Regard nouveau sur votre santé globale

La santé globale prend forme dans la pensée et passe par la réflexion, la discipline et l’action, ce qui suppose que nous remettions en question tous nos comportements appris et que nous nous interrogions sur l’utilisation à faire des outils à notre disposition.

La réponse se trouve en chacun de nous parce que, lorsque le voile de l’ignorance se lève, la peur, le doute et le mal-être se dissipent, et c’est alors que la guérison commence.

Pour favoriser la santé globale, je propose une prise de conscience du microbiome humain. C’est le royaume des micro-organismes qui vous habitent, et plus particulièrement celui des microbes, amis et ennemis, qui peuplent votre intestin, siège du genre d’infections qui vous réveillent un bon matin avec un mal de tête, un bouton sur le menton, des selles d’une couleur « bizarre ». Voyons comment tout cela s’organise dès la naissance, et même avant.

Les bébés nés par voie naturelle sont colonisés par des lactobacilles et d’autres microbes indispensables provenant de la mère. Les bébés nés par césarienne sautent cette étape et sont colonisés par des bactéries hospitalières moins désirables. À cause du taux moins élevé de microbes protecteurs, les bébés nés par césarienne risquent davantage de souffrir d’asthme, d’allergies, de diabète de type 1 et d’autres maladies auto-immunes. Des études ont démontré que ces bébés présentent 50 fois plus de risques de souffrir d’obésité. Le fait d’être né par césarienne et d’avoir reçu des traitements aux antibiotiques pendant la petite enfance décuple les risques de devenir obèse et malade plus tard dans la vie.

Jetons un regard nouveau sur notre monde! Ouvrons les yeux de notre conscience, retirons le masque qui dissimule notre responsabilité individuelle à l’égard de notre santé globale et portons une attention plus soutenue aux effets délétères des pratiques modernes en médecine et en agriculture. Au moment où ces pratiques ont été adoptées, personne ne pouvait prévoir à quel point elles allaient affecter notre monde intérieur, notre « microbiome ».­

L’objectif n’est pas de ressembler à l’image que projette la photo d’une célébrité, mais plutôt d’être en santé, ici et maintenant, sans passé. Nous pouvons nous guérir du « mal-a-dit » sans raisons historiques ou hystériques…

La santé globale, c’est la saine alimentation, c’est rire, bouger, aller dehors, avoir un sommeil réparateur. Une vie saine provient de la connaissance des bienfaits des huiles essentielles, des plantes amères et des probiotiques ainsi que de la respiration purificatrice (yoga, méditation). Il faut aussi prendre le temps de regarder à l’intérieur de nous afin de développer notre intuition et notre responsabilité à l’égard de notre santé, de notre vie et de notre mission.

Deux livres coups de cœur à propos du cancer

Nous sommes malheureusement tous touchés de près ou de loin par le cancer. La lecture de livres sur le sujet est cruciale pour tous, tant pour la personne qui a reçu un diagnostic de cancer que pour ses proches et pour quiconque veut, à titre pré­ventif, optimaliser sa santé.

J’aimerais donc attirer l’attention sur deux livres parus en 2016. Il s’agit de l’excellent ouvrage de Kelly A. Turner, Ph. D., intitulé Rémission radicale, survivre au cancer malgré les pires pronostics, et du dernier livre de Josée Blanchette, journaliste au Devoir, intitulé Je ne sais pas pondre l’œuf, mais je sais quand il est pourri. Comme cette dernière a elle-même survécu à trois cancers, son livre contient beaucoup d’informations pertinentes, et elle en dit qu’il est le livre qu’elle aurait aimé lire à 23 ans, lorsqu’elle a été atteinte de cancer pour la première fois.

Comme nous le rappelle Dr Richard Béliveau, nous portons tous en nous, à partir de l’adolescence, des cancers microscopiques qui peuvent rester latents et indétectables, et dont un système immunitaire en santé peut très bien s’accommoder, et 75 % des cancers pourraient être prévenus grâce à la modification de notre style de vie.

Kelly Turner, chercheure spécialisée en oncologie et consultante en médecine intégrative ou fonctionnelle, a analysé plus de 1 000 cas de rémission radicale. Elle a parcouru le globe pour interviewer une centaine de thérapeutes alternatifs. Elle a répertorié 75 facteurs physiques, émotionnels et spirituels ayant joué un rôle dans le processus de guérison des survivants. Parmi ceux-ci, elle a retenu neuf facteurs clés mis en œuvre par les personnes qui s’en sortent.

Pour chacun de ces facteurs, elle présente les études scientifiques les plus récentes, les traitements complémentaires existants et les témoignages de cas de rémission radicale. Les neuf facteurs clés sont : changer radicalement son alimentation, prendre en main sa santé, suivre son intuition, ajouter des suppléments et des plantes médicinales, cultiver les émotions positives, miser sur le soutien social, approfondir sa spiritualité et avoir de bonnes raisons de vivre.

Une rémission est qualifiée de radicale lorsque le cancer disparaît alors que le patient n’a reçu aucun traitement médical classique, que le cancer résiste aux traitements de la médecine classique, mais disparaît quand le patient se tourne vers une approche de médecine alternative, ou encore qu’un patient souffrant de cancer a recours à la fois à la médecine classique et à des approches alternatives dans le but de renverser un pronostic statistiquement négatif (c’est-à-dire que le cancer laisse au patient moins de 25 % de chances de survivre cinq ans).

Ce livre est rempli d’espoir. Il constitue un outil important d’inspiration, de motivation et de prévention. Les cas présentés sont impressionnants. Ils nous font voir la magnificence et le savoir-faire trop souvent méconnu et sous-estimé de l’intelligence innée des forces vitales qui nous habitent.

Notre corps est composé de matière faite de molécules, d’atomes et de particules subatomiques. Il est un continuum énergétique en communication constante avec son environnement. Les connaissances scien­tifiques actuelles font clairement apparaître un lien entre le cancer et l’épigénétique. L’alimentation, le repos, le sommeil, l’exercice, la gestion du stress conscient et inconscient, la capacité à éliminer les toxines et l’équilibre structural neuro-vertébral sont des facteurs épigénétiques, c’est-à-dire qu’ils influencent directement l’expression de nos gènes pour le meilleur ou pour le pire. À nous de faire quoti­diennement de bons choix. Dans cette optique, vous trouverez de l’information pertinente dans les livres mentionnés ci-dessous.

Puisse la lecture de ces livres apporter­ paix et espoir à chacun de vous et participer à l’émergence d’une médecine plus inclusive, axée sur la prévention et sur le soutien absolu des forces vitales humaines.

Marie-Monique Robin, Notre poison quotidien. La responsabilité de l’industrie chimique dans l’épidémie des malades chroniques.
Dr David Perlmutter MD, Grain Brain : the surprising truth about wheat, Carbs and Sugar – your Brain’s Silent Killers. Version française : Ces glucides qui menacent votre cerveau.
Dr David Perlmutter, L’intestin au secours du cerveau. R. Béliveau et D. Gingras, Prévenir le cancer.

La nature au service du défi d’attention

J’aimerais vous faire une confidence. Vivre avec le défi d’attention, c’est rencontrer un éventail de difficultés complexes. Ce côté obscur reçoit trop d’attention et enflamme mon envie de plutôt faire jaillir le positif et l’extraordinaire et d’exposer avec amour le non-sens véhiculé sur le sujet. De cette façon, je peux contribuer à apporter un changement dans vos vies.

Tant de négativité amplifie la lourdeur d’une facette de nous-mêmes, qui rend l’acceptation difficile, alors que c’est la clé.

Nous avons le droit d’être différents. C’est même excellent que nous le soyons. Chaque être vivant est unique. Alors pourquoi faire autant de tapage autour du défi d’attention?

En mettant l’accent sur le côté lumi­neux du défi d’attention, il devient insensé, pour moi, de « gérer » le défi d’attention avec des substances chimiques.

La journaliste en moi a donc fait appel à ses atouts d’investigatrice, convaincue de l’existence d’une avenue naturelle.

Une véritable autoroute de solutions, allant de la nutrition à la supplémentation en passant par l’activité physique et la méditation, s’est manifestée. Ces découvertes sont réunies dans mon livre TDAH : Un pouvoir insoupçonné (disponible sur Amazon).

Sans fondation solide, tout s’écroule
Un ensemble de facteurs est à considérer dans une approche holistique. La façon de nourrir le corps est la base sur laquelle reposent les efforts déployés. Un cerveau en manque de nutriments ne peut fonctionner à son plein potentiel, avoir une concentration béton et une attention inébranlable.

Une alimentation inadéquate équi­vaut à essayer de construire une maison en commençant par le toit!

Les cellules ont besoin d’une quantité de nutriments nettement supé­rieure à celle des apports journaliers recommandés (AJR), établis au début des années 40 afin de prévenir des maladies comme le scorbut et le rachitisme.

Selon le Food and Nutrition Board, (conseil de l’alimentation et de la nutrition) « l’AJR est l’apport alimentaire quotidien moyen suffisant à remplir les besoins de presque tous les individus en bonne santé appa­rente à une étape donnée de la vie et pour chaque sexe ».

Ce conseil définit aussi le terme « besoin » comme « l’apport continuel le plus bas d’un nutriment qui, selon un indicateur de consommation suffisante, permettra de maintenir un degré défini d’équilibre sur le plan nutritionnel ».

Simplement dit, l’AJR équivaut au minimum requis pour prévenir les carences sans toutefois répondre aux besoins des cellules et sans tenir compte de la réalité des temps modernes.

Sols déminéralisés, engrais chimiques et nutrition
Les aliments de consommation ont perdu énormément de leur teneur en nutriments. Le chou, les tomates et les épinards, par exemple, ont perdu près de 80 % de leur teneur en calcium, en fer et en magnésium.

Les carences en vitamines (la vitamine D en particulier) et en minéraux (fer, zinc, magnésium) sont fréquentes chez les personnes avec un défi d’attention.

Leur grande sensibilité aux produits chimiques et artificiels (additifs, colorants alimentaires, édulcorants artificiels, nettoyants, etc.) est l’un des facteurs qui aggravent certains symptômes. Une déficience en nutriments exacerbe davantage le problème.

Diminuer l’impulsivité, l’inattention et l’hyperactivité
En apportant ces quelques changements, ma clarté d’esprit s’est grandement améliorée. Vous avez donc tout à gagner à les essayer.

  1.  Ajoutez un complément alimentaire, des acides gras essentiels et des probiotiques en vous assurant de choisir des produits de qualité pharmaceutique.
  2.  Éliminez autant que possible, sinon complètement, les aliments transformés.
  3. Favorisez une alimentation contenant le moins de sucre possible. L’Organisation mondiale de la Santé recommande un maximum de 25 grammes de sucre par jour.
  4.  Soutenez le système digestif adéquatement en complétant vos repas avec un supplément de fibres de qualité supérieure.

La patience est de mise. Allez-y graduellement et donnez-vous du temps pour constater les bienfaits.

Comment conserver notre récolte automnale?

L’arrivée de l’automne signe un temps de renouveau. Ainsi débute la récolte, et on garnit notre garde-manger. Reconnectons avec de charmants moments que nous offre la nature.

À l’automne, nos jardins regorgent tellement de fines herbes, du basilic au persil, de l’origan à la livèche, qu’on ne sait plus comment les apprêter avant le gel. Des feuilles du céleri et de la bette à carde rouge, orange et jaune débordant des plates-bandes aux fleurs et feuilles des capucines au goût de raifort : elles ne demandent qu’à être conservées.

Mais, comment faire? Soupes, pesto, salades, taboulé ont tous été cuisinés, le jardin est encore fourni et le gel arrivera sous peu…

N’oublions pas le chou frisé, surnom­mé kale, le roi des supers aliments avec ses propriétés nutritives impressionnantes : 9 % de calcium, 216 % de vitamine A, 134 % de vitamine C et 684 % de vitamine K de l’apport quotidien recommandé. C’est ce qui se trouve dans une tasse de chou frisé cru! Sans oublier cette molécule parti­culière, appe­lée Indole-3-carbinol, qui aide à combattre les cellules cancéreuses. Quelle bonne alliée en ces temps modernes!

Et si on n’a pas de jardin? Rendez-­vous à votre marché préféré : le marché du Vieux Hull, de l’Outaouais, de la Petite-Nation, de Wakefield, d’Old Chelsea ou encore le marché By, à Ottawa. L’abondance regorge dans ces marchés où la fraîcheur des produits locaux est à son meilleur.

Alors, vous vous demandez comment transformer cette abondance? Salez, tout simplement!

Trois méthodes simples :

déshydratez ces bonnes herbes et fleurs comestibles avec du sel de mer et transformez-les en sel aux plantes.

préparez des herbes salées fraîches avec vos carottes, betteraves et oignons et assaisonnez vos soupes et vos légumes au four durant l’année.

préparez des huiles aromatisées au basilic thaï ou au basilic génois. Quel délice!

Que la récolte de l’automne vous comble d’énergie et d’amour pour la Terre mère! Contemplez la beauté de votre jardin et soyez reconnaissant de son abondance.
alimentation

Votre sommeil est dans votre assiette

Ce que nous mangeons influence directement notre sommeil, et la qualité de notre sommeil influence en retour ce que nous mangeons. Bien que méconnus, les liens entre l’alimentation et le sommeil sont indissociables.

L’insomnie peut être causée par divers maux liés à l’alimentation, notamment le reflux gastro-œsophagien, les carences alimentaires et les déséquilibres hormonaux. On traite alors ces maux en priorité pour soulager l’insomnie. Parfois, le simple fait de revoir ses habitudes alimentaires permet d’enrayer l’insomnie. Par ailleurs, nos choix alimentaires peuvent aussi bien favoriser le sommeil que lui nuire.

D’une part, les troubles du sommeil peuvent occasionnellement résulter d’une carence en nutriments, entraînant alors un déséquilibre de la chimie du cerveau, puis une difficulté à s’endormir ou à demeurer endormi. Ils peuvent également découler de diètes trop faibles en calories, en glucides et en eau pure. D’autre part, la science a confirmé que le manque de sommeil pousse non seulement à manger davantage, mais à choisir des aliments riches en calories, en gras, en sucre et en sel (fast food et junk food). Ces choix peuvent donner lieu à la prise de poids, laquelle nuit au sommeil. On se retrouve alors dans un cercle vicieux.

Alors, quoi manger, en quelle quantité et à quel moment pour bien dormir? Rappelons-nous cette règle d’or : ne pas faire le plein une fois rendu à destination. Bien que nous fassions souvent le contraire, le souper devrait être le repas le plus léger de la journée, autant pour ce qui est de la quantité que de la digestibilité des aliments. À l’inverse, ne pas manger suffisamment le soir risque aussi de nous empêcher de bien dormir, la faim engendrant la sécrétion d’une hormone stimulante.

Il faut donc tout mettre en œuvre pour que notre menu enclenche la sécrétion des bonnes hormones au bon moment : les hormones stimulantes le jour et les hormones apaisantes le soir. On connaît bien l’effet négatif de certains aliments sur le sommeil, comme le café, le thé, les boissons gazeuses et les boissons stimulantes. Mais savons-nous que l’orange, par exemple, qui regorge de vitamine C, est un stimulant et peut nuire au sommeil si elle est consommée en soirée, contrairement à la clémentine qui peut le favoriser grâce au brome et à la vitamine B qu’elle contient? Que la menthe, même prise en tisane pour relaxer, peut également stimuler? À l’opposé, sait-on vraiment ce qui favorise le sommeil? Qu’une banane, conte­nant du tryptophane, du magnésium, du potassium, tout en étant facilement digestible, est une excellente collation le soir? Que, contrairement à bien d’autres épices stimulantes, la sauge en assaisonnement dans certains plats favorise le sommeil et la digestion? Que certains aliments, dont les cerises, contiennent de la mélatonine, l’hormone du sommeil?

Considérer la composition des aliments nous donne les clefs pour élaborer un menu nous permettant d’être stimulé et plein d’énergie le jour et apaisé pour mieux dormir le soir venu. Outre les suppléments et facilitateurs de sommeil connus (valériane, passiflore, camomille, tilleul, verveine, fleur d’oranger, etc.), on peut miser sur un agencement stratégique d’aliments toute la journée, en se rappelant que, pour s’endormir, il faut sécréter de la mélatonine, elle-même synthétisée par la sérotonine, cette dernière l’étant à partir du tryptophane.

Nous avons le pouvoir de bien faire fonctionner les mécanismes du sommeil en apportant au cerveau les éléments indispensables à la production des hormones apaisantes. On choisira donc des aliments permettant de maximiser l’apport en tryptophane, en magnésium, en calcium et en vitamine B6 en portant une attention particulière à l’équilibre protéines-glucides. On fera le plein de protéines le matin et le midi pour stimuler l’éveil et on prendra des repas plus glucidiques le soir pour favoriser le sommeil. Bon appétit… et bonne nuit!

Formation Se nourrir pour dormir, samedi 15 octobre 2016 en Outaouais­ Guide pratique Se nourrir pour dormir­ (Institut SOMNA, 2015)

Créer et s’inspirer de recettes printanières

Ma passion est d’inventer des recettes originales utilisant des ingré­dients que j’ai dans mon garde-manger, dans mes jardins et dans mes paniers BIO ou que j’ai cueillis dans la forêt ou achetés lors de mes visites au marché. J’aime la diversité et la nourriture savoureuse que je peux préparer avec des produits locaux tels que les herbes fraîches, les fleurs comestibles, les plantes sauvages, les fruits et légumes d’ici. Plusieurs recettes présentées dans mes sept livres de cuisine ont été inspirées par mes jardins florissants.

Le printemps est une saison d’abon­dance pour nous tous. L’eau d’érable qui est récoltée et le sirop d’érable sont riches en minéraux, électrolytes, phytohormones et polyphénols. Quel super cocktail de substances nutritives pour notre système immunitaire! C’est aussi le temps de l’année où faire des randonnées en forêt afin de trouver des crosses de fou­gère, riches en antioxydants, en oméga 3 et 6, en vitamine C et en minéraux. Les crosses de fougère, aussi appelées « têtes de violon », constituent un aliment santé de choix! Pensons « rhubarbe », plante qui pousse en abondance au mois de mai. Ses propriétés toniques, laxatives et antianémiques, ses antioxydants, sa teneur en vitamine C et ses fibres solubles font diminuer le cholestérol. Quel aliment bénéfique!

Les fraises sont parmi les premiers petits fruits à pousser dans nos champs. Avez-vous remarqué que tous ces aliments printaniers ont en commun une riche teneur en vitamine C? Ils sont pour la plupart diurétiques, riches en antioxydants et laxatifs. Le printemps est une saison qui nous appelle à nous purifier et à fortifier notre corps. Et voilà que, par pure magie, les premières récoltes dans notre région sont favorables au nettoyage et à la tonification de tout notre être.

Je m’inspire de nos produits locaux et des saveurs internationales; je les mélange, comme des notes pour écrire une chanson. Je m’inspire de ces ingrédients pour créer les mélan­ges à consommer aux prochaines étapes afin de connaître le succès. Je vous invite à essayer de nouvelles recettes, à vous inspirer de ce qui se trouve dans votre garde-manger et à choisir des aliments printaniers pour vous confectionner une soupe thaïe, un élixir à l’érable ou une salade aux têtes de violon.

Servez ces mets, garnis de violettes, de crocus ou de pensées miniatures, à vos convives.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Élixir à la fraise et à la rhubarbe
500 ml de rhubarbe
500 ml de fraises
12 cubes de glace
1 litre d’eau d’érable
125 ml (environ)
de sirop d’érable

Réduire en purée rhubarbe crue et fraises dans un mélangeur. Ajouter l’eau d’érable, le sirop d’érable et les glaçons. Servir frais dans une coupe à vin.

Soupe thaïe à la rhubarbe
1 litre rhubarbe
250 ml eau d’érable
250 ml lait de riz
5 ml pâte cari rouge
250 ml gruau, cuit
100 ml sirop d’érable
400 ml lait de coco
10 ml herbes salées
2 feuilles de lime kaffir

Faire cuire la rhubarbe dans l’eau d’érable durant 15 minutes. Ajouter le reste des ingrédients, sauf le kaffir, et passer le tout au mélangeur. Faire mijoter durant 20 minutes. Servir chaud ou froid.

Salade de têtes de violon
60 ml d’oignon rouge émincé
500 ml de pois mange-tout ou de haricots verts, cuits à la vapeur
250 ml de crosses de fougère, cuites deux fois
250 ml de pois chiches cuits
250 ml d’artichauts coupés en quatre
60 ml d’huile d’olive
2 citrons pressés
2 gousses d’ail hachées
5 ml de sel aux herbes
5 ml de poivre

Touiller les ingrédients dans un saladier.

Connaissez-vous…
Mes cours de cuisine végétarienne aux saisons? J’offre ces ateliers au centre Au Cœur du Saule. J’offre aussi des visites-conseil dans votre cuisine.

Attention!
Les têtes de violon peuvent être toxiques lorsqu’elles sont crues. Il faut les laver à grande eau et les faire bouillir deux fois durant trois minutes dans deux chaudrons.

Faites germer votre jardin d’hiver!

Même si le temps tourne au froid avec les premiers flocons de neige, mon jardin d’hiver jaillit de mes bocaux de verre étalés sur mon comptoir de cuisine. La luzerne, la lentille française, le trèfle, le radis et le fenugrec sont mes élus pour cet hiver. Ainsi que mes tapis de pousses de tournesol, de sarrasin et de roquette pour garnir mes salades favorites.

Quel loisir merveilleux de faire pousser de petites semences sous notre regard et les yeux de nos enfants et petits-enfants! En moins de deux à six jours, voilà mes bocaux agréablement fournis de verdure et, en moins de dix jours, les pousses sont prêtes à être taillées afin de garnir mes repas les plus succulents. Mes précieuses pousses sont consommées en salade ou en tartine avec végé-pâté garni de luzerne. Mes pousses garnissent mes repas du temps des fêtes. Mon plaisir est d’en servir un bol comme condiment quand la famille se réunit pour les repas, car on ne peut trouver plus frais lors de nos hivers au tapis ivoirin.

La germination réveille le métabolisme de toutes les graines entières (noix, céréales, légumes ou légumineuses) mises en contact avec l’eau, l’air et la chaleur; ainsi, la semence se met à croître en quelques heures. La germination devient une usine de fabrication de nutriments essentiels à l’organisme. Les graines sont débordantes de vie, riches en vitamines, en minéraux, en oligo-éléments et en enzymes. Plusieurs réactions chimiques ont lieu, dont la plus importante est la synthèse d’enzymes. Les enzymes sont indispensables à la vie; elles participent à l’éveil de la graine et aident à la digestion. La magie de la vie se concrétise : transformant l’amidon des graines; permettant la fabrication de vitamines; modifiant les gras en acides gras, les rendant plus digestes; favorisant la fabrication de certains acides aminés qui étaient inexistants dans la graine – incroyable, mais vrai!

Durant les mois d’hiver, c’est notre seul moyen d’être à la fois producteur et consommateur ainsi que d’exercer un contrôle sur la fraîcheur de nos aliments. La germination nous offre l’occasion de renouer notre contact avec la nature en devenant des jardiniers d’intérieur.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Matériel pour la germination en pots
Des bocaux de verre à large ouverture. Des carrés de mousseline, de toile moustiquaire ou de coton à fromage, des élastiques. Un endroit à l’abri de la lumière directe, votre comptoir de cuisine, à côté de l’évier, est idéal. De l’eau sans chlore, de l’air… et des graines!

Méthode
Déposer trois épaisseurs de graines dans le bocal. Fixer la mousseline sur l’ouverture du bocal. Rincer. Ajouter 500 ml d’eau. Laisser tremper toute une nuit. Au matin, vider l’eau et rincer. Placer votre bocal incliné à 45 degrés, l’ouverture vers le bas pour que l’eau s’égoutte. Rincer deux fois par jour.

Salade d’hiver
750 ml de lentilles, de sarrasin, de fenugrec ou de tournesol germés,
125 ml de persil,
60 ml d’aneth,
1 oignon vert émincé, 1 poivron rouge + 1 tomate + 1 branche de céleri coupés,
60 ml d’huile d’olive ou d’huile asiatique Orphée,
30 ml de citron pressé,
5 ml de cumin et cari.
Touiller le tout dans un saladier.

Connaissez-vous…
Mes sept livres de cuisine végétarienne internationale? Mon inspiration provient des fleurs comestibles, des produits du terroir et du plaisir que j’éprouve à partager mes connaissances.

Saviez-vous que…
L’eau de trempage de la luzerne, radis, trèfle et fenugrec est excellente pour vos plantes? Cours de cuisine hivernale : 23-24 janvier et 6-7 février.

Ton corps, sais-tu ce qu’il te dit?

Nos corps émotionnel, mental et physique parlent. Étant le plus tangible, le corps physique est plus facile à écouter.

Une personne peut avoir besoin de mois ou même d’années pour prendre conscience qu’une façon de penser (corps mental) lui est nuisible ou qu’une émotion encombre son corps émotionnel et crée un blocage. Par contre, une douleur physique ne passe généralement pas inaperçue.

Lorsque nous prenons conscience qu’une attitude ou une façon d’agir nous nuit, nous pouvons la transformer pour ne plus souffrir de ses conséquences. C’est pourquoi il est important de développer notre conscience et je suggère fortement d’utiliser le corps physique pour y arriver plus rapidement.

TA FAÇON DE T’ALIMENTER
L’alimentation est très révélatrice de l’attitude intérieure. Pendant minimum une semaine, je te propose de noter tout ce que tu as mangé et bu (à part de l’eau) au courant de la journée. Indique aussi si c’était par faim ou pour une autre raison.

Quand tu t’alimentes par habitude – à heures fixes, éviter le gaspillage, etc. – c’est que tu as tendance à agir également par habitude dans d’autres domaines. Au lieu de considérer tes besoins, tu te conformes à des croyances assimilées par ton mental. Quand tu manges par émotion, ça peut être pour combler un vide intérieur ou pour tenter de refouler des émotions difficiles à exprimer. Manger par gourmandise – quand l’un de tes sens t’y tente alors que tu n’as pas faim – veut dire que tu es facilement influençable par les autres.

Il est intéressant aussi d’observer ce que tu manges et d’attribuer une qualité aux aliments, ex. le café : stimulant, les épices : piquantes, le sucre : doux. Ton corps te dit que tu compenses pour un manque de piquant, de stimulation ou de douceur dans ta vie. Lorsque tu en prends conscience, tu peux choisir de répondre à ton véritable besoin au lieu de manger. Tu peux aussi vérifier le degré du manque affectif par la fréquence de tes envies.

TES MALAISES ET MALADIES
Chaque douleur physique exprime en même temps la souffrance des corps émotionnel et mental.

Pour être en harmonie, tes trois corps doivent être au service de ton ÊTRE qui les guide. Quand tu as mal, c’est que tes corps tentent de diriger ta vie sans SA guidance.

Lorsque tu veux quelque chose, chaque corps exerce une fonction particulière. Tu utilises les ressources du corps mental pour manifester ce que tu veux, celles du corps émotionnel pour désirer, sentir, et c’est avec le corps physique que tu passes à l’action.

Peu de gens créent leur vie en harmonie avec leur être. Voici deux exemples qui illustrent le processus de manifestation sans guidance intérieure.

• Une personne veut changer de travail ou investir de l’argent. Si elle écoute son corps mental raviver des mémoires désagréables du passé, elle s’empêchera de réaliser son désir par peur des imprévus et des obstacles. Elle laissera ainsi ses mémoires diriger sa vie au lieu de manifester ce qu’elle veut. C’est avec des douleurs aux jambes que son corps exprimera sa peur d’avancer.

• Une mère de famille a besoin d’aide et se refuse d’en demander parce qu’elle croit que les tâches lui appartiennent automatiquement. En pensant devoir en faire beaucoup, elle s’en demande trop et se crée un mal de dos. La douleur ne vient pas du fait que les autres ne la soutiennent pas. Ils participent uniquement à sa croyance en la laissant agir et cela lui permet d’expérimenter ce en quoi elle croit.

Ces deux courts exemples montrent comment le corps physique peut nous aider à conscientiser plus rapidement. La douleur s’exprime dans le corps physique à l’endroit où la croyance mentale bloque la manifestation d’un désir.

N’est-il pas merveilleux de constater comment ton corps, ainsi que tout ce qui se passe dans ton monde physique, peut servir à en apprendre sur toi-même?

Intervention causale pour un changement durable

Des conditions aussi variées que : maux de dos, fibromyalgie, otite, arthrite, hypertension, syndrome métabolique, diabète, asthme, allergies, Alzheimer et maladies auto-immunitaires, peuvent avoir des causes communes liées à des facteurs modifiables du style de vie.

Saviez-vous que la majorité des cas de diabète de type II, peuvent être renversés en 2 ou 3 mois avec un changement alimentaire approprié?

Saviez-vous que des aliments de notre alimentation moderne consommés quotidiennement ont des effets pro-inflammatoires? Les principaux aliments en cause étant l’excès de carbohydrates, les grains céréaliers, les produits laitiers et les glycotoxines. L’hyperinsulinémie résultant d’un excès alimentaire en carbohydrate est une cause fréquente d’hypertension artérielle.

La nouvelle science de l’épigénétique nous enseigne que l’environnement a des effets profonds sur l’expression de nos gènes. Mis à part les 5 % de maladies ayant une cause génétique, 95 % de la population a des gènes adéquats et conséquemment à des changements environnementaux, l’expression génétique se modifie et nous amène graduellement, plus ou moins rapidement selon nos prédispositions individuelles, vers divers désordres physiologiques.

Qu’est-ce que l’environnement pour un humain? C’est toute notre vie. Toutes les sphères de notre vie en font partie. Je vous énumère quelques facteurs épigénétiques : l’équilibre biomécanique de notre structure corporelle, la dimension indivisible du corps et de l’esprit (émotions conscientes et subconscientes), l’aspect nutritionnel, notre capacité à détoxiner, l’étanchéité de la paroi du petit intestin, la qualité de notre flore intestinale qui, soit dit en passant, contient 10 fois plus de microorganismes que le nombre entier des cellules de notre corps.

L’être humain est complexe et multidimensionnel, il n’est pas malade sans raison. Il est primordial d’intervenir au niveau causal si l’on veut vraiment avoir un effet durable. Une cause peut avoir des effets multiples et des effets multiples, à première vue disparates, peuvent avoir une ou plusieurs causes communes.

Puisque la grande majorité des désordres physiologiques impliquent des processus inflammatoires chroniques, un style de vie anti-inflammatoire est nécessaire.

Comme l’absence de douleur ou de symptôme n’est malheureusement pas un gage automatique de santé, voilà pourquoi il est préférable d’être proactif et de veiller à donner à nos cellules le meilleur environnement possible.

Chacun d’entre nous est l’expression de la vie, cette force innée intelligente, à travers nos gènes et notre environnement.

Pour en savoir davantage, consultez les références suivantes :
La biologie des croyances  –  Bruce Lipton, Ph.D.
Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation  –  Jacqueline Lagacé, Ph.D
The vegetarian myth  –  Lierre Keith
Grain brain  –  David Perlmutter, MD, neurologue renommé
L’alimentation paléolithique  –  Loren Cordain
The paleo solution  –  Robb Wolf
Technique neuro-émotionnelle – www.netmindbody.com
Biomécanique corporelle – www.matrixrepatterning.com
Institute of Functional Medicine – www.functionalmedicine.org

Faire un chemin de paix et de compassion avec sa fourchette

Le chemin spirituel est depuis longtemps assimilé aux longues pratiques méditatives ou de prière, aux pratiques ascétiques telles que le jeûne, parfois aux charbons ardents, aux fakirs et aux sacrifices. Mais connaissez-vous le chemin de la fourchette? Comment cet ustensile si banal pourrait-il nous creuser un chemin spirituel? C’est très simple. Ah…vous perdrez intérêt? C’est vrai que le mental a horreur de la simplicité. Bon, disons pour vous piquer un peu que ce chemin de la fourchette n’est pas celui des épicuriens, pourtant, il n’est pas contre. Heu… soyons plus spécifiques :

Le chemin de la fourchette, est le passage de paix et de compassion creusé par chaque bouchée que je mange. Lorsque je mange des aliments sains, je me sens bien. En fait, je me sens très bien lorsque je mange des aliments entiers, biologiques, le plus souvent vivants et préparés le plus simplement possible. On pourrait dire que ça me ravit tout simplement. Nous avons tous entendu l’adage « Un esprit sain dans un corps sain ». Rien de nouveau sous le soleil… Nous sommes tous d’accord. Mais voilà, le chemin de la fourchette commence vraiment après cela. Lorsque chacune des bouchées que nous mettons dans notre fourchette est remplie de paix, c’est-à-dire qu’elle est exempte de toute souffrance, lorsque de la terre à l’assiette, aucune souffrance n’a été engendrée,  nous savons que nous pratiquons un véritable chemin.

Chacun d’entre nous doit déterminer ce qui constitue la part de souffrance qui est dans notre fourchette pour l’éliminer. Souffrance pour le corps et souffrance pour la planète. Personnellement, j’ai remarqué que lorsque je mange du sucre raffiné, mon corps devient sujet aux inflammations, je deviens moins stable émotionnellement, et j’ai tout à coup envie de manger toutes sortes de cochonneries qui ne me tentent pas habituellement. Le sucre crée une souffrance dans mon corps. Les aliments stimulants aussi, j’ai remarqué que lorsque je buvais du café, je devenais impatiente et irritable. Donc, pour moi, exit les aliments pleins de sucre et les produits stimulants comme café et chocolat si je veux rester paisible. Le chemin de la fourchette amène la paix du corps.

Pour certains, il est entendu que les aliments du commerce équitable doivent figurer au menu, on sait tous même sans être des experts, à quel point il y a des inégalités sociales liées aux achats des produits agricoles venant des pays du sud. L’achat d’aliments du commerce équitable est une bonne manière de manifester le fait que nous sommes conscients que tout le long de la chaîne du commerce, il doit y avoir une rétribution juste. Les aliments sains qui remplissent notre fourchette ne sont pas issus ni n’engendrent la souffrance pour les êtres autour de nous… et même pour ceux qui sont loin et que nous ne voyons pas…

Il y a aussi l’agriculture biologique ou même biodynamique qui respecte la terre et la plante aussi, rien à voir du tout avec l’agriculture industrielle dont les motivations sont le profit, et qui met en cause la santé de la terre ainsi que la santé des populations. Dois-je ajouter que l’industrie des animaux crée énormément de souffrances? Ouf!… j’entends déjà des protestations… j’avais oublié de dire que le chemin de la fourchette, chemin de conscience et de compassion est un chemin à la fois très difficile et très facile. Personnellement, je suis toujours heureuse de tomber sur un paradoxe, je sais que je touche à quelque chose réellement lié à la vie. Mais voilà, sans prétendre ne jamais tomber dans les ornières, je tente de marcher sur ce chemin de paix et de compassion pour notre corps et pour la planète entière et je vous invite à vous y aventurer aussi.