La force du printemps…

Le printemps donne naissance, l’été fait croître, l’automne récolte et l’hiver conserve. – Huang Di Nei Jing

Le printemps, nous l’attendons tous et toutes depuis de longues semaines. Nous sentons le besoin de marcher sur la terre ferme, de capter les premiers rayons enivrants du soleil, de voir la neige fondre, d’apercevoir l’herbe écrasée et trempée, mais tellement annonciatrice de toute la vie qui sommeille sous la terre et de tout ce frétillement d’énergie et d’éclosion à venir.

Je frémis de bonheur à la pensée d’entendre le chant des oiseaux et le vrombissement de l’oiseau-mouche, de ressentir la force de vie des bourgeons, de me laisser enivrer par le vent doucement tiède, de plonger mes pieds dans un ruisseau glacial, de croquer dans du gingembre sauvage, de me délecter de sirop d’érable et, le summum du bonheur, de humer mes doigts que je viens tout juste de frotter sur des jeunes pousses de sapin. Je ne peux passer sous silence toutes les fleurs et plantes médicinales qu’il est bon de cueillir et d’admirer. Mais attention! Certaines sont en voie d’extinction, et nous nous devons d’en stopper la cueillette; je pense notamment à l’ail des bois et au sabot de la Vierge, fleur d’une perfection inouïe et d’un réconfort absolu, seulement à l’admirer et à m’envelopper de son aura bienfaisante.

Et puis, chaque printemps, j’en profite pour faire le grand ménage… pas seulement de l’intérieur de ma demeure. J’aime aussi décrasser ma vie; il y a toujours des recoins qu’on a consciemment négligés. Le printemps vient forcer le passage de l’inertie à l’action! La force du printemps. Cette force se traduit dans nos actions, dans nos projets et dans nos élans. À ce propos, il y a 29 ans, j’ai écrit un roman, roman qui a été publié au printemps 2013 et dont l’histoire se déroule au printemps. Pour continuer sur le thème du printemps, mon roman Les désordres du cœur se trouve maintenant, à mon grand bonheur, sur les tablettes de la librairie Archambault, à Gatineau, et j’en suis très fière.

À l’aube de mes 59 ans, je peux dire que le printemps est une saison où je renais, je me renouvelle, je change d’âge, une saison où mon goût du changement est à son plus fort!

En cette saison particulièrement euphorique, soyons d’attaque pour nettoyer et aérer notre demeure, épurer notre organisme, revivifier notre corps, décrasser certains aspects de notre vie, renaître et grandir. Célébrons la vie et le renouveau. Ça sent la terre, ça sent le bois, ça sent la vie, ça sent la créativité! Vivez le printemps avec vos cinq sens!

Les désordres du cœur, Carole Verdon

Texte de l’image:

À l’approche de son trentième anniversaire, Marie prend peu à peu conscience que sa vie ne la satisfait plus. Mère de trois enfants, épouse d’un homme plus âgé qu’elle qui travaille beaucoup et s’absente fréquemment, elle s’interroge sur le sens de son existence.

À Cape Cod, face à la mer, où elle a décidé de se ressourcer, une rencontre inattendue lui donne des clés pour répondre à ses questionnements. Mais saura-t-elle trouver le chemin qui lui convient sans faire souffrir ceux qu’elle aime?

Je ne pouvais pas m’arrêter, je voulais continuer ce beau voyage en compagnie de ces personnages attachants. C’est un roman qui enchante par sa fluidité, son rythme, son écriture vivante, touchante, je dirais même sautillante. C’est un « page turner » !!!

Roseline Guindon

En vente chez Archambault
SUCCURSALE DE GATINEAU

Rentrer en soi

La présente édition ne comporte pas de thématique, juste trois petits mots écrits en page couverture : Rentrer en soi. Trois petits mots qui, réunis, sont très évocateurs. Ils sont montés naturellement en moi au moment de préparer la page couverture de cette édition, au début du mois de septembre, comme s’ils annonçaient la saison froide, cette mise au ralenti que nous vivons généralement quand l’automne tire sa révérence. Le ralenti nous permet de descendre au fond de nous-mêmes, le meilleur endroit pour nous lire, nous entendre et nous reconnecter à notre essence profonde, à ce « qui je suis vraiment ». Cette démarche s’avère parfois un face à face troublant car, à cet endroit, impossible de se mentir; les masques tombent.

Dans la vie, quand nous portons des masques, soit nous empêchons les autres d’avoir un accès direct à notre vraie nature, soit nous cherchons par tous les moyens à leur plaire, sans nous respecter. Et si nous étions enfin nous-mêmes, parfaitement alignés avec nos pensées, nos paroles et nos actions? Ne parlons pas ici de résolutions pour la nouvelle année, mais plutôt de la force de l’intention, car la force de l’intention nous dispose intérieurement au changement, et le changement, c’est dans l’action qu’il se produit. Alors, cet hiver, entamons un voyage intérieur au pays de nous-mêmes, un pays que nous pouvons visiter en tout temps de l’année et à tout moment sans subir les affres du décalage horaire.

Quand une année se termine, on y associe spontanément le mot rétrospective. Prenez un temps d’arrêt pour nommer quels ont été, en 2014, les moments inspirants, douloureux, inattendus, joyeux, bouleversants, nourrissants, transformateurs que vous avez vécus. Connaissez-vous le fil conducteur de votre vie? Si oui, quel est-il? Passer d’une année à l’autre, pour moi, c’est comme passer d’une rive à l’autre en empruntant un pont. Quel est ce pont? L’élan.

Pour ma part, parmi les événements inattendus qu’il m’a été donné de vivre en 2014, je veux en nommer un : mon arrivée à la barre de Cheminement à titre de rédactrice en chef avec l’édition de l’été, Goûtez la vie. Je veux adresser un merci grandiose à Denis Manseau, éditeur et père spirituel de la revue. Il a su voir en moi ce que je n’avais pas encore vu, il a cru en moi et il m’a fait  confiance. Vivre l’expérience Cheminement s’avère pour moi une expérience hors du commun, une expérience enrichissante et marquante. Ici, une petite confidence : en cours de route, j’ai découvert les deux prédispositions naturelles et essentielles pour être à la barre de la revue Cheminement : la passion et la folie (sourires). Je suis passionnée et animée d’une belle folie (sourires).

Je veux adresser également un chaleureux merci à tous les auteurs collaborateurs qui ont signé un article dans les éditions de l’été et de l’automne 2014 et dans la présente édition de l’hiver 2014-2015. Oui, un chaleureux merci à ces magnifiques personnes qui ont plongé leur plume dans leur cœur afin de vous sensibiliser, vous inspirer et vous proposer des pistes pour favoriser un équilibre de vie optimal, la mission même de la revue Cheminement. J’ai communiqué avec chacune d’entre elles et, à leur contact, ma vie s’est enrichie.

Merci à tous nos annonceurs qui croient en la revue. Leur soutien et leur confiance permettent à la revue d’exister, compte tenu de sa gratuité.

Et mon dernier merci va à Johanne Falardeau, réviseure, et Carolle Bergeron, graphiste. Toutes deux sont des femmes compétentes, passionnées, déterminées, travaillantes, généreuses et engagées dans « l’effet Cheminement ». Je veux souligner leur expertise solide, leur professionnalisme et leur dévouement inconditionnel, et leur exprimer ma profonde gratitude pour leur appui indéfectible. Ensemble, nous formons un trio énergique et solide!

En septembre dernier, Cheminement a amorcé sa 18e année d’existence. Merci à vous tous, lecteurs et lectrices, pour votre empressement à vous procurer la revue à chaque édition et pour vos nombreuses marques d’appréciation et d’encouragement. Chaque parole exprimée a un effet dynamisant sur l’équipe et la motive à continuer de monter à bord du train Cheminement!

Pour l’année 2015, j’exprime un vœu : accueillir des bénévoles enthousiastes et passionnés. Je vous tends la main : montez avec nous à bord du train Cheminement!

Le vent dans les voiles…

Si l’année 2013 en a été une d’exploration dans la mise en place de projets et de services virtuels sur le Web pour étendre le rayonnement de la revue Cheminement, l’année 2014 en est une de repositionnement. Pourquoi repositionnement? Pour revenir à la richesse de l’information, à la force du partage et à notre intention toujours présente depuis 17 ans de produire une revue régionale de qualité offerte gratuitement. Dans le cadre de ce repositionnement, nous avons peaufiné la mission de la revue, laquelle est devenue : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Ce repositionnement a été rendu possible grâce à l’implication de gens passionnés qui ont à cœur la mission de la revue et qui ont répondu à mon appel à participer volontairement aux comités que j’ai mis en place. Toujours grâce à eux, nous avons trouvé l’équilibre parfait entre la continuité et le renouveau. Depuis, un vent de fraîcheur souffle sur la revue. À cet égard, je voudrais remercier tout particulièrement Jeanne Bélanger, auteure et bénévole engagée à la Maison des auteures de l’Outaouais, Carole Verdon, adjointe de direction, auteure et à la barre de son entreprise en rédaction de contenu, et Daniel Caron, spécialiste en planification et en développement de stratégies en communication réelle et virtuelle.

Leur contribution, leurs talents et leur enthousiasme ont servi à cette renaissance et au retour à l’essentiel. Aussi, je tiens à remercier chaleureusement Louise Gratton et Michel Gagnon pour leurs idées et leur appui dans cette période de transition. Ces individus ont tous participé à ce nouvel élan vers la fraîcheur, la simplicité, la joie et la célébration de tout ce qui nous unit. Je me sens privilégié de ce support et de cette richesse d’expertises.

Avec ce nouveau vent de fraîcheur, nous avons apporté de nombreux changements à la revue, modifié la mise en page et fait l’ajout de quatre nouvelles chroniques, tout en maintenant nos cinq rubriques. Dans ce vent de changement, la revue Cheminement s’est dotée d’une rédactrice en chef en la personne de Carole Verdon. Quand j’ai pensé à Carole, j’ai tout de suite su qu’elle pourrait assumer ce rôle. Elle bouillonne d’idées nouvelles et sait passer des idées aux actes.

De plus, quand elle trempe sa plume dans l’encrier, les mots qui en ressortent sont touchants et inspirants. Il ne fait nul doute pour moi que sa facilité de communication, son audace et son dynamisme réjouissant font d’elle une alliée de taille. En collaboration avec le comité éditorial, elle sera responsable de nous guider dans le choix des sujets, de réfléchir à la mise en page et de donner son aval sur le contenu rédactionnel et visuel.

D’autre part, je voudrais signaler le départ de Ian Renaud. Ian agissait depuis le printemps 2013 à titre de directeur des relations publiques. Je lui souhaite un franc succès dans la réalisation de ses projets. Pour ma part, suite à ces revirements des derniers mois, je suis confiant qu’une volonté nouvelle s’est installée et que nous venons de lever l’ancre vers de nouveaux horizons prometteurs. La grande aventure se poursuit. Je suis fier de vous présenter l’édition Été 2014 de la revue Cheminement.

Bonne lecture, bon cheminement, bon été ressourçant, et surtout… Goûtez la vie!

Une rencontre avec… Denis Manseau, éditeur de la revue Cheminement

Il y a 17 ans, pourquoi avez-vous créé la revue Cheminement, et pourquoi ce titre?

Pour donner un sens à cette question, je dois faire un recul dans le temps. Natif de la région, j’ai commencé à cheminer tôt, cherchant une piste lumineuse à ma vie. À la recherche de moi-même, j’ai vécu dans une communauté alternative pendant près de cinq ans. Nous étions quelques centaines de personnes à avoir choisi de vivre autrement, selon nos convictions spirituelles et écologiques du moment. Nous voulions et avons réellement construit un monde meilleur, du moins au sein de nos communautés. Pendant les années qui ont suivi cette période marquante de ma vie, j’ai travaillé dans le domaine de l’édition, à Montréal, pour ensuite créer ma propre maison de représentation, ici en Outaouais.

Durant cette période précédant la création de Cheminement, j’étais à mettre au monde une maison d’édition pour publier un magazine d’architecture avec un partenaire lorsqu’au même moment, j’ai de nouveau ressenti ce profond besoin de me lier à une communauté de gens qui me ressemblaient. Un ami m’a parlé du Salon du Mieux-Être de l’Outaouais, où je me suis vraiment impliqué. Et avec l’accord du comité organisateur, j’ai publié bénévolement le programme du Salon, que j’ai aussi transformé en mini-bottin de ressources. C’est cette expérience qui m’a démontré le besoin réel de rendre accessible cette grande richesse d’expertises en Outaouais. Les mois à dresser un plan d’affaires dans mes temps libres ont été une période de création exaltante. C’est dans mes périodes d’écriture et de méditation matinales que j’ai précisé le sens et la raison d’être de ce projet rassembleur. L’inspiration du nom est un cadeau du ciel. Cette réalisation est devenue encore plus significative lorsque je suis allé consulter les archives pour confirmer la disponibilité du nom « Cheminement ». Il avait été utilisé et abandonné par la communauté religieuse dans les années soixante-dix. J’ai ressenti l’énorme privilège que représentait la poursuite de cette mission bienveillante à ma façon. Ce clin d’œil de la vie confirmait pour moi l’engagement vocationnel de sa mission. J’ai protégé légalement ce nom avec une joie immense!

La revue Cheminement est aimée du public.  À quoi attribuez-vous son succès?

Rien n’est jamais acquis. J’apprécie beaucoup cette longue fidélité du lectorat et des annonceurs. Plusieurs de ces annonceurs vont au-delà de leur intérêt professionnel. Ils ont, je pense, une forme d’engagement envers sa mission. C’est vraiment valorisant. Ces individus et entreprises méritent toute notre reconnaissance. C’est ce qui nous permet encore de poursuivre en cherchant constamment à faire mieux. Et que dire de toutes les personnes bienveillantes qui ont entouré ce projet et qui ont contribué à le faire évoluer au cours des ans. La revue Cheminement est réellement un projet régional. Elle a été créée et mise en place par des gens de la région au service de cette belle richesse de partages et de services qui y sont véhiculés en faveur de l’Outaouais. Tout ça contribue beaucoup au bon sentiment d’appartenance. Et à notre mérite, je sais que rien de semblable n’existe ailleurs au Québec!

Dix-sept ans plus tard, que souhaitez-vous transmettre aux lecteurs et lectrices?

La joie de vivre, la vitalité, la santé et la conscience des miracles de la vie au quotidien en maintenant l’essentiel dans nos vies. Notre monde est de plus en plus en besoin. Il est en quête de sens. Et, selon moi, il devient encore plus nécessaire d’élargir cette diffusion d’informations qui inspirent et qui offrent des pistes nouvelles pour une plus grande qualité de vie. Ne serait-ce que de mieux comprendre le grand potentiel d’autoguérison qui réside en chacun de nous.

Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?

Ressentir que je vibre à faire ce que je fais tout en ressentant que je contribue positivement autour de moi. J’aime aussi pouvoir regarder en arrière et apprécier le chemin parcouru. Ce sentiment établit une paix nécessaire en moi. Et cette paix contribue à mieux entendre la suite des choses…

Complétez la phrase suivante : Pour moi, réussir sa vie, c’est …

De donner autant sinon plus que ce qu’on a reçu. De savoir s’aimer et même de s’honorer dans les périodes les plus difficiles. C’est assurément de reconnaître et de suivre le filon d’inspiration lumineux qui nous habite, aussi petit soit-il. Et c’est d’oser aller vers, et faire ou exprimer ce qui souvent fait peur mais qui nous habite. Je pense que le plus important, c’est de savoir prendre le temps de savourer chaque moment unique en ayant de la gratitude pour le miracle de la vie.

Oui!

J’ai deux passions dans la vie : l’écriture et la santé. J’ai su que les deux allaient me servir, le jour où Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement. L’écriture, vous vous en doutez bien, dans le contexte d’une revue, et la santé, parce que cette revue est consacrée à la diffusion d’informations en santé globale. Après avoir terminé des études en naturopathie il y a plus de 20 ans, j’ai travaillé dans ce domaine pendant de nombreuses années.

Une passion, c’est avant tout une affaire de cœur, un élan. Elle est une force prodigieuse qui fait avancer les choses. Lorsque Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef, j’ai répondu oui dans un élan du cœur, cet élan qui me caractérise quand je ressens que la passion sera le moteur de mes actions. Je crois en cette revue, j’y suis attachée en tant que lectrice et j’aime son « aura ».

En toute transparence, je vous dirais que dans les jours qui ont suivi mon OUI, j’ai eu des doutes et je me suis demandé si j’avais bien répondu à la question. En toute humilité, je ne pouvais pas m’approprier ce titre. Pourquoi? Je vous souffle la réponse à l’oreille. Quand j’ai dit OUI, j’étais dans l’être; quand j’avais des doutes, j’étais dans le paraître. Tout n’est pas clair, n’est-ce pas? Je poursuis. J’ai eu peur du jugement, peur qu’on doute de mes capacités, peur d’être ridiculisée, peur de ne pas être à la hauteur, puisque j’en étais à ma première expérience. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre une si belle aventure. Encore aujourd’hui, c’est du bout des lèvres que je prononce rédactrice en chef, comme s’il fallait que plus grand que moi m’accorde le consentement d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement.

Puis les jours ont passé, et je me suis mise à la tâche comme si j’avais toujours fait cela. Sérieuse, proactive, visionnaire et bien intentionnée, j’ai analysé, jeté mes idées sur la table, affiché mes couleurs, pris le taureau par les cornes, foncé dans l’arène, proposé du changement, défini mon rôle et cherché mon souffle, pour enfin sourire à ce OUI que j’avais prononcé, car j’ai compris que le jugement dont j’avais le plus peur, c’était le mien. J’ai alors décidé d’être avec moi plutôt que contre moi. La plus belle des rencontres, n’est-ce pas celle avec soi-même?

Il y 17 ans paraissait le premier numéro de la revue Cheminement; c’était sa naissance. Aujourd’hui, vous tenez entre vos mains le premier numéro de sa renaissance. Sa mission actuelle : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Vous aimez la revue Cheminement? Parlez-en, prêtez-la, offrez-la! Pour ma part, j’en parle, je la prête, je l’offre et, quand on me demande « vous êtes la rédactrice en chef ? », je souris et réponds OUI!

Rituels du matin

J’aime l’aube qui précède l’aurore. Elle est le moment de la journée où apparaissent à l’horizon les premières lueurs du jour. J’adore l’aurore, le moment qui suit l’aube et précède immédiatement le lever du soleil, où l’horizon présente des lueurs brillantes et rosées.

Depuis de nombreuses années, mon corps se réveille très tôt; il se déroule, se rafraîchit, s’étire et respire par tous ses pores. Encore au lit, mon premier rituel du matin c’est de parler à Dieu, d’offrir ma journée et de demander que soient placées sur mon chemin des personnes significatives, celles qui contribueront à mon cheminement, à mon évolution et l’atteinte toujours plus grande de mon projet de vie : « Ce qui donne un sens à ma vie, c’est de toucher les gens par mon écriture et de les inspirer par ma parole ».

Vient alors mon deuxième rituel du matin, celui-là qui fait vibrer mon être. J’allume quelques bougies, j’écoute des chants grégoriens, autant des chœurs d’hommes que de femmes, et je prends place, un livre à caractère spirituel entre les mains. Je me permets ici de nommer celui qui me touche et m’émeut profondément: L’alchimie de la prière, de Terry Lynn Taylor. Parfois, je plonge dans Les quatre accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz. O combien il existe de livres spirituels, inspirants et inspirés.

Mon âme a besoin d’être guidée sur le chemin de la découverte et ce rituel du matin pour moi, il représente un temps de ré-union avec moi-même et me permet de porter attention à mes sensations, mes émotions et mes pensées. Vais-je vous surprendre si je vous dis que je pleure, que des larmes chaudes coulent sur mes joues pendant mon rituel du matin?

Le chant grégorien est un genre musical qui appelle au calme, au recueillement et à la contemplation intérieure. Il apaise le tumulte mental, favorise la sérénité et permet d’élever l’âme vers le divin. C’est un moyen d’introspection et d’intériorisation.

Je veux aussi mentionner la musique d’Hildegarde de Bingen (1098-1179), laquelle remue mon être entier et crée en moi l’harmonie. Se situant dans l’héritage du chant grégorien, il s’agit d’une musique récitative, méditative et apaisante. Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques.

Dès 1101, à l’âge de trois ans, elle eut ses premières visions; ainsi disait-elle « Dans la troisième année de mon âge j’ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n’ai rien pu en dire ».

Je ressens ses états de grâce au travers de sa musique et de ses chants envoûtants, lesquels sont empreints de sérénité et semblent appartenir à un autre espace-temps. Ils sont une louange à Dieu et un miroir des sphères célestes.

Pourquoi mon rituel du matin? Parce qu’il est une expérience forte et grandiose dans la continuité de ma vie et parce qu’il élève mon état vibratoire; la musique y contribuant largement.

J’aime parler de ce rituel; il me définit, il me représente et il m’annonce. Parfois, je dois m’y arracher de force pour continuer ma journée car pendant cette période contemplative, mon âme, reliée à l’infini, aspire à le rejoindre.

Oui, je le répète, ce rituel du matin représente un temps de réunion avec moi-même, un temps sacré pendant lequel mon âme sait ce qu’elle désire et ce qui est bon pour moi, et dans cette disposition intérieure, j’écoute mon cœur et je suis dans ma propre vérité. Véritable recueillement et renaissance au quotidien.

Et vous, avez-vous un rituel? Si oui, que représente-t-il pour vous?

Le printemps, c’est l’éveil!

Voilà que le bout du nez du printemps se pointe avec son énergie de renouvellement et de renaissance! L’hiver fût rempli de moments d’introspection sous les couvertures chaudes, le temps est donc venu de sortir au soleil et de briller de toute notre essence.

La Vie, tout comme les années au Québec, est composée de quatre saisons auxquelles nous devons apprendre à danser afin d’en tirer profit. L’été nous apporte Joie et Bonheur avec ses longues journées et ses vacances; l’automne nous permet d’apprécier nos récoltes mûres et nos richesses; l’hiver nous offre un temps de réflexion et de retrouvailles; le printemps s’ouvre à nous en guise de guide à la renaissance.

Et c’est ainsi que la Vie se déroule, en succession de temps, de saisons et d’humeur ! Aahh, que la Vie est magnifique!

Avec cette revue Cheminement Vers Le Meilleur, je vous invite à y puiser pleinement et généreusement, dans les textes et les annonces, afin de vous y ressourcer dans le but de vous retrouver et renaître de vos cendres hivernales.

Peu importe notre direction et/ou notre chemin parcouru, le printemps nous invite à l’ouverture, à l’acceptation et aux opportunités.

C’est à nous de s’y laisser bercer momentanément, de décider de nos prochains pas et de concrétiser cette nouvelle énergie en actions précises afin d’ancrer solidement nos racines et de semer ce que nous voulons récolter au prochain automne.

Après quelques cycles personnels, je suis maintenant au pied de mon printemps : je m’y laisse tendrement bercer, amoureusement influencer et courageusement ancrer… Vers Le Meilleur de moi-même et de ma communauté!

Je vous invite à faire de même avec les bras ouverts et les cinq sens bien allumés pour ne rien manquer du prochain été magique de votre Vie!

Au grand plaisir de vous servir!

Prenez bien soin de vous!

Sur le chemin…

C’est en avançant que tout se précise.

Cette édition printanière vous introduit à notre vision éditoriale pour 2014. Vous découvrirez 11 articles qui sont placés sous 11 des 15 nouvelles chroniques que nous avons mises en place. Ces chroniques colorent l’univers des 5 sections qui organisent les contenus de Cheminement dans la revue et sur le web. Vous connaissez sans doute mieux aujourd’hui ces 5 sections qui ont été introduites à la fin de 2012; Orientation et choix de vie, Créer le meilleur chez-soi, etc.

Chacune des sections vous introduira à trois nouvelles chroniques. Elles présenteront les sujets variés qui selon Cheminement, contribuent le mieux à la santé globale et à l’équilibre de vie.

Cette richesse d’information est offerte grâce à la participation des nombreux auteurs qui ont répondu à notre invitation. Nous tenons à les remercier chaleureusement. Un formidable réseau de collaborateurs en Outaouais et ailleurs s’active en ce moment! L’avenir est très prometteur, le contenu nous propulsera vers le meilleur!

Actuellement, un nouveau comité éditorial est mis sur pied pour choisir les auteurs et les écrits que nous publierons en accord avec la mission du Cheminement et la vision du contenu. D’autres comités sont aussi en formation pour participer à l’élargissement de cette diffusion des informations bienveillantes de Cheminement. Le tout se déroule dans une ambiance de plaisir et de service. Bienvenue à quiconque souhaiterait y participer.

J’aimerais vous rappeler que si vous appréciez les résultats de tous nos efforts, je vous invite à encourager fortement nos annonceurs. Ce sont eux qui rendent possible l’impression et la diffusion de cette richesse d’information pour notre bien-être.

Pour ma part, mes souhaits sont que nous poursuivrons à perpétuer davantage la mission de Cheminement qui demeure toujours en tout premier lieu, mon éternel projet de cœur.

Bonne lecture et bonne découverte!

Et comme on se dit toujours ici entre-nous :
On continue…

« Un Pour Tous et Tous Pour Un! »

La légende de D’Artagnan, ce Mousquetaire du Roi ayant combattu jusqu’à la mort aux côtés de ses comparses, me revient instantanément à l’esprit lorsque les sujets de la collaboration et de la coopération sont abordés. Inévitablement, ce « Un Pour Tous et Tous Pour Un » représente la base de tout phénomène de groupe qui fonctionne.

En effet, laissez une seule personne « tomber » et le groupe s’écroulera probablement très rapidement. Non pas que cette personne faisait le groupe mais, la seule vision de voir un pair dans une fâcheuse position nous ramène rapidement à la réalité de la grande vulnérabilité d’un individu et, du même coup, à la nôtre.

En groupe, nous sommes plus grands que l’addition des forces de chacun tandis que seuls, nous nous concentrons à tenter de cacher nos nombreuses faiblesses. De là découle la force de se regrouper.

« Un Pour Tous et Tous Pour Un » est davantage qu’un cri de ralliement avant de partir sauver la princesse du méchant roi; c’est une philosophie de partage et de collaboration à appliquer qui nous rappelle que, sans l’autre, nous ne pouvons avoir tout, faire autant et ÊTRE davantage. Cette citation théâtrale a, à son cœur même, l’essence dont l’Humain doit s’abreuver quotidiennement.

La collaboration, le partenariat, la coopération, l’entraide… ce sont tous des synonymes de Respect, d’Amour et de Liberté. Et quoi de mieux, pour chacun de nous, que de se joindre au mouvement, de se « serrer les coudes » et de se responsabiliser, en tant que masse, afin de reprendre les guides de notre destinée collective et d’entreprendre le cheminement vers le meilleur de nous-même et de notre communauté! 🙂

Une invitation qui semble si grandiose…

Comment la réaliser? Par où commencer?

Je vous invite à visiter ma page web pour découvrir mon interprétation personnelle : www.Cheminement.com/Ian

Au grand plaisir de vous servir.

Prenez bien soin de vous!

Le Cheminement Autoral en tant que Voie d’Éveil

De nos jours, peut-être comme jamais auparavant, pour beaucoup d’entre nous le besoin de bien-être et de bonheur ne rime non seulement avec la réalisation de Soi et du sentiment de se sentir justement positionné dans le moment présent, mais vibre avec une quête d’infini, là où l’Âme s’apaise, le cœur rentre en résonance, la pleine conscience vit de synchronicités entre collaboration et partenariat.

C’est bien là le besoin de s’ouvrir à cette vie profonde et réussie, à la fois intime et cosmique, à entendre ses appels, qui conduit à chercher un sens unifiant, décisif et fondamental, ainsi que des liens à l’existence. Ce cheminement s’accompagne donc d’une élévation de son niveau de conscience, d’une disponibilité aux exigences intérieures, un radical affranchissement du matérialisme, une orientation de sa vie en fonction d’un absolu qui peut prendre la forme d’une cause sociale ou politique, d’une recherche du beau, du bon, du juste et du vrai, d’un service à l’humain, entre humains en étant partenaires tout en étant fondamentalement Soi.

Cette métamorphose nécessite donc de puiser dans ce spirituel qui dépasse l’ordre des considérations purement utilitaires et immédiates, celles de l’acteur et du système, pour accéder au domaine de l’altruisme et de la réalisation de Soi, de la cohérence et de la liberté intérieure, de la contemplation mais aussi de la croissance et de la confiance. Cette démarche est celle de l’Auteur, Auteur de sa Voie, qui incarne les passages du dépassement de Soi à la reconnaissance du plus grand que Soi. Mais qu’est-ce qu’être Auteur et pourquoi cela est-ce si primordial?

Les linguistes disent que le concept « d’Auteur » vient « d’autorité », et sa racine latine est « Auctor ». Selon eux, un Auteur est une personne qui œuvre, qui crée du nouveau : une relation, un langage, un état d’être, une réalité, un produit, une tonalité. L’autorité vraie, celle de l’auteur, ne découle donc pas d’un statut (simple autorité légale selon le modèle bureaucratique); elle ne provient pas non plus d’une expertise technique (la connaissance du solfège ne suffit pas pour composer une œuvre) ni d’actions dans un système (en référence à Crozier et Friedberg, 1977).

Elle prend sa source dans l’attitude (Habermas, 1986), l’intention et la pleine conscience (Rosenberg, 2007) d’une personne qui rompt avec les prévisions d’un système établi, dans ses facultés à se réaliser dans des expériences optimales, à collaborer et à communiquer avec son environnement, (Csikszentmihalyi, 2004), mais aussi devenir un leader dans un référentiel intégral tel que proposé par Hatala et Hatala (2000).

Or dans le cadre d’un monde en perpétuelle transition, si « prévoir » consiste à voir avant, et si « prévenir » c’est agir avant même de connaître (c’est-à-dire pour chaque personne dans son environnement, sans autre référence à une hiérarchie fonctionnelle ou opérationnelle, ni à un statut socioculturel et professionnel particulier), « l’état d’être » d’Auteur, c’est-à-dire d’exprimer le « Quantum Autoral » (Kauffmann, 2013), c’est puiser dans les caractéristiques du paradigme du leadership Quantique (Erçetin et Kamact, 2008) et générer une ascendance Autorale (Kauffmann, 2007).

Ces dernières sont essentielles en termes d’impacts, car elles permettent à l’Auteur de répondre aux exigences relationnelles, communicationnelles et partenariales au niveau :

  • prévisionnel (simulation de scénarios, avec objectifs, qualifications, contrôles et régulations) pour faire face aux aspects déterministes (notamment ceux de la maladie),
  • computationnel et de réseaux (batterie d’outils et d’exigences socioprofessionnels, d’obligation et de normes, d’activités stratégiques et de produits) pour faire face aux aspects interactionnistes traditionnels (pour répondre aux aspirations de transcendances),
  • du développement de conscience pour aborder les profonds changements dans les relations, avec Soi, mais aussi avec l’Autre, les organisations et la société (Senge, 1994; Senge, Scharmer, Jaworski et Flowers, 2005).

Ainsi être Auteur, c’est aussi et avant tout être responsable, établir des priorités et les communiquer, rechercher l’adéquation des moyens et des fins dans un développement soutenable, durable et équitable de Soi-même en collaboration avec l’Autre. C’est également s’impliquer par rapport aux objectifs personnels, sociaux et environnementaux (Augustin, 2010).

Mais comme le dit John Maynard Keynes pour dépasser la typologie de l’acteur dans son système, « les hommes d’action qui se croient parfaitement affranchis des influences doctrinales, sont d’ordinaire les esclaves de quelques théories passées… et la plus grande difficulté n’est pas pour les individus d’accepter de nouvelles idées, mais d’oublier leurs anciennes… » (Arena, 1993). Dès lors, pour réussir sa vie et être en santé il n’existe pas de meilleure Voie que celle de l’Autorat pour chacun de nous car elle nous recontacte avec ce qu’il y a d’essentiellement véritable en nous. Pour vivre et expérimenter le bonheur, nous avons tous besoin de liberté, de qualité authentique dans notre relation aux autres et au monde, mais aussi d’assumer entièrement le réel au-delà de nos peurs et de nos craintes, de nos insécurités et incertitudes.