de photos de nos voyages, on fait déguster les nouveaux arrivages, on révèle un univers qui, en coulisse, offre bien plus qu’une boisson chaude et stimulante. Les participants y découvrent des coups de cœur, ce qui stimule encore plus leur curiosité.

Qu’est-ce que ça signifie des thés exclusifs aux arômes des plus fins?
La palette aromatique des thés de terroir est presque infinie. Elle va des thés les plus délicats, au caractère printanier rafraîchissant et finement végétal, jusqu’aux thés les plus gourmands, fruités ou boisés, des crus plus réconfortants dans leur profil de saveurs. Ces thés sont bien sûr sous leur forme nature; ce sont leurs propres arômes et saveurs qui apparaissent dans notre tasse. Rien n’aura été ajouté à ces feuilles. Habituellement, plus un thé est de grande qualité, plus ses arômes seront fins et complexes.

Comment entrevoyez-vous l’avenir?
Le thé continue son bel essor dans les pays occidentaux. Les thés de terroir semblent trouver de plus en plus d’amateurs grâce à leur qualité et à leurs bienfaits. Depuis les dernières années, seulement un petit nombre de maisons spécialisées et d’importation comme la nôtre ont vu le jour pendant que de nombreuses grandes entreprises ont flairé ce marché en pleine croissance. Bien qu’elles aient également pour mission de promouvoir la consommation de thé dans la population, elles le proposent trop souvent sous des formes dénaturées, avec l’ajout d’arômes naturels ou artificiels, des fruits, des bonbons, le tout présenté en combinaisons originales pour séduire une clientèle plus jeune. L’avenir nous dira si ces nouveaux amateurs viendront à s’intéresser par la suite à des thés purs et authentiques.

Quelle est votre mission?
Notre mission principale est en quelque sorte d’apporter « la nouvelle du bon thé »! Si approvisionner les amateurs en thés et en instruments d’infusion de qualité qui ne seraient pas disponibles autrement est de toute évidence notre ligne directrice, d’une manière peut-être un peu plus subtile, notre souhait le plus cher est de donner aux gens l’habitude de s’arrêter le temps d’un thé, de ponctuer leurs journées de moments sacrés, de s’intérioriser, de partager au travers du thé. Notre société en a tellement besoin. La course folle du quotidien doit s’arrêter… et, si quelque chose peut aider à trouver notre équilibre à travers­ cette frénésie, nous sommes convaincus que le thé peut contribuer à ce changement d’habitudes pour un retour à l’essentiel.

CHA YI  remporte :
~ en 2011 le premier prix national, catégorie « Commerce », dans le cadre du Concours québécois en entrepreneuriat.
~ le premier prix dans la catégorie « Nouvelle entreprise de l’année » dans le cadre des Prix d’excellence 2013 du RGA.

Rentrer en soi pour mieux se dire…

Je me suis joint à un groupe de parole et de soutien du Réseau Hommes Québec (RHQ) pour la première fois il y a maintenant sept ans. Je traversais alors une période difficile de ma vie et je me sentais complètement égaré et confus. J’étais victime de crises­ d’angoisse affolantes et j’étais habité d’un sentiment d’urgence constant. Mes efforts pour reprendre ma vie en main m’ont amené à faire plusieurs lectures et à demander de l’aide. Ma psychologue m’avait suggéré la lecture du livre Père manquant fils manqué, écrit par Guy Corneau, psychanalyste et cofonda­teur du RHQ. Cette lecture a été bouleversante pour moi. À la lecture des deux phrases suivantes dans les dernières pages du livre : « La tâche des nouveaux hommes est de briser les générations de silence masculin. C’est peut-être l’acte le plus véritablement révolutionnaire que nous puissions accomplir », j’ai été inspiré d’un élan de changement qui ne s’est pas encore essoufflé à ce jour.

Malgré cet élan intérieur et la certitude de vouloir collaborer à briser le silence des hommes, j’ai vite compris­ que la tâche n’était pas simple. Loin d’être magique, ou même une simple question de volonté, il s’agit d’une démar­che d’apprentissage qui demande­ des efforts très importants. Briser le silence des hommes, c’est d’abord briser mon propre silence, sortir de mon isolement émotionnel, avoir le courage d’écouter mon ressenti et d’en parler. J’ai rapidement identifié une grande difficulté à communiquer ce que je ressentais. D’abord, tout simplement parce que je n’arrivais pas à ressentir. À la question toute simple « Comment te sens-tu? », je n’arrivais pas à répondre. Soit je ne ressentais rien, soit je n’avais aucune idée ce que représentaient mes sensations. Lorsque j’arrivais à ressentir, j’avais une grande difficulté à nommer, soit par manque de vocabu­laire, soit par peur d’être jugé, pire ridiculisé. J’avais la croyance que la peur, la peine, la colère, le besoin de reconnaissance, le besoin­ de l’autre étaient des caprices d’enfants. Une fois adulte, je devais être au-dessus de tout ça, d’autant plus que j’étais un homme.

Essentiellement, j’ai compris, à force d’écoute et d’analyse de moi-même, que j’étais paralysé par la honte. Cette honte m’amenait à m’isoler, me cacher, m’éloigner de moi-même sur le plan émotionnel. J’avais honte d’avoir besoin des autres, j’avais honte de me sentir vulnérable, j’avais honte de ne pas être à la hauteur et j’avais honte d’avoir peur. Ça été très difficile pour moi de m’avouer vulnérable alors que­ cela me plongeait dans un sentiment de honte, un sentiment que j’ai toujours cherché à éviter à tout prix. J’étais pris dans la spirale de la honte et de l’isolement.

C’est au sein d’un groupe du RHQ que j’ai trouvé un milieu favorable pour m’apprivoiser, et cela, à mon rythme. J’ai trouvé essentiel d’être accueilli sans conseil ni jugement lorsque je me dévoilais. Aujourd’hui, je suis généralement beaucoup plus en paix intérieurement. Lorsque ce n’est pas le cas, j’ai le courage de m’arrêter et de tourner le regard vers l’intérieur afin de bien sentir et comprendre ce qui se passe. J’ai développé des relations beaucoup plus authentiques, autant en amour qu’en amitié, je m’affirme plus et je suis en paix avec l’homme que je suis.

Un groupe du RHQ[1], c’est un laboratoire, un espace d’expérimentation, avec des règles qui favorisent l’inti­mité et la confiance, de même que la confidentialité, le respect et l’égalité. Le RHQ ce n’est pas de la thérapie, car les groupes ne sont pas dirigés par un intervenant. Toutefois, on dit­ souvent que la participation à un groupe a un effet thérapeutique. C’est une démarche qui demande de l’engagement et du courage, donc une certaine dose d’effort et de discipline. Croyez-moi, les bénéfices sont énormes! Je suis comptable professionnel agréé et je suis convaincu que le meilleur investissement qu’on puisse faire, c’est d’investir en soi!

1Pour obtenir des informations et/ou adhérer à un groupe en Outaouais
Ligne sans frais: 1-877-908-4545

Courriel : rhq.outaouais@gmail.com

Le pouvoir de guérison du son

À huit ans, victime d’un traumatisme psychologique, j’ai pris refuge dans la forêt derrière ma maison natale. C’est dans cette vaste cathédrale verte que j’ai réussi à guérir ma blessure émotionnelle et à développer un grand amour pour la nature, l’activité physique et la contemplation. C’est là qu’est née ma passion pour le pouvoir guérisseur de la nature.

Bien qu’étant la fille d’un médecin et d’une infirmière, la guérison naturelle des maladies physiques autant que psychiques m’a toujours fascinée, et je voulais vraiment en connaître davantage au sujet de la connexion corps-esprit. C’est donc après de nombreuses observations dans mon propre petit laboratoire de la « vie » que j’ai choisi de poursuivre des études en loisirs thérapeutiques pour en apprendre plus sur le potentiel humain.

Tout vibre dans l’Univers. Pour reprendre la phrase d’Albert Einstein : « Tout est énergie » ou « tout est vibration ». Tout ce qui bouge vibre, de la plus petite molécule jusqu’à l’Univers. D’ailleurs, chaque être humain possède un niveau vibratoire. Je compte parmi ceux et celles qui croient que notre niveau vibratoire peut être élevé par la pratique de certaines activités : rire, sourire, chanter, bouger, faire ce qui nous passionne, prononcer des affirmations positives, s’aimer, respi­rer consciemment et profondément, méditer, manger sainement, contempler, entrer en contact avec mère Nature, prononcer le son OM, se rendre dans un haut lieu énergétique… la liste est longue. J’aimerais ajouter à cette liste l’écoute active des bols chantants de cristal.

La rencontre d’un être très spécial qui a changé ma vie
En 2007, je me trouvais sur le campus de l’Université Saint-Paul à terminer une maîtrise en psychologie du sport. Sur un des babillards, j’ai aperçu une affiche annonçant un concert de bols chantants de cristal et gongs donné par un dénommé David Hickey. La photo montrait le musicien assis sur le plancher, entouré de ses instruments. Je me suis alors revue à l’âge de huit ans, dans ma forêt, entourée de mes cèdres, bouleaux et conifères. J’ai ressenti une affinité immédiate pour cet homme et j’ai compris à ce moment précis que je devais assister à son concert. L’émotion que j’ai ressentie pendant ce concert « méditatif » dépasse les mots. Les sons que David réussissait à créer avec ses bols se sont transformés en un véhicule dans lequel je me suis sentie transportée vers un monde cosmique. Entendre la musique de cristal est une expérience unique qui se vit dans chacune de nos cellules et à tous les niveaux de notre Être. Ceci m’a été confirmé en lisant ce qui suit sur le site d’Énergie harmonique : « Lorsqu’un bol vibre, le son se fait énergie et élève les vibrations d’une pièce, d’un lieu, d’une personne. Les sonorités d’un bol chantant correspondent aux ondes ALPHA générées par le cerveau en état méditatif. »

Par la suite, j’ai fait une recherche active pour connaître les effets thérapeutiques des bols chantants de cristal. J’ai découvert, entre autres, qu’ils agissent comme des portails vers une autre dimension. Il est fortement recommandé de ne pas faire l’écoute des bols de cristal en conduisant sa voiture.

C’est en faisant vibrer le bol de cristal grâce au frottement d’un archet spécial sur son pourtour que le bol entier entre en résonance, chante et émet une vibration qui se transmet à toute l’eau du corps. Nous sommes constitués à 70 % d’eau. Quand on sait que le son voyage quatre fois plus vite dans l’eau que dans l’air, pas étonnant que les études scientifiques démontrent que les sons peuvent produire des changements dans les systèmes immunitaire, endocrinien, nerveux et autres. Alain Boudet, docteur en sciences physiques, thérapeute psycho-corporel et enseignant en éducation vocale, explique que « l’oreille n’est pas le passage obligé pour transmettre le son jusqu’au cerveau; la peau et les os en sont également des voies efficaces ». On peut également lire, sur le site d’Espace Zénitude, que « les vibrations générées par les vaisseaux de Cristal de Quartz activent nos cellules et touchent notre ADN ».

La musique des bols est une forme de la Médecine dite vibratoire, car les chants vibratoires du cristal des bols étendent leur action dans nos différents corps, rééquilibrent et rechargent les énergies des chakras.

Partez à la découverte des effets guérisseurs des bols de cristal soit à travers des écrits, un atelier, une visite à la mine de cristal, à Sherbrooke, soit la simple écoute d’un disque compact ou en participant à un concert. Bonne découverte et bonne guérison!

« Les sons envoûtants des bols […] réveillent en nous les émotions d’anciennes mémoires qui touchent l’essence même de notre Être. [C’est] une reconnexion avec la Source même de notre création. [Les sons] se ressentent et se vivent, s’intègrent au plus profond de nous, nous permettant ainsi de nous immerger dans un véritable océan de son de Lumière, et de nous connecter aux fréquences élevées qui sont propres à chacun d’entre eux. » (Univers Harmonie)

Vaincre l’anxiété par l’hypnothérapie

Souffrez-vous ou avez-vous déjà subi les revers de l’anxiété? Qui connaissez-vous dans votre entourage qui en souffre? Saviez-vous que les troubles anxieux affectent en moyenne jusqu’à 12 % de la population nord-améri­caine, allant jusqu’à causer un handicap de léger à grave? (Source : Agence de la santé publique du Canada)

Notre société moderne regorge de plus en plus de maux de toutes sortes. Nous existons dans un monde trépidant tant par son côté stimulant que par son côté stressant. D’ailleurs, l’environnement actuel demande de nous adapter sans cesse à un nouveau mode de vie.

De nos jours, apprendre à nous adapter est devenu une activité en soi. Cependant, il faut reconnaître qu’au-delà des troubles anxieux de l’Homme moderne, des outils thérapeutiques inestimables demeurent à sa portée. C’est au siècle passé que Milton Erickson, psychiatre et psychologue américain, redonne un souffle nouveau à l’hypnose par la recherche d’une toute nouvelle approche. En fait, selon celle-ci, l’humain est un réservoir considérable de ressources par le biais de son subconscient; il est à la fois capable de réaliser de grandes transformations et de vivre des états d’éveils au cours de son existence. Par contre, il a également le pouvoir de retourner contre lui ses nombreux attributs, c’est-à-dire de faire d’un véritable joyau une arme d’autodestruction.

À l’âge de 17 ans, Milton Erickson contracta une forme grave de poliomyélite. Un soir, après que le médecin eut quitté la maison de la famille Erickson, Milton apprit en sourdine qu’il ne lui restait que quelques heures­ à vivre. Ce dernier demanda alors à ce que l’on tourne son lit afin qu’il observe pour une dernière fois le coucher du soleil. Cette observation le conduisit à vivre sa toute première expérience d’autohypnose par la simple fixation du regard sur l’arbre qui se trouvait devant sa fenêtre. Quelque temps plus tard, à la suite d’un coma de trois jours, Milton se réhabilita en meublant son temps en observant les membres de sa famille. Il découvrit par l’observation qu’il fit de ses sœurs que le langage verbal était souvent dissocié et contraire à la pensée consciente, car le corps exprimait tout autre chose.

En réalité, ce que Milton découvrit de si spectaculaire, c’est que tout ce que nous ressentons émotionnellement se loge inévitablement dans le­ subconscient, c’est-à-dire dans le­ corps physique! Par conséquent, comment se fait-il que nous ne gardions aucun souvenir conscient de ce que l’inconscient emmagasine dans le subconscient? En fait, la rapidité à laquelle travaille l’inconscient est déconcertante. Voici quelques chiffres. « Onze millions d’unités d’in­for­mations : c’est la quantité de données que notre cerveau est capable de percevoir simultanément. De la température ambiante aux couleurs qui vous entourent, vos sentiments, ceux de vos interlocuteurs, l’heure de la journée, la position des objets autour de vous, leur orientation, les textures, le bruit ambiant, le goût sont autant de choses que nous pouvons « recevoir » en même temps; 200 000 informations dont nous n’avons­ pas conscience sont traitées par le cerveau à chaque seconde. Seules 40 de ces informations arrivent dans notre partie consciente. »1

L’hypnothérapie et les troubles anxieux
Les troubles anxieux surgissent la plupart du temps sans que nous en comprenions l’origine et la provenance. Dans ce cas, l’hypnothérapie demeure un outil très propice au rétablissement de la santé. Elle permet non pas d’analyser la cause ou la problématique, mais simplement de libérer les surcharges émotionnelles inconscientes non gérées et accumulées avec le temps.

Le processus est fort simple. Puisque l’inconscient demeure le seul responsable des états anxieux engendrés au fil des ans, il faut donc s’adresser à lui afin qu’il fasse le travail inverse : libérer les surcharges émotionnelles. Pour ce faire, le client est guidé vers un état de détente profonde afin de dissocier le moi rationnel de l’inconscient. C’est en favorisant une relaxation avancée que nous permettons au mental de ne plus interférer dans le processus de libération émotionnelle. Pendant la durée du travail, le moi rationnel demeure présent, mais discret. C’est ce qui permet de travailler librement et de se souvenir de l’ensemble de la séance hypnotique.

Ce qui est merveilleux avec ce type d’outil thérapeutique, c’est que les effets­ secondaires sont absents et que tous peuvent en bénéficier : petits­ et grands. En somme, vivre une séance d’hypnothérapie, c’est apprendre à s’offrir du temps pour soi tout en favo­risant l’équilibre et le maintien de sa santé physique, émotionnelle et spirituelle. Alors, pourquoi attendre encore?

1Tiré de l’article : On analyse votre cerveau :­ des notions de neurologie utiles aux mentalis­tes, paru sur le Web.

Les accords toltèques : devenir l’artiste de sa vie

Les quatre accords toltèques

Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition
Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.

Faites toujours de votre mieux
Votre « mieux » change d’instant en instant.Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Joyau du développement personnel et best-seller planétaire, Les quatre accords toltèques a été vendu à quatre millions d’exemplaires et traduit en quinze langues. En 1997, le chaman mexicain Miguel Ruiz signe une centaine de pages qui révèlent au monde un savoir gardé secret pendant des siècles. La sagesse ancestrale d’un­ peuple de nomades ayant vécu au premier millénaire de notre ère a traversé le temps pour nous offrir des clés essentielles donnant accès au bonheur, à la liberté et à l’amour. On appelait ces sages les toltèques, mot qui signifie artistes, car ils étaient renommés pour la beauté de leur art et de leur architecture.

Miguel Ruiz explique d’abord que notre vie est façonnée par une multi­tude d’accords ou d’ententes que nous avons inconsciemment adoptés de par notre éducation, notre culture et notre religion. Ceux-ci ont construit autour de nous, peu à peu et à notre insu, des murs de croyances, de pensées et d’interprétations qui nous emprisonnent et vont à l’encontre de ce que nous sommes.

Afin de vivre heureux et en paix chaque jour, la voie toltèque propose d’intégrer quatre nouveaux accords qui vont s’infiltrer et semer le doute dans cette construction erronée de la réalité que nous avons érigée. Ces accords sont des pactes, des engagements personnels qu’on tente de respecter, tel un code de vie. Leur grande simplicité n’a d’égal que leur grand pouvoir de transformation.

Ces nouveaux accords nous libè­rent des croyances limitatives qui défor­ment­ notre perception de la réalité­ et nous maintiennent dans l’insatisfaction et la souffrance. Tout se passe comme si nous avions fait nôtre une image fausse de nous-mêmes­ et du monde; comme si on avait installé en nous et malgré nous un logiciel qui dicte nos réactions, des moindres détails de notre vie jusqu’aux événements les plus marquants.­ En effet, nos conditionnements reçus par le biais de la culture et de l’éducation ainsi que nos projections personnelles nous voilent la simplicité de la réalité.

Vient un jour le temps de passer à la déprogrammation! Ouf! Enfin! En portant une attention vigilante à la pratique de ces accords, on sent se tracer en soi le chemin vers l’intégrité et l’authenticité, deux ingrédients garants de ce bonheur, de cet amour et de cette liberté qui nous sont innés. N’est-ce pas là une bonne nouvelle? En effet, ces derniers appartiennent d’emblée à notre vraie nature. Ainsi, la maîtrise des accords toltèques nous conduit de façon efficace à la déconstruction de tout ce que nous ne sommes pas pour enfin révéler la beauté unique de notre être. L’estime de soi naît de la sensation d’être authen­tiques et de la cohérence entre notre ressenti, nos discours et nos actions.

Nous pouvons avoir confiance en ce processus qui a le potentiel d’améliorer grandement la qualité de notre vie et de nos relations. Bien qu’il m’ait fallu plusieurs années de pratique avant que les accords toltèques s’intègrent profondément dans ma façon de vivre, je me rappelle ma joie à la suite de la lecture du livre; je tenais les clés du bonheur dans la paume de ma main! Les accords toltèques invitent chacun d’entre nous à devenir l’artiste créateur et le digne interprète de ce cadeau inestimable qu’est la vie.

NOTE : Le cinquième accord : « soyez sceptique et apprenez à écouter » a été révélé plus tard et est le sujet d’un deuxième livre. Il nous invite à être attentifs au véritable message qui se trouve derrière les mots. Il utilise­ le pouvoir du doute pour éclairer la vérité. Ceci est vrai autant pour les paroles qu’on entend des autres que celles qu’on entend à l’intérieur de soi.

« Si vous respectez ces 4 accords, votre vie sera magnifique!  » Don Miguel Ruiz

La Méditation – S’éveiller à sa sagesse intérieure

Ce que j’adore de la méditation, c’est la façon dont elle transcende tous les dogmes et croyances et nous éveille à notre propre intelligence innée. En fin de compte, la sagesse se trouve à l’intérieur de nous, et non dans un livre ou dans un concept religieux ou philosophique. Alors, quelle meilleure­ façon de découvrir les vérités subtiles, universelles et ultimes qu’en cheminant à l’aide de la méditation! Se fier à un bon guide assure un soutien indispensable, et c’est pour cette raison que pratiquer la méditation selon une tradition authen­tique peut nous aider énormément. Personnellement, je pratique la méditation selon le bouddhisme tibétain. Il est intéressant de noter que le Bouddha lui-même encourageait ses disciples à toujours tester ses paroles par rapport à leur propre expérience pour voir si elles étaient vraies ou non.­ Dans notre cheminement vers l’éveil, il est important de vérifier la validité des enseignements en nous fondant sur notre propre expérience, de les réaliser et de les intégrer à notre être. La méditation sert justement à faire cela.

La méditation est universelle et acces­sible à tout le monde. Elle ne coûte rien et elle nous aide dans la poursuite d’un objectif universel commun : le bonheur. Tous les êtres, à l’infini, sans exception, recher­chent le bonheur sous une forme ou une autre. La petite fourmi qui transporte une énorme miette sur son dos ou un président qui commande l’invasion d’un autre pays ont tous les deux le même but : être heureux. Malheureusement, malgré notre désir profond d’accéder au bonheur, nous créons souvent notre propre malheur. Nos gestes, paro­les et pensées ne sont pas toujours en harmonie avec notre intention, et le résultat est souvent douloureux.

Comment la méditation peut-elle donc nous aider? Eh bien, la méditation nous permet tout d’abord de ralentir et de concentrer notre esprit, ce qui fait du bien en soi. En portant attention continuellement à notre respiration, nous permettons à notre esprit de devenir graduellement plus stable et plus clair. Nous sommes moins tiraillés à gauche et à droite par chaque pensée. En nous identifiant à notre souffle éphémère, mais ponctuel, nous nous sentons de plus en plus soulagés, physiquement et mentalement. Avec chaque expiration, nous lâchons prise davantage de l’imaginaire en faveur de l’actuel et nous embarquons de moins en moins dans les histoires que nous murmure notre mental. En observant nos pensées et en reve­nant au moment­ présent encore et encore, nous cultivons le pouvoir de rester centré même quand les situations deviennent intenses. Au lieu de succomber au mode réflexe de nos émotions, nous demeurons comme une montagne, « in-ébranlé » par les tempêtes. Cette technique qui s’appelle « Shamatha », mot sanskrit qui veut dire « cultiver la paix » ou « demeurer dans un état de calme », nous donne un esprit plus tranquille, souple, puissant et utile.

Quand je donne mes cours d’intro­duction à la méditation, nous commençons toujours par cette pratique. Elle et si simple qu’elle s’avère accessible à tous. En même temps, elle est si profonde qu’elle peut changer une vie.

Avec la stabilité provenant de la pratique régulière d’une telle technique, tous les aspects de notre vie sont affectés, positivement parlant. Par exemple, quand nous travaillons, nous sommes plus efficaces, car moins distraits. Quand quelqu’un nous parle, nous sommes plus à l’écoute, car moins influencés par notre bavardage mental. Nous dormons mieux puisque nous maîtrisons davantage notre anxiété. En même temps, par notre conscience croissante, nous comprenons de plus en plus comment fonctionne notre esprit.­ Quand nous mettons une loupe sur notre expérience, toutes nos habitudes, névroses et confusions deviennent plus amplifiées et évidentes — ce qui est, en fait, une très bonne nouvelle! Nous discernons de plus en plus clairement la relation entre nos croyances, nos réactions/émotions, nos comportements et les bienfaits et conséquences qui appa­raissent par la suite dans notre vie.

Grâce à cette nouvelle compréhension, combinée avec notre nouvelle capacité de choisir, nous avons alors l’opportunité de faire un beau ménage­ intérieur. Chaque fois que nous n’embarquons pas dans notre pensée discursive mais qu’à la place nous lâchons prise, nos tendances mentales dérangeantes s’affaiblissent peu à peu, et le vrai pouvoir, la clarté et la stabilité de notre esprit prennent le dessus. Nous développons également la possibilité de cultiver des émotions nobles et des états positifs tout en abandonnant ceux qui nous ennuient.

Outre tous les bienfaits de cette pratique fondamentale, celle-ci nous permet également d’entreprendre toutes sortes de pratiques bénéfiques. Lorsque nous avons déjà stabilisé notre esprit par la pratique de Shamatha, nous avons maintenant la possibilité de tirer le maximum des bienfaits d’autres types de méditations, comme des contemplations, des visualisations ou des analyses méditatives. Nous pouvons alors utiliser notre esprit efficacement dans la poursuite d’objectifs spirituels autant que mondains. Cela nous aide non seulement à cerner les causes et effets­ relatifs souhaitables, mais aussi à nous rapprocher davantage de notre nature absolue, libre et éveillée.

Le Bouddha, qui a tout compris à travers sa méditation, nous a appris que la source de toutes nos souffrances est l’ignorance. Qu’est-ce que nous ignorons? Tristement, nous igno­rons qui nous sommes vraiment, quelle est notre vraie nature. C’est-à-dire que nous ne voyons pas au-delà de nos habitudes, de nos croyances et de nos émotions négatives, bref, de notre ego. Nous ne voyons pas que nous avons tous une nature de bonté­ absolue qui est tout simplement cachée. Cette nature, que nous appe­lons parfois la bonté fondamentale ou notre nature éveillée, est comme le vaste ciel bleu qui est temporairement recouvert par des nuages. La méditation sert à dissiper les nuages ombrageux et à inviter les nuages blancs et légers. Avec le temps, elle nous permet de voir à travers tous les nuages peu importe leur appa­rence. Là, nous découvrons l’espace lumineux, le beau ciel bleu, vaste et joyeux de notre être véritable.

Les champs électromagnétiques (CEM)

C’est quoi le problème?
Ces champs, électriques et magné­tiques, sont générés par les réseaux­ électriques, une mauvaise « mise à la terre » (soit le piquet qui évacue le courant électrique dange­reux), les transformateurs de courant, le wi-fi, les fours à micro-ondes, les sèche-cheveux, les aspirateurs, les rasoirs­ électriques, les réfrigérateurs, les téléphones et antennes cellulaires… L’omniprésence de l’électri­cité­ au Québec fait de notre province le territoire le plus exposé aux CEM dans le monde!

Quels effets sur la santé?
L’Organisation mondiale de la santé­ (OMS) vient de reconnaître (31 mai 2011) les liens potentiels entre CEM et cancer. On a par exemple de fortes raisons de croire que le risque de leucémies infantiles est plus grand pour les enfants fortement expo­sés aux champs magnétiques (transformateurs, réfrigérateurs, défauts­ d’installations électriques, pylônes).­

Que faire pour y échapper?
C’est difficile, les ondes électroma­gnétiques sont partout. Néanmoins­ : évitez de dormir ou de passer de longues heures la tête à côté d’appareils électriques allumés (réveils,­ téléphones, appareils en veille); faites inspecter l’entrée électrique (dont la « mise à la terre ») de votre maison pour corriger les erreurs de câblage. Dans la chambre : ni cellulaire, ni radio-réveil fonctionnant au courant AC, ni  téléviseur! Utilisez les oreillettes filaires pour le téléphone cellulaire et ne vous déplacez pas en téléphonant (les ondes émises sont beaucoup plus fortes). Evitez le wi-fi ou au moins éteignez-le quand vous ne l’utilisez pas. Supprimez le four à micro-ondes, surtout s’il est vieillissant! Et renoncez à offrir un téléphone cellulaire à votre nièce de dix ans et demi. Le cerveau des enfants est particulièrement sensible aux ondes.

Les hautes fréquences transitoires (HFT)
C’est quoi le problème? Les HFT font partie des CEM. Elles sont générées par les lampes fluo-compactes et les appareils électroniques (téléviseur, laveuse, gradateurs de lumière…). Cette électricité à haute fréquence dans les réseaux peut affecter la santé.­

Quels effets sur la santé?
Les HFT peuvent provoquer des problè­mes de glycémie et de géno­toxicité (d’où risque de cancers).

Que faire pour y échapper? Idéalement, il faudrait renoncer au tout-électronique… En attendant, vous pouvez acheter des lampes DELs et non fluocompactes (voir « S’éclai­rer »),­ renoncer aux gradateurs de lumières, éteindre complètement les appareils en veille et ne pas dormir à côté de sa télé, même éteinte.

Source : Écohabitation