Les bienfaits de la lenteur

Si nous retrouvions le temps de vivre? Si nous avions l’audace de ne pas adhérer au culte de la haute vitesse de notre société? Il est étonnant, ce culte : comme si en vivant deux fois plus vite, nous pouvions jouir deux fois plus de la vie… Notre sagesse profonde sait que la vie ne devient pas plus riche lorsque nous multiplions les activités. Pourtant, nous nous laissons facilement entraîner dans un tourbillon d’accélération qui nous fait perdre jusqu’au sens de notre existence.

L’impression désagréable que la vie accélère découle de l’expérience que le temps file à toute allure sans avoir de direction. C’est que le temps vécu de nos vies nous apparaît maintenant dispersé et semble manquer de ce rythme qui procure l’ordre. Nous perdons peu à peu les clés magiques de la synchronicité, cette sensation d’être à la bonne place au bon moment. Tout va si vite que nous ne pouvons faire l’expérience de la durée, car rien ne comporte de temps. Nous vivons dans une société de l’immédiateté : prêt à manger, textos, courriels, Internet… Qu’est-il donc advenu de notre humanité dans notre rapport au temps?

C’est qu’au fil des siècles, nous avons réussi à découper le temps en unités de plus en plus petites : du cadran solaire au calendrier, de l’horloge mécanique à la montre digitale. La vie active en haute vitesse a progressivement trouvé le consensus dans notre inconscient collectif. Nous en sommes venus à accorder une valeur absolue à la productivité au travail ainsi que dans l’organisation bien minutée de nos loisirs. Et ainsi s’en sont allés notre capacité à nous attarder, à flâner, à contempler et surtout à tisser le sens de notre existence. Vivre en accéléré vole à l’humain sa capacité innée de plénitude, car le sens et l’essence des choses ne se révèlent que dans la lenteur. Lorsque les images du film de notre vie se succèdent à une vitesse folle, leur signification demeure cachée.

Nous sommes nombreux à la recherche du temps : du temps qui ignore la montre, de celui qui flâne et s’étire en longueur alors que nous entrons dans un temps intérieur. Il est évident que nous avons soif de lenteur lorsque nous cherchons à honorer nos connexions à la profondeur de soi, à l’authenticité avec l’autre et à notre appartenance à l’Univers. La haute vitesse et son impérative immédiateté tentent en fait d’éliminer ce temps qui se trouve entre, qui va vers. Cherchant ainsi à gagner du temps, nous le perdons en fait, car nous sommes privés de la riche signification qui se trouve dans l’intervalle, dans les moments de transition, dans les espaces entre les choses. Ce temps de patience et d’errance est celui qui permet à la vie de retrouver sa pleine respiration et d’ouvrir la perception qui en tisse le sens.

Faire l’éloge de la lenteur, c’est aussi découvrir ce qui se passe sur le plan organique lorsque nous ralentissons. À prime abord, nous changeons de plan physiologique. La rapidité met notre corps en mode pratique, entièrement orienté vers la tâche. Ralentir permet à notre attention de se déplacer du but à atteindre pour retourner à l’instant présent. Induit non pas par la volonté, mais plutôt par l’émotion, l’instant présent nous amène à ressentir et ouvre la porte à une perception augmentée de la réalité. Intégrés à notre ressenti, nos gestes se remplissent alors de sens.

Ce qui est souhaitable n’est-il pas de danser avec le rythme naturel de notre propre vie? En incluant dans notre quotidien des activités de rallentando (méditation, yoga, tricot, randonnée, jardinage, etc.), nous rétablissons un équilibre. En prenant soin de notre relation personnelle avec le temps, nous retrouvons le choix de faire tout à la bonne vitesse. Et alors ce doux temps de vivre nous attend à bras grands ouverts.

S’accompagner au quotidien avec les huiles essentielles

Le stress est un phénomène omniprésent dans notre société moderne axée sur la performance et la perfection. Il peut être décrit comme étant une réaction de notre corps en recherche d’adaptation à son environnement. Il est essentiel pour prendre des mesures dans la vie courante et surtout lorsque notre vie est menacée. Le stress devient problématique lorsqu’il dépasse la capacité de l’organisme à s’adapter.

Il peut être d’ordre physique, mental ou émotionnel et a une incidence sur les différents systèmes du corps humain, notamment les systèmes digestif, immunitaire et cardiovasculaire, le métabolisme, le sommeil et l’inflammation.

Les huiles essentielles, pour leur part, sont des essences volatiles extraites de plantes aromatiques obtenues par la distillation à la vapeur d’eau. Elles peuvent nous accompagner et contribuer à réduire le stress.

Il existe un large éventail d’huiles essentielles aux propriétés calmantes, sédatives, relaxantes, antidépressives, apaisantes et harmonisantes.

En voici quelques unes :

  • Bergamote, Citrus bergamia
  • Camomille noble, Chamaemelum nobile
  • Litsée citronnée, Litsea citrata
  • Lavande vraie, Lavandula angustifolia
  • Lavandin super, Lavandula hybrida CT super
  • Laurier noble, Laurus nobilis
  • Marjolaine à coquilles, Origanum majorana
  • Orange douce, Citrus sinensis
  • Petitgrain bigarade, Citrus aurantium
  • Ylang ylang, Cananga odorata

Pour utiliser ces précieuses alliées au quotidien, on privilégiera les voies olfactives puisqu’elles sont directement reliées au système nerveux. Les molécules inspirées agissent sur le système limbique, siège des émotions et du plaisir, et nous aident ainsi à gérer certaines situations.

On peut explorer les voies olfactives de diverses façons. Voici quelques suggestions :

1. Déposer une goutte d’huile essentielle sur les poignets afin d’en respirer l’odeur. *Prudence avec les huiles essentielles aux zestes d’agrumes (mandarine, citron, orange douce, bergamote, petitgrain bigarade, pamplemousse, etc.); elles sont photosensibilisantes. Cela signifie que nous éviterons de les appliquer sur la peau lors d’une exposition au soleil.

2. Créer une ambiance calme et décontractée au moyen d’un nébulisateur ou d’un brumatiseur.

3. Ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles dans du savon liquide qu’on mélange ensuite à l’eau du bain afin d’en ressentir les bienfaits. *Les huiles essentielles doivent être mélangées à un excipient approprié puisqu’elles ne se dissolvent pas dans l’eau.

Nous pouvons également réduire l’incidence du stress en posant certains gestes au quotidien : faire de l’exercice, respirer, rire, aller en nature, prendre un bain de soleil, dormir, bien manger, etc.

Si votre niveau de stress est élevé ou chronique (épuisement, fatigue, déprime, insomnie), n’hésitez pas à consulter un aromathérapeute certifié qui pourra vous donner des conseils adaptés à votre situation.

Précautions : L’information contenue dans cet article n’est pas destinée à diagnostiquer, à prévenir, à traiter ou à guérir aucune maladie physique ou psychologique et ne peut en aucun cas remplacer l’avis médical d’un professionnel de la santé. Si vous prenez des médicaments, souffrez d’épilepsie, êtes enceinte ou allaitez, consultez un professionnel de la santé.

Un partage du cœur

Prenez conscience de la toxicité dans votre vie en 2019

Le 25 janvier, je me suis réveillée avec une migraine, des nausées et de légères douleurs abdominales. Quarante-huit heures plus tard, les douleurs aiguës dans le bas de mon dos et de mon abdomen étaient insupportables. Craignant de souffrir d’une appendicite aiguë, je me suis rendue à l’urgence. Durant les six heures d’attente pour obtenir les résultats de mes analyses de sang et d’urine, j’étais pliée en deux, pleurant de douleur, incapable de rester immobile. Mes affirmations positives et mes exercices de visualisation s’avéraient complètement inutiles. J’ai dû supplier l’infirmière pour qu’elle me donne des comprimés de Tylenol.

À la suite de l’échographie et des résultats des tests, le médecin a conclu que j’avais possiblement subi le passage de calculs rénaux ou pierres aux reins. Je me sentais comme si j’avais accouché d’un éléphant. J’étais totalement abasourdie par la bizarrerie de l’événement.

Une fois rentrée chez moi, j’ai décidé de faire une recherche sur les liens corps-esprit relatifs aux reins. Je me suis tournée vers les écrits de Louise Hay, You Can Heal Your Life« Les émotions liées aux relations toxiques, à la colère, à l’anxiété, au fait de s’attarder sur des problèmes passés sont liées à la manifestation d’infections des voies urinaires et de calculs rénaux ».

J’étais également captivée en lisant dans un journal médical que les « reins humains étaient cités de façon figurative dans la Bible comme le lieu où se logent « le tempérament, les émotions, le discernement, la volonté et la sagesse » et que les reins étaient souvent mentionnés conjointement avec le cœur comme des miroirs de la psychologie humaine »1.

Je me suis mise à réfléchir à la synchronicité des événements des dernières 48 heures avec la réalité d’avoir pris, dans la nouvelle année, de solides résolutions de me conscientiser à éliminer progressivement les relations toxiques de mon environnement. 

J’ai donc décidé de demander à mes collègues, amis et membres de ma famille leurs pensées, enjeux et solutions par rapport aux relations toxiques dans leur vie.

Les observations tirées de ce dialogue sont les suivantes :

1. Les personnes toxiques créent le drame en faisant des crises de colère ou créent des conflits intentionnellement afin d’attirer l’attention. N’oubliez pas que vous n’avez pas affaire à une personne réellement en détresse. Économisez votre énergie! Ne devenez pas victime de cette forme d’intimidation.

2. Ne vous attendez pas à ce que les personnes toxiques changent, car elles sont motivées par leurs propres luttes personnelles et complexes. Il est préférable d’établir des limites solides tout en soutenant ces personnes et en verbalisant clairement ce que vous ne souhaitez plus tolérer. Prenez vos distances si nécessaire.

3. Cherchez des solutions au lieu d’être aspiré dans le vortex toxique de ces individus. Essayer de comprendre l’origine de votre besoin de rester dans ces relations toxiques. Arrêtez d’être gentil et concentrez-vous sur le développement de vos quatre C durant vos actions de lâcher-prise : compétence, conviction, courage et confiance3. Équilibrez vos faiblesses avec vos forces.

4. Entourez-vous de personnes saines d’esprit qui vous font sentir apprécié, aimé et en sécurité et qui soutiennent vos efforts pour vous libérer de ces relations toxiques.

5. N’oubliez pas que votre environnement de vie peut également être toxique. Prenez note du désordre dans votre bureau, votre cuisine, votre chambre à coucher, votre voiture ou votre garage. Mettez en pratique la magie du rangement avec la méthode KonMari2.

Petit à petit, vous y arriverez!

Bon courage!

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1 Journal of the American Society of Nephrology, Garabed Eknoyan, 2005.

2 The Nice Girl Syndrome, Beverly Engel, 2008.

3 La magie du rangement, Marie Kondo, 2017.

Les oolongs, parfum des montagnes

C’est le matin, et la brume enveloppe toujours les versants boisés et abrupts de la montagne Ali Shan, à Taïwan. La route en lacets, étroite et surplombant des ravins vertigineux, nous fait grimper lentement à près de 2 000 mètres d’altitude. Plus l’ascension progresse, plus on aperçoit au loin, parmi la jungle de plus en plus éparse, quelques parcelles de théiers s’agrippant aux coteaux. Mais c’est l’enivrant parfum du oolong flottant dans l’air, avec ses arômes comme il n’en existe pas d’autres, qui nous guide assurément dans la bonne direction.

La famille des oolongs (ou wulongs) comprend plusieurs types de thés selon leur origine, leur variété botanique et leur méthode de fabrication. Quelques provinces de Chine ainsi que l’île de Taïwan se partagent à elles seules la quasi-totalité de la production de oolongs authentiques du monde entier. Offrant tantôt des arômes fleuris et végétaux, tantôt des notes boisées, fruitées ou encore caramélisées, ces thés semi-oxydés constituent toute la palette aromatique comprise entre les thés verts (thés non oxydés) et les thés noirs (thés complètement oxydés). Outre le taux d’oxydation oscillant généralement entre 10 % et 90 % selon les crus, s’ajoute parfois une cuisson plus ou moins intense qui en transforme alors les saveurs et les bienfaits. Ainsi, les possibilités de goût sont infinies.

L’air frais et pur des plus hautes montagnes où les conditions climatiques se prêtent à la production du thé offre les meilleurs crus de oolong. À plus de 1 000 mètres d’altitude, les plantations portant l’appellation gao shan cha (ou thé de haute montagne) sont un gage de qualité supplémentaire. C’est là que s’installent des artisans de thé passionnés. Les yeux brillants et le sourire aux lèvres, ils sont fiers de leurs créations.

À chaque saison, sur chaque versant, la météo parfois difficile des sommets pose son lot de défis et influence le goût du thé. Ainsi, dans une même région, chaque montagne donne au thé son goût caractéristique. Par exemple, à Taïwan, les thés produits sur Shan Lin Shi offrent souvent des notes d’ananas et de beurre de noix de coco, à Li Shan, de subtils arômes de pomme et de poire, à Cui Feng, des nuances parfumées de bois de rose et de chèvrefeuille. De quoi rivaliser en complexité avec les concepts de sommellerie et enthousiasmer l’amateur en quête de goûts uniques!

Outre les notions de terroir (sol, climat, exposition, etc.), ces influences s’expliqueraient aussi par certains facteurs environnementaux : les feuilles du théier possèdent cette capacité de s’imprégner des arômes environnants au jardin de thé où elles sont cultivées. Par exemple, en Chine, dans les montagnes jaunes (Huang Shan, Anhui), les orchidées sauvages confèrent au célèbre cru de thé vert Huang Shan Mao Feng des arômes floraux typiques pendant la saison de leur floraison. Au Yunnan, les arbres d’eucalyptus et camphriers des forêts donnent à certains thés Pu Er cultivés à proximité des notes médicinales rafraîchissantes. Il en est de même avec les oolongs des différentes régions de production. De plus, chaque montagne possède en quelque sorte sa propre énergie. Lorsque l’on visite ces lieux, on peut sentir la vitalité qui peut aussi influencer les thés qui y sont produits. Le Qi, l’énergie vitale, est très concentré dans les thés de qualité cultivés dans le respect de la nature. Certains endroits inspirent le calme pendant que d’autres sont plus sauvages et fougueux, ce qui est parfois ressenti, croyez-le ou non, lors de la dégustation du thé.

Si le thé en général se révèle souvent être un monde passionnant, les oolongs sont à eux seuls un véritable voyage. Je vous invite donc à vous envoler, grâce à leurs arômes et saveurs, vers les plus hauts sommets!

La complicité du corps et de l’esprit

En programmation neuro-linguistique, nous partons de l’idée que le corps et l’esprit (les pensées, les émotions) s’influencent l’un l’autre et forment un tout.

Mais qu’est-ce que cela signifie dans les faits? Doit-on se sentir coupable lorsque l’on manque de vitalité, qu’on attrape un rhume ou si l’on fait l’expérience de la maladie?

Face aux défis de la vie quotidienne, garder une bonne santé mentale et physique peut paraître un défi.

Une chose à la fois. Commençons par le corps qui influence l’esprit.

Comment nourrissez-vous votre corps? Que buvez-vous, en quelle quantité? Respectez-vous vos heures de sommeil? Prenez-vous régulièrement un bol d’air frais et une dose de soleil? Faites-vous bouger votre corps? Et qu’en est-il de votre sexualité?

Vous le savez déjà : un manque ou un excès pour l’une de ces questions influence votre état d’esprit. Vos idées se font moins claires, vous manquez de motivation, vous êtes facilement irritable, votre créativité est au plus bas, votre moral baisse, etc.

Le plus magnifique des projets est de garder votre corps plein de vitalité au quotidien. Un défi autant qu’une responsabilité!

Poursuivons avec l’esprit qui influence le corps.

Ce qui se passe entre vos deux oreilles ne passe pas inaperçu dans votre corps. Le flot de vos pensées influence votre flux d’énergie. Autrement dit, vos émotions s’expriment à travers votre corps. Vous avez sûrement déjà eu des sueurs froides, le cœur qui bat la chamade ou le ventre qui se noue.

Mais contrairement à ce que bien des gens croient, les émotions elles-mêmes ne sont ni positives ni négatives. C’est l’intensité que l’on donne à une émotion qui la transforme en sentiment.

Prenons, par exemple, la colère. Quelqu’un a, selon vous, dépassé les bornes. Vous sentez la moutarde vous monter au nez.

Scénario 1 : Vous êtes attentif à vous-même et vous avez l’humour nécessaire pour remettre gentiment la personne à sa place? Vous en riez ensemble? Bravo!

Ou peut-être avez-vous été pris de court et n’aviez pas les moyens de bien réagir. Mais vous y réfléchissez à tête reposée, vous relativisez la situation et vous vous promettez de corriger la situation à la prochaine occasion. Vous poursuivez votre journée le cœur léger et le corps plein de vitalité.

Dans ces deux façons de répondre, la colère est loin d’être négative, car elle a joué son vrai rôle : connaître vos limites et les exprimer.

Scénario 2 : Pour éviter un conflit, vous ne réagissez pas et faites comme si tout était normal alors que dans les faits, vous êtes furieux. Ou encore, vous avez essayé d’exprimer votre mécontentement, mais la personne n’a rien voulu entendre. La journée passe, vous ruminez des pensées négatives, et votre colère s’intensifie et se transforme en rancune. Vous passez la journée sans entrain, vous manquez d’énergie pour accomplir vos tâches et vous vous couchez fatigué.

Dans ce scénario 2, la rancune puise une énergie considérable dans le corps et l’épuise. À la longue, une accumulation de sentiments négatifs finit par ronger le corps et le rendre malade.

La bonne nouvelle, c’est qu’à tout moment, vous pouvez transformer vos pensées et changer vos perceptions.

Quand vous vous sentez irrité ou triste face à une situation ou à une relation, prenez le temps de vous poser, de vous déposer à l’intérieur de vous. Prenez de profondes respirations jusqu’à retrouver un équilibre corps esprit. Dans cet état paisible, posez-vous la question : quelle serait une meilleure façon de réagir pour moi?

Ou encore faites une activité physique intense. Partagez ce qui vous arrive avec un ami de confiance ou parlez à une personne ressource.

En bref, en surveillant vos pensées et en faisant de votre corps un allié, vous vous donnez les moyens de vous garder en bonne santé.

Profitez pleinement de 2019!

La tendance des dernières années n’est plus d’associer la nouvelle année à des résolutions, mais plutôt à la notion de nouvelles possibilités. Mais qu’en est-il dans la réalité? Même si je trouve l’idée stimulante, après les premières semaines de janvier, bien souvent, la routine reprend son cours, et l’idée semble avoir été rangée en même temps que les décorations de Noël (comme la notion de résolution). Dans cet article, je vous présente donc de petites actions que je mène au quotidien afin de rester à l’affût des possibilités qu’offre la vie. J’espère qu’elles vous inspireront à mettre en place des mesures pour profiter pleinement de la nouvelle année, vous aussi.

– Je dis « oui » à tout ce qui m’attire, même si cela m’effraie. Par exemple, j’ai choisi de donner une conférence sur le bonheur au travail même si elle n’est encore pas conçue.

– Je me lance des défis comme monter les marches deux à deux, manger des champignons (même si je n’en raffole pas) et terminer une tâche dans un délai serré.

– Je refuse d’être en mode « pilote automatique ». J’observe mon quotidien et, lorsque je prends conscience que je fais les choses de façon automatique, je cherche une nouvelle façon de faire ou encore je modifie l’activité pour la rendre plus stimulante.

– Chaque jour, je m’efforce de faire au moins deux choses que je n’aime pas faire juste pour me discipliner. Cela peut prendre la forme de tâches domestiques que je préférerais reporter à un autre jour ou encore faire un appel difficile à un fournisseur.

– Je m’intéresse à de nouveaux sujets comme la structure algébrique qui force mon cerveau à penser différemment. Je lis des articles et des livres qui me permettent d’approfondir mon domaine d’expertise.

– Je cherche des façons d’améliorer ce que je fais déjà bien en demandant l’avis des autres, en faisant des recherches ou en suivant des formations spécifiques. Par exemple, je me suis inscrite à des formations hebdomadaires pour améliorer mes compétences de coach.

– Je me force à découvrir au moins une nouvelle chanson ou un nouveau film chaque semaine.

– Au début de chaque journée, je lis une programmation qui précise les capacités et les qualités que je veux développer. Ainsi, lorsque les occasions se présentent au cours de la journée, je les accueille comme des cadeaux précieux.

– Je prends note de toutes les idées qui défilent dans ma tête et les mets en pratique dans les 48 heures. Par exemple, j’ai réalisé que lorsque je commande un smoothie au resto du coin, on me le sert dans un verre en plastique, ce qui est néfaste pour la planète. J’ai donc pensé à glisser une tasse réutilisable dans mon sac. Désormais, je l’utilise chaque fois que je commande une boisson.

Quelle incidence ces nouvelles possibilités ont pour moi? Eh bien, chaque jour, j’ai le sentiment de profiter pleinement de la vie. Je m’émerveille devant les plus petites choses et je m’ouvre au changement avec paix et réceptivité. Lorsque j’adopte cette attitude, je réalise que je mets de côté les peurs de mon égo et que je me libère des croyances dont je me suis nourrie au fil du temps. Ces nouvelles possibilités me ramènent à mes aspirations de jeunesse où la foi et l’assurance d’un monde meilleur régnaient sur ma vie. À vous d’essayer maintenant pour constater l’incidence que ces nouvelles possibilités ont sur vous.

Réaliser ses projets et ses rêves

Il y a plusieurs décennies, des chercheurs de l’Université Yale ont mené étude auprès de diplômés. Ils ont demandé qui avait des objectifs écrits et un plan pour le réaliser. La réponse était 3 %. Ils ont distribué le même questionnaire à ces mêmes diplômés 20 ans plus tard. Ils ont découvert que les 3 % qui avaient un plan écrit étaient plus heureux que les autres qui n’en avaient pas. Ce n’est pas ce qui est le plus marquant. Ils ont aussi découvert que les 3 % qui avaient des objectifs et un plan pour le réaliser étaient plus riches ensemble que tous les autres réunis.

Le pouvoir du désir
Je crois que tout le monde peut réaliser ses projets et ses rêves. L’être humain est un immense chantier de construction qui n’attend que d’être développé. Si on sait ce que l’on veut et qu’on l’écrit sur papier, cela fait une différence.

Tout d’abord, les objectifs et les plans donnent une vision positive de l’avenir. Ils rendent l’être humain optimiste et animent sa créativité.

Ensuite, les objectifs et les plans précisent nos pensées pour nous aider à profiter de la loi de l’attraction. Selon cette loi, nos pensées attirent ce que l’on veut dans la vie. Je connais plusieurs personnes qui ont concrétisé leurs rêves et qui ont témoigné de son efficacité. Il suffit de penser à l’acteur américain Jim Carey ou encore à Oprah Winfrey, qui savent exactement ce qu’ils veulent dans leur vie.

Enfin, les objectifs et les plans écrits assurent qu’on avance tous les jours. C’est très important, parce qu’en faisant du surplace, on régresse.

Réalisation d’un rêve
J’ai eu la chance de réaliser un rêve. Lorsque j’étais jeune, je voulais étudier en France. J’aimais la culture, l’architecture et le mode de vie français. J’ai atteint cet objectif quelques années plus tard lorsque j’ai fait un master en changements climatiques à l’Université d’Aix-Marseille.

Lorsque j’étais dans l’avion et que j’ai vu Marseille, j’ai senti qu’il s’agissait d’un nouveau départ dans ma vie. J’ai ressenti une effervescence inoubliable. Je souhaite que tout le monde vive au moins une fois cette sensation dans sa vie.

Commencer un rêve
Une question qui me vient souvent est celle-ci : par où commencer pour réaliser un rêve? La solution est de trouver des héros que vous admirez. C’est de faire exactement ce qu’ils font tout en gardant votre personnalité. La capacité de bien choisir ses modèles est peut-être l’étape la plus importante pour réussir.

Tout ce qu’il vous faut pour commencer, c’est d’étudier la vie des gens que vous admirez. Puis, vous allez trouver votre chemin par vous-même si vous avez un idéal.

Parlez-vous de cœur à cœur

J’ai toujours insisté pour approfondir les choses. Dans ma relation amoureuse, je ne suis jamais restée avec des non-dits. Je crois que certains couples seraient encore ensemble s’ils s’étaient exprimés leurs malaises à mesure qu’ils les vivaient sans accuser l’être aimé. Quand quelque chose me dérangeait, me blessait ou m’insatisfaisait, il fallait que je le dise, même si je craignais de créer un conflit; même si j’avais peur du rejet, du jugement, de la culpabilité ou de l’humiliation, de la souffrance et même si je savais que mon conjoint aurait préféré que je me taise et que j’oublie. Je continuais à investir dans la communication tant et aussi longtemps que je ne me sentais pas entièrement en harmonie avec moi-même et avec lui.

Être en harmonie, c’était m’assurer de la satisfaction de nos besoins réciproques, vérifier que nous avions été bien entendus tous les deux. Parfois, à cause de nos blessures et de nos défensives, le défi était de taille. Nous avons connu des impasses. Nous nous sommes fait aider. Je ne voulais rien laisser en suspens. Je ne voulais pas d’une relation tiède basée sur la tolérance et le refoulement. Je savais trop bien que la tolérance et le refoulement créent des distances ou provoquent des crises de nerfs quand le vase est trop plein. Avec le temps, j’ai appris à devenir plus responsable et, surtout, à m’excuser de mes torts ou de mes paroles blessantes, parce que trop défensives.

J’ai appris aussi que, si je ne m’occupais pas de mes malaises, je n’étais pas heureuse, parce que je nourrissais du ressentiment envers mon amoureux. J’ai compris qu’il fallait que je compose avec mes peurs pour mieux les dépasser, parce que les refoulements accumulés tuent l’amour.

Selon moi, la meilleure façon de vous investir dans votre relation amoureuse consiste à ne jamais garder d’insatisfactions sur le cœur sous prétexte de maintenir la paix; de ne jamais laisser une blessure ouverte ou de ne jamais rester avec des problèmes non résolus en vous disant que le temps arrangera les choses ou en vous imaginant qu’en faisant l’amour tout s’effacera. J’ai vu des couples qui avaient une excellente vie sexuelle et qui ne sont plus ensemble aujourd’hui.

Votre conjoint doit être votre meilleur ami. Donc, vous investir, c’est lui parler de vos malaises et de vos besoins en choisissant le moment approprié et la manière responsable de vous exprimer. Parfois cela suppose que vous preniez un moment d’introspection avant de lui parler. Parfois, vous aurez besoin d’aide, mais il importe de ne pas abandonner et de ne pas vous abandonner. Surtout, ne vous contentez pas des miettes en amour pour éviter la chicane. Certes, cela vous demandera un effort. Vous devrez surmonter des peurs, mais, à long terme, vous verrez que l’effort en vaut la peine, croyez-moi.

La communication authentique n’est pas seulement souhaitable pour prendre soin de votre relation de couple. Elle s’avère essentielle. Elle est l’oxygène de la vie à deux. C’est donc dire que si vous n’arrivez pas à vous parler sans exploser ou vous fermer, apprenez à communiquer. Inscrivez en priorité, dans vos projets communs, des cours de communication, une thérapie de couple ou la lecture à deux d’un bon livre sur le sujet. Si vous êtes vraiment engagés dans votre relation amoureuse, ce qui est indispensable à sa réussite, prenez en soin.

– Ne refoulez pas vos malaises.

– Parlez-vous tous les deux de cœur à cœur sans accusation et sans reproche.

– Exprimez clairement vos besoins.

– Reconnaissez vos erreurs et excusez-vous quand vous avez blessé l’autre.

– Surtout ne vous contentez pas d’une relation tiède.

Tous connectés

Jamais le monde n’a été si petit. L’ère moderne des communications permet un rapprochement sans pareil des êtres humains de toute origine. Collectivement, nous ressentons les joies et le bonheur des gens de partout comme nous compatissons avec leurs drames et leurs malheurs. Des liens intimes se créent. Essentiellement, nous aspirons tous au bonheur.

Selon l’étude évolutive biologique de l’espèce humaine, l’homo sapiens que nous sommes serait actuellement dans une ère d’unification. Selon Yuval Noah Harari, auteur, historien et professeur d’histoire à l’Université d’Oxford, il semblerait que c’est notre destinée d’évoluer vers l’unification. C’est donc l’humanité entière qui évoluerait vers la conscience que nous sommes UN, tous unis et partageant en quelque sorte une biologie et une culture communes. Dans son livre Sapiens, il illustre d’une façon très imagée le parcours évolutif des 70 000 ans de l’homo sapiens. Tel un gros casse-tête, il rassemble habilement tous les segments évolutifs de notre histoire, de nos origines à aujourd’hui. Ce qui est demeuré un concept et une aspiration existentielle pour plusieurs est maintenant le chemin de l’unité sur lequel nous sommes en ce moment.

Selon le point de vue des sciences symboliques et de l’étude du mouvement des astres, nous entrons actuellement dans cette ère nouvelle tant attendue qui, selon l’astrologie, élèvera la conscience humaine vers la réalisation et la conscience que nous sommes tous connectés. Et, en ce moment, nous serions plus que jamais convoqués à cheminer vers le centre de nous-mêmes pour mieux se reconnaître et mieux se choisir pour intervenir avec intégrité dans le monde en pleine évolution où tout est devenu possible. Le futur proche est donc maintenant : il est rempli de nouvelles possibilités où l’intervention de chacun pourra contribuer positivement à cette nouvelle conscience unificatrice pour le meilleur de tous.

Est-ce qu’une des forces contribuant à l’accélération du mouvement vers cette grande union humaine se manifestera dans la prise de conscience de notre confrontation commune aux drames environnementaux qui nous affectent tous?

L’environnement est en péril : sa grande diversité et son équilibre sont menacés. La poussée vers la nécessité d’intervenir tous ensemble n’a jamais été aussi déterminante. Est-ce que ces enjeux seraient le terrain sur lequel se développera cette grande unification de l’humanité vers un monde meilleur? La réponse est incertaine, mais ce que nous choisirons de faire individuellement n’est certainement pas négligeable, ne serait-ce qu’un geste aussi petit soit-il.

Toujours selon Yuval Noah Harari, la grande force de l’homo sapiens qui a su se différencier et éventuellement régner sur les autres espèces au cours de l’évolution en devenant maître d’œuvre n’a pas été sa force physique, mais bien son sens d’initiative, la coopération et la collaboration. Ce sont ces habiletés qui ont propulsé l’être humain dans les mouvements évolutifs marquants de l’histoire. Jamais n’avons-nous été si près d’une coopération et d’une collaboration aussi grande.

Il semblerait qu’il y ait devant nous tout un nouveau monde en devenir.

Bonne santé et bon printemps 2019 à tous!