Regard nouveau sur votre santé globale

La santé globale prend forme dans la pensée et passe par la réflexion, la discipline et l’action, ce qui suppose que nous remettions en question tous nos comportements appris et que nous nous interrogions sur l’utilisation à faire des outils à notre disposition.

La réponse se trouve en chacun de nous parce que, lorsque le voile de l’ignorance se lève, la peur, le doute et le mal-être se dissipent, et c’est alors que la guérison commence.

Pour favoriser la santé globale, je propose une prise de conscience du microbiome humain. C’est le royaume des micro-organismes qui vous habitent, et plus particulièrement celui des microbes, amis et ennemis, qui peuplent votre intestin, siège du genre d’infections qui vous réveillent un bon matin avec un mal de tête, un bouton sur le menton, des selles d’une couleur « bizarre ». Voyons comment tout cela s’organise dès la naissance, et même avant.

Les bébés nés par voie naturelle sont colonisés par des lactobacilles et d’autres microbes indispensables provenant de la mère. Les bébés nés par césarienne sautent cette étape et sont colonisés par des bactéries hospitalières moins désirables. À cause du taux moins élevé de microbes protecteurs, les bébés nés par césarienne risquent davantage de souffrir d’asthme, d’allergies, de diabète de type 1 et d’autres maladies auto-immunes. Des études ont démontré que ces bébés présentent 50 fois plus de risques de souffrir d’obésité. Le fait d’être né par césarienne et d’avoir reçu des traitements aux antibiotiques pendant la petite enfance décuple les risques de devenir obèse et malade plus tard dans la vie.

Jetons un regard nouveau sur notre monde! Ouvrons les yeux de notre conscience, retirons le masque qui dissimule notre responsabilité individuelle à l’égard de notre santé globale et portons une attention plus soutenue aux effets délétères des pratiques modernes en médecine et en agriculture. Au moment où ces pratiques ont été adoptées, personne ne pouvait prévoir à quel point elles allaient affecter notre monde intérieur, notre « microbiome ».­

L’objectif n’est pas de ressembler à l’image que projette la photo d’une célébrité, mais plutôt d’être en santé, ici et maintenant, sans passé. Nous pouvons nous guérir du « mal-a-dit » sans raisons historiques ou hystériques…

La santé globale, c’est la saine alimentation, c’est rire, bouger, aller dehors, avoir un sommeil réparateur. Une vie saine provient de la connaissance des bienfaits des huiles essentielles, des plantes amères et des probiotiques ainsi que de la respiration purificatrice (yoga, méditation). Il faut aussi prendre le temps de regarder à l’intérieur de nous afin de développer notre intuition et notre responsabilité à l’égard de notre santé, de notre vie et de notre mission.

Pour bien se préparer à l’arrivée du printemps!

Le printemps est à nos portes après une saison hivernale longue et dure pour nos corps. Les variations de température que nous avons connues ont mis notre système immunitaire à rude épreuve, et le printemps est tout indiqué pour l’aider à se renforcer et à préparer notre corps à l’arrivée d’un adoucissement du climat. Une des possibilités intéressantes à préconiser est l’utilisation d’huiles essentielles certifiées de pure qualité thérapeutique*. Celles-ci constituent une façon naturelle, efficace et sécuritaire de prendre soin de notre santé.

Les huiles essentielles sont des composés aromatiques qui sont extraits de plantes ou de fruits soit par distillation ou par processus de pression à froid. Pensons par exemple au citron, dont l’huile essentielle se trouve dans l’écorce du fruit. Chaque huile essentielle possède des propriétés différentes, selon les composés actifs que l’on y trouve. L’arôme vivifiant du citron en diffusion saura aider à soutenir une meilleure humeur tout en purifiant l’air grâce, entre autres, au limonène.

En cette période de variations de température plus prononcées, il est important également d’aider notre système respiratoire à se prémunir contre les menaces saisonnières et environnementales. La synergie de la lavande augustifolia, du citron et de la menthe poivrée peut vous aider. En effet, la lavande est reconnue pour son effet calmant sur le système nerveux, tandis que les huiles essentielles de citron et de menthe poivrée sont reconnues pour avoir des effets positifs sur le système respiratoire. Utilisées en synergie, soit en diffusion ou en application topique, ces huiles essentielles forment un trio fantastique!

Fatigue
L’huile essentielle de basilic est excellente pour favoriser le calme et aider les glandes surrénales à mieux travailler. Les glandes surrénales sont responsables, entre autres, de produire le cortisol, l’hormone de stress. Il existe différents stress : physique, émotionnel, psycholo­gique, environnemental (exposition à des toxines). Parfaite en application topique sous la voûte plantaire. Appliquez une goutte dans l’arche du pied et massez. Vous pouvez aussi la diffuser en mettant six gouttes dans un diffuseur.

Bon printemps et bonne santé!

*Pour être certifiées de pure qualité thérapeutique, les huiles essentielles suivent un processus rigoureux depuis la pousse jusqu’à leur extraction. Leur certification passe par un laboratoire indépendant qui vérifie que les lots sont exempts de tous pesticides, contaminants ou adultération (dilution des huiles essentielles avec des com­posés étrangers). On peut se procurer ces huiles essentielles dans plus de 45 pays à travers le monde.

Ne partez pas sans votre trousse

Une fièvre, un rhume, une grippe, une entorse, une piqûre, une diarrhée ou même une brûlure, tous des cas pour lesquels il est avantageux d’avoir une trousse de remèdes homéopathiques. Voici quelques situations où les remèdes homéopathiques vous seront d’un grand secours. N’hésitez pas à communiquer avec moi pour vous procurer votre trousse.

Ces remèdes accompagnent sans danger tout traitement médical conventionnel, mais ne remplacent pas les traitements médicaux d’urgence. N’hésitez en aucun cas à faire appel à un médecin.

URGENCES DIGESTIVES
Arsenicum Album
• Dans les cas de gastro-entérites, d’eau contaminée, d’intoxication alimentaire
• Agitation physique et mentale. Anxiété désespérée (se croit perdu malgré tous les soins)
• Faiblesse, soif vive. Vomissements violents
• Selles très fétides et sensation de brûlure à l’anus

Croton Tiglium
• Besoins fréquents, soudains et violents. Jet explosif, pas fétide
• Aggravation après avoir mangé ou bu

Veratrum Album
• Diarrhée et vomissement en jet, suivi d’une sensation de vide ou de grande faiblesse dans l’abdomen
• Soif vive d’eau glacée
• Sueurs froides abondantes, surtout localisées au front

INSOLATION
L’insolation sévère nécessite l’intervention d’un médecin, mais ayez tout de même ces remèdes sous la main.

Aconit
• Congestion brutale, peau rouge, chaude et sèche
• Pouls rapide, grande soif et beaucoup d’anxiété

Belladonna
• Congestion brusque et violente
• Fièvre, visage rouge, luisant et chaud
• Malaise léger ou grave
• Abattu
• Aggravé par le mouvement, la lumière ou le bruit

Gelsemium
• Faiblesse générale avec tremblement localisé ou généralisé

PIQÛRE DE MOUSTIQUES
Appliquez une petite quantité de gel Dapis sur les piqûres. Appliquer de nouveau au besoin.

BRÛLURE DE LA PEAU PAR LE SOLEIL
Cantharis : Pour éliminer la douleur et prévenir les ampoules

Belladonna : Si la douleur, la rougeur et l’enflure persistent. Appliquer un gel d’Aloe sur la peau

COUPS ET BLESSURES
Arnica
• Premier remède à donner
• Soulage la douleur
• Favorise une guérison rapide
• Diminue l’hémorragie
• Extraction dentaire, traumatisme, chute, effort violent et prolongé
• Accouchement et intervention chirurgicale

Si vous allez à la plage ou en voyage, ou pour toute situation d’urgence, ayez votre trousse avec vous. Bonne santé à tous!

Le coin du livre


La guérison des 5 blessures

par Lise Bourbeau | Les éditions E.T.C. inc., 2016

Ceux qui connaissent les livres Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même et La guérison des 5 blessures seront enchantés d’apprendre que Lise Bourbeau vient de sortir un jeu de cartes qui a comme objectif principal de nous aider à mettre en pratique les suggestions qui permettent d’accélérer le processus de guérison des blessures.

Chaque matin, nous pigeons au hasard une carte que nous gardons bien en vue pendant la journée. Lorsque nous sommes prêts à mettre en pratique la suggestion de la carte, nous prenons le temps de sentir ce qui se passe en nous. Dans le cas où nous ne serions pas en mesure d’accomplir ce qui est indiqué, la carte nous propose également une réflexion qui nous aide à poursuivre notre cheminement. Que demander de mieux?

Et si c’était ici, le paradis?
par Anita Moorjani | Le Dauphin Blanc, 2016

En février 2006, Anita Moorjani aurait dû mourir du cancer. Mais à la suite de l’expérience de mort imminente vécue cette journée-là, la jeune femme revient complètement guérie du cancer et décide par la suite de raconter son histoire dans l’ouvrage Mourir pour vivre.

Les années passent, et Anita Moorjani reçoit plusieurs lettres et messages de personnes touchées par son histoire. C’est ainsi qu’elle ressent le besoin de partager, encore une fois, ses réflexions au sujet des mythes et des croyances qui nous empêchent de vivre pleinement le paradis sur terre, ici et maintenant. Ces mythes, basés « sur la tradition, la superstition ou de fausses informations que nous ne remettons jamais en question », « forment la base de notre réalité [et] continuent de façonner nos esprits et nos pensées toute notre vie ». Chaque chapitre présente donc un de ces mythes, puis une section intitulée « Vivre au paradis ici et maintenant » où l’auteure présente une façon de dépasser ce conditionnement afin que nous puissions vivre à partir de notre vérité.

Voici un livre des plus agréables à lire. Au fur et à mesure que nous découvrons les mécanismes qui nous empêchent de vivre pleinement le paradis sur terre, nous voulons toujours en savoir plus. Les nombreux exemples de l’auteure illustrent bien chaque mythe tandis que les réflexions en fin de chapitre nous aident réellement à ancrer dans notre quotidien ces nouvelles façons de vivre. Cet ouvrage est un vrai cadeau à nous offrir.

Accompagner…
par Hélène Giroux | Le Dauphin Blanc, 2016

On ne peut pas dire que l’on soit préparé à accompagner une personne en fin de vie. Même si l’on sait que nous serons tous amenés, un jour ou l’autre, à vivre la mort d’un être cher, il est difficile de savoir exactement­ ce qu’on attend de nous et de prévoir comment nous allons réagir. Non seulement les émotions nous empê­cheront d’y voir clair, mais nous nous sentirons également démunis devant toutes les décisions à prendre.

Hélène Giroux nous propose ici un ouvrage des plus pertinents qui se veut un guide essentiel pour une présence en fin de vie. Que l’on soit un proche, un bénévole ou un employé, nous trouverons dans ce livre les réponses à nos questionnements. La mort et les signes annonciateurs auxquels nous devrions nous attendre aux côtés d’une personne en fin de vie sont décrits clairement afin de nous aider à nous préparer en comprenant mieux ce qui arrive. Par ailleurs, nous apprécions que le sujet soit abordé en douceur et que l’ouvrage nous offre une abondance de pistes qui nous permettront de prendre les meilleures décisions possible le moment venu. Il s’agit assurément d’un guide à se procurer pour nous aider à y voir plus clair.

Merci, Guy Corneau! « C’est fou tout le bien que cet homme a fait. »

L’homme qui mordait dans la vie comme nul autre, ce communicateur exceptionnel et charismatique, cet homme de théâtre et conférencier de renommée internationale, Guy Corneau, est décédé le 5 janvier d’une cardiomyopathie fulminante. Après le décès au Mexique de sa sœur Joanne, la peintre Corno, il a ramené ses cendres à Chicoutimi, puis le cœur de Guy a cessé de battre.

Guy Corneau a influé sur les hommes du Québec comme Janette Bertrand, sur les femmes. Ils ont tous les deux, et parfois en complicité lors des mêmes émissions de télévision, permis d’élever le niveau de cons­cience des hommes et des femmes du Québec.

Le premier livre de Guy, publié en 1989, Père manquant, fils manqué, abordait de front des sujets tabous : pourquoi autant d’hommes étaient incapables d’exprimer leurs émotions, fuyaient l’intimité, souffraient, abandonnaient leurs études, décrochaient, se suicidaient? Au moyen de ce livre choc, il venait de rompre un lourd silence et répondait avec clarté et finesse à ces questions fondamentales. Il a enfin mis des mots sur les sentiments qui habitaient les hommes. Vingt-cinq ans après sa parution, ce best-seller international demeure profondément actuel et constitue la meilleure référence à ce jour sur la paternité et l’identité masculine. Il n’est pas étonnant qu’au lendemain de sa mort, tous les livres de Guy à la librairie du Soleil s’étaient envolés.

S’il y a quelqu’un qui nous encoura­geait à nous exprimer et à sortir de notre zone de confort, c’était bien Guy Corneau. Afin de connaître un mieux-être optimal de longue durée, Guy a créé en 1992 un groupe de cheminement et de parole, le Réseau Hommes Québec (RHQ), ainsi que le Réseau Femmes Québec. À la manière des groupes pour alco­oliques anonymes, les participants d’un groupe du RHQ ont une occasion exceptionnelle de partager leurs rêves, leurs peurs ou leur vie quotidienne, le groupe devenant ainsi un espace de soutien, un lieu de fraternité et de développement et créant une autre façon de vivre sa vie d’homme dans un nouveau rayonnement avec soi et ses proches.

Peut-être qu’un des livres de Guy Corneau vous a touché : La guérison du cœur, Le meilleur de soi ou encore Revivre, qu’il a rédigé après s’être relevé d’un cancer de stade IV l’ayant atteint à la rate, à l’estomac et aux poumons. Il était à l’article de la mort, et le corps médical ne s’explique pas qu’il soit revenu de si loin. Quelques années plustard, en 2015, le Salon du livre de l’Outaouais l’a choisi comme président d’honneur.

J’ai découvert Guy en allant assis­ter à une assemblée générale annuelle du CLSC de Gatineau au cours de laquelle il a prononcé une conférence. Par la suite, j’ai eu le bonheur et le privilège de devenir l’organisateur de près d’une dizaine de ses conférences à Gatineau entre 1996 et 2012. Ainsi, des milliers de personnes ont pu bénéficier de la sagesse de ses propos et de l’éclairage de cet homme d’exception.

Guy Corneau a créé le Réseau Hommes Québec et le Réseau Femmes Québec dans le but de donner aux hommes et aux femmes du Québec des occasions de parole et d’écoute, d’apprentissage et de croissance, d’entraide et de soutien, de réflexion et d’action qui influencent positivement leur bien-être physique, psychologique, émotionnel et spirituel.

Comment rendre une communauté plus écologique

Participez-vous à l’organisation d’une activité communautaire?
• Fête de quartier;
• Souper bénéfice;
• BBQ ou épluchette dans une école;
• Assemblée générale d’une association;
• Ou party de bureau.

Voici quelques conseils simples et économiques pour transformer votre prochaine activité afin qu’elle soit plus écoresponsable.

ÉCOSOLUTIONS SIMPLES
1. Utilisez les bacs à récupération
Toutes les salles communautaires et tous les établissements commerciaux possèdent au moins un bac à récupération. Signifiez au responsable des lieux, votre intention d’utiliser le bac. Pas de bac à récupération? Les sacs en plastique de recyclage feront l’affaire. Fixez un sac au bout de chaque table et apposez-y une affichette qui précise « recyclage seulement ». Ou transformez des poubelles en bacs à récupération en utilisant les sacs en plastique de recyclage et apposez-y une affichette pour éviter toute ambiguïté.

2. Pas besoin de bacs à compostage pour collecter le compost
Achetez simplement des sacs à compostage en papier brun. Ouvrez un sac et placez-le à côté de chaque poubelle et de chaque bac à récupération. Apposez une affichette qui précise « compost seulement ». Vous pouvez même y énumérer les matières compostables (assiettes, serviettes de table, etc.).

3. Qui viendra chercher la récupération et le compostage après l’activité?
Solution simple en mode communautaire : chaque membre du comité organisateur ramène à la maison un sac de recyclage et un sac de compostage qu’il mettra dans ses propres bacs.

Vous avez peur que les sacs salissent votre voiture? Déposez les sacs pleins dans un sac poubelle ou à recyclage que vous enlèverez avant de les mettre dans vos bacs à la maison.

4. Demandez à un ou deux traiteurs le prix de location de la vaisselle lavable
Vous pourriez être surpris du coût avantageux d’une telle option pour servir les repas dans de vrais couverts… que le traiteur lavera. Cela vous évitera d’acheter de la vaisselle à usage unique et de gérer les déchets, tout en proposant une activité qui en produit très peu.

5. Remplacez la styromousse et le plastique no 6
En Outaouais, le centre de tri des matières recyclables, Tricentris, n’accepte pas les verres, assiettes et contenants en styromousse et en plastique rigide no 6. Ces matières sont donc automatiquement des déchets qui doivent être enfouis.

Voici des solutions de remplacement de la styromousse et du plastique no 6 :

Assiettes, bols et verres en carton non ciré (p. ex., marque Royal Chinet fabriquée au Canada). Les assiettes sont recyclables si elles ne sont pas souillées ou, mieux encore, elles sont entièrement compostables peu importe leur état.

Assiettes, bols et contenants fermés en bagasse. La bagasse est une fibre qui ressemble au carton, mais qui provient des résidus fibreux de la canne à sucre. Les produits viennent d’Amérique du Sud ou d’Asie. Les couverts en bagasse sont entièrement compostables ou recyclables s’ils ne sont pas souillés.

6. Verres en plastique no 1 ou no 5 : entièrement recyclables, des amis des bacs à récupération

Toutefois, ces matières écologiques coûtent-elles plus cher?

Le truc : n’achetez pas vos assiettes et verres à l’épicerie en paquets de 25 unités. Achetez-les plutôt en grandes quantités chez un fournisseur spécialisé (p. ex., Boudreault Ltée, ouvert au public). Dans le cas d’achats en gros, nos analyses démontrent qu’une assiette en carton coûte 0,08 $ de plus par personne comparativement à une assiette en styromousse. Les couverts enbagasse coûtent 0,05 $ de plus que la styromousse.

Si vous augmentez votre prix d’entrée de seulement 1 $ par personne, vos coûts de couverts écologiques sont entièrement réglés. Pour les activités gratuites, vous pouvez trouver un commanditaire ayant la fibre écologique pour financer la différence de coût entre une activité « toute styromousse » et une activité « vaisselle compostable ».

Pour de plus amples renseignements, Enviro Éduc-Action au 819-205-1082, poste 201.

Vibrer de tout son être

Vibrer, n’est-ce pas être touché? Se faire vibrer, c’est un pouvoir qui nous est donné, le pouvoir de reconnaître ce qui nous convient en tant qu’être « non conditionné » afin d’agir en fonction de notre réa­lité intérieure. Par exemple, s’il vous prend une envie d’exprimer quelque chose et que vous vous sentez jugé, une interférence ternira votre expression. Et les gens sentiront votre combat intérieur, ce qui rendra votre personne moins agréable.

La transparence et l’intégrité sont des états fondamentaux qui font vibrer votre être sans le bloquer. Pour vibrer, il faut donc apprendre à sortir du conditionnement. Un truc pour y parvenir est de vous assurer que vous parlez à partir de l’énergie du cœur. Votre cœur traduira immédiatement votre degré de transparence; il ne pourra pas réprimer vos divers sentiments d’oppression.

Cette oppression vient de l’accumulation des mémoires de l’âme, en tant que bande enregis­t­reuse de toutes vos expériences passées, bonnes ou mauvaises. Ces mémoires contiennent les valeurs du bien et du mal que vous avez imprimées. Votre âme « ressent » le bien et « ressent » le mal : elle est conditionnée par les deux. C’est pour cette raison que nous éprouvons souvent le besoin d’exprimer notre sentiment d’oppression en faisant vibrer notre âme, comme pour balayer les mémoires qui interfèrent avec notre moi pur, non conditionné.

Nous pouvons nous connecter à notre vibration sur deux plans : les sens et les perceptions extrasensorielles.

Les sens « interférence » de l’âme
Lorsque nous faisons vibrer notre âme sur le plan des sens, c’est la part de nous qui a besoin de danser, de chanter, de peindre, de se mouvoir pour ressentir son corps et le libérer du sentiment de confinement souvent lié à nos schémas familiaux. Tous les sens sont investis dans l’expression de l’âme. Nous éprouvons parfois des désirs inexplicables qui, lorsque nous osons les exprimer, nous libèrent de l’oppression. Faire vibrer notre âme est une étape intermédiaire à la liberté.

La vibration source
Sur le plan extrasensoriel, c’est notre propre esprit qui vibre. Il est notre source libre. Évidemment, tant que nos jugements, nos peurs et nos doutes interfèrent, le conditionnement bloque la fluidité de notre esprit. Pour faire vibrer notre être, il faut abandonner notre passé et être à l’écoute de l’instant présent.

Il faut plusieurs années pour atteindre un tel degré de liberté, mais dans chacune de nos vies, nous sommes à même d’identifier certains moments de grâce. Ces moments nous confirment que nous avons tous bel et bien l’aptitude innée de faire vibrer notre être sur le plan de l’esprit.

Par exemple, lorsque vous parlez à quelqu’un d’un sujet très intime et que vous vous révélez spontanément à l’autre, vous pouvez tous les deux être traversés d’un frisson. C’est la vibration de votre esprit qui s’exprime et qui vous confirme que vous avez débloqué une interférence et que vous êtes connecté à la source.

Pourquoi faire vibrer l’esprit?
Pour devenir authentique, renouveler votre énergie vitale, vous autoguérir, faire éclater toute oppression issue des valeurs « mortes » du passé, créer l’harmonie à chaque instant. Bref, pour devenir et rester un être libre.

Pour y parvenir, écoutez d’abord votre cœur, conscientisez les pensées qui restreignent votre capacité à le faire vibrer (fausses responsabilités, jugements et comparaisons). Puis observez vos réactions face aux autres, constatez à quel point vous tombez (facilement) dans le conditionnement bien-mal. Enfin, osez commencer à exprimer ce qui résonne pour vrai dans votre cœur.

À l’instar du violoniste, vous apprendrez à maîtriser votre son (émotion), à jouer les bonnes notes (intégrité) pour faire vibrer votre violon (être).

La détox ultime

Mars est le mois de la nutrition.
Les « détox » ont gagné en popularité ces dernières année. Il y a la détox hypotoxique, la détox au jus, la détox aux fruits et la détox au chou! Mais quel est le meilleur moyen de permettre au corps se détoxifier de l’intérieur?

Je vous parlerai donc aujourd’hui de la détox ultime : le jeûne de courte durée. C’est la plus facile, la plus économique et, à mon avis, la plus efficace qui soit. En prime, elle vous fera économiser du temps. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de volonté. Laissez-moi maintenant vous expliquer comment j’ai découvert le jeûne, pourquoi on préconise un jeûne de 24 heures et, finalement, comment procéder.

Lors de mon plus récent voyage en Inde, j’ai eu l’opportunité de jeûner durant neuf jours. J’ai tout de même eu droit à deux grands verres d’eau aromatisée au jus d’une demi-orange durant les quatre derniers jours; je sais, j’ai été gourmand. Puis, j’ai mangé 100 % cru durant 12 jours. L’objectif n’était pas de perdre du poids, mais bien de me détoxifier. À noter que j’étais sous supervision. Je ne vous recommande pas d’essayer cela à la maison. Je vous recommande par contre un jeûne d’une durée de 24 heures, si vous êtes en bonne santé générale. Évidemment, il est toujours prudent de demander l’avis d’un professionnel de la santé compétent au préalable.

Pourquoi un jeûne de 24 heures?
De plus en plus d’études démontrent les bienfaits d’un jeûne de courte durée. En effet, le jeûne aurait des effets bénéfiques sur le système immunitaire, réduirait l’inflammation et ralentirait le vieillissement prématuré du corps. Il préviendrait même le développement de certaines cellules cancéreuses. Comment? En stimulant un processus appelé autophagie. Sans faire un exposé universitaire sur le fonctionnement de la cellule et de ses diverses composantes, disons que l’autophagie serait une sorte de « recyclage » des cellules. Certains éléments défectueux de la cellule sont détruits pour faire place à de nouvelles composantes plus efficaces et plus en santé. Un peu comme un feu de forêt permet à la forêt de se doter de nouveaux arbres plus en santé. Ainsi, l’autophagie contribue à éliminer les régions toxiques de la cellule pour éviter des infections. C’est pourquoi je considère le jeûne comme étant la détoxification ultime.

Comment jeûner?
• Premièrement, il faut préparer le corps et avoir une bonne hygiène de vie générale. Réduisez votre consommation de caféine et d’autres stimulants durant un mois avant un jeûne (vous ferez ainsi une mini détox). En effet, il est très difficile de jeûner pour une personne qui boit plusieurs tasses de café ou de thé par jour.
• Supposons que vous désirez jeûner demain. Vous souperez ce soir et ne mangerez de nouveau qu’au souper demain. Pour vos deux soupers, consommez des aliments faciles à digérer, tels que fruits et légumes biologiques crus (rappelez-vous que l’objectif est de se détoxifier, pas d’ingérer des pesticides chimiques!), et peu de viande et de grains.
• Durant le jeûne, assurez-vous de boire beaucoup d’eau. Apportez une bouteille d’eau avec vous si vous sortez.
• Si vous ressentez une grande baisse d’énergie, consommez de l’eau chaude (pas bouillante) et ajoutez-y une cuillerée à soupe de miel.
• Deux heures avant de recommencer à manger, buvez de l’eau chaude additionnée du jus d’un demi-citron biologique. Cela aidera à réveiller doucement votre système digestif.
• Vous pouvez faire ce jeûne deux fois par mois. La première fois est la plus difficile. Vous constaterez que le corps possède son propre égo (sourire).

S’il vous était impossible de rester complètement à jeun en raison de votre niveau d’activité, je vous suggère de manger uniquement des fruits biologiques crus durant cette période de 24 heures. C’est une bonne façon de faire son premier jeûne. Rappelez-vous que la première fois est la plus difficile.

En terminant, le jeûne de courte durée permet au corps de se revita­liser, de se reconstruire et de se purifier. C’est une façon simple de « catapulter » votre santé.

Bonne détox ultime!

Accueillir le printemps

Quel bonheur! Ma saison préférée, saison d’éveil et de renaissance, est de retour. La sève reprend sa montée dans les arbres, et les bourgeons feront bientôt leur apparition. Le soleil prend de la force, et les oiseaux le célèbrent.

Après une période de cocooning, c’est le retour à l’action. La Vie reprend ses couleurs, respire, vibre de toute sa création, et tous nos sens s’en enivrent. L’heure est au changement, car le même processus de transformation se produit à l’intérieur de nous. Nos cellules vibrent elles aussi à l’énergie de la nouvelle année et des pleines lunes intenses. Je ferme les yeux et je vois mes cellules devenir de plus en plus lumineuses. Et je les entends qui me crient : « Éveille-toi! ».

À l’écoute de sa créativité
En vous tenant à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur de vous, vous ressentirez peut-être un besoin d’action, une envie d’agir, de transformer, d’être en mouvement. C’est l’énergie de changement qui se fait sentir. Que changeriez-vous mainte­nant dans votre vie, même en faisant le plus petit pas possible, pour mettre à profit cette belle énergie de joie, de créativité et de renouveau qui s’impose présentement à nous afin de vivre plus de joie?

Vous avez le goût de peindre, de danser, de jardiner? Laissez éclater la créativité qui vous habite et qui vous guidera sur le chemin d’une passion vitalisante.

Poésie printanière
Enfin, pour célébrer ce printemps 2017, je vous propose un petit exercice d’écriture créative : l’acrostiche.

Un acrostiche est une liste de mots placés à la verticale, un poème ou une strophe dont les lettres initiales de chaque ligne forment un mot. Il existe d’ailleurs plusieurs variantes de cette technique.

Par exemple, un mot qui m’interpelle est éveil. Je prends les lettres de ce mot, je les place les unes en dessous des autres et je trouve des mots ou de courtes phrases qui commencent par la première lettre.

Énergie
Vitalité
Équité
Imaginaire
Liberté

Et voici que le printemps s’éveille
Voyageant à travers la nature
Et le corps des êtres terrestres
Il fait éclater l’amour vrai et la joie
Libérant une créativité au service de la Vie

Sur une belle feuille blanche, laissez-vous aller à écrire ou à dessiner ce qui vous vient spontanément et faites un premier pas…

La Biodanza, une pratique de santé globale

Contempler notre santé de façon globale, c’est d’abord s’émerveiller devant la profonde cohérence de notre organisme vivant et reconnaître que la santé holistique est notre droit le plus fondamental. La santé n’est pas tant un objectif à atteindre qu’un chemin à retrouver, un chemin vers notre vraie nature, vers ce que nous sommes profondément : des êtres remplis de vie! Notre société malade sonne l’alarme et cherche toutes sortes de façons d’en retrouver les clés.

La médecine reconnaît quatre sphères de la santé globale : biologique (santé physique), psychologique (santé mentale), sociale et spirituelle. Comment arriver à répondre à nos besoins dans chacune de ces sphères? Je vous propose avec enthousiasme une approche avant-gardiste, la Biodanza, dont la méthodologie finement structurée vise à rétablir une santé optimale. Ce processus de développement humain agit au cœur de nos potentialités génétiques. Il accélère l’intégration de l’être ainsi que l’expression de son identité. En résonance avec l’intelligence des forces de vie qui nous habitent, la Biodanza nous permet de retrouver l’unité et le bien-être au quotidien, améliorant ainsi notre qualité de vie.

Premièrement, la Biodanza améliore la santé physique, car on entre dans le mouvement dansé dans le plaisir et la facilité, chacun à son rythme. Cette méthode a pour objectif d’éveil­ler le naturel dans nos mou­vements; chacun bouge donc à sa façon. Elle redonne à notre orga­nisme le plein potentiel du fonctionnement de ses systèmes : digestif, immunitaire, respiratoire, musculaire, etc. Elle recrée intelli­gemment, d’une séance à l’autre, la courbe naturelle de la santé de l’organisme; grâce à la stimulation de l’énergie vitale par des danses euphorisantes, l’organisme réapprend à se reposer. Notre société fortement axée sur la performance stimule excessivement le mécanisme de défense qu’est notre système de lutte et de fuite. Il est par conséquent important de rétablir l’équilibre en redonnant sa juste place au système de détente. Par la même occasion, on reçoit un cocktail d’hormones du bien-être, dont l’ocytocine, une merveilleuse créatrice du lien social.

Sur le plan psychologique, la Biodanza fonde sa méthodologie sur la « vivencia », soit notre capacité innée de vivre un moment avec intensité. L’hypothèse posée par son créateur, Rolando Toro, est que ce qui est dansé avec émotion a une action transformatrice immédiate. Ce sont les enchaînements précis de gestes, dansés sur une musique donnée, qui donnent son intensité à la « vivencia ». Celle-ci, dans son vaste éventail de nuances, est miraculeuse; elle permet de rétablir les chemins courts, de reprogrammer les conditionnements et de tracer un nouveau sentier. Selon Toro, la meilleure façon de modifier notre perception de la réalité consiste à s’offrir une nouvelle expérience, la connaissance immédiate du fait vécu et ressenti dans l’ici et maintenant étant plus puissante que toute élaboration mentale.

La Biodanza se pratique en groupe et procure une véritable réhabilitation affective. Elle restaure notre santé sociale en créant une communauté aimante au sein de laquelle tous sont accueillis dans un esprit de pleine permission d’être soi-même. La Biodanza tisse des liens avec soi, avec les autres et avec le monde à partir du cœur, redonnant ainsi aux rencontres entre humains leur fonction poétique et sacrée.

Sans idéologie aucune, une séance de Biodanza s’avère une cérémonie célébrant la vie, au sens sacré du mot. Elle est une véritable invitation à retourner vers un état d’enchantement et d’émerveillement. Grâce à la danse, aux gestes et aux rencontres s’ouvrent des portes qui nous font dépasser les limites de l’égo et qui nous relient au grand Tout, au divin, au cosmos.

Les bienfaits de la pratique de la Biodanza vont jusqu’à nous faire recouvrer notre santé existentielle. La Biodanza vient en effet « ré-en­chanter » notre quotidien et nous permettre de retrouver un art de vivre. En accélérant notre processus d’épanouissement, elle nous accompagne sur le chemin d’un retour vers cette santé pleine et entière dont nous sommes les héritiers légitimes. Nous sentons alors s’élever en nous une profonde joie de vivre!