Établir des priorités

« Au cœur de chaque être humain existe le désir de s’améliorer et de se perfectionner… Vous recherchez naturellement votre être originel. Jusqu’à maintenant, vous avez été enfant, jeune ou vieillard, un individu soit pauvre, riche, soucieux ou heureux. Aujourd’hui, libérez-vous du concept que vous êtes ceci ou cela, et retournez à votre source. Mon message est que vous devez méditer. Grâce à cette pratique, votre conscience s’émancipera. » Swami Shyam

La méditation est complémentaire à notre vie quotidienne, elle l’enchérit des merveilleux éléments de calme, de satisfaction et de détachement. Une pratique régulière nous ouvre de nouveaux horizons, car l’esprit clair et reposé nous procure l’énergie nécessaire pour entreprendre ce qui nous tient à cœur.

Si l’on faisait un recensement pour voir si la majorité des gens croyaient que d’établir une liste de priorités serait essentiel à son bien-être et à son évolution, on verrait fort probablement qu’ils y croient. Il deviendrait aussi sans doute évident que d’obtenir une force intérieure, un état général d’équilibre, de bien-être et de compassion devrait se trouver tout en haut de cette liste. Surtout si ces gens réalisaient qu’il est en fait facile d’obtenir ces états de conscience et qu’il en est bien sûr très avantageux pour eux-mêmes, ainsi que pour tous ceux qui les entourent.

Établir une liste de priorités nous permettrait d’éviter toute forme d’atermoiement et ceci nous permettrait d’utiliser le temps qui nous est alloué plus adéquatement pour parvenir à un état de satisfaction, un objectif digne d’attention.

Ne pas se prendre en mains tandis que nous le pouvons peut avoir de sérieuses conséquences. Voici donc pourquoi il faudrait considérer le temps passé au développement de l’équilibre et de la force intérieure une priorité. Une fois cet équilibre acquis, ce développement demeurera avec nous, qu’importe où nous allions.

L’expérience directe me permet d’affirmer que le yoga et la méditation sont des alternatives de choix. Tout d’abord, il est important de saisir que cette science, lorsqu’enseignée par un instructeur qualifié, est une science de vivre qui s’adresse à tous les êtres humains, de toutes les races et religions.

Il y a des milliers d’années, les sages virent que la tendance du mental était de courir après les choses et les idées, tentant ainsi de combler ses espoirs. Divers cheminements spirituels furent fondés sur une réalisation similaire : dans le calme repose la paix, l’ultime santé et la force intérieure, tel que mentionné dans le psaume 26 : « Sois calme et sache que je suis Dieu. » (« Be still and know that I am God. »).

En fait, nous avons peu d’alternatives pour gérer notre existence. J’en décèle deux :

  1. On peut courir continuellement, éviter de réfléchir et espérer pour le mieux. Cependant, il y a la possibilité d’en venir à devoir prendre des remèdes et à accepter leurs effets secondaires ainsi que leur potentiel de dépendance.
  2. On peut prendre le temps d’arrêter, de respirer, ainsi que de vivre une existence fondée sur la force intérieure, sur la connaissance du mécanisme de la conscience humaine. On met ainsi les chances de note côté, dans le but de vivre une vie plus saine et paisible.

Ne cherchons-nous pas à vivre libre de malaises physique et mental?

Carl Jung l’affirme clairement : la réflexion est essentielle, elle nous éveille, nous permet de réaliser l’univers de notre propre conscience et son potentiel. Je le cite : « Votre état de conscience ne deviendra clair que lorsque vous regarderez dans votre cœur et dans votre esprit. Ceux qui regardent vers l’extérieur d’eux, rêvent. Ceux qui regardent en eux, sont éveillés. ».

À cette fin, la méditation est une des plus anciennes techniques connues. Elle est fondée sur trois étapes fondamentales, une science qui demeure toujours efficace, même de nos jours : respirer, réfléchir et méditer avec une profondeur. Une pratique régulière produira les résultats remarquables d’une vie comblée de bonheur et de satisfaction.

Il est important de prendre le temps d’explorer notre vie et son potentiel. Seulement quinze minutes par jour nous le démontreront. S’y adonner une heure par jour aura des résultats encore plus profonds. S’accorder une journée ou même une fin de semaine de retraite aura un impact revitalisant, profond et durable sur notre existence entière. Expérimenter une période prolongée de méditation nous permet de faire encore plus sérieux, pour équilibrer notre être entier.

En méditation, le mental et les émotions sont séparés de la source de notre être, de l’observateur pur en nous, ou bien de ce que les écritures nomment la vie sous son aspect le plus pur et absolu. Être en contact avec le cœur de notre être éveille stabilité et force.

Si on a la chance d’être déjà en santé, méditer nous donnera la force nécessaire pour maintenir notre santé et bien-être.

Je n’ai plus de doute car ceux que j’ai connus qui ont appliqué ces préceptes dans leur vie ont obtenu des transformations positives remarquables. Un arbre dont les racines ne pénètrent pas profondément dans le sol peut avoir l’air glorieux, donner l’impression d’être en parfaite santé, mais si une tempête s’élevait, il ne la supporterait pas, il craquerait. Par contre, un arbre dont les racines sont enfouies profondément dans un sol de conscience et de stabilité supporterait la tempête avec grâce et flexibilité. Il parvient à faire face aux intempéries aisément. Adopter la pratique de la méditation nous permet de renforcer nos propres racines spirituelles pour obtenir une vie comblée d’aise, de bonheur et de sagesse. On le mérite bien!

Les visages de sa passion

Vivre avec passion, vivre intensément et être passionné pour ce que l’on fait. Voilà une invitation qui met la barre haute dans nos vies déjà bien remplies.

Mais elles sont remplies de quoi au juste nos vies? Nous sommes trop souvent pris par les il-faut-que, les je-devrais et les je-n’ai-pas-le-choix-parce-que… et nous nous perdons de vue dans le tourbillon de nos activités. À force de se sentir prisonnier de notre vie, nous n’osons plus aller dans la direction de ce qui nous correspond vraiment et finissons par croire que nous n’avons de passion pour rien et la flamme en nous s’éteint petit à petit. Rallumer cette flamme, c’est faire le choix de la vie, de la joie et de l’expression de son essence.

Mais qu’est-ce qui me passionne vraiment? Chercher à reconnaître ses différentes passions, c’est poser les premiers jalons pour reconnecter avec ce qui nous fait vibrer. Les passions concernent différents champs d’intérêts qui nous animent. Toutes ne nous font pas vibrer au même degré d’intensité, mais toutes nous prédisposent à la joie, au bien-être et à donner le meilleur de soi. Plus nous les intégrons à notre vie, plus nous créons un équilibre en nous et autour de nous. Mais vient un moment où elles ne suffisent pas à donner un sens à notre vie, nous recherchons alors quelque chose de plus profond, de plus significatif et c’est là qu’entre en jeu la passion essentielle. Pour moi, la passion est du domaine de l’âme. Et la passion essentielle est un appel de l’âme à manifester son essence. Elle est la trame de fond de nos passions et de tout ce qui nous anime. La passion essentielle se révèle à nous. Alors que nous choisissons nos passions, la passion essentielle, elle, nous choisit. Elle est très rarement explicite d’entrée de jeu. Mon expérience m’a appris qu’il fallait l’apprivoiser en s’engageant dans le voyage vers son cœur.

Les visages de la passion essentielle
À quoi peut ressembler une passion essentielle?

  • Une valeur qui sous-tend toute notre vie comme celle de promouvoir la justice, la dignité, l’authenticité ou encore l’harmonie dans les relations. La passion essentielle mue par une valeur mène parfois à se consacrer à une cause.
  • Une activité qui nous passionne et qui habite notre être, notre vie et notre temps et qui, lorsque nous la pratiquons, nous nourrit et nous fait grandir. Cette forme la plus courante et la plus évidente s’exprime dans toutes sortes de domaines.
  • Un talent ou un don qui, en s’exprimant, nous comble de bonheur. Ce peut être un talent pour l’écoute, pour communiquer, pour stimuler les autres à donner le meilleur d’eux-mêmes, un don pour la guérison. On peut avoir une passion pour la musique sans pour autant avoir de talent pour celle-ci. La musique devient passion essentielle lorsque s’exprime un talent et que la personne devient même un canal pour la musique.
  • Un idéal qui nous pousse à créer et à contribuer comme celui d’avoir la pulsion de rendre meilleur, de créer de la richesse, de développer la conscience ou de créer de la beauté.

Apprivoiser la passion essentielle
Reconnaître sa passion essentielle peut prendre un certain temps. Nous vous proposons ici deux chemins pour y arriver :

En trouvant le fil conducteur de ses passions
Identifiez d’abord ce qui vous passionne le plus. Ensuite, regardez ce qui est à l’essence même de chacune de vos passions en tentant de cerner qu’est-ce qui, dans cette passion, vous anime et vous motive vraiment. Regardez ensuite le thème qui les unit. Pour certains, ce sera tout ce qui concerne l’humain, pour d’autres, ce sera la communication ou la relation. Après avoir trouvé votre thème central, réfléchissez à l’action que vous faites dans ce domaine. Cherchez-vous à harmoniser, guérir, concrétiser, unir, créer… Puis interrogez-vous sur votre aspiration, sur le sens profond de cette action. En allant au cœur de vos passions, votre passion essentielle a des chances d’émerger.

En observant les moments-clés de sa vie
Il y a des moments dans la vie où nous ressentons un appel pour quelque chose. Certains sont appelés à enseigner, d’autres à bâtir quelque chose, d’autres encore à orienter. Entendez-vous parfois les chuchotements intérieurs vous murmurer depuis longtemps un appel que vous ignorez? À quoi vous sentez-vous appelé? Il y a des moments-clés dans notre vie où ces appels peuvent être plus présents. Autour de 18 ans, 38 ans, 56 ans et dans une fenêtre de plus ou moins deux ans, il y a des signes qui nous indiquent ce à quoi nous sommes appelés. Amusez-vous à regarder ces périodes où vous avez ressenti une attirance irrésistible pour faire quelque chose qui vous corresponde dans votre essence.

Une fois reconnue, la passion essentielle peut offrir une direction consciente à notre vie. Celle-ci devient plus simple et plus centrée sur ce qui est en intégrité avec qui nous sommes. Bon cheminement vers votre passion essentielle.

Respirer avec la vie

Plusieurs d’entre nous vivent comme des automates, comme des brindilles virevoltant au gré des humeurs de leur agenda, laissant les aléas du quotidien décider s’ils seront heureux ou malheureux de leur journée.

De par cette quête incessante de la « réussite », ce mode de fonctionnement s’est répandu. Au fait, de quelle réussite parlons-nous, car peu de gens semblent vivre de la satisfaction. En étant à l’écoute, on peut percevoir un vide quasi constant s’exprimant lors de nombreux échanges. Ces derniers, arrivés à un palier, sans en goûter les fruits, repartent à la conquête d’un nouveau sommet. Tout en mobilisant leurs énergies afin de conquérir l’ultime station supposément nommée « bonheur », se préparant à une vénérable retraite, le jour où ils prendront le temps de vivre.

Ils font leur parcours en retenant leur souffle afin de ne rien louper, ne rien perdre, espérant enfin « trôner » sur leur acquisition. Ont-ils tout prévu? Tout contrôler? Tout planifier? Voilà, leurs préoccupations. Ce tourment engendre des désordres, de la maladie, de la dépression, des dépendances, etc.

Et pourtant, un bref regard sur l’origine de la vie nous démontre qu’elle nous offre un monde matériel (corps), un monde psychique (l’âme) et un monde spirituel (esprit).

La physique quantique moderne indique que tout est relié. Qu’un flux de changement perpétuel est à notre portée. Que tout est relatif. Que notre vision limitée, tentant d’orchestrer, cristalliser les événements à notre façon, engendre une discontinuité. Mets un « frein », « ralentit » et même bloque le changement. C’est ainsi que nous nous asphyxions.

Nous pouvons donc raisonnablement penser que la première vocation de l’humain est de développer sa capacité d’adaptation. Pour ce faire, à nous de choisir de respirer avec la vie.

Ce mouvement par lequel lors de l’inspiration, nous accueillons consciemment ce qui se présente à nous en disant implicitement : « J’accepte ce qui est. J’y communie même si je me sens sollicité. Je vais pas à pas avancer en faisant de mon mieux. ».

À l’expiration, nous nous proposons avec tout ce que nous sommes maintenant. Avec notre potentiel, notre devenir, prêt à s’ouvrir, à se modeler au fil des expériences vécues.

La vraie vie est principalement fondée sur l’expérience acceptée, parcourue, traversée. Ne sacrifions pas notre unicité, notre devenir au profit d’une pseudo sécurité.

Déjà, nous apprivoisons bien que très maladroitement parfois le monde matériel, le monde psychique, mais beaucoup nient le monde spirituel.

Cette culture moderne qui préconise « j’suis capable tout seul » amène l’humain à se donner des pouvoirs inconciliables avec sa nature intrinsèque. Ce modèle le condamne à vivre morcelé. Il a perdu le sens du sacré et vit amèrement au lieu de bénir chaque moment. Il n’est pas conscient que s’il peut encore partager, aimer, vibrer, vivre, c’est que le souffle l’anime seconde après seconde.

La sagesse intérieure illumine nos expériences. Elle contribue à notre bien-être. Participe à la confiance que nous déployons quotidiennement, dans la certitude d’être accompagné et guidé, face à notre parcours.

Le silence est porteur de tant de richesse et de guidance. Ce sont dans ces moments privilégiés que l’on peut s’ouvrir et se laisser ensemencer par le souffle. Nous sommes nés libres, rien ne nous sera imposé. Ce grand « oui », à nous de l’initier.

Faire abstraction du monde spirituel, condamne l’humain à végéter parce que non fécondé.

Un poète écrivit : « l’existence est une mer sans cesse pleine de vagues. De cette mer, les gens ordinaires ne perçoivent que les vagues. Vois comme des profondeurs de la mer d’innombrables vagues apparaissent à la surface, tandis que la mer reste cachée dans les vagues. ».

L’aventure sacrée de la vie se propose à nous, respirons-là à pleins poumons.

Réharmonisation par le son et l’image

La musique détient un pouvoir qui provoque une réaction d’ordre émotionnel. Elle peut ainsi communiquer directement avec les sentiments le plus profondément enfouis dans la mémoire et l’imaginaire.

Le corps est souvent comparé à un instrument de musique. Fragile et sensible, il peut être désaccordé par une émotion découlant d’un événement perturbant. On remarquera alors une fatigue plus accentuée, son esprit s’assombrira et s’il ne retrouve pas l’harmonie, la maladie s’installera doucement.

La visualisation guidée et de la musique vibratoire sont d’excellents outils pour atteindre un bien-être intérieur. On peut se servir de cette alliance comme thérapie de l’âme. Avec le bol tibétain, on peut augmenter notre taux vibratoire pour sortir du mental et ouvrir les portes de l’inconscient. Le son de cet instrument de musique prépare notre conscience à rencontrer les personnages blessés qui sont en nous et qui influencent notre vie d’aujourd’hui. Ces personnages sont parfois reliés à d’autres vies. Ainsi, grâce à la musique, on peut faciliter la communication télépathique et se transporter par l’image intérieure exactement à la période où l’émotion s’est cristallisée.

On peut, grâce à certains instruments de musique créer un son pour décristalliser l’émotion et réharmoniser le champ d’énergie de l’être humain. Le didgeridoo est souvent favorisé dans l’exercice du déblocage émotif. Et pour ce qui est de l’harmonisation, on peut choisir le violon, la cornemuse ou une chanson qui fait vibrer notre cœur. Il s’agit alors d’imaginer que le personnage blessé reçoit une belle boule d’amour offerte par quelqu’un qui nous aime. Cette boule vient alors illuminer le personnage et cicatriser la blessure émotive.

On a souvent l’impression d’assister à tout un cinéma que notre imaginaire nous envoie, mais le résultat de cette pratique est tellement efficace que les sceptiques ne peuvent que remarquer de grands changements dans leur vie actuelle.

Alors soyons notre propre médecin de l’âme et laissons-nous bercer par la musique qui fait vibrer notre cœur et imaginons-nous heureux!

Bon cinéma!

Enraciner le corps dans le Divin!

Comment nous enraciner dans notre corps pour vivre notre essence? Quelles sont les avantages? Pourquoi nous libérer de nos blocages pour élever notre conscience? Je ne sais pas pour vous, et parfois pour moi, quand les blocages inconscients deviennent conscients, ça peut être difficile, un peu comme une sensation d’être dans une machine à laver! Reconnaissez-vous la sensation?

Pendant plusieurs années, j’ai voyagé de par le monde à la recherche de réponses. Réponses à des questions telles que : Pourquoi sommes-nous sur terre? Pourquoi est-ce que je ressens si fortement que la vie est autre chose que le 9 h à 17 h? Qu’est-ce qui fait vibrer l’être humain? Quel est le plein potentiel humain? J’ai lu des centaines de livres, vécu dans des monastères Bouddhistes et côtoyé plusieurs traditions et cultures; toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Malheureusement, peu de temps après avoir pris la résolution de mettre en application ce que j’avais appris auprès de tous ces sages ou dans les livres, j’oubliais. Je n’arrivais pas à continuer, comme si mes « programmes par défaut » revenaient au galop! Familier?

Pourtant, j’ai toujours ressenti que la « recherche » en valait la peine (ou la chandelle)! Quelle peine et quelle chandelle? Pendant longtemps, il me semblait que méditer m’apportait énormément pendant le temps que durait la méditation. Mais quand je revenais dans mon corps, la vie retrouvait son voile gris. Je ne savais pas comment intégrer mes connaissances et mes expériences dans ma vie de tous les jours. Je trouvais cela très souffrant car l’état d’expansion et la sensation de faire partie du Tout que j’ai vécus en méditation ou parfois dans un moment spontané dans ma vie, s’effaçaient éventuellement, plus ou moins rapidement.

J’ai donc modifié ma recherche, changé mon questionnement. D’aussi loin que je puisse me rappeler, la question qui surgissait continuellement en moi se résumait à : « Qu’est que l’illumination (ou l’ascension)?  ». J’ai commencé à m’interroger sur le corps, la vie humaine et sur le lien entre l’humain et le divin. Comment vivre le divin dans un corps humain? Je ne pouvais pas me douter de ce que la vie allait m’enseigner à travers ce qui semble à priori un simple changement d’angle sur un même thème. Ce changement d’angle s’est avéré une toute nouvelle expérience de vie!

J’avais déjà entendu dire que si nous voulons nous sentir bien, nous n’avions qu’à penser à donner un cadeau à quelqu’un et un sentiment de bien-être nous envahira et d’autres « trucs » comme celui-là! La pensée positive à tout prix! Il y a juste un problème, je ne peux pas penser à de belles choses à longueur de journée et être branchée sur le moment présent! Je voulais sincèrement me libérer de ce qui me bloquait et vivre naturellement un sentiment de sérénité, de paix intérieure, de joie de vivre et d’abondance…

J’ai toujours eu l’impression que toute la joie, la sagesse et l’amour étaient en-dedans de moi (et en chacun de nous) et que je n’y avais pas accès pour quelque raison que ce soit. J’ai toujours cru que chacun d’entre nous est un diamant à la naissance, un être extraordinaire d’ouverture, d’amour, de joie. Quand nous regardons un bébé, notre cœur s’ouvre, la joie nous envahit, nous sommes dans le moment présent! Dans l’essence de notre Être! Qu’est-ce qui fait que nous n’y avons pas accès à chaque moment? Qu’est-ce qui fait que nos souffrances émotionnelles prennent le dessus et que nous réagissons à partir de nos vieux « patterns » et non pas à partir de notre essence! Comme si l’être humain portait en même temps toute la beauté du monde et toute la souffrance du monde. Mais comment nous sortir de cette souffrance, comment la guérir pour que notre état inné d’amour et d’ouverture puisse se révéler et ce dans tous les aspects de notre vie?

La dimension émotionnelle de l’être humain peut paraître complexe. Je cherchais midi à quatorze heures à comprendre et à analyser. Pour finalement découvrir que c’est simple. Simple ne veut pas nécessairement dire facile. Nous sommes tellement conditionnés à ne pas ressentir nos émotions pleinement. Nous avons l’habitude de les cacher, les enfouir, les disperser en mangeant, en parlant, en faisant de l’exercice à l’extrême, en regardant la télévision ou en blâmant les autres, la vie ou nous-mêmes!

Nous n’avons pas appris à laisser les émotions nous traverser. Petit, nous nous sommes fait dire « Tu n’as pas de raison de pleurer! » « Tu n’as pas à avoir peur! » « Bien voyons, il n’y pas de quoi te choquer! ». Nous avons appris à ne pas faire confiance à nos émotions et, par le fait même, nous n’écoutons pas ce que notre corps nous dit. Nous ne lui faisons pas confiance! Une émotion est seulement de l’énergie qui veut passer à travers nous (énergie en motion)! Une sage a dit « C’est en restant dans le cœur de l’émotion que tu trouveras la sérénité tant recherchée. ».

Comment vivre dans un corps humain pour découvrir notre essence? La magie se produit quand nous laissons les émotions nous traverser. Une fois que l’émotion nous a traversé en étant ressentie pleinement, elle passe tout simplement! Et elle nous guérit sur son passage. Je ne parle pas ici de l’exprimer ou de la disperser, mais bien de la ressentir! De s’asseoir et de rester dans l’émotion! Non seulement l’émotion passe, ce qui reste une fois l’émotion passée, c’est notre essence! Nous pouvons Être facilement et naturellement au lieu de réagir à partir d’émotions refoulées. Nous pouvons être l’Être libre que nous sommes vraiment! Vivre dans le Tout en vivant dans notre corps, vivre dans toutes nos dimensions sur la terre! S’enraciner à la VIE sous toutes ses formes!

Le toucher et le massage

Tout humain a un besoin vital de toucher et d’être touché. Le toucher, c’est une expérience, c’est prendre contact. Juste à l’énoncé du mot « toucher », le mot peut être accueilli comme un ami ou comme un ennemi. Il se présente à nous en quelques minutes inoubliables ou peut nous alourdir de quelques secondes pénibles où nous nous sentons envahi, tout cela dépend de notre expérience de vie. Dans le toucher, nous apportons l’ensemble de nos expériences et c’est le reflet de cette mémoire qui nous habite. Plein de secrets sont enfouis dans notre peau qui est messagère de tout un vécu psychologique, émotionnel et spirituel. Elle est le siège des sensibilités.

Le plus important de tous les sens est le toucher, mais il n’est pas nécessairement celui que l’on privilégie. Il est un moyen de sentir, de découvrir et d’apprendre tout au long de notre vie. La signification que l’on donne au toucher dépend du vécu de chacun, de sa culture, de son éducation, de la religion. Il est une forme de langage, un moyen de communication. Il est le premier langage que l’on utilise pour communiquer avec l’enfant, lui exprimer nos sentiments et lui montrer qu’il est aimé. On sait que sans toucher et affection, les enfants se laissent mourir. Nous ne pouvons pas ne pas agir et réagir au toucher parce qu’il nous implique dans la communication avec l’autre.

Sous forme de massage, le toucher aide les gens à prendre conscience de leur corps outre le bien-être corporel qu’il apporte, il peut être un véritable travail sur soi. Il est un moyen d’équilibre et de bonne vitalité du corps au-delà de l’être. Il procure détente et bien-être; soulage les tensions musculaires; améliore la circulation sanguine; stimule le système lymphatique; aide à éliminer les toxines; stimule l’énergie de la personne; contribue à réduire le stress; à apaiser le système nerveux; à prévenir la maladie et à améliorer notre état de santé. Le massage est un excellent complément qui permet d’améliorer notre qualité de vie en créant une harmonie et une paix intérieure tout en favorisant la prise de conscience et l’écoute de soi. Il doit être pratiqué avec écoute et respect de la personne, de ses croyances, de sa pudeur, de son corps. Grâce au massage, le toucher redevient un formidable instrument de connaissance de soi, de dialogue et de bien-être intérieur. Les gestes faits avec respect, attention et chaleur s’inscrivent dans le corps, dans la peau et dans le cœur de chaque être. L’art du toucher est de développer le contact juste, le mouvement juste et l’intention juste. La stimulation par le toucher permet au corps et à l’esprit de se débarrasser de ce qui l’encombre car on dit souvent « ce qui ne s’exprime pas s’imprime ». Détendre le corps, c’est apaiser l’esprit.

Plus qu’une technique, il faut ajouter toute la profondeur du ressenti. Il faut lier la pratique du massage et l’ouverture du cœur et pour aller vers cette ouverture du cœur, il y a de multiples chemins possibles. Faire cet apprentissage par le massage, c’est choisir de renouer avec la vie qui palpite dans nos mains, sans intermédiaire autre que la chaleur de notre présence et la bienveillance de notre toucher. Accueil, chaleur, confiance, respect, don de soi font la qualité du massage offert par le massothérapeute. Peu importe la technique de massage utilisée, le plus important est la qualité du toucher.

Dans la vie d’aujourd’hui où la majorité des gens vivent du stress, il est de plus en plus important de prendre du temps pour soi. Il faut redécouvrir ce sens du toucher qui est un peu oublié.

Consciente de l’importance du toucher dans ma pratique comme thérapeute, je vous dirais que j’écoute avec mes mains et que je touche avec mon cœur. Le massage est un espace de communion et de communication pour apprivoiser le moment présent. Je vous dirais « osez aller vers l’autre, osez recevoir ». Le plaisir d’être touché a déjà une valeur thérapeutique en soi.

Trouver le véritable but de sa vie

Dans le contexte élargi de notre existence, se pourrait-il que la recherche essentielle de chacun soit de trouver le véritable but de sa vie? Pour bon nombre de personnes, cette recherche se résume à trouver l’âme sœur, avoir des enfants et une vie professionnelle réussie, vivre pleinement et être heureux. Si ces objectifs sont tout à fait souhaitables, se pourrait-il qu’ils ne soient pas la réponse fondamentale au véritable but de sa vie?

Pour quiconque désire pousser cette recherche un peu plus loin, c’est l’émergence d’une quête, le début d’un long pèlerinage parcouru sur le seul chemin de vie possible. Il s’agit d’un chemin qui s’emprunte seul, loin des sentiers battus, plus sinueux, plus long et plus abrupt que les autres, dont le trajet est aussi important que l’arrivée et dont la destination paraît incertaine.

Chemin faisant, cette quête du véritable but de sa vie mène immanquablement à la plus essentielle des quêtes, celle d’où tout émane, le « Qui suis-je? ». Le jour où cet appel de l’identité se fait trop insistant pour continuer à l’ignorer, ce chemin apparaît devant soi comme la seule issue possible, rendant tout retour en arrière pour le moins difficile. Et si nous étions tous, sans exception, appelés à parcourir ce même chemin, ne nous mènerait-il pas tous à la même destination? À l’image des êtres d’exception de tout temps (les Ghandi et Mère Teresa de ce monde) qui ont emprunté ce même chemin, ne serions-nous pas nous aussi destinés aux plus grandes réalisations?

Et ce chemin, où nous mènerait-il donc? Et si c’était à la révélation que l’immensément Grand est plus près de soi que de son propre souffle, qu’un lien direct existe entre soi, sa divinité intérieure et l’univers? Se pourrait-il que sa divinité existe en soi, en tant que soi?

Aurions-nous tous la même destinée? C’est-à-dire parcourir seul ce chemin de la recherche du véritable but de sa vie. En clair, partir du même endroit, soi, pour arriver à la même destination, soi, et ainsi, réaliser l’impensable, que le soi de chacun est en fait le soi de tous. Se pourrait-il que ce soit si simple?

Que cette vision soit réelle ou non, au-delà de toutes croyances, une certitude demeure. Il faut parcourir le chemin de la croissance personnelle pour devenir le meilleur être possible. Cela signifie travailler à faire émerger et développer en soi les différentes vertus. Donc, viser à être un exemple d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage et ainsi, illuminer la vie des autres pour les aider à voir leur propre chemin. En clair, les vertus sont l’idéal humain dans toute sa splendeur dans sa relation avec l’autre, une émergence de sa spiritualité du plus profond de son être, une sagesse pour tous, depuis toujours et pour toujours.

De toute évidence, c’était un des enseignements de Swami Muktananda, un maître de yoga très connu en Inde, décédé en 1982. À un homme dépressif venu le rencontrer pour lui demander comment il pouvait chasser sa déprime, Swami Muktananda lui demanda « Qu’as-tu fait pour les autres aujourd’hui? ».

Pour le maître de yoga, emprunter ce chemin des vertus et porter son attention et son intention vers le besoin et le bien-être de l’autre est un moyen privilégié de faire émerger son propre potentiel d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage. Donner pour donner un sens profond à sa vie. Cela ne serait-il pas donner pour recevoir au centuple?

Cet enseignement m’est apparu comme une vérité et ce chemin des vertus est devenu le mien. Au plaisir de le parcourir avec vous pour le bien-être de tous.

Le meilleur de nous-même

Avec la froidure de la saison, il est primordial de sentir plus que jamais votre chaleur… humaine. Elle se reflète dans vos yeux, dans votre voix, dans vos gestes… et dans vos vêtements. Vous arrive-t-il certains jours de vous sentir très « coordonné » dans vos mouvements? Que vos gestes sont comme une danse? C’est donc que vous êtes alors bien connecté avec vous-même. Observez comment vous êtes habillé cette journée-là. Il est fort probable que vous portez un vêtement avec qui vous vous entendez bien! Ils font partie de votre expression.

Votre corps est unique, il mérite qu’on l’enveloppe avec dignité. Il communique aux autres un message de respect, ou de non-respect, envers vous-même. Un vêtement trop serré voudra dire qu’on désire être plus mince; vous êtes donc en train de montrer exactement ce que vous vouliez cacher! Un vêtement trop grand cherche à masquer vos formes; vous envoyez un message d’inconfort avec vous-même : ne me regardez pas, je me cache de vous et de moi! Les porter à sa taille, c’est accepter ce que l’on est, c’est révéler sa vraie nature. Oui, bien sûr, il se peut que vous ayez à perdre du poids, mais en attendant, si vous portez des vêtements à votre taille, vous vous sentirez et démontrerez que vous êtes finalement vous-même, avec plus ou moins de volume, en processus, ou non, d’amaigrissement. La dignité envers vous-même exige naturellement que ce vêtement respecte vos formes. Vous pourrez désormais vivre la synergie du contenu et du contenant. Votre habillement vous « soutiendra », il reflètera votre force intérieure, votre vraie nature, votre équilibre personnel.

L’hiver est long, les mêmes vêtements sont portés pendant plusieurs mois. Il est donc primordial de savoir les choisir avec perspicacité, Lorsque l’on est en « accord » avec sa garde-robe, il n’y a plus à s’en soucier. L’habillement se fait de façon naturelle. Après tout, c’est bien l’objectif que l’on recherche : faire ressortir le meilleur de nous-même, la personne avant tout!

Bon hiver!

Influence de l’équilibre émotionnel sur la santé

L’équilibre émotionnel joue un rôle capital dans la santé. Cet équilibre est assuré par une attitude mentale positive, la maîtrise personnelle, la recherche du calme et de la tranquillité de l’esprit. Comme naturopathe, j’explique souvent à mes clients l’importance de la relation entre notre réaction face à certains événements, nos émotions et notre santé physique.

Qu’est-ce qui nous fait perdre cet équilibre?
Durant les derniers mois qui terminent ce millénaire, je vous invite à vous questionner sur votre comportement. Vous reconnaissez-vous dans la description des symptômes suivants? :

Déséquilibre de la glande thyroïde
Avez-vous de la difficulté à exprimer vos sentiments, vos émotions? Avez-vous vécu un traumatisme qui aurait pu déclencher une émotion forte? Le déséquilibre de la glande thyroïde est souvent la conséquence de fortes émotions qui n’ont pas été exprimées comme le chagrin ou le ressentiment.

Fringales de sucre
Pouvez-vous identifier un manque, une dépendance qui pourrait déséquilibrer vos émotions et vous porter à manger des aliments sucrés? Le sucre apporte une douceur, une récompense. Notre éducation nous a appris que le sucre était une récompense : mange tout ton repas et tu auras du dessert – si tu es sage, tu auras des bonbons. Le pancréas est l’organe associé à la joie de vivre. Si l’on vit de la tristesse, si l’on vit beaucoup d’émotions qui enlève notre joie de vivre, il peut se manifester un déséquilibre dans notre glycémie.

Prise de poids
Vous êtes-vous déjà arrêté pour vous demander qu’est-ce qui vous portait à manger? La solitude, l’inquiétude, le stress, la frustration, la déception? Dans notre quotidien, nos attitudes face à la nourriture reflètent nos émotions. Elles sont le réflexe conditionné probablement acquis depuis la plus tendre enfance.

Exemple : Vous êtes une personne qui a un sens de responsabilité et du travail bien fait. Par contre, à votre travail, à cause d’un manque de personnel, votre patron vous force à agir contre vos principes. Qu’est-ce qui se passe? Vous êtes frustré et vous vous jetez sur la nourriture.

Le comportement automatique
Nous savons tous qu’une alimentation saine favorise la santé.

Mais il est important aussi de comprendre nos attitudes face à la nourriture, la relation de cause à effet qui existe entre les chocs émotifs et les fringales. Les émotions sont des habitudes que l’on a développées lorsque nous sommes mis en présence d’un événement ou de ce qui nous rappelle un événement :

  1. Cause : événement déclencheur
  2. Émotion : frustration, insécurité, chagrin, etc.
  3. Comportement : refoulement des émotions, manger sans arrêt, autocritique négative semblable à : je ne réussis jamais rien.

Je pourrais vous citer plusieurs exemples, plusieurs symptômes déclenchés par les émotions.

Toutes les émotions négatives troublent l’ensemble des fonctions organiques, inhibent l’élimination et occasionnent une perte d’énergie nerveuse. Les excitants et les sédatifs dérèglent le système nerveux et exercent une action néfaste sur l’équilibre émotionnel.

Puis-je contrôler mes émotions?
Fait surprenant, la seule façon de progresser dans le contrôle des émotions est d’apprendre de nos expériences passées. Il est important d’apprendre à se connaître.

Lorsque survient une émotion négative, arrêtez-vous et faites l’exercice suivant :

Prenez un papier et un crayon et écrivez la séquence A, B, C que je vous ai présentée plus haut. Il n’est pas absolument nécessaire de suivre l’ordre. Il est peut-être plus facile pour vous d’identifier l’émotion qui a provoqué votre comportement et identifier ensuite la raison qui a déclenché cette émotion. En écrivant votre problème et en le décortiquant en A, B, C, vous aurez l’impression que vous analysez le comportement d’une autre personne. Vous serez alors plus objectif et votre problème prendra des proportions plus réalistes.

Le but ultime est de trouver la pensée qui vous anime face à l’événement. On ne change pas ce que l’on ne connaît pas.

L’étape suivante consiste à libérer l’émotion ou le sentiment connexe à ce comportement, Comment y arriver? Changer la pensée et programmez-vous d’une façon plus saine.

J’entends déjà les réactions plus facile à dire qu’à faire. La très grande majorité des gens pensent vraiment qu’il n’y a rien à faire, mais c’est faux. Nous ne venons pas au monde nerveux ou émotifs. Tout comme nos autres habitudes, nous les acquérons, et, fait très intéressant, nous pouvons les perdre.

Je vous encourage à prendre une décision favorable, une action précise qui entraînera le rétablissement de votre équilibre et par le fait même le retour et le maintien de votre santé.

C’est avec cette attitude que vous gagnerez en bien-être tout en progressant sur la voie de votre évolution. Entrez dans le nouveau millénaire allégé de ces stress émotifs que vous aurez laissés derrière vous.

« La souffrance est un correctif qui met en lumière la leçon que nous n’aurions pas comprise par d’autres moyens et elle ne peut jamais être éliminée, tant que cette leçon n’a pas été apprise. » Dr Edward Bach

Connais-tu ta raison d’être?

Les gens à qui je demande la raison pour laquelle ils font de la croissance personnelle me répondent fréquemment qu’ils se cherchent. Malgré leur succès en affaires, l’acquisition de plusieurs biens matériels, une vie familiale et amoureuse satisfaisantes, la grande majorité de ces gens sont de plus en plus conscients qu’il leur manque quelque chose. Ils cherchent ce quelque chose.

Parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils cherchent, ils cherchent parfois très longtemps. Pourtant, ce qu’ils cherchent est tout près, à l’intérieur d’eux : Dieu.

La raison d’être de chacun d’entre nous sur la planète Terre est de redevenir conscients de qui nous sommes véritablement. Nous sommes Dieu, c’est-à-dire cette énergie créatrice qui a décidé de vivre l’expérience de Dieu incarné dans la matière.

Malheureusement, durant les milliers d’années qui ont été nécessaires pour que cette descente dans la matière soit complète, une grande partie des êtres ont oublié qu’ils étaient Dieu manifesté dans la matière. Ils ont fini par croire que Dieu était incompatible avec leur nature humaine. Ils ont ainsi fait de Dieu quelque chose ou quelqu’un situé à l’extérieur d’eux-mêmes. La plupart ont commencé à croire qu’ils étaient soit leur corps mental, leur corps émotionnel ou leur corps physique. Ils se sont identifiés à ce qui leur semblait le plus rapproché d’eux.

Et toi, qui crois-tu être?

Nous avons tous choisi un certain plan de vie avant de naître. Quel que soit le tien, tu l’as choisi en fonction du besoin, ressenti profondément en toi, de redécouvrir ta véritable raison d’être, donc ta nature véritable.

Quelle que soit la route choisie, tu ne peux être heureux si tu oublies ta raison d’être. Voilà pourquoi si peu de personnes sont véritablement heureuses sur cette planète. Elles se font accroire qu’elles le sont, mais ce bonheur est éphémère et illusoire parce que c’est un bonheur matériel. Cela n’a rien à voir avec le bonheur spirituel que tout un chacun désire au plus profond d’eux.

Et toi, te considères-tu une personne heureuse? Ton bonheur est-il réel ou illusoire? Tout dépend de la source de ce bonheur!

Voici quelques exemples de bonheur illusoire, parce que d’ordre matériel :

  • Avoir un beau corps.
  • Manger un bon repas ou un bon dessert.
  • Se faire dire par quelqu’un d’autre : « Je t’aime ».
  • Recevoir un compliment.
  • Savoir que ceux que l’on aime sont heureux.
  • Obtenir un diplôme.
  • Avoir raison.
  • Gagner de l’argent.
  • Faire un travail parfait, sans erreurs.
  • Faire un voyage.
  • Se marier.

Ces exemples, qui touchent les plans physique, émotionnel et mental, sont d’ordre matériel. Comme tout ce qui est matériel a un début et une fin, ce genre de bonheur est donc toujours à renouveler puisqu’il ne dure pas longtemps.

Prenons comme exemple, faire de l’argent. Celui qui n’obtient du bonheur qu’en faisant de l’argent devra toujours en faire plus pour être heureux. Tout comme une drogue, ça lui en prend toujours plus pour arriver au même niveau de satisfaction. Ceci amène l’humain à s’enliser dans un cercle vicieux difficile à briser. Par contre, celui qui veut utiliser l’argent pour atteindre le bonheur spirituel voit l’argent comme une énergie divine. Comme ce qui est spirituel est éternel, il sait que l’argent sera toujours présent dans sa vie pour se procurer ce dont il a besoin. Il est conscient que l’argent est un moyen d’échange parmi d’autres existant sur cette planète. L’argent n’est pas une fin en soi, mais bien un moyen pour que l’humain se reconnaisse comme Dieu incarné dans la matière.

Un autre exemple de bonheur éphémère : se croire heureux quand quelqu’un nous dit « Je t’aime ». Une personne qui a besoin de cela pour se croire aimable ou pour se sentir spéciale ne peut être véritablement heureuse, car elle devient dépendante des autres pour combler son besoin. Elle donne ainsi tout son pouvoir aux autres, elle est à la merci des humeurs des autres. C’est aussi toujours à recommencer. La personne qui voit, entend et ressent Dieu quand elle se fait dire « Je t’aime », entend ces mots d’une façon différente de celle qui n’est pas consciente de sa nature divine. Elle sait que l’autre vient de dire : « J’aime ce que je perçois de toi, car cela me rappelle la beauté divine en moi ». Au lieu d’être heureuse temporairement, cette personne est heureuse pour l’autre qui vient de dire inconsciemment : « Je m’aime pour ce que je suis ».

Ces deux exemples ainsi que les exemples de bonheur matériel mentionnés plus haut doivent être utilisés pour reprendre contact avec Dieu. Voir Dieu partout dans le monde matériel, et utiliser le plan matériel pour s’identifier au plan spirituel : Voilà le vrai bonheur!

Nous voulons tous arriver un jour à être bien dans notre peau, donc à nous sentir bien dans la matière. Ce bien-être est possible quand, après avoir reconnu qui nous sommes véritablement, nous continuons à vouloir ces choses matérielles, tout en ne dépendant pas d’elles pour notre bonheur. Elles ne doivent être présentes que pour nous aider à voir Dieu partout, c’est-à-dire à reconnaître la présence de cette grande force créatrice qui ne peut créer que paix, harmonie, amour, abondance et santé.

Quand tu ne ressens pas d’harmonie dans un certain domaine, peu importe lequel, c’est tout simplement parce que tu as oublié Dieu. En oubliant Dieu, tu te sens donc séparé de l’ensemble de la création. Tu as des peurs. Tu te sens seul face aux problèmes extérieurs.  L’harmonie ne veut pas nécessairement dire ne jamais rencontrer d’obstacle d’ordre matériel. Plutôt, c’est de savoir que quelque soit l’obstacle matériel rencontré, il existe toujours une solution en soi et que l’on peut dépasser cet obstacle dans la facilité et la paix d’esprit, en se souvenant du grand pouvoir créateur de Dieu en soi. Voilà ce que je veux dire par réapprendre à être Dieu en utilisant la matière. Dieu se manifeste sans cesse autour de toi et en toi!  Voilà ta seule raison d’être!