le coin du livre

Le petit manuel de lithothérapie

Par Le Groupe des 5
Éditions Paume de Saint-Germain, 2017

Le Groupe des 5 est formé de litho­thérapeutes qui ont étudié le sujet pendant plusieurs années et qui ont pu constater, au cours de leurs pratiques et de leurs études approfondies, les effets bénéfiques des pierres et des cristaux. Œuvrant au sein de l’Institut Mandala du Bouddha de la Médecine des thérapies alternatives appliquées, situé à Montréal, ils fournissent un apport considérable dans le monde de la thérapie par les pierres et les cristaux. Le petit manuel de lithothérapie est le format réduit de l’incontournable Manuel de lithothérapie – Le royaume des pierres et des cristaux (2016). Il présente plus de 230 pierres et cristaux, leur composition chimique et leur dureté, leur purification et leur rechar­gement, leurs principales propriétés lithothé­rapeutiques, leur rareté et leur coût d’achat. Dans les dernières pages, nous y trouvons également un index de certains malaises physiques et les principaux cristaux qui favorisent le retour à l’équilibre. Les photos sont un véritable plaisir pour les yeux et représentent bien les particularités des pierres et des cristaux. Cette version abrégée se veut le guide de référence parfait à garder sous la main, tant pour l’amateur que pour le thérapeute expérimenté. Grâce à son format compact, le livre se glisse aisément partout et permet une consultation rapide lors de nos achats.

Pieds nus dans la gravelle

Par Maude Michaud
Libre Expression, 2019

Le deuil périnatal est un sujet délicat. Peut-être parce que les mots n’ont plus aucun sens devant la vive douleur qui remplit subitement le vide laissé par bébé. Peut-être aussi parce que le choc est si intense que les parents perdent pied tout d’un coup devant leurs rêves qui s’effondrent. Maude Michaud, la fondatrice du blogue La parfaite maman­ cinglante, signe un premier roman qui aborde avec finesse ce sujet difficile. Dans Pieds nus dans la gravelle, lorsque le deuil survient et repousse la jeune maman dans ses recoins les plus sombres, heureusement le tout est raconté avec cette énergie que nous connaissons si bien à l’auteure. Car voilà la force de ce roman : la mort va à la rencontre d’une écriture plus vivante que jamais. Ainsi, la valse qui s’ensuit nous permet de voir que la vie continue malgré tout, les images abondent, le ton humoristique adoucit le propos. À la fin, même si nous avons nous aussi le cœur un peu lourd de cette histoire tragique, nous entrevoyons qu’une renaissance est possible et que le bonheur peut prendre l’aspect d’un nouveau départ. Souhaitons qu’il y ait une suite.

La maladie d’Alzheimer vue par l’âme

Par Carolle Crispo
Le Dauphin Blanc, 2019

Plusieurs aimeraient trouver une façon d’entrer en communication avec leurs proches atteints de la maladie d’Alzheimer. Malheureusement, plus la maladie progresse, moins il est possible de parler avec la personne, ce qui nous désole profondément. Dans son livre La maladie d’Alzheimer vue par l’âme, Carolle Crispo présente le résultat d’un émouvant dialogue par télépathie avec l’âme de sa maman, décédée cinq ans plus tôt. Cette ultime conversation bouleverse nos idées préconçues de la maladie et nous démontre que l’âme se souvient de chaque moment une fois passée de l’autre côté du voile. Ici, l’histoire personnelle de sa mère rejoint celles de plusieurs autres personnes décédées de la maladie et pour qui elle se fait la porte-parole. Les propos sont partagés comme si la maman transmettait elle-même son message, et le tout nous aide à mieux comprendre les raisons de la maladie.

Des essences aromatiques pour aider la digestion

Qui n’a pas dans sa cuisine quelques fines herbes ou épices telles que le basilic, l’origan, le girofle, la cardamome ou la cannelle pour aromatiser ses plats? Depuis la nuit des temps, on ajoute des aromates à nos plats, et peut-être avons-nous oublié qu’elles ne servent pas seulement à donner de la saveur, mais aussi à nous procurer de merveilleux bienfaits.

En aromathérapie, nous avons à notre disposition des concentrés de ces arômes bienfaisants : les huiles essentielles souvent fort utiles en cas de troubles digestifs.

Voici neuf huiles essentielles à retenir pour leurs propriétés digestives : 

  • Basilic exotique (Ocimum basilicum)
  • Cardamome (Elettaria cardamomum)
  • Citron (Citrus limon)
  • Estragon (Artemisia dracunculus)
  • Fenouil doux (Foeniculum vulgare var. dulce)
  • Mandarine rouge (Citrus reticulata)
  • Menthe poivrée (Mentha piperita)
  • Orange douce (Citrus sinensis)
  • Thé du Labrador (Ledum groenlandicum)

On pourra soit utiliser ces essences diluées dans une huile de massage­ végétale dans les zones de l’estomac,­ du foie et des intestins et y appliquer de la chaleur, soit prendre 1 à 2 gouttes d’essences pures sur la langue en salivant bien ou diluées dans un peu de miel ou d’huile d’olive, idéalement après les repas.

*Certaines précautions doivent être observées : si vous avez des doutes quant à ces précautions ou si vous ne voyez pas d’amélioration, consultez un thérapeute qualifié.

Pour favoriser la digestion, il est également suggéré de manger lentement, de bien mastiquer, des aliments sains dans une ambiance calme et en pleine conscience que vous êtes en train de vous nourrir. Évitez de manger devant la télé, l’ordinateur ou un autre stimulant qui pourrait vous déconcentrer.

Par ailleurs, il est important de considérer l’être dans sa globa­lité, dans son aspect physique, émotionnel, psychologique et énergétique. Chaque jour, notre corps physique digère les aliments que nous mangeons. Chaque jour également, nous digérons, sur les plans émotionnel et psychologique, des situations, des idées, des émotions, des stress, etc. Tout est relié. L’expression populaire « celle-là, je ne la digère pas!Thé du Labrador (Ledum groenlandicum)» illustre bien comment la digestion peut être affectée lors d’une situation difficile ou contraignante.

Bonne digestion!

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Ce qui m’inspire

Prendre le temps de savourer avec tous vos sens en mangeant lentement, consciemment, une bouchée à la fois, car la digestion commence avant même d’avaler! Faire l’expérience de manger les premières bouchées les yeux fermés afin d’être en pleine présence et connecté à votre corps en train de se nourrir. Vous aurez peut-être des prises de conscience, car votre corps sait.

Conseil pratique 

Miellat digestif

Orange douce ou citron : 10 gouttes

Menthe poivrée : 10 gouttes

Basilic exotique : 15 gouttes

Cannelle de Chine : 5 gouttes

Combinez ces huiles essentielles dans 50 ml de miel et prenez environ ½ cuillère à thé du miellat dans une tasse d’eau chaude. Dégustez au besoin.

Saviez-vous que

On peut utiliser les huiles essentielles dans nos vinaigrettes? De 1 à 2 gouttes suffisent, car ces huiles sont très concentrées. On pense aux huiles essentielles de citron, d’orange, de pamplemousse, de basilic exotique, d’anis étoilée ou de cannelle dans les salades de fruits ou les salades vertes.

Elle l’a dit…

« Et si vous preniez soin de votre ventre? Car c’est bien du ventre que tout part : l’énergie, la vitalité, la vie même. » – Danièle Festy, dans son livre Tout vient du ventre (ou presque)

Pour en connaître davantage

Vous trouverez plus d’information sur les propriétés des huiles essentielles digestives sur le site https://www.doctissimo.fr/sante/aromatherapie/proprietes-des-huiles-essentielles/huiles-essentielles-digestives.

Le cholestérol et le mythe alimentaire concernant les maladies cardiovasculaires

De tous les sujets entourant les maladies cardiovasculaires dont on entend parler depuis quelques décennies, celui concernant le cholestérol est certainement le plus contradictoire et qui porte le plus à confusion. Combien de fois avez-vous entendu des professionnels ou des scientifiques vous dire à quel point le cholestérol est mauvais ou vous dire le contraire? Le fait est que le cholestérol ne serait pas le grand méchant qu’on a voulu nous faire croire. Certaines études ont même démontré qu’il pouvait améliorer la concentration, les capacités d’apprentissage et la mémoire. 

Qu’est-ce que le cholestérol et à quoi sert-il? 

Le cholestérol peut provenir de notre alimentation (aliments de source animale comme la viande et les produits laitiers) ou il peut être produit par le foie. 

Le cholestérol est essentiel à la vie et nous aide à rester en bonne santé.

  • Il est une composante essentielle de la membrane de nos cellules.
  • Grâce à lui, le corps est en mesure de fabriquer de la vitamine D à partir des rayons du soleil.
  • Il est un antioxydant essentiel pour notre cerveau et il protège nos cellules contre les radicaux libres.
  • Il est nécessaire à la fabrication d’hormones comme la progestérone, les œstrogènes, la testostérone ou le cortisol.

Le mauvais garçon pas si mauvais

Si le LDL ne contribue pas à faire augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, qu’est-ce qui le fait augmenter alors? La réponse : l’âge, l’inflammation, les taux de sucre ou d’insuline élevés, un taux élevé de particules LDL petites et denses, un faible taux de HDL (le bon cholestérol).

Que faire pour optimiser sa santé cardiovasculaire? 

Améliorer ses habitudes de vie comme faire de l’activité physique et cesser de fumer. 

Avoir une alimentation à base de vrais aliments : 

  • Manger des légumes et des fruits, des oméga-3 (poissons, fruits de mer, bœuf nourri à l’herbe);
  • Privilégier les bons gras (noix, graines, huile d’olive);
  • Éviter les huiles végétales qui sont inflammatoires (huile de maïs, canola, soya) et les aliments transformés.

Le cholestérol n’est pas notre ennemi. L’accuser d’être la cause de maladies cardiovasculaires serait l’équivalent d’accuser les ambulanciers de causer des accidents. Aucune étude à ce jour n’a démontré que la baisse des taux de cholestérol réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Améliorer ses habitudes de vie et contrôler l’inflammation sont, par contre, les meilleurs atouts pour votre cœur.

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Conseil santé

Un microbiome en santé influence la santé cardio­vasculaire. Un déséquilibre de notre flore intestinale peut causer un intestin perméable laissant passer des toxines dans le sang. Ces toxines provoquent la libération de marqueurs inflammatoires lesquels entraînent l’évolution du processus d’arthérosclérose. Avoir un intestin en santé réduit l’inflammation et soutient une meilleure santé cardiovasculaire.

Ce qui m’inspire

Le paradoxe français, vous connaissez? Des chercheurs ont observé que, malgré le fait que les Français consomment des gras saturés en plus grande quantité que les Américains et les Britanniques, ils ont un taux de cholestérol similaire, mais un taux de mortalité moindre pour ce qui est des maladies cardiovasculaires. En outre, il est bien connu que la moitié des gens qui ont un problème cardiaque ont un taux de
cholestérol normal.

Saviez-vous que

La lipopolysaccharides (LPS) est une toxine produite par le corps, qui cause de l’inflammation? On la retrouve parfois dans le sang chez les personnes ayant un intestin perméable. L’un des rôles du cholestérol LDL est de rendre la LPS moins nuisible. C’est donc dans le but de nous protéger contre la LPS que le cholestérol LDL peut augmenter. Cette hausse du taux de cholestérol LDL est un signe d’inflammation
et favorise le développement de l’athérosclérose.

Il l’a dit…

« Le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères [et] les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. Nous sommes arrivés
à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. » – Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et nutritionniste

Pour en connaître davantage

Pour en savoir davantage sur la santé cardiovasculaire, je vous suggère le livre The Paleo Cardiologist: The Natural Way to Heart Health du cardiologue Dr Jack Wolfson.

Retrouver le rythme grâce au tricot

Une maille à l’endroit, une maille à l’envers, une maille à l’endroit, une maille à l’envers… Ne trouvez-vous pas que cette répétition rythmée ressemble au battement d’un cœur, au mouvement de nos bras qui bercent un enfant ou encore au rythme des vagues qui caressent le sable?

Tricoter ou crocheter peut être une méditation active plus accessible pour les cerveaux hyperactifs qu’une visualisation ou un exercice de cohérence cardiaque. En effet, il peut être dérangeant de se contenter de respirer pour devenir zen (comme il peut être frustrant de se faire dire « calme-toi » quand on est tout, sauf calme). La méditation statique et silencieuse n’est pas la solution pour tout le monde. 

Un peu comme la marche ou l’écoute de musique occupent le cerveau pendant que le corps se détend, l’artisanat nous permet de nous arrêter pendant quelques minutes ou quelques heures. On tient notre esprit occupé, tout en le gardant éloigné de la charge mentale du quotidien, de l’ennui ou des scénarios catastrophes.

Même si on en profite pour regarder un film ou pour parler en famille pendant qu’on tricote, une partie de nous est entièrement centrée sur le mouvement de nos mains. Ces mains doivent d’ailleurs être détendues, et la respiration doit être contrôlée sinon le tricot sera tendu lui aussi. Le geste de tricoter ne sera pas agréable : impossible de passer l’aiguille dans une maille trop serrée, sans compter que des tensions musculaires s’installeront dans la nuque, le dos et les bras. Tricoter amène donc à observer notre corps, nos pensées et nos émotions. Un bel exercice de pleine conscience.

En plus de nous amener dans un état de calme actif, l’artisanat nous met en contact constant avec la matière et avec l’essence de la créativité. On part de presque rien (un fil) et on crée quelque chose qui n’existait pas. On doit se consacrer à ce fil qui passe entre nos doigts et qui se transforme au rythme des mailles et des rangs. On fait face à nos compétences et à nos limites devant un patron plus ou moins complexe, devant la fatigue du moment, devant nos restrictions physiques ou mentales ou devant le temps qui passe. On apprend, on évolue, on se lance des défis, on éprouve une fierté personnelle devant notre accomplissement. On peut même partager ces moments avec d’autres pour leur enseigner ou pour apprendre d’eux. 

Quand on tient notre tricot, on se retrouve aussi devant un pouvoir de création et un plaisir partagé. La couverture douce qu’on confectionne pour le bébé d’une amie nous accom­pagne pendant plusieurs heures, mais elle restera dans la vie d’une famille pour encore plus longtemps. Les bas tricotés pour un petit-fils ou le foulard qui tiendra un sans-abri au chaud poursuivront leur chemin après avoir quitté nos mains. En allant habiter chez quelqu’un d’autre, nos créations laissent nos mains libres de créer d’autres tricots créatifs et méditatifs, pour soi ou pour d’autres. À la présence croissante de l’anxiété, des écrans et du « chacun pour soi », pourquoi ne pas répondre par un loisir créatif comme le tricot, la couture, la peinture, la broderie? Ce sont des façons originales de s’imprégner du rythme des vagues et de retourner à l’essentiel.

Bien dormir est un entraînement comme les autres

On s’entraîne pour retrouver la ligne, augmenter sa capacité cardiovasculaire, maintenir une bonne santé… Mais saviez-vous que bien dormir est un entraînement comme les autres?

On a tendance à l’oublier, mais bien que le sommeil soit un besoin inné, le « savoir dormir », comme le « savoir marcher » ou le « savoir manger », doit être acquis. Si le sommeil est un apprentissage qui se fait en bas âge, il est possible que des circonstances de la vie nous fassent perdre de vue l’entraînement de départ que nous avons fait, cons­ciemment ou non, pour arriver à le consolider. D’autant plus que lorsque nous étions petits, plusieurs d’entre nous se faisaient mettre au lit et lever par leurs parents… alors que plus tard, nous adoptons des comportements parfois bien différents de ceux qui nous avaient permis, durant l’enfance, d’apprendre à consolider notre sommeil.

Si on se casse une jambe, on ne se mettra pas à croire qu’on ne sera plus jamais capable de marcher. On prendra le temps qu’il faut pour réapprendre à faire des pas, un à un. De la même façon, si le sommeil commence à faire défaut, il est absurde de penser qu’on pourrait ne plus jamais être capable de dormir. Au fait, c’est précisément cette pensée qui finira par nous en empêcher. Il n’est pas question de se laisser aller à cette croyance irrationnelle une seule seconde, puisque, si nous avons pu apprendre à dormir, nous pouvons toujours réapprendre. Il suffit de retrouver le chemin qui nous a déjà permis de le faire et que nous avons perdu de vue quelque part, en cours de route. Et c’est là que parfois, on peut avoir besoin de se faire tenir par la main afin de se réapproprier les outils qui permettent de reprendre son chemin de plus belle. 

Dormir comme nous le faisons dans la société actuelle est un condition­nement. L’homme des cavernes ne dormait pas comme nous. Vivant au cœur même de l’écosystème, il devait rester alerte aux prédateurs potentiels et s’assoupissait quand le temps était opportun. Il ne travaillait pas non plus de 9 h à 17 h : il était soumis aux lois de la nature. Ainsi, son sommeil pouvait être bien plus variable et fragmenté que le nôtre. 

Toutefois, notre société contemporaine a décrété que nous devions être productifs entre 9 h et 17 h, ce qui nous force à concentrer notre plage de sommeil entre 20 h et 8 h, selon des horaires et durées variables pour chacun. Alors que, bébé, on ne dort que quelques heures d’affilée, on nous a appris à « faire nos nuits », et nos parents avaient bien hâte que nous « calins » notre sommeil et parvenions à dormir idéalement huit heures d’affilée afin qu’eux-mêmes puissent maintenir leurs standards de productivité le jour. Cet entraînement s’est fait dès nos premières années de vie dans le but de conso­lider notre sommeil et d’allonger sa durée jusqu’à ce que nous considérons « une nuit normale ». Mais parfois, au fil des ans, des changements à l’horaire ou à nos habitudes de vie nous déconditionnent… et tout comme lorsque nous prenons du poids, que nous perdons l’agilité physique ou la fermeté de nos muscles, il faut simplement se remettre à l’entraînement pour reprogrammer notre cerveau à dormir à l’heure et selon la durée désirée.  

La bonne nouvelle est que c’est TOUJOURS possible! Comme pour une diète ou une rééducation physique, il faut d’abord trouver ce qui fait défaut pour reprendre le contrôle de son sommeil. Ce processus peut être plus ou moins long, selon la gravité du problème et de l’investissement personnel qu’on met à l’entraînement. Mais dès qu’on parvient à retracer la ou les cause(s) de son mauvais sommeil, les résultats se font généralement voir très rapidement. Le plus beau dans tout ça? On comprend enfin les mécanismes du sommeil et on se réapproprie les outils pour le contrôler toute sa vie.

Des fantômes dans mon placard

Connaissez-vous l’épigénétique? Il s’agit de la discipline de la biologie qui étudie la nature­ des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible et adaptative l’expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN)1

Plusieurs études menées sur le règne animal démontreraient qu’en présence de facteur de stress, il y aurait modification dans certains­ gènes de l’ADN des gamètes parentaux. Par conséquent, cette modification serait transmissible aux générations futures, telle une mémoire ancestrale que l’on transmet. De plus, la transmission ne serait pas uniquement sur le plan de la génétique, mais également sur celui des comportements. Devant ce facteur de stress, les générations précédentes auraient modifié leurs comportements, transmettant ainsi aux générations futures des attitudes comportementales qui deviennent innées et acquises, même sans la présence du facteur de stress.

Et qu’en est-il de l’être humain? Il y a de cela environ deux ans, je suis tombée par hasard sur une vidéo française dans laquelle on traitait de blessures transgénérationnelles. Ces dernières ont permis à Anne Ancelin Schützenberger de développer une nouvelle pratique clinique appelée la psychogénéalogie « selon laquelle les événements, les traumatismes, les secrets et les conflits vécus par les ascendants d’un individu conditionnent ses faiblesses constitutionnelles, ses troubles psycho­logi­ques, ses maladies, voire ses comportements étranges ou inexplicables. »2

Dans cette vidéo, la chercheuse invitée racontait l’histoire d’une grand-mère ayant subi, dans sa jeunesse, des traumatismes sexuels. Ces traumatismes auraient provo­qué une altération dans le code génétique de cette septuagénaire, modification qui aurait été transmise à la seconde génération. En plus de présenter la même altération du code génétique de sa grand-mère, l’adolescente expérimentait des humeurs dépressives et des comportements de peurs envers les hommes malgré n’avoir jamais subi dans sa vie de violence sexuelle. 

Nous ne sommes donc pas seulement les récipiendaires d’attributs physiques de nos aïeux, telle la couleur des cheveux ou des yeux. Nous portons également en nous leurs souffrances passées non traitées et refoulées. Tous ces non-dits, ces secrets de famille bien gardés, car entourés de trop de honte, sont transmis aux générations suivantes. En plus d’arriver sur la planète avec notre bagage karmique, les mémoires souffrantes de nos ancêtres alourdissent nos valises. 

Madame Schützenberger appelle ces mémoires des fantômes qui nous hantent dans un but bien spécifique : guérir. Tel est le désir de ces mémoi­res ancestrales : être contactées afin d’y trouver paix et guérison. Comme si ces fantômes et la tranche de vie qu’ils représentent avaient besoin à travers nous de boucler la boucle. 

Je vous souhaite de vider vos placards de ces vieux fantômes. En mettant un baume sur ces mémoires ancestrales, vous les retournerez vers la lumière, gardant ainsi ce qu’il y a de plus beau de vos aïeux. D’autant plus que ce ménage vous permettra de découvrir votre vraie nature.

Références :

https://fr.wikipedia.org/wiki/
Épigénétique, Psychogénéalogie

L’année 2020 : faire sa part pour créer un monde plus humain

L’année 2020 n’est pas simplement une page qu’on tourne, c’est aussi un autre chapitre, un nouveau livre que nous tenons entre nos mains. Ce chiffre 2020 ouvre quelque chose de magique dans l’imaginaire collectif. N’est-il pas rempli d’espoirs et de nouvelles possibilités? Qu’allons-nous y écrire? Qu’allons-nous créer ensemble? Puisque nous rêvons tous d’un monde plus humain, un monde à la hauteur de notre humanité, comment peut il devenir réalité? Comment y contribuer?

Notre pouvoir est grand et plus accessible que nous le croyons. Nous baignons dans un champ d’énergie qui nous relie tous les uns aux autres et aux événements de notre monde. Ainsi, la participation de chacun importe. Non pas que nous soyons coupables. Nous sommes plutôt reponsables de ce qui arrive dans le monde. Ma vie intérieure a une incidence sur le monde. Étonnant, n’est ce pas? Ce monde qui nous entoure peut ressembler à un miroir vivant, à un genre de tissu quantique qui reflète les sentiments qui nous habitent. Ainsi, les émotions qui vivent en chacun de nous importent au plus haut point. Les émotions négatives qui rejettent la vie (colère, haine, rage, jalousie) contribuent à créer le monde tout autant que celles qui favorisent la vie (gratitude, compassion, empathie, amour). Lorsque nous accordons notre attention à cultiver des sentiments de haute vibration dans nos cœurs, nous entrons dans notre plein pouvoir créateur d’un monde meilleur. L’Univers ne fait que refléter la qualité des sentiments humains. 

Évidemment, nous n’avons pas le pouvoir de déterminer ce qui nous arrive à chaque instant, mais nous avons celui d’influencer nos sentiments au moyen de notre imagination. Nos sentiments sont en fait la clé pour comprendre comment fonctionne notre pouvoir de créer la réalité. Les anciens tentent depuis 5 000 ans de nous livrer ce secret par le biais de traditions orales et de textes sacrés, toutes religions confondues. De nombreux chercheurs spirituels et chercheurs en physique quantique ont répertorié et décodé les clés de ce secret qui se résume ainsi : le sentiment est la prière. 

Nous sommes d’accord que notre subconscient crée notre réalité plus que notre conscient. Or, la prière se fait presque entièrement par le subconscient. À l’opposé de la croyance populaire, prier n’est pas souhaiter que quelque chose change ni demander l’assistance d’une puissance extérieure. Prier, c’est déjà ressentir en dedans de nous que les choses ont changé. Prier demande donc la participation de notre imagination, de nos émotions et de notre foi en l’humanité qui sommeille en chacun de nous. C’est par le cœur que nous parlons à l’Univers pour réaliser nos désirs d’un monde plus humain, la prière étant inefficace pour les désirs de l’égo, pour ses réussites personnelles qui ne concernent pas le bien de tous. Comment réapprendre à prier alors? En nous retrouvant à l’intérieur de nous-mêmes, dans le silence et la paix du cœur. En commençant à apprécier ce que nous avons, nous invitons la haute vibration de la gratitude. C’est dans cette sensation intérieure de paix que nous commençons à communiquer avec l’intelligente force de vie qui vibre en chacun de nous. La prière est une expérience que nous vivons dans tout notre corps alors que nous invoquons un état d’être en imaginant une réalité différente de celle qui existe. Il importe de ne pas en douter. En parvenant à ressentir une nouvelle possibilité, je permets sa création. Et il y a autant de façon de prier que de personnes vivantes sur la Terre. C’est dans notre cœur que dort le paradis terrestre. Imagine « tous les gens partageant le monde entier » chante John Lennon.

Imaginons ensemble 2020… un nouveau monde qui commence à se remplir de paix, de joie et d’amour.

La danse divine des énergies féminine et masculine

Notre monde contemporain est à un point tournant très important dans son développement, un point qui implique une transformation radicale de la relation établie entre le féminin et le masculin. Depuis plus de deux millénaires, nous vivons selon un ethos sociétal où « le masculin l’emporte » et « le féminin subit » . Mais cela est loin d’être la relation saine et naturelle entre ces deux énergies. Cet état relationnel de domination / soumission permet de voir à quel point nous nous sommes installés dans la tête et le raisonnement intellectuel au détriment d’être centré dans la poitrine et la résonance du cœur. 

Le choix de raisonner au lieu de résonner, de laisser l’intellect diriger et gérer la vie selon un ethos de domination et de manipulation a permis un développement incroyablement puissant quant à la matière. Ce développement, sans ancrage dans le Cœur Conscient et ayant des conséquences désastreuses pour l’environnement, en est arrivé à un point tournant que la société ne peut plus ignorer. Attendu depuis longtemps, ce moment charnière nous mènera soit vers la destruction, soit vers une nouvelle forme d’expansion au service de la vie. Quoique l’enjeu soit sociétal, le choix de cheminer vers une nouvelle façon d’être et d’agir ensemble se fait en premier lieu à l’intérieur de nous-mêmes. 

La relation présente entre nos énergies féminine et masculine, non seulement sur le plan sociétal, mais aussi sur les plans intrapersonnel et interpersonnel, découle de grandes blessures portées autant par le féminin sacré que le masculin sacré. Lorsque ces grandes blessures reçoivent guérison, la danse divine entre les énergies féminine et masculine peut reprendre sa forme véritable et enfin, tête et cœur, intellect et émotion, pensée et intuition peuvent redevenir des alliés et mutuellement s’épauler. 

La plupart d’entre nous n’avons jamais vu cette danse divine à l’œuvre, étant plutôt en interaction avec les blessures que portent ces deux énergies : la blessure du féminin sacré est reliée à se sentir indigne de prendre sa pleine expansion et celle du masculin sacré, d’être impuissant et en danger d’anéantissement. Ces blessures ont tendance à soit mener à une tentative de rétrécir et subir sa vie, soit, à l’autre extrême, de contrôler et de surdiriger sa vie. Ainsi, le féminin sacré blessé aura tendance à tenter de se soumettre entièrement ou, au contraire, à être une force dominante et contrôlante. Le masculin sacré blessé, lui, tentera de se faire plus petit et soumis ou, au contraire,
cherchera à dominer et à contrôler pour éviter de se sentir faible et impuissant. 

Or, la vraie relation entre ces pola­rités est une danse divine de toute beauté. Le féminin sacré est pure énergie de vie, sans forme, sauvage, ouverte et toujours en processus de prendre plus d’expansion. Le masculin sacré, quant à lui, est l’ordre et la structuration, il crée le contenant permettant à cette énergie féminine d’avoir une base solide pour pleinement s’épanouir. La danse divine entre ces deux polarités du sacré est d’une splendeur et d’une puissance que nous voyons rarement dans nos sociétés actuelles, car cette relation a été inversée : la structure est au service de la matière plutôt que de l’énergie de vie. 

Un masculin sacré guéri n’a plus peur de l’impuissance. Il est en acceptation totale d’être anéanti à chaque fois que le féminin sacré veut s’amplifier car il sait que son rôle est de créer des structures toujours plus aptes à tenir et à épanouir – et non contraindre et écraser – cette énergie sauvage de la vie. Un féminin sacré guéri n’a plus honte de vouloir prendre plus de place, car elle sait que le masculin sacré la soutient et lui donne une structure qu’elle peut remplir de toute son énergie expansive et ainsi donner vie et remplir le masculin.  Il est grand temps de guérir la relation entre ces deux énergies. Or, cette guérison commence en chacun de nous. Prenez le temps de contempler l’état de la relation entre le féminin et le masculin sacrés en vous; guérir leurs blessures et retrouver leur danse divine est l’œuvre la plus importante de notre temps.

À la croisée des chemins

À l’image de l’annonce de l’éditeur de la revue Cheminement, Denis Manseau, qui nous communiquait que la revue était arrivée à la croisée des chemins, il m’est arrivé à un moment dans ma vie où je suis, moi aussi, arrivé à la croisée des chemins.

Après 40 ans sur le marché du travail, je voyais arriver la journée enchante­resse du 7 juillet 2016, date à laquelle mon statut changerait à tout jamais. J’ai décidé de réfléchir sérieusement à la question de mon départ à la retraite en m’engageant dans une démarche de réflexion, d’intériorisation et de grands silences d’une durée de 18 jours. Je me suis inscrit auprès de l’organisme Le Chemin des Sanctuaires : Montréal/Sainte-Anne-de-Beaupré qui propo­sait de vivre une expérience de communication avec soi et avec les autres au moyen d’une très longue marche de 400 km. Ce chemin trouve son origine dans celui des pèlerins du Moyen Âge qui traversaient à pied la France et l’Espagne pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle.

L’expression « à la croisée des chemins » fait référence à une étape de choix, à un moment où on doit prendre une décision. Et ce n’est pas toujours facile à vivre. Ainsi, la revue Cheminement a pris la grande décision de se séparer du papier. De mon côté, la grande question était de savoir quand serait le bon moment d’entreprendre la métamorphose et de passer d’état de chenille à celui de papillon : rester au travail plus longtemps pour se mériter un plus gros revenu de pension ou non? Choix déchirant quand on se voit rampant au sol au lieu de voltiger librement dans les airs.

J’ai donc vécu physiquement « la croisée des chemins » de campagne, la croisée de rues de villes, d’avenues et de boulevards, des centaines de fois, à Montréal, à Saint-Ours, à Odanak, au Cap-de-la-Madeleine, à Champlain, à Brise-Culotte, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, à Cap-Santé, à Donnacona, à Québec, à Chute-Montmorency, à Sault à la Puce et à Saint-Anne-de-Beaupré, entre autres.

Je crois que le Québec est arrivé à la croisée des chemins lors de son adolescence et qu’il a fait sa révolution tranquille en jetant le bébé avec l’eau du bain. Exit la religion et l’oppression. Actuellement, notre jeunesse fait face à un grand vide de sens, puisque la première cause de décès de notre jeunesse, donc de notre avenir, est le suicide. Mais faisons-nous la distinction entre la religion et la spiritualité?

D’autre part, un phénomène est en croissance fulgurante : les mar­cheurs vers Compostelle. En 1972, seulement 300 personnes arrivaient à Compostelle. En 2016, c’étaient plus de 300 000! En m’inscrivant aux études doctorales à l’Université du Québec en Outaouais, j’ai voulu démontrer que les Québécois, au prorata, sont ceux qui vont en plus grand nombre vivre l’expérience de pèlerinage spirituel sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (et sur la multitude de nouveaux chemins de ce type ici même au Québec). Et je crois que cela est en partie dû à l’important héritage spirituel des personnes des Premières Nations dont nous sommes partiellement descendants. 

J’ai éventuellement marché sur tout le territoire du Québec, d’ouest en est, de Gatineau à Percé et de Kingston à Montréal, ce qui fait que j’ai eu le bonheur de longer les 1 600 kilomètres de notre majestueux fleuve Magtogoek (« le chemin qui marche » en langue Micmac), ensuite renommé Saint-Laurent. 

En 2018, j’ai marché de Paris à Compostelle afin de célébrer ma nouvelle liberté de retraité et rendre grâce à la vie en parcourant un chemin de gratitude. Je tenais à vivre ce dépassement de soi, également pour honorer le fait que je suis cons­cient de faire partie des personnes les plus privilégiées de notre planète bleue, des personnes qui, comme moi, sont en santé, physiquement, financièrement et qui jouissent de LIBERTÉ. Longue vie au Cheminement, source de mieux-être, sous toutes ses formes. Et que nos routes se croisent!

La transition, c’est maintenant

Choisir aujourd’hui ce que sera demain
Laure Waridel, préface de Dominic Champagne

Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l’économie au service du bien commun afin qu’elle opère à l’intérieur des limites planétaires? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité?

Au contact de citoyennes et de citoyens issu.e.s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d’une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L’auteure identifie les lignes de force qui permettent d’investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d’habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transformeront le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu’il est possible de créer une richesse inconnue de la finance : une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre.

Avec La Transition, c’est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l’on occupe dans la société. 

À nous de choisir ce que sera demain.

Corédactrice du Pacte pour la transition et cofondatrice d’Équiterre, Laure Waridel est écosociologue Ph. D. et professeure associée à l’UQAM. Spécialiste reconnue du commerce équitable et de la consommation responsable, elle est aussi l’auteure des best-sellers Acheter, c’est voter (2005) et L’envers de l’assiette (2011) publiés chez Écosociété.