Oser être authentique – Un défi qui changera votre vie…

Quand on sent le besoin de porter un masque pour plaire aux autres, qu’on exécute des pirouettes à n’en plus finir pour se faire aimer de notre entourage, c’est le signe qu’on n’est pas suffisamment fidèle à soi-même. Tout ce que j’ai fait dans ma vie pour me faire aimer, vous ne le croiriez pas! Comme je ne m’aimais pas comme j’étais, je ne pouvais imaginer que quelqu’un d’autre puisse le faire. C’est normal. C’est pourtant derrière cette porte de l’authenticité que se cachait le plus grand obstacle à mon bonheur…

L’authenticité nous permet d’être enfin nous-mêmes en toutes situations. Quand je parle d’authenticité, je parle évidemment de transparence. Et avant d’être transparent vis-à-vis des autres, vous conviendrez qu’il faut d’abord l’être avec soi. Donc, cessons autant que possible (car ce n’est pas toujours le cas) de faire le caméléon et de changer de masque au fil des situations et des gens rencontrés durant une journée. Nous sommes nés avec un corps particulier, un caractère bien à nous, et des habitudes de vie qu’on nous a inculquées. C’est avec ces traits précis de notre personnalité que nous devons donc avancer dans la vie. Bien sûr, tout peut changer en cours de route et c’est même tout à fait souhaitable. On peut certes améliorer certaines choses en nous, modeler et améliorer notre caractère, changer notre physique même. Par contre, le rythme de notre évolution dépendra invariablement de notre degré d’acceptation de soi. Avec l’acceptation, les grands changements se produiront tout seuls, sans effort ni souffrance, sans thérapie interminable ni régime drastique. Si nous sommes tels que nous sommes aujourd’hui, c’est que c¹est ainsi que nous devons être.

L’être foncièrement heureux n’a plus aucune raison de porter de masque. Au travail, à la maison, dans ses relations interpersonnelles, il sera toujours le même. Ce n’est pas tout à fait ce que la société nous a montré, n’est-ce pas? Vous n’avez qu’à vous rappeler lorsque vous étiez plus jeune, tout ce que vous ne pouviez pas faire ou dire en présence de tel oncle ou telle tante. Vous en auriez long à dire, n’est-ce pas? L’enfant est transparent de par sa nature profonde et nous devrions être à son image, au risque de déplaire à certaines personnes. Bien sûr, cette transparence peut paraître utopique à certains, car on nous a toujours fait comprendre de ne pas dire certaines choses si on voulait être aimé.

Le mensonge appartient à l’ego. Au niveau de l’âme ou du cœur, il ne trouve jamais sa place. C’est pourquoi, plus nous évoluons, plus le mensonge, petit ou grand, peut disparaître de notre vie. D’ailleurs, des êtres imprégnés de sagesse ne se mentent jamais, ni à eux-mêmes ni entre eux. Ils savent se montrer tels qu’ils sont, sans juger l’autre selon leurs propres critères. Ils sont comme des enfants. Avez-vous remarqué comment les enfants en bas âge sont des modèles de transparence? Ils le sont aussi longtemps qu’ils ne deviennent pas pollués par les peurs des adultes. Un des secrets du bonheur consiste donc à oser montrer aux autres, comme à nous-mêmes, qu’une seule personnalité. Vous connaissez peut-être des gens qui, au bureau, sont doux et réservés, mais dès qu’ils franchissent le seuil de leur maison, peuvent devenir désagréables, voire violents, envers leur conjoint ou leurs enfants.

L’authenticité est l’une des qualités les plus prisées dans le monde. Ce que nous apprécions le plus chez les autres, c’est d’ailleurs ce que nous voudrions posséder nous-mêmes. Prenez par exemple les adolescents : ils tapissent parfois les murs de leur chambre d’affiches représentant leurs groupes de musique ou artistes préférés. Au lieu de les juger selon vos propres critères, demandez-leur ce qu’ils admirent le plus chez leurs idoles, et leurs réponses vous renseigneront sur leurs aspirations profondes, sur ce qu¹ils sont venus développer dans leur existence : la confiance en soi, le besoin d’affirmation, le désir d’exprimer ouvertement l’amour qu’ils n’osent pas extérioriser, etc. Leur désir viscéral d’authenticité les porte à exprimer parfois violemment ce qu’ils attendent de la société et la frustration qui s’installe en eux en s’apercevant que celle-ci ne le leur fournira pas. C’est peut-être pourquoi les vedettes faisant preuve d’une entière transparence sont les plus adulées par le public. Par exemple, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Céline Dion jouissait d’une telle popularité à travers la planète? Elle a certes une belle voix et un bon manager, mais ce qui la rend si populaire et attirante, c’est son authenticité. Elle donne l’impression, et c’est sûrement vrai, d’être la même femme sur scène que dans la vraie vie.

Osons donc faire preuve de transparence en tout, montrer aux autres notre vrai visage, et cela, que ça leur plaise ou pas. Au début, il est normal d’être maladroit à cet exercice. Par contre, soyez assurés que même si certains prétendus amis se permettent de vous juger, les véritables, eux, commenceront à vous apprécier davantage et à votre juste valeur. Tout au long de mon cheminement, j’ai rencontré nombre de personnes à la réputation plus qu’enviable, mais qui agissaient à l’opposé de ce qu’elles prêchaient – remarquez que je l’ai peut-être fait moi aussi… La plupart d’entre eux ont fini par se retrouver seuls sur leur île de plus en plus déserte, ou ils ont succombé au piège du pouvoir et de l’argent. Aujourd’hui, je ne les juge plus, car je sais qu’ils sont de grands maîtres en devenir. Ils ont été happés par les tentacules de l’ego et se sont donné comme défi de gérer le pouvoir sans s’y perdre. Tout un défi! Qu’ils réussissent ou non, cela n’a pas de réelle importance. S’ils ratent leur sortie, ils reprendront peut-être un jour où ils étaient rendus… Si vous voulez répandre autour de vous des perles que vous avez acquises par vos expériences de vie, n’essayez pas de le faire uniquement par la parole. Souvent, le seul fait de se contenter d’« être » est suffisant pour transmettre vraiment ce que nous voudrions enseigner.

Pour approfondir : Livre disque Les sept portes du bonheur

Créer en famille, créer sa famille, en toute simplicité

La réussite d’une rencontre créative en famille nécessite la réunion de plusieurs conditions, comme pour tout acte de création. L’une d’elles consiste bien sûr à se réserver un lieu adéquat (séjour, chambre, sous-sol, etc.) et une plage de temps suffisante pour ne pas étouffer dans l’œuf une activité qui a besoin de prendre son envol. Il s’agit également de se faire plaisir et de miser sur la confiance, en soi et dans nos proches. L’importance de cette démarche familiale réside bien moins dans l’objectif à atteindre, que dans l’écoute de notre processus créatif, un pas après l’autre et en toute simplicité avec ceux que l’on aime. Enfin, les encouragements, l’esprit du jeu et la spontanéité sont de fidèles alliés pour éviter le sabotage de l’autocritique et des jugements de valeur sur autrui. Très nombreux sont ceux qui dénigrent leur propre potentiel créateur. J’ai fait partie, moi-même, de ceux dont le verdict est en général sans appel, aussi tranchant que la lame du bourreau : « Moi, je ne suis vraiment pas doué en dessin! » ou « Je ne sais pas écrire ». Il est étonnant de constater à quel point l’autocritique – et l’autocensure qui peut en découler – sont des modes de pensée pour lesquels tant de gens développent presque du talent. Une sorte de conditionnement dès le plus jeune âge a relégué la création à une pratique secondaire, voire tout simplement inutile, et réservée à une élite d’intouchables. Pourtant, faire du beau m’apparaît totalement accessoire, tandis que risquer d’être vrai, au diapason de soi-même, constitue le défi majeur de la vitalité.

C’est en devenant père que j’ai expérimenté des jeux créatifs au sein de la famille, afin de tisser des liens plus subtils entre parents et enfants, mais aussi à l’intérieur du couple. Cela a confirmé une fois de plus que la créativité, cet élan vital qui caractérise l’être humain, coexiste autant chez l’enfant que chez le parent adulte. Dans un univers où le travail et le temps prennent beaucoup de place, la créativité rapproche et consolide. Depuis que notre enfant, le plus grand, est en âge de nous accompagner dans nos créations, nous nous retrouvons régulièrement pour du dessin, des collages, de la peinture et des créations originales autour de la table de la cuisine. Ces moments exceptionnels font aujourd’hui partie de notre quotidien. Pour réaliser des cadeaux, bien sûr, mais surtout sans objectif particulier, pour passer un moment de détente et de plaisir, ensemble. L’avantage est aussi de reléguer aux oubliettes pour quelques heures l’omnipotence des écrans de télévision, de jeux et de téléphonie, capables d’aspirer toute une famille dans son gouffre de passivité et d’individualisme.

Cette initiative créative est aussi venue bousculer des traditions ancrées depuis des générations, comme Noël et les fêtes d’anniversaire. La croissance de nos enfants a coïncidé avec une surabondance de cadeaux souvent inutiles et dispendieux. Cette tendance ne cesse de s’accroître, avec à chaque fois la torture quasi-obligatoire, pour nous autant que pour les autres, de « faire plaisir » et de trouver une bébelle à chacun. En particulier, cette tradition de fêter on ne sait plus trop quoi – le changement d’année, la naissance d’un messie ou l’arrivée du gros barbu par la cheminée – me pèse de plus en plus péniblement. La question s’est posée et se pose encore avec acuité : comment sortir de la spirale infernale du cadeau obligé? Cela n’a pas été facile et ce n’est pas encore gagné, nous avons pourtant introduit l’idée d’offrir « autre chose » à nos proches. Quelque chose de plus humain, dans lequel nous investissons temps, passion et bonne humeur. Nous risquons une attitude différente, démontrant à chaque fois qu’il est possible de s’amuser, et de grandir aussi, dans une activité de créativité familiale. La dernière fois, nous avons ainsi disposé de vieilles chutes de contreplaqué, de colle et de restants de peinture, auxquels se sont rajoutés roches, bois flotté et morceaux de verre dépolis ramassés sur la grève de Tadoussac. Cet assemblage magique a permis la fabrication de cadres à photo très originaux. Dans ces moments-là, plus besoin de parler, car ce sont les mains qui se mettent à raconter, les pinceaux qui chuchotent et les sourires qui créent la connivence. Notre œuvre collective est surprenante, inattendue et n’apparaîtra sûrement pas dans une galerie d’art. Pourtant, elle a été remise par mon fils à ses grands-parents, et je sais que ce présent « fait maison » représente bien plus qu’un cadeau ordinaire. Imparfait, croche, mais unique.

Le vocabulaire qui transforme la vie

La Loi de l’attraction répond à toute vibration que vous émettez, qu’elle soit positive ou négative, en la renforçant. Sa réponse sera de vous donner davantage encore de ce qui vous fait vibrer. Michael. J. Losier (2007). La Loi de l’attraction. Auxerre : Éd. des 3 Monts.

Les mots que nous employons pour parler aux autres de nos projets et qui occupent nos pensées (Vous savez! Ce petit discours intérieur qui trotte dans notre tête à longueur de journée.) ont un impact déterminant sur le succès de nos entreprises. Ils reflètent en effet nos croyances à notre endroit et le degré de confiance que nous avons dans nos chances de réussir. Ces mots reflètent aussi ce que nous pensons du monde qui nous entoure et de ce que nous croyons pouvoir en recevoir. En plus et en moins. Ce sont de véritables « prophéties » (des prédicats) qui peuvent modifier le cours de notre existence, parfois en bien, parfois en mal.

Que voulez-vous vraiment?

Quel genre de message pensez-vous qu’une personne envoie lorsqu’elle prononce et répète inlassablement des phrases comme celles qui suivent et que pensez-vous qu’il risque de lui arriver alors? Je vous laisse y réfléchir un moment et je vous propose ensuite d’analyser certains mots. Soyez surtout attentif à ceux qui sont écrits en caractères gras et en italique.

« Je vais essayer de le faire. Je vais cesser de me dévaloriser. Je ne sais pas si je vais y arriver! Je ne suis pas très doué. Je dois le faire. Je n’y arriverai pas à temps. Je suis idiot et ridicule de penser ainsi. C’est trop beau pour moi. Je manque d’expérience pour bien le faire. Ma vie est toujours difficile. Je ne veux plus vivre avec une personne qui me contrôle tout le temps. »

Les mots que nous associons aux événements colorent l’événement et deviennent l’événement. A. Robbins (2006). Progresser à pas de géant. Brossard : Éd. Un monde différent.

  • Ne. Pas. Ne… pas. Penser et parler de ce que l’on ne veut pas, nous l’attire presque immanquablement parce que nous fixons notre attention sur le contraire de ce que nous voulons et imprimons, alors ce contraire est dans notre esprit (notre inconscient). Celui-ci ne comprend d’ailleurs pas les tournures de phrases négatives et exécute tout simplement les ordres qui lui sont ainsi donnés en omettant les « ne, ne pas », etc. Chaque fois que vous vous surprenez à employer ces mots négatifs, Michael Losier (voir la citation) suggère de vous poser cette question : Qu’est ce que je veux vraiment?, puis de reformuler votre objectif, votre pensée ou votre phrase. Par exemple, si vous affirmez que vous ne voulez plus vivre avec une personne qui contrôle tout ce que vous faites, vous risquez de retomber exactement dans le « même panneau ». Dites plutôt que vous souhaitez une personne qui vous laisse libre de choisir ce qui est bon pour vous ou qui tient compte de votre avis pour prendre des décisions. Vous verrez, c’est magique!
  • Trop. Vous ne vous attendez pas à recevoir ce que vous souhaitez ou méritez, mais moins, voire pas du tout. Quand vous élaborez votre objectif et y pensez, terminez toujours vos phrases par « Je m’attends à recevoir cela, ou MIEUX encore ». Là aussi, c’est magique!
  • Jamais. Toujours. Tout le temps. Vraiment? Vous croyez vraiment que c’est ainsi que cela se passe habituellement? Il n’y a pas d’exception? Si cela ne se passe jamais, comment croyez-vous que cela puisse se produire dans votre cas, même si vous le souhaitez de toutes vos forces?
  • Essayer. Probablement. Vous n’entrevoyez pas la possibilité de réussir, mais d’échouer. Vous ne croyez pas vraiment en vous et en votre potentiel. Comment voulez-vous alors trouver la motivation et l’énergie nécessaires pour réussir? Dites plutôt : JE VEUX. Je suis en train de…
  • Je vais. Je dois. Voulez-vous vraiment le faire ou vous sentez-vous plutôt obligé de le faire? Quelle contrainte vous créez-vous en parlant ainsi? Que se passerait-il si vous ne le faisiez pas? Quelles en seraient les conséquences?
  • Idiot. Ridicule. Pas doué. Que pensez-vous que les autres vont retenir de vous, même si vous ne croyez pas vraiment que vous êtes idiot, ridicule ou peu doué? Et vous? Que pensez-vous vraiment de vous quand vous dites ou pensez cela? Quelle confiance en vos capacités de réussir manifestez-vous ainsi?

Changer les mots et y croire…

En modifiant notre vocabulaire, nous modifions par la même occasion notre façon de penser et d’aborder chaque situation, ainsi que nos sentiments et le regard que notre entourage porte sur nous. Toutefois, faire des affirmations positives tout en n’y croyant pas vraiment (toujours ce petit discours intérieur!) ne donne pas de fameux résultats, bien au contraire. Demandez-vous quelle peur de réussir vous pousse à penser ainsi.

Alors? Quels mots allez-vous bannir de votre vocabulaire et quels nouveaux mots allez-vous adopter dès aujourd’hui? Quels sont les mots les plus souvent employés par les personnes à qui la vie semble sourire? Pourriez-vous vous inspirer d’elles?

Pour finir…

Savez-vous pourquoi un automobiliste dont la voiture dérape sur une route déserte où il n’y qu’un seul arbre finit généralement sa course sur cet arbre? C’est simple! Il a fixé son attention sur l’arbre (l’obstacle) et non sur l’objectif qu’il cherche à atteindre : la bonne direction. Comment pouvez-vous mettre cela en pratique dans votre propre vie? Au fait! Vous ai-je dit combien de fois par semaine, je me surprends à utiliser des Ne. Ne pas. Toujours, etc.?

Faire ce qu’on aime et aimer ce qu’on fait! Deux principes pour être heureux au boulot

Un jour, alors qu’un ami me demandait ma recette du bonheur au travail, je répondis par cette simple question : « qu’est-ce que tu aimes faire? ». À cela, il me répondit : « je connais plusieurs logiciels informatiques, je suis capable de coordonner des travaux, j’ai un bon esprit de synthèse, etc. ». Voyant qu’il ne répondait pas vraiment à ma question, je la posais à nouveau : « Ok, tu as énoncé ce que tu es capable de faire. Parfait. Maintenant, dis-moi ce que tu aimes vraiment faire dans la vie? ». Il fit une pause en silence, puis continue : « Je ne sais pas! Je ne sais vraiment pas ce que j’aime faire! Je n’y ai jamais pensé! ».

Voilà la vérité! Trop souvent, on se connaît mal. On ne sait pas ce qu’on aime. On ne sait pas ce qu’on veut dans la vie. Alors, si vous êtes dans cette situation, ne vous en faites pas : il paraît que plus de 90 % des gens n’ont pas une vision claire de ce qu’ils aimeraient accomplir dans leur vie! J’ai déjà fait partie de cette triste statistique et il a fallu un événement douloureux pour me réveiller. À l’âge de 33 ans, j’ai subi un infarctus (crise cardiaque) qui a failli me coûter la vie! Pas besoin de vous dire qu’avec une deuxième hypothèque sur ma vie, j’ai décidé de me prendre en main et de faire quelque chose qui me ressemble, quelque chose que j’aime.

Vous connaissez le diction « Le vent n’est jamais favorable au navire sans gouvernail ». Si vous ne savez pas où vous allez, vous avez peu de chance d’y arriver! Mais il n’est pas nécessaire de vivre une catastrophe pour trouver sa place au soleil. Prenez le temps d’expérimenter pour découvrir ce que vous aimez. La réponse peut venir de votre enfance alors que vous faisiez une activité dans laquelle vous étiez bien et heureux. Souvent, cela est en lien avec des talents naturels oubliés ou laissés de côté… Il s’agit de les laisser remonter à la surface et, petit à petit, de se faire confiance, en y accordant du temps.

Je vous entends déjà me dire « Richard, c’est bien beau tout ça. Mais il faut vivre, payer l’épicerie, l’hypothèque, etc. ». ET VOUS AVEZ RAISON!! Je ne dis pas de tout lâcher demain matin et de vous mettre à peindre pour gagner votre vie si c’est ce que vous aimez faire!! Je ne dis pas, non plus, que ce sera facile, magique et rapide. Dans mon cas, cela m’a pris presque 6 ans avant d’atteindre mon premier objectif soit, changer de carrière et devenir formateur en développement personnel. Et je n’y suis pas arrivé tout seul. J’étais déterminé, mais j’ai eu besoin de l’aide des autres.

Ce que je dis, c’est de vous mettre en marche et de déterminer avec plus de précision ce que vous aimez faire… Puis, faites un pas dans cette direction : prenez un cours, faites du bénévolat, imaginez l’activité idéale pour vous, rencontrez quelqu’un qui fait le travail que vous aimeriez faire, etc. Bref, commencez là où vous êtes en utilisant l’aide disponible autour de vous. C’est la première étape : découvrir ce qu’on aime et se mettre en action pour que ça arrive dans notre vie.

Ensuite, -et ça va paraître bizarre- c’est d’apprécier votre situation telle quelle. C’est simple et difficile à la fois! Soyez reconnaissant pour la situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment (aux études, au chômage ou dans un travail plus ou moins satisfaisant) puisque cela vous apporte tout de même certains avantages. Reconnaissez-le. Cela vous relaxera et vous permettra de lâcher prise à votre « trop vouloir ». Bref, apprenez à aimer ce que vous faites même si ce n’est pas la situation de vos rêves. Et ne commettez pas l’erreur que j’ai commise : je croyais que le bonheur était toujours ailleurs que là où j’étais. Rappelez-vous que la Vie, c’est ce qui nous arrive pendant qu’on fait des plans pour être ailleurs! Alors, n’oubliez pas d’être heureux pendant ce temps-là!

J’ai compris cela alors que j’étais aux soins intensifs, entre la vie et la mort, juste après l’infarctus. Dans ces moments difficiles, alors que j’affirmais ma volonté de vivre, je trouvais la force d’apprécier ce qui semblait être « mes derniers moments » en vie! Curieusement, c’est lorsque j’ai accepté de mourir que j’ai retrouvé la vie! J’ai réalisé ensuite que j’avais peut-être trouvé une clé pour être heureux : tout en travaillant fort à changer une situation, accepter que les choses se passent autrement et apprécier la vie telle qu’elle est. C’est un paradoxe qu’il m’est encore difficile de comprendre, mais qui semble permettre l’accès à un sentiment de bonheur sans que cela ne dépende des circonstances.

Donc, en résumé, faites vos démarches pour obtenir un travail que vous aimez. En même temps, aimez ce que vous faites en ce moment même! Appréciez les bons côtés de votre situation actuelle. Il y en a toujours. Puis, faites confiance car, tôt ou tard, la situation s’arrangera pour vous. Ça ne se passera peut-être pas exactement quand et comme vous l’aviez prévu, mais vous aussi, pouvez trouver le bonheur au boulot et dans votre Vie!

Renouveler l’alliance avec soi-même

Se redécouvrir

L’autre jour, en faisant le ménage dans nos boîtes de photos, j’ai eu le grand plaisir de me redécouvrir.

C’est une photo de moi à l’âge de quatre ou cinq ans, qui était prise en visite chez ma grand-mère, qui m’a bouleversée.

Je suis une petite fille remplie de confiance, rayonnante comme un soleil. Je ne me reconnais pas.

Je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes. J’ai analysé la photo de plus près. Mon entourage, mes jouets et mon linge, mais les détails étaient sans importance.

C’était mon goût de vivre, mon bonheur et surtout ma certitude et détermination.

Au fil des ans, petit à petit, sur le chemin de la vie, je me suis perdue, littéralement.

J’ai succombé aux demandes en mettant de côté mes rêves.

J’ai laissé tomber ce qui me tenait à cœur.

J’ai déçu la petite fille de la photo. Elle me fixe à chaque jour. Ma culpabilité d’avoir accepté les règles de la vie. On apprend si vite, en vieillissant, à bloquer la voix en nous, qui sait trop bien ce dont on a véritablement besoin.

La voix sait aussi bien ce qui n’est pas bon pour nous! Les mauvaises habitudes qu’on adopte au fil des ans, fumer, s’isoler, mettre trop d’importance dans des riens, etc.

Les relations abusives qu’on se permet d’endurer et les situations où on se retrouve vulnérable.

En parlant avec une amie proche, nous avons conclu qu’on devait passer à travers ces épreuves car c’est la vie. Les leçons qu’on doit vivre permettent la croissance?

Oui et non, en regardant encore une fois la photo, la petite fille me rappelle clairement comment j’ai renié le ballet après un commentaire sur mon poids.

Elle me répète « pourquoi as-tu lâché la danse? »

« Pourquoi ne travailles-tu pas avec des animaux? »

« Tu es enfermée dans un bureau. » Une cellule de solitude.

Je me remets en question. À quel moment est-ce que j’ai cessé de me sentir belle et appréciée? À quel instant est-ce que les mensonges ont remplacé la vérité?

Je ne dis pas que c’est le regret, la vie a toujours donné le choix.

Il s’agit de prendre le temps, d’y songer.

Les chemins n’ont pas été faciles et les blessures n’ont pas été faciles à guérir.

Je crois qu’il est temps de refaire l’alliance avec son soi-même véritable.

En étant honnête avec la voix qui a disparu ou qu’on refuse simplement d’écouter.

En admirant la photo de qui on est aujourd’hui au lieu de la détester.

L’homme qui savait écouter

Je ne sais pas si vous avez déjà rencontré un homme qui sait écouter… Moi si! Je me souviens très bien de nos dernières rencontres. Quand je m’asseyais avec lui pour discuter, je voyais un visage souriant et détendu qui pour moi, démontrait sa joie d’être là, en ma compagnie. Tout au fil de notre rencontre, son regard était accueillant, sa voix était douce et posée et son corps dégageait le calme. Chacun de ses sens semblait m’offrir une pleine réceptivité sans que je ressente pour autant de conditions à remplir pour avoir le privilège d’une telle qualité de présence. Je me sentais véritablement accueilli tel que je suis. Et lorsque surgissait un moment de silence dans notre conversation, il contribuait à faire de ce silence un temps d’accueil rempli de sa présence rassurante.

En l’observant être lui-même, je pouvais sentir son authenticité et sa bienveillance à mon égard. Il s’intéressait à ce que je disais sans chercher à tout prix à me comprendre, car il disait que le désir de comprendre était souvent un piège menant vers une interprétation personnelle qui serait forcément décalée par rapport à ce que l’autre tente d’exprimer. Je crois qu’il maîtrisait bien ce principe fondamental de la communication voulant qu’en se décentrant de soi pour se centrer sur celui ou celle qu’on écoute, le sens véritable de la communication traverse naturellement, comme par magie, ce canal invisible qui relie deux personnes par le cœur. C’est peut-être ce que voulait dire Alfred de Musset par cette phrase : « Qu’importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu’on écoute les cœurs se répondre. »

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne me suis pas rendu compte de l’ampleur des qualités de cet homme lors de nos toutes premières rencontres. J’étais dans l’illusion de croire que « nous » avions d’agréables discussions autour de nos passions communes. Bien qu’il y ait une part de vérité dans cette illusion, c’est au fil de mon propre cheminement que j’ai pris conscience de la grande qualité d’écoute de cet homme. C’est avec humilité que j’ai un jour dû constater que ces échanges entre nous avaient été polarisés en ma faveur, c’est-à-dire qu’ils avaient été une opportunité pour moi d’exprimer ce qui m’habitait en ces moments et que j’avais envie d’exprimer à quelqu’un de confiance. Un jour, je lui ai d’ailleurs demandé comment il en était arrivé à acquérir cette habileté enviable qui lui permettait d’offrir une telle qualité d’écoute. C’est à ce moment qu’il m’a confié avoir un jour fait le choix de se former à l’écoute et que cette capacité qu’il continue à cultiver encore aujourd’hui ne s’est pas manifestée spontanément chez lui, mais est venue s’installer par l’apprentissage et la pratique.

Devenir des hommes et des femmes qui savent écouter impliquera donc de choisir des chemins, parmi plusieurs possibles, qui nous permettront de développer nos capacités respectives à mieux communiquer. Il faudra aussi décider de cultiver en soi une attitude qui portera vers l’autre l’une des plus belles offrandes qui soient, celle d’une écoute proposée qui, lorsqu’elle est accueillie par l’autre, lui permettra de se dire, de se sentir entendu et même amplifié. Cela me rappelle cette parole de Jacques Salomé qui dit que le plus grand cadeau que l’on offre à quelqu’un en l’écoutant, c’est de lui permettre de s’entendre lui-même.

L’écoute est un acte d’amour!

Est-ce une confiance aveugle?

Les champs électromagnétiques (CEM), un enjeu sur la santé (la suite)

Il n’y a plus de fin à ce bombardement insidieux des champs électromagnétiques. Maintenant, aveuglés par la technologie et le côté pratique qu’ils apportent, on se laisse tenter par tous ces gadgets disponibles, Bluetooth entre autres (technologie sans fils). Nous acceptons cette technologie car nous avons l’impression qu’ils vont nous libérer du temps. On ne questionne même pas l’innocuité et l’impact qu’ils ont sur notre santé physique et mentale. Des facteurs de risque qui s’ajoutent sournoisement à la liste déjà longue de nos mauvaises habitudes de vie.

En plus, on consomme ces objets qui vite deviennent désuets pour être remplacés par d’autres plus performants, mais pas moins toxiques pour notre santé.

Dans nos maisons, on se croit à l’abri des CEM. Chauffage radiant électrique (plafonds, planchers), maisons sous des lignes de haute tension, etc. Sans nommer les trois écrans plats, les cellulaires de chaque membre de la maison, les laptops, etc. Lors de l’achat d’un laptop, demandez au vendeur celui qui émet le moins de champs électromagnétiques ou s’il y a des mesures à prendre pour se protéger des CEM.

Savez-vous que maintenant il y a même dans vos appareils ménagers comme la laveuse et la sécheuse, le lave-vaisselle et tous les autres appareils ménagers, un mécanisme sans fil qui nous permet d’avoir l’heure exacte d’utilisation par l’entremise du compteur intelligent d’Hydro-Québec?

Hydro-Québec veut installer un compteur intelligent à chaque maison. À l’heure actuelle, il y a des projets pilotes comme dans le quartier Villeray à Montréal qui est soumis à cette mesure. Pour qu’il ne soit pas installé à votre domicile, vous devrez payer un montant initial et finalement un forfait mensuel.

Les compteurs intelligents sans fil provoquent une vive controverse au sein de groupes scientifiques. Le Dr David Carpenter, professeur de santé publique à l’université d’Albany (New York), ses collègues et des professionnels de la santé dénoncent le manque d’information sur le développement d’hypersensibilités électromagnétiques après l’installation de ces compteurs.

Ces compteurs émettent des micro-ondes pulsées atypiques qui n’ont jamais été prouvées sans effets secondaires. Ces décharges de micro-ondes qui durent des millisecondes et qui se répètent de 9 à 190 mille fois par jour, dépendamment du temps de la journée intense ou moins intense, multiplient l’exposition et les facteurs de risque.

Tant que les problèmes reliés aux CEM ne nous touchent pas directement, il est bien sûr que nous occulterons cette question. Surtout aussi à cause de la subtilité des symptômes et qu’ils se manifestent souvent à retardement, lorsque le mal est déjà implanté. Ils peuvent se manifester par des maux de tête de légers à violents, des engourdissements, des pertes d’équilibre, des problèmes de vision, des pertes de mémoire et bien d’autres symptômes.

Pour plus d’informations sur les CEM, Le magazine « La Maison du 21e siècle » avec ses articles de Stéphane Bélainski (Expertise Électromagnétique, Environnementale 3E) et Le journal Vert sont de très bonnes sources.

James McConnell et Marie Couture, ND.A

Copropriétaires chez Sol Épicerie Santé www.solbio.ca

Oser chanter sa chanson

J’avais deux ans quand la voisine de palier de ma mère lui avait offert de me garder durant la journée pour lui permettre de dormir avec ma jeune sœur gravement malade. À cette époque des années 50, il était courant d’écouter la radio et de chanter les chansonnettes à la mode. La chanson de Tony Bennett « Because of You » avait tenu la une du palmarès pendant 16 semaines et elle jouait régulièrement à la radio. La voisine aimait chanter. Au fil des semaines en passant du temps avec elle, j’avais appris la chanson. De retour à l’appartement un après-midi, assise dans ma petite chaise berçante, j’avais chanté la chanson au complet en anglais, sur la note merci, à la grande surprise de ma mère. Pour une petite francophone de Rosemont, c’était tout un exploit! Dans son enthousiasme, elle avait renchéri de sa voix et je m’étais tue. Selon elle j’avais ensuite perdu ma voix. Ce que j’avais cru… jusqu’au moment du 50e anniversaire de mariage de mes parents, 45 ans plus tard où m’était venue l’idée de lui rechanter la chanson « Because of You » en signe d’amour et d’appréciation. Grâce à ma mère, j’avais appris à jouer de l’accordéon et je pouvais lire la musique et la jouer, mais la chanter… devant elle, c’était autre chose. De connivence avec moi, ma sœur avait annoncé durant la célébration que je n’allais pas jouer de la musique cette fois-ci, mais que j’allais plutôt chanter. Je me suis approchée du micro en expliquant que c’était la première fois que je chantais en public. J’ai ensuite relaté l’épisode de mon enfance et combien ma mère en était fière pour en avoir parlé pendant des années et que je voulais, en signe d’amour et de reconnaissance, la lui chanter à nouveau. En me voyant approcher du micro, ma mère s’est baissé la tête en se disant assurément « Oh mon Dieu, elle va me faire honte devant toute la famille et les amis d’Europe ».

Me voilà donc au 50e prête à chanter avec les deux musiciens avec lesquels j’avais à peine pratiqué dans le corridor 5 minutes avant l’arrivée de mes parents. À mi-chemin dans la chanson — ma mère surprise d’entendre ma voix —, lève la tête et se met à pleurer abondamment, consolée par mon père. Et voilà qu’à la toute fin de ma prestation, toute la famille se lève pour applaudir et les flashs de caméra pointent de partout. Quel bonheur!

Et vous pensez que le rêve s’est arrêté là? Dix ans plus tard, j’invite une personne à une rencontre dans un café et à un moment donné durant la conversation elle me demande si je sais lire la musique et si j’ai déjà chanté. Je lui réponds que je peux lire et jouer la musique, mais que je n’ai chanté qu’une seule fois au 50e de mes parents. Elle me dit qu’elle fait partie d’une chorale et m’invite à assister à leur 1re pratique de la saison si cela m’intéresse de connaître comment un chœur fonctionne. « Pourquoi pas? » lui dis-je. Je me rends et voilà qu’au beau milieu de la pratique quelqu’un me touche l’épaule pour me demander si j’aimerais passer une audition dans les jours qui suivent. Hésitante je me tourne vers mon amie qui me dit « qu’est-ce que ça te prendrait pour l’audition? » « Ça me prendrait une chanson », lui dis-je. « Est-ce que tu en as une, qu’elle me répond? » « Oui, j’en ai une seule. » « Eh bien n’est-ce pas tout ce que cela te prend? » qu’elle me dit. « Et pourquoi pas » me suis-je dit en riant.

J’ai pris mon courage à deux mains en pensant que j’aurais au moins la satisfaction d’avoir tenté une nouvelle expérience et d’être sortie de ma zone de confort. Mais j’avoue que dans les moments qui ont précédé l’audition, assise à chanter dans l’auto, je me trouvais assez ridicule d’avoir osé une telle expérience. De retour à la maison, mon mari me demande « Comment ça s’est passé? ». « Je ne pense pas avoir beaucoup impressionné le directeur » lui dis-je en riant « mais je suis super fière d’avoir osé l’expérience ».

Le lendemain matin j’ouvre l’ordinateur et à ma stupéfaction je lis à l’écran BRAVO! vous êtes admise dans le chœur! Jamais de toute ma vie je n’aurais imaginé qu’un jour je chanterais le « Requiem de Mozart » en concert et bientôt le « Jesu Meine Freude » de Bach. L’année qui avait précédé mon entrée dans le Chœur, je m’étais rendue au Centre national des arts pour entendre Unisson, une chorale formée de plus de 300 choristes recrutés à travers le Canada qui se réunissent le 1er juillet pour chanter lors de la Fête du Canada. J’avais été tellement emballée par leur prestation que j’étais retournée avec mon mari plus tard en après-midi les entendre à nouveau en exprimant combien ça devait être merveilleux de chanter dans une telle chorale. « Oublie ça » disait la petite voix « tu n’as pas de voix ». Et voilà que l’année suivante je me retrouvais parmi les 365 choristes à chanter accompagnée de l’Orchestre symphonique du Centre national des arts pour la Fête du Canada. Je ne peux vous exprimer ce que je ressentais quand les projecteurs se sont allumés et que j’ai vu l’assistance devant moi. Quel retour de situation! En un an à peine, j’étais passée de l’autre côté du rideau! Tout ça pour avoir osé chanter la chanson que j’avais apprise à deux ans!

Et ce n’est pas fini, plus j’avance dans la discipline et l’expression musicale plus je découvre comment comme choriste développer les qualités de pose de voix, de contrôle du souffle, de nuances dans l’expression et le rythme, et de confiance en moi, ce qui contribue à me consolider comme conférencière. J’y découvre également comme consultante les qualités de collaboration, d’harmonisation et de travail d’équipe nécessaires au leadership.

Il n’y a pas de fin à l’expérience entreprise à l’âge de deux ans. Elle me mène graduellement à davantage d’expression, de créativité et de liberté spirituelle.

La vie nous donne régulièrement des opportunités de dépasser les limites des conditionnements familiaux, sociaux, religieux préétablis qui nous définissent, mais aussi nous confinent et limitent notre expression et notre créativité. Elles nous empêchent de découvrir que nous sommes des êtres de potentialité infinie et que les seules limites qui nous retiennent sont celles qu’on accepte et qu’on s’impose. L’imagination est plus forte que la connaissance, disait Einstein, pour réaliser ses rêves. Avec un peu de courage, d’ouverture et d’imagination, on peut être surpris jusqu’où une chanson peut nous mener. Le voyage est sans fin. Je vous souhaite de tout cœur en cette Année 2013 d’oser chanter votre chanson. Qui sait où elle pourrait vous mener et le monde n’en sera que plus riche et meilleur pour cela.

Exprimer nos émotions

L’émotion, qui se situe au cœur du fonctionnement relationnel­, forme le noyau du processus relationnel insatisfaisant. Si ses besoins sont généralement satisfaits, l’être humain vivra dans la joie et connaîtra la paix intérieure. Par contre, si l’un ou plusieurs de ses besoins fondamentaux ne trouvent pas de satisfaction, il ressentira des émotions désagréables telles que la peine, la colère, la jalousie ou la peur. Malheureusement, il est à la base de certaines croyances philo­sophiques ou religieuses de considérer l’émotion désagréable à vivre comme un monstre à fuir, à nier ou à réprimer dans toutes les circons­tances de la vie. 

L’émotion est un phénomène psychologique naturel qu’on ne choisit pas de vivre ou de ne pas vivre. Elle intervient spontanément et régulièrement dans nos relations avec notre entourage et avec notre environnement. 

Toute une gamme d’émotions agréables peut nous habiter quand on marche dans la nature, quand on observe un coucher de soleil ou une œuvre d’art, ou encore quand on se trouve en compagnie de quelqu’un qu’on aime. Mais l’émotion est bipolaire comme l’énergie humaine. Il y a chez l’humain deux pôles énergétiques qui se complètent et s’attirent. Détruire la polarité négative de l’énergie, c’est annihiler la positive. De même, écraser les émotions désagréables à vivre, c’est auto­matiquement diminuer l’intensité potentielle des émotions agréables. 

Quand je dénonce la répression de l’émotion, je n’entends pas par là qu’il faille se laisser submerger par elle, que nous devions la laisser nous envahir, nous dominer jusqu’à nous perdre. Il n’est pas plus sain de donner à l’émotion tout le pouvoir sur nos vies que de le donner à la raison. 

Je fais une distinction claire entre libérer sans discernement les émotions refoulées et être en mesure de les gérer et de les exprimer de façon responsable dans l’ici et maintenant­ de la relation. Il ne s’agit pas de refouler l’émotion présente, mais de l’accueillir, de l’identifier et de choisir de l’exprimer ou de ne pas l’exprimer sans toutefois verser dans la fuite défensive du vécu par peur du conflit, par peur de perdre ou de blesser. L’émotion vécue dans la situation présente a avantage à être exprimée, particulièrement dans les relations avec les personnes importantes dans nos vies : amis, amoureux, parents. Mais cela suppose que l’on soit dans un climat relationnel de confiance, en mesure d’être à l’écoute de son vécu et qu’on ne l’étouffe pas. 

Mais pourquoi étouffe-t-on certaines émotions, sinon parce qu’elles nous font peur et honte? 

En plus de souffrir psychiquement ou physiquement des émotions qui font mal, l’être humain doit ajouter à sa douleur la honte et la culpabilité qui l’empêchent de se manifester. En apprenant à réprimer les émotions dites « honteuses », il apprend, par
le fait même, à se laisser dominer par des principes et des croyances qui lui enlèvent sa liberté d’être. 

Lorsque l’émotion est écoutée, acceptée, exprimée, elle ne fait jamais de ravages. C’est pourquoi, au lieu d’apprendre aux gens à nier leurs émotions, je favorise l’écoute, l’acceptation, la reconnaissance et surtout l’expression responsable du vécu émotionnel dans l’ici et maintenant de la relation. Il est en effet facile d’exprimer l’émotion vécue dans une situation passée alors qu’on ne la ressent plus. Le plus difficile est d’être à l’écoute de l’émotion présente et de l’exprimer sans vergogne. En réalité, ce n’est pas l’émotion qui est menaçante, mais le fait qu’elle soit refoulée et exprimée de façon irresponsable et défensive. Celui qui attaque parce qu’il a été touché provoque chez l’autre l’attitude défensive, et celui qui se défend provoque l’attaque. Au lieu d’exprimer le vécu émotionnel qui entretient la relation et la communication, l’attaque et la défense ne servent qu’à couper, du moins temporairement, les liens relationnels et, à long terme, à détruire ce qu’au fond on veut construire. 

L’émotion n’est pas un monstre, encore moins une maladie honteuse à cacher. Elle est un phénomène naturel qui ne fait du tort que lorsqu’elle n’est pas entendue et respectée. La nier ou la provoquer, c’est ne pas suivre son processus naturel qui n’est jamais violent et jamais menaçant lorsqu’elle est écoutée et reconnue dans l’ici et maintenant de la relation et de la situation.

La confiance… ou la foi

La réalisation du Soi représente le but ultime du cheminement personnel. Toutefois, le décou­ragement peut menacer à ses heures si la croyance est que ce cheminement doit se dérouler dans la joie, la paix et la facilité à chaque instant. 

La facilité peut, de fait, se créer d’un instant à l’autre. Elle produira ces moments de joie et de paix qui facilitent le cheminement dans toutes situations parce qu’indéniablement même l’être éveillé qui cultive l’harmonie en toute chose traverse des périodes  difficiles. Inutile de se cacher la vérité. Lui aussi perdra des proches, sa conjointe ou son conjoint ou son emploi, son adolescent vivra des périodes difficiles, et
la liste pourrait être sans fin.

L’impression d’avoir perdu son chemin ou d’avoir cessé d’avancer est l’une des périodes difficiles du cheminement personnel. Et cela se produit pour tous. La période peut être très courte, mais aussi très longue, en temps terrestre, selon le degré de confiance que l’être aura en lui-même et en toute personne ou être subtil.

Comment avoir confiance que tout s’arrangera et que le chemin s’éclairera facilement et rapidement? C’est là que le jeu commence et, sans le jeu, comment s’amuser à avoir confiance en soi et en ses possibilités? Comment faire confiance à ceux à qui on avait accordé sa confiance? La confiance est aussi la foi, la foi que tout est possible et que l’être humain a le potentiel infini de créer les possibilités qui lui serviront à retrouver son chemin. 

Cette citation de Martin Luther King Jr. illustre bien jusqu’où la confiance doit aller : « La foi, c’est faire le premier pas même quand vous ne voyez pas tout l’escalier. » (traduction libre)

La foi, c’est croire aux intuitions et aux inspirations qui nous parviennent quand nous choisissons d’écouter, de voir et de ressentir les mouvements et vibrations qui nous entourent. C’est aussi ça le pouvoir de cocréer, car il ne faudrait pas croire que nous sommes seuls sur la route. Il y a ces êtres en qui nous avons accordé notre confiance, qu’ils soient humains ou non. On ne peut croire à moitié que ces êtres nous soutiendront. Avoir la foi et accorder sa confiance se fait de façon perma­nente et à temps plein.

Je sais bien que parfois on peut avoir l’impression que rien ne bouge, que l’aide ne vient pas. Et si ce n’était qu’une illusion? Si vous bougiez tout simplement autrement et que l’aide reçue se présente de façon différente de ce à quoi vous vous attendiez?

Même lorsque l’être a l’impression de ne plus cheminer et de ne plus savoir comment atteindre ses buts, il est sur la bonne route. Pour y croire, il faut avoir confiance. Pour avoir confiance, il faut développer cette faculté. Pour la développer, il faut expérimenter. Et ma façon d’expérimenter, c’est le jeu. Je me suis donc amusée à vérifier mes intuitions et inspirations. Cela permet de faire différencier une idée d’une intuition. Prenons un exemple simple où votre regard est attiré vers un lampion au moment de sortir d’une pièce alors qu’il y en a plusieurs qui sont allumés. Vous avez le réflexe de l’éteindre, mais vous ne le faites pas vous disant que vous serez de retour dans une vingtaine de minutes. Dix minutes plus tard, le détecteur de fumée se met à hurler. Vous retournez dans la pièce et vous voyez que le lampion a mis le feu au contenant plastifié. Il s’agissait d’une intuition, et il fallait éteindre ce lampion avant de sortir même si rien ne laissait croire qu’il allait mettre le feu. Les intuitions sont souvent aussi banales que celle-là.

Soyez créatifs et faites confiance à vos intuitions. Qui sait jusqu’où elles vous mèneront.