Bonheur et Sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » – Robert Louis Stevenson, écrivain écossais (1850-1894)

Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ».

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Tout d’abord, il faut reconnaître une distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à mieux nous comprendre. Nous questionnons notre réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la « vraie » réalité? Comment atteindre de la stabilité dans mon bonheur?

Ce questionnement nous mène au recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons que les formes, les désirs, les émotions, tout change. Par l’entremise de périodes de méditation cultivée, nous saisissons qu’il y a un endroit paisible en nous, une dimension de calme et de repos qui réside derrière pensées et idées. On peut la rejoindre en tout temps, car elle est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. Il ne s’agit donc pas d’accumuler des biens, des relations, de l’argent, et même du succès. On réalise que le recul mène au bien-être. Et de ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont enfin perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe.

Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur n’est pas très loin, qu’il n’est pas ailleurs, mais qu’il se trouve dans le moment présent, au cœur même de notre être. Lorsqu’on entame la pratique de la méditation, on découvre en nous des tas de choses. Il est bon de regarder objectivement en soi. De saisir nos tendances à la négativité, à nous abaisser, à broyer du noir. Puis on apprend doucement à prendre du recul, car on sait qu’en soit le bonheur existe. Pas dans vingt ans, ou plus tard. Mais maintenant! À regarder la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler la douceur d’une brise, on apprend à goûter à la vie pleinement.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers un calme bonheur qui sera toujours avec nous.

L’évolution intérieure : osez changer!

« Tout va tellement vite, je n’arrive plus à suivre! » Combien d’entre vous avez entendu ou dit cette phrase dans la dernière année? Du moins, soyez assuré que vous n’êtes pas seul! On a beau vouloir ralentir le rythme, il semble qu’il y ait toujours plus à faire, plus de défis, plus de demandes, plus de gens à rencontrer et, bien qu’invraisemblable, moins de temps pour y arriver. Il ne fait aucun doute que nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle; nous vivons une période de grands changements. Tout autour de nous l’indique. Songeons aux nombreux revirements économiques, aux changements climatiques et à l’augmentation des désastres naturels qui ont frappé la planète ces dernières années.

Mais voilà, à force de vouloir suivre cette cadence effrénée, l’individu en vient à s’épuiser, à se décourager, puis finalement à se questionner à savoir où cette vie de folie le mène et si cela en vaut la peine. Les gens sont de plus en plus nombreux à vouloir reprendre le contrôle de leur vie. Les consultations avec les psychologues et les coachs de vie se multiplient, la popularité des cours comme le yoga et le Reiki augmente; chacun cherche à ralentir le rythme, à se libérer de sa souffrance physique et morale, à retrouver son estime de soi. Parfois, sans s’en rendre compte, cette recherche de bien-être devient une quête qui envahit chaque instant de la journée et occupe tout le temps libre. Finalement, à vouloir se sentir mieux à tout prix, la personne est prise au piège dans un tourbillon qui la mène vers encore plus de fatigue, de stress et d’angoisse. Mais comment faire pour s’en sortir?

Prisonnier d’une agitation incessante, on en arrive à se perdre soi-même. Le jour où on en prend conscience, bien déterminé à se retrouver, on cherche partout excepté à l’intérieur de soi. Pourtant tout est là, juste là, à la portée de chacun! Oublions le capharnaüm qui nous entoure et prenons la résolution de se reconnecter à soi, à notre âme, à nos désirs profonds. Il y a beaucoup à parier que plusieurs personnes ne savent même pas ce qu’elles désirent profondément, ni, en fait, ce qu’elles attendent vraiment de la vie.

Toute notre vie, nous avons suivi un chemin préalablement tracé par nos parents, par les gens de notre profession ou par les évènements tels qu’ils se présentaient. Comme l’histoire de l’éléphanteau qui, dès sa tendre enfance, est contraint à rester en place en attachant une de ses pattes avec une grosse chaîne qu’il n’arrive pas à faire céder malgré ses nombreux efforts. Il a été programmé à croire qu’il ne peut pas s’évader. En vieillissant, le moindre tiraillement à sa patte lui rappelle qu’il est prisonnier et il ne cherche plus à s’échapper. L’éléphant adulte accepte d’être retenu par une petite chaîne reliant sa patte à un piquet, alors qu’il a en réalité la force nécessaire pour arracher des arbres. Tout comme lui, l’être humain est devenu une créature d’habitude qui mime ses parents et ses pairs alors qu’il a un potentiel inné illimité.

De plus, la peur fait fréquemment partie de cet apprentissage, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur du manque, la peur de la maladie. Même quand on prend conscience que l’on suit les mêmes patterns, il est parfois difficile de les changer; on ne sait tout simplement pas comment faire autrement. Il est plus facile de continuer comme on l’a toujours fait, et comme l’éléphant, de rester figé dans nos vieilles croyances avec nos vieilles blessures.

Puis vient le jour où on décide de prendre sa vie en main et de la transformer.  On peut choisir de le faire en douceur; inutile de tout bousculer pour ensuite se décourager. La gratitude est un merveilleux endroit où commencer, car chacun d’entre nous a une raison d’être reconnaissant si ce n’est le fait d’avoir un lit où dormir, des jambes pour marcher ou une voix pour s’exprimer. Dire merci occasionne un sentiment heureux, apaisant et bienfaisant. De là, la loi d’attraction se met en branle. Tout est énergie. Une vibration en attire une autre, puis une autre et à un moment donné, la personne se rend compte qu’il y a beaucoup de belles choses autour d’elle. Quelques irréductibles vous diront que ça ne peut pas être si simple. Faites-en l’essai! Offrez un sourire à quelqu’un et la majorité du temps, il vous reviendra. Par contre, si vous êtes de mauvaise humeur et que vous le laissez savoir en étant intransigeant et rouspéteur, remarquez que c’est ce que vous vous attirerez ce jour-là.

Pour se créer une nouvelle vie et évoluer intérieurement, certains changements seront de mise. Par exemple, au lieu de focaliser sur ce que vous n’avez pas, apprenez à être reconnaissant pour ce que vous avez déjà et à rêver de ce que vous voulez vraiment, jusqu’à en ressentir l’effet que cela vous procurera. Si à elle seule cette pensée vous donne une sensation de bien-être, continuez sur ce chemin. Si par contre, elle vous ennuie ou vous irrite, oubliez-la et passez à autre chose. Le ressenti du bien-être est un indice remarquable qui vous fait sentir que vous êtes sur la bonne voie. Au lieu de ressasser les mille malheurs qui pourraient poindre, pourquoi ne pas imaginer quelque chose qui vous fait vibrer intensément! Alors rêvez! Rêvez grand!

La folie c’est de croire qu’en faisant toujours la même chose on puisse arriver à un résultat différent. (Albert Einstein, 1879-1955)

Fleurs de Bach

Les fleurs de Bach (Bach Flowers Remedies) sont des essences fabriquées à partir de fleurs sauvages, de plantes et d’arbres. Elles existent depuis plus d’une soixantaine d’années et constituent un apport important dans le soulagement de la souffrance humaine, grâce aux travaux du Dr Edward Bach, en Angleterre. Voici un bref aperçu de son cheminement.

Cet homme naquit le 24 septembre 1886 et devint docteur en 1912. « En 1913, ce jeune médecin anglais, déçu par les limites de la médecine trop occupée à considérer le corps du malade comme un laboratoire et une mécanique qu’il faut réparer, décide d’écouter son intuition et part à la découverte de l’être humain. » Après quelques années de pratique générale, il oriente ses recherches en bactériologie et met au point un vaccin composé de bacilles intestinales; cela s’avère très aidant auprès des gens souffrant de maladies chroniques telles que l’arthrite, les rhumatismes, les migraines… Il va ensuite travailler au London Homeopathic Hospital, où il fait connaissance avec l’homéopathie de Hanneman. Il crée alors dans son laboratoire des dilutions constituées de ses vaccins qu’il nomme nosodes. Il obtient des résultats remarquables, mais il est déçu de constater qu’il n’arrive pas à traiter tous les gens et il pousse plus loin ses observations en intensifiant ses recherches sur l’aspect psychique de la maladie. Il avait déjà remarqué que la personnalité de l’individu prenait souvent plus d’importance que les symptômes physiques dans sa maladie; plus ses recherches avancent et plus il est évident pour lui que la maladie origine d’une consolidation d’attitudes qui se répercutent sur le corps et qu’elle survient lorsque la personnalité ne se laisse plus conduire par l’âme, donc, qu’il y a dysharmonie dans l’être. Il regroupe alors les façons d’être et de réagir des gens, les états émotionnels, qu’il rassemble en 7 groupes :

  • Les états de peur
  • Les états d’incertitude
  • Les états d’intérêt insuffisant dans les circonstances présentes
  • Les états de résignation et de désespoir
  • Les états de préoccupation du bien-être des autres
  • Les états d’extrasensibilité aux idées et aux influences
  • Les états de solitude.

Le Dr Bach pressent que c’est dans la nature qu’il doit chercher les remèdes qui ramèneront l’équilibre chez les êtres et c’est là qu’il y trouvera 38 essences ayant des caractéristiques bien précises. On retrouve, par exemple, plusieurs essences dans les états de peur, selon que le ressenti est une peur connue, de l’angoisse ou de la panique; il en est de même pour chaque groupe. Il existe aussi un remède secours (rescue remedy) qui est composé de 5 essences et qui est utilisé pour les états d’urgence (choc, panique, perte de connaissance, nouvelle bouleversante).

La force du système est sa capacité d’éveiller le potentiel de guérison inscrit en chacun, autant chez les adultes que chez les enfants et chez les animaux. Les essences ont une action essentielle sur la nature vibratoire de l’individu. Elles peuvent être comparées à un accordeur de piano face à une âme qui souhaite jouer sa propre symphonie sur le clavier d’un piano désaccordé. L’énergie harmonisée par les essences va attirer les circonstances pour aider la personne à comprendre ce qu’il y a encore à corriger. Cela apporte « une aide considérable sur le chemin de la transformation intérieure ». Les essences apportent une harmonisation des émotions, un équilibre, permettant à la personne de retrouver ses qualités premières, son identité propre.

Chaque état nécessite une essence précise et il est possible d’en mélanger plusieurs, sous formes de gouttes, qui peuvent être combinées aux médicaments allopathiques sans interférer et sans être dérangées par ces dernières. La durée de la prise varie d’une seule fois à plusieurs jours, semaines et même mois, selon qu’il s’agit d’un trouble ponctuel ou chronique. Quant au mode de préparation, il est demeuré le même, dans le respect de la pensée du fondateur qui recherchait avant tout l’efficacité dans la simplicité.

Les essences sont maintenant connues et répandues à travers le monde et sont utilisées chez toutes sortes de discipline (thérapeutes de médecine naturelle, médecins, chiropraticiens, psychiatres, psychologues, sages-femmes, pédiatres, etc.). De nombreux livres ont été écrits sur le sujet, d’abord par le Dr Bach, par ses assistants et aussi par des praticiens qui ont expérimenté les essences et qui ont adopté la même approche.

Voici, en terminant, une citation tirée du psychothérapeute Michel Kuc, dans son livre écrit en 1993, intitulé l’Autosabotage, où il recommande la prise des remèdes floraux du Dr Bach afin de « dénouer certains blocages psychologiques, accélérant ainsi le retour à une stabilité… ». Il ajoute ensuite : « le remède d’urgence (rescue Remedy) semble présenter un effet calmant et stabilisant dans les situations de stress extrême…, c’est un remède naturel et efficace dans les traitements de l’inversion psychologique (autosabotage) ». Voilà une belle conclusion qui confirme l’aide précieuse que nous transmettent ces essences que le Dr Bach appelait « les remèdes aux simples », nous permettant de traverser certains moments difficiles de façon plus harmonieuse.

Les livres de la vie

Mourir en Égypte

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : elle sert à quoi ma vie?

D’après mon expérience, perdre un état de conscience supérieur est très douloureux. Quand vous avez connu et expérimenté personnellement cet état de bien-être, rien d’autre ne vous satisfait. C’est exactement ce que j’ai vécu environ 12 mois après ma première expérience de Kundalini.

Ma « nouvelle conscience » demeura avec moi près de 12 mois. C’était un état merveilleux et je me sentais vraiment comme si ça durerait toujours. Mais ça devait finir un jour. Graduellement, j’ai commencé à sentir que ma vieille personnalité reprenait le dessus. Selon mon expérience, perdre un état de conscience supérieur est très douloureux.

Graduellement, j’ai commencé à perdre mon sens inébranlable de bien-être et de joie intense. Avec le temps, j’ai commencé à croire que mon « expérience ’73 » avait été une aberration, un coup de chance. Un formidable coup de chance, mais quand même un coup de chance.

Puis, l’année 1980 me ramena à peu près la même expérience, mais cette fois dans un cadre et un contexte très différents, et avec beaucoup de changements dans les détails. Permettez-moi de m’expliquer.

Je participais à une visite guidée dans les temples de l’Égypte. Comme des milliers d’autres groupes avant nous, nous nous arrêtions à tous les sites clés du temps des pharaons. Comme nous visitions la grande pyramide à Gizeh, on nous guida jusque dans la chambre intérieure. Nous étions peu nombreux, nous profitions donc de plus d’espace et de liberté de mouvement que d’autres groupes du genre. Pour m’amuser, j’ai profité de l’absence momentanée de notre guide pour me faufiler dans l’espace de pierre occupé jadis par le sarcophage. Un des membres du groupe me photographia alors que je souriais et saluais de la main, debout dans le tombeau. Notre guide fut bouleversé. Il n’a rien dit sur le coup, mais j’ai su plus tard qu’il avait dit à quelqu’un du groupe que les individus qui font ce que j’ai fait étaient frappés d’une malédiction, condamnés à mourir, victime des pharaons. Je ne soupçonnais pas alors à quel point ces paroles devaient s’accomplir.

Quelques jours plus tard, nous avions quitté le Caire et naviguions sur le Nil dans un bateau habitable qui devait remonter le fleuve de ville en ville et nous permettre de visiter les sites le long de la Vallée des rois. Un bon après-midi, je m’étais joint au groupe qui se rendait au tombeau de Tuthankamen. On nous avait dit de nous aligner le long des larges marches de pierre du tunnel menant au tombeau pour attendre le groupe qui nous précédait. Comme nous nous dépêchions de descendre les larges marches de pierre, j’ai perdu pied parce qu’un gros morceau de pierre manquait à la marche sur laquelle je pensais poser le pied.

Mon pied descendit d’un bon 16 pouces et je me suis foulé la cheville. La douleur que j’ai ressentie a été courte et intense. Je l’ai sentie passer directement dans ma cheville à mon cerveau comme le flash rapide et aveuglant d’une lumière blanche. Je me suis tourné vers la personne à côté de moi, j’ai vite mis mes bras autour de son cou et lui ai chuchoté « tenez-moi, je pense que je vais m’évanouir! ». Et je suis tombé lourdement comme un sac de riz.

Il s’est trouvé que le groupe que j’accompagnais incluait un ambulancier et une infirmière. On m’a dit qu’ils ont tous les deux pris la situation en main immédiatement et ont aidé à transporter mon corps hors de l’escalier dans un espace dégagé. Voyant que j’étais inconscient, ils cherchèrent mon pouls, sans pouvoir le localiser. Ils ont commencé la procédure de réanimation et je suis revenu à moi au bout d’environ 5 minutes.

J’étais seul à savoir ce qui m’était arrivé pendant que mon corps était allongé sur le sable de la Vallée des rois. Je me suis retrouvé volant (ou en chute libre), les pieds devant, le long de ce grand tunnel menant à une lumière brillante. Autour de moi, les murs de ce « tunnel » semblaient décorés de peintures ressemblant à des hiéroglyphes qui se sont mis à vivre, à me pointer du doigt et à me saluer quand je passais devant eux. Ils semblaient me connaître et me reconnaître, me saluant et m’appelant par mon nom. Même si le nom qu’ils employaient n’était pas « Marcel », mon nom actuel, je me souviens que je répondais à leurs salutations en disant : « oui, c’est moi! Salut les gars! Ça va? ».

Quand j’ai repris connaissance, on m’aspergeait la figure avec de l’eau et on me tapotait les joues pour me réanimer. Je me souviens d’avoir entendu d’abord une voix très faible. Je me souviens d’avoir voulu rester dans ce monde merveilleux que je venais de visiter, mais c’était impossible. Je revenais définitivement à la vie, et j’étais en Égypte, allongé sur le sable, regardant un cercle de visages, pour la plupart étrangers, penchés sur moi avec différents degrés de surprise et d’inquiétude.

Mystérieusement, la douleur qui avait déclenché cet épisode avait disparu. Plus aucune douleur à la cheville. Peu importe. Les gens du groupe ne voulaient prendre aucun risque. Je fus transporté à l’autobus et ramené à ma cabine sur le bateau avec comme directive de rester au repos pour l’après-midi. Je voulais bien. J’avais réellement besoin de temps pour comprendre ce qui venait de m’arriver. Avant de sautiller jusqu’à mon lit, j’ai regardé mon image dans le miroir et j’ai vu que la peau de ma figure, de mon cou et de ma poitrine était complètement blanche, comme si j’étais un fantôme. Je me souviens d’avoir pensé : « mais où est passé mon teint bronzé! ».

J’avais déjà vécu ça, donc je savais ce qui était arrivé. J’ai réalisé que j’avais probablement eu une expérience en dehors du corps. En ce qui me concerne, j’avais déjà eu une autre de « ces » expériences. Quelques heures plus tard, je me réveillais d’un sommeil réparateur et j’avais retrouvé mon teint bronzé, mais mon esprit était à jamais transformé, d’une façon qu’il me restait encore à découvrir.

Dans les heures et les jours qui suivirent, j’ai commencé à redécouvrir la vie comme un être détaché de son corps en quelque sorte. Encore une fois, j’étais conscient du sentiment d’habiter Marcel plutôt que d’être véritablement Marcel. Encore une fois, je savais ce que la vie signifiait. Encore une fois, je savais que le monde autour de moi était une illusion cachant l’énergie véritable de toute vie.

Alors que dans les semaines précédentes de mon voyage, je me sentais et j’agissais comme un typique « touriste occidental gâté, inquiet de son confort et de ses dépenses de voyage », maintenant, je me sentais mystérieusement connecté aux nombreux Égyptiens qui nous entouraient, qui fournissaient un transport par chameau ou chariot, guidaient nos visites dans les tombeaux, servaient nos repas et nous traitaient généralement comme des rois. Je me voyais maintenant fuir la compagnie de mes confrères de voyage canadiens, préférant plutôt la présence des Égyptiens, qui, pour la plupart, pouvaient à peine dire quelques phrases en français ou en anglais. J’ai pris la résolution de me lever à l’aube pour voir le soleil se pointer sur le Nil. Dans chaque petite ville, debout sur le quai, en parfait silence, je fixais des yeux ce spectacle lumineux tout en partageant une cigarette avec eux.

Revenu au Canada dans le blizzard de février, je me souviens de l’impression d’être déconnecté alors que j’essayais d’incorporer cette dernière expérience à ma vie quotidienne. J’avais changé encore une fois, et je savais que les choses ne pouvaient plus simplement s’effacer. J’en dirai plus long sur la question une autre fois, Pour le moment, disons simplement le jour du départ venu, j’ai pleuré et pleuré encore. Je ne voulais vraiment pas quitter cette terre où je me sentais maintenant chez-moi. Je me souviens du regard de l’Égyptien qui conduisait notre autobus. Il ne parlait presque pas l’anglais, mais ses yeux semblaient vraiment comprendre que j’avais vécu une expérience intense de l’Égypte et que je ne voulais pas partir, que je ne serai plus jamais le même.

Les livres de la vie

Un kundalini collectif

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : elle sert à quoi ma vie?

Ceux d’entre vous qui me connaissent savent que j’ai un p’tit côté irrévérencieux qui aime bien faire des farces et faire rire les gens. Et pourtant, lorsqu’il s’agit de penser au sens de ma vie, je ne peux m’empêcher de me remémorer trois expériences bien particulières qui sont survenues à trois différentes époques de ma vie. Je sais maintenant qu’il s’agissait d’expériences Kundalini. Mais au moment où elles avaient lieu, ces fameuses expériences, je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait…

À la fin de notre dernière chronique, j’étais sur le point de vous raconter la première de ces expériences. Il s’agit d’une aventure qui m’est arrivée en 1973 et a duré une dizaine de mois. Cette aventure-là, je ne l’oublierai jamais. Et je peux encore dire ça malgré que cette expérience est survenue il y a déjà 30 ans.

C’est la troisième semaine du mois de septembre en 1973… Nous sommes une trentaine de personnes à suivre un cours de métaphysique dite appliquée. Lors d’une session particulièrement intense, on discute de l’amour. J’argumente avec notre prof, la fondatrice et la guru de notre organisation lorsqu’elle m’interrompt brusquement en disant avec autorité : Non, Marcel, le phénomène dont tu parles, ce n’est pas de l’amour véritable, ce n’est que du sexe! Ton problème à toi, c’est que tu n’as jamais compris ce qu’est l’amour véritable!

Normalement, ce genre d’intervention aurait provoqué une réplique rapide, car, d’habitude, j’ai la parole facile et j’aime argumenter. Mais cette fois-ci, je suis complètement pris au dépourvu. Soudainement bouleversé, je réagis d’une façon qui me surprend complètement : je me précipite hors de la classe. Je n’ai qu’une chose en tête : m’éloigner de cette femme! M’éloigner de cette classe! Inexplicablement, je me mets soudainement à me parler à haute voix, maugréant que ma guru ne sait pas de quoi elle parle. Plus je parle fort, mieux je me sens. Malgré ça, je ne peux m’empêcher de me mettre à pleurer à grosses larmes puis à hurler à haute voix. Plus je hurle, mieux je me sens, ce qui m’encourage à hurler encore plus fort. Je continue de crier et de pleurer à haute voix pendant au moins une quinzaine de minutes. Puis tout à coup, je ressens une douleur intense en arrière de la tête. Une voix (qui n’est nettement pas la mienne) me dit avec autorité : « Ton thalamus est en train de surchauffer. Calme-toi ». Surpris, j’arrête subitement de crier et de pleurer. Ma douleur disparaît aussitôt. Une lumière étrange m’enveloppe et un silence étourdissant m’entoure. Un calme étrange, mais bénéfique s’empare de moi. Ma colère et mon désarroi ont disparu et cédé la place à une sorte d’extase. Ma vie me semble tout à coup imbibée d’un sens profond et immuable. Je comprends maintenant TOUT. Et j’ai bien hâte de partager ma révélation avec les gens que je viens tout juste de quitter.

De retour à la salle de classe, j’en ouvre brusquement la porte pour me précipiter à l’intérieur. Une nouvelle surprise m’y attend : la pièce est remplie d’une énergie intense qui pulse partout et la couvre de couleurs vibrantes. Tout au fond de la pièce, je vois notre prof qui me sourit et m’ouvre les bras. Je me précipite dans ses bras en essayant d’expliquer ce qui m’est arrivé, mais je ne peux rien dire. Je ne parviens qu’à émettre des balbutiements incompréhensibles. Je me sens comme un bébé qui vient à peine de naître. De la bave me dégoutte de la bouche et le nez me coule à profusion, mais je me sens heureux, heureux, heureux comme jamais auparavant. Malgré ça, je suis assez conscient pour constater qu’un étrange tableau m’entoure : une trentaine de personnes me regardent avec consternation. Certains sont simplement curieux. D’autres sont visiblement ébranlés. Quelques-uns tremblent de peur. D’autres se bercent sur place comme de jeunes patients mentaux en état de choc.

Je désire vraiment leur expliquer ce qui s’est passé, ce qui m’est arrivé. Je veux les rassurer. Leur dire que tout va bien. Que ce que j’ai vécu est merveilleux. Qu’il ne faut surtout pas résister. Que tout ce qu’ils ont à faire est de permettre à l’expérience d’avoir lieu. Je veux leur affirmer qu’il n’y a rien à craindre. Que « passer de l’autre côté du voile » est tout à fait miraculeux, Mais je ne peux pas. Je ne peux toujours pas articuler un seul mot. Je ne fais que balbutier et baver. Et plus j’essaie de parler, plus je gargouille. Plus je gargouille, plus ceux qui m’entourent sont perplexes et plus je trouve ça drôle. En fait, tout me semble drôle. Très drôle.

Dans les heures qui suivent, une vingtaine d’autres personnes vivent une transformation semblable à la mienne. Un après l’autre, ils « percent » le voile qui me semble séparer la dimension physique de la dimension éthérique. Chacune de ces percées m’apparaît être une victoire importante, une sorte de conquête du monde spirituel par rapport au monde physique. Je suis convaincu que plus il y aura de gens comme « nous », mieux nous serons.

Vous vous souvenez de la voix qui m’avait suggéré de me calmer? Cette voix me revient à maintes reprises. Elle me parle de Marcel comme s’il n’est qu’une personnalité particulière dans une longue ligne de personnalités que je possède dans ma garde-robe multidimensionnelle. Dès les premiers instants après ma transformation, cette voix me guide d’un moment à l’autre. Elle me suggère quel individu aider à « traverser » dans la nouvelle dimension. Elle me murmure des détails intimes à mentionner à certaines personnes et me prédit ce qui va se passer d’un instant à l’autre.

C’est ainsi que s’amorce une transformation qui va s’échelonner sur une période de plusieurs mois. Marcel était un individu très sérieux et prudent. Sur les instances de ma voix, je deviens très enjoué et insouciant. Marcel était émacié et de faible constitution. Je gagne du poids et développe des muscles que je ne connaissais même pas. Marcel évitait tout sport et toute forme d’efforts physiques. Moi, je fais maintenant de la natation et de la musculature plusieurs fois par semaine. Marcel était dépressif et assez maussade, moi je suis très joyeux, même heureux jusqu’au point de chanter et de fredonner à tout moment de la journée.

Pour ce qui est de ma sexualité, elle aussi subit une transformation plutôt radicale. Quoique j’ai toujours été intéressé aux plaisirs charnels, ma personnalité assez maussade m’avait souvent empêché d’en profiter avec joie et abandon. Tout ça change avec l’aide de ma voix. Sur ses instances, je profite de maintes occasions érotiques et m’y abandonne avec passion et insouciance.

Plus je lui fais confiance, plus ma voix se fait connaître. Elle m’affirme qu’elle est là pour m’aider à surmonter les limites de Marcel. Elle me lance toutes sortes de petits (et gros) défis dont le but semble être de remettre en question mes habitudes et mes attitudes périmées. Elle m’enseigne à contourner les peurs, les appréhensions et les limites de Marcel. Elle m’offre maintes suggestions qui vont à l’envers de ses façons de penser, de son mode de vie, de ses inhibitions et même de ses croyances religieuses et spirituelles.

Cet état d’euphorie restera avec moi pendant plus de dix mois, cette année-là. Durant toute cette période, je suis constamment habité d’un sentiment de parfait bien-être et de joie soutenue. Je continue de plus à me percevoir comme une sorte d’extra-terrestre pour qui chaque nouvelle journée est une aventure inusitée.

Puis, un jour, je m’aperçois que tout est fini. Mon extase disparaît complètement sans laisser de traces. Ma certitude n’est plus là. Mon ancienne personnalité est de retour. Je suis de nouveau Marcel. Je ne suis plus qu’un humain bien ordinaire.

Mon état kundalini ne me reviendra que huit ans plus tard, lors d’un voyage en Égypte. Mais cette histoire-là, je vous la raconterai dans une prochaine chronique.

Le massage et l’estime de soi

Je suis trop gros(se), trop maigre; j’ai trop de poils, Oh! Ma cellulite! Ma peau n’est pas assez douce…

Toutes ces réflexions sont des obstacles pour plusieurs d’entre nous à prendre un rendez-vous en massage.

Cette gêne de n’être pas assez… ou d’être trop… pas tout à fait ceci, pas tout à fait cela. En fait, il s’agit d’une crainte d’être jugé(e) dans son aspect physique. Sans compter tous ces critères de beauté véhiculés par les revues de mode et les médias et auxquels on ressemble souvent si peu.

Mais pourquoi comparer notre corps à une image plastique, à un cliché vu dans « Coup d’œil »?! Va-t-on se priver d’agir pour son bien-être le plus fondamental en se limitant à de telles comparaisons? Malheureusement, la réponse est souvent affirmative.

Mais si l’on voyait les choses autrement?

Peut-être pourrait-on avoir de la gratitude pour ce véhicule merveilleux qu’est notre corps si ingénieusement conçu par un inventeur qui n’a pas laissé de signature!

Si on y pense à deux fois, c’est tout à fait prodigieux que d’habiter ce système qui fonctionne constamment à recréer un équilibre interne pour s’adapter à tous les changements que la vie d’aujourd’hui nous impose.

La santé que nous tenons pour acquise peut décider un jour, pour une raison ou pour une autre, de foutre le camp. Comment donc éviter la panne?

Notre corps a besoin de respect. Il a besoin qu’on le traite comme on le ferait avec un enfant : écouter ses signaux, ses besoins et prendre les moyens d’y répondre.

Reconnaître ses limites et les honorer. Accepter ses traits et ses formes comme une œuvre unique que la nature a produit. Devenir ami avec lui en lui offrant des attentions et des soins qui le préservent et le nourrissent : exercices, hygiène, saine alimentation, plein air, repos…

Le massage permet au corps de relaxer et de récupérer des exigences de la vie. Il peut également contribuer à rehausser l’estime de vous-même. La relaxation engendrée par le massage crée un état de bien-être général, nous rend plus à l’aise et mieux dans notre peau. Ainsi, les formes rondes ou aigües, les poils et la cellulite passent à l’arrière-scène tandis que les bienfaits ressentis, eux, ressortent au premier plan.

Je vous encourage donc à dépasser votre gêne et à croire que vous méritez cette attention particulière d’être touché(e) par des mains pleines de respect et de chaleur.

Bon massage!

Un regard védique sur les planètes et leurs effets

Le 12 août, la communauté hindoue du monde entier a tenu son jeûne à la mémoire du Seigneur Ganesh, le Dieu de l’astrologie védique. Selon la tradition, ceux qui veulent obtenir sa bénédiction vont prier, méditer et chanter son nom de l’aube au crépuscule.

L’astrologie védique repose sur la position réelle des constellations et des planètes. En tenant compte de ce facteur dans le calcul du thème astral védique d’une personne, il faut reculer chaque planète d’environ 23 degrés par rapport à sa position dans le thème astral tropical, mieux connu en Occident. Prenons un exemple. La planète Jupiter se trouve dans le signe du Lion selon l’astrologie tropicale. Cependant, selon l’astrologie védique, Jupiter est en Cancer, c’est-à-dire dans le signe précédent. Nous avons cru bon d’expliquer brièvement cet aspect de l’astrologie védique, car beaucoup de gens familiers avec l’astrologie tropicale et la position des planètes pourraient croire que nous avons mal calculé les positions planétaires mentionnées dans le présent article.

Selon l’astrologie védique, le 1er août 2002, plusieurs planètes étaient regroupées en Cancer, signe d’eau régi par la Lune qui représente nos émotions et nos sentiments. La conjonction de nombreuses planètes est synonyme de rencontres intenses. Pendant l’été., cette force dirigeante a été l’inspiration et l’intuition, conjuguée à une sensibilité excessive pouvant conduire à des déferlements émotifs nuisibles aux relations intimes. Pour l’automne, cette force dirigeante sera la régénération et la transformation.

Le 28 juin, la planète Jupiter, associée à Brahaspati, le Dieu de la vertu, s’est installée en Cancer, signe des plus favorables dans lequel elle peut exprimer toute sa noblesse et sa nature expansive. Elle y restera jusqu’au 23 juillet 2003. Jupiter représente notre but; ce but s’ennoblit lorsque Jupiter est en Cancer. Ceux qui sont nés avec ce placement planétaire peuvent devenir enseignants universels, philanthropes et guérisseurs. Jupiter se traduit par gourou, c’est-à-dire qui chasse la noirceur. Durant le transit de Jupiter en Cancer, on peut s’attendre à exprimer le meilleur de nous-mêmes. Nous pouvons alors poser des gestes nobles qui nous vaudront respect et gratitude pour le bon travail que nous aurons accompli.

Cependant, par polarité, Jupiter affecte le Capricorne, signe à l’opposé de sa position actuelle en Cancer. Jupiter en Capricorne est considéré en chute, placement difficile qui peut créer certaines difficultés. Selon le dicton, celui qui a mérité les plus grands honneurs a aussi relevé les plus grands défis. Par conséquent, ce placement nous donnera une foule d’occasions de devenir soit égoïste, soit altruiste.

Nous avons le choix d’opter pour le bien-être de la collectivité ou de rechercher la réalisation de nos propres désirs. Le défi sera de voir si nous percevons objectivement la vérité dans chaque situation, pour ensuite prendre des décisions judicieuses fondées sur notre perception.

Jupiter, planète bénéfique synonyme d’expansion, de bonté, de gentillesse et de générosité, s’opposera aux desseins égoïstes de certains individus. Nous aurons l’occasion de faire de grandes choses pour notre famille, nos amis et l’humanité.

Remercions Dieu de ce placement positif. Les bouleversements politiques que nous vivons n’ont pu qu’être amplifiés par le transit précédent de Jupiter en Gémeaux, placement difficile dans un signe ennemi. Jupiter était alors incapable d’exprimer sa nature bénéfique, et le déroulement des événements semblait indiquer nous nous dirigions vers une destruction massive. Pendant un an, Jupiter en Cancer contribuera à éviter le pire, en nous donnant un environnement stable où règneront la moralité et la décence dans l’esprit de chacun et, espérons-le, dans celui des dirigeants mondiaux.

Jusqu’au 17 août, Mars, la planète de l’énergie, de la vitalité, du courage et de l’action, était placé dans le signe émotif du Cancer. Dans ce signe, la nature bouillante et belliqueuse de Mars peut pousser à réagir instinctivement et défensivement. Incapable de fonctionner dans la joie, on peut souffrir d’angoisse. Mars est maintenant en Lion jusqu’au 4 octobre, placement beaucoup plus favorable qui nous permettra de viser nos objectifs avec plus de détermination.

Après avoir séjourné un peu plus de deux ans en Taureau, Saturne est entrée en Gémeaux le 10 juillet 2002 où elle restera jusqu’au 23 août 2004. Sature et Mercure (la planète qui régit Gémeaux) sont des planètes amies synonymes d’intelligence, de sagesse, d’esprit analytique et de planification stratégique pour la réalisation d’un but constructif. Cette période sera favorable aux mineurs et aux géologues pour trouver les richesses du sol, car Saturne en Gémeaux peut donner des indices quant aux secrets de Mère nature.

Rahu et son opposé polaire Ketu sont des planètes fantômes. Ce sont des points d’intersection où l’orbite de la Lune croise l’écliptique à l’équateur céleste ainsi que l’orbite du Soleil. Leurs effets sont toutefois bien réels et significatifs. Rahu est en Taureau depuis le 13 mars 2001 et y restera jusqu’au 11 septembre 2003. Ce placement nous donnera des bases solides sur lesquelles nous pourrons atteindre nos objectifs.

À l’instar de Saturne dont les stratégies sont infinies, Rahu peut entraîner des gains inattendus et tourner des situations négatives en victoires. Son placement dans le signe du Taureau, régi par Vénus, indique que Rahu nous permettra de jouir d’une réalisation matérielle et physique. Bien qu’il puisse régner méfiance et nervosité dans nos contacts avec autrui, Rahu en Taureau apporte la stabilité.

Sur le plan personnel, l’opposé de Rahu, Ketu en Scorpion indique que nous devons rester impersonnel dans l’exécution de nos tâches. Nous devons faire preuve d’intégrité et reconnaître que la manière d’atteindre un objectif est tout aussi importante que sa réalisation.

Soulignons toutefois que chacun de nous réagit différemment aux stimulis planétaires. Par conséquent, les tendances mentionnées dans cet article sont des lignes directrices. Il n’existe aucun absolu et il est nécessaire d’examiner l’incidence des planètes à mesure qu’elles transitent le thème astral d’un individu pour déterminer avec plus de précision la réaction qu’il aura ou les effets qu’il ressentira.

Quelle est ta couleur/lumière?

Quelle est votre couleur/lumière? Non, pas l’aura, votre couleur correspond aux outils que vous avez choisis pour vivre votre incarnation. L’aura, couleur que certaines personnes perçoivent autour d’un corps physique, se situe dans le corps astral. Elle correspond à l’humeur, l’état intérieur de l’individu qui émet une énergie colorée qui change en tout temps. Ce n’est pas une couleur que l’on peut définir comme étant une aura verte ou bleue en permanence.

La couleur-lumière est par contre une énergie permanente qui évolue avec la personne.

Il y a trois couleurs de base en lumière, principe démontré par la physique : le rouge, le vert et le bleu.

Rouge : couleur de base, celle de l’énergie de la terre qui nous aide à réaliser, à concrétiser ou à manifester ce que nous avons choisi de vivre sur cette planète. Elle indique que c’est une personne de réalisation, de concrétisation. Elle aime que les choses se fassent. Elle déteste particulièrement les personnes qui rêvent, parlent de leurs projets et qui ne les réalisent jamais… La couleur rouge symbolise un ancrage à la terre, le physique et le matériel 79 % des humains sont de cette couleur. Donc en principe, une grande majorité de la population devrait réaliser leur vie avec facilité, mais comme les gens donnent leur pouvoir à d’autres, leur possibilité de manifester en est diminuée. Leur système sanguin est plus fragile.

La pierre correspondante au rouge est le rubis qui soutient et protège tout le système sanguin. Il aide celui ou celle qui vibre à cette couleur à mieux s’ancrer à la terre pour mieux s’élever vers le cosmos.

Autres pierres pour ancrer : grenat, obsidienne, pyrite de fer, cornaline, hématite, tourmaline noire.

Vert : couleur du cœur, celle de l’énergie de l’harmonisation et de la guérison qui aide à établir l’équilibre et l’harmonie des éléments vivants de la terre. Elle est le lien entre l’énergie tellurique (terre) et cosmique. Elle indique que la personne souhaite toujours l’harmonie autour d’elle. Comme l’harmonie dans le corps physique représente la santé parfaite, cette personne a des pouvoirs de guérison. Cette guérison peut s’étendre à tous les domaines de la vie. La personne à guérir en premier est bien elle-même… 11 % de la population possède cette couleur. Ce sont d’excellents ambassadeurs et médiateurs pour aider à rétablir l’harmonie entre deux parties. Elles ont l’esprit de synthèse et permettent de concrétiser des solutions. Le point faible de ces personnes concerne la digestion.

La pierre correspondante au vert est l’émeraude, c’est le reconstituant énergétique idéal, il permet l’absorption du vert négatif. Il aide le thérapeute, celui ou celle qui correspond à celle-ci, à mieux rester centré et branché en cas d’intervention.

Autres pierres de guérison : malachite, aventurine, jade, kunzite, lépidolite, pierre de lune, quartz rose.

Bleu : couleur de l’intellect et de la spiritualité qui apporte de la facilité à développer des idées, des solutions, qui aide à se concentrer et à méditer. Elle indique que l’individu est plus au niveau de la conscience transcendante, du spirituel, du mental, du troisième œil; donc, quelqu’un de logique, cartésien, fort mentalement ou quelqu’un d’introverti, d’intuitif et de spirituel. 9 % des gens sont de cette couleur-lumière et se relient avec le cosmos. Cependant, comme nous donnons notre pouvoir aux choses matérielles, nous sommes déconnectés du cosmos et nos possibilités en sont diminuées. Le système lymphatique est plus fragile.

La pierre correspondante au bleu est le saphir, il donne à son porteur une protection contre les ondes telluriques nocives. Il aide celui ou celle le possédant dans ses vibrations à rester connecté avec le cosmos tout en l’unifiant à l’énergie de la terre.

Autres pierres pour l’expression : aigue marine, azurite, célestine, lapis-lazuli, turquoise, agathe zonée bleue.

Rouge/Bleu : forme le violet. Elle indique une personne qui est bien connectée avec le cosmos, donc qui a de bonnes idées ou des solutions adéquates, et qu’en plus, il lui est facile de les mettre en pratique. Elle peut les présenter d’une manière concrète et réalisable.

La pierre correspondante au violet est l’améthyste, elle renforce les glandes endocrines et le système d’immunisation. Accroît l’activité du côté droit du cerveau ainsi que les grandes pinéale et pituitaire. Purifie le sang et l’infuse d’énergie. Bénéfique pour la guérison psychologique. Chasse la colère, la fureur, la peur et l’anxiété. Soulage les maux de tête, les migraines et l’insomnie. Lutte contre les maladies vénériennes, le daltonisme et l’alcoolisme. Équilibre et stabilise la polarité sexuelle. Purifie les qualités protectrices. Guérison, amour divin, inspiration, intuition. Amplifie le sentiment de bien-être. Accroît l’habileté du « channeling ». Effet apaisant. Transmutation. Unité cosmique.

Rouge/violet : forme le jaune. Elle correspond à une personne qui aime faire ou réaliser des choses concrètes d’une manière harmonieuse. Ses pouvoirs de guérison sont pratiques et faciles à mettre à exécution.

La pierre correspondante au jaune est la citrine, bénéfique pour les reins, le colon, le foie, la vésicule biliaire, les organes digestifs et le cœur. Soigne le diabète. Purifie la peau. Combat énergétiquement la dépression. Réduit les tendances autodestructrices. Accroît le respect de soi et la confiance en soi. Gaieté, contentement, espoir. Cordial, stimulant. Stimule la communication et la conscience cosmique. Attire l’abondance. Contribue au nettoyage et à la purification des glandes endocrines. Accroît l’énergie « yang ». Compréhension, compassion.

Vert/bleu : forme les turquoise, bleu-vert et vert-bleu. Elle indique une personne bien connectée avec le cosmos, qui favorise la guérison d’une manière plus intellectuelle ou spirituelle.

La pierre correspondante au bleu/vert est la turquoise, elle tonifie et renforce le corps en entier. Bénéfique pour les systèmes circulatoire, pulmonaire et respiratoire. Vitalise le sang et le système nerveux. Bon pour les yeux et la vue. Aligne les chakras. Accroît l’habilité à méditer. Expression créatrice, tranquillité d’esprit, équilibre émotionnel, communication, amitié, fidélité.

Rouge/Vert/Bleu : forme le blanc. Couleur de la sagesse, indique que la personne vibre aux trois couleurs-lumières et qu’elle est équipée de tous les outils nécessaires à affronter les inconvénients de la vie et vivre tout ce qu’elle a choisi de vivre avec facilité. Les enfants qui naissent actuellement vibrent aux trois couleurs (13-01-96). On dit qu’ils sont les enfants de l’ère du Verseau. Selon les statistiques de 1992, 0,90 % de la population était de cette couleur. Aujourd’hui, ces statistiques changent à chaque jour.

La pierre correspondante au blanc est le cristal de quartz clair, qui reste la meilleure et la plus accessible des pierres. Il accroît les propriétés cristallines du sang, du corps et du mental. Équilibre les corps physique, émotionnel et mental. Active et rehausse les glandes pinéales et pituitaires. Amplifie toutes formes de pensée. L’énergie du spectre complet des couleurs active le conscient à tous les niveaux. Enraye toute influence négative du champ d’énergie et de son environnement personnel. Reçoit, active, emmagasine, transfère et amplifie l’énergie. Excellent pour la méditation. Accroît la communication interdimensionnelle et celle avec le moi supérieur. Favorise la libre circulation de l’énergie vitale. Bénéfique pour les reins et contre la diarrhée, les étourdissements, les hémorragies, les ulcères. Il sert à harmoniser tous les chakras.

Autres pierres d’harmonisation : herkimer, zircon, sélénite.

L’or correspond à la personne qui a intégré les trois couleurs et qui a continué à élever ses vibrations pour atteindre un état supérieur. On nous illustre souvent les saints avec une auréole dorée, elle indique que cette personne a élevé ses vibrations au point de devenir sainte. Nous découvrons de plus en plus des êtres qui s’imprègnent de lumière dorée. Ces individus ont un grand charisme, mais une grande humilité. Grands personnages : Krisna, Bouddha, Gandhi, Martin Luther King, etc.

Le diamant correspond à la symbiose parfaite de l’homme et du Divin… Certains êtres ascensionnés qui continuent de demeurer sur la terre ont cette vibration, je n’en ai encore jamais identifié…

Pour connaître sa couleur/lumière, chacun peut l’identifier intuitivement. Elle correspond généralement à une couleur que nous aimons ou détestons, on ne peut pas être indifférent à sa couleur. Si nous vivons en harmonie avec son choix de vie, nous aimons notre couleur, alors que si nous marchons par la peur, nous risquons de détester cette même couleur.

L’authenticité somatique

Nous sommes des femmes en quête d’identité. Qui suis-je? Femme fatale, femme obéissante, femme indépendante, femme d’affaires, maman, femme de tête, pétard, femme folle, femme forte, sensible?

Beaucoup de la quête identitaire des femmes passe par son corps. Fabriquer un corps qui répond aux modèles?

Ou bien, pratiquer des méthodes qui nous mènent à une réelle authenticité?

Une authenticité somatique…

Dans notre société, les centres de conditionnement physique se sont fait une réputation vis-à-vis la recherche du bien-être et le renforcement du sentiment de soi. Le culte du corps tonique est véhiculé par les médias en représentant le succès, la capacité de performance, le plaisir, la jovialité, l’agilité et la sensualité. Le modèle de corps fabriqué dans des centres de conditionnement physique fait écho aux valeurs de productivité, de compétitivité, de performance, de rapidité et d’efficacité.

Les exercices proposés dans les centres de conditionnement physique sont la plupart du temps répétitifs et requièrent l’utilisation de plusieurs parties du corps à la fois. Héritiers des mouvements des ouvriers qui travaillent dans des grandes chaînes de production postrévolution industrielle, ces mouvements entraînent la fixation de certaines connections neuronales. Rapidement le pilote automatique s’installe. Pour remédier à la monotonie, nous lisons un livre pendant que nous montons des escaliers imaginaires; ou on regarde la télé pendant qu’on court sur le tapis roulant. Derrière le rideau : distension musculaire, tendinite, bursite, douleur pour les clients des centres de conditionnement physique qui, happés par les miroirs, n’écoutent pas les signaux du corps. Un mode de vie qui rend utilitaire la relation au corps. C’est une façon de vivre qui est en dette avec le savoir sensoriel inhérent à tout corps de femme.

D’un autre côté, l’authenticité somatique relève d’une intimité envers ses propres processus internes (sensations, sentiments, pensées…) et peut être atteinte par le biais des pratiques somatiques : yoga, tai-chi, danse, antigymnastique, feldenkrais, chi kung, gymnastique holistique, continuum, body-mind centering, etc.

Ces pratiques ont en commun une vaste palette de stratégies pédagogiques dont la scène est le mouvement du corps en tant que territoire à défricher. Réunir corps et esprit. Rendre le corps un lieu de plaisir et non de lutte. À la fois tonique et détendu.

L’authenticité somatique n’est pas contradictoire avec son identité socioculturelle. On aspire à un corps ferme, jeune…

Tel qu’un bol vide, l’authenticité somatique fournit un contenant à l’identité socioculturelle. Sans l’authenticité comme limite, nous ne serions que des masques, que des rôles, que des clans. Nous ne serions qu’appartenance à un groupe et notre singularité serait avortée. La personne s’identifie à 100 % aux rôles qu’elle construit de façon à être fonctionnelle dans son quotidien. Cependant, nous perdons de vue notre unicité.

Lorsqu’une personne se retourne vers son authenticité somatique, elle prend conscience de quelque chose qu’elle possède déjà. Un des marqueurs d’authenticité somatique se manifeste dans les moments où on se trouve beau, belle, en dehors des modèles de beauté véhiculés par les médias.

Nous sommes en même temps relation et singularité. Si nous considérons que le niveau de santé d’un individu est proportionnel au degré de mobilité qu’il peut avoir entre ses multiples rôles quotidiens et son authenticité somatique, nous comprenons pourquoi un mode de vie qui a pour seule valeur la capacité de performance et productivité des individus est voué à l’échec.

L’authenticité somatique est un état de disponibilité où poussent les graines d’une technologie interne. Savoir quoi faire pour s’autoréguler entre ses rôles sociaux et son unicité. Garder son équilibre interne vis-à-vis les demandes de l’environnement. Être authentique, c’est être intègre et apprécier la beauté qui émerge de l’acceptation de soi.

Choisir le bonheur

Plus doux que tous les sons est le son de ta voix Oh! toi que j’aime.

Les vibrations sonores nous entourent, nous enveloppent, nous affectent au plus profond de notre être. Le son guérit, apaise, stimule et nous ne pouvons échapper à son influence.  Nous pensons parfois qu’il est extérieur à nous, mais chacune de nos cellules est affectée et transformée par les sons et leur fréquence vibratoire. Par mimétisme, notre cerveau se met au diapason des fréquences qu’il enregistre et il vibre en conséquence.

Parmi tous les sons de l’univers, celui qui nous est sans doute le plus familier est celui de la parole humaine. Il nous accompagne de notre naissance à notre mort et nous est tellement nécessaire qu’en son absence, nous nous surprenons parfois à « parler tout seul » ou bien, nous allumons la télévision « pour avoir de la compagnie ».

Dans une recherche sur l’influence de la voix d’une mère enceinte sur son fœtus, on relatait les résultats suivants : lorsque la mère parlait à son futur enfant avec amour lui disant son désir de le voir naître, le cœur du fœtus s’accélérait, son énergie vitale augmentait. Lorsque la mère disait à son enfant qu’il n’arrivait pas au bon moment et qu’elle ne le désirait pas, le cœur du fœtus ralentissait et ses signes vitaux diminuaient. Les sons d’amour sèment la vie. Les sons de haine détruisent l’énergie vitale.

Je suis persuadée que cette influence des paroles d’amour continue durant toute notre vie. Des compliments, un mot gentil ou tendre, nous donnent de l’énergie et le goût de vivre grâce à la haute fréquence de leur vibration. Des propos délibérément méchants, des commentaires négatifs diminuent notre énergie vitale par la basse fréquence de leur vibration.

Les sons nous affectent, que nous soyons émetteur ou récepteur de ces sons.  Souvenez-vous que l’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit. Il est donc important de fleurir notre vie de sons doux et harmonieux, de mots de joie, d’amour et d’appréciation. Et souvenez-vous que vous êtes la personne que vous entendez le plus souvent.

Un vieux proverbe dit que la parole est d’argent, mais que le silence est d’or. Nous avons besoin de silence, pour entendre notre propre voix intérieure, et il est certain que le silence est précieux, mais parler nous est nécessaire aussi, vitalement nécessaire.

Si on regarde la racine du mot expression, on voit qu’il est fait de deux mots : ex qui veut dire fini, terminé et pression qui veut dire poids, pesée. S’exprimer, c’est laisser sortir la pression.  Le choix alternatif est la répression qui consiste à contenir à l’intérieur ce qui bouillonne en nous. Et la répression conduit directement à la dépression. Exprimer qui nous sommes est un besoin vital. La parole nous a été donnée pour exprimer, exprimer nos émotions, exprimer nos pensées, exprimer nos désirs, exprimer notre amour, siffler, chanter, pleurer, rire, crier et manifester l’entièreté de notre registre émotionnel. Tous ces sons manifestent qui nous sommes et participent à notre bonheur, à notre vitalité, à notre goût de vivre. Même les ermites parlent sans cesse à Dieu pour exprimer tout leur amour.

Lorsque vous vous sentez stressé ou déprimé, chantez, chantez à pleins poumons et vous verrez que cette activité vous laissera bien mieux dans votre peau. Si vous chantez mal, souvenez-vous que « si seuls les meilleurs des oiseaux chantaient, les bois seraient bien silencieux ». Il y a de la place pour le chant de chaque oiseau dans la nature. Le vôtre aussi y a sa place!

Une autre source de bien-être est de pouvoir parler à cœur ouvert à quelqu’un qui nous écoute, ou, d’écouter sans jugement quelqu’un qui nous parle de ce qu’il est vraiment. Je me souviens d’un client dont l’épouse était morte depuis quelques mois. Il s’était montré courageux, n’avait pas pleuré, s’était mis à la tâche de prendre soin des enfants, de la maison, etc. Et, après tous ces efforts, il s’est retrouvé dans mon bureau en « burn-out ». Je lui ai simplement dit, avec compassion : « Comme vous devez être triste! ». Et il s’est mis à pleurer, pleurer, comme une fontaine. Lorsqu’il est parti, il m’a dit : « J’ai l’impression de peser trente livres de moins ». Cette composante de l’être humain, la tristesse, elle aussi, a besoin de s’exprimer, elle a besoin d’un son. Certaines cultures engagent des « pleureuses » lors des décès parce qu’elles reconnaissent l’importance d’exprimer verbalement toute la gamme des émotions.

Parler, rire, pleurer, crier. Que de tabous face à toutes ces activités sonores : « Il ne faut pas parler trop fort », « les hommes ne pleurent pas », « les enfants sont faits pour être vus et non entendus », « ça ne se fait pas de crier », « il ne faut pas déranger les autres ». Sans doute est-ce pour cela que la dépression est si répandue. Il faut vite oublier toutes ces interdictions. Vivre à plein, vivre heureux, c’est parler, chanter, rire, crier, pleurer. S’exprimer et non se réprimer. C’est s’entourer de sons joyeux, harmonieux, vivants. Les nôtres et ceux des autres. Le bonheur, c’est de participer à la musique de la vie. Le bonheur, c’est écouter l’harmonie dans l’univers et l’apprécier. Le bonheur, c’est de faire entendre sa voix de participant dans cette symphonie extraordinaire.

Petits conseils

  • Parlez pour vous dire ce que vous voyez de beau autour de vous.
  • Parlez pour dire aux gens ce que vous aimez d’eux.
  • Chantez quand vous êtes stressés. Chantez quand vous n’êtes pas stressés. Chantez quand vous êtes tristes. Chantez quand vous êtes heureux. En bref, chantez.
  • Riez. Riez du fond du cœur. Riez souvent. Riez beaucoup. Ne riez pas des gens, mais riez avec les gens.
  • Pleurez quand vous en avez besoin et n’ayez pas peur de pleurer fort.
  • Parlez fort quand vous en avez envie et que c’est approprié.
  • Faites du bruit, exprimez-vous, prenez votre place.
  • Partagez vos soucis avec des gens qui sont prêts à vous écouter et à vous comprendre.
  • Ne blâmez pas les autres ou les événements, ne répandez pas de commérages. Ces sons négatifs écorchent vos oreilles autant que celles des autres sans produire de résultats.
  • Répandez les mots d’amour, d’encouragement, de joie, d’espoir, c’est musique aux oreilles humaines, ça donne de l’énergie et c’est beaucoup plus efficace que de blâmer ou de critiquer.