La vie avec un grand V

La passion, c’est ce qui nous garde en Vie, avec un grand V.

La meilleure façon de détecter si une personne est passionnée ou pas, c’est de regarder l’étincelle dans ses yeux. Il n’y a pas de meilleur moyen pour savoir exactement à qui vous avez affaire. Les gens endormis (dans leur existence, entendons-nous bien) ont les yeux fades, sans vie. Ils sont aigris, désabusés, sans rêves ni buts. Le feu en eux semble mort, l’âme éteinte, et comme les yeux en sont le reflet, il n’est pas nécessaire d’être clairvoyant pour le voir. Regardez les grands passionnés de ce monde. Ils ont les yeux grands ouverts. On dirait même que parfois leurs yeux veulent sortir de leur orbite tant ils sont à l’affût de tout, comme s’ils ne désiraient rien manquer, comme s’ils scrutaient la moindre occasion d’apprendre et de s’émerveiller. Leurs yeux ne semblent jamais assez grands pour capter toute la vie qui se déroule devant eux. À votre tour maintenant. Allez vous regarder dans la glace. Où en êtes-vous? Oui! Oui! Je suis sérieux cette fois, allez-y tout de suite. Ne vous forcez surtout pas, restez naturels et scrutez votre regard sans émettre de jugement. Vos yeux sont-ils à demi clos? Si oui, ouvrez-les au maximum et constatez la différence. Ils deviendront rieurs, interrogatifs, vivants. Le seul fait de les ouvrir tout grands aura pour effet qu’ils porteront et capteront à la fois plus de vie. Puis, efforcez-vous de garder ce regard vif et passionné tout le reste de la journée et, sans jeu de mots trop facile, vous « verrez » la vie d’une tout autre façon. Et avec ce regard, je vous garantis que vous ne laisserez personne indifférent. Certaines personnes vous éviteront, tandis que d’autres seront attirées par vous comme un aimant.

Les passionnés s’attirent entre eux

Nous attirons tout ce qui tend à nous prouver que ce que l’on croit est vrai, surtout ce que l’on croit de soi… C’est la fameuse loi des affinités. Laissez-moi vous raconter à ce sujet une anecdote intéressante que j’ai vécue à Liège en Belgique, alors que je devais aller faire réparer de toute urgence un micro sans fil dont j’avais besoin le soir même pour une conférence. J’entrai donc dans un magasin d’électronique et demandai à voir au plus vite le préposé aux réparations. Ce dernier se présenta à moi, l’air particulièrement taquin. Comme, en plus, il me semblait plutôt jeune et inexpérimenté, je me mis à douter de sa compétence et hésitai à lui confier ce genre de travail. J’insistai toutefois pour qu’il fasse très attention, étant donné que mon micro était de grande valeur et que je ne voulais pas qu’il le brise davantage. Le plus sérieusement du monde, il me répondit d’une voix grave que j’avais bien raison d’être craintif, car il n’avait pas beaucoup d’expérience dans le domaine des micros sans fil et ratait habituellement son coup une fois sur deux, mais qu’il allait quand même essayer – et il appuya sur ce mot…  Je figeai sur place un instant, puis, voyant qu’il voulait tout simplement se moquer de mon attitude rébarbative, j’éclatai de rire et nous nous mîmes aussitôt à nous taquiner comme des gamins, oubliant presque la raison de ma venue dans cet endroit. Pendant ce temps, des gens s’étaient attroupés derrière nous. Par politesse, je leur offris de passer devant moi, car je n’étais pas si pressé que ça. Mais non, répondirent-ils, c’est tellement bon de vous entendre rire tous les deux. Ça nous manque dans ce temps gris qu’il fait dehors! Nous passâmes alors de longues minutes à déconner tous ensemble, moi, le réparateur et les gens tout autour qui s’amusaient de mon accent québécois qu’ils essayaient tant bien que mal d’imiter. Mais nous n’étions pas seuls. Je remarquai que d’autres personnes à l’air plutôt sérieux semblaient nous ignorer et évitaient notre attroupement de joyeux lurons, préférant même faire un long détour pour ne pas entrer dans notre bulle de joie et ressortir tout aussi rapidement par la porte de derrière. Il me parut évident que nous les dérangions par notre joie de vivre trop exubérante, est-ce possible? Eh oui, certaines personnes ne peuvent même plus supporter la joie, embourbées qu’elles sont dans la gangue de leur négativité. C’est difficile à croire, mais c’est malheureusement la réalité. Quelques heures plus tard, je revins reprendre mon micro bel et bien réparé et je remarquai que le jeune préposé en question avait les yeux toujours aussi brillants. Tout ça pour dire qu’il nous appartient à nous-mêmes de choisir notre clan, celui des endormis ou celui des passionnés de la vie, deux clans qui, comme vous pouvez le constater, on souvent bien du mal à se côtoyer.

Le changement, une bénédiction?

Plusieurs personnes se plaignent qu’il y a trop de changements dans leur vie et d’autres se plaignent qu’il n’y en a pas assez. Je ne sais pas si un jour nous développerons une vertu spirituelle, que l’on nommera « contentement ». Il n’y a qu’une chose qui est constante dans notre monde et c’est le changement, tout change, les personnes, les choses et les expériences. Très souvent, on accueille le changement comme un visiteur indésirable, excepté si on pense que cela va améliorer une partie de notre vie qui ne nous satisfaisait pas, comme un meilleur emploi, une plus belle maison, une meilleure relation, etc. Un changement pour le meilleur nous apporte de la joie et même du bonheur. Très peu de personnes aiment les changements qui nous semblent négatifs, car ils nous font travailler fort et parfois longtemps avant qu’on prenne conscience que c’était une bénédiction.

Pourquoi une bénédiction? Parce qu’on se rend compte après s’être débattu durant un certain temps, que ce changement apportait un plus dans notre vie et par le fait même, un nouveau niveau de conscience. Tout changement difficile à l’extérieur, amène un changement bénéfique à l’intérieur. Le problème, c’est qu’il est habituellement difficile pour l’être humain de laisser aller ses vieilles croyances, ses vieilles habitudes et de sortir de son cercle de sécurité. Chaque fois qu’un changement vient déranger notre vie, c’est pour nous faire évoluer intérieurement et extérieurement. Ces changements pour le pire nous aident à développer plus rapidement les qualités de patience, tolérance, compassion, sagesse, compréhension et amour. Le développement d’une de ces qualités est la bénédiction de tout changement.

Comme le dit si bien Sri Harold Klemp, le maître ECK vivant, les changements deviennent beaucoup plus faciles à gérer, lorsque notre acceptation s’ouvre de plus en plus. Il dit aussi que notre état de conscience est notre capacité à accepter ce que la vie nous apporte. Le point important, lorsque survient un changement indésirable, est de se demander « qu’est-ce que la vie veut m’apprendre? ». Lorsqu’on a obtenu la réponse à cette question, on découvre le cadeau qui se cachait derrière.

Le secret pour composer avec le changement est notre attitude. Il est impératif de comprendre que ce n’est pas ce qui arrive qui détermine ma vie, mais la façon dont je réagis intérieurement à ce qui arrive et ce que je décide de faire avec ce qui arrive.

Une des meilleures façons que je connaisse, pour comprendre le pourquoi d’une expérience, d’un événement ou d’un changement, est de l’amener en contemplation à l’aide du chant du HU (se prononce hiou). Le HU est l’ancien nom sacré de Dieu. Lorsque l’on chante ce son sacré, c’est un chant d’amour à Dieu. Ce son a aussi le pouvoir d’ouvrir notre conscience et de nous élever au-dessus du problème, pour avoir une meilleure vue d’ensemble.

La façon de le faire est la suivante : assis ou étendu, fermez les yeux et portez votre attention sur un point situé entre les deux sourcils, sans forcer.

Placez votre question ou votre expérience sur votre écran mental, comme si vous étiez assis au cinéma et que vous regardiez votre question sur l’écran blanc.

Chantez doucement, intérieurement, le son HU (hiou) sur l’expiration, comme ceci : hiou-ou-ou-ou… et demandez de l’aide.

La réponse peut venir immédiatement ou dans les heures ou les jours qui vont venir, soyez à l’écoute de la vie.

Vous pouvez faire cet exercice à tous les jours, de 5 à 10 minutes ou dans n’importe quelle situation si vous avez besoin d’aide intérieure ou extérieure.

Pour faire cet exercice spirituel, vous n’avez besoin qu’un peu de discipline et de l’amour de soi.

Quelle famille!

La famille doit-elle passer avant tout?

Comment se respecter en demeurant authentique tout en valorisant sa vie familiale? Encore faut-il déterminer de quelle famille on parle. Votre noyau familial? C’est-à-dire votre conjoint et vos enfants. Ou vos parents? Père, mère, frères et sœurs. Et que dire des centaines de variations à cette composante qu’on appelle « famille reconstituée » et ses « beaux-parents ». La connotation du mot « famille » a plus « évolué » dans les 20 dernières années que dans les 500 auparavant! C’est donc important de s’y retrouver.

Établissons d’abord que personnellement, je crois que les parents sont avant tout redevables à leurs enfants. Du moins, jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge adulte. J’y ai longuement réfléchi. Toute ma vie, à vrai dire. Du point de vue d’un enfant heureux, venant de parents divorcés. Du point de vue d’un père de famille monoparentale aussi.

Il est raisonnable de penser que nos enfants sont des « âmes » qui se trouvent dans le calme le plus serein et le bonheur total. Puis soudainement, si on regarde les faits froidement, ils se font « inviter » ou aspirer dans le monde physique par deux êtres humains fertiles qui s’accouplent. Certains ont certes une belle histoire d’amour durant le moment et par la suite, mais pour plusieurs, les circonstances sont toute autre. Ce qui fait que ces petits êtres qui n’ont pas demandé à venir au monde se retrouvent totalement dépendants du jugement et des valeurs de ces deux individus.

L’ironie, c’est que le monde entier s’entend pour dire que le rôle de parent est le plus important qui soit, mais en même temps, pour ce qui est de la « formation », les géniteurs sont totalement laissés à eux-mêmes sans expérience – à part la leur comme enfant- pour relever ce défi monumental.

Ah! Non, madame, pour ce qui est des formulaires à remplir, les tests d’aptitudes, les frais et les permis, on les garde pour les choses vraiment importantes. Comme obtenir un droit de pêche ou pouvoir vendre des hot-dogs sur le coin d’une rue. On n’accorde pas ce genre de « responsabilité » à n’importe qui. N’est-ce pas étrange?

« La biologie est la moindre chose pour faire de quelqu’un une mère. » — Oprah Winfrey

Nos ascendants

Jusqu’au moment où un individu peut ou veut voler de ses propres ailes, la famille qui l’a mise au monde « père/mère – frères/sœurs » demeure sans doute son noyau principal, et le plus important. Le centre de son univers? Ça reste à voir et c’est très personnel selon l’expérience.

Je crois qu’avant tout, nos ascendants vont récolter plus souvent qu’autrement ce qu’ils ont semé. Si nos parents prêchaient par l’exemple en ayant des liens tissés serrés, des rapports fréquents et chaleureux, les chances sont fortes que leur progéniture continuera dans ce sens. À l’inverse, des enfants laissés à eux-mêmes ou carrément maltraités risquent de se rebeller d’une façon ou d’une autre éventuellement.

Il faut donc tenter de ne pas vous en faire trop, avec la pression sociale de ce qu’une relation avec vos parents – ou les grands-parents de vos enfants – doit, ou devrait avoir l’air.

Mes recommandations :

  • Soyez maître de votre vie. De votre propre relation « ascendants/descendants » et de votre propre noyau familial (conjoint-enfants). Sachez non seulement tirer le bon de l’enseignement de vos parents, mais oubliez le mauvais. Et pourquoi pas initier du nouveau! Avec la panoplie de livres et d’exemples inspirants dans notre entourage, les parents d’aujourd’hui sont mieux équipés que jamais.
  • Bref, agissez comme vous auriez aimé qu’on agisse avec vous. Trop de parents se cachent derrière les excuses du passé. « Je ne sais pas comment t’aimer mieux! J’ai moi-même été mal aimé! » Foutaise. Si vous savez que vous « pouvez » aimer mieux, faites-le. Ceux qui ne le savent pas ne se donnent pas d’excuses. Ils font tout bonnement de leur mieux. Si vous n’êtes pas certain où vous vous situez dans tout ça, vous pouvez toujours consulter un professionnel de la santé!
  • Écoutez votre cœur et votre tête. Ils ne se trompent jamais. Ils vous dicteront comment agir. Les problèmes surviennent quand on écoute n’importe qui. Doctrines religieuses, parents, amis ou pire, les téléromans.
  • Prenez soin de vos enfants. En serviteurs soumis? Absolument pas. En facilitateurs et guides de vie équilibrée? Tout à fait. C’est naturel et instinctif d’être redevables à nos enfants.

Aimer doit être sans efforts. Et sans attentes d’autogratification instantanée. J’ai la conviction profonde que tous et chacun sait différencier dans son for intérieur le bien du mal. Hormis, bien sûr, les enseignements religieux archaïques. Par exemple : « le père a toujours raison », donc « écoute ton père » ou « tais-toi et prends la baffe que ton père te donne, après tout, c’est ton père ».

Idéalement, nous devrions avoir d’excellentes relations avec tous les gens qui nous entourent. Mais en fait, il est impossible d’être « tout le temps » authentique, de se respecter et de bien nous entendre avec tous les êtres humains de notre entourage. Voir même seul à seul les membres dans notre propre famille peut être un défi. L’important, c’est de faire de son mieux. Et malheureusement, vous êtes le seul à savoir si vous faites vraiment de votre mieux ou non. Tout est une question d’équilibre. D’ailleurs, quand je me questionne, à savoir si un sentiment ou une idée existentielle est correct ou non, je fais une réflexion en rapport avec la nature et les animaux. Difficile de se tromper. Ces derniers, qui ont très peu de pressions « sociales », agissent selon ce qui vient « naturellement ». En ce qui a trait à leurs petits, ils surveillent le nid jalousement et prennent bien soin d’équiper leur progéniture de tous les outils nécessaires à leur survie et à leur épanouissement. À votre tour de passer à l’action.

Guérir sa vie

Toutes mes années de réflexion ainsi que toutes les découvertes que j’avais faites, je me devais de les partager avec le plus grand nombre de personnes possible, mais comment? Il fallait que je réussisse à mettre en place un concept de santé globale adapté.

Après des heures de réflexion dans la nature, l’application de ce concept m’est apparu comme étant la solution.

L’objectif premier de cette approche ne se résume pas uniquement à guérir une maladie comme étant un élément isolé, mais bien comme le symptôme d’un déséquilibre touchant la personne dans son entier. Ce concept aurait pour nom Guérir sa vie.

Son but est d’aider la personne à reprendre le volant de sa vie bien en mains en comprenant pourquoi cette maladie a pris place en elle, ce qu’elle doit faire pour en stopper la progression, pour se guérir et mettre en place une hygiène de vie capable de prévenir l’apparition de nouvelles maladies.

La santé en six points

Le concept de santé globale Guérir sa vie porte sa réflexion sur les six points suivants, domaines de notre vie que l’on doit questionner avec conscience afin de pouvoir repérer quels sont nos indicateurs de santé et de maladie.

  • L’alimentation

Voilà la première piste à explorer. La personne est invitée à devenir consciente de sa façon de manger, de la qualité des aliments qui entrent dans son assiette ainsi que des émotions qui sont associées au fait de manger. « Est-ce que tu manges tes émotions? ». Voilà une question à laquelle chacun de nous doit répondre.

  • Le stress

Quelle place occupe le stress dans votre vie? Ici, je m’intéresse surtout aux petits stress anodins qui passent trop souvent inaperçus. La gestion du stress est aussi une question de gestion des émotions : colère, tristesse et de la surchauffe des cerveaux.

  • Le mouvement

Dans l’application du concept de prise en charge de sa vie, l’activité physique est primordiale. Comment bouger sans devenir des martyrs? Il faut d’abord bouger intérieurement, se mettre en action et, tout comme pour l’alimentation, retrouver son centre et son instinct pour découvrir le type d’exercices approprié pour nous.

  • L’environnement

On ignore trop souvent que notre habitat peut être à l’origine de nombreux problèmes de santé : moisissures, champs électromagnétiques, micro-ondes, etc. Voilà autant d’éléments dont il faut tenir compte dans notre quête de guérison.

  • La spiritualité

La spiritualité est pour moi synonyme de la réflexion que l’on porte sur le sens de sa vie. Est-ce que votre vie fait du sens? Dans quelle direction allez-vous? Quels sont vos objectifs? Toutes ces questions et bien d’autres encore doivent trouver réponse.

  • La génétique (nos ancêtres et notre code génétique)

Notre monde rapide a vite fait d’oublier ses ancêtres. Par l’intermédiaire du méridien du rein, la médecine chinoise nous rappelle que ceux et celles qui nous ont précédés ont non seulement laissé des traces génétiques, mais aussi des traces émotives en nous. Plusieurs conflits actuels viennent de vieilles lésions familiales. Chaque personne est donc invitée à faire un bilan généalogique durant son voyage intérieur.

Dans les chroniques qui vont suivre, nous allons explorer ensemble ces points un à un, nous allons même les décortiquer afin de vous aider à mieux les maîtriser, à jouer avec chacun d’eux pour vous permettre de maintenir l’équilibre dans votre vie, pour vous aider à guérir votre vie.

Anecdote

Durant un stage en recherche, je demande au pathologiste responsable comment il explique le fait que les gens attrapent la grippe après avoir eu froid aux pieds. Pour toute réponse, il me dit : « Je ne le sais pas! ». Je restai bouche-bée! Dans mon esprit, la science venait d’en prendre un coup. J’ai trouvé plus tard la réponse avec la médecine chinoise, qui nous enseigne qu’un coup de froid peut amener un déséquilibre dans les circuits d’énergie du méridien rein-vessie ouvrant la porte à une faiblesse potentielle des autres méridiens, dont celui du poumon.

Réflexions :

« Bien que le cours de médecine se déroule sans histoire, déjà l’autre côté des choses m’attire. » Jean Drouin

« Chaque être humain porte un trésor. À nous de le découvrir. » Gilles Vigneault

« Si l’ennemi est trop fort, reculez, et s’il faiblit, revenez, mais demeurez toujours là en évitant judicieusement tous les tirs. » Mao Tsé Toung

« Tout se tient dans l’Univers, ici encore la médecine chinoise l’avait observé bien avant nous. » Jean Drouin

Le cadeau de ma mère

Le travail que l’on fait sur soi, pour essayer de comprendre ce que l’on vit et guérir nos blessures intérieures, finit toujours par porter ses fruits. J’en reçus la preuve au moment du décès de ma mère. Au cours des deux derniers mois de sa vie, j’ai vécu auprès d’elle des moments d’une infinie douceur qui effacèrent les quarante années de conflits que nous avions vécues.

Très jeune, je voyais ma mère comme une personne austère et contrôlante, qui exigeait que je lui obéisse et qui ne m’écoutait jamais. Je ne me souviens pas qu’elle m’ait serré dans ses bras ou qu’elle m’ait dit qu’elle m’aimait. Ce manque de communication me poussa à être incapable de lui parler de mes sentiments réels, j’étais en conflit permanent avec elle.

À vingt-sept ans, mon corps se rebella à son tour, face à toutes ces émotions refoulées. J’entrepris alors une recherche personnelle pour comprendre l’origine de cette maladie.

Pendant des années, mon cheminement évolutif se poursuivit à l’intérieur de plusieurs formations et consultations, dont la psychothérapie et la métamédecine. Je découvrais des pistes intéressantes pouvant expliquer mon conflit face à ma mère, pistes qui remontaient à l’événement le plus traumatisant de ma vie : ma naissance. Mais lorsque je questionnais maman, je n’obtenais jamais de réponses corroborant mes découvertes.

Ma mère me consultait de temps à autre, en tant que chiropraticien. Comme elle ne se sentait pas bien depuis plusieurs mois, mon père me demanda de la voir à mon bureau. En posant mes mains sur elle, je perçus que son corps était très mal en point et lui conseillai de se rendre de toute urgence à l’hôpital pour des examens.

On lui fit une chirurgie abdominale exploratrice le jour même pour découvrir qu’il était trop tard pour intervenir. Le cancer avait rongé ses intestins et s’était propagé aux autres organes. Elle refusa la chimiothérapie et choisit de mourir à la maison, entourée des siens.

Nous étions en état de choc, mon père, mon frère, mes sœurs. Voyant à quel point la famille était ébranlée, je proposai de nous réunir et de partager nos sentiments, afin de nous épauler mutuellement à travers cette épreuve. Tout en nous relayant au chevet de maman, nous avons donc pris le temps de nous asseoir régulièrement ensemble pour échanger sur ce que nous vivions individuellement.

Petit à petit, en parlant ouvertement de la mort, nous sommes arrivés à l’apprivoiser, à libérer nos émotions douloureuses et à diminuer notre sentiment de perte. Ces échanges contribuèrent aussi à resserrer les liens entre nous, à créer un véritable clan familial.

Pour ma part, ces deux mois passés au chevet de maman m’ont permis d’amorcer, pour la première fois de ma vie, un dialogue très intime avec elle. Elle me révéla enfin la vérité au sujet de ma naissance. Elle me raconta que je m’étais présenté plus vite que prévu et que le médecin n’était pas encore à l’hôpital. Voyant cela, les infirmières paniquèrent et lui refermèrent les jambes en lui demandant de me retenir jusqu’à ce que le médecin soit sur place. Maman m’a donc retenu la tête coincée dans son vagin pendant une vingtaine de minutes, avant de sombrer dans l’inconscience à l’arrivée du médecin.

Mon cerveau de nouveau-né a interprété ces événements à sa façon : maman me retient parce qu’elle a honte de moi. J’ai donc eu une peur viscérale. Maman me confirma ce jour-là que je ne m’étais pas trompé. Cela me rassura en me prouvant que j’avais suivi le bon chemin et que toutes ces années de recherche intérieure et de thérapies diverses n’avaient pas été inutiles.

La veille de sa mort, j’étais au chevet de maman. Elle reposait sur le côté, me tournant le dos, tandis que j’étais assis près de son lit. Le moment me semblait propice pour lui ouvrir mon cœur, et boucler la boucle avec elle avant qu’il soit trop tard. Je lui dressai le bilan de notre vie passée ensemble, prenant le temps de lui expliquer tout ce qu’elle m’avait offert. Je lui mentionnai les parties d’elle que j’avais aimées et celles que j’avais détestées sur le moment, mais que je percevais différemment aujourd’hui.

Par exemple, en jouant le rôle d’une mère contrôlante, elle m’avait incité à devenir autonome. Son manque de tendresse à mon égard m’avait forcé à aller vers les autres. Son attitude rigide et ses non-dits m’avaient stimulé à développer la communication avec les gens, et ainsi de suite. Je lui étais infiniment reconnaissant, car je réalisais que sans elle, je ne serais pas devenu l’homme que je suis aujourd’hui.

Je lui partageais mes sentiments, sans aucune attente, mais elle m’offrit en retour un cadeau inestimable. Dans un ultime effort, elle tourna la tête vers moi et prononça pour la première fois, ces mots merveilleux que je croyais ne jamais entendre de sa bouche : « Yves, je t’aime! ». Pleurant de gratitude, je la pris alors dans mes bras et la remerciai sincèrement.

Je la bordai tendrement ce soir-là et le lendemain matin, je sus en la voyant, qu’elle ne passerait pas la journée. J’en avisai mon père. Constatant qu’elle respirait difficilement, je la pris dans mes bras et lui soufflai doucement à l’oreille : « Maman, il est temps de partir. ». Elle cessa de respirer à l’instant même. Tout était désormais accompli entre elle et moi. Malgré mon chagrin, je me sentais paisible intérieurement. Je ressentais une immense gratitude face à ma mère qui m’avait offert le privilège de mourir dans mes bras. Je la gardai tout contre moi un moment, la remerciant encore une fois pour tout ce qu’elle m’avait apporté dans cette vie, puis je cédai la place à mon père afin qu’il puisse lui faire ses adieux à son tour.

Les derniers instants de ma mère ainsi que son décès furent la partie la plus apaisante de ma relation avec elle. Quarante années d’incompréhension fit place à une ouverture du cœur incroyable. Cela a permis de rééquilibrer le mouvement naturel mère-enfant, faussé dès le départ par une perception basé sur la survie. Cette expérience fut très enrichissante dans ma vie. Je suis conscient que ce moment de grâce, vécu avec ma mère dans les derniers instants de sa vie, n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe du travail intérieur que j’ai effectué pendant des années.

La chose la plus précieuse au monde

Le temps est plus précieux que l’argent.

On peut toujours gagner plus d’argent, mais jamais plus de temps.

En pleine récession, où nous sommes tous touchés de près ou de loin par cette crise, je ne peux voir que des opportunités. Bien que rempli de compassion pour les gens qui se font déstabiliser par la perte de clients ou la perte de leurs emplois, je vois cette période creuse comme l’opportunité rêvée de réajuster notre tir. Non seulement au niveau du travail, mais sur la qualité de notre vie dans son ensemble. D’ailleurs, on ne le fait jamais assez souvent.

La nature humaine est ainsi faite qu’on doit se retrouver en situation de crise pour réagir ou bouger. Le confort ou « pseudo-confort » endort. Le fait que l’essence se retrouve à 1,50 $ a fait qu’on s’est tous préoccupés de l’environnement et des moteurs à essence. Quand notre conjoint nous annonce qu’il ou qu’elle nous quitte, on dit être prêt à tout faire pour changer! Notre patron veut couper notre poste ou un client veut partir? Encore ici, on est prêt à tout pour améliorer la situation.

Je vous invite à prendre cette période plus difficile pour vous poser des questions sur vos relations. Surtout, sur la qualité de vos relations. Relations familiales, relation amoureuse, relations amicales et relations d’affaires. Passez-vous du temps de qualité avec des gens qui vous inspirent et qui partagent vos valeurs profondes? Ou passez-vous plutôt beaucoup de temps avec un peu tout le monde qui est sur votre passage.

On serait porté à croire qu’en affaires, tous les clients sont les bienvenus. Mais je me suis aperçu, après quelques années, que 20 % de mes clients drainaient 80 % de mon énergie. Et que 20 % de mes clients apportaient 80 % des revenus à l’entreprise. J’ai toujours tout fait ce que j’ai pu pour plaire à tous mes clients. C’est dans ma nature et dans la nature, je crois, de tous les entrepreneurs qui ont le souci du service à la clientèle et qui veulent réussir. Mais j’ai réalisé que certains clients étaient impossibles à satisfaire. Le meilleur de notre entreprise, nos meilleurs efforts collectifs, n’étaient pas encore assez bon pour eux. Je devais donc corriger la situation.

Je vous concède que je me trouvais complètement fou de considérer congédier un client. Mais la première fois que je suis passé à l’action, c’était comme si on avait enlevé un poids énorme de mes épaules. Et pour ceux qui s’interrogent, les revenus perdus ont été remplacés plus vite que je ne l’aurais imaginé. J’étais revenu aux principes de base de la loi d’attraction qui enseigne de focaliser sur le bon, le positif. Et depuis, j’hésite beaucoup moins avant de laisser aller un client.

Dernièrement, j’ai même écouté un prospect pendant 20 minutes nous expliquer dans nos bureaux ce qu’il faisait et comment nous devrions faire notre travail pour l’aider. Oui, oui! Il nous disait ce qu’il attendait de nous et ce que les autres, avant nous, avaient fait. Alors à la seule occasion où j’ai pu émettre mon opinion, il s’est vite empressé de me couper la parole pour reprendre son monologue. Il a rejeté du revers de la main ce que j’avançais comme piste de solution. Finalement, quand il n’avait plus de souffle ou de mots à dire, j’ai pris mon courage à deux mains pour lui avouer que je ne croyais pas que nous étions un bon fournisseur pour lui. Vous auriez dû lui voir la « fraise »! Je l’ai senti insulté. Mais je peux vous assurer que nous nous sommes tous les deux sauvés beaucoup de temps et de complications futures en ne faisant pas affaires ensemble.

« Plus grand est l’obstacle, et plus grande est la gloire de le surmonter. » Molière

Avez-vous besoin de « congédier » un ami? Un conjoint? Un patron? Un membre de votre famille? Le temps est précieux et les heures que vous perdez à tenter de « passer au travers » de certaines situations ne seront jamais récupérables. Surtout que ce temps précieux est gaspillé et pourrait être utilisé à vous faire plaisir. À vous rapprocher de gens qui vous ressemblent et que vous aimez. Autant dans votre travail, avec des clients qui vous font confiance et qui veulent progresser dans la direction que vous proposez. Qu’avec des amis qui vous sont chers et qui ont des valeurs que vous partagez.

Jimmy Sévigny, un conférencier-motivateur, a perdu plus de 300 livres après avoir frôlé la mort alors qu’il était adolescent et que son poids était hors de contrôle. Il demandait à une famille lors d’une consultation, qu’est-ce que vous feriez avec 86 000 $ par jour si je vous disais que rien de ce montant ne peut être gardé pour le lendemain? Tous ont répondu : « on dépenserait tout! » Et Jimmy de répondre, c’est exactement ce que vous devez faire avec le temps. 86 000 secondes à tous les jours et quand la journée est finie, rien n’est transférable ou récupérable. Réfléchissez bien à comment vous « dépensez » vos 86 000 secondes.

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant.

Pourquoi la « planétisation » est inévitable?

L’idée d’un thème sur la planétisation m’est venue soudainement. À ce moment-là, je n’avais encore aucune idée de ce que le mot « planétisation » voulait dire. Lorsque j’ai mentionné ce terme à l’équipe de Cheminement, personne d’autre n’avait encore entendu ce terme, mais nous étions tous intrigués par sa signification implicite. Depuis, j’ai découvert que le mot avait été inventé par Teilhard de Chardin, le philosophe-théologien-scientifique renommé qui a bâti sa réputation en posant comme hypothèse l’idée que l’évolution était tout autant un processus spirituel que biologique.

Les choses deviennent plus complexes

Selon les scientifiques et les philosophes, l’univers a commencé de façon simple et a évolué graduellement pour devenir quelque chose de plus complexe. C’est un de ces rares concepts sur lequel même théologiens et physiciens ultramodernes sont en accord : au début, l’univers n’était rien d’autre qu’un point d’énergie qui a explosé en d’innombrables particules de matière et d’énergie.

Ce nuage de matière et d’énergie a continué son évolution en se combinant en d’innombrables permutations pour former les étoiles, les planètes, les comètes et les astéroïdes. L’une de ces planètes était la Terre. À mesure qu’elle a évolué et changé, elle a donné naissance à la géographie qui nous entoure ainsi qu’à toutes les formes de vie avec lesquelles nous partageons cette belle sphère.

Tout ce que nous savons au sujet de la vie supporte l’idée que celle-ci a évoluée à partir de formes extrêmement simples (telles que les êtres unicellulaires) jusqu’aux êtres plus complexes (tels que les humains, les baleines et les dauphins). Étant donné le fait que l’évolution se poursuit depuis des milliards d’années, la terre et tous ses habitants vont continuer d’évoluer et de changer. Nous avons donc toute raison de croire que, pour les générations futures, notre génération actuelle paraîtra plutôt primitive et non évoluée.

Les choses s’accélèrent

Maintenant que nous savons que cette planète entière est impliquée dans un procédé continuel de changement, un facteur important à considérer est celui-ci : à quelle vitesse ce changement se produit-il? Encore une fois, il y a une évidence considérable qui indique que le processus d’évolution accélère sans cesse depuis le Big Bang. En d’autres mots, plus les choses changent, plus elles tendent à changer rapidement.

En outre, non seulement le changement se produit-il plus rapidement, il se produit à un rythme exponentiel : l’ampleur de chaque nouveau pas dépasse de beaucoup le pas précédent. Cette hypothèse semble être complètement supportée par des recherches continuelles qui se font dans les diverses branches de la science. Par exemple, il y a beaucoup d’évidence qui démontre que les virus peuvent muter à un taux alarmant. C’est ce qui leur permet de contrecarrer les antidotes que la science médicale moderne met dans leur chemin.

Cette accélération du changement s’effectue encore plus rapidement dans les domaines qui ont trait à l’humanité même. Tandis que toutes les sociétés ont démontré une capacité d’adaptation aux changements, la société moderne, elle, change à un taux ahurissant. Ce rythme de changement est encore plus accéléré par la rapidité accrue de notre développement technologique. Vous n’avez qu’à vous rappeler de tous les changements que vous avez vus durant votre propre vie. Quand était la dernière fois où vous avez utilisé un téléphone à cadran rotatif? Une machine à écrire? Ou une bande magnétique à 8 pistes? Ou encore, quand était la dernière fois ou vous avez utilisé une disquette d’ordinateur? La plupart des adolescents d’aujourd’hui peuvent à peine reconnaître ces instruments!

Les choses se diversifient

Non seulement les choses évoluent-elles à un rythme de plus en plus accéléré, elles se dispersent également dans toutes les directions et d’une façon telle que la vie et le monde qui nous entoure deviennent de plus en plus diversifiés. Encore une fois, il y a plein d’évidence pour supporter cette théorie dans tous les secteurs de la vie.

Au microscope, de nouvelles formes de vie apparaissent continuellement. Au niveau économique, la planète entière évolue de nouveaux modèles de production, de commerce et de consommation que personne ne pouvait concevoir il y a même quelques décennies. Des modèles semblables de diversification apparaissent également au niveau social et culturel à mesure que les diverses races et les cultures se croisent et se mélangent.

Évidemment, les innovations technologiques telles que l’Internet servent à alimenter cette diversification encore plus à mesure que les groupes et les individus de partout sur le globe découvrent que « c’est ok d’être différent ». Les blogs et les groupes de discussion prolifèrent partout. Le mantra qui domine dit : fais ta propre affaire.

Les choses convergent

Il est assez curieux de voir qu’autant les choses changent, accélèrent et se diversifient, la vie converge également de façon particulière pour refléter un autre aspect du processus d’évolution. En d’autres mots, juste comme les choses semblent s’éloigner de plus en plus, en réalité, celles-ci se rapprochent de plus en plus étroitement ensemble.

Afin de mieux comprendre ce concept particulier, il nous faut entrer dans le monde de la mécanique quantique, le monde d’Alice aux pays des merveilles. Dans le monde d’Alice, tout est actuellement l’opposé de ce qu’il semble être. Les choses qui apparaissent très larges sont actuellement très petites. Les choses qui semblent petites sont énormes. Les choses qui sont vites sont lentes, etc…

C’est un fait que, plus on observe le monde des particules quantiques, plus on s’aperçoit que le cosmos ressemble au monde magique et farfelu dont parlaient autrefois les légendes autochtones. Dans un tel monde, le détachement objectif auquel aspire tous les scientifiques est impossible puisque l’énergie obéit aux attentes de ceux qui les observent. Et plus, on s’acharne à expliquer la matière de façon ultra-scientifique, plus nos théories semblent abstraites, immatérielles et même « spirituelles »…

Il en résulte que le monde entier semble tourner à l’envers. Alors que les scientifiques s’expriment de plus en plus en termes de « conscience cosmique », certains théologiens commencent à accepter l’existence des phénomènes parapsychiques, les banquiers s’ouvrent à la sagesse du développement durable et les gourous spirituels prêchent la moralité de la prospérité et l’inévitabilité de l’expansion. Les urbanistes se précipitent à la découverte de nourriture biologique et les gens de la campagne voyagent à travers le monde par les raccordements d’Internet haute vitesse. L’est rencontre l’ouest. Le nord découvre le sud. Et les quatre coins de la planète se fusionnent ensemble dans de nouvelles combinaisons inattendues et des permutations jamais encore imaginées auparavant. Le démuni s’éveille à sa prospérité inhérente et le riche embrasse sa simplicité intérieure.

En route vers notre Point Omega

Que penser de tout ça? Que va-t-il advenir de notre belle planète? Trouverons-nous une façon de vivre en harmonie avec ses innombrables espèces? Et quel sera le sort de l’humanité? Une chose est certaine : notre planète toute entière se précipite vers son avenir à un rythme de plus en plus acharné. Atteindrons-nous un point de destruction ou un point de perfection? Arriverons-nous à ce fameux « Point Oméga » dont parlait Teilhard de Chardin? Ce sont là des questions bien pertinentes dont les réponses sont encore en voie de devenir.

Ce qui importe le plus dans tout ça, est le fait qu’un nombre croissant d’entre nous sommes de plus en plus convaincus que tout est parfait et que tout se déroule comme il se devrait. En dépit de toutes les apparences du contraire, le monde n’est pas en train de se détruire, il est plutôt en train de se réinventer. Cette conviction est une perspective qui prend de l’essor dans maints milieux et est proclamée par des maîtres de diverses disciplines. Le gourou Esther Hicks résume la situation assez bien lorsqu’elle dit : « L’univers est en expansion parce que l’expansion est inévitable ». Ou, pour le dire encore dans les mots de Ramtha, un autre maître spirituel : chacun de nous est en train de découvrir la joie de « faire connaître l’inconnu ». Pour ma part, il m’est difficile d’imaginer une période plus excitante de notre histoire. Je me réjouis du fait que chaque nouvelle génération m’apparaît de plus en plus évoluée, de plus en plus connectée et de plus en plus prête à affronter le changement non pas comme une corvée, mais plutôt comme une occasion d’embrasser la vie et de célébrer l’univers.

Faire ce qu’on aime et aimer ce qu’on fait! Deux principes pour être heureux au boulot

Un jour, alors qu’un ami me demandait ma recette du bonheur au travail, je répondis par cette simple question : « qu’est-ce que tu aimes faire? ». À cela, il me répondit : « je connais plusieurs logiciels informatiques, je suis capable de coordonner des travaux, j’ai un bon esprit de synthèse, etc. ». Voyant qu’il ne répondait pas vraiment à ma question, je la posais à nouveau : « Ok, tu as énoncé ce que tu es capable de faire. Parfait. Maintenant, dis-moi ce que tu aimes vraiment faire dans la vie? ». Il fit une pause en silence, puis continue : « Je ne sais pas! Je ne sais vraiment pas ce que j’aime faire! Je n’y ai jamais pensé! ».

Voilà la vérité! Trop souvent, on se connaît mal. On ne sait pas ce qu’on aime. On ne sait pas ce qu’on veut dans la vie. Alors, si vous êtes dans cette situation, ne vous en faites pas : il paraît que plus de 90 % des gens n’ont pas une vision claire de ce qu’ils aimeraient accomplir dans leur vie! J’ai déjà fait partie de cette triste statistique et il a fallu un événement douloureux pour me réveiller. À l’âge de 33 ans, j’ai subi un infarctus (crise cardiaque) qui a failli me coûter la vie! Pas besoin de vous dire qu’avec une deuxième hypothèque sur ma vie, j’ai décidé de me prendre en main et de faire quelque chose qui me ressemble, quelque chose que j’aime.

Vous connaissez le diction « Le vent n’est jamais favorable au navire sans gouvernail ». Si vous ne savez pas où vous allez, vous avez peu de chance d’y arriver! Mais il n’est pas nécessaire de vivre une catastrophe pour trouver sa place au soleil. Prenez le temps d’expérimenter pour découvrir ce que vous aimez. La réponse peut venir de votre enfance alors que vous faisiez une activité dans laquelle vous étiez bien et heureux. Souvent, cela est en lien avec des talents naturels oubliés ou laissés de côté… Il s’agit de les laisser remonter à la surface et, petit à petit, de se faire confiance, en y accordant du temps.

Je vous entends déjà me dire « Richard, c’est bien beau tout ça. Mais il faut vivre, payer l’épicerie, l’hypothèque, etc. ». ET VOUS AVEZ RAISON!! Je ne dis pas de tout lâcher demain matin et de vous mettre à peindre pour gagner votre vie si c’est ce que vous aimez faire!! Je ne dis pas, non plus, que ce sera facile, magique et rapide. Dans mon cas, cela m’a pris presque 6 ans avant d’atteindre mon premier objectif soit, changer de carrière et devenir formateur en développement personnel. Et je n’y suis pas arrivé tout seul. J’étais déterminé, mais j’ai eu besoin de l’aide des autres.

Ce que je dis, c’est de vous mettre en marche et de déterminer avec plus de précision ce que vous aimez faire… Puis, faites un pas dans cette direction : prenez un cours, faites du bénévolat, imaginez l’activité idéale pour vous, rencontrez quelqu’un qui fait le travail que vous aimeriez faire, etc. Bref, commencez là où vous êtes en utilisant l’aide disponible autour de vous. C’est la première étape : découvrir ce qu’on aime et se mettre en action pour que ça arrive dans notre vie.

Ensuite, -et ça va paraître bizarre- c’est d’apprécier votre situation telle quelle. C’est simple et difficile à la fois! Soyez reconnaissant pour la situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment (aux études, au chômage ou dans un travail plus ou moins satisfaisant) puisque cela vous apporte tout de même certains avantages. Reconnaissez-le. Cela vous relaxera et vous permettra de lâcher prise à votre « trop vouloir ». Bref, apprenez à aimer ce que vous faites même si ce n’est pas la situation de vos rêves. Et ne commettez pas l’erreur que j’ai commise : je croyais que le bonheur était toujours ailleurs que là où j’étais. Rappelez-vous que la Vie, c’est ce qui nous arrive pendant qu’on fait des plans pour être ailleurs! Alors, n’oubliez pas d’être heureux pendant ce temps-là!

J’ai compris cela alors que j’étais aux soins intensifs, entre la vie et la mort, juste après l’infarctus. Dans ces moments difficiles, alors que j’affirmais ma volonté de vivre, je trouvais la force d’apprécier ce qui semblait être « mes derniers moments » en vie! Curieusement, c’est lorsque j’ai accepté de mourir que j’ai retrouvé la vie! J’ai réalisé ensuite que j’avais peut-être trouvé une clé pour être heureux : tout en travaillant fort à changer une situation, accepter que les choses se passent autrement et apprécier la vie telle qu’elle est. C’est un paradoxe qu’il m’est encore difficile de comprendre, mais qui semble permettre l’accès à un sentiment de bonheur sans que cela ne dépende des circonstances.

Donc, en résumé, faites vos démarches pour obtenir un travail que vous aimez. En même temps, aimez ce que vous faites en ce moment même! Appréciez les bons côtés de votre situation actuelle. Il y en a toujours. Puis, faites confiance car, tôt ou tard, la situation s’arrangera pour vous. Ça ne se passera peut-être pas exactement quand et comme vous l’aviez prévu, mais vous aussi, pouvez trouver le bonheur au boulot et dans votre Vie!

La solitude pour un rendez-vous avec soi

Une pause salutaire

S’offrir un moment privilégié, se permettre un tête-à-tête avec soi-même est une expérience précieuse. Ce temps de retrait de la vie quotidienne peut être motivé par le simple besoin de repos, l’espérance de se dépasser, ou encore par le désir de résoudre un problème précis ou un malaise vague. Il y a peu d’occasions et de lieux dans notre société où cette rencontre intime et dépouillée est possible. Et pourtant… Depuis longtemps on a compris les bienfaits de l’isolement et c’est ainsi qu’ermites et moines en ont fait leur vie. Sans envisager de se dédier totalement et longuement à l’ermitage, leur exemple nous indique ce qu’il peut nous apporter quand, dans nos vies modernes trépidantes, on décide d’y consacrer quelques jours.

Une rencontre amoureuse avec soi-même

C’est en côtoyant l’autre intimement qu’on apprend à l’aimer, que la relation amoureuse se construit. Ermiter c’est se côtoyer soi-même intimement, c’est se donner les conditions propices pour apprendre à s’aimer, à construire le rapport amoureux avec soi; c’est donc se diviniser puisque Dieu = amour. Mais l’amour sans compréhension n’est que mièvrerie. Se comprendre, c’est devenir conscient, c’est accéder à sa vérité au-delà de ses faussetés. Et comprendre le monde, la vie, l’autre, ne peut être que la projection de la compréhension ou amour de soi-même dans les autres, dans les objets. Pour parvenir à cet amour-conscience, il faut que je me fréquente intimement en me retirant dans la solitude et le silence « afin que je bannisse de mon cœur toutes les sollicitudes vaines qui le tourmentent et que je ne sois emporté par le désir d’aucune chose ou précieuse ou méprisable, mais plutôt que j’apprécie [désire] toutes choses pour ce qu’elles sont » (Imitation de Jésus-Christ).

L’ermitage permet de sortir de ses habitudes et de ses compulsions, c’est-à-dire de son système de défenses et de compensations. Ce système refoule les souffrances, mais peut aussi provoquer maladies, dysfonctionnalités et frustrations dont on veut se guérir ou se reposer dans la solitude et le silence. En sortant ainsi de ses systèmes qui protègent de la conscience de son « moi réel » et douloureux, on entre dans son intériorité. On y rencontre la souffrance de son « moi réel » au sens où l’entend Arthur Janov, « moi réel » que Jung nomme « l’ombre », Freud « l’inconscient », et le chaman « l’invisible ».

Au-delà de ses souffrances

Le moi réel n’est pas que souffrance, l’ombre ne cache pas que des démons, l’inconscient ne recèle pas que des névroses, et l’invisible ne fourmille pas seulement d’esprits maléfiques. On y rencontre certes tout cela, mais bien plus encore. Nos souffrances, nos démons, nos névroses marquent les limites à dépasser, les barrières à défoncer pour accéder à la jouissance, aux dieux, à l’épanouissement, aux esprits bénéfiques. Libérer nos souffrances permet de dynamiser nos ressources, notre créativité, notre génie propre, notre identité. On y parvient en cessant de les refouler par nos mécanismes de défenses que sont nos habitudes quotidiennes compulsives et dysfonctionnelles, nos valeurs et nos croyances, nos dépendances affectives, alimentaires, alcooliques, tabagiques, etc.

L’âme se découvre

Par l’ermitage, on expérimente une ascèse des sens (privation des habitudes, des compulsions) et de l’esprit (renoncement à nos valeurs et croyances). Il ne s’agit pas d’anéantir l’« ego » et d’éliminer nos désirs pour arrêter de souffrir tel que nous le proposent la plupart des grands mystiques traditionnels. Il s’agit plutôt, tel que le suggère saint Jean de la Croix, de « se débarrasser de tout le temporel [habitudes, compulsions] et de ne pas s’embarrasser avec le spirituel [valeurs, croyances] et demeurer en souveraine nudité et liberté d’esprit, laquelle est requise pour la divine union ».

Par l’ermitage, peut s’initier ou s’approfondir un grand détachement du « temporel » les « objets terrestres » (Jean de la Croix) que sont les biens matériels et les êtres humains faisant corps avec nos habitudes et compulsions, ainsi que du spirituel, les « objets célestes » que sont nos valeurs et nos croyances. Selon lui, « le détachement des objets terrestres [et célestes] donne de ces objets mêmes une connaissance plus claire qui permet d’en bien juger. Il met à même d’en jouir d’une manière tout autre que ne le fait celui qui y est attaché. L’homme détaché a sur celui qui ne l’est pas de manifestes supériorités. Il goûte les objets selon ce qu’ils ont de véritable, l’autre selon ce qu’ils ont de mensonger. Le premier, selon ce que qu’ils ont de meilleur; l’autre selon ce qu’ils ont de pire. L’esprit pénètre la vérité et la valeur des choses. »

Goûter à la vie, goûter à l’amour

C’est ainsi « qu’on ne saurait goûter que Dieu seul [amour de soi, de son centre le plus intime, le plus profond, le plus sympathique], et qu’on le goûte en toutes choses [projection de l’amour de soi] quand on l’aime véritablement » (Imitation de Jésus-Christ).

Ce que l’ermite apprécie le plus à la fin d’un ermitage, c’est l’affinement de sa sensibilité, la profondeur de son intelligence et la jouissance inconnue jusqu’alors qu’il découvre dans sa relation à lui-même, à l’autre, à la vie.

Les 5 Étapes Pour Réussir Sa Vie

« L’hiver, c’est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation. » – Lionel Boisseau

L’hiver est à nos portes avec ses longues douceurs et multiples opportunités de festoyer. Souvent prise à la légère, cette période de l’année en est une excellente à l’introspection et à la préparation. Ces trois mois que l’on utilise pour s’encabaner sont propices à une quête intérieure afin d’élaborer une nouvelle approche pour le prochain printemps. Voici, en cinq étapes simples, le cheminement que j’entreprends à chaque hiver pour bien me préparer à la saison des semences et que je vous recommande.

Nettoyez
Avant d’entreprendre tout nouveau projet, ou même d’améliorer une situation qui perdure depuis longtemps, il est nécessaire de nettoyer : environnement, situation, relations, pensées, émotions. L’idée est de (re)partir sur une base claire et nette afin d’éviter beaucoup de dérapages.

Nettoyez en profondeur, pas seulement en surface. Posez-vous les vraies questions, celles auxquelles vous ne voulez habituellement pas répondre. Soyez honnête avec vous-même et le plus authentique possible. Croyez-moi, vous vous remercierez plus tard.

Nettoyez de l’intérieur vers l’extérieur. Rien ne changera, ni ne s’améliorera, tant que vous n’évoluerez pas.

Vous avez créé ce que vous voulez changer alors, la responsabilité de nettoyer vous revient!

Tonifiez
Suite au nettoyage, ce que vous décidez de conserver devrait être très positif. Maintenant, vous vous devez de le tonifier, de le ressusciter, de le stimuler afin d’en retirer le maximum.

Tonifiez vos pensées de façon à ce qu’elles soient impeccables (ou presque!).

Ressuscitez vos relations pour qu’elles vous nourrissent et vous supportent.

Stimulez votre environnement afin d’y retrouver de l’Amour, du calme et des vibrations positives.

Pour récolter du positif, il est primordial de se nourrir, de s’entourer et de cultiver le positif!

Préservez
Un temple équilibré se fera assurément attaquer. Avec un surplus de positif bien gonflé, l’attention des envieux est attirée et, par Amour incongru, ils tenteront de vous diminuer à une moindre version de vous-même. Doute? Rivalité? Jalousie? Qu’importe, montez vigoureusement la garde afin de préserver le positif si durement gagné!

Défendez vos idées, vos points de vue, vos opinions et vos positions.

Protégez vos émotions contre les tentatives externes de manipulation.

Offrez-vous l’audace du Bonheur de croire en vous avec courage et défiez celui qui voudra vous en départir.

Vous méritez amplement de jouir d’une Vie positive et réjouissante, profitez-en et protégez ce privilège à tout prix!

Retouchez
Personne n’est parfait alors, ne tentez pas de l’être. L’erreur est humaine et les opportunités d’apprendre pullulent au sein de nos moins bons coups. Acceptez vos faux pas et maladresses, retouchez votre comportement et continuez votre chemin.

Accordez-vous le droit à l’erreur et pardonnez-vous souvent.

Tirez rapidement la leçon des échecs, adaptez vos actions en conséquence et félicitez-vous de faire preuve d’ouverture et de bienveillance.

Rien ne sert de vous condamner à tout jamais pour une faute. Retouchez librement, retrouvez le cap et avancez !

Hydratez
Il est très important, pour le corps physique, d’être constamment hydraté afin de pouvoir faire preuve de flexibilité. Idem pour l’Esprit et l’Âme.

Nourrissez-les de nouvelles idées, de positivisme débordant, de relations enrichissantes, de couchers de soleil, etc.

Câlinez-les au point d’y retrouver votre flexibilité, bonté et tolérance d’enfant.

En cas de doute, faites preuve d’une telle souplesse, tel un ruisseau s’adaptant à son environnement en épousant les moindres courbes du relief terrestre, que l’idée même de crisper à vos anciens points de repère vous échappe tout simplement!

Bien sûr, ces cinq étapes ne demandent qu’à être répétées en abondance toute l’année durant mais, c’est pendant un hiver casanier que vous pourrez les pratiquer, les appliquer et les maîtriser.

Je vous souhaite donc un hiver blanc et préparatoire à un prochain printemps propice à la semence de vos plus grands moments. Prenez bien soin de vous!