Choix de vie

Tout en étant un réel défi, grand est le privilège d’être au service d’une entreprise ou d’un projet qui procure le sentiment de travailler à quelque chose de plus vaste que soi. Le nombre d’entreprises offrant des services à la communauté et ayant une idéologie du bien collectif et de grands idéaux qui nous interpellent lors de périodes mouvementées est grandissant. Et les possibilités sont grandes!

C’est bien la route qu’a empruntée la revue Cheminement depuis ses débuts. L’édition de l’automne marque la 22e année de publication. La mission de la revue demeure toute simple, au même titre que son intention de participer à un élan collectif vers le mieux-être et une meilleure expression de qui nous sommes (sur tous les plans) dans l’ici et maintenant.

Cette réalisation découle d’une volonté commune. En tant que fondateur, je n’ai eu qu’à veiller et à garder le cap vers la réalisation de la mission et de l’intention de la revue. Il y a, de fait, une vaste communauté qui navigue et évolue dans le même sens. Sans elle, sans l’engagement soutenu des auteurs qui, sans relâche, mettent leur plume au service d’un éveil de conscience, des annonceurs, des entreprises engagées au service du bien-être collectif, des bénévoles qui donnent de leur temps dans leur spécialité respective pour assurer la qualité de la rédaction ou pour aider à la gestion des données, la revue Cheminement n’existerait pas. Et que dire de l’importante contribution des quelques sous-traitants qui donnent toujours plus que convenu pour permettre de maintenir la grande qualité de la revue Cheminement. Ces valeurs nous unissent et nous permettent de poursuivre nos efforts et notre engagement vers un monde meilleur auquel nous contribuons un jour à la fois.

Si vous souhaitez garder contact avec nous en sachant que la revue Cheminement n’est publiée que quatre fois par année, nous vous proposons de vous abonner à notre nouvelle infolettre mensuelle « Ensemble vers le meilleur… ». Il suffit de remplir le formulaire qui se trouve à la page d’accueil du site www.cheminement.com. Ce service gratuit vous permettra de suivre notre mouvement évolutif à chaque début de mois. De plus amples informations se trouvent à la page 18 de cette édition. Si vous organisez dans la région des activités en lien avec la santé globale, l’environnement ou l’écologie, envoyez-nous le calendrier de vos activités avant le 27e jour de chaque mois, et nous l’inclurons sans frais dans l’infolettre.

Je vous invite également à encourager nos annonceurs et nos auteurs. Ils contribuent à notre plaisir de lire et de se sentir liés au mouvement vers un nouveau monde en devenir. Et à vous tous, chers lecteurs, n’hésitez pas à nous dire ce que vous aimez ou aimeriez retrouver dans la revue. C’est toujours un réel plaisir de lire vos commentaires qui nous incitent à faire encore mieux!

Bonne continuation à tous!

Attention… des essences aromatiques pour la concentration

Autant chez les petits que chez les grands, les troubles d’attention et de concentration sont de plus en plus présents de nos jours. Avec nos horaires surchargés et les sti­muli qui viennent de partout, notre attention est dispersée et notre esprit souvent agité et embrouillé. Les émotions que l’on vit à chaque instant influencent également notre état d’être et de penser. Il ne faut pas banaliser notre expérience humaine, qui se vit à travers tous nos sens à tout moment… que l’on soit en pleine conscience ou non.

En plus de la méditation et de la pleine conscience qui continuent­ de prouver leurs bienfaits sur la concentration et le bien-être général, voici quelques essences aromatiques pouvant aider à calmer le mental et les émotions, éclaircir la pensée, favoriser la concentration et apporter un bien-être.

Il suffit d’inhaler ces essences pour qu’elles voyagent directement à notre cerveau, plus précisément au niveau de la zone limbique, qui influence entre autres le système nerveux (la respiration, la gestion­ des émotions et du stress, le rythme cardiaque, la pression artérielle, la mémoire et l’équilibre hormonal). En quelques respirations profondes et conscientes, vous ressentirez leurs bienfaits dans tout votre être. Plusieurs de ces huiles essentielles ont des propriétés toniques, régulatrices et harmonisantes du système nerveux.

Le basilic exotique (ocimum basilicum) apporte le calme tout en favorisant la concentration et en stimulant notre créativité.

L’encens oliban (boswellia carterii) favorise un état méditatif, calme et attentif et permet une meilleure présence dans le moment présent.

La menthe poivrée (mentha piperita) éclaircit nos pensées par sa fraîcheur tonifiante et stimulante et nous aide à nous concentrer sur le moment présent.

La pruche (tsuga canadensis)nous recentre et calme l’anxiété en favorisant notre concentration ici maintenant.

Le petit grain bigarade – feuille (citrus aurantium) par sa douceur calmante nous aide à nous déposer et à mieux gérer l’hyperactivité,
les stress et les émotions, favorisant ainsi la concentration.

Notre esprit peut être vu comme l’eau d’un lac : s’il est agité, il s’embrouille… En prenant le temps de se déposer, de se calmer, l’eau devient plus claire, l’esprit aussi… une respiration à la fois.

Calme, paix et harmonie en votre être!

Au-delà des gènes – Partie 1

Quelles sont la part de l’inné et celle de l’acquis dans notre identité, notre destin et notre longévité?

La génétique suggère depuis peu l’influence de la perception et de la psychologie sur notre biologie, notre physiologie et notre hérédité. Ceci nous permet d’entrevoir la multitude de traces, au-delà des gènes, que laissent les événements de la vie et la manière dont ces traces peuvent moduler la suite de notre existence.

La science d’aujourd’hui réfute enfin le tout génétique triomphant et le déterminisme pour s’intéresser à l’épigénétique, c’est-à-dire à tout ce qui peut influencer l’expression ou non de notre bagage héréditaire.

L’épigénétique se veut l’étude révolutionnaire des changements modifiant l’expression des gènes sans mutation de l’ADN. Les dernières avancées scientifiques prouvent en effet qu’il y a une marge de manœuvre pour la cellule sur son destin.

Selon Bruce H. Lipton, biologiste cellulaire, le secret de la vie réside non pas dans notre génome, mais dans les mécanismes de la membrane de nos cellules. Dotée de récepteurs, chaque cellule syntonise les différents signaux de l’environnement et contrôle la lecture des gènes à l’intérieur de la cellule.

D’autres scientifiques de l’Institut Weizmann ont déterminé la cascade de processus moléculaires qui « allume » ou « éteint » des gènes spécifiques au sein de la cellule. Entre les gènes et les caractères qu’ils expriment, il faut donc supposer un niveau de régulation.

Bref, bien que nous ne puissions pas altérer la séquence de notre ADN, nous avons un pouvoir sur les mécanismes qui activent et désactivent nos prédispositions génétiques. Ainsi nos pensées, nos émotions, nos attitudes, nos croyances et nos perceptions déterminent l’expression de nos gènes en régulant notre physiologie interne.

Les scientifiques du domaine ont aussi récemment découvert deux biomarqueurs épigénétiques importants qui permettent de reprogrammer l’expression et la longévité de nos cellules. En effet, le taux de méthylation de l’ADN et la qualité des télomères peuvent renverser le vieillissement précoce et prévenir le développement de nombreuses maladies.

Ces conclusions élargissent notre perspective sur la longévité et soutiennent l’importance du rôle du mode de vie sur la santé et l’hérédité. Plus directement, ces découvertes assurent des progrès sans précédent dans l’écriture de notre destinée humaine.

La marche afghane

Marcher plus vite, sans effort supplémentaire pendant une plus longue période
Lors d’une récente recherche sur Internet concernant des associations de marche dans la région, j’ai trouvé sur le site de Rando Québec une description fort intéressante des types de marche. Sous le sous-titre Clubs de marche sont détaillées les différentes marches spéciales possibles que l’on peut pratiquer : la marche Audax, la marche Dynamique, la marche Volksmarche, ainsi que la marche afghane. Mais c’est surtout cette dernière, la marche afghane, qui attira mon attention.

La marche afghane est décrite comme suit : 
« La marche afghane est une tech­ni­que de marche au cours de laquelle on synchronise ses pas et sa respi­ration, tout en s’adaptant à la topographie du terrain et à l’effort physique. » — Rando Québec
1
En tant qu’athlète retraitée de calibre international, adapter la respiration abdominale au mouvement n’est pas un nouveau concept pour moi. Mais jusqu’à ce jour, je n’avais jamais entendu parler de la marche afghane, aussi appelée le yoga de la marche2.

La marche afghane a été conçue par un Français du nom d’Édouard­ Stiegler qui s’est rendu en Afghanistan au début des années 80 dans le cadre d’une mission des Nations Unies.

Stiegler est devenu totalement fasciné par le style de vie des nomades caravaniers et fut surtout intrigué par leur marche méditative dans les sentiers étroits de l’Afghanistan.

Il écrit ceci dans son livre Régénération par la marche afghane : « Les hommes, la plupart d’âge moyen, le visage buriné, le regard fixé à quelques mètres devant eux, parfois vers l’horizon, avançaient en tenant leur dromadaire par le licol, cheminant à pas réguliers, larges et rapides, avec une ardeur que rien ne semblait devoir fléchir. Absorbés en eux-mêmes,­ résolus comme leurs bêtes surchargées de ballots énormes, j’appris par un passant qui parlait leur langue qu’ils venaient du sud, un voyage de 700 km, d’une seule traite, à part les bivouacs nocturnes. Ils offraient le spectacle de grands voyageurs poussiéreux, mais non celui de gens fatigués. »3

Ce voyage de 700 km se traduit par 60 km par jour ou 38 km en moins de 6 heures. Si l’on considère que le temps moyen pour une femme pour terminer un marathon est de 4:45:30 h et qu’un homme prend 4:20:13 h (Running USA), marcher 38 km en moins de 6 heures est tout un exploit.

Édouard Stiegler se mit véritablement à explorer ces différents types de marche et a rapidement réalisé que cette façon de marcher était également vécue dans d’autres pays, où le seul moyen de transport est la marche et dont les terrains difficiles obligent à de longues journées d’effort. Développer une technique de respiration spéciale était essentiel pour harmoniser la respiration avec le pas et Stiegler a conclu que la pratique de la marche afghane est comme une sorte de « suroxygénation naturelle » prônée dans diverses formes de yogas.

Le marcheur afghan coordonne donc sa respiration et ses pas suivant­ un rythme de base dit 3-1. Trois pas d’inspiration, un pas de rétention à poumons pleins et trois pas d’expiration, et le cycle recommence. Il y a aussi des rythmes plus longs et, en terrain accidenté, des rythmes plus courts.

Les bénéfices sont la réduction des risques de maladies cardio-vasculaires, de l’anxiété et du stress, la perte de poids et la maîtrise de la pratique mentale de vivre le moment présent. Je vous encourage à approfondir vos connaissances sur la marche afghane et à enfiler vos chaussures de marche, ainsi qu’à profiter du coloris automnal à son « max ».

Allons-y !  1, 2, 3, pause, 3, 2, 1, pause, 1, 2, 3…

1 Rando Québec | https://Randoquebec.ca/

2 Sylvie Alice Royer | La marche afghane pour tous (2018)

3 http://www.marcheafghanequebec.com

Le coin du livre

Les Appels de l’Âme
par JoAnne St-Martin | Dauphin Blanc, 2017

Plusieurs se demandent ce qui se passe lorsque la mort arrive. Où allons-nous? Que nous arrive-t-il? C’est à ces questions que tente de répondre ce roman initiatique sur la vie de l’âme une fois qu’elle a quitté le corps physique. Nous suivons Emmy, une femme d’origine irlandaise qui a vécu plusieurs années en Inde, et nous l’accompagnons dans son passage de la vie à la mort, alors qu’elle quitte la présence rassurante de son mari et se retrouve à l’endroit où toutes les âmes se rejoignent entre deux vies. JoAnne St-Martin a écrit plusieurs livres sur le Feng Shui avant de nous présenter cet ouvrage sur le monde de l’après-vie. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un fait vécu, ce roman offre une façon intéressante de voir le monde de l’Au-delà et parvient à nous réconforter en laissant présager ce que pourrait être le parcours des âmes.

Mieux survivre à ta maternité – Tout ce qu’on n’a jamais osé écrire dans les livres
par Maude Michaud | Éditions Trécarré, 2018

Une femme enceinte peut s’attendre à recevoir toutes sortes de conseils à propos de la maternité et du nouveau rôle qui l’attend. Pourtant, parce que la théorie est souvent loin de la réalité et que toutes les histoires sont différentes, la nouvelle maman peut rapidement se sentir perdue et avoir l’impression de ne pas être à la hauteur. C’est ici que ce premier livre de Maude Michaud, fondatrice de la plateforme La parfaite maman cinglante, entre en jeu. Humoristique et familier, Mieux survivre à ta maternité cherche à dépeindre ce qui attend réellement la maman. L’ou­vrage aborde les préoccupations de tous les parents, à savoir la grossesse, l’accouchement, l’allaitement et le couple. Il se révèle un guide qui ose dire ce qu’aucun autre livre sur la maternité n’avait osé dire jusqu’ici et qui, par le fait même, déculpabilise les mères et rompt leur isolement.

N’avalez pas tout ce qu’on vous dit
par Bernard Lavallée | Les éditions La Presse, 2018

Nous sommes constamment inondés d’infor­mations sur la nutrition. Des titres accrocheurs nous attendent dès l’ouverture de notre ordinateur ou tablette : un superaliment vient d’être découvert, manger certains légumes permet de vivre plus longtemps, le sucre contribue au développement du cerveau, etc. Pour nous aider à voir plus clair dans ce qu’il qualifie de « bullshit nutritionnelle », Bernard Lavallée passe en revue les étapes d’une démarche scientifique et les questionnements que nous devrions avoir face à toutes ces nouvelles informations concernant la nutrition. Avec les talents de communicateur que nous lui connaissions déjà (pensons notamment à son best-seller Sauver la planète une bouchée à la fois), le nutritionniste urbain nous propose une réflexion éclairée sur les façons de s’alimenter sainement. Sans compter que le livre est magnifiquement illustré!

La route sacrée
par Jean Désy et Isabelle Duval | XYZ Éditeur, 2017

Voici l’histoire de trois voyageurs, Jean Désy, Isabelle Duval et Pierre-Olivier Tremblay, qui décident de se rendre dans l’Antre de marbre de la Témiscamie, un lieu chamanique pour les Innus et les Cris depuis des milliers d’années. Les trois comparses suivent la route du Père Laure, un missionnaire jésuite qui aurait dit une messe à cet endroit en 1730, accompagné par ses guides innus. Ce récit de voyage nous fait découvrir les motifs des auteurs, leurs préparatifs ainsi que leurs réflexions tout au long de leurs dix journées de pèlerinage. Pendant ce périple, les trois compagnons s’interrogent sur le sens de la vie, sur la foi et le rôle de la religion au Québec, sur l’identité qui est la nôtre, en tant que peuple. Il s’agit d’une exploration géopoétique, d’une rencontre avec la nature et avec le sens du sacré qui nous porte à nous questionner sur notre place ici-bas. Bien que les rapports au monde des voyageurs soient différents, tous trois sont animés d’une même quête spirituelle et acceptent « de se livrer au monde pareil à un enfant de six ans, dans la pure poésie du monde ». Une belle trouvaille chez XYZ Éditeur.

Tout le monde peut chanter s’il en ressent l’appel!

Je vous entends déjà me répondre que non. Vous aimeriez bien chanter, mais vous préférez vous taire pour éviter de faire souffrir vos congénères en leur écorchant les oreilles. Et même si vous aimez votre voix, vous risquez de vous diminuer par crainte de paraître prétentieux.

Vous pensez chanter faux ou encore avoir une voix laide? Sachez pourtant que la majorité des chanteurs que vous aimez n’ont pas tous des voix parfaites. Au contraire, ce qui les a rendus célèbres, c’est justement ce timbre particulier que vous qualifieriez peut-être de laid s’il s’agissait de votre propre voix.

Par conséquent, la majorité d’entre vous préfèrent se taire, convaincus d’être incapables de chanter sans déranger les autres. Pourtant, il y a peut-être en vous une voix qui désire retrouver la joie de chanter et de s’exprimer…

Nous gardons tous en nous la nostalgie de la douceur d’un monde dans lequel nous avons flotté entourés de musique et d’amour. Je devine que chacun porte en son cœur un petit air discret résonnant aux accents de sa vie.

Le chant précède la parole
Tout-petits, nous avons gazouillé et chanté bien avant de parler. Nous avons connu la joie de jouer avec notre voix, de la laisser virevolter en nous et autour de nous. Avec l’acquisition du langage et l’apprentissage des règles sociales, nous avons peu à peu éteint cette voix et tué dans l’œuf quelque chose de fondamental dans l’expression de notre nature profonde.

Et si je vous disais qu’il suffit de quelques outils simples pour retrouver le chemin de votre voix? En adoptant une posture corporelle favorable à l’émission sonore, en développant l’écoute, en apprenant comment jouer avec votre instrument vocal, vous pourrez rapidement goûter à la joie de chanter… et juste, par-dessus le marché! Vous réaliserez alors que toutes les voix sont belles, une fois libérées! Y compris la vôtre!

Notre empreinte sonore est unique. Chanter, c’est tout simplement rendre audible ce tissu invisible dont nous sommes constitués.

Chanter faux : un manque d’harmonie intérieure?
Oui. Lorsque l’être est en bonne santé physique, chaque cellule chante une note de musique qui s’accorde avec le reste du corps. Les émotions, elles aussi vibratoires, perturbent parfois ce fragile équilibre, amenant dissonances au sein des organes. Il devient alors difficile de chanter juste lorsque le corps chante faux.

En traversant le corps, la voix rencontre parfois des régions torrides, parfois des murs de glace et de silence, parfois encore des refuges chaleureux et habités. Là où il y a obscurité, elle se fait fade ou muette. Là où il y a joie, elle s’illumine, se met à pétiller. Lorsque la tristesse montre son visage, elle gémit ou pleure, se fait poltronne et reprend les intonations de l’enfance passée. Elle se nourrit de ces énergies et ressort de nous enrichie ou non par son parcours.

La peur conditionne nos attitudes corporelles.
De plus, il est difficile de chanter juste si tout notre corps se contracte, si notre visage est figé dans un rictus douloureux et notre gorge étouffée par la crainte de chanter. Pour vraiment bien chanter, il ne faut pas se retenir. Il faut un minimum de confiance, d’ouverture et… d’amour de soi.

Et il en va de même avec notre façon d’aborder la vie. La peur est souvent mauvaise conseillère. Lorsque nous apprenons à nous calmer, à faire silence, à nous ouvrir avec confiance, nous sentons naître en nous la sensation de l’action juste, une action non plus guidée par la peur, mais plus inspirée par l’amour. Et chanter avec son cœur résulte de la même intention.

Alors pourquoi attendre! Trouvez-vous un endroit à l’abri des oreilles indiscrètes et redécouvrez la joie de chanter et les bienfaits que cela procure.

Thé et musique, un accord surprenant!

Certains le font déjà en dégustant un verre de vin ou simplement avec un bon repas : savourer le thé en utilisant la musique pour rehausser l’expérience, créer un état d’esprit d’appréciation supplémentaire par ce mariage des sens. N’est-il pas encore plus charmant de manger des mets indiens dans un restaurant où, en musique de fond, on entend la douce tonalité du sitar ou de l’harmonium?

Devant le rituel de la cérémonie du thé, aussi simple soit-elle, l’harmonie de chaque geste, que ce soit de déposer gracieusement les feuilles dans la théière, de verser l’eau en gestes précis ou de voir la couleur du thé apparaissant dans la clarté de la tasse, tous les sens sont suscités : vue, odorat, toucher, goût… et éventuellement l’ouïe qui y trouve doublement son compte avec la musique qui accompagne de telles dégustations de thé. La musique comme le thé sont un art de vivre qu’il faut aborder avec sincérité et ouverture, car ils nourrissent l’âme. Ensemble, ils sont encore plus inspirants.

Bien qu’il n’y ait pas de bonne ou de mauvaise musique comme telle pour accompagner le thé, il y a certains accords musicaux qui seront naturellement plus appropriés au moment de la dégustation selon votre état d’esprit, le moment du jour, la température ambiante, la luminosité, la présence d’invités ou la solitude et, bien sûr, selon le thé que vous aurez choisi de déguster. Il faut considérer l’ensemble des circonstances qui créent l’ambiance du moment, cela ne fera qu’amplifier la joie et la paix qui se dégageront de ce moment précieux autour du thé.

Voici quelques suggestions d’accords musicaux selon le type de thé :
Les thés blancs sont légers et inspirent la douceur. Ils sont aériens, délicats et peu stimulants. Ils évoquent aussi la fraîcheur par leurs arômes parfois fleuris ou mielleux, leurs notes de sève ou de fruits frais. Une musique douce telle que celle de la flûte tibétaine de Nawang Kechog, le son apaisant du Hang Drum ou encore les pièces les plus douces du compositeur Arvo Pärt telle que Spiegel im Spiegel peuvent tout à fait se prêter aux subtilités du thé blanc.

L’aspect végétal et savoureux des thés verts leur donne un effet tonifiant plein d’énergie et de fraîcheur. Leurs nuances aromatiques d’herbe coupée ou de verdures, de fruits ou de noix, de fleurs des champs ou d’algues fraîches évoquent la saison estivale et le beau temps. Le son de la flûte japonaise shukuhachi, associée au zen depuis des centenaires, se mariera à merveille avec ce type de thé. Dans un autre genre, la musique baroque telle que Les Quatre saisons de Vivaldi ou Les symphonies de Mozart conviendraient tout à fait aux thés verts.

Les thés les plus gastronomiques et complexes sont bel et bien les thés Oolongs. Leurs arômes innombrables varient entre les notes florales, fruitées, gourmandes, boisées, empyreumatiques, minérales et végétales. Le jazz doucereux de Jasmine de Keith Jarrett ou Take Five de Dave Brubeck, le folk de Xavier Rudd ou encore la musique méditative de la cithare Qin, instrument ancestral de la Chine ancienne, parviendraient à envelopper les arômes enivrants des Oolongs.

Les thés noirs et les thés Pu Er offrent des notes minérales profondes, parfois fruitées, maltées ou boisées, des saveurs rondes et pleines. Complètement oxydés, ces thés sont digestes et offrent une énergie enracinante. Les voix pénétrantes des Tibétains Lama Gyurme et Yungchen Lhamo, ainsi que la musique africaine pleine de soleil de Ayub Ogada et de Toumani Diabate amplifiera la profondeur de ces thés « du cœur ». Dans le même ordre d’idée, le son du didgeridoo et les ragas de Pandit Pran Nath les accompagneront à merveille.

En espérant que ces quelques suggestions vous inspireront et que vos dégustations en seront d’autant plus plaisantes!

L’épigénétique : votre fourchette influence votre ADN!

« Ce n’est pas de ma faute, c’est dans mes gènes! » est une phrase que j’entends souvent en clinique. Pour certains, cela signifie que l’on peut manger pratiquement n’importe quoi sans prendre une once tandis que pour d’autres, il existe un plus grand risque de développer certaines maladies.

Et si nos gènes ne contrôlaient pas notre destin et que des actions comme celles liées à notre alimentation pouvaient changer leur expression? Cela pourrait avoir toute une influence sur la façon dont on pourrait prévenir et traiter plusieurs problèmes de santé.

On appelle « épigénétique » cette science qui étudie l’influence de notre environnement sur nos gènes, tandis que la nutrigénomique étudie plus spécifiquement l’influence de notre alimentation sur eux.

Ce que l’on mange, notre niveau d’activité physique, la qualité de notre sommeil, nos pensées et nos relations avec les autres auraient le pouvoir d’allumer ou d’éteindre certains gènes. Oui, comme un interrupteur. Nous avons donc la capacité d’allumer les gènes qui nous prédisposent à certaines maladies comme la dépression ou le diabète. Par exemple, les bleuets, le thé vert ou encore les sulforaphanes du brocoli sont reconnus pour aider à réparer les dommages à notre ADN grâce à leur richesse en antioxydants, en prévenant entre autres le déve­loppement de certains cancers. Nous n’avons donc pas besoin de nous asseoir et d’attendre de devenir malades : nous pouvons agir dès maintenant.

On est ce que l’on mange, mais connaître l’impact que peut avoir notre alimentation sur nos gènes donne une autre perspective à cette idée. D’après le biologiste cellulaire Dr Bruce H. Lipton, le secret de la vie résiderait dans nos membranes cellulaires et non dans notre ADN comme on l’a pensé pendant longtemps. Les membranes de nos cellules reçoivent des signaux de l’environnement avant d’exprimer ou non certains gènes. Heureusement, grâce à l’épigénétique, nous pouvons influencer nos gènes par le biais de notre alimentation et de notre style de vie. Nos gènes ne sont pas notre destin, mais la première ébauche du scénario d’un film. Beaucoup de changements sont possibles lors du processus de création, c’est-à-dire de notre vie. Alors à nous de faire nos choix.

L’écriture qui dénoue les blocages

« Ce que nous portons de vieilles blessures, de problèmes non résolus, de regrets et de souffrances devient comme une force souterraine susceptible de contaminer notre vitalité et d’entraver le flot naturel de la créativité. »  − Anne-Marie Jobin, Créez la vie qui vous ressemble

L’écriture est une forme d’art accessible à la plupart d’entre nous et nous avons accès à cet outil presque en tout temps : dès le réveil, au travail, dans un restaurant, au lit…

Les mots sont les matériaux de l’écriture. À travers eux, le sens, les souvenirs, les désirs, les émotions surgissent. Pour déjouer l’autocensure et les blocages, certaines techniques existent, entre autres l’écriture à l’aide de la main non dominante.

Associée à l’écriture automatique où on laisse couler les mots sans restriction, cette technique favorise le lien avec l’hémisphère de notre cerveau auquel on a un accès moins direct. L’être entier sort de sa zone de confort en déjouant l’habitude et il relâche ses défenses. Ce qui apparaît sur la feuille n’est pas filtré par la logique, les peurs ou les croyances.

On peut se servir de cette technique pour écrire une lettre. Votre papa est décédé et la petite fille en vous n’a jamais pu lui dire qu’elle l’aimait ou qu’elle lui en voulait? Donnez-lui ce droit. Le collègue qui vous fait souffrir ne lira jamais vos mots, mais ils vous soulageront d’un poids. Ce qu’on exprime ne moisit pas en dedans… En mettant par écrit tout ce qui nous passe par la tête et par le cœur, nous prenons conscience d’éléments demeurés inconscients et qui drainent notre énergie.

Nous pouvons aussi nous écrire à nous-même, que ce soit à la personne que nous sommes dans le présent, à l’enfant que nous avons été, ou à la personne que nous serons au moment de mourir. Cela peut aider à clarifier des intentions, à valider des opinions, à nous pardonner. Dans cette démarche, soyons notre meilleur ami et disons-nous les choses telles qu’elles sont, sans gants blancs ni malice.

On peut écrire seul ou être accom­pagné, ou encore se servir de nos écrits comme complément à une autre approche, après un rendez-vous plus bouleversant chez un thérapeute­ ou pour mettre en lumière ce qui nous turlupine avant de rencontrer­ un thérapeute. Si écrire fait monter des sentiments intenses, l’accompagnement peut permettre d’approfondir la démarche en toute confiance.

Pour les gauchers qui ont été forcés de troquer leur « vraie » main dominante pour la main droite sur les bancs d’école, écrire librement de la main gauche peut contribuer à guérir certains traumatismes. Pour eux, je dédie la chanson de Danielle Messia :

Je t’écris de la main gauche
Celle qui n’a jamais parlé
Elle hésite, est si gauche
Que je l’ai toujours cachée

Écrire de la main non dominante est un exercice puissant, mais exigeant. Les muscles de la main non dominante se fatiguent vite et les doigts deviennent crampés. Il faut conti­nuer, quitte à prendre une minute de pause. Par contre, plus on reste concentré sur l’exercice, plus l’effet est intense puisqu’on ne donne pas la chance à la logique d’occuper l’espace. On peut même illustrer nos écrits… toujours avec la main non dominante!

C’est aussi un exercice de lâcher-prise : devant les lettres mal formées et les lignes croches, notre esprit cartésien risque de se rebeller. Laissons-le taper du pied. Le but n’a rien d’esthétique, c’est une communication avec des parties de nous qui sont trop souvent ignorées. Redonnons-leur un espace, une lettre à la fois.

Le livre Écrire. Un plaisir à la portée de tous de Faly Stachak propose 350 techniques d’écriture créative pour inspirer ceux qui souhaitent écrire pour eux-mêmes ou pour être lus, peu importe la main choisie…

La solitude : l’apprivoiser et découvrir ses richesses

La solitude doit avoir sa place dans notre vie car si elle n’est pas liée à l’isolement, elle contribue à l’épanouissement de l’individu. Elle va donc de pair avec le maintien des relations interpersonnelles qui correspondent à nos intérêts et à nos valeurs.

Nous assistons depuis plusieurs années à une augmentation marquée de personnes vivant seules. Pour plusieurs, cette solitude a été subie et non choisie; par conséquent, elle peut être source de souffrance. Du moins dans un premier temps, car il est reconnu qu’après avoir traversé les défis qu’elle engendre, une fois apprivoisée, la solitude devient recherchée.

Vous arrive-t-il de vivre des moments de solitude souvent pénibles même si vous avez un réseau social? Cherchez-vous tout particulièrement à fuir certains moments de solitude?

Ce questionnement est, en premier lieu, une invitation à évaluer la qualité de notre rapport avec nous-même. En effet, il demeure d’une importance majeure d’acquérir une estime de soi suffisante pour devenir un ami de soi, un ami capable d’accueillir avec bienveillance nos différents états d’être. Ceci permet de mieux se connaître et de faire des choix judicieux, selon nos aspirations.

Dans le silence, il arrive très souvent que les situations non réglées surgissent dans notre conscience. Cela signifie qu’elles doivent être revisitées afin de procéder à une harmonisation. C’est peut-être le temps de revivre une douleur cachée afin de l’accueillir avec amour et defavoriser ainsi sa guérison. Et si c’était l’occasion de pardonner à une personne qui nous a blessé ou de nous pardonner à nous-même? Cet exercice libérera indéniablement des énergies qui favoriseront notre épanouissement personnel.

Paradoxalement, la difficulté à vivre des moments de solitude peut être associée à de l’isolement social dû, entre autres, à une très grande timidité ou à un manque de relations conformes à nos valeurs. Ici ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité de la relation. Dans les deux cas, il existe des ressources psychologiques et sociales qui favorisent le dénouement de ces difficultés. Le plus grand défi est de faire le premier pas pour recourir à ces ressources. L’estime de soi, le désir de s’améliorer et la confiance dans la vie nous entraînent dans un mouvement d’évolution.

Parfois, on peut éprouver une sensation pénible de vide. Il est alors tout indiqué de prendre en considération ces moments de vide. C’est une invitation à établir une relation avec notre véritable nature, avec cette présence divine qui réside tout au fond de nous, c’est-à-dire notre âme.

En effet, établir un pont avec notre âme est générateur de paix et d’inspiration et favorise l’évolution de la conscience. La prière, la contemplation, la méditation, les lectures d’ordre spirituel associées à notre réflexion personnelle sont autant d’outils qui donnent accès à une énergie puissante d’ordre spirituel dont notre âme est assoiffée.

Rappelons-nous que personne ne peut combler de façon absolue cette solitude existentielle qui fait de nous un être unique et libre. Le développement de notre spiritualité est la seule réponse à ce besoin d’absolu.

La solitude nous offre une voie d’accès à la sérénité. Cette sérénité résulte de l’harmonie que nous établissons avec nous-mêmes, que nous vivons dans des relations interpersonnelles de qualité et qui se révèle tout particulièrement lors de contacts privilégiés avec notre âme. Gardons en mémoire que notre âme est une source inépuisable de réconfort, d’inspiration, de force et, par-dessus tout, de paix.