Peser ses mots pour éviter les mots qui pèsent

La programmation neurolinguistique a mis en lumière l’incidence des mots sur soi et sur les autres. Je vous propose de prendre conscience des mots que vous répétez mentalement ou à voix haute et d’en remplacer quelques-uns par des expressions qui vous redonnent votre pouvoir.

Je n’ai pas le temps : Mes journées ont toutes 24 heures. Les vôtres aussi. Celles des directeurs d’entreprises, des itinérants et des étudiants aussi. Dans certaines circonstances, le temps peut nous sembler s’éterniser ou être insuffisant, mais le temps est objectif. Mieux vaut s’organiser autrement, trouver des activités (incluant un emploi) qui nous font vibrer et désengorger l’horaire que de se sentir victime du temps.

Votre enfant veut jouer avec vous? Vous voudriez dormir plus longtemps? Votre patron vous donne une tâche à accomplir? Avant de répondre, remplacez mentalement « Je n’ai pas le temps » par « Je choisis d’investir mon temps (ou mon énergie) ailleurs » ou « Ce n’est pas ma priorité pour l’instant ». Ce changement amènera une perspective différente. Peut être déciderez-vous que jouer avec votre enfant est plus important que de regarder les nouvelles (vous pourriez les regarder quand votre enfant dormira). Peut-être déciderez-vous de diviser le temps autrement (si vous êtes en train de préparer le souper, vous pourriez transformer une partie de la préparation en jeu). Chose certaine, vous vous sentirez moins étouffé par le temps.

Je n’ai pas le choix : On a (presque) toujours le choix. Vous ne pouvez pas quitter votre emploi à cause des factures à payer? Plusieurs autres options s’offrent à vous (changer d’emploi, modifier vos tâches ou votre horaire, retourner aux études, revisiter votre budget, etc.) Mais même en conservant le même emploi, vous faites un choix. Vous choisissez votre ordre de priorités à ce moment de votre vie.

La décision pourrait changer dans six mois ou quand les circonstances et votre vision de la vie évolueront. En vous disant « Je choisis de garder mon emploi » plutôt que « Je n’ai pas le choix », vous focaliserez sur les avantages de votre emploi (sécurité financière, équipe, salaire, tâches, stabilité, proximité, flexibilité, etc.) Vous comprendrez vos motivations et vous vous sentirez plus libre (de rester ou de partir).

Il faut et son petit frère je dois, conjugués à tous les temps : Je suis proliberté, donc tout ce qui touche à l’obligation me fait friser les oreilles. Bien sûr, il faut s’attacher en voiture. Mais c’est aussi un choix (qui entraîne des conséquences, qu’elles soient positives ou négatives). L’enfant qui ne s’attache pas dans son siège d’auto devra patienter longtemps puisque ses parents ne démarreront pas la voiture tant qu’il ne respectera pas la règle. L’adulte qui ne s’attache pas risque de recevoir une contravention ou d’être blessé. Évidemment, nos choix peuvent aussi se répercuter sur les autres, et il faudra d’autant plus en répondre.

« Je dois absolument faire mon lavage aujourd’hui parce que ma belle-mère vient souper »… Non. C’est bien vu, c’est une marque de respect, c’est une bonne pratique de garder sa maison propre, mais ce n’est pas une obligation. Pourquoi ne pas utiliser « Je choisis de faire mon lavage aujourd’hui parce que j’aime que ma belle-mère se sente bien chez moi » ou « Je fais mon lavage » (encore plus actif comme expression) plutôt que « Je dois » qui enlève la notion de plaisir et de liberté? On choisit de faire le lavage, ou pas. On choisit le moment et la façon de le faire, comme on choisit les raisons de le faire. Idéalement, on choisit de faire des choses pour soi. Même quand on les fait pour d’autres parce que cela nous fait plaisir, on le fait aussi pour soi.

Je vous souhaite de prendre conscience du pouvoir des mots que vous dites ou auxquels vous pensez… pas parce qu’il le faut. Seulement parce que c’est un choix qui amène une paix.

Ai-je le pouvoir de changer l’autre?

On ne peut aborder la notion de « pouvoir » sans toucher une réalité présente non seulement dans le monde politique, économique, social et culturel, mais aussi dans les relations humaines au quotidien. Résultat des tentatives de nivellement, le pouvoir est le moyen qu’a trouvé l’homme de se distinguer et de se manifester pour exister, pour se faire valoir et pour prendre sa place. C’est le règne du « pouvoir sur » au détriment du « pouvoir se ».

Le « pouvoir sur », c’est l’ascendant qu’on se donne sur la vie des autres et qui nous pousse à les écraser et à essayer de les changer. Le « pouvoir se », c’est la capacité d’un individu d’utiliser les puissances intérieures qui manifestent sa différence pour « pouvoir se » créer lui-même, « pouvoir se » libérer des greffes éducationnelles qui ne lui conviennent pas et « pouvoir se » réaliser le plus possible.

La seule personne au monde sur laquelle nous ayons du pouvoir, c’est nous-même, et le seul pouvoir que nous ayons sur les autres réside en un pouvoir d’influence incons­ciente née de l’attitude. Nous ne chan­­ge­ons­ les autres qu’inconsciemment, sans le vouloir délibérément, par ce que nous sommes et non par ce que nous faisons. Cette influence ne s’avère positive et efficace que si elle se réalise dans un état intérieur d’authenticité et d’amour réel de soi et de l’autre.

Je me permets ici de rapporter l’exemple d’une cliente que j’appellerai Alexandra. Quand elle est venue me consulter, elle avait 31 ans. Son problème majeur venait de sa relation avec sa mère. Il s’agissait selon elle d’une relation très mauvaise, très éprouvante, et ce, du plus loin qu’elle se souvenait.

Pourquoi Alexandra et sa mère entretenaient-elles depuis des années une relation de nature plutôt destructrice? Parce que chacune avait comme objectif de changer l’autre. Alexandra travaillait depuis son adolescence à changer sa mère et elle n’avait pas encore réussi. Elle avait tout essayé : l’affronter, la confronter, la blâmer, la critiquer, la juger, la ridiculiser, l’éviter.

Rien n’y avait fait. Chacune d’elles cherchait la faille de l’autre et tirait son pouvoir de cette faille, de ce tendon d’Achille pour blesser, écraser, voire même démolir. Les explications et les justifications ne réussissaient qu’à envenimer les situations d’affrontement.

Après toutes ces années, Alexandra avait d’elle-même une image tellement négative que sa confiance en ses possibilités en était sérieusement branlée. Que faire? Elle ne voyait aucun moyen de régler son problème relationnel avec sa mère, et elle avait raison. Tant que chacune d’elles voulait changer l’autre (« pouvoir sur ») sans tenter de se changer elle-même (« pouvoir se »), la difficulté ne pouvait que se prolonger indéfiniment. Par contre, lorsqu’Alexandra a découvert que la solution à son problème était de cesser de prendre du pouvoir sur sa mère et surtout de récupérer le pouvoir qu’elle lui avait laissé sur elle-même, elle a trouvé des moyens de faire disparaître progressivement ses angoisses. Elle s’est en effet rendu compte qu’elle avait passé sa vie à laisser aux autres le pouvoir de la dominer, de la blesser et de la détruire. Il importait donc de récupérer ce pouvoir. Elle le fit en respectant son rythme personnel dans la poursuite des étapes du processus thérapeutique de libération et de changement.

Récupérer le pouvoir sur notre vie, c’est d’abord apprendre à nous connaître de façon à exploiter nos potentialités et à dégager sur les autres une influence positive d’amour et d’authenticité.

Dépasser l’illusion de manque

Lorsqu’on prend le temps de regarder ce qui est au cœur de la majorité de nos souffrances, qu’il s’agisse de tourments banals, d’évènements dramatiques ou même de tragédies, on y trouve presque toujours une perception de manque.

« Quelque chose » n’est plus ou n’est pas tel que l’on souhaiterait qu’il soit.

Loin de moi l’idée de vouloir mettre en doute la légitimité d’avoir mal ou de minimiser l’importance de vivre nos émotions. Cependant, est-il vraiment nécessaire de souffrir, pendant des mois, des années et parfois pendant toute une vie, de ce qui n’est pas, n’a jamais été ou ne sera jamais plus?

Les bouddhistes disent que nos attachements sont à la source de nos souffrances. Or, comme nous vivons dans un monde où tout est en perpétuel changement, et ce, à un rythme de plus en plus rapide, il me semble d’autant plus indispensable de savoir comment se détacher sereinement et comment accueillir la nouveauté, surtout celle que l’on n’a pas choisie.

L’une des lois universelles qui peut grandement nous aider en ce sens est la loi de la conservation de l’énergie. Cette dernière stipule que l’énergie ne peut être ni créée, ni détruite, mais qu’elle se transforme. Comment cela s’applique-t-il à nos vies? On pourrait dire que « l’essence » d’une chose ne sera jamais perdue, mais qu’elle prendra différentes formes au fil du temps.

Je m’explique. Ces « essences », qui sont au cœur de ce qu’on affectionne particulièrement, se résument souvent à des sentiments. Par exemple, on est attaché à son animal de compagnie (la forme) pour le sentiment de complicité, d’amour inconditionnel ou de bonheur (l’essence) qu’il nous procure. On peut être attaché à sa maison ou à sa voiture (la forme) pour le sentiment de liberté (l’essence) ressenti. Nos êtres chers (aussi la forme) représentent eux aussi différentes « essences ».

Il est encore plus important de réa­liser que ces diverses « essences » que sont l’amour, la sécurité, la paix d’esprit et toutes les autres auxquelles vous pouvez penser, ne pourront jamais être livrées par la même source, toute une vie. Ce serait grandement désavantageux. Imaginez devoir trouver votre sentiment de sécurité dans une doudou pour le reste de vos jours… Cette forme ne vous serait pas très bénéfique lors de votre première entrevue d’emploi!

Ces « essences », qui sont toujours présentes, nous sont offertes sous les formes qui nous conviennent et nous soutiennent le mieux à divers moments de notre évolution. Ainsi, nul ne sert de s’attarder trop longtemps au manque de support d’une amie ou d’un conjoint, au manque de compréhension de nos enfants ou au manque de reconnaissance d’un parent ou du patron. Vous n’en serez que plus longuement éprouvés.

Cherchez plutôt à reconnaître la ou les sources sous lesquelles la Vie vous en fait cadeaux et comment ces dernières vous sont davantage bénéfiques. Je vous assure que lorsque vous aurez pris conscience de la générosité avec laquelle la Vie conspire à votre mieux-être, vous éprouverez un profond sentiment de gratitude et ne pourrez qu’être éblouis par la beauté de sa perfection.

Je vous souhaite réellement de pouvoir dépasser vos illusions de manque.

Le bonheur, ça s’apprend…

Nous sommes souvent convaincus de la fausse croyance selon laquelle notre bonheur ou notre malheur est causé par ce qui nous arrive à l’extérieur de nous. C’est en partie vrai; les événements extérieurs nous affectent lorsqu’ils se passent, mais, sur une échelle plus large, notre malheur ou notre bonheur est beaucoup plus déterminé par ce qui se passe dans notre cerveau! Et les nouvelles recherches en neuroplasticité (la plasticité neuronale dépendante de l’expérience) nous montrent qu’il est possible d’agir sur notre cerveau et de changer nos perceptions. Dans son livre intitulé Hardwiring Happiness, Rick Hanson, Ph. D., nous enseigne une méthode simple et concrète pour installer le bonheur dans nos têtes de la même façon qu’on peut installer l’électricité ou le chauffage dans nos maisons.

Ruminer nos malheurs ne sert qu’à les enfoncer plus profondément dans notre circuiterie mentale. Il faut être conscient de ce qui nous affecte, l’exprimer et contrebalancer le négatif par du positif. Il faut ruminer nos petits bonheurs, prendre le temps de nous arrêter pour bien les savourer, pour les ancrer dans notre cerveau et pour en faire une habitude.

Historiquement, les personnes habiles à noter ce qui ne va pas, ce qui est inquiétant, avaient de plus grandes chances de survie. L’homme primitif qui surveillait attentivement pour repérer les traces du passage d’un tigre à dents de sabre avait plus de chances de survivre que celui qui ignorait tous les indices de danger. C’est donc génétiquement que nous sommes codés pour l’inquiétude et, malheureusement, cela ne nous sert plus toujours aussi bien. Parfois, notre pire ennemi est à l’intérieur de nous, et c’est de l’intérieur qu’il faut changer. Devenir plus heureux, plus calme, plus confiant, ça se cultive, et les fruits de cet apprentissage peuvent nous transformer!

Comment faire pour développer une circuiterie positive dans notre cerveau? Prenez le temps de vous arrêter régulièrement pour vous remémorer, pour revivre, savourer et apprécier chacune de vos expériences agréables. Cela aura pour conséquence d’augmenter la zone positive de votre cerveau et de transformer vos perceptions.

Trois de nos besoins psychologiques sont importants : le premier est de nous sentir aimés, utiles, d’avoir le sentiment d’appartenir à une communauté humaine; le deuxième est de nous sentir en sécurité, à l’abri des dangers physiques ou psychologiques; le troisième est de nous sentir stimulés, intéressés à accomplir quelque chose, que ce soit admirer la beauté de la nature, lire un bon livre ou jardiner.

La technique consiste donc à s’arrêter régulièrement pour prendre le temps de vivre à fond et consciemment nos expériences quotidiennes dans un de ces trois domaines. Il n’est pas nécessaire que ces expériences soient très fortes ou dramatiques, il suffit que je recrée l’émotion et les sensations liées à l’expérience et que je prenne le temps de les revisiter pour les revoir, les ressentir, les goûter et les intégrer consciemment dans mon vécu. Par exemple, j’ai bien déjeuné ce matin (sécurité), mon petit-fils m’a souri (appartenance), et j’ai lu un bon livre (accomplissement).

Je peux revivre ces expériences dans ma tête, les assimiler de façon consciente, me répéter : « Je suis en sécurité, je suis aimée, la vie est intéressante »; petit à petit, mon cerveau commencera à porter plus d’attention à ces expériences positives et à les intégrer dans ma perception de l’univers. Seul problème : il faut répéter pour que ça rentre.

Je vous propose donc un petit défi que j’ai appelé « cent jours de bonheur ». Il s’agit d’écrire ou de visualiser pendant cent jours quelque chose qui vous a rendu heureux ne serait-ce qu’une seconde pendant la journée; arrêtez-vous pour sentir, goûter, savourer cette expérience, la décrire dans votre tête et, si possible, l’écrire. À la longue, cela pourrait entraîner tout un changement dans votre vie.

It works if you work! Ça marche si vous le faites!

Hanson, Rick, Hardwiring Happiness,  Harmony Ed., New-York, 2013

Le besoin d’écoute

L’écoute véritable est un don si rare que de nombreuses personnes payent des spécialistes de toutes sortes pour être écoutées. Très peu de gens savent écouter. En effet, rares sont ceux qui s’arrêtent vraiment pour écouter les autres. Trop souvent, on écoute en s’occupant d’autre chose ou en laissant un événement, une personne ou un objet nous distraire. Trop souvent aussi, on écoute en ramenant tout à soi et en cherchant la moindre occasion d’intervenir pour prendre toute la place.

Mais alors, en quoi consiste la véritable écoute? Écouter, c’est prendre le temps, au moyen d’une présence attentive et chaleureuse, d’accueillir l’autre et de lui manifester une acceptation totale de ce qu’il est en laissant de côté nos propres préoccupations.

Beaucoup d’êtres humains souffrent du manque d’écoute. Certains parents sont souvent trop occupés ou trop préoccupés pour « prendre le temps » de s’arrêter et d’écouter leurs enfants. Certains enseignants ont tellement de choses à dire et à montrer qu’il leur reste bien peu de temps pour être à l’écoute du vécu de leurs élèves. De leur côté, certains spécialistes de la santé physique ou psychique sont parfois tellement esclaves de leurs connaissances théoriques et pratiques qu’ils tentent de mettre leurs clients au service de leurs théories et de leur technique de travail plutôt que d’être à l’écoute de leurs besoins.

L’écoute véritable exige du temps, de l’attention, de la présence, de la chaleur et de l’acceptation. Il n’y a pas d’écoute s’il n’y a pas, de la part de l’intervenant, une présence attentive et chaleureuse et une grande capacité d’acceptation.

La personne écoutée doit sentir que ses problèmes, son vécu, ses difficultés sont, au moment où elle en parle, les seules choses qui occupent l’attention de l’aidant. Elle doit sentir que ce qu’elle dit est, dans l’ici et maintenant de la relation, ce qu’il y a de plus important pour celui qui l’écoute.

Elle doit ressentir cette importance que lui accorde l’aidant non seulement par une attitude extérieure d’écoute, mais également par un intérêt réel et soutenu pour tout ce qui la concerne. La personne écoutée doit sentir, enfin, que cet intérêt qu’elle perçoit tient surtout au fait qu’elle sait, sans aucun doute, qu’elle est aimée et acceptée telle qu’elle est.

L’écoute qui juge, qui conseille, qui interprète n’est ni « acceptante » ni « aidante ». Apprendre à écouter, c’est d’abord et avant tout apprendre à s’accepter dans une atmosphère où le jugement, le conseil et l’interprétation font place le plus possible à cette écoute accueillante, attentive et chaleureuse dont chaque être humain a besoin pour naître et pour s’ouvrir aux autres. Toutefois, la route vers l’acceptation totale de soi-même est une route remplie de méandres et d’obstacles. L’homme tend vers la perfection et, pour y arriver, il doit s’accepter aussi dans sa difficulté à admettre certaines parties de lui-même. Le travail d’acceptation de soi et des autres demande du temps. Quand un intervenant a du mal à accepter un client ou un élève, il ne peut qu’accueillir ses limites et se servir de cette difficulté pour faire un pas de plus sur le chemin de l’acceptation de lui-même. Parfois, accepter de ne pas accepter, c’est paradoxalement la voie de l’acceptation et du changement vers une plus grande écoute accueillante de soi et des autres.

On continue…

Une époque de changement. Il y en a toujours eu, sauf que jamais le rythme de ces changements n’a été aussi rapide. Nous sommes dans une ère d’adaptation sans précédent qui a des conséquences bien concrètes sur nos vies personnelles et spirituelles et très certainement sur l’écologie de la planète. Des ajustements sont, pour la plupart des gens, de plus en plus nécessaires et exigeants. Le rythme effréné est devenu la réalité avec laquelle nous devons composer. Accepter de vivre avec ce qui est là et devant nous, avec engagement et espoir, est la voie à suivre. Parce qu’au fond, nous sommes tous connectés et sur le même bateau. Et comme je ne cesse de dire à mes collègues, à mes collaborateurs et à mes bénévoles, chacun dévoué à travailler avec l’intention de contribuer au meilleur. On continue…

C’est vrai qu’on se doit de continuer en quête du meilleur, sauf qu’il semble y avoir également ce besoin de prendre du temps; prendre du temps pour s’arrêter et vérifier sa boussole intérieure. Ce contact essentiel et spirituel qui donne un sens à notre vie. Étant personnellement déjà assez sensible à mon environnement et aux énergies qui m’entourent, tout en étant aussi un peu trop perfectionniste, j’ai ce besoin constant de prendre du temps pour me connecter au plus grand que moi et au sens profond de ma place dans le ici et maintenant. Ce que le monde extérieur nous reflète, c’est que tout bouge trop vite. Les gens sont désespérément à la recherche d’un nouveau sens et d’une nouvelle direction.

Cette édition de la revue Cheminement marque la fin de sa 20e année de publication au service du mieux être et de l’éveil de la conscience. En septembre prochain débutera la 21e année… Wow! Quelle aventure et quel privilège d’avoir été inspiré à mettre sur pied ce projet!

Sa réussite repose sur la collaboration de nombreuses personnes de cœur qui y ont participé au cours des années. Je les remercie tous d’avoir ajouté leur couleur à cette belle histoire qu’est le Cheminement. Je remercie les annonceurs qui appuient le travail et les bonnes intentions de la revue. Je veux aussi dire un énorme MERCI à certains de ces annonceurs qui ont été présents dans nos pages depuis tant d’années. Vous êtes l’essence même de ce projet qui a pour but un enrichissement collectif. Un grand merci aussi à vous chers lecteurs qui êtes de plus en plus nombreux à nous lire. Merci de votre intérêt à poursuivre votre cheminement avec nous sur ce bateau qui vogue vers le meilleur. Et on continue…

Je vous souhaite à toutes et à tous un bel été de plaisir à déguster chacun des mots de nos auteurs et annonceurs dans cette édition d’été.

Que vous réserve 2017?

Un nouveau départ en tout, mais avec des relents du passé!

Vous jetez les bases pour les neuf prochaines années!

Une année importante pour poser des bases solides. Bâtissez sur de nouvelles fondations dans les domaines de votre vie qui sont mortifiés. Commencez à créer à partir de valeurs plus ouvertes et plus évoluées. Implantez le respect des différences! Connectez-vous au non-jugement! Vivez avec les valeurs du cœur et de l’âme!

Cette vibration 10/1 fait souvent ressurgir des peurs qui tiennent les gens très accrochés au passé et au connu!

Une année… Pour vous dégager des anciennes mentalités du millénaire dernier. Pour en finir avec les conflits religieux, raciaux ou basés sur les différences entre les hommes et les femmes. Pour vous libérer des ancien­nes idéologies.

Le moment est venu de regarder les femmes et les hommes autrement!

Délivrez-vous de ce qui est révolu et archaïque! Faites une culbute vers un monde authentique et meilleur. Méta­morphosez-vous et plongez dans la vie! Décidez d’agir autrement! Faites confiance à l’inspiration que vous allez recevoir. Soyez plus audacieux et plus avant-gardistes! Ouvrez-vous à de nouvelles compréhensions plus saines!

Abandonnez le politiquement correct et soyez authentiques et corrects envers vous-mêmes! Toute une année en perspective! Sachez-le!

2017 Une année pour Soi!
Vivez un grand renversement et repoussez vos limites!

Comme une grossesse, cela va prendre neuf mois. C’est donc en septembre que tout devrait commencer à s’intégrer; autrement, c’est à ce moment-là que vous allez réaliser qu’il est grand temps de vous réveiller.

Une année UN permet de créer et d’explorer des avenues inusitées, des conceptions inégalées! Innovez, créez, découvrez, bâtissez, voyez et soyez autrement! Essayez des choses inexplorées, adoptez des attitudes et des manières d’agir originales et anticonformistes!

Le nombre 17 dans 2017 représente votre bonne étoile.
Connectez-vous à votre bonne étoile cette année pour capter votre vérita­ble guidance et adoptez des façons de fonctionner qui vous ressemblent davantage. Commencez à comprendre avec la Grande Intelligence du ventre et avec celle provenant du plus grand que soi. Contactez des forces spirituelles par-delà toutes les religions! Connectez-vous à tous vos sens et à votre instinct. Revenez dans votre corps et dans votre ventre! Cette année, le contact personnel avec chacun va prendre tout son sens! Osez établir de nouveaux contacts!

En 2017, chacun et chacune prend en main sa vie et ce qu’il ou elle est venu accomplir! Ne vous attachez plus au connu!

Apprivoisez l’inconnu!
C’est le temps de revenir à soi pour vivre une belle transformation et d’intégrer ces changements dans les autres cycles.

Créez des liens avec de nouvelles personnes! Osez! Soyez audacieux et audacieuses! Devenez maîtres de vous-mêmes! Maîtrisez les énergies en friche et mettez-les en action! Prenez vos décisions en fonction des vraies bonnes raisons!

Faites en sorte que ce qui s’en vient pour vous soit vraiment ce que vous voulez et que ce soit à la hauteur de votre âme!

Pour bien vivre cette année 2017 : Semez des graines de changement! Cultivez des visions, des forces en éveil! Croyez en votre instinct! Restez dans l’ouverture! Demandez et vous recevrez!

Trouvez le bon dosage de prudence et d’aplomb! Osez une transformation réelle en profondeur.

Je vous souhaite une année 2017 dans un bel équilibre, vers votre monde meilleur! Que votre bonne étoile vous protège et qu’elle éclaire votre route cette année!

Le courage de partir ou… de rester

Mylène reçoit des menaces de la part de clients insatisfaits. Elle en parle à la direction qui fait la sourde oreille. Le temps passe, et rien ne change.

Robin reçoit régulièrement des critiques de son nouveau patron qui lui enlève des dossiers importants sur lesquels il travaillait. Son estime personnelle est en chute libre.

Isabelle n’occupe pas les fonctions qu’on lui avait promises. Elle est démotivée et ne se sent pas utilisée à son plein potentiel.

Chaque année, des dizaines de professionnels me consultent pour ces raisons. L’environnement de travail ne convient plus, et les conditions de travail sont stressantes et deviennent insupportables engendrant ainsi de nombreux questionnements, des remises en question et une gamme d’émotions.

Pourtant, la question pourrait se résumer à deux possibilités : partir ou rester.

Dans le présent article, je vous présente trois questions stratégiques que vous pourrez vous poser pour prendre la meilleure décision, celle qui soutiendra votre cheminement de carrière et vous apportera la sérénité tant recherchée.

1- Qu’ai-je à apprendre de cette situation?
D’entrée de jeu, sachez qu’il peut être intéressant de profiter de situations difficiles pour faire un cheminement­ personnel. Pour y arriver, vous pouvez dresser la liste des irritants et déterminer les mesures que vous auriez pu prendre ou que vous pourriez prendre à l’avenir. Il peut s’agir d’une occasion de découvrir de nouvelles façons de travailler, de revoir votre schéma de réponses et, surtout, de développer une nouvelle compétence en fonction du défi auquel vous faites face.

2- Comment puis-je apprendre de cette situation?
Une fois établie la liste des irritants et des mesures à prendre, VOUS seul pouvez déterminer les meilleures conditions pour soutenir votre apprentissage. Vous pouvez penser aux aspects professionnels, tels l’environnement de travail, les responsabilités, les collègues, les clients, les partenaires, la gestion. Vous pouvez également penser aux aspects personnels, comme la santé, la famille, le couple, la situation financière, les biens matériels. N’hésitez pas à nommer tout ce dont vous avez besoin pour réussir et à mettre en place des stratégies qui détermineront la façon de vous y prendre pour y arriver.

3- Suis-je prêt à profiter de cette situation pour découvrir, faire évoluer et changer des croyances qui me limitent?
Vous avez mis en place une nouvelle stratégie visant à relever le défi? Si c’est le cas, ne faites plus comme si vous tolériez la situation. Passez à l’action dès maintenant et songez à obtenir du soutien (par exemple, un coach) pour vous appuyer dans votre apprentissage et vous aider à traver­ser cette période en toute sérénité.

Si ce n’est pas le bon moment pour vous, respectez-vous et faites tout de même un choix conscient. Trop de gens restent dans des situations insatisfaisantes et déploient des efforts en vain. Soyez vigilant parce que le fait de rester dans un milieu de travail malsain peut nuire à votre santé mentale de façon très subtile. Prenez votre décision même si elle vous semble difficile.

Ces trois questions illustrent une chose : un changement s’impose. Comme aucune des deux possibilités n’est meilleure que l’autre, elles exigeront toutes deux du courage de votre part :

• partir ne signifie pas nécessaire­ment­ fuir. Il s’agit plutôt d’une façon de vous protéger, de prendre soin de vous, d’honorer vos besoins de sécurité et de vous assurer d’un environnement qui répond à vos besoins actuels;

• rester ne constitue pas pour autant une décision déraisonnable puisqu’il faut beaucoup de courage pour amorcer le changement, effectuer la transition nécessaire, développer de nouvelles capacités et gravir de nouveaux sommets.

Sachez tirer parti des situations placées sur votre route même si vous préféreriez qu’il en soit autrement.

Les 5 moments stratégiques de réflexion avant d’effectuer un changement

Qui dit printemps, dit changement! Et si vous êtes en réflexion pour faire une meilleure utilisation de vos talents, il pourrait être sage de lire cet article pour vous préparer avant d’effectuer un changement. En effet, tout au long de la transition vers une nouvelle occupation, il y a trois moments où vous pouvez enquêter pour vous assurer de faire le bon choix.

1- Au départ
La première série de questions que vous devez chercher à répondre devrait idéalement être posées lorsque vous commencez votre réflexion. Ça peut être lorsqu’on vous propose le projet, lorsque vous prenez connaissance du poste ou lorsque vous préparer votre candidature. Pour soutenir les efforts que nécessiteront le changement, voici les questions que vous pouvez poser :

Au sujet de l’organisation et du poste :

1. Quelles sont les priorités et le mandat de l’organisation? Est-ce en lien avec vos valeurs?
2. Quelles sont ses réalisations dans les dernières années et son positionnement sur le marché?
3. En quoi ce type de travail vous permettra-t-il de réaliser votre mission de vie, au quotidien?
4. En quoi est-ce stimulant pour votre cheminement de carrière?

2- Recherches personnelles
D’autres questions pourraient être élucidées concernant les valeurs de l’équipe que vous allez joindre en demandant discrètement :

5. Pourquoi la personne qui occupait ce poste est-elle partie?
6. Combien de temps a-t-elle occupé ce poste?
7. Quelles sont les expertises de vos futurs collègues?

3- Pendant l’entrevue d’embauche ou lors d’une rencontre informelle
L’autre moment pour poser des questions est à la fin d’une entrevue. Cependant, comme le but principal de l’entrevue est d’évaluer vos compétences pour occuper le poste, limitez-vous à des questions qui concernent la suite du processus de sélection dans son ensemble, telles que :

8. Quand puis-je attendre de vos nouvelles?
9. Quelles sont les autres étapes qui restent à franchir dans le processus?

4- Suite à l’entrevue
Une fois l’entrevue derrière vous, il est bon de noter vos premières impressions sur les personnes que vous avez rencontrées. En fait, à cette étape, votre réflexion devrait davantage se tourner vers la personne pour qui vous travaillerez. Voici donc d’autres exemples de questions à poser :

10. Quelle est sa mission? Pour « quoi » travaille-t-elle? Saura-t-elle vous inspirer?
11. Quand est-elle entrée en fonction?
12. Quelle est la durée de son mandat au sein de cette organisation?
13. Est-ce que les chances que cette personne change de poste prochainement sont grandes?

5- Après l’offre d’emploi
Une fois le changement confirmé et les célébrations passées, cette dernière étape de questionnement devrait concerner les conditions du changement qui vous est proposé. Voici les questions que vous pouvez aborder :

14. Quel salaire vous satisferait?
15. Quels sont les congés/vacances auxquels j’ai droit?
16. Quel est l’horaire de travail?
17. Avez-vous droit à un stationnement?

Bien sûr, rien ne vous oblige à répondre à ces questions dans un ordre particulier. L’important est que vous sentiez que vous les avez adressées et qu’à l’intérieur de vous, vous sentiez qu’il s’agisse du bon endroit ET du bon moment pour vous de faire ce changement.

Je me sens toujours coupable

Comprendre la blessure de culpabilité

La blessure de culpabilité est une de celles qui sont le plus fréquemment réveillées dans les relations affectives. Sur le plan émotionnel, la personne blessée vit une peur exagérée de l’erreur et de l’échec. Pour éviter l’humiliation de la faute possible, elle développe un sens excessif du devoir. C’est une perfectionniste qui ne calcule pas ses efforts et qui travaille sans relâche. Elle ne s’accorde ni repos, ni détente,­ ni plaisir quand elle travaille et même ailleurs dans sa vie. Cette personne est asservie au regard des autres qu’elle perçoit comme des juges. Elle a tendance à minimiser ses succès et à dramatiser ses échecs. Comme elle se croit souvent « incorrecte », elle recherche les punitions pour se déculpabiliser quand elle ne se punit pas elle-même. Elle a énormément besoin de l’accord des autres et besoin, surtout, d’être aimée.

Dans sa forme défensive, la personne affectée par une blessure de culpabi­lité s’exprime parfois par le jugement et l’autojugement. Elle peut devenir, dans ses relations avec ses proches, un justicier, au sens où elle peut parfois réagir en punissant ses déclencheurs et en se punissant elle-même quand elle a été blessée. Lorsqu’elle est inconsciente de sa culpabilité, elle culpabilise. Née d’une éducation faite d’humiliations, de honte, de chantage affectif, de reproches, la personne blessée par la culpabilisation peut même se sentir coupable non seulement de ses erreurs et de ses fautes, mais aussi de tout plaisir, sexuel ou autre, et coupable de ses pensées. En fait, sa culpabilité est déclenchée chaque fois qu’elle ne respecte pas les principes religieux et moraux qui lui ont été inculqués, ce qui l’amène à se sentir responsable du malheur et de la souffrance des autres. Au plus profond d’elle-même, elle se sent même coupable d’exister, surtout si sa blessure de culpabilité est jumelée à la honte.

Pour mieux comprendre cette blessure, voyons l’exemple d’Yvan.

Yvan avait environ 40 ans lorsqu’il a entrepris une thérapie. Il avait quitté sa femme, Hélène, quelques mois plus tôt parce qu’il étouffait dans cette relation qui durait depuis cinq ans. Étant incapable de retourner vivre avec elle par besoin de liberté, il n’en vivait pas moins une grande culpabilité du fait de l’avoir quittée. Il se jugeait égoïste et irresponsable. Il donnait ainsi beaucoup de pouvoir à Hélène, qui, inconsciemment, se servait de sa vulnérabilité pour le dominer. Le sentiment de culpabilité était tellement fort chez Yvan qu’il avait tendance à mettre sur lui tous les torts de l’échec de son couple. Il n’avait aucune raison, se répétait-il, de l’avoir laissée. Aussi se sentait-il très coupable de lui faire vivre la souffrance causée par son départ. Pour se déculpabiliser, il allait la voir régulièrement même s’il n’en avait aucune envie et il prenait en grande partie la charge de leur petite fille de deux ans. En fait, il s’organisait pour payer très cher sa liberté.

Un grand nombre de ceux qui souffrent d’une blessure de culpabilité ont tendance, comme Yvan, à prendre, pour se déculpabiliser, la responsabilité entière des problèmes et des souffrances des autres, ce qui est très lourd à porter et qui décuple leur propre souffrance. D’autres, comme Hélène, rejettent toute la responsabilité de leur vécu et de leurs difficultés sur les autres. Dans les deux cas, leur vie relationnelle s’en trouve largement atteinte. En effet, en mettant la responsabilité de l’échec de leur couple sur le compte d’Yvan, Hélène ne se remettait pas en question et ne tentait rien pour se changer. Elle travaillait plutôt à changer son mari par des reproches, des accusations et des manipulations. Une telle attitude ne pouvait que nourrir sa déception et sa souffrance. Tenter de changer l’autre et attendre qu’il change, c’est nécessairement vivre des insatisfactions permanentes.

De son côté, en prenant la responsabilité de son vécu et de celui d’Hélène, Yvan faussait complètement la relation. Pour se déculpabiliser, il se niait et ne se respectait pas. À cause de son manque d’authenticité, il communiquait en permanence à sa femme des doubles messages qui rendaient toute communication authentique impossible. Par le système relationnel dysfonctionnel qui les liait, il s’est créé entre Yvan et Hélène une interdépendance insupportable. Même s’ils ne vivaient pas ensemble et se faisaient mutuellement beaucoup souffrir, ils étaient incapables de se quitter. Pour sortir de ce système aliénant, Yvan a dû apprendre à récupérer le pouvoir sur sa vie en remettant à Hélène la responsabilité de son vécu. Au début, après avoir pris conscience de son processus psychique, il a adopté devant Hélène une attitude défensive opposée à celle qu’il avait toujours eue. Il s’est mis à ressentir de la haine à son égard, sentiment qu’il vivait depuis longtemps, mais qu’il avait toujours refoulé. Puis, il a rejeté sur elle de nombreux blâmes. Son attitude défensive prenait sa source dans son vécu refoulé pendant des années.

Cet homme en voulait à son épouse de l’avoir culpabilisé et de l’avoir maintenu ainsi dans la dépendance. Il comprit plus tard qu’il avait largement contribué à nourrir cette dépendance. Il comprit aussi qu’il répétait avec Hélène un système qui avait caractérisé toutes ses relations affectives passées parce qu’il avait, toute sa vie, entretenu une attitude de « coupable » qui attirait à lui tous les reproches et tous les jugements condamnables qu’il ne voulait plus entendre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il avait quitté sa conjointe tout en restant empri­sonné dans la relation. Il comprit enfin que, pour éviter la culpabilité suscitée par les reproches, il avait redoublé d’attention, ce qui n’était pas de tout repos pour lui parce qu’il agissait dans le sens contraire de sa vérité profonde. De toute façon, Yvan s’était toujours senti coincé dans ses relations affectives. Au cours de sa démarche thérapeutique, il a appris que seul un travail sur lui-même pouvait le libérer de ses sensations d’étouffement et qu’il devait s’occuper de sa blessure de culpabi­lité pour trouver la liberté intérieure.

Les blessures, ne l’oublions pas, sont nées d’émotions intenses et traumatisantes vécues dans le passé. Ces émotions se ravivent chaque fois qu’un déclencheur extérieur rappelle à l’inconscient la souffrance de l’événement initial. Le meilleur moyen de soulager cette souffrance est de l’accueillir sans se victimiser, de l’accepter et d’apprendre à s’en protéger.

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PORTELANCE, Colette. Petit cahier d’exercice pour identifier les blessures du cœur et Petit cahier d’exercices pour soulager les blessures du cœur, Saint-Julien en Genevois, Suisse : Jouvence Éditeur, 2013.

Le lecteur trouvera des informations importantes sur « le processus de changement » et sur « les mécanismes de protection » dans mon livre : Relation d’aide et amour de soi. Montréal : Éditions du CRAM, nouvelle édition mise à jour, 2014, 529 p.