Besoins, attentes et sentiments

C’est mon baptême de l’air. J’observe avec curiosité les agentes de bord qui préparent les passagers en vue du départ; bébé ici, grand-mère par-là, chaise roulante en premier, bagage sous le siège, etc. Elles réussissent à peine à s’asseoir avant le décollage. Dix minutes dans le vol, les unes préparent les cabarets de service, les autres passent les écouteurs, l’une prend en main le micro. « Bonjour mesdames et messieurs; bienvenue à bord du vol 347 pour Vancouver. Je vous demanderais de porter une attention spéciale aux renseignements concernant les particularités de cet appareil. » Elle parle du fumage, des portes de secours, de la sonnette du pilote, des lumières au plancher et du masque d’oxygène qui, en cas d’urgence, tombera du plafond au-dessus de notre tête et qu’il faudra placer sur notre nez et notre bouche. (Elle en fait la démonstration.)

À la suite des protocoles de sécurité, une jeune maman tenant son bébé dans les bras, demande à l’agente de bord si elle ne s’est pas trompée. « Ne faudrait-il pas, en cas d’urgence, mettre le masque sur mon bébé d’abord? » « Ne croyez-vous pas qu’il soit impératif que vous posiez le masque sur vous madame pour être par la suite en mesure d’aider votre enfant et les autres? » La maman sourit, son approbation dévoilant ainsi un « oui, j’aurais dû y penser. »

Bien assis dans mon siège, je me surprends à revenir sur la consigne du masque d’oxygène : « Placer le masque sur ma bouche et mon nez pour pouvoir par la suite aider les autres ». C’est comme si ça allait contre l’éducation religieuse qui a dominé notre enfance; une éducation qui nous a appris à « s’oublier pour les autres »; une éducation qui a produit des obéissants aveugles, des craintifs obsédés par un dieu malicieux, punitif et par surcroît, omniprésent, un peuple qui pense aux autres avant de penser à soi, qui s’oublie, qui se perd, qui se culpabilise et à qui on a appris que d’agir autrement, c’est d’être égoïste, mauvaise mère, mauvais père, mauvais employé. Je pense à ma mère. Je pense à mon père. Je pense à vous??!! Je pense à moi!!!

Dans cette ère de liberté de fin de siècle et à l’aube d’un millénaire qui tient tellement de promesses, il n’est pas évident de renverser la vapeur. On a « pratiqué » pendant des années le sentiment de culpabilité, de négation de soi et de manque de confiance. On s’est souvent fié aux autres pour expliquer ses propres sentiments, ses propres émotions. Cette éducation aux valeurs religieuses a souvent donné lieu aux sacrifices, à la crainte de foncer, à la retenue dans tout. La confession par exemple nous rendait coupable avant même d’être entendu. Je croyais qu’on était réputé être innocent à preuve du contraire!!!

Pendant notre crise religieuse, un nouveau signal est venu appuyer les dires de l’Église en nous suppliant de tout faire pour ne pas brimer notre enfant, ni le frustrer, ni le tourmenter, ni le traumatiser. Encore une fois, fallait-il agir en fonction de l’autre, en s’oubliant.

Y’avait une leçon à tirer de cet incident banal. En tant qu’adulte qui travaille, qui aime, qui intervient, qui aide, qui vit en société, parfois et souvent on se sent lésé, stressé, brimé, subordonné. On sent qu’on profite de nous. On s’enlise sans savoir comment en sortir. On ne vit souvent que pour les autres époux, épouse, ami, chum, enfant, parents, patron. Entendons-nous. Il ne s’agit pas de défoncer les murs sociaux, ni les cadres, ni les portes. Mais peut-être pourrions-nous individuellement créer un milieu favorable à notre bien-être personnel et à notre épanouissement subséquent.

On pourrait souvent s’épargner beaucoup de soucis et stress si on organisait sa vie pour répondre d’abord à nos BAS, c’est-à-dire à nos Besoins, à nos Attentes et à nos Sentiments. Ceci ne veut pas dire que l’on doive abandonner époux, épouse, ami, chum, enfants, parents, patron. Ce n’est pas de l’égoïsme, du nombrilisme. C’est juste de se donner la chance de vivre en harmonie avec soi-même. C’est dire aux autres que c’est dans la mesure où nous nous aimons que nous pourrons les aimer. C’est dire que c’est uniquement lorsqu’on est bien dans sa peau qu’on peut rendre les autres bien dans la leur. C’est faire face à la réalité qu’on ne peut pas aimer si on ne s’aime pas. C’est rendre les autres conscients que c’est dans la mesure où ils participeront à leur bien-être qu’ils pourront participer au nôtre. C’est par exemple être assez honnête et clair avec votre époux, épouse, notre ami, notre chum, nos enfants, nos parents, notre patron, pour qu’ils puissent comprendre et accepter que c’est uniquement dans la mesure où nos BAS seront satisfaits que nous pourrons nous occuper de leur BAS.

Donc, la question fondamentale est la suivante :
Quel est l’élément principal qui va me permettre de fonctionner comme un être humain libre et heureux dans mon milieu de travail, dans ma famille, dans mon couple, dans ma vie sociale, dans mes relations avec les autres?

C’est de mettre le masque à la bonne place (sans léser les autres).

Préparez-vous au changement de dimension

Qu’est-ce qu’un changement de dimension? C’est la transcendance d’un niveau de conscience inférieure à un niveau de conscience altérée, une transformation individuelle et collective en transition vers la conscience christique ou l’unité.

La conscience christique est constituée de sagesse, d’amour et de vérité. Le Christ intérieur est le siège de la réceptivité de ces attributs, la pensée superconsciente ou l’esprit qui fait de vous le créateur absolu de votre vie. La loi de l’expression stipule que toute chose désirée, mais encore dépourvue de forme, existe dans cette substance universelle non créée, et que vos idées conçues dans cette pensée divine en sortent pour se manifester dans des formes.

Il est donc possible de transformer et de changer toutes les conséquences de votre vie en modifiant simplement les états de conscience à leur égard. Comment? Par le biais d’ondes d’information d’énergies subtiles qui oscillent sur des bandes rayonnantes à large spectre que l’on nomme les chakras. La quatrième dimension n’est donc pas quelque chose d’extérieur à vous ou de lointain dans le temps. Elle existe déjà en vous par le biais de ces centres énergétiques qui relient les divers aspects de votre corps à leurs contreparties non physiques. Grâce à ce lien de résonnance, vous avez toujours accès à une potentialité d’information liée à tous domaines ou dimensions de la création.

C’est donc dire qu’il existe une relation bidirectionnelle entre chaque chakra et les domaines spécifiques de fréquence dans la matrice de création. Grâce à ces récepteurs, qui sont en interrelation avec votre code génétique, vous pouvez syntoniser la fréquence d’oscillations et accéder ainsi à l’information en provenance d’une dimension supérieure. La vitalité de chaque chakra est mesurée en fonction de la rotation et de la distance de projection hors du corps. Cette constatation est un indice de santé chez l’individu. Cette source de jouvence est le résultat de pensées de joie, d’amour et d’idéal.

Dans le cas de vieillissement ou de maladie, les chakras se sont effondrés dans le corps et ont ralenti leur vitesse de rotation. La vieillesse est antispirituelle, mortelle et illusoire, et est la conséquence de pensées de crainte, de douleur et de chagrin qui engendrent dans chaque cellule de votre corps cet état de décrépitude. Mais, vous pouvez réintégrer ce déséquilibre dans la substance universelle d’où il est issu pour le retirer sous forme parfaite, c’est-à-dire équilibrée.

Maintenez dans votre esprit l’état de perfection, pur et spirituel en abaissant le rythme vibratoire de vos pensées et celles-ci se remanifesteront sous forme parfaite. Émettez simplement l’ordre qu’elle se dissolvent et qu’elles redeviennent les particules élémentaires qui ont servi à vous créer, et maintenez-les dans cet état de perfection lorsque vous les ressortirez. Il est primordial d’avoir la vision de l’amour inconditionnel et d’idéaliser ce qui vient de l’intérieur de l’âme. Projetez votre idéal avec précision dans cette matrice invisible, et celui-ci prendra forme directement à partir de l’informe.

Tout germe d’idée placé dans l’âme devient une conception, car l’activité cérébrale qui produit votre forme pensée, ainsi que la semence de votre pensée, est activée en s’attirant ainsi de l’énergie. C’est cet agglomérat de vibrations qui sert ensuite de patterns d’interférences constructives au corps en provoquant un changement de fréquence dans le cerveau sous forme d’équilibre acide-alcalin (pH). Ce nouvel équilibre, transmis aux cellules sous forme de changement du potentiel électrique à travers toutes membranes cellulaires, produit un changement de fréquence de cette même cellule et une charge en conséquence. Cette nouvelle fréquence modifie les patterns d’information et les réorganise en de nouveaux patterns. C’est donc par la qualité de vos pensées, sentiments et émotions, et par le système de croyances, que les changements physiques dans le corps peuvent prendre place en permettant l’altération de cette charge bioélectrique dans la cellule.

L’énergie créatrice de la quatrième dimension vous inonde sans cesse, et un changement de dimension se produit chaque fois que vous agissez avec une intention créative d’amour positive Lorsque vous laissez Dieu s’exprimer en vous par le biais de l’enfant intérieur, le Christ, (cette étincelle divine qui habite chaque particule de votre corps) vous accédez ainsi à un nouveau niveau de conscience et d’existence supérieure. Rappelez-vous qu’en visualisant l’enfant divin en vous, vous apprenez à vous maintenir vibrant, en d’autres mots vivant.

Remplissez chacune de vos pensées de cet amour infini, Faites que tout soit lumineux et splendide autour de vous. Vous ferez ainsi vibrer tout votre corps en accord avec vos autres corps plus subtils. Rappelez-vous que le passage de la troisième à la quatrième dimension se produit en vous, ici et maintenant.

L’école de la planète terre

Avez-vous déjà considéré la possibilité, que dans un de vos moments les plus éclairés, vous avez volontairement choisi d’être ici, à l’école de la planète terre?

Avec sa dualité extrême, notre chère planète terre possède actuellement la salle de classe la plus prestigieuse et recherchée dans cette partie de l’univers. Nous sommes privilégiés d’être ici, à ce temps unique dans l’histoire de l’humanité, où avec les bons efforts et la persévérance, nous sommes rapidement récompensés. Pour certaines personnes, une telle idée serait impossible, mais je crois que la plupart des lecteurs de la revue Cheminement ont déjà ou sont sur le point d’ouvrir leur esprit et leur cœur à une telle réalité.

Tout ce qui existe est dans l’ordre divin. C’est merveilleux et aussi notre bonne fortune, puisque même dans nos meilleurs moments, nous devons fonctionner dans la vie avec des mémoires sélectives de notre passé et avec notre foi. Mais quand nous nous éveillons à l’idée que nous sommes des maîtres, notre réalité évolue au-delà de celle de nos vies personnelles immédiates, pour avoir un aperçu du plus grand plan de l’existence. Une fois que nous réalisons que nous orchestrons nos vies par notre rayonnement personnel (référez-vous à l’article « Être transparent », septembre-octobre 2004), nous en venons à accepter que toutes les personnes, les situations et les événements que nous attirons dans nos vies sont là pour nous enseigner et nous donner une chance de dépasser nos manières de vivre limitées, nos routines, nos habitudes et croyances de vie du présent. Paramahansa Yogananda, un professeur bien-aimé, s’exprimait si clairement quand il a comparé la vie à une sortie au cinéma : il nous dit qu’un bon film est un bon film, qu’il soit un drame, une comédie, un suspense ou un film d’horreur. Alors, de même, par la joie, les larmes, l’amour et les frustrations, ainsi que tous les hauts et les bas de l’existence quotidienne, si nous apprenons à demeurer dans le moment présent, enraciné dans notre puissance, détaché et regardant la vie comme un visionnement de film, rayonnant de la beauté de notre cœur, nous pouvons alors transmuer la négativité et la distorsion par l’amour. C’est un apprentissage qui ne se produit pas du jour au lendemain, nous pouvons accepter graduellement que nous sommes responsables de nous-mêmes, que nous sommes des créateurs et qu’il n’y a plus de place pour le blâme en aucune situation.

Éventuellement, nous réalisons que souvent ceux qui ont semblé nous blesser le plus étaient nos plus grands professeurs, et c’est d’eux que nous apprenons le détachement, la gratitude et l’amour inconditionnel. Pour certains, la prochaine étape pour s’engager à recréer leur vie est de s’abandonner et tout simplement changer leur concept au sujet de l’école et de l’apprentissage. Trop de croyances, de routines et d’habitudes nous maintiennent dans le passé et ralentissent notre croissance et notre expansion en tant qu’êtres divins. On doit se rappeler que les seules limites sont celles que nous choisissons nous-mêmes. Soyons honnête et reconnaissons que chacun d’entre nous doit faire son propre travail, personne ne peut le faire pour nous. Les ateliers, thérapies, rencontres et canalisations sont des outils qui peuvent être très utiles pour faciliter, promouvoir et confirmer les étapes de notre cheminement, mais chaque individu doit ensuite y mettre son effort, faire le travail et la pratique, jusqu’à ce que ça deviennent une seconde nature. Comme je le dis à tous mes clients après une session, « ceci est maintenant votre nouvelle ligne de base, votre nouvelle vibration, votre nouvel état d’être, maintenant votre travail commence ».

Il faut de la volonté, des prises de conscience et de l’engagement pour apprendre nos leçons, immuablement et calmement. Quand nous nous rendons compte que la même leçon reviendra à plusieurs reprises encore, et plus souvent qu’autrement, avec plus d’intensité, jusqu’à ce que « la lumière se fasse », ça semble plus sage de choisir immédiatement de ne pas se laisser embarquer dans le prochain drame du jour. Je ne recommande pas de refouler nos émotions, mais de choisir autre chose que les hauts et les bas de l’émotionnel de tous les jours, en cultivant (particulièrement au premier éveil du matin) le contact quotidien avec le divin intérieur qui devient notre nouvel ancrage. La sensation du ressenti et la puissance évoqués par un tel contact deviennent alors notre vibration intérieure, notre conscience, et notre ligne de base précieuse pour la journée, le guide de notre vie. À mesure que nos corps émotionnel et mental se stabilisent, notre réalité reflète notre choix d’observer le film de la vie, d’apprendre nos leçons et de demeurer immuable et calme. Ceci devient le prochain niveau d’engagement vers la maîtrise.

En développant nos horizons bien au-delà de nos petites vies personnelles et en adoptant des visions qui englobent toute l’humanité, d’autres univers et le cosmos, nous acceptons que nous avons tous un rôle important à jouer dans cette grande symphonie de la vie. Nous apprenons à cultiver et nourrir ce contact avec Dieu la grande présence/Je suis source/Créateur et nous apprenons également à obéir à ses conseils. Nous sommes clairement aimés et guidés à chaque moment, mais sans la formation de prise de conscience pour identifier ces poussées à l’action et au service, nous nous soumettons à la volonté de notre petit moi et créons notre réalité. Combien de fois avez-vous dit « Je savais que j’aurais dû faire ça!! ». Plus notre foi se développe, plus nous apprenons à écouter le premier sentiment de notre moi intérieur, cette toute première réponse à nos questions, plutôt que la deuxième réponse qui vient souvent sur une note plus forte et nourrit notre ego. Ainsi, nous apprenons à servir cette conscience plus élevée que nous appelons Dieu, car nous aspirons toujours à retourner de nouveau à notre existence comme lumière et amour.

La vie nous présente toutes les occasions et les choix possibles d’expériences, notre vie et notre réalité individuelle. Nous pouvons choisir autant de détours que nous voulons, mais finalement l’âme retourne toujours à la source-Dieu.

Le choix, la détermination, l’engagement et la volonté de prendre les mesures appropriées pour mettre nos paroles en action et être transparent, ceci est le cheminement vers la maîtrise.

Pourquoi avons-nous choisi d’aller à l’école de la terre?

En ma perspectives, pour apprendre nos leçons, pour le service, pour devenir le maître que nous avons en nous et pour retourner de nouveau à la source… et n’oublions pas, pour pratique notre sens de l’humour.

Nouvelle pilule qui guérit tous les maux!

Oh! Comme ce serait facile si nous pouvions prendre une pilule qui règlerait tous nos maux! Il y a des jours où nous pourrions en avaler toute une bouteille!

Mais est-ce que ça règlerait vraiment nos problèmes? Est-ce que nos souffrances, nos peines et nos douleurs disparaîtraient totalement? « Docteur, avez-vous une recette magique? »

Les manques d’amour que nous avons subis dans notre tendre enfance, dans notre adolescence, dans notre vie adulte sont la base de bien de nos problèmes. La recette magique, c’est l’amour, car seul l’amour est le plus grand guérisseur. En attendant qu’il ne se vende une pilule d’amour… pratiquons un peu chaque jour l’amour sur nous-même.

La seule personne qui puisse vraiment nous aider et combler ces manques, c’est nous-mêmes! Même l’enfant le plus aimant qui soit, le conjoint le plus débordant d’affection, l’amie la plus attentionnée du monde ne pourront jamais remplir le vide intérieur que nous ressentons. L’autre peut nous accompagner, nous aider à trouver une façon de nous en sortir, mais elle/il ne peut le faire à notre place. Eh oui! Comme ce serait simple de dépendre de l’autre et de lui faire porter toutes nos souffrances. Dans le fond, nous savons bien que ça ne donnerait pas grand-chose.

Mais comment faire pour nous aimer? Voici ma recette magique, mais attention, elle est efficace et elle change notre vie, avec une pratique régulière. Aussi, faut-il vouloir changer et nous prendre en main. Fini la dépendance envers l’autre. Fini la culpabilité et les accusations! La guérison de nos manques devient notre responsabilité. Nous devons maître de nos vies.

Voici les ingrédients essentiels pour réussir :

  • une souffrance ou un problème
  • un cœur
  • quelques minutes de tranquillité.

Assoyez-vous confortablement. Imaginez que la personne assise sur votre chaise est la partie la plus élevée de votre être; ressentez cette présence d’amour infini, cette sagesse intérieure…

Maintenant, ressentez la partie de vous-même qui souffre ou qui a un problème et imaginez qu’elle est assise en face de vous…

Pendant que vous contemplez cette partie qui souffre, votre cœur est profondément touché, il s’ouvre de plus en plus… Ressentez la compréhension, l’acceptation de cette partie qui souffre… Ressentez un amour profond, un grand désir de libérer sa souffrance…

Maintenant, imaginez que cette souffrance prend la forme d’un nuage noir, ou d’une fumée… Inspirez ce nuage… Imaginez que ce nuage de souffrances se transforme au centre de votre cœur… tout comme un climatiseur transforme l’air chaud…

Maintenant, en expirant, le nuage noir devient une forme de lumière…Expirez votre amour et votre compassion vers cette partie de vous-même qui souffre… Expirez tout votre amour, votre paix et votre lumière vers elle…

Recommencez plusieurs fois… Inspirez la souffrance sous forme de nuage… et expirez-le sous forme de lumière… Imaginez que cette pratique fonctionne vraiment… que cette partie qui souffre est de plus en plus libérée… qu’elle ressent le pardon, l’acceptation, l’amour et même la joie…

Pendant les dernières respirations, imaginez que cette pratique a réussi et que les deux parties de vous-même se réunissent et qu’elles ne font qu’un…

Maintenant, respirez bien, ouvrez les yeux et revenez tout doucement… (inspiré de la méditation Tonglen de Sogyal Rinpoché, Le livre tibétain de la vie et de la mort, Paris, Éditions de La table ronde, 1993)

Cette pratique est un début pour retrouver notre mieux-être. L’amour et l’ouverture du cœur viennent combler tous ces manques d’amour que nous avons vécus dans notre vie. Peu à peu, les souffrances se libèrent, les cicatrices se referment, les relations avec les autres deviennent de plus en plus faciles à vivre. Pour les problèmes que nous ne pouvons régler avec amour, demandons à l’Être suprême, à Dieu tout-puissant de nous aider et faisons-lui confiance! Il saura bien quoi faire pendant que nous faisons notre part.

Notre puissance intérieure est grande et forte, remplie d’amour et de lumière. Elle n’attend que nous prenions contact avec elle pour nous aider, nous soutenir, nous réconforter, nous aimer et nous guérir.

Il n’en tient qu’à nous de laisser émerger, un peu plus chaque jour, cet amour que nous possédons déjà… et pour la pratique, il suffit de se donner du temps. Nous en valons la peine, n’est-ce pas?

Oui à la transformation!

Bonjour à tous et à toutes!

J’ai envie de partager ce que je vis avec vous, qui comme moi, êtes en train de trouver le sens profond de ce que vous êtes.

Je suis présentement dans une grande période de transformation intérieure, un temps de changement majeur dans tous les aspects de ma vie.

Je me sens appelée par une toute autre façon d’être et de faire les choses, complètement différente du passé.

Par moments, je ressens de la frustration, de la rage et de la tristesse en moi.

Puis, l’orage finit par passer et fait place à la sérénité, au calme, au repos. Je retrouve cette paix et cette confiance qui, au fond, ne me quittent jamais vraiment.

J’apprends à accueillir toutes ces émotions et ces moments avec amour, douceur et compassion, car ils sont signe de l’émergence de ma vérité. Mon cœur sait où est le véritable chemin et je suis maintenant prête à l’écouter pour vivre dans l’union, l’harmonie, l’amour et l’acceptation.

Puisse votre voix intérieure vous guider à chaque instant de votre vie vers votre cœur!

Myriam, 22 ans.

Donnons une chance à la paix

Les guerres ont lieu lorsque l’intolérance atteint des proportions épiques, quand les raisons de se battre l’emportent sur le caractère sacré de la paix. Les guerres ont lieu lorsqu’on ne sait plus reconnaître la valeur de l’existence.

Les dirigeants de ce monde essaient d’instaurer la paix, mais cela n’est pas du ressort des institutions. Ce sont les humains qui déclenchent les guerres. Et avant qu’une guerre ne soit déclarée à l’extérieur, elle a commencé à l’intérieur de nous.

La guerre à l’intérieur est la plus dangereuse, car c’est un feu qu’on risque de ne jamais pouvoir éteindre. Les guerres sont faites parce qu’on ne trouve pas la paix en soi, parce qu’on ne lui permet pas de se manifester.

Nous cherchons tous quelque chose. Qu’on appelle cela réussite, paix, amour ou tranquillité, c’est toujours la même chose. Ce que nous cherchons porte différents noms, car nous ne savons pas de quoi nous avons besoin.

Pour trouver ce dont nous avons besoin, nous regardons autour de nous. Mais pour savoir où trouver ce que nous cherchons, nous devons d’abord nous demander où le trouver. Avons-nous envisagé de regarder en nous?

Vivre n’est pas facile, surtout si nous désirons ce qu’il y a de meilleur. Pour cela, il nous faut creuser en profondeur, et ce n’est pas facile. Il nous faut extraire ce dont nous avons besoin et laisser le reste. Si nous voulons extraire la paix, nous devons conserver ce qui est précieux et écarter ce qui ne l’est pas.

La chose que nous recherchons n’est pas à l’extérieur de nous. Elle se trouve en nous. Elle a toujours été là et le sera toujours. La satisfaction est agréable, et ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas non plus un hasard si la paix est agréable. La paix est déjà là, et elle réside dans le cœur de tous les êtres humains.

La paix doit être ressentie. Un des pouvoirs les plus incroyables que nous ayons est de ressentir. Lorsque nous regardons la paix à la lumière de ce pouvoir, nous ressentons la paix. Nous sommes là pour être emplis de reconnaissance, d’amour et de compréhension. En nous, nous recelons une lampe si brillante que, dans la nuit la plus noire, elle éclaire notre monde. Cette lumière attend qu’on la trouve.

La paix ne fait pas de différence. Peu lui importe que nous soyons riches, pauvres, d’une religion ou d’une autre. Peu lui importe le pays où nous vivons. La paix attend que nous la trouvions; elle attend que chacun de nous se sente à nouveau complet, et non plus morcelé par tout ce qui divise notre vie.

La paix se manifeste quand le cœur ne connaît plus la dualité, quand la lutte intérieure a été résolue. Lorsque la paix arrive dans notre cœur, la sérénité suit. L’amour coule à flots, sans limites. La joie ne peut être bridée. Elle éclate, car c’est une évidence. Voilà ce qu’est la paix…

La paix doit être ressentie, l’amour doit être ressenti, la vérité doit être ressentie. Tant que nous serons en vie, un désir profond d’être bien, d’éprouver de la joie, sera là; et tant que ce désir sera là, il importe d’en être conscient.

Cette vie est un voyage. Nous sommes les passagers d’un train appelé la vie, et nous sommes vivants dans cet instant appelé présent. Le voyage de la vie est si beau qu’il n’a pas besoin de destination.

Pendant ce voyage, on nous a donné une boussole. Cette boussole, c’est la soif d’être comblé. Le vrai voyage de la vie commence le jour où nous nous mettons à vouloir assouvir notre soif. Cette quête est la plus noble qui soit.

Pendant des siècles, une voix n’a cessé de clamer : « Ce que vous cherchez se trouve en vous. Votre vérité est en vous, votre paix est en vous, votre joie est en vous. ». La paix dans nos cœurs ressemble à une graine dans le désert, qui attend d’éclore et de fleurir. Lorsque nous permettons à cette graine d’éclore en nous, alors la paix devient possible à l’extérieur. Nous devons donner une chance à la paix.

Donnerons-nous une chance à la paix?

Les yeux des fleurs

Cette année, au tout début du printemps, je n’avais qu’une idée en tête, « planter des pensées ». Les petites fleurs mauves et jaunes m’ont étonnée, quand je les ai ramenées dans ma voiture, elles avaient un parfum tellement suave, que j’ai failli tomber en extase sur la route 117.

Elles me regardaient avec leurs yeux vivants comme des petits êtres heureux d’être entre bonnes mains. La pensée occupe notre cerveau, elle a été déifiée par les Grecs qui l’ont coiffée d’un casque et ils l’ont appelé « Athéna » déesse de la sagesse et de l’intelligence; elle renferme notre univers intime et nos désirs les plus enfouis au fond de notre mental.

Quelques fois, elle descend à notre gorge et se pare de mots ou de sanglots, de chants, de musique, car la pensée de nos vies va aussi dans notre soleil personnel, notre cœur qui aime, vibre et ressent les sentiments d’amour et d’amitié.

Les dernières vingt années ont été tristes et sans lien pour les familles et les pays. On a surtout travaillé à établir l’économie, la richesse et la stabilité financière. On a beaucoup négligé les liens qui unissent les êtres. Je parle surtout pour moi, car je n’ai presque pas connu les enfants de mes frères et sœurs, très peu de contact, peu ou pas d’invitation, même l’indifférence totale.

Et ces petites pensées, ces fleurs avec leur regard, m’ont rappelé les âmes dans les enfants, et je me disais qu’il était triste que ces liens soient disparus.

Et voilà que ces dernières semaines en allant faire des photocopies, une grande et gentille femme me regarde et me dit en regardant ma signature sur le chèque : « Ah! vous êtes de la famille Aubin, moi aussi, je suis la fille de votre cousin. ». « Mais, bien sûr, il est le fils du frère de mon père. », et nous voilà parties sur le patrimoine avec les noms et les souvenirs me rappelant mes parents décédés. J’étais heureuse d’en parler, c’était caché, là, dans mon cœur, comme un petit coffret qu’on avait oublié. Cette rencontre l’a ouvert et j’ai trouvé dedans des liens oubliés.

Hier, en allant à la banque, une grande fille toute blonde me fait mon dépôt, et me dit subito-presto, « Vous êtes de la famille Aubin? Est-ce que vous connaissiez mon père Joseph? ». « Et! Bien oui, il était cousin de mon père Luc » et nous revoilà sur les rails des liens oubliés, ressuscités. Le petit coffret avait fait entendre sa musique et le fil de la famille s’est de nouveau tissé. Et on s’est retrouvés parents, cousins ou autres qu’importe, ce ne sont pas mes frères et sœurs avec leurs enfants, mais les petits cousins très lointains, qui sont poussés par ce désir de l’esprit de réunir les familles d’âmes.

Merci à vous petites fleurs, petites pensées, vos yeux étaient vraiment vivants et votre regard a touché les êtres près de moi, afin de se retrouver, de se connaître, de s’inviter à partager la merveilleuse conscience qui s’éveille et qui veut que la « famille univers » se confonde dans le grand chant d’amour.

Vendredi dernier, un tout petit enfant de trois ans, Samuel, aux cheveux blonds, trottinait dans notre labo et apportait à son papa, les produits qu’il avait choisis. On aurait dit Mercure, (le messager des dieux) avec ses ailes, tellement il était léger. Quand il est parti, je lui ai dit : « Samuel, tu as des ailes tel un bel ange », il m’a pris mon visage entre ses deux petites mains et il m’a plaqué un baiser sur les deux joues, le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie. Et dans ma tête, chantait la chanson, nos enfants sont nos rivières, nos vents et nos mélodies, ils vivent dans les gouttes d’eau, dans les semences de la terre, dans les étoiles qui brillent et ils nous regardent avec leurs yeux purs, comme les yeux des fleurs, comme pour nous dire : « Mire-toi dans ta propre lumière, je suis un peu de toi et tu es un peu de moi. ».

Ensemencez des pensées, des roses, des lys, des géraniums, et vous agrandirez le jardin des âmes pour la conscience de l’esprit-pensée qui veut nous réunir en un seul et grand festin d’amour, d’amitié et de compréhension mutuelle. Étendre une couche d’humus en pensées positives, c’est couvrir la terre d’un manteau fleuri d’une nouvelle ère.

Soyons le changement

Qui sommes-nous? Qui est Dieu? Jésus est-il le fils de Dieu? Est-ce que c’est Marie-Madeleine, épouse de Jésus, qui est la fille de Dieu? Ne sommes-nous pas tous les enfants de Dieu? Est-ce Bouddha ou Krishna qui est le plus grand, l’unique ou est-ce une/un autre? Qui manipule le monde? Qui fait acte de conspiration? Les Illuminati, les Francs-Maçons ou nous-mêmes? Qui d’autre encore? Allons-nous tous mourir sous une grande vague? Y aura-t-il la fin du monde, les tremblements de terre, les ouragans? Une comète va-t-elle frapper et détruire la terre? Et quoi d’autre? Doit-on vivre dans la peur, la guerre, la violence, la haine et la maladie? Peut-il en être autrement? Peut-on changer le programme?

Plusieurs informations canalisées et de nombreux auteurs nous répètent, tour à tour, que nous sommes tous de Grands Créateurs, que nous avons de Grands Pouvoirs, que nous pouvons créer autrement, que nous pouvons tout changer! Doit-on avoir peur de notre grandeur, de notre lumière? Où est-ce qu’on en est? La fin du monde arrivera-t-elle bientôt ou devrions-nous plutôt parler d’un Nouveau Mode? Le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein? Ou est-ce simplement un verre rempli d’énergies d’ombre et de lumière?

Moi, je crois que nous sommes tous unis faits autant d’ombre que de lumière, que nous sommes le « tout »! Oui, nous avons tous de grands pouvoirs et il y a de plus en plus de gens qui s’éveillent à la beauté et à la grandeur de qui ils sont vraiment.

Ôtons de notre vocabulaire les mots « incroyable », « pas possible », car tout nous est possible. D’ailleurs, à chaque fois qu’on dit « Vous allez voir, ça va finir par une guerre! » et qu’on l’affirme avec grande conviction, c’est ce que l’on crée. Lorsqu’on croit à quelque chose, il suffit d’y penser, de l’imaginer et d’y mettre une émotion, pour automatiquement le concevoir dans la réalité.

Maintenant, si on dit « Il y a les Illuminati et ils contrôlent tout ce qui se passe sur la terre! », c’est ce qui arrive. Et c’est le cas pour tous les événements de la planète et de notre vie personnelle. Il est donc primordial d’apprendre à changer notre vocabulaire et nos émotions.

Que choisissons-nous d’engendrer? Nous voulons bien entendu, la paix, la joie, l’abondance et l’amour. Nous souhaitons être autosuffisants, être dans notre pouvoir, et vivre dans ce monde parfait dont notre âme rêve depuis toujours. Nous désirons que tout le monde sur terre ait de quoi manger, et un toit pour dormir. Nous voulons que les enfants soient en sécurité, les femmes respectées, les adolescents libres et heureux et bien plus encore.

Comment pouvons-nous accomplir tout cela? D’abord en s’aimant et en observant ce que cet amour peut créer à chaque instant. Il n’y a rien de surnaturel avec notre pouvoir créateur. C’est un phénomène tout à fait NORMAL! Ce qui est anormal, c’est de ne pas l’utiliser ou de le faire inconsciemment, dans une direction que nous ne désirons pas favoriser.

À chaque jour, à chaque instant, faisons un pas. Portons attention à nos regards, nos sentiments, nos pensées. Lorsque nous sommes en colère envers le chauffard devant nous, que créons-nous? Lorsque nous hurlons après un enfant, qu’engendrons-nous? À chaque moment, devenons notre observateur. Ne jugeons point, laissons couler, écoutons.

Soyons à l’écoute de notre cœur, qui est notre grand guide. Il nous dit à chaque instant de prendre un livre, de vivre cette expérience, de parler à cette personne, de tourner à droite ou à gauche. Il nous dit de briller et d’envoyer de l’amour. Reprenons notre pouvoir! Disons : « Merci à la vie, merci à l’amour! »

Nous sommes la connaissance suprême. Nous sommes notre vérité. Il n’est pas nécessaire de convaincre ou de tenter de convertir qui ou quoi que ce soit. Tout ce que nous avons à faire c’est « être ».

Notre vérité est uniquement notre vérité, celle d’un autre est sa vérité et les deux sont « la vérité ». C’est ainsi, en se respectant et en s’aimant soi-même et en faisant de même avec l’autre, peu importe ses croyances et ses valeurs que les guerres vont cesser. Réveillons-nous à nous-mêmes sous toutes nos facettes, à travers ce qui sonne vrai en nous et à travers la vérité des autres.

L’heure est au choix! Nous avons créé beaucoup de « smog » autant au niveau matériel qu’émotionnel et spirituel. Nous pouvons choisir de nous fermer les yeux, nous mettre la tête dans le sable et ne rien changer, ne pas évoluer, ou nous pouvons faire des choix différents à chaque instant, reprendre notre pouvoir, nous responsabiliser, changer le programme. Gandhi a résumé ceci en ces mots : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.». Que choisissons-nous?

  • Certains canaux et auteurs qui nous répètent que nous sommes tous de Grands Créateurs : « Kryon » de Lee Carol, « Ramtha »de JZ Knight; « Conversation avec Dieu » de Neale Donald Walsh et plusieurs autres auteurs.
  • Un excellent livre pour apprendre à observer et vivre le moment présent : « Nouvelle terre » de Eckhart Tolle.

Apprendre à jouer ou jouer à apprendre

Si on se fie aux experts d’il y a quarante ans, nous sommes à l’ère des loisirs! Nous vivons la semaine de travail de trois jours et nous avons tout le temps voulu pour nous consacrer aux passe-temps et à la vie douce. Vous vivez cela vous? Ah! Les prédictions d’experts, ça vaut ce que leur cerveau peut analyser avec les données scientifiques de l’époque. Rien à voir avec l’expertise des enfants pour qui le jeu est un mode de vie intégré depuis des millénaires. Selon les peuplades du Grand Nord canadien, ce qui est valable pour l’enfant l’est aussi pour l’adulte. En appliquant ce simple principe, il en découle que sans une dose de jeu créateur, l’adulte tout comme l’enfant se portent mal. On apprend mal, on vit mal, on aime mal et ce qui est plus triste, on cesse de créer. Dans une société où la peur et la paranoïa sont omniprésentes, on étouffe les pulsions créatrices libres au profit de la performance, la productivité et la fiscalité. Apprendre à intégrer le « jeu » dans toutes les facettes de sa vie que ce soit spirituel, physique, relationnel, professionnel, sportif ou aventurier ne peut qu’apporter des bénéfices appréciables autant personnels que sociaux Car selon la théorie du fonctionnement des essaims, la danse d’une seule abeille peut communiquer la location précise des ressources à la ruche entière. C’est dire que si chacun de nous garde sa créativité allumée par le jeu libre, les avantages sont vivement ressentis par tout l’entourage. De façon exponentielle, s’allumer, allume encore et encore autour de soi.

L’hyper communication amène un épuisement mental, émotionnel et physique. Ce rythme accéléré gruge la paix et la connexion spirituelle créatrice libre. La vie va vite. On ne prend plus temps de jouer simplement. Le pied enfoncé sur l’accélérateur, on ne regarde plus, on ne s’émerveille plus. L’enfant, qu’il soit grand ou petit, est perdu dans le flot des « bébelles » qui se démodent aussitôt sorties de leur boîte. Le jeu simple est pourtant omniprésent : jouer à faire la vaisselle, jouer à tondre la pelouse, jouer à être grand… En retrouvant la simplicité de jouer avec la boîte de carton de nos souvenirs d’enfance, il est possible de contrer les effets néfastes de la surexposition aux médias et à la technologie.

Jouer à être grand
Pour l’enfant, tout est jeu et pour lui, tout jeu est source d’apprentissage de la vie. Le plaisir domine. Faire bonne impression ne le préoccupe guère. Pas de comptes à rendre à personne. Explorer et essayer tout ce qui lui tombe sous la main est son mode de vie Son travail est de jouer, il ne porte pas de jugement, il est entièrement concentré sur l’expression d’une partie de lui-même. Quand on sait que vivre est apprendre l’amour, il en découle que l’élément jeu sans obligations, juste pour voir, rire et essayer, dégage la porte d’accès au créateur, à l’amour. L’enfant aime jouer, il aime la vie, il s’abandonne au maître de jeu dans le rire et la légèreté. Sans l’amour, pour lui, le jeu n’est plus. À quoi sert-il de jouer si l’orgueil domine ou que le plaisir est absent? L’essence même du jeu est divine et se vit dans l’instant présent. Mais comment entendre la voix de l’esprit si on est trop occupé à craindre l’échec?

L’âme créatrice se nourrit à la connexion avec le créateur. Être, c’est créer sa vie par ses choix et ses pensées. Observez et écoutez les enfants… Pour eux, apprendre est une série de jeux, sanctionnés ou non. L’enfant s’émerveille de tout. Le bouton sur votre nez est aussi intéressant que les couleurs brillantes de sa nouvelle boîte de crayons-feutres ou votre porte-clefs. La joie intense que lui procurent ses sens est un monde d’images vivantes. Il exprime toutes les facettes de lui-même dans son œuvre créatrice. Il joue à la vie intensément sans se soucier du temps qu’il fait ou même de son état de santé. Peu importe où il se retrouve, ce regard neuf et enjoué, sur les gestes et conventions que les adultes banalisent, l’attire. Il n’y a pas de tâches, juste des jeux. Partout, où il pose son regard, est prétexte à jouer. Jouer le rend heureux.

Choisir la performance au détriment du jeu ferme la porte à l’inspiration. Sans son ouverture aérante, la vie souffre et l’enfant-créateur meurt. Redonner valeur au jeu qui invente et crée des solutions sans effort, c’est se réapproprier un soi divin caché derrière des montagnes de conformismes et de responsabilités adultes. Les muses de la créativité aiment la vacuité. Jouer crée le vide qui permet de refaire le plein. Jouer est un verbe d’action. Aimer est un état. Jouer, c’est faire l’amour avec la vie.

Rêver d’un Éden

Parcourir la vie avec enthousiasme, rencontrer le nouveau dans l’émerveillement, étirer sa créativité avec intention, se régaler du chant des cigales, célébrer la beauté du matin qui s’éveille… On peut définir la passion d’une myriade de façons, mais c’est dans sa manifestation qu’elle se conjugue le mieux.

Il est aisé d’identifier les personnes passionnées, quelle que soit la nature de leurs intérêts. Elles exsudent une énergie vibrante, elles sont intenses, parfois même volubiles, elles ont les yeux lumineux et s’expriment avec une sorte d’urgence dans la voix. Elles sont centrées sur leur sujet et tout peut être une occasion d’en parler. Intéressées par tout ce qui les en rapproche, il arrive qu’elles semblent indifférentes ou ennuyées par ce qui les en éloignent.

Mais, quoique les passionnés démontrent des traits semblables, il reste que la grande différence entre eux réside dans la compréhension qu’elles ont de cette puissante énergie qui les habite et les pousse à agir. En fait, l’homme a toujours éprouvé le besoin de donner un sens à sa vie, de poursuivre des rêves qui reflètent son désir de croître et de se dépasser. Beaucoup plus qu’un engagement émotionnel et intellectuel à quelqu’un ou à quelque chose, la passion est une sorte d’acte de dévotion, un don de notre énergie créative et de notre enthousiasme à une activité ou à une cause qui nous touche personnellement.

Dans ce contexte, la personne qui est aux commandes de sa passion, plutôt que d’en être à la remorque, l’investit volontairementdans la création d’une vie actualisée et dans la poursuite de la joie, de la liberté, de l’évolution, de l’amour et de la créativité.

Mais, pour nous engager dans cette voie, nous avons besoin d’une forme d’optimisme doublée d’une confiance en quelque chose de plus grand que nous. L’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui devrait nous stimuler à faire de notre mieux, à devenir plus que ce qu’on imagine pouvoir être. Les recherches sur les gens qui vivent longtemps démontrent qu’ils ont en commun un sens d’espoir, d’ordre et de contrôle sur leur vie.

La joie aussi joue un rôle important dans notre espérance de vie, car elle s’exprime comme vibration d’allégresse qui exalte toutes nos cellules, le jus de la vie qui anime notre corps. Elle apparaît quand il n’y a pas de conflits internes et que notre attention est pleinement engagée dans la création de notre vie, conscients de chaque moment comme d’une grâce. C’est une perception intuitive que tout est en place et que notre univers se déploie comme il se doit, merveilleusement.

Mais, comment vibrer à la joie sans la liberté qui nous permet d’apprécier la vie dans toutes ses dimensions? Véritable moteur de notre quête d’autonomie et de maîtrise de soi, il requiert toutefois le courage nécessaire pour les intégrer dans notre réalité. Selon le psychologue américain Rollo May, le courage, qui partage la même racine que le mot cœur, n’est pas seulement une vertu ou une valeur comme la fidélité ou l’intégrité, mais une fondation sur laquelle elles reposent. Essentiel à notre être, le courage alimente notre besoin d’évoluer et de développer son estime de soi. Proportionnelle à l’investissement de notre volonté, notre estime augmente quand nous posons des gestes évolutifs qui nous rapprochent de nos rêves et diminue significativement avec une attitude destructive ou réactive qui reflète un manque d’amour dans notre vie.

En effet, l’amour nous ouvre au partage et au don de soi. Affublé d’un grand « A », l’amour est un état, un comportement, une attitude qui peut nous libérer de la dépendance affective et de la crainte de ne pas être aimé par les autres. Différent de l’amour romantique, il assouplit les frontières de l’ego, facilite l’émergence du soi et transforme notre rapport avec la vie. Profitant d’abord à la personne qui aime, aimer est un geste prodigieux qui lui insuffle la puissance et la vitalité nécessaires à créer le monde dont elle rêve.

La conquête d’une vie créative et passionnée interpelle donc notre vision actuelle de la réalité et notre faculté d’imaginer et d’accomplir. C’est un chemin pavé d’efforts dont chaque succès nous rapproche de notre vraie nature, de l’être que nous avons le pouvoir de devenir.

Nous sommes poussés à réaliser nos plus hautes aspirations, parmi lesquelles se trouve le rêve d’un éden. Disponible à tous, mais différent pour chacun, ce paradis terrestre n’est pas un endroit caché quelque part. Il est la concrétisation d’une résonance de joie, d’un état d’esprit, d’une expansion de notre conscience. Or, si chacun mettait sa passion au service de ce rêve antique, nous rejoindrions l’esprit de milliers d’entrepreneurs du futur, ces rêveurs qui agissent.

La poursuite d’une vie passionnée débute en nous et s’exprime à travers nos actions. En donnant inconditionnellement le meilleur de nous, nous alimentons et optimisons cette énergie créative. Sachant que notre planète n’a jamais eu autant besoin de gens créatifs, nous pouvons décider aujourd’hui de faire un saut évolutionnaire et de créer le futur dont nous rêvons. Collectif, ce rêve ne peut s’actualiser sans notre participation. Et une passion pour la vie. Notre avenir commun en dépend.