Les bienfaits du coloriage

Les livres de coloriage gagnent en popularité auprès des adultes depuis quelques années. C’est ainsi qu’on trouve, dans le palmarès des meilleures ventes en librairie, des livres « anti-stress » qui présentent des dessins non enfantins, parfois même très complexes et exigeant beaucoup de précision. Pourquoi cet engouement pour le coloriage? Parce que les gens ont de plus en plus besoin de retourner au papier? Parce que le coloriage nous permet de prendre rendez-vous avec nous-mêmes? Et si ce n’était que la démarche et le plaisir qui comptaient?

Pourquoi colorier?
Le coloriage se pratique à notre propre rythme, où que nous soyons. À la maison, au bureau, dans un parc, nous n’avons besoin que d’un cahier et de crayons. C’est non seulement une activité peu coûteuse et facile d’accès, mais le fait de colorier ne nous place pas devant le même stress que lorsque nous nous trouvons face à une page blanche. Cela signifie que le coloriage ferait appel à notre créativité sans pour autant que cela nous mette de pression : nul besoin d’être un artiste pour savoir colorier.

Le coloriage est également un acte gratuit dont la seule finalité est l’instant passé à l’accomplir. Il se pratique seul ou en groupe et peut même combler les écarts entre les générations puisqu’enfants et grands-parents peuvent s’y adonner dans un moment de partage et de complicité. Le coloriage permet de se détendre, de se vider la tête et, pendant que nous nous concentrons sur le dessin et sur le choix des couleurs, cela crée un espace en nous comme en ceux qui pratiquent la méditation. Cette évasion nous détend et nous libère donc de la tension mentale. C’est peut-être ce qui expliquerait que cela nous aide à lâcher prise et à plonger dans l’ici et maintenant, mais aussi à nous connecter à notre monde intérieur, dans un état de pleine conscience.

Pour colorier, nous ressentons parfois le besoin de nous isoler afin d’entrer en relation avec nous-mêmes. C’est aussi une façon de retourner à l’enfance et au bonheur tout simple de mélanger des couleurs. D’ailleurs, cette explosion de couleurs sur la page nous donne la liberté de verbaliser nos émotions et de calmer nos angoisses. Ainsi, au terme de notre coloriage, en plus d’avoir maintenu notre mobilité fine, nous avons non seulement passé un bon moment, mais nous avons également amélioré notre estime de soi en commençant et en terminant une œuvre créative.

Quelques ouvrages

Claudette Jacques présente une collection de livres qui permettent d’explorer un thème en particulier au moyen de 15 mandalas à colorier. Chaque livre est un outil d’accompagnement pour diverses situations, comme la grossesse, le deuil, les enfants ou le pardon, et certains thèmes sont regroupés dans un seul ouvrage (Le Grand Livre à colorier des Mandalas). Dans son dernier livre, Mandalas pour expérimenter… Ho’oponopono, l’auteure propose des dessins mandalas explorant cette méthode ancestrale hawaïenne qui nous sert à libérer les mémoires qui encombrent notre subconscient. Les avantages de cette collection : chaque dessin est accompagné d’une réflexion sur le thème, et les lignes de chaque mandala sont très pâles, ce qui donne, au final, un résultat des plus spectaculaires.

Jardin secret : carnet de coloriage et chasse au trésor antistress. Johanna Basford en a vendu plus de 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Les dessins sont complexes, un peu fé­ériques et représentent des animaux, des fleurs et des jardins tous plus magnifiques les uns que les autres. D’une page à l’autre, c’est un projet qui commence, une aventure qui ne demande que les couleurs de notre imagination. Même si les dessins sont recto-verso sur chaque page, le papier résiste bien à nos « gribouillages » et même aux crayons-feutres. Un plaisir à s’offrir absolument du coloriage.

Pour ne pas alourdir le texte, les références seront fournies sur demande.

Autre référence : https://coloriages-enfants.fr/bienfait-coloriages-pour-enfants/

La simplicité volontaire : acte de foi et conscience environnementale

La simplicité volontaire est un choix délibéré, une initiative généralement individuelle, quelques fois associative. Elle n’est ni la pauvreté ni le sacrifice. Elle est un mode de vie qui consiste à réduire volontairement sa consommation et les répercussions que celle-ci engendre en vue de mener une vie plus centrée sur des valeurs familiales, communautaires, écologiques ou spirituelles. Courant social, art de vivre ou philosophie, la simplicité volontaire privilégie le bonheur intérieur, de préférence à l’aliénation consumériste qui est incompatible avec la préservation de l’environnement.

Plus que jamais, la portée la plus évidente d’un tel engagement est peut-être son incidence écologique. Et si la solution à l’impasse environnementale que nous avons créée passait par ce choix du minimalisme, cette conscience planétaire, cet engagement citoyen? Les scientifiques ne cessent de sonner l’alarme, et la planète ne cesse de nous envoyer des messages que notre système capitaliste égocentrique feint d’ignorer. Le Rapport Planète Vivante 2016 du Fonds mondial pour la nature établit qu’en moyenne 58 % des espèces animales ont disparu depuis 1970. Insidieusement, nous nous sommes habitués à cet environ­nement de plus en plus stérile où papillons, grenouilles, oiseaux et autres abeilles deviennent rarissimes, où les cours d’eau et les océans se dépeuplent à un rythme effarant.

S’engager à réduire sa consommation consiste parfois à naviguer à contre courant, mais quel acte de bravoure, de fierté intérieure, de responsabilité morale face à ceux et celles qui nous suivront! Discerner le nécessaire du superflu, être en harmonie avec ses valeurs, réduire son empreinte écologique et réaliser qu’une croissance infinie dans notre espace géographique limité est une utopie. Réduire sa consommation a également plusieurs avantages sur le plan personnel. En effet, avoir besoin de moins d’argent peut nous permettre de travailler moins, d’avoir plus de temps pour soi, sa famille et ses amis, de réduire son niveau de stress, d’améliorer sa qualité de vie, de recycler et de réparer les objets plutôt que de les jeter ou de les remplacer, d’entretenir son réseau social et de s’impliquer dans sa communauté.

La consommation excessive de biens matériels est une course au bonheur, un bonheur illusoire et inaccessible puisqu’extérieur et non durable, donc toujours à renouveler. Pourtant, le vrai bonheur n’a pas de cause, et celui là, c’est à l’intérieur de soi qu’il faut le chercher. Et dans le tohu-bohu trépidant de nos villes, il semble que les espaces verts et les moments de silence soient de plus en plus rares, deux éléments dont les êtres humains ont fondamentalement et naturellement besoin.

La simplicité volontaire est pourtant un luxe puisqu’il est un choix délibéré généralement fait par les classes moyennes ou aisées. Mais il y a aussi ceux pour qui la simpli­cité est involontaire, ceux parmi les moins nantis qui n’ont d’autre option que de vivre avec le strict minimum, ceux pour qui le destin a été moins généreux, ceux dont le lieu de naissance a réduit les possibilités. Ces gens-là méritent tout autant la dignité, la considération, le respect et la solidarité des hommes.

Le XXIe siècle sera spirituel ou ne sera pas! Cette phrase qu’André Malraux a prononcée dans les années 1950-1960 pourrait bien se révéler prophétique. En effet, le ralentissement de l’économie mondiale et la popularité sans cesse croissante en Occident des philosophies orientales, notamment le bouddhisme, semblent aller dans ce sens.

Puissions-nous vivre simplement pour que d’autres puissent simplement vivre. Mahatma Gandhi

« Ch’te dit qu’à soir dans mon p’tit cœur, y fait frette » — Dédé

Bien que le changement d’heure ait quelque peu perturbé notre rythme biologique, notre sommeil et notre humeur, les journées grises à venir auront certains effets plus prolongés en raison des courtes journées de soleil durant les mois de novembre, décembre et janvier. Même si nous serons tous un peu affectés par le manque de luminosité et de soleil, certains deviendront complètement dysfonctionnels.

La dépression saisonnière
Elle est catégorisée comme un trouble affectif lié au manque de lumière naturelle, occasionnant une diminution de la synthèse de la vitamine D et une sérieuse baisse d’énergie mentale et de motivation à être actif. Bien que les mécanismes exacts de la dépression saisonnière soient encore mal compris, l’état de déprime serait dû à un déséquilibre biochimique dans le cerveau impliquant la mélatonine. Hormone du sommeil, celle-ci joue un rôle primordial dans la régulation du rythme biologique (cycle circadien) et de l’humeur. En l’absence de lumière, le corps augmente la production de mélatonine, déclenchant un état de fatigue et menant au sommeil. La présence de la mélatonine réduit considérablement la production d’endorphines et de sérotonine. Le manque de soleil, lui, réduit la synthèse de la vitamine D.

Les endorphines ont plusieurs effets bénéfiques : euphorique, anxiolytique (diminue stress et anxiété), antalgique (antidouleur) et antifatigue. La sérotonine, quant à elle, est notre antidépresseur naturel, tandis que la vitamine D favorise l’absorption du calcium et du phosphore. Elle devient une alliée importante dans la minéralisation osseuse et articulaire tout en favorisant la tonicité musculaire. Même s’il est difficile d’évaluer les besoins précis, il suffirait de 10 à­ 15 minutes d’exposition au soleil deux ou trois fois par semaine pour combler entre 80 et 90 % des besoins en vitamine D d’un adulte en santé. Cette vitamine est synthétisée dans l’organisme humain sous l’action du rayonnement UV du soleil. Ses principales sources alimentaires sont les produits laitiers, les jaunes d’œufs et les poissons gras tels que le thon et le saumon.

Afin de contrer cet état et diminuer les symptômes de la dépression saisonnière, nous devons trouver des astuces pour augmenter la présence d’endorphines et de sérotonine ainsi que l’apport en vitamine D et sa synthèse. En voici quelques-unes :

Place aux hormones du bonheur
Nous avons tous déjà ressenti une poussée d’énergie et des picotements à la suite d’un effort physique. Dites bonjour aux hormones du bonheur! Parmi ses multiples bienfaits, l’activité physique occasionne une augmentation de la sécrétion d’endorphines et de sérotonine. Les effets peuvent durer jusqu’à six heures post-exercice. Privilégiez les exercices cardiovasculaires en endu­rance (marche, marche nordique, randonnée pédestre, ski de fond, etc.). S’ajouterons aux effets psycho­logiques, sans frais supplémentaires, des bienfaits cardiovasculaires, métaboliques et une diminution des tensions musculaires et articulaires. De plus, vous pourrez ainsi limiter le nombre de kilos qui voudront s’accumuler en prévision du temps froid. Même si les effets des endorphines augmentent avec l’intensité et la durée des activités physiques ou sportives, il est important de commencer doucement et d’augmenter progressivement selon notre forme physique et nos réalités de santé.

Allez jouer dehors
Quand ma mère en avait assez de nous voir grimper dans les rideaux, c’est alors que résonnait ma phrase préférée : « Allez jouer dehors! ». Puisque les effets de la vitamine D ne résultent pas uniquement de son apport par la nourriture, mais aussi de l’action du soleil, la meilleure façon de contrebalancer le manque de lumière et de soleil serait donc… d’aller jouer dehors. Cette exposition à la lumière naturelle déclenchera une augmentation des endorphines et redonnera vigueur et énergie à nos journées, sans oublier une immense diminution du stress de ma mère. Ouvrez toute grande la porte, on s’en va jouer dehors. Bonne santé!
afs-kinesiologie

Comment garder son côlon en santé?

Consommer de l’alcool en modération. Plus d’une consommation par jour pour les femmes et deux pour les hommes peuvent augmenter le risque de développer le cancer du côlon. Cela est particulièrement vrai si l’individu a un parent proche (parent, enfant, frère, sœur) qui a le cancer.

Des anti-inflammatoires naturels peuvent aider à réduire les polypes chez certaines personnes dont les membres de la famille ont tendance à en développer.

Le contrôle du poids et l’exercice régulier peuvent réduire le risque de développer le cancer colorectal. L’exercice, y compris la marche légère, stimule le mouvement de l’intestin, ce qui fait diminuer le temps d’exposition aux substances nocives (carcinogènes) pouvant causer le cancer. L’American Cancer Society recommande de faire, si possible, au moins 30 minutes d’activité physique cinq jours ou plus par semaine.

Les personnes qui consomment des aliments riches en gras sont plus à risque de développer un cancer colorectal. Il est important de limiter la consommation de gras saturés de source animale tels que la viande rouge. Le lait, le froma­ge, la crème glacée et les huiles de palme sont d’autres aliments contenant des gras saturés. Limitez votre consommation totale de gras à environ 30 % des calories quotidiennes, dont tout au plus 10 % provenant de gras saturés.

Les fruits, les légumes et les grains entiers contiennent des vitamines, des minéraux, des fibres et des antioxydants qui peuvent aider à se prémunir contre le développement du cancer. Mangez cinq portions ou plus de fruits et de légumes frais (plus de légumes que de fruits) tous les jours. Une variété de légumes devraient faire partie de votre alimentation : le chou frisé (kale), le persil, les épinards, l’ail, le cresson, la laitue vert foncé, les poivrons et les courges.

Le tabagisme peut augmenter le risque de cancer colorectal et d’autres types de cancer.

Le calcium, le magnésium, la pyridoxine (vitamine B6) et l’acide folique peuvent aider à réduire le risque de cancer colorectal.

Bonne santé!
afs-naturopathie

Dépression saisonnière

Plus les heures d’ensoleillement s’envolent et que, au fil du temps, l’automne puis l’hiver arrivent, plus il est difficile de faire face aux changements de température. Le Dr Norman E. Rosenthal, psychiatre et chercheur au National Institute of Mental Health, a été, en 1984, le premier à démontrer le lien entre la lumière et la dépression. En effet, la lumière joue un rôle important dans la régulation des échanges biochimi­ques dans notre corps, notamment ceux liés au cycle éveil-sommeil et à la sécrétion d’hormones telles que la sérotonine (l’hormone du bonheur), celle-là même qui régule la production de mélatonine (l’une des hormones responsables du cycle éveil-sommeil).

Quelque 8 % de la population réagirait au manque de lumière. Entre 70 et 80 % des personnes touchées serait des femmes. Ces chiffres m’étonnent. Pourtant, nous recevons chaque année à la clinique plusieurs personnes souffrant de ce problème. Qu’est-ce qui explique qu’une personne en sera plus touchée qu’une autre? C’est sur cette base de questionnement que je vois les patients en consultation. J’ai observé et traité à ce jour plusieurs personnes souffrant de ce problème.

En homéopathie, on qualifie d’état l’ensemble des symptômes que le patient présente durant une pério­de­ donnée. Chaque patient est différent. Certes, il y a des similitudes, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse en homéopathie. Ce sont plutôt les particularités de chacun. D’une personne à l’autre, l’état présentera ses propres modalités et particularités. Des questions et des recherches rigoureuses me permettront de trouver un remède correspondant à l’état du patient.

Les symptômes accablants de la dépression s’annoncent notamment par un manque d’énergie, par de la mélancolie et par un sentiment de vulnérabilité. Ce trouble affectif saisonnier peut donner lieu à des idées suicidaires que l’on doit prendre très au sérieux. Bonne santé à tous et à toutes!
afs-homeopathie

Le coin du livre

Reviens de mourir
par Dany Rossignol|Vents d’Ouest, 2016

Alors qu’il se promène dans un cimetière, un homme souffrant d’épuisement professionnel découvre sur un banc un livre étrange qui semblait l’y attendre : Le Livre Bleu. Dès lors, c’est ce livre que nous lisons et découvrons en compagnie du personnage principal. Au fil des pages, nous explorons le jeu « des 40 jours » et apprenons à retrouver goût à la vie, pour enfin « revenir de mourir ». Ces étapes nous permettent de découvrir notre sanctuaire sacré, de renouer avec ce qui nous fait plaisir, d’apprendre à méditer, etc. Dany Rossignol signe ici un troisième ouvrage qui détonne, tout en poésie et en images, et qui nous invite à chercher la seconde où nous avons cessé de croire au monde magique de l’enfance.

Nourriture de guérison et de transmutation cellulaire
par Pierre Lessard|Les Éditions Ariane, 2016

Au cours des dernières années, Pierre Lessard a rédigé de nombreux ouvrages, dont le plus récent traite de la nourriture de guérison et de transmutation cellulaire disponible dans l’Univers. Ce livre s’adresse à ceux qui souhaitent prendre part au Grand Œuvre de transformation de la société humaine. Comme il y est question du monde en mutation et de la nouvelle conscience planétaire, l’ouvrage explique quelles sont les différentes particules de transformation disponibles tout autour de nous et comment l’être humain peut utiliser cette nouvelle nourriture. Ces particules pourraient ainsi nous aider dans le cadre de cette transformation qui se fera au cœur de l’ADN et des tissus du corps physique, mais aussi dans les chakras et les corps subtils. Un ouvrage certes complexe, mais qui ouvre les portes sur un sujet dont nous n’avons pas l’habitude de discuter.

Agenda pour une année 2017 en pleine conscience
par Alain Williamson|Le Dauphin Blanc, 2016

L’agenda que propose Alain Williamson se veut un guide d’accompagnement qui nous permet de vivre l’année 2017 en pleine conscience. Non seulement le format pratique de cet agenda fait en sorte que nous pouvons le transporter partout avec nous, mais il présente également l’avantage de proposer, chaque semaine, une pensée ainsi qu’un exercice complémentaire. Nous apprécierons, d’une part, le fait que ces exercices de réflexion soient faciles à réaliser et accessibles, et nous aimerons, par ailleurs, l’espace prévu dans l’agenda pour noter nos réflexions personnelles, faire un bilan de notre année et revenir sur les projets qui nous tiennent à cœur. Au final, cet agenda sera un partenaire-clé dans l’approfondissement de notre pleine conscience tout au long de l’année.

Points de bascule, tome 3
par Annie Laforest|Le Dauphin Blanc, 2016

Nous avons tous vécu dans notre vie un moment qui a tracé une ligne entre l’avant et l’après, un évènement qui a bouleversé complètement ce que nous connaissions jusqu’à maintenant. Dans ce troisième tome, Annie Laforest nous présente 22 textes inspirants qui retracent les points de bascule de différentes personnalités issues du monde du développement personnel, de la santé et du mieux-être. Ces personnes ont accep­té de lever le voile sur un moment fort de leur vie afin de nous faire partager cet instant marquant qui a tout changé pour elles. Il s’agit donc d’un ouvrage qui se lit tout en douceur, un témoignage à la fois, ou qu’on dévore d’une traite. Il est même possible que ces histoires nous insufflent le goût de provoquer ces changements que nous n’osons pas, ou encore la confiance de tout simplement accueillir ces « cadeaux » que la vie nous envoie. À la fin, certains textes nous touchent peut-être davantage, mais l’ensemble de ce recueil nous donne l’inspiration d’aller de l’avant.

La voix, un phénomène surtout affectif?

De tout temps, la voix accompagne les rituels des différentes cultures et régions du globe : chant grégorien, mantras, chants de guérison des chamans, yoga, prières, etc. Rien de surprenant… la voix est un phénomène si naturel! L’homme semble avoir su d’instinct qu’elle le relie à son âme et au divin. Mais qu’en est-il du fait que la voix soit un phénomène surtout affectif?

Imaginez une roche qu’on jette à l’eau. Vous voyez des cercles concentriques qui s’étalent jusqu’à disparaître.

Le son est une onde vibratoire qui résonne et s’amplifie selon des lois similaires. Son destin est de se propager dans l’espace et de s’épanouir. Avec un peu d’attention, on peut entendre si la voix se diffuse librement ou si elle reste étouffée.

Bien qu’elle soit une réalité volatile, intangible, notre voix n’est pas déconnectée de ce que nous sommes, de ce que nous portons en nous comme expériences de vie. Comment faire pour être à l’aise lorsque je lui parle? Pourquoi ma voix est-elle coincée dans ma gorge quand je chante plus fort? Comment faire pour aimer ma voix? Nos émotions, ce que nous ressentons dans notre corps – ou ce que nous ne ressentons pas – a un lien intime avec la nature et la qualité de notre voix.

La voix ouvre sur le monde de l’émotion et de la relation
Toute personne qui parle, ou chante, peut se retrouver confrontée à des questions semblables puisque parler ou chanter nous place dans un contexte où nous avons à nous « produire devant », à révéler quelque chose de nous. Ce faisant, toutes sortes de sensations et d’émotions se réveillent en présence de l’autre personne. La gêne, la pudeur peuvent représenter un frein important. N’est-il pas plus facile de chanter seul dans son bain? Et le corps se souvient, en deçà de la cons­cience, d’interdits ou de semonces du genre : « Baisse le ton! », « Cesse de crier! », « Pas si fort! » Dans ce contexte, le phénomène qui se produit est davantage d’ordre relationnel. La voix est « gardée » à l’intérieur, retenue, la semonce toujours vivante, inscrite dans le matériau corporel et dans l’inconscient.

Pour différentes raisons, il s’avère que le corps s’organise – avec le concours des muscles, tendons et compagnie – pour retenir le son, inhiber l’expression et, ultimement, enfermer l’individu dans une solitude parfois difficile à supporter et génératrice de maux divers.

Tout en étant un instrument musical et de communication qui peut se travailler, se peaufiner, la voix est fondamentallement relationnelle.

Et quelle aventure que d’explorer ses fondements, son assise (le souffle) et sa résonnance! Partir à la décou­verte de l’univers intérieur qui s’est construit en interaction avec l’environnement de l’enfance, c’est reprendre possession de soi, de ses moyens, de son héritage. Ce qui était enfoui dans l’oubli renaît, se met à vivre dans le cadre d’une relation. Pour certains, chanter délie la langue, met des mots dans la bouche pour la première fois, « débloque » le canal d’expression.

Au moyen du dialogue et du par­tage, les sensations et émotions s’intègrent comme points de repère. La détente que procure un souffle profondément ancré dans l’être est aussi émotionnelle que psychique. Une place se fait dans le corps et se répercute dans le rapport entretenu avec autrui et avec le monde. De plus, acquérir cette capacité d’intériorisation et d’expression mène sur le chemin de ce qu’est réellement l’intimité tant recherchée.

Le tricot comme moyen de relaxer

Les gens créatifs sont curieux de nature. Ils trouveront donc aisément des dizaines de loisirs créatifs à essayer. Cependant, quand vient l’hiver, on ralentit et on a souvent envie de simplicité. En cette saison, les projets qui exigent beaucoup de préparation ou qui laissent la maison en désordre sont beaucoup moins intéressants, et on constate un intérêt renouvelé pour le tricot, peut-être justement en raison de sa simplicité. Cette activité ne nécessite aucune installation et peu de matériel. En plus, un tricot amorcé se transporte et se range très facilement.

De prime abord, le tricot peut sembler complexe, mais plusieurs adeptes du tricot vous diront qu’une fois la base maîtrisée, il devient un loisir relaxant. Chaque maille devient alors semblable à chacun des pas d’une promenade faite dans une suite de mouvements exécutés sans contraintes et sans souci de réussite.

Le tricot permet donc de se reconnecter à soi. Il entraîne aussi un certain détachement, puisque ce n’est qu’après plusieurs rangs qu’on pourra prendre un peu de recul pour observer le résultat. Ce loisir créatif offre en plus l’avantage d’avoir créé, au final, un bel objet, doux et utile. Le montrer fièrement permet souvent de créer des liens avec d’autres adeptes.

Mais par où commencer? Il est préférable de choisir un projet simple. Vous trouverez sans difficulté sur Internet des vidéos s’adressant aux débutants. Vous pouvez également visiter votre bibliothèque de quartier pour consulter des ouvrages sur le sujet. Attardez vous surtout aux patrons qui n’exigent que des mailles simples.

Ensuite, il suffit de peu de matériel pour démarrer : deux aiguilles à tricoter (certains utilisent même leurs doigts!), de la laine et un siège confortable. Voici quelques conseils pour favoriser un apprentissage rapide et facile.

Pour tricoter avec des aiguilles, il serait souhaitable d’en essayer différents types. Plus le calibre est gros, plus l’ouvrage avancera vite. Aussi certains préfèrent-ils les aiguilles de plastique sur lesquelles la laine glisse facilement, alors que d’autres optent pour des aiguilles de bois qui permettent d’éviter « d’échapper » une maille. Lorsque ce loisir deviendra sérieux, vous pourrez songer à vous procurer des aiguilles en graphite, solides et légères.

Pour ce qui est de la laine, il y a deux aspects à considérer. Le premier : le prix. Si l’idée d’acheter une laine luxueuse, comme la laine d’alpaga, vous procure un plaisir fou, en raison de sa texture douce malgré son prix, allez-y. Si toutefois ce brin de luxe vous fait hésiter à chaque maille, de peur de gâcher le résultat, mieux vaut commencer avec une laine abor­da­ble. À la rigueur, on peut récupérer la laine d’un vieux foulard ou en demander à quelqu’un qui tricote.

Le second : la texture et le calibre de la laine. Préférez les gros calibres qui se manipulent facilement avec de grosses aiguilles. Choisissez aussi un brin peu texturé, sans petites boucles ou poils qui pourraient nuire au contrôle des aiguilles en s’emmêlant.

Et la créativité dans tout ça? Même si on suit un patron, on peut toujours le modifier. Avec vos mains, vos aiguilles et de la laine, vous pouvez créer quelque chose qui se tient. C’est dans le choix des aiguilles, de la laine et des couleurs que vous pourrez exprimer votre créativité.

Vous voilà prêts à partir à l’aventure du tricot, une maille à la fois. Bien­tôt, vous aurez envie d’explorer des lieux inconnus au moyen de nouvelles mailles ou de nouveaux types de laine. Peut-être dessinerez-vous vos propres patrons. Bon tricot!

Être l’artiste de sa vie

Prenons un moment pour examiner la situation suivante : nous avons créé tout ce qui existe actuellement dans notre vie, de même que tout ce qui a déjà existé. Notre demeure, nos relations, nos loisirs, notre emploi, notre travail… tout. Si nous n’étions pas nés, rien de ce qui constitue notre vie n’existerait. Et tout cela à partir de rien, de zéro. Incroyable, n’est-ce pas? Mais comment avons-nous fait pour créer notre existence? Cherchons ensemble à le comprendre afin de créer dorénavant notre vie avec une plus grande conscience.

Il y a dans l’air du temps de nombreux malentendus à propos de ce que l’on appelle les lois de la manifestation. Si c’était clair, tout le monde pourrait manifester une Ferrari dans sa vie, et les rues seraient bondées de voitures de luxe. La première chose à débrouiller est la provenance de notre désir de création. Autrement dit, notre égo est incapable de créer, car ses actions, mues par la peur, ne sont pas liées à la réalité. C’est pour cette raison que toute tentative de création de richesse, de luxe ou de célébrité ne fonctionne pas. Par contre, l’âme, cette partie divine de notre être, nous relie directement et instantanément à la source de l’acte créateur.

Nous, les humains, cherchons depuis la nuit des temps comment suivre le courant singulier de notre existence. En retournant à l’intérieur de soi, dans cet espace de tranquillité, de détente et de sensibilité, nous pouvons ressentir ce courant. Il y a véritablement, à l’intérieur de chacun de nous, un mouvement de vie qui a une direction précise. Nous pouvons lire le courant de la rivière de notre vie, comme ceux qui font du canot de rivière et qui lisent les rapides. Comme si la vie en soi cherchait à accomplir ce qu’elle a à accomplir et qu’on lui accordait toute notre collaboration. Vue sous cet angle, la vie n’est pas notre projet. C’est plutôt nous qui suivons un projet de la vie. En entrant en syntonie avec le potentiel de vie, nous devenons consciemment des cocréateurs de l’univers. En devenant ainsi partenaires du divin, nous pouvons commencer à croire que tout est possible. Mais, dans le concret, comment cela se passe-t-il?

Lorsque l’âme souhaite quelque chose, elle est immanquablement dans l’amour, dans la joie, dans la paix, dans la santé, dans la bienveillance, dans le partage, dans la beauté… dans toutes ces vibrations positives. L’âme ne désire pas de la même façon que l’égo : avant tout, elle souhaite toujours le bien de tout ce qui est vivant. Créer, c’est formuler un vœu précis à partir d’un cœur pur, puis laisser à Dieu ou à l’univers les détails de sa réalisation. Le lâcher-prise est alors nécessaire pour ce qui est du moment où notre désir se manifestera dans la réalité et de la manière dont il le fera. L’une des clés essentielles consiste à créer à partir du positif et non du manque, car les lois de l’univers sont objectives. Si l’on crée à partir du manque (je n’ai pas d’argent, de conjoint, de travail, etc.), c’est ce qu’elle va fidèlement nous livrer. Cela explique les « patterns » dans lesquels nous nous trouvons parfois emprisonnés. Une seconde clé est l’importance de maintenir le niveau vibratoire de notre création afin de permettre sa réalisation. Il s’agit non seulement de garder espoir, mais de ressentir que tout est déjà en train de s’accomplir dans l’invisible. C’est comme si on lançait un boomerang du haut d’un édifice : il importe de rester sur le toit pour l’attraper lorsqu’il reviendra vers nous.

À chaque instant, notre désir de créer à partir de l’amour plutôt qu’à partir de la peur détermine ce qui se manifestera dans notre vie. En devenant en parfaite harmonie avec la vie divine qui nous habite, nous trouvons notre plein pouvoir divin de créateurs. Et en cessant d’aller à contre-courant, en suivant plutôt le flot de la rivière de notre existence, nous découvrons que l’univers nous donne au fur et à mesure tout ce dont nous avons besoin. Notre vie est véritablement une œuvre d’art en constante création.

Mandalas : l’art de se créer soi-même

Le mandala est un symbole spirituel et rituel qui signifie cercle en sanskrit. Sa structure est généralement organisée autour d’un centre unifiant. Les mandalas de la tradition hindoue sont une métaphore de l’univers. Aussi adoptés dans les traditions orientales et amérindiennes, ils sont généralement un symbole d’unité et de complétude. Utilisés comme outils de guidance spirituelle, ils ont des formes circulaires qui servent souvent à focaliser l’attention de l’adepte, créant un espace sacré propice à la méditation ou à la contemplation.

Chez les bouddhistes, on utilise souvent le mandala comme exercice contemplatif de l’impermanence. Les moines, après avoir passé plusieurs jours ou même des semaines à créer des mandalas complexes dans le sable, voient leur œuvre détruite par les éléments suivant un rituel précis.

Le mandala n’échappe pas à l’atten­tion de la psychologie moderne. Dans la psychologie jungienne, il est un outil de guérison de ce qu’on appelle la crise de transition. Dans cet état, l’ego d’un individu se fragmente et se trouve en danger d’effondrement. Le mandala devient­ alors un espace protégé, comme un cocon, favorisant le processus de guérison jusqu’à ce que l’individu soit de nouveau prêt à émerger dans un état de plénitude renouvelée.

Carl Jung, qui s’est intéressé tout particulièrement aux propriétés du mandala, a écrit que, tous les matins, il avait esquissé dans un carnet un petit dessin en forme de rond, un mandala, qui semblait correspondre à sa situation intérieure. « Ce n’est que lentement que je trouvai ce que signifie à proprement parler un mandala […] Le mandala exprime le Soi, la totalité de la personnalité qui, si tout va bien, est harmonieuse […]1»

Créer un mandala aide à stabiliser et à réorganiser notre vie intérieure. Jung reconnaît que l’urgence de créer un mandala émerge souvent dans une période d’intense transformation personnelle. Son apparence indique souvent un profond besoin de rééquilibrer la psyché, le résultat étant une personnalité qui est plus complexe mais, surtout, mieux intégrée.

Il n’est donc pas étonnant que ce soit l’une des premières formes d’expression de l’enfant, ce qu’on appelle l’art naïf. Tout commence par des gribouillis circulaires témoignant de la formation interne de la psyché de cette petite personne en devenir; puis, au gré de son développement, l’enfant s’orientera de plus en plus vers l’extérieur, comme en témoi­gnera l’introduction de soleils ou de bonhommes au visage rond.

Les art-thérapeutes ont observé que la forme ronde du mandala a le pouvoir de forger une nouvelle relation entre l’ego et le soi. À la suite de sa rémission d’un cancer, Judith Cornell a écrit que le symbole sacré du mandala lui avait permis non seulement de découvrir son pouvoir intérieur de guérison, mais aussi de se libérer d’un sentiment de fragmentation sur le plan psychologique. Elle décrit cette redécouverte du soi comme synonyme d’illumination, réunifiant le corps, l’âme et l’esprit. En raison de ces qualités intrinsèques, le mandala connaît une popularité grandissante chez les praticiens de la santé holistique.

Internet regorge de ressources sur les mandalas et sur leur création. Plusieurs sites offrent gratuitement­ des mandalas prêts à colorier. Compte tenu de l’origine indienne du mandala, on peut facilement relier les couleurs choisies pour en enluminer les formes à celles des chakras (eux-mêmes représentés sous forme de roues ou de cercles) et à leurs propriétés respectives. En choisissant intuitivement des couleurs, on récolte non seulement les effets thérapeutiques du mandala, mais aussi de la légère trance provoquée par les mouvements répétitifs et méthodiques du crayon à colorier. Cet exercice nous permet d’atteindre de nouvelles sphères de notre incons­cient. Il n’est pas étonnant de voir la popularité explosive de l’art-thérapie proposée ces derniers temps dans les librairies. Il s’agit d’une acti­vité créative d’intérieur idéale pour les soirées douillettes de l’automne et les longues journées d’hiver à nos portes.

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1Jung, Carl Gustav, Ma vie : souvenirs, rêves et pensées, Éditions Gallimard, 1966, p.233”