Qu’est-ce que la santé globale?

Qu’est-ce que la santé globale? C’est une approche globale de la personne, considérée dans différentes sphères de sa vie : physique, énergétique, mentale, émotionnelle, spirituelle, sociale et environnementale. La santé passe donc par toutes les sphères de notre vie et va au-delà de l’absence de maladies.

Notre société tend de plus en plus vers cette notion élargie de la santé.

Certains ont compris et intégré cette approche, d’autres continuent de la découvrir et de l’intégrer.

Bien au fait de cet engouement grandissant pour la santé globale et du besoin d’harmoniser davantage nos vies extérieures et intérieures, la revue Cheminement est née. Depuis 1997, Cheminement se consacre donc à la diffusion d’informations en santé globale dans une perspective de cheminement intérieur certes, mais aussi dans un but d’harmoniser les sphères de notre vie vers un bien-être et un équilibre de vie optimal.

En 2012, nous avons intégré cinq rubriques  :

  1. Orientation et choix de vie
  2. Créer un meilleur chez-soi
  3. Au-delà du soi
  4. Santé et forme physique
  5. Expression de soi et créativité

Ces rubriques regroupent des articles qui traitent de thèmes divers, en lien avec des sphères de notre vie.

Cheminement…
Dans le mot cheminement, il y a le mot chemin : le chemin de l’éveil intérieur. Le cheminement, c’est vivre un processus fort et transformateur. Le cheminement, c’est autant vider sa vie du superflu que de la garnir par ce qui est nourrissant intérieurement. Le cheminement, c’est éveiller ce qui est endormi en nous. Le cheminement, c’est aussi l’écoute intérieure, la présence à soi, la pleine conscience et la connaissance de soi. Parce que l’humain est un être en devenir, nous sommes dans un mouvement de croissance continue. Voilà pourquoi le cheminement est une démarche de l’intérieur et un chemin sans fin.

Bon été!

Marcher, c’est retrouver l’être essentiel

Merci au magazine Psychologies.com pour l’autorisation de publication.

Note aux lecteurs : En raison de la longueur du texte de départ et de contraintes d’espace, nous n’en avons reproduit qu’un extrait. Vous trouverez le texte complet à l’adresse suivante : www.psychologies.com en inscrivant le titre de l’article dans la case recherche.

Plus qu’une simple activité physique, la marche est avant tout un précieux outil pour éveiller ses sens et se reconnecter avec sa nature profonde. Pierre-Yves Brissiaud, psychothérapeute et auteur de Marche et Méditation (Éd. Jouvence, 2005), revient sur les bienfaits insoupçonnés de nos balades.

En quoi la marche nous permet-elle de nous retrouver?
Pierre-Yves Brissiaud : Depuis toujours l’homme est en quête de sens. Sans sens, nous tombons dans l’absurde. Pourtant, la démarche mécaniste de nos vies nous a bien souvent mené à faire ce que nous avons à faire, sans chercher le véritable sens de nos actions. Marcher permet de s’installer dans une réflexion en créant un temps dans le temps, en créant une rupture, en entrant dans un autre rythme. Cette réflexion peut commencer par des questions simples : est-ce que je marche vite ou plutôt lentement? […]

Avant même d’être instigatrice de réflexion, la marche n’est-elle pas surtout un éveil des sens?
Pierre-Yves Brissiaud : Quand nous marchons, l’éveil de nos sens n’est pas forcément une finalité. Lors d’une balade, nous allons d’abord renouer avec la sensorialité. La marche va être le lieu d’échange entre notre environnement extérieur et intérieur, nous permettre de comprendre les interactions entre « le dedans » et « le dehors ». Le vert tendre d’une clairière peut m’apporter une grande sensation de tendresse, l’odeur de l’herbe peut réveiller des souvenirs et susciter une émotion profonde. Mais ce n’est là qu’une première étape. Car marcher va également nous permettre de mettre le corps en mouvement, de sortir de l’immobilisme et de réveiller l’être. C’est seulement alors que nous sommes à même d’écouter les sens pour méditer, de prendre conscience d’une profondeur supplémentaire de notre être, de nous éloigner des sentiments de surface. La méditation relève de cette intentionnalité posée entre moi et moi-même, c’est une autre recherche, une réflexion du sens ET de la spiritualité.

Est-ce la condition préalable à « la réconciliation profonde de notre nature avec Dame Nature » dont vous parlez dans votre ouvrage?
Pierre-Yves Brissiaud : Je pense qu’il faut revenir aux cultures ancestrales pour comprendre ce lien puissant entre la nature et nous. Selon la culture Tao, nous sommes le tout dans le tout, une partie de cet uni­vers. Identiquement, les Indiens d’Amérique ne concevaient pas de séparation entre Mère Nature et leur propre nature. Aujourd’hui encore, leur philosophie est omniprésente. […] Effectuée dans un lieu serein, la marche va nous permettre de renouer avec notre profondeur, notre environnement intérieur.

En quoi la marche est-elle, comme vous le décrivez, un acte « existentiel »?
Pierre-Yves Brissiaud : La marche nous met en relation avec l’essence même de l’existence, cette partie subtile de l’être dont le citadin est souvent coupé, du fait de son rythme de vie, de son environnement. Comme nous le mentionnions précédemment, marcher constitue l’acte de mettre l’être et la locomotion au ralenti, de créer une rupture de rythme pour mieux exprimer ce que nous sommes. […]

En quoi le chemin que nous empruntons en marchant symbolise-t-il notre cheminement intérieur?
Pierre-Yves Brissiaud : Il y a là une dou­ble problématique. La marche peut d’abord relever de la spiritualité : marcher d’un endroit à un autre, nous donner un but, c’est réveiller une partie de notre symbolique intérieure et nous permettre de cheminer avec elle. Mais nous pouvons aussi chercher à nous déplacer pour lâcher prise, marcher sans but pour nous « vider la tête ». C’est l’association de ces deux types de marche qui donne à la pratique tout l’intérêt et le plaisir que nous pouvons en tirer. La marche ne nous laisse jamais indemnes, elle a toujours un effet sur nous. […]

Au final, que peut nous apporter la marche, au quotidien?
Pierre-Yves Brissiaud : En nous reconnectant avec notre nature profonde, la marche va nous permettre de l’importer dans notre quotidien, de déplacer notre expérience de la profondeur dans une sphère habituellement plus légère. Après avoir marché, peut-être aurons-nous moins envie d’être influencés, la superficialité et l’apparence aurons moins d’importance, contrairement au partage et à la réflexion.

Coup de Chapeau à … l’organisme Trait d’Union Outaouais

Le visage (caché) de l’autisme par Benoit Laplante

Parfois j’ai du mal à m’exprimer. D’autres fois, mon regard fuit. Mais ne m’en tenez pas rigueur si j’ai du mal à saisir certaines subtilités, car je fais beaucoup d’efforts. Sans le savoir, vous avez peut-être croisé une personne autiste.

« Au fil des ans, j’ai appris à apprécier la beauté de l’esprit autistique. Les autistes ont une façon unique de comprendre le monde, d’apprendre et d’interagir. »

Ces paroles sont celles de Jocelyne Sylvestre, et elles viennent du fond du cœur. La directrice générale de Trait d’Union Outaouais, le principal organisme en Outaouais qui donne des ailes aux personnes autistes, aux familles et aux proches, sait de quoi elle parle. Elle y œuvre depuis plus de 27 ans, et sa famille élargie compte des centaines d’autistes.

L’autisme n’a pas d’âge
Sylvain est l’un d’eux. Il n’était qu’un enfant à l’époque où on a mis des mots sur son handicap invisible, aujourd’hui appelé « trouble du spectre de l’autisme », ou TSA. Ce terme englobe des difficultés sur les plans social, sensoriel et adaptatif.

« Trait d’Union a joué un rôle clé dans le cheminement du petit Sylvain. Il avait à peine 3 ans à l’époque, mais il a pu compter sur Trait d’Union pour l’aider à progres­ser dans son cheminement », confie Mme Sylvestre, témoin de cette histoire inspirante.

Le nom de l’organisme illustre d’ailleurs très bien le pont qu’établit Trait d’Union entre la personne autiste et la communauté ou sa famille, par exemple. Bref, le chaînon qui favorise l’intégration de l’autiste au monde qui l’entoure.

Les multiples visages de l’autisme
« Contrairement aux croyances populaires, les personnes autistes n’ont pas toutes un retard intellectuel, explique Mme Sylvestre. Nombreuses sont celles dotées d’un quotient intellectuel normal, voire même supérieur. »

Par ailleurs, les personnes autistes ont plus de difficulté à tisser des relations sociales. Leur rapport aux autres reste un défi au quotidien. Bien qu’elles aient des traits communs, chacune est différente.

« Les profils de ces personnes varient énormément d’un bout à l’autre du spectre, explique Mme Sylvestre. Certaines sont douées pour apprendre les langues, mémoriser et calculer. D’autres ont du mal à établir un contact visuel, à parler ou à s’habiller. »

Les changements de routine s’ajoutent à leurs difficultés et les rendent anxieuses. Mais elles sont aussi des plus honnêtes et authentiques. « Pourquoi? », demandez-vous. Parce que la plupart ne savent pas mentir.

Avril, le mois de l’autisme
Sylvain est aujourd’hui un adulte avec un travail et des loisirs. À 30 ans, il continue son cheminement, et Trait d’Union l’accompagne encore sur sa route.

« On oublie souvent qu’il existe des adultes autistes, rappelle Mme Sylvestre. L’autisme ne disparaît pas avec l’âge. On porte ça en soi toute notre vie. »

Trait d’Union a constaté des besoins grandissants de soutien chez les adultes et a donc étendu son offre de services à cette clientèle.

Avril est le mois de l’autisme au Québec. Voici donc l’occasion de mieux connaître ces personnes et leur réalité. Mettez-vous dans leur peau et découvrez les multiples visages de l’autisme.

Vous pouvez aussi appuyer la cause de plusieurs façons. Le 2 avril sera la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Une occasion de participer au mouvement « Faites briller en bleu ». Le 25 avril, appuyez la Marche pour l’autisme, principale activité de financement de Trait d’Union au profit de ses camps de jour spécialisés.

Pour tous les détails sur les activités et services offerts par Trait d’Union, visitez le site Web traitdunionoutaouais.ca ou restez à l’affût en consultant la page Facebook « traitdunionoutaouais ». L’organisme est situé au 109, rue Wright, à Gatineau (secteur Hull). Pour les joindre : 819 595-1290 ou tuoi@bellnet.ca

Une présentation vidéo a aussi été produite sur l’organisme Trait d’Union Outaouais grâce à la grande générosité du réalisateur et producteur Jalal Aouatif. Cliquez pour visionner la vidéo.

La force du printemps…

Le printemps donne naissance, l’été fait croître, l’automne récolte et l’hiver conserve.Huang Di Nei Jing

Le printemps, nous l’attendons tous et toutes depuis de longues semaines. Nous sentons le besoin de marcher sur la terre ferme, de capter les premiers rayons enivrants du soleil, de voir la neige fondre, d’apercevoir l’herbe écrasée et trempée, mais tellement annonciatrice de toute la vie qui sommeille sous la terre et de tout ce frétillement d’énergie et d’éclosion à venir.

Je frémis de bonheur à la pensée d’entendre le chant des oiseaux et le vrombissement de l’oiseau-mouche, de ressentir la force de vie des bourgeons, de me laisser enivrer par le vent doucement tiède, de plonger mes pieds dans un ruisseau glacial, de croquer dans du gingembre sauvage, de me délecter de sirop d’érable et, le summum du bonheur, de humer mes doigts que je viens tout juste de frotter sur des jeunes pousses de sapin. Je ne peux passer sous silence toutes les fleurs et plantes médicinales qu’il est bon de cueillir et d’admirer. Mais attention! Certaines sont en voie d’extinction, et nous nous devons d’en stopper la cueillette; je pense notamment à l’ail des bois et au sabot de la Vierge, fleur d’une perfection inouïe et d’un réconfort absolu, seulement à l’admirer et à m’envelopper de son aura bienfaisante.

Et puis, chaque printemps, j’en profite pour faire le grand ménage… pas seulement de l’intérieur de ma demeure. J’aime aussi décrasser ma vie; il y a toujours des recoins qu’on a consciemment négligés. Le printemps vient forcer le passage de l’inertie à l’action! La force du printemps. Cette force se traduit dans nos actions, dans nos projets et dans nos élans. À ce propos, il y a 29 ans, j’ai écrit un roman, roman qui a été publié au printemps 2013 et dont l’histoire se déroule au printemps. Pour continuer sur le thème du printemps, mon roman Les désordres du cœur se trouve maintenant, à mon grand bonheur, sur les tablettes de la librairie Archambault, à Gatineau, et j’en suis très fière.

À l’aube de mes 59 ans, je peux dire que le printemps est une saison où je renais, je me renouvelle, je change d’âge, une saison où mon goût du changement est à son plus fort!

En cette saison particulièrement euphorique, soyons d’attaque pour nettoyer et aérer notre demeure, épurer notre organisme, revivifier notre corps, décrasser certains aspects de notre vie, renaître et grandir. Célébrons la vie et le renouveau. Ça sent la terre, ça sent le bois, ça sent la vie, ça sent la créativité! Vivez le printemps avec vos cinq sens!

Les désordres du cœur, Carole Verdon

Texte de l’image:

À l’approche de son trentième anniversaire, Marie prend peu à peu conscience que sa vie ne la satisfait plus. Mère de trois enfants, épouse d’un homme plus âgé qu’elle qui travaille beaucoup et s’absente fréquemment, elle s’interroge sur le sens de son existence.

À Cape Cod, face à la mer, où elle a décidé de se ressourcer, une rencontre inattendue lui donne des clés pour répondre à ses questionnements. Mais saura-t-elle trouver le chemin qui lui convient sans faire souffrir ceux qu’elle aime?

Je ne pouvais pas m’arrêter, je voulais continuer ce beau voyage en compagnie de ces personnages attachants. C’est un roman qui enchante par sa fluidité, son rythme, son écriture vivante, touchante, je dirais même sautillante. C’est un « page turner » !!!

Roseline Guindon

En vente chez Archambault
SUCCURSALE DE GATINEAU

Rentrer en soi

La présente édition ne comporte pas de thématique, juste trois petits mots écrits en page couverture : Rentrer en soi. Trois petits mots qui, réunis, sont très évocateurs. Ils sont montés naturellement en moi au moment de préparer la page couverture de cette édition, au début du mois de septembre, comme s’ils annonçaient la saison froide, cette mise au ralenti que nous vivons généralement quand l’automne tire sa révérence. Le ralenti nous permet de descendre au fond de nous-mêmes, le meilleur endroit pour nous lire, nous entendre et nous reconnecter à notre essence profonde, à ce « qui je suis vraiment ». Cette démarche s’avère parfois un face à face troublant car, à cet endroit, impossible de se mentir; les masques tombent.

Dans la vie, quand nous portons des masques, soit nous empêchons les autres d’avoir un accès direct à notre vraie nature, soit nous cherchons par tous les moyens à leur plaire, sans nous respecter. Et si nous étions enfin nous-mêmes, parfaitement alignés avec nos pensées, nos paroles et nos actions? Ne parlons pas ici de résolutions pour la nouvelle année, mais plutôt de la force de l’intention, car la force de l’intention nous dispose intérieurement au changement, et le changement, c’est dans l’action qu’il se produit. Alors, cet hiver, entamons un voyage intérieur au pays de nous-mêmes, un pays que nous pouvons visiter en tout temps de l’année et à tout moment sans subir les affres du décalage horaire.

Quand une année se termine, on y associe spontanément le mot rétrospective. Prenez un temps d’arrêt pour nommer quels ont été, en 2014, les moments inspirants, douloureux, inattendus, joyeux, bouleversants, nourrissants, transformateurs que vous avez vécus. Connaissez-vous le fil conducteur de votre vie? Si oui, quel est-il? Passer d’une année à l’autre, pour moi, c’est comme passer d’une rive à l’autre en empruntant un pont. Quel est ce pont? L’élan.

Pour ma part, parmi les événements inattendus qu’il m’a été donné de vivre en 2014, je veux en nommer un : mon arrivée à la barre de Cheminement à titre de rédactrice en chef avec l’édition de l’été, Goûtez la vie. Je veux adresser un merci grandiose à Denis Manseau, éditeur et père spirituel de la revue. Il a su voir en moi ce que je n’avais pas encore vu, il a cru en moi et il m’a fait  confiance. Vivre l’expérience Cheminement s’avère pour moi une expérience hors du commun, une expérience enrichissante et marquante. Ici, une petite confidence : en cours de route, j’ai découvert les deux prédispositions naturelles et essentielles pour être à la barre de la revue Cheminement : la passion et la folie (sourires). Je suis passionnée et animée d’une belle folie (sourires).

Je veux adresser également un chaleureux merci à tous les auteurs collaborateurs qui ont signé un article dans les éditions de l’été et de l’automne 2014 et dans la présente édition de l’hiver 2014-2015. Oui, un chaleureux merci à ces magnifiques personnes qui ont plongé leur plume dans leur cœur afin de vous sensibiliser, vous inspirer et vous proposer des pistes pour favoriser un équilibre de vie optimal, la mission même de la revue Cheminement. J’ai communiqué avec chacune d’entre elles et, à leur contact, ma vie s’est enrichie.

Merci à tous nos annonceurs qui croient en la revue. Leur soutien et leur confiance permettent à la revue d’exister, compte tenu de sa gratuité.

Et mon dernier merci va à Johanne Falardeau, réviseure, et Carolle Bergeron, graphiste. Toutes deux sont des femmes compétentes, passionnées, déterminées, travaillantes, généreuses et engagées dans « l’effet Cheminement ». Je veux souligner leur expertise solide, leur professionnalisme et leur dévouement inconditionnel, et leur exprimer ma profonde gratitude pour leur appui indéfectible. Ensemble, nous formons un trio énergique et solide!

En septembre dernier, Cheminement a amorcé sa 18e année d’existence. Merci à vous tous, lecteurs et lectrices, pour votre empressement à vous procurer la revue à chaque édition et pour vos nombreuses marques d’appréciation et d’encouragement. Chaque parole exprimée a un effet dynamisant sur l’équipe et la motive à continuer de monter à bord du train Cheminement!

Pour l’année 2015, j’exprime un vœu : accueillir des bénévoles enthousiastes et passionnés. Je vous tends la main : montez avec nous à bord du train Cheminement!

Le vent dans les voiles…

Si l’année 2013 en a été une d’exploration dans la mise en place de projets et de services virtuels sur le Web pour étendre le rayonnement de la revue Cheminement, l’année 2014 en est une de repositionnement. Pourquoi repositionnement? Pour revenir à la richesse de l’information, à la force du partage et à notre intention toujours présente depuis 17 ans de produire une revue régionale de qualité offerte gratuitement. Dans le cadre de ce repositionnement, nous avons peaufiné la mission de la revue, laquelle est devenue : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Ce repositionnement a été rendu possible grâce à l’implication de gens passionnés qui ont à cœur la mission de la revue et qui ont répondu à mon appel à participer volontairement aux comités que j’ai mis en place. Toujours grâce à eux, nous avons trouvé l’équilibre parfait entre la continuité et le renouveau. Depuis, un vent de fraîcheur souffle sur la revue. À cet égard, je voudrais remercier tout particulièrement Jeanne Bélanger, auteure et bénévole engagée à la Maison des auteures de l’Outaouais, Carole Verdon, adjointe de direction, auteure et à la barre de son entreprise en rédaction de contenu, et Daniel Caron, spécialiste en planification et en développement de stratégies en communication réelle et virtuelle.

Leur contribution, leurs talents et leur enthousiasme ont servi à cette renaissance et au retour à l’essentiel. Aussi, je tiens à remercier chaleureusement Louise Gratton et Michel Gagnon pour leurs idées et leur appui dans cette période de transition. Ces individus ont tous participé à ce nouvel élan vers la fraîcheur, la simplicité, la joie et la célébration de tout ce qui nous unit. Je me sens privilégié de ce support et de cette richesse d’expertises.

Avec ce nouveau vent de fraîcheur, nous avons apporté de nombreux changements à la revue, modifié la mise en page et fait l’ajout de quatre nouvelles chroniques, tout en maintenant nos cinq rubriques. Dans ce vent de changement, la revue Cheminement s’est dotée d’une rédactrice en chef en la personne de Carole Verdon. Quand j’ai pensé à Carole, j’ai tout de suite su qu’elle pourrait assumer ce rôle. Elle bouillonne d’idées nouvelles et sait passer des idées aux actes.

De plus, quand elle trempe sa plume dans l’encrier, les mots qui en ressortent sont touchants et inspirants. Il ne fait nul doute pour moi que sa facilité de communication, son audace et son dynamisme réjouissant font d’elle une alliée de taille. En collaboration avec le comité éditorial, elle sera responsable de nous guider dans le choix des sujets, de réfléchir à la mise en page et de donner son aval sur le contenu rédactionnel et visuel.

D’autre part, je voudrais signaler le départ de Ian Renaud. Ian agissait depuis le printemps 2013 à titre de directeur des relations publiques. Je lui souhaite un franc succès dans la réalisation de ses projets. Pour ma part, suite à ces revirements des derniers mois, je suis confiant qu’une volonté nouvelle s’est installée et que nous venons de lever l’ancre vers de nouveaux horizons prometteurs. La grande aventure se poursuit. Je suis fier de vous présenter l’édition Été 2014 de la revue Cheminement.

Bonne lecture, bon cheminement, bon été ressourçant, et surtout… Goûtez la vie!

Une rencontre avec… Denis Manseau, éditeur de la revue Cheminement

Il y a 17 ans, pourquoi avez-vous créé la revue Cheminement, et pourquoi ce titre?

Pour donner un sens à cette question, je dois faire un recul dans le temps. Natif de la région, j’ai commencé à cheminer tôt, cherchant une piste lumineuse à ma vie. À la recherche de moi-même, j’ai vécu dans une communauté alternative pendant près de cinq ans. Nous étions quelques centaines de personnes à avoir choisi de vivre autrement, selon nos convictions spirituelles et écologiques du moment. Nous voulions et avons réellement construit un monde meilleur, du moins au sein de nos communautés. Pendant les années qui ont suivi cette période marquante de ma vie, j’ai travaillé dans le domaine de l’édition, à Montréal, pour ensuite créer ma propre maison de représentation, ici en Outaouais.

Durant cette période précédant la création de Cheminement, j’étais à mettre au monde une maison d’édition pour publier un magazine d’architecture avec un partenaire lorsqu’au même moment, j’ai de nouveau ressenti ce profond besoin de me lier à une communauté de gens qui me ressemblaient. Un ami m’a parlé du Salon du Mieux-Être de l’Outaouais, où je me suis vraiment impliqué. Et avec l’accord du comité organisateur, j’ai publié bénévolement le programme du Salon, que j’ai aussi transformé en mini-bottin de ressources. C’est cette expérience qui m’a démontré le besoin réel de rendre accessible cette grande richesse d’expertises en Outaouais. Les mois à dresser un plan d’affaires dans mes temps libres ont été une période de création exaltante. C’est dans mes périodes d’écriture et de méditation matinales que j’ai précisé le sens et la raison d’être de ce projet rassembleur. L’inspiration du nom est un cadeau du ciel. Cette réalisation est devenue encore plus significative lorsque je suis allé consulter les archives pour confirmer la disponibilité du nom « Cheminement ». Il avait été utilisé et abandonné par la communauté religieuse dans les années soixante-dix. J’ai ressenti l’énorme privilège que représentait la poursuite de cette mission bienveillante à ma façon. Ce clin d’œil de la vie confirmait pour moi l’engagement vocationnel de sa mission. J’ai protégé légalement ce nom avec une joie immense!

La revue Cheminement est aimée du public.  À quoi attribuez-vous son succès?

Rien n’est jamais acquis. J’apprécie beaucoup cette longue fidélité du lectorat et des annonceurs. Plusieurs de ces annonceurs vont au-delà de leur intérêt professionnel. Ils ont, je pense, une forme d’engagement envers sa mission. C’est vraiment valorisant. Ces individus et entreprises méritent toute notre reconnaissance. C’est ce qui nous permet encore de poursuivre en cherchant constamment à faire mieux. Et que dire de toutes les personnes bienveillantes qui ont entouré ce projet et qui ont contribué à le faire évoluer au cours des ans. La revue Cheminement est réellement un projet régional. Elle a été créée et mise en place par des gens de la région au service de cette belle richesse de partages et de services qui y sont véhiculés en faveur de l’Outaouais. Tout ça contribue beaucoup au bon sentiment d’appartenance. Et à notre mérite, je sais que rien de semblable n’existe ailleurs au Québec!

Dix-sept ans plus tard, que souhaitez-vous transmettre aux lecteurs et lectrices?

La joie de vivre, la vitalité, la santé et la conscience des miracles de la vie au quotidien en maintenant l’essentiel dans nos vies. Notre monde est de plus en plus en besoin. Il est en quête de sens. Et, selon moi, il devient encore plus nécessaire d’élargir cette diffusion d’informations qui inspirent et qui offrent des pistes nouvelles pour une plus grande qualité de vie. Ne serait-ce que de mieux comprendre le grand potentiel d’autoguérison qui réside en chacun de nous.

Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?

Ressentir que je vibre à faire ce que je fais tout en ressentant que je contribue positivement autour de moi. J’aime aussi pouvoir regarder en arrière et apprécier le chemin parcouru. Ce sentiment établit une paix nécessaire en moi. Et cette paix contribue à mieux entendre la suite des choses…

Complétez la phrase suivante : Pour moi, réussir sa vie, c’est …

De donner autant sinon plus que ce qu’on a reçu. De savoir s’aimer et même de s’honorer dans les périodes les plus difficiles. C’est assurément de reconnaître et de suivre le filon d’inspiration lumineux qui nous habite, aussi petit soit-il. Et c’est d’oser aller vers, et faire ou exprimer ce qui souvent fait peur mais qui nous habite. Je pense que le plus important, c’est de savoir prendre le temps de savourer chaque moment unique en ayant de la gratitude pour le miracle de la vie.

Oui!

J’ai deux passions dans la vie : l’écriture et la santé. J’ai su que les deux allaient me servir, le jour où Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement. L’écriture, vous vous en doutez bien, dans le contexte d’une revue, et la santé, parce que cette revue est consacrée à la diffusion d’informations en santé globale. Après avoir terminé des études en naturopathie il y a plus de 20 ans, j’ai travaillé dans ce domaine pendant de nombreuses années.

Une passion, c’est avant tout une affaire de cœur, un élan. Elle est une force prodigieuse qui fait avancer les choses. Lorsque Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef, j’ai répondu oui dans un élan du cœur, cet élan qui me caractérise quand je ressens que la passion sera le moteur de mes actions. Je crois en cette revue, j’y suis attachée en tant que lectrice et j’aime son « aura ».

En toute transparence, je vous dirais que dans les jours qui ont suivi mon OUI, j’ai eu des doutes et je me suis demandé si j’avais bien répondu à la question. En toute humilité, je ne pouvais pas m’approprier ce titre. Pourquoi? Je vous souffle la réponse à l’oreille. Quand j’ai dit OUI, j’étais dans l’être; quand j’avais des doutes, j’étais dans le paraître. Tout n’est pas clair, n’est-ce pas? Je poursuis. J’ai eu peur du jugement, peur qu’on doute de mes capacités, peur d’être ridiculisée, peur de ne pas être à la hauteur, puisque j’en étais à ma première expérience. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre une si belle aventure. Encore aujourd’hui, c’est du bout des lèvres que je prononce rédactrice en chef, comme s’il fallait que plus grand que moi m’accorde le consentement d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement.

Puis les jours ont passé, et je me suis mise à la tâche comme si j’avais toujours fait cela. Sérieuse, proactive, visionnaire et bien intentionnée, j’ai analysé, jeté mes idées sur la table, affiché mes couleurs, pris le taureau par les cornes, foncé dans l’arène, proposé du changement, défini mon rôle et cherché mon souffle, pour enfin sourire à ce OUI que j’avais prononcé, car j’ai compris que le jugement dont j’avais le plus peur, c’était le mien. J’ai alors décidé d’être avec moi plutôt que contre moi. La plus belle des rencontres, n’est-ce pas celle avec soi-même?

Il y 17 ans paraissait le premier numéro de la revue Cheminement; c’était sa naissance. Aujourd’hui, vous tenez entre vos mains le premier numéro de sa renaissance. Sa mission actuelle : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Vous aimez la revue Cheminement? Parlez-en, prêtez-la, offrez-la! Pour ma part, j’en parle, je la prête, je l’offre et, quand on me demande « vous êtes la rédactrice en chef ? », je souris et réponds OUI!

Rituels du matin

J’aime l’aube qui précède l’aurore. Elle est le moment de la journée où apparaissent à l’horizon les premières lueurs du jour. J’adore l’aurore, le moment qui suit l’aube et précède immédiatement le lever du soleil, où l’horizon présente des lueurs brillantes et rosées.

Depuis de nombreuses années, mon corps se réveille très tôt; il se déroule, se rafraîchit, s’étire et respire par tous ses pores. Encore au lit, mon premier rituel du matin c’est de parler à Dieu, d’offrir ma journée et de demander que soient placées sur mon chemin des personnes significatives, celles qui contribueront à mon cheminement, à mon évolution et l’atteinte toujours plus grande de mon projet de vie : « Ce qui donne un sens à ma vie, c’est de toucher les gens par mon écriture et de les inspirer par ma parole ».

Vient alors mon deuxième rituel du matin, celui-là qui fait vibrer mon être. J’allume quelques bougies, j’écoute des chants grégoriens, autant des chœurs d’hommes que de femmes, et je prends place, un livre à caractère spirituel entre les mains. Je me permets ici de nommer celui qui me touche et m’émeut profondément: L’alchimie de la prière, de Terry Lynn Taylor. Parfois, je plonge dans Les quatre accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz. O combien il existe de livres spirituels, inspirants et inspirés.

Mon âme a besoin d’être guidée sur le chemin de la découverte et ce rituel du matin pour moi, il représente un temps de ré-union avec moi-même et me permet de porter attention à mes sensations, mes émotions et mes pensées. Vais-je vous surprendre si je vous dis que je pleure, que des larmes chaudes coulent sur mes joues pendant mon rituel du matin?

Le chant grégorien est un genre musical qui appelle au calme, au recueillement et à la contemplation intérieure. Il apaise le tumulte mental, favorise la sérénité et permet d’élever l’âme vers le divin. C’est un moyen d’introspection et d’intériorisation.

Je veux aussi mentionner la musique d’Hildegarde de Bingen (1098-1179), laquelle remue mon être entier et crée en moi l’harmonie. Se situant dans l’héritage du chant grégorien, il s’agit d’une musique récitative, méditative et apaisante. Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques.

Dès 1101, à l’âge de trois ans, elle eut ses premières visions; ainsi disait-elle « Dans la troisième année de mon âge j’ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n’ai rien pu en dire ».

Je ressens ses états de grâce au travers de sa musique et de ses chants envoûtants, lesquels sont empreints de sérénité et semblent appartenir à un autre espace-temps. Ils sont une louange à Dieu et un miroir des sphères célestes.

Pourquoi mon rituel du matin? Parce qu’il est une expérience forte et grandiose dans la continuité de ma vie et parce qu’il élève mon état vibratoire; la musique y contribuant largement.

J’aime parler de ce rituel; il me définit, il me représente et il m’annonce. Parfois, je dois m’y arracher de force pour continuer ma journée car pendant cette période contemplative, mon âme, reliée à l’infini, aspire à le rejoindre.

Oui, je le répète, ce rituel du matin représente un temps de réunion avec moi-même, un temps sacré pendant lequel mon âme sait ce qu’elle désire et ce qui est bon pour moi, et dans cette disposition intérieure, j’écoute mon cœur et je suis dans ma propre vérité. Véritable recueillement et renaissance au quotidien.

Et vous, avez-vous un rituel? Si oui, que représente-t-il pour vous?

Le printemps, c’est l’éveil!

Voilà que le bout du nez du printemps se pointe avec son énergie de renouvellement et de renaissance! L’hiver fût rempli de moments d’introspection sous les couvertures chaudes, le temps est donc venu de sortir au soleil et de briller de toute notre essence.

La Vie, tout comme les années au Québec, est composée de quatre saisons auxquelles nous devons apprendre à danser afin d’en tirer profit. L’été nous apporte Joie et Bonheur avec ses longues journées et ses vacances; l’automne nous permet d’apprécier nos récoltes mûres et nos richesses; l’hiver nous offre un temps de réflexion et de retrouvailles; le printemps s’ouvre à nous en guise de guide à la renaissance.

Et c’est ainsi que la Vie se déroule, en succession de temps, de saisons et d’humeur ! Aahh, que la Vie est magnifique!

Avec cette revue Cheminement Vers Le Meilleur, je vous invite à y puiser pleinement et généreusement, dans les textes et les annonces, afin de vous y ressourcer dans le but de vous retrouver et renaître de vos cendres hivernales.

Peu importe notre direction et/ou notre chemin parcouru, le printemps nous invite à l’ouverture, à l’acceptation et aux opportunités.

C’est à nous de s’y laisser bercer momentanément, de décider de nos prochains pas et de concrétiser cette nouvelle énergie en actions précises afin d’ancrer solidement nos racines et de semer ce que nous voulons récolter au prochain automne.

Après quelques cycles personnels, je suis maintenant au pied de mon printemps : je m’y laisse tendrement bercer, amoureusement influencer et courageusement ancrer… Vers Le Meilleur de moi-même et de ma communauté!

Je vous invite à faire de même avec les bras ouverts et les cinq sens bien allumés pour ne rien manquer du prochain été magique de votre Vie!

Au grand plaisir de vous servir!

Prenez bien soin de vous!