Le désir

Le désir fait partie intégrante de notre vie. Lorsque je parle de désir, je ne parle pas nécessairement de désir sexuel, mais de désir en général. Si vous prenez le temps d’y penser, vous en conviendrez qu’il est plutôt rare qu’une journée passe sans avoir de pensées sur quelque chose que nous désirons. Si nous avons tous des désirs, nous les vivons tous différemment. 

Le désir est le premier germe de l’intention, et, sans lui, rien ne peut se manifester. J’adore lorsque le désir commence tout doucement à envahir mes énergies. J’adore, car je sais qu’une expérience riche d’enseignements, de guérison et d’expansion probable m’attend. J’ai appris avec le temps à utiliser mes désirs en collaboration avec le Divin afin de manifester ce que je veux. J’appelle cette collaboration le cycle d’épuration des désirs de mon âme.

La première étape de ce cycle est de reconnaître nos désirs. Tout désir doit être entendu par l’individu : tous les désirs sans exception. Que votre désir semble inatteignable ou irréalisable, qu’il soit tordu, voire mal intentionné, tout désir doit être conscientisé par la personne. À cette étape de reconnaissance, nous n’en sommes pas à manifester ni à combler nos désirs : cela viendra ultérieurement. 

Cette première étape où je tends l’oreille à mes désirs aide à la connaissance de soi. C’est ici que débute la deuxième étape : l’épuration de nos désirs, surtout ceux qui semblent mal intentionnés envers quelqu’un qui m’aurait blessé. Si tel est le cas, avoir osé tendre l’oreille à ce désir blessé m’aura permis de prendre conscience que ma blessure envers telle ou telle personne n’est pas encore guérie.

Pour continuer à épurer mes désirs, je me questionne : comment vis-je mes désirs? Qu’est ce qui m’habite face à ceux-ci? De la honte, du jugement, de la culpabilité? Suis-je envahi par des croyances limitatives telles que : le Divin m’a oublié ou je suis indigne d’être exaucé? Est-ce que je deviens impatient avec une peur de perdre l’objet de mon désir? Est-ce que je perds pied et suis envahi du matin au soir par mon désir allant jusqu’à m’empêcher de vaquer à mes occupations quotidiennes?

Si vous êtes habité par ces états intérieurs ou autres états non mentionnés, mais qui sont déran­geants pour vos énergies, vous devez prendre le temps de contacter ces états et de demander au Divin d’y mettre un peu de sa Lumière afin de transformer ce que vous vivez.

Lorsque j’ai bien épuré les états de conscience entourant mes désirs, je peux passer à la troisième étape : j’assume pleinement mon désir en le demandant. Ici, demandez et vous recevrez prend tout son sens. Puisque je suis un être de cocréation en collaboration avec le Divin, je le demande. Je prends le temps de ressentir mon désir, c’est-à-dire de faire descendre la pensée intellectuelle de mon désir dans mes tripes.  

Je le savoure. Je le goûte. Je laisse cette expérience subjective et émotive me faire voyager et s’installer dans mes énergies.

Cette expérience s’estompera graduellement et fera place à la quatrième étape : je lâche prise. Je laisse entre les mains du Divin ce qui n’est pas de mon ressort tout en étant responsable de ce que je peux faire pour avancer vers la manifestation de mon désir.    

Je fais confiance que si ce désir est dans l’intérêt le plus élevé de moi-même et du grand tout, il sera comblé. Je fais confiance que l’Univers fera en sorte de mettre sur ma route les personnes et les situations qui me rapprocheront progressivement de la réalisation du désir de mon âme. Ainsi soit-il.

L’ascension de Terre-Mère

Qui n’a pas entendu parler que la Terre est en voie de passer de la 3e à la 5e dimension? Qu’est-ce que cela signifie? Et qu’est-il advenu de la 4e dimension?

Pour bien comprendre ce qu’est une dimension, voyez cela comme un pays habité de gens ayant tous une conscience semblable. Par souci de précision, décrivons le lieu actuel que nous habitons, la Terre, et appelons notre pays l’Égotique.

Dans l’Égotique, pays de la 3e dimension, le Mental et l’Égo sont les chefs d’État. Ils sont comme les deux doigts de la main et gèrent les habitants de l’Égotique, les Égoticiens. Pendant que le premier cherche sans cesse à tout comprendre, à expliquer et à rationnaliser, le second fuit comme la peste toute souffrance et adore le contrôle.

Le Mental et l’Égo ont mis en place des projets de lois où tout le monde serait coupable de la souffrance de l’autre et personne ne serait responsable de la sienne. Ils auraient également créé des sentinelles qui se permettraient de décharger leur trop-plein de souffrance sur les autres, que ce soit à coup de missiles, de gifles ou d’explosion d’émotions lourdes.

Dans ce pays, l’amour est conditionnel et est une denrée plutôt rare. Tous les Égoticiens cherchent à l’extérieur d’eux ce qui se trouve à l’intérieur et sans se sentir pleinement rassasiés. Lorsqu’insatisfaits de leur sort, ils pleurent, s’engueulent et cherchent à contrôler d’autres Égoticiens. Ils se croient séparés l’un de l’autre et, comble de malheur, ne sont plus connectés à leur habitat, Terre-Mère.

Terre-Mère connaît bien les Égoticiens et tout l’éventail de leurs peurs : peur de perdre, peur de déplaire, peur de ne pas réussir, peur de ne pas être aimé. Comme toute bonne mère, elle ne veut que le bien de ses enfants. Ne voulant les abandonner, elle a décidé de changer de pays en amenant avec elle tous les Égoticiens. Elle sait que le voyage sera difficile et que l’accouchement sera ardu, mais dans son amour de mère, elle n’a pas le choix. Elle sait que ceux qui résisteront trouveront le voyage un peu difficile. Mais elle est confiante, car là où elle veut se rendre, elle sait qu’éventuellement tous les Égoticiens rendront leurs armes.

Comme elle a à cœur ses enfants, elle a décidé d’effectuer cette transition en douceur, d’où cette escale dans un autre pays, la 4e dimension. Ce pays n’est pas un lieu pour rester, mais bien un entre-deux. Les lois en vigueur ont pour but d’aider les Égoticiens à conscientiser leurs peurs et blessures et à se débarrasser de tout ce qui n’est plus nécessaire. Terre-Mère espère que, loin de leurs anciens chefs d’État, les Égoticiens commenceront à se détourner des anciennes lois et seront prêts à s’installer dans le prochain lieu.

Ce prochain lieu ou pays, la 5e dimension, est habité par deux chefs d’État totalement différents de ceux de la 3e dimension. Il s’agit d’Amouras et Conscientis. Ils préconisent des lois différentes du pays de l’Égotique. Tous les habitants de ce pays, les Conscientos-amourattis, se sont responsabilisés de leur souffrance et ont cessé de blâmer les autres. Ils ne cherchent plus à l’extérieur d’eux ce qui se trouve à l’intérieur. Ayant trouvé leur trésor intérieur, ils cherchent plutôt à partager leur joyau d’or.

Dans ce nouveau lieu, le Grand Soleil encourage les deux chefs d’État à briller de tous leurs feux afin de répandre, dans les quatre directions, les nouvelles lois remplies de lumière.

Alors chers lectorats, voici deux questions importantes pour vous : dans quel pays restez-vous en ce moment et quelles lois observez-vous?

Parlez-vous de cœur à cœur

J’ai toujours insisté pour approfondir les choses. Dans ma relation amoureuse, je ne suis jamais restée avec des non-dits. Je crois que certains couples seraient encore ensemble s’ils s’étaient exprimés leurs malaises à mesure qu’ils les vivaient sans accuser l’être aimé. Quand quelque chose me dérangeait, me blessait ou m’insatisfaisait, il fallait que je le dise, même si je craignais de créer un conflit; même si j’avais peur du rejet, du jugement, de la culpabilité ou de l’humiliation, de la souffrance et même si je savais que mon conjoint aurait préféré que je me taise et que j’oublie. Je continuais à investir dans la communication tant et aussi longtemps que je ne me sentais pas entièrement en harmonie avec moi-même et avec lui.

Être en harmonie, c’était m’assurer de la satisfaction de nos besoins réciproques, vérifier que nous avions été bien entendus tous les deux. Parfois, à cause de nos blessures et de nos défensives, le défi était de taille. Nous avons connu des impasses. Nous nous sommes fait aider. Je ne voulais rien laisser en suspens. Je ne voulais pas d’une relation tiède basée sur la tolérance et le refoulement. Je savais trop bien que la tolérance et le refoulement créent des distances ou provoquent des crises de nerfs quand le vase est trop plein. Avec le temps, j’ai appris à devenir plus responsable et, surtout, à m’excuser de mes torts ou de mes paroles blessantes, parce que trop défensives.

J’ai appris aussi que, si je ne m’occupais pas de mes malaises, je n’étais pas heureuse, parce que je nourrissais du ressentiment envers mon amoureux. J’ai compris qu’il fallait que je compose avec mes peurs pour mieux les dépasser, parce que les refoulements accumulés tuent l’amour.

Selon moi, la meilleure façon de vous investir dans votre relation amoureuse consiste à ne jamais garder d’insatisfactions sur le cœur sous prétexte de maintenir la paix; de ne jamais laisser une blessure ouverte ou de ne jamais rester avec des problèmes non résolus en vous disant que le temps arrangera les choses ou en vous imaginant qu’en faisant l’amour tout s’effacera. J’ai vu des couples qui avaient une excellente vie sexuelle et qui ne sont plus ensemble aujourd’hui.

Votre conjoint doit être votre meilleur ami. Donc, vous investir, c’est lui parler de vos malaises et de vos besoins en choisissant le moment approprié et la manière responsable de vous exprimer. Parfois cela suppose que vous preniez un moment d’introspection avant de lui parler. Parfois, vous aurez besoin d’aide, mais il importe de ne pas abandonner et de ne pas vous abandonner. Surtout, ne vous contentez pas des miettes en amour pour éviter la chicane. Certes, cela vous demandera un effort. Vous devrez surmonter des peurs, mais, à long terme, vous verrez que l’effort en vaut la peine, croyez-moi.

La communication authentique n’est pas seulement souhaitable pour prendre soin de votre relation de couple. Elle s’avère essentielle. Elle est l’oxygène de la vie à deux. C’est donc dire que si vous n’arrivez pas à vous parler sans exploser ou vous fermer, apprenez à communiquer. Inscrivez en priorité, dans vos projets communs, des cours de communication, une thérapie de couple ou la lecture à deux d’un bon livre sur le sujet. Si vous êtes vraiment engagés dans votre relation amoureuse, ce qui est indispensable à sa réussite, prenez en soin.

– Ne refoulez pas vos malaises.

– Parlez-vous tous les deux de cœur à cœur sans accusation et sans reproche.

– Exprimez clairement vos besoins.

– Reconnaissez vos erreurs et excusez-vous quand vous avez blessé l’autre.

– Surtout ne vous contentez pas d’une relation tiède.

L’écriture qui dénoue les blocages

« Ce que nous portons de vieilles blessures, de problèmes non résolus, de regrets et de souffrances devient comme une force souterraine susceptible de contaminer notre vitalité et d’entraver le flot naturel de la créativité. »  − Anne-Marie Jobin, Créez la vie qui vous ressemble

L’écriture est une forme d’art accessible à la plupart d’entre nous et nous avons accès à cet outil presque en tout temps : dès le réveil, au travail, dans un restaurant, au lit…

Les mots sont les matériaux de l’écriture. À travers eux, le sens, les souvenirs, les désirs, les émotions surgissent. Pour déjouer l’autocensure et les blocages, certaines techniques existent, entre autres l’écriture à l’aide de la main non dominante.

Associée à l’écriture automatique où on laisse couler les mots sans restriction, cette technique favorise le lien avec l’hémisphère de notre cerveau auquel on a un accès moins direct. L’être entier sort de sa zone de confort en déjouant l’habitude et il relâche ses défenses. Ce qui apparaît sur la feuille n’est pas filtré par la logique, les peurs ou les croyances.

On peut se servir de cette technique pour écrire une lettre. Votre papa est décédé et la petite fille en vous n’a jamais pu lui dire qu’elle l’aimait ou qu’elle lui en voulait? Donnez-lui ce droit. Le collègue qui vous fait souffrir ne lira jamais vos mots, mais ils vous soulageront d’un poids. Ce qu’on exprime ne moisit pas en dedans… En mettant par écrit tout ce qui nous passe par la tête et par le cœur, nous prenons conscience d’éléments demeurés inconscients et qui drainent notre énergie.

Nous pouvons aussi nous écrire à nous-même, que ce soit à la personne que nous sommes dans le présent, à l’enfant que nous avons été, ou à la personne que nous serons au moment de mourir. Cela peut aider à clarifier des intentions, à valider des opinions, à nous pardonner. Dans cette démarche, soyons notre meilleur ami et disons-nous les choses telles qu’elles sont, sans gants blancs ni malice.

On peut écrire seul ou être accom­pagné, ou encore se servir de nos écrits comme complément à une autre approche, après un rendez-vous plus bouleversant chez un thérapeute­ ou pour mettre en lumière ce qui nous turlupine avant de rencontrer­ un thérapeute. Si écrire fait monter des sentiments intenses, l’accompagnement peut permettre d’approfondir la démarche en toute confiance.

Pour les gauchers qui ont été forcés de troquer leur « vraie » main dominante pour la main droite sur les bancs d’école, écrire librement de la main gauche peut contribuer à guérir certains traumatismes. Pour eux, je dédie la chanson de Danielle Messia :

Je t’écris de la main gauche
Celle qui n’a jamais parlé
Elle hésite, est si gauche
Que je l’ai toujours cachée

Écrire de la main non dominante est un exercice puissant, mais exigeant. Les muscles de la main non dominante se fatiguent vite et les doigts deviennent crampés. Il faut conti­nuer, quitte à prendre une minute de pause. Par contre, plus on reste concentré sur l’exercice, plus l’effet est intense puisqu’on ne donne pas la chance à la logique d’occuper l’espace. On peut même illustrer nos écrits… toujours avec la main non dominante!

C’est aussi un exercice de lâcher-prise : devant les lettres mal formées et les lignes croches, notre esprit cartésien risque de se rebeller. Laissons-le taper du pied. Le but n’a rien d’esthétique, c’est une communication avec des parties de nous qui sont trop souvent ignorées. Redonnons-leur un espace, une lettre à la fois.

Le livre Écrire. Un plaisir à la portée de tous de Faly Stachak propose 350 techniques d’écriture créative pour inspirer ceux qui souhaitent écrire pour eux-mêmes ou pour être lus, peu importe la main choisie…

L’amour de soi sans condition, comment y parvenir?

« Je m’aime, un peu, beaucoup, à la folie… pas du tout! »

Peut-être vous arrive-t-il d’effeuiller la marguerite en tournant la ritournelle vers vous? Peut-être aussi avez-vous tendance à utiliser les mentions « J’aime » sur vos comptes Facebook et Instagram comme baromètres de votre degré d’amabilité?

Dans les deux cas, il est fort probable que l’amour que vous vous accordez en soit un qui fluctue au rythme des pétales ou au gré des circonstances extérieures, voire virtuelles.

Comment alors transformer cet amour volatile en un amour stable et durable? Il ne s’agit pas d’une incitation au narcissisme, mais plutôt d’une invitation à vous rendre moins tributaire du regard des autres et plus autonome sur le plan affectif. Cela revient à apprendre à être en relation avec vous, d’abord, pour ensuite entrer véritablement en relation avec les autres. Vous aimer pour aimer mieux.

S’il existe maintes façons d’améliorer son estime de soi et sa confiance en soi, certaines étapes s’avèrent utiles pour arriver à mieux vous aimer.

La prise de conscience
Pour parvenir à l’amour de soi, il faut d’abord apprendre à se connaître dans son intégralité; avec ses côtés sombres et lumineux. Prendre ainsi conscience de ses forces, aussi bien que de ses difficultés. C’est aussi reconnaître les zones sensibles ou les blessures que l’on porte et le vécu souvent souffrant de colère, d’envie, de culpabilité ou de peurs qu’elles éveillent dans nos relations.

C’est aussi prendre conscience et observer les réactions souvent automatiques avec lesquelles nous nous défendons, telles que la bouderie, l’évitement, le blâme, le commérage, etc., et qui contribuent à entretenir nos insatisfactions en relation et à perdre le pouvoir sur soi.

Accueillir et accepter ses imperfections
La seconde étape du processus est l’accueil et l’acceptation de qui l’on est dans notre entièreté. C’est à partir de la réconciliation avec soi de ces deux parties – nos forces et nos difficultés – que s’exprime notre unicité porteuse de créativité.

Cela peut demander d’accueillir la honte que l’on ressent face à notre côté ombragé ou encore faire le deuil d’un idéal de perfection de soi, que l’on a pu s’exiger pour mériter l’amour d’autrui.

« Née d’une expérience de vie douloureuse, la peur de l’humiliation et du jugement entraîne la tendance au perfectionnisme, à la recherche de performance et au besoin de prouver. Elle amène la personne habitée par cette peur à croire qu’il faut être parfait pour être aimée », explique Colette Portelance, auteure du livre La communication authentique.

S’assumer et se responsabiliser
Enfin, de ce processus menant à une meilleure connaissance et à l’acceptation de soi émanent souvent des besoins. Ironiquement, il arrive souvent que la négation de nos besoins et les jugements que l’on porte sur eux sont à l’origine de nos réactions défensives. On s’attend à ce que les autres les devinent pour ne pas avoir à montrer notre vulnérabilité.

Or, assumer pleinement qui l’on est, avec ses forces, avec ses difficultés ou avec ses limites, et prendre la responsabilité de ses besoins, qu’ils soient ou non comblés par l’autre, c’est déjà une grande preuve d’amour, d’importance et de respect que l’on se témoigne.

Il peut aussi être utile, à travers ce processus de découverte de soi, de s’entourer de personnes bienveillantes ou de chercher une aide professionnelle qui saura favoriser ce travail de prise de conscience, d’accueil, d’acceptation et de responsabilisation.

Autrement, la prochaine fois que vous apercevrez une marguerite, posez un geste d’amour en vous l’offrant!

Mon animal gardien, mon animal de pouvoir

Dans la religion catholique, nous naissons tous avec un ange gardien. Bien que les entités angéliques n’existent pas dans la culture chamanique, on croit tout de même à la protection divine : celle-ci sera assurée par un animal gardien. En plus de nous protéger, ce dernier sera mandaté pour nous guider.

Comment un animal gardien peut-il protéger et guider l’humain? Ce n’est pas vraiment l’animal qui joue ce rôle, mais bien son esprit. Les peuples de la Terre croient que tout est animé par l’esprit et que c’est à travers l’esprit que tout s’unit. La plante, l’arbre, l’insecte et l’animal sont tous dotés d’un esprit, lui-même en lien avec le Grand Esprit ou la Grande Âme. Bien qu’au niveau terrestre, chaque animal de la même espèce soit différent au niveau de l’esprit, tous sont habités par le même esprit. Tous les ours seront habités par l’Esprit de l’ours, au même titre que tous les loups seront habités par l’Esprit du loup. Comme il n’y a qu’un seul divin qui se sépare pour habiter chaque être humain, il n’y a qu’un seul esprit de chaque animal qui se sépare pour habiter tous les animaux correspondants.

Il faut considérer l’esprit de l’animal comme une médecine, et comme chaque esprit animal est différent, la médecine sera également différente. Prenons comme exemple l’aigle : si l’esprit de cet oiseau entre dans votre vie, cela symbolise votre lien avec le divin et des messages à recevoir. La médecine de l’aigle nous apprend à nous élever au-dessus des banalités de la vie. Si le chevreuil est votre animal gardien, cela signifie que vous avez besoin de douceur pour guérir certaines blessures de l’esprit. Le chevreuil nous enseigne à interagir avec les autres dans la plus grande compassion afin de toucher le cœur et l’esprit des êtres blessés. La médecine du porc-épic nous rapproche de la joie et de l’innocence de notre enfant intérieur, tandis que celle du bison nous enseigne l’abondance matérielle.

Comment découvrir et communiquer avec son animal gardien? Dans les peuples chamaniques, on croit que la vie guide naturellement l’enfant vers son animal gardien. Par des phénomènes de synchronicité, l’âme de l’enfant et l’esprit de l’animal finissent par se rencontrer et s’unir. Cette union assurera une protection contre les malheurs et lui servira de guide pour le reste de sa vie. L’animal gardien deviendra éventuellement l’animal de pouvoir de la personne et servira à remettre celle-ci dans sa pleine lumière.

Comme nous avons beaucoup perdu le contact spirituel et sacré avec la nature, il est plus difficile de nos jours de retrouver notre lien avec notre animal gardien, même si rien n’est impossible. Si vous voulez connaître votre animal de pouvoir, demandez à l’univers qu’il croise votre route. Écoutez la nature et lorsqu’un animal se présentera à vous, observez comment vous vous sentez en sa présence. Soyez également attentif à vos rêves, car il se peut qu’il se manifeste à vous sur le plan onirique.

Rencontrer en esprit l’esprit de son animal gardien est une expérience inoubliable et enrichissante. À partir du moment où le contact est fait, il est primordial que le lien entre l’homme et l’esprit de l’animal se consolide. Porter sur soi un objet représentant l’animal, méditer en lui demandant conseil, le contempler dans son habitat naturel sont autant de moyens pour renforcer le lien entre vous et lui.

Je vous encourage fortement à jouir pleinement de ce que la nature a à vous offrir, puisque beaucoup de mes clients disent que ce lien leur a permis de résoudre certains problèmes plus rapidement, d’éviter des malaises et de se sentir en forme physiquement et mentalement.

Le cheminement spirituel

Le cheminement spirituel passe par la conscientisation des évènements et notre habileté de nous harmoniser avec notre être. Juste d’accueillir la vérité avec de l’ouverture, de la reconnaissance, stabilise notre fréquence, pour pouvoir ensuite renverser le karma, libérer des blessures profondes, regénérer sa structure énergétique, intégré au mieux notre fonctionnement corps/cœur/esprit.

Ça prend un bon positionnement dans son moment présent. Être intègre demande de savourer chaque moment avec beaucoup de gratitude. C’est le discernement qui embarque. Les mémoires énergétiques se cristallisent dans le corps. Chaque douleur est un réservoir d’apprentissage non résolu par la compassion, la lumière et l’amour. Tout votre aura énergétique contient elle aussi, des informations à ramener en équilibre.

Si vous voulez un détour dans comment le faire, ça prend un levier pour amener la prochaine ouverture de conscience, afin de réparer les choses, et de se réaliser davantage dans un proche futur. Reprendre son pouvoir peut passer par l’humilité par fois, en allant chercher de l’aide par une personne qui sait bien lire nos énergies. C’est encore mieux quand il y a une solution concrète pour reconstruire maintenant.

Qu’est qu’on peut lire dans les énergies? Comment on peut le faire? Ça prend un radar intérieur. Par les mains on peut recalibrer à plusieurs niveaux, même à distance dans les corps plus éloignés ou directement aux chakras. Par la vision intérieure et environnante, qui est branché au cœur, peut transformer les dissonances qu’on nous présente, par un détachement émotionnel, une sagesse séculaire, une alchimie énergétique. Quelqu’un qui sait comment faire sauve bien des détours.

La guérison spirituelle déclenche bien des miracles dans le corps. Les ingrédients sont simples, mais non facile à trouver lorsque nous sommes déboussolés face à sa vie et à cœur. Une remise à l’ordre est nécessaire, voire capitale, pour pouvoir vivre une vie allégée et comprise.  La joie de vivre amène un état d’ouverture concret face à qui nous sommes. C’est ainsi qu’on accepte les choses sans se battre avec ses résistances. Le calme, la sérénité, proviennent d’un état d’écoute face à son destin. Mais si on cherche qui on est, car on n’est pas heureux dans ce que l’on a créer à présent!

Ça nous amène à la partie responsabilité que nous avons envers notre âme. C’est-à-dire, sommes-nous dans un fonctionnement qui lui fait place au quotidien pour qu’elle puisse opérer à partir d’un haut niveau de conscience? Trop souvent non, nos souffrances ont de l’avance pour compliquer nos relations, même envers nous-mêmes.

Qu’est-ce qui remplace notre conscience? Des fermetures. En arrière de ses espaces clos, il y a un souvenir qui est encore en vie, une émotion toujours active, la blessure qui fait mal, et les entités de l’ombre qui comblent votre non-présence à cet endroit en énergie. Alors, faut y aller et arrêter de trouver des raisons pour éviter de se rendre. C’est de la procrastination. Vaut mieux être guidé et accompagné par une personne qui nous montre le chemin.

C’est intéressant quelqu’un qui nous montre et nous ramène au fonctionnement naturel de sa propre essence. Et c’est ce que je fais avec vous. La liberté d’être soi, heureux…c’est ça le but du cheminement. C’est de tout revenir à zéro, avec ses dons activés. Les connaissez-vous? Est-ce que vous vous permettez de les développer, de les utiliser?

Pourquoi est-ce que j’attire à moi ce que je ne veux pas?

Qui n’a pas déjà entendu parler de la loi de l’attraction? Beaucoup connaissent cette loi de l’univers, mais plusieurs l’ont mal interprétée. La loi de l’attraction est la réponse de l’univers à nos vibrations personnelles, et nos vibrations personnelles sont la résultante de nos pensées et de nos états intérieurs.

Tout comme l’univers, nous sommes énergie vibratoire. Nos pensées et nos émotions émettent des vibrations différentes selon ce qu’elles véhiculent. Lorsque nous sommes heureux, notre taux vibratoire est plus élevé que lorsque nous nageons dans le désespoir. Comme l’univers est un océan vibratoire et que l’Homme est indissociable de ce dernier, nos vibrations perçues par l’univers attirent une réponse de celui-ci. Par conséquent, tout ce qui résonnera à la même fréquence que nos vibrations personnelles sera attiré à nous : ce qui se ressemble, s’assemble.

En sachant cela, beaucoup ont compris qu’ils devaient développer ce qu’on appelle la pensée positive. La pensée positive dit que, si je pense positivement, je vais attirer des choses positives. Cela fonctionne si notre pensée positive est le fruit d’une guérison. Mais si elle est utilisée pour faire taire une pensée négative qui, elle, provient d’une blessure non guérie, la pensée positive sera l’équivalent d’un diachylon posé sur une hémorragie. Nous pouvons nous cacher à nous-mêmes ce qui nous habite, mais nous ne pouvons pas cacher à l’univers ce qui est véritablement à l’intérieur de nous.

Cela dit, comment utiliser la loi de l’attraction? Il faut comprendre que la loi de l’attraction peut fonctionner dans le positif comme dans le négatif. Si mes vibrations personnelles sont élevées et qu’elles sont le reflet de ma lumière, j’attirerai dans ma vie des circonstances et des gens aussi lumineux que mes états intérieurs. Mais si mes vibrations personnelles sont basses et qu’elles sont le reflet de mes blessures, j’attirerai dans ma vie des circonstances et des gens aussi sombres que mes états intérieurs. Ceci nous amène à comprendre que nos états intérieurs sont responsables de ce que nous attirons et nous fait prendre conscience à quel point nous sommes les créateurs de notre vie.

Je sais que, lorsque nos circonstances de vie sont pénibles, il est très difficile d’accueillir le fait d’avoir participé à la création de cette souffrance. La plupart des gens aiment mieux continuer de blâmer l’autre, le gouvernement ou les banques que se demander ce qui, en eux, aurait contribué à manifester ces circonstances douloureuses. Sachez que personne ne peut se soustraire à la loi de l’attraction. On ne peut pas décider de l’accepter seulement quand cela fait notre affaire.

Je sais bien qu’il n’est pas évident de dire à une victime de viol qu’elle a attiré cette situation dans sa vie. Souvent, ces victimes croient que cela laisse sous-entendre que cet évènement est de leur faute. Ce n’est pas ce que dit la loi de l’attraction. Selon cette loi, avant même l’évènement, il existait déjà une blessure à l’intérieur de la victime, blessure qui a attiré ce genre de réponse de l’univers. En acceptant cela, la victime sort de la « victimité » et applique toute son énergie à dévoiler, à l’intérieur d’elle-même, ce qui a contribué à attirer ce viol dans sa vie.

J’encourage tous ceux et celles qui sont engagés dans un processus de guérison et de cheminement spirituel à considérer une réponse négative de la loi de l’attraction comme une incitation à dévoiler ce qui, en eux, contribue à leurs souffrances. Plus vous soignerez vos blessures, plus la loi de l’attraction fonctionnera dans le positif, amenant finalement à vous la vie que vous désirez et méritez tant.

Les relations : aller au-delà de notre zone de confort

« La nécessité d’interagir est profondément enracinée dans notre code génétique. Tellement que l’absence de connexion sociale déclenche des cloches d’alarme primaires semblables à la faim, la soif et la douleur physique. »
– John Cacioppo, professeur, fondateur et directeur du Centre de neurosciences cognitives et sociales de l’Université de Chicago

En tant qu’êtres humains, nous n’étions pas conçus pour être solitaires. Nous avons naturellement évolué pour survivre en communauté ou au sein de tribus. Une vie sociale est essentielle à notre survie et elle mène même à la longévité selon des recherches réalisées par National Geographic (The Blue Zones). Pourtant, même dans un contexte d’abondance sociale, on peut souvent ressentir un sentiment de solitude profonde dans notre vie.

Notre esprit est puissant et peut nous fournir de bonnes raisons de nous isoler et, ainsi, garder closes les portes de notre intimité; c’est ainsi qu’on repousse un potentiel de joie et de tendresse. Cette solitude nous donne l’impression d’être plus sécurisés. Et pourtant, parfois sans même qu’on se l’admette, cette solitude peut être fondée sur une profonde tristesse.

Même dans le domaine de la spiritualité, nous pourrions trouver de bonnes raisons de rester isolés. Pourtant, ces portes fermées protègent souvent des blessures non cicatrisées, et nous pouvons vivre toute une vie en les consolidant.

Il existe cependant un processus naturel pour se libérer de ressentiments, de blessures et de la négativité. Nous avons la capacité d’être présents, de vivre l’amour et la bonté, sans jugement. Nous pouvons honorer nos sentiments et apprendre à accéder à une partie plus profonde et plus libre en nous.

Le jugement est souvent à la base de ces portes closes. Nous nous jugeons nous-mêmes, ou nous jugeons les autres; ce faisant, nous nous fermons, nous nous tenons tout simplement à l’écart. Je me suis rendu compte de ce principe dans ma vie. Jeune femme, je trouvais des façons de rester à l’écart du monde, et cette timidité créait en moi un certain sentiment d’impuissance et de tristesse.

J’ai appris qu’il est plus facile que je ne le pensais d’ajouter à ma vie une perspective positive et chaleureuse. Je me suis rendu compte qu’abandonner la lourdeur des jugements me permettait d’être plus présente, plus réceptive, plus reconnaissante. Alors, j’ai vu les portes de l’amitié et de l’amour s’ouvrir.

En pensant à cette possibilité en méditation, j’ai pu réaliser que la séparation est d’origine superficielle. Comme il est triste de vivre une vie individualiste! Et cela m’a donné envie d’ouvrir encore plus grand mes portes. Être présente, avec gentillesse et compassion. Car l’amour est sûrement l’émotion la plus importante sur terre. L’amour nourrit l’âme, la nôtre et celle des autres. L’amour guérit le corps et l’esprit, car c’est notre essence.

L’Alchimie de l’Âme : transformer les blessures du passé en trésors du présent

Je vous ai parlé d’Archéologie de l’Esprit; j’aimerais maintenant vous parler d’Alchimie de l’Âme, car ce sont deux disciplines connexes qui permettent d’aller « fouiller » dans nos structures psychiques pour y déceler des énergies (croyances et programmations) qui affectent notre liberté d’Être. Là où les excavations archéologiques visaient la prise de conscience de l’héritage que nous avons reçus de notre environnement familial et social (les valeurs que nous avons reçues, les rôles que l’on nous a enseignés), l’Alchimie de l’Âme prend la relève pour aller encore plus loin dans nos profondeurs.

Quand je dis profondeur, ce n’est pas celle du subconscient dont je parle, mais celle encore plus profonde, si profonde qu’elle inclut et transcende le « sub » du conscient! Nous entrons dans le grand univers, vaste et multidimensionnel, de l’Âme. Et quand je dis grand, je veux dire vraiment grand, comme supraconscient grand, car l’Âme en nous chemine depuis des lustres, à travers des milliers de vies antérieures. Elle a accumulé une multitude de connaissances, de talents et de pouvoirs, tous emmagasinés dans nos corps subtils, côte à côte avec des blessures, des croyances erronées et des peurs profondes.

Afin d’accéder aux multiples trésors enfouis dans nos corps énergétiques, l’Alchimie de l’Âme propose la transformation de fréquences de peur (très basses) en fréquences d’amour et de conscience (très hautes) : le plomb devient de l’or, les blessures deviennent des grandes forces, les peurs se transforment en sagesse, les émotions difficiles se métamorphosent en Amour Universel, et une vision plus juste de nous-mêmes et de la Vie dont nous faisons partie se révèle. C’est là le but ultime de cette pratique alchimique : reconnaître, guérir et pleinement éveiller l’Être Divin en nous, et sa nature illimitée, afin de transformer notre expérience terrestre en une expérience de pure divinité!

L’Alchimie de l’Âme offre une façon structurée et bien particulière d’entrer en contact avec l’âme qui sommeille en nous : une plate-forme symbolique qui se présente sous la forme d’un paysage naturel, avec un arbre et une rivière qui coule à ses côtés. L’arbre représente la partie de l’Âme qui est la plus accessible et la plus proche du corps physique (le moi supérieur), et la rivière est la source de l’énergie vitale (chi, prana, etc.). J’aimerais vous initier à cette pratique en vous offrant un petit exercice alchimique que vous pouvez faire cet été, tout en profitant du soleil et du beau temps!

Pour accéder au paysage symbolique / énergétique de l’âme :

• faites monter l’énergie à partir du chakra racine jusqu’au chakra de votre 3e œil,
• une fois bien installé dans le 3e œil, imaginez un arbre et une rivière qui coule à ses côtés,
• lorsque l’impression visuelle de ces deux composantes se stabilise, vous allez vous projeter entre elles en utilisant une spirale turquoise reliant votre 3e œil à l’espace entre l’arbre et la rivière,
• vérifiez le courant de l’eau en vous mettant face à la rivière; il devrait aller de la droite vers la gauche (sinon sautez par-dessus la rivière et allez trouver l’arbre plus gros de l’autre côté),
• installez-vous au pied de l’arbre, collez votre dos contre son tronc, ressentez son énergie; vous pouvez fusionner avec l’arbre et vous ancrer dans la terre avec ses racines, et dans l’univers avec ses branches,
• avant de quitter ce lieu, baignez-vous dans la rivière afin de faire le plein énergétique de votre aura,
• revenez souvent visiter ce lieu intérieur; sa luminosité augmentera, et votre arbre prendra de l’ampleur.

Le simple fait d’accomplir ces deux actions peut déjà vous apporter beaucoup de paix intérieure. Qui sait quels trésors, enfouis dans vos profondeurs, vous pourriez trouver en allant vous saucer les pieds dans le paysage de votre Âme et en lui laissant savoir que vous êtes prêts à vous éveiller?