Des moments bulles

Le temps des fêtes est probablement la période où nous sommes le plus occupés durant l’année. Non seulement nous pensons aux gens proches de nous en préparant des repas festifs, en achetant des cadeaux personnalisés et en organisant des rencontres spéciales, mais nous sommes aussi généralement plus enclins à penser à ceux et celles moins proches de nous en donnant généreusement à des organismes qui aident les plus démunis. Avec toutes cette activité, parfois on ne se le cachera pas étourdissante, nous oublions souvent de prendre soin de la personne par qui toute cette générosité est possible : nous-même!

Il est important dans ces périodes frénétiques de prendre des pauses, ne serait-ce que pour respirer des fois! Donnez-vous l’opportunité d’arrêter le temps pour 5 minutes, vous ne serez que plus productif par la suite. L’idéal bien sûr serait de s’arrêter pour une bonne journée complète et de ne rien faire. La réalité par contre est souvent que vos échéanciers ne nous permettent pas une telle pause. Une bonne façon d’intégrer des « moments bulles » comme je les appelle est d’y aller graduellement. Par exemple, vous pourriez prendre 5 minutes le matin (soit en vous réveillant, avant de partir travailler, avant de sortir de l’auto dans le stationnement, avant d’ouvrir votre ordinateur au bureau, etc.), un autre 5 minutes dans la journée (avant d’aller dîner, après avoir dîner, durant votre pause d’après-midi…) et un dernier 5 minutes juste avant de vous endormir.

Que faire durant ce 5 minutes d’arrêt? Idéalement rien, seulement être. Comme ne rien faire n’est pas toujours facile et ne vient pas nécessairement naturellement par contre, voici quelques suggestions pour vos moments bulles : la méditation est toujours une belle option, se concentrer sur sa respiration également, on peut porter notre attention sur les choses pour lesquelles nous avons de la gratitude présentement ou faire un « scan corporel », c’est-à-dire porter notre attention sur chaque partie de notre corps une partie à la fois.

L’important c’est vraiment de s’arrêter de « faire » et de prendre du temps pour soi. Vous verrez avec le temps vous deviendrez accro de ces petits moments bulles.

Donc je vous souhaite chers amis un temps des fêtes ressourçant et une nouvelle année remplie de belles découvertes de soi.

Communauté, simplicité et non-violence

Dans cette chronique, nous vous présentons différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Je viens de recevoir une lettre d’une communauté amie super inspirante, et cela me donne envie de vous la faire connaître. Il s’agit des randonnées à bicyclette des super-héros du Sanctuaire Stillwater, qui fait partie de l’Alliance des possibilités (traduction libre de Stillwater Sanctuary/Possibility Alliance Superhero Bike Rides).

Mission et vision
Mission simple et concise : « to uplift life ». En français, on dirait quelque chose comme « soutenir la vie, l’aider à s’épanouir ».

Cinq principes guident le développement :
1. Simplicité, toujours plus de simplicité;
2. Service et aide;
3. Engagement social et activisme non-violent;
4. Transformation personnelle et travail sur soi (la communauté est décrite comme « intoxication-free », c’est-à-dire libre de sources d’intoxication);
5. Joie, plaisir, folie, gratitude et célébration.

La simplicité en trois actes

1. Communauté n’utilisant aucun produit pétrolier
Les membres du Sanctuaire ne consomment que des produits locaux (rayon de 100 miles), ils fabriquent leurs vêtements, n’ont pas d’électricité et ne consomment pas de combustibles fossiles. Les résidents se promènent à vélo, utilisent des chariots ou autres tirés par des chevaux et voyagent par train. Ils ont un four solaire et un poêle à bois, mais pas de frigo, et leur alimentation est principalement crue, dans toute la mesure du possible. De plus, ils sont très « low-tech ». Leur recours à des moyens technologiques est très limité. Ils dorment sur des lits de paille et aiguisent leurs outils à la main, leurs malaxeurs sont manuels, ils fabriquent leur propre peinture à base de lait, ils s’éclairent aux bougies et n’ont pas d’accès Internet. Ils sont friands de musique, même s’ils ne disposent d’aucun système de son : alors, ils jouent eux-mêmes les instruments et ils chantent!

2. Économie du don
La communauté du Sanctuaire s’inspire d’une communauté établie en France et appelée l’Arche, projet basé notamment sur les valeurs gandhiennes de non-violence et sur des principes radicaux de simplicité : chaque année, toutes ses ressources sont distribuées. Comme cette communauté, le fonctionnement du Sanctuaire repose sur des dons. C’est ainsi qu’elle a obtenu la terre et la plupart des choses qu’elle possède.

3. Permaculture
Les membres du Sanctuaire possèdent 110 acres de terre qui sont exploités selon les principes de la permaculture :
• une portion est réservée aux bâtiments, à l’agriculture, à l’étang et à la vie quotidienne;
• la deuxième est une forêt exploitée pour ses ressources en bois et en nourriture;
• la troisième est un secteur protégé.

Mon impression
Lors de ma courte visite, en 2008, la communauté naissante m’a éblouie par les valeurs qu’elle défendait, par les principes mis en application jour après jour, par le courage et la force des gens qui mettaient sur pied, au prix de beaucoup d’énergie et avec peu de ressources, un projet si ambitieux et si merveilleux. Malgré leurs positions radicales face à la consommation de produits pétroliers, à l’économie, à l’orientation de l’agriculture, ces personnes étaient lumineuses, heureuses, pleines d’amour, de sourires et de chansons à partager!

Cette communauté compte aujourd’hui sept adultes et deux enfants qui vivent grâce à un budget annuel de 9 000 $. Elle reçoit chaque année près de 1 500 visiteurs qui assistent à des ateliers, à des formations ou à des évènements qui sont tous gratuits (même la formation en permaculture!), et tous ces visiteurs sont logés et nourris. Vingt pour cent des dons recueillis sont dirigés vers des personnes et des organismes dans le besoin.

Cette communauté, située dans le Nord du Missouri, déménagera dans le Maine, afin de mieux déployer son activisme.

Sur le chemin du bonheur : la gratitude

Le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur est LE chemin.

La gratitude, c’est bien plus que la politesse et c’est bien plus que dire merci. La gratitude, c’est apprécier, c’est jouir et se réjouir de chaque moment que la vie nous donne, c’est la certitude que l’univers est plein de possibilités et que nos rêves peuvent se réaliser. La gratitude, c’est ma petite fille de deux ans qui se réveille en extase : « Oh! maman, quelle belle journée : le camion de poubelles va passer, et il reste une pâtisserie d’hier dans le frigo! » La gratitude, c’est quand, après deux ans de plâtres et la menace de ne plus jamais marcher, j’ai retrouvé l’usage de mes jambes. Je marchais, émerveillée, heureuse, en me répétant avec extase : « Je marche, je marche. » La gratitude, c’est Jean Ferrat qui, après un accident qui aurait pu être mortel, compose la chanson C’est beau la vie. Pourquoi faut-il attendre de perdre ou de risquer de perdre quelque chose pour savoir l’apprécier, pour remercier la vie de tout ce qu’elle nous donne?

Selon Martin Seligman, un des pères de la psychologie positive, la gratitude est un des facteurs les plus importants du bonheur. La gratitude non seulement pour tout ce qui est et tout ce que j’ai, mais aussi pour tout ce qui viendra. Se lever en disant merci pour tout ce que j’ai, en me réjouissant à l’avance de cette journée qui commence, en me disant : « Aujourd’hui m’apportera quelque chose de merveilleux, et j’en goûterai chaque seconde! » Cette attitude est non seulement le secret du bonheur, mais c’est aussi le secret du succès, car seule une vision positive peut donner l’énergie nécessaire à son accomplissement.

Bien sûr, nous avons tous notre petite voix négative, celle qui nous dit : « Tu n’es pas assez… (bon, beau, jeune, riche, etc.) » et qui nous répète tous les drames et toutes les mini-séries noires de notre vie et de la vie en général. Cette voix est la plus courante; elle alimente le journal du soir et les discussions avec les amis. Elle nous répète avec ferveur : « La vie est difficile, les gens sont méchants, et ceux qui pensent autrement sont lunatiques. » Mais cette voix se trompe; il y a suffisamment de choses positives dans la vie pour se dire : « Donne-toi une chance. Remarque tout ce qui va bien et syntonise le poste de la joie et de la gratitude. » Nos pensées négatives nous empêchent de profiter de la vie et encore plus de nous créer la vie de bonheur et de créativité que nous désirons. La joie intérieure nous amène à plus de productivité et de créativité face aux problèmes de la vie quotidienne. Quand je souris et que j’apprécie la vie, je suis une meilleure mère, l’air est plus doux, la nourriture est plus savoureuse et de parfaits étrangers me font des sourires.

Comment y parvenir? Quand j’étais petite, nous chantions souvent cette chanson : « La meilleure façon de marcher qui doit être la nôtre, c’est de mettre un pied devant l’autre, et de recommencer. » Faire un pas, puis un autre, puis un autre… J’ai une amie qui participe à un cercle de gratitude; tous les matins, elle et quelques amies se textent au sujet de ce pour quoi elles éprouvent de la gratitude. D’autres personnes tiennent un journal quotidien de gratitude. D’autres se contentent d’y penser chaque matin et chaque soir. Dans la vie, on obtient toujours ce sur quoi on se concentre, ce qu’on pratique avec ferveur. Prati¬quez la gratitude et vous récolterez la joie. Dites merci à la vie de tout ce qu’elle vous donne, et elle vous donnera encore plus.

Ici, maintenant, en moi… le pouvoir du sacré dans chaque moment présent

À chaque instant de notre expérience, nous avons le choix.

Nous avons le pouvoir de choisir d’être totalement et simplement là, en nous, en pleine présence et en pleine conscience. Nous avons également le pouvoir de choisir notre façon de voir les choses, d’ajouter de la compassion et de la gratitude à notre regard, ce qui nous permet d’être plus facilement dans l’accueil.

Il nous suffit de prendre le temps, ne serait-ce que trois minutes, pour être à l’écoute de notre respiration, du son de l’air qui nous berce à chaque inspiration et expiration, de la sensation de l’air qui voyage en nous, qui gonfle nos poumons, détend notre dos et nos épaules… tout en centrant notre pensée sur « ici, mainte­nant, en moi, simplement ».

Plus nous sommes présents à nous-mêmes à chaque instant, à l’écoute de nos sensations, de nos émotions­ et de nos vibrations, plus nous pouvons calmer notre mental qui s’emballe facilement.

Nous n’avons pas appris à penser ni à respirer; ces fonctions se font d’elles-mêmes. Et pourtant, elles ont une grande influence sur notre bien-être global. Des pensées de doute, d’inquiétude ou de peur nous font vivre du stress et de l’anxiété qui, à leur tour, nous occasionnent des tensions musculaires, de la fatigue, de la douleur et la maladie. Voilà où notre mental peut nous mener sans même que nou nous en rendions compte.

Comment est votre respiration?
Quelles pensées occupent votre esprit la majeure partie du temps?

En prenant le temps de les observer un instant, nous prenons conscience de notre pouvoir de les contrôler, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, simplement pour nous ramener dans l’ici-maintenant, nous apaiser, nous déposer, nous centrer et nous harmoniser.

Vous avez le pouvoir de maîtriser vos pensées. Choisissez en pleine conscience des pensées qui vous font du bien et qui vous apaisent.

Voilà ce qu’est la méditation.
Méditer est un état d’être, une qualité de présence à soi, ici et maintenant. Il existe autant de façons de méditer qu’il existe de gens sur terre. On peut méditer dans le calme immobile, en mouvement, en chantant, en visuali­sant ou simplement en respirant.

Prendre quelques minutes pour soi plusieurs fois par jour, simplement pour s’observer, s’écouter ou se recentrer rend la qualité de notre présence à nous-mêmes encore plus profonde. S’émerveiller de toutes les beautés qui nous habitent et qui nous entourent rend chaque moment présent sacré et magique.

Il suffit de choisir les moments qui conviennent le mieux à notre horaire, comme après les repas, au lever et au coucher, durant les pauses au travail ou à l’école. Prendre ces trois courtes minutes peut, au début, sembler être une discipline, mais avec le temps et la pratique, cela deviendra vite une bonne habitude de vie.

Vous êtes la personne la plus importante dans votre vie; plus vous prendrez le temps de vous nourrir, de vous remplir et de rayonner pour vous, plus votre lumière et vos vibrations inspireront et nourriront tout ce qui vous entoure. Vous serez ainsi plus disponible pour les autres.

Soyez la fleur qui s’épanouit parce que c’est exactement ce qu’elle doit faire. Et voyez comme elle attire les papillons et les abeilles avec ses couleurs et son parfum. Elle se permet d’être merveilleuse en se centrant sur son propre enracinement. Plus son enracinement sera solide, plus la fleur rayonnera et débordera de vitalité.

Alors, en pleine présence à vous-même, ici maintenant, choisissez de rayonner en toute simplicité, simplement pour rayonner.

Douceur et lenteur cocooning pour l’âme

Comme après un long voyage, il est important de nous déposer et de nous reposer pour nous ressourcer et nous recentrer. En tant qu’Êtres divins incarnés, nous pouvons choisir de voir chaque journée comme un voyage.­ Chaque moment présent est une expérience pour notre être sur tous les plans : physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel.

Que l’expérience soit perçue comme bonne ou mauvaise, elle nous fait vivre une vaste gamme de sensations et d’émotions. Pour notre âme, l’expérience est tout simplement et totalement expérience.

La partie de nous qui a besoin de comprendre, de rationnaliser, de contrôler et d’identifier est notre mental. Nous n’avons pas appris à le contrôler ni à choisir les pensées qu’il crée. Il est souvent très critique et peut provoquer des réactions dans notre corps physique. En pleine cons­cience, nous avons la possibilité de reprendre le contrôle de cette partie de notre être à chaque instant, en choisissant d’y ajouter de la douceur.

Choisir d’amener de la douceur dans notre mental en y ajoutant des pensées douces envers nous mêmes et d’en amener aussi dans notre façon de penser, de voir, d’entendre, d’accueillir, de donner, de communiquer, de partager. La douceur fera s’ouvrir notre cœur.

Au début, notre mental aura peut-être besoin de repères extérieurs :

Par exemple, écrire le mot douceur pour l’avoir sous les yeux à la maison, au travail et dans la voiture ou encore réciter ou chanter le mot douceur comme un doux mantra aura une influence bénéfique sur plusieurs plans.

En centrant notre attention sur la douceur, les autres pensées perdront de leur importance et de leur influence. Au début, cela peut avoir l’air d’une discipline, mais avec un peu de pratique, centrer notre attention sur la douceur deviendra une habitude simple et facile.

Choisir de faire preuve de douceur envers notre corps physique, ce temple sacré de notre âme, sous la forme de l’écoute et du respect de ses limites et besoins. De la douceur pour tous nos sens : les massages, les câlins, le rire, un sourire, de la musique qui nous transporte et nous fait vibrer, le chant des oiseaux, les parfums qui stimulent notre odorat, les aliments à savourer, les activités qui nous font plaisir, le repos dans notre chaise préférée, la contemplation de la beauté qui nous entoure, être en pleine conscience du vent sur notre peau lors d’une marche dans la nature. En fait, tout ce qui peut nous faire plaisir et nous faire vibrer est de la douceur qu’on s’offre à chaque instant.

Et être en pleine conscience ici, maintenant et en soi nous met en contact intime avec tout notre Être jusqu’à notre âme et transforme notre vision de l’expérience; elle devient encore plus complète, intéressante et sacrée.

Inspirer consciemment la douceur de l’air est essentiel pour s’habiter pleinement et est sans doute l’outil de méditation et de maîtrise de soi le plus simple et le plus puissant.

Et ralentir, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, nous permet de mieux voir, de mieux entendre, d’être simplement et totalement présent à soi et à ce qui nous entoure. Pour savourer la beauté et la contempler pendant quelques minutes avec conscience et gratitude. En reconnaissant que tout est divin, amour et sacré. Tout. Même nous.

Douceur en votre être.

La gratitude

Lorsqu’on m’a demandé si ça m’intéressait d’écrire un article sur la gratitude, j’ai accepté spontanément en y voyant la synchronicité à l’œuvre. En effet, j’ai eu à réfléchir sur ce sujet au cours des derniers mois, depuis qu’on a diagnostiqué un cancer chez mon conjoint. Cette nouvelle nous a fait passer par toute la gamme des émotions! Heureusement, il a eu la chance d’être opéré rapidement et de guérir. Soulagement et gratitude! Merci la vie!

Pour approfondir ma réflexion sur le thème de la gratitude, j’ai consulté quelques auteurs afin de trouver des réponses à mes questions et de vous en faire part. Qu’est-ce qu’on entend par « gratitude »? Quels sont les bienfaits de ce sentiment dans notre vie? Est-ce facile de « pratiquer la gratitude »? Comment peut-on cultiver cette attitude au quotidien?

On peut définir la gratitude comme un sentiment d’appréciation apparenté­ à la reconnaissance, à la joie et au bonheur. C’est un état de bien-être émotionnel dans lequel on savoure pleinement le moment présent. C’est remercier la vie d’être en santé, d’avoir des amis, d’être entouré de gens qu’on aime, d’avoir un travail, d’avoir accès à la scolarité, d’avoir un toit, de la nourriture et la chance de vivre dans un pays où il n’y a pas de guerre. Sans compter toutes les beautés de la nature qui sont source d’émerveillement en toute saison, toutes ces choses que l’on prend souvent pour acquises et allant de soi.

Prendre le temps de ressentir de la gratitude procure de nombreux bienfaits. Rosette Poletti1 cite une recherche démontrant que les gens ayant une attitude de gratitude ont plus d’énergie, plus d’enthousiasme, s’intéressent plus à ce qui les entoure,­ sont plus créatifs, plus joyeux, plus ouverts aux idées des autres, ont une meilleure résilience et ont de meilleures défenses immunitaires. Pourquoi passe-t-on si souvent à côté de belles occasions de ressentir un état de sérénité et de gratitude? Madame Poletti attire notre attention sur trois obstacles susceptibles de bloquer la route à cet état de bien-être émotionnel. D’abord, notre esprit a tendance à voir ce qui ne va pas plutôt que ce qui va bien dans notre vie. Et, nous avons aussi tendance à faire porter notre attention sur ce que nous n’avons pas plutôt que sur ce que nous avons à portée de main. En deuxième lieu, nous avons tendance à vivre dans le passé ou le futur. Lorsqu’on regarde le futur, on imagine facilement des scénarios catastrophiques basés sur nos peurs et, quand on vit dans le passé, on perd beaucoup de temps et d’énergie dans le ressentiment et les regrets. Dans ces conditions, il s’avère­ difficile de savourer le moment­ présent. Le troisième obstacle est relié à nos habitudes émotionnelles. Quelle est l’émotion qui vous est la plus familière? La joie, la peur, la colère, la tristesse? Les recherches ont démontré que « chaque émotion a son propre circuit hormonal dans le cerveau et que plus on vit souvent une émotion, plus son circuit se renforce et plus on y accède rapidement. C’est un chemin balisé qu’on connaît bien ».2  La bonne nouvelle, c’est que nous avons le pouvoir de choisir le sillon que nous voulons creuser. Et pourquoi ne pas se faire du bien en choisissant les sillons de la sérénité et de la gratitude?

On n’a rien à perdre et on a tout à gagner à devenir de plus en plus cons­cient des bienfaits de la gratitude. Un truc pour faciliter cet apprentissage est la création d’un Journal de gratitude dans lequel on prend le temps de consigner trois choses que l’on a appréciées au cours de la journée. Et dire simplement Merci (à la Vie, à Dieu, à l’Univers, peu importe)! Ce qui compte, c’est cet élan du cœur qui nous met en harmonie avec nous-mêmes et avec l’énergie de la vie.

Ma guérison

« Najoua, ma fille, merci pour ces belles années passées dans nos vies; tel était ton chemin… »

Quand, à six ans, on se forge une bedaine de maman.

Quand, à sept ans, on entend sa mère, assise au salon à boire du thé avec la voisine, supplier cette dernière de faire semblant que vous êtes la gardienne de son fils de huit mois.

Quand, à 23 ans, on se marie pour faire vite cinq enfants tellement on veut être mère.

Quand, à 26 ans, enfin le premier bébé s’annonce et qu’on le perd à huit mois de grossesse.

Le but d’avoir des enfants, n’est-ce pas de les regarder grandir, et non de les enterrer avant nous?

Un grand manque d’énergie et une petite bosse sur la cuisse m’incitent à forcer ma fille Najoua, alors âgée de 19 ans, à voir un médecin. La fatalité frappe sans aucun avertissement : un rhabdomyosarcome. En ce beau jour de septembre, le choc est si inattendu! Dans l’auto, personne ne parle. Moi, en cachette, je me donne des coups de poing au ventre en me disant : « Pourquoi vouloir des enfants? » La culpabilité en 5e vitesse!

Elle nous a quittés le temps d’une grossesse. Neuf mois entre la vie et la mort. Abominable! Voilà ce que j’ai ressenti à plusieurs reprises. Et pendant ces neuf mois, je l’ai accompagnée, impuissante, entre Hull, Sainte-Justine et Toronto. Impuissante, alors que je voulais crier aux médecins de faire mieux que mieux. Impuissante devant les faux espoirs qui font mal jusque dans les entrailles… Tellement impuissante devant ces maudites machines qui me la tuaient de toute manière. J’ai réalisé que, malgré toutes mes prières, je ne pouvais pas endosser la maladie de ma fille. Alors, je lui ai promis et je me suis promis d’être là pour elle.

Lors d’un court séjour à la maison, avec son fauteuil roulant, elle arrive dans la cuisine pour me dire : « Tu sais maman, je n’ai pas peur de mourir. C’est pour Joffrey et Gaël que je suis inquiète. » Je me jette à ses genoux et lui dis : « Non, non, Najoua, c’est trop tôt pour parler ainsi… » et je réalise que j’ai plus peur qu’elle. On communique par des silences qui en disent long ou par des encouragements, vrais ou faux ou faibles… On l’aime tant. Ça fait tellement mal que ça nous engourdit. Être là sans y être.

C’est le jour de la fête des Pères que ses souffrances se terminent enfin, à 20 ans. Comme j’ai de la grosse misère à regarder quelqu’un souffrir, je suis prête à la laisser partir… mais ça, on ne peut pas le dire; ce serait mal vu. Ses derniers mots furent pour son père. Appuyée contre lui, elle réussit à soulever son masque et à lui dire : « Papa, je t’aime. » Quel beau cadeau! Comme une automate, je tiens sa main qui reste chaude et lui offre un sentier de lumière en forme d’escalier recouvert de pétales de roses, je lui parle et j’exige que la musique d’Enya continue de jouer. J’invite la famille à prendre sa main encore chaude (moment de folie, je crois); ça fait tellement mal et ça soulage tellement que je pleure en dedans.

La semaine suivante, je veux absolument me reposer à la ferme de chèvres laitières dont je suis propriétaire avec mon conjoint. La fatigue, le questionnement, la rage et la tristesse tardent à partir. Je n’étais pas encore prête à comprendre que la souffrance de ma fille n’était pas la mienne. Mais je savais que je ne me nourrirais pas éternellement de tous ces « mal-aises ». Et ça non plus, on ne le dit pas…

Des chèvres à ma rescousse. Une amie me dit un jour : « Connecte-toi le plus souvent possible à tes chèvres; elles t’aideront. » Dès lors, j’ai redoublé d’attention envers elles, et elles ont quadruplé leur gratitude envers moi.

Pendant des mois, malgré la routine qui reprend sa forme, à chaque ombre qui passe devant les fenêtres, à chaque mouche ou abeille qui se pose sur ma main, je suis persuadée que c’est Najoua qui vient me parler.

Gênant, n’est-ce pas? Oui, tout cela passe. On se sent toujours coupable de ne plus y penser aussi souvent. Puis, ça passe davantage.

Cet automne-là, pure coïncidence, en sortant de la Caisse, je rencontre une connaissance qui m’offre ses sympathies et me quitte pour aller à son cours de yoga. Clic! Bon mot, bon moment et je suis rallumée. Quel yoga? Qui enseigne? Où? La semaine suivante, je commence à récupérer plus sérieusement. Enfin, pour moi, la porte d’entrée ou de sortie, c’est selon. Je pense bien que Najoua y est pour quelque chose. Elle m’a poussée dans les fesses pour me sortir de ma petite routine de tristesse. Grâce à elle, je me suis reconnectée à la vie spirituelle.

Un jour, j’entends Najoua me dire : « Maman, recommence donc à fabriquer du savon. » Le projet des Savons de l’Espoir est alors né. J’ai mis la main à la pâte et, depuis, je confectionne des savons au lait de chèvre. Une partie des profits de la vente est remise à Leucan Outaouais. C’est un bonheur et un honneur pour moi de fabriquer des savons haut de gamme tout en venant en aide aux familles ayant un enfant atteint de cancer. Les fonds sont utilisés uniquement pour donner du répit aux familles. C’est une matinée de plaisir et d’amour quand les grands-mamans viennent habiller les savons à grands coups de rires, de beaux échanges, de collations et de tasses de tisane.

Il n’y a pas de mots assez grands pour exprimer ma reconnaissance aux commerçants pour leur grande ouverture du cœur et les espaces tablettes pour ces petits savons ainsi qu’aux utilisateurs.

Alors, du fond de mon cœur au fond de votre cœur, je dépose un immense merci. Merci à Najoua, à vous tous et à la vie.

Nouveau Monde, Nouvelle Ère, Nouvelle Énergie, New World, New Age… L’Ère du Verseau

Que de titres pour indiquer que nous sommes maintenant dans une nouvelle forme d’énergie dans laquelle nous gravitons à tous les jours, mais, nous n’en sommes absolument pas conscients. Nous avons beaucoup de signes que nous ne percevons pas : maux physiques, temps qui va de plus en plus vite, inconforts dus aux changements, états d’Être incompris, comportements non acceptés, etc.

Que faisons-nous avec tout ça?

Nous essayons tous de poursuivre notre vie comme nous avons appris dans l’Ère du Poisson, mais les résultats que nous obtenons par nos efforts, ne se produisent plus… Nous essayons de mettre en application notre connu, nos méthodes de fonctionner, mais, pas de résultats concrets.

Quoi faire?

TOUT, TOUT est en train de changer depuis plusieurs années et nous nous accrochons à nos vieux paradigmes, tout en tentant de vivre dans une Nouvelle forme d’énergie. Ça ne marche plus comme ça. Tout comme vous, je vis également les mêmes soubresauts de la vie. Je me suis arrêté pour évaluer ces états de choses.

  • J’ai remarqué que pour obtenir ce que je veux, je n’ai qu’à en ressentir l’émotion, dans mon for intérieur (pas dans le mental…), et lorsque je ressens bien cette émotion, je décide que c’est ce que je veux. Et l’Univers se met en route pour manifester ce que je veux. Les résultats sont souvent meilleurs que prévu, parce que l’Univers me pourvoit en abondance du MEILLEUR dans ma vie.
  • Au lieu de travailler fort pour avoir des résultats, je n’ai qu’à définir ce que je veux clairement, en ressentir l’émotion et ancrer cette émotion en choisissant ce que je veux. Par la suite, je n’ai plus à travailler, je n’ai qu’à suivre mon intuition, faire ce qu’il y a à faire et surtout, LAISSER VENIR à MOI, ce que j’ai choisi. En bout de ligne, j’ACCUEILLE les résultats avec GRATITUDE.
  • Je me rends compte que ma façon de me nourrir change également. Mon corps m’informe de ce qui est bon ou non pour moi. D’ailleurs, je suis végétarien depuis ma naissance, donc on ne parle pas de viande, ni de poisson. Mon corps m’indique que les produits laitiers ne me conviennent plus, les sucres non plus, ni les produits qui se transforment en sucre dans l’organisme tels que les pâtes, les pommes de terre et les produits dérivés, etc. Je ne mange plus de produits frits : stir fry, frites, fritures de toutes sortes (gras trans), ni d’aliments cuisinés à partir de produits raffinés, sucre blanc, farine blanchie, sel iodé, etc. Je privilégie les produits biologiques, ceux que je cultive et les produits de la ferme locale (dont je connais les méthodes de culture). Le glucamate monosodique (MSG) est banni de mon menu. Malheureusement, nous retrouvons, sous diverses appellations – accent, protéine végétale hydrolysée, Aginomoto, Natural Meat Tenderizer (attendrissant à viande naturel), etc. – ce poison lent dans les aliments de plusieurs restaurants, surtout de restauration rapide (on veut créer la dépendance… et la fidélisation).
  • Je sens le besoin de bouger physiquement, de faire des étirements, tels que le Tai-Chi, le Chi-Qong, le Yoga, les exercices simples comme la marche, la nage, le plein air. Mon corps a besoin de se dégourdir pour ne pas se laisser prendre dans le monde virtuel dans lequel des millions de personnes s’engouffrent à chaque minute (téléphones intelligents, cellulaires, sans fils, tablettes, ordinateurs, jeux vidéos, etc.).

La nécessité de prendre ma vie en main n’a jamais été aussi essentielle. PRENDRE CONSCIENCE DE QUI JE SUIS? Qu’est-ce que je VEUX ÊTRE? Qu’est-ce que je VEUX DEVENIR? Comment VIVRE cette Nouvelle Énergie? Comment m’intégrer par des CHOIX et non des OBLIGATIONS? Comment ÊTRE HEUREUX dans ce monde qui me semble de plus en plus complexe?

Le travail que je fais sur moi depuis plus de 30 ans, m’apprend à chaque jour à faire des choix et à définir ce que je veux pour créer la vie que je veux vraiment. Le fait de chercher à l’intérieur de moi plutôt qu’à l’extérieur, me conduit là où je veux consciemment ÊTRE, avec bonheur. Je m’assure que mes axes énergétiques sont bien centrés, que je suis bien connecté avec le cosmos et la terre et que je vis dans un environnement sain.

Je souhaite à chaque personne qui lit ce récit, le même BONHEUR que je vis. Il est là, je n’ai qu’à l’accueillir et en faire mien.

Collaborer… Avez-vous ce qu’il faut?

Au cours de l’été, moi et trois autres membres de ma famille avions convenu de consacrer une dizaine de nos précieux jours de vacances à faire quelques rénovations devenues nécessaires à notre chalet familial. Nous avons donc planifié notre projet quelques semaines à l’avance en cherchant des solutions efficaces au niveau des coûts et du temps nécessaire à la réalisation, tout en prenant bien soin d’inclure le plaisir au menu de ces journées… de vacances!

Pour réaliser ce projet dans l’harmonie, il a fallu que chacun se mette en mode de collaboration, ce qui demandait de démontrer un certain nombre de qualités et de valeurs. Parmi celles-ci :

  • l’ouverture aux idées de l’autre : assez facile lorsque nos idées sont semblables, mais un peu moins évident lorsque les points de vue s’opposent. Le respect… envers soi et bien sûr envers les autres partenaires.
  • L’honnêteté et la transparence : pas d’intentions cachées.
  • Un lien de confiance de qualité entre les partenaires; si ce lien se détériore, la collaboration devient beaucoup moins invitante.

C’est ainsi que chacun a contribué à sa manière à faire de ce projet une collaboration réussie et une source de satisfaction pour tous. Nous avons également reçu un beau cadeau lors de ce projet familial alors que d’un geste altruiste, un autre membre de la famille est venu nous offrir un solide coup de main pendant quatre journées entières. Nous avons tous grandement apprécié sa générosité. Je me sentais vibrer de gratitude à son égard et cela a stimulé en moi le désir de redonner, d’offrir quelque chose à mon tour.

Cela évoque pour moi le principe de réciprocité (dont l’une des formes est le « Donner au suivant »). Ce principe fait partie intégrante, je crois, de la collaboration. En tant qu’humains, nous avons tous besoin un jour ou l’autre de recevoir l’aide de quelqu’un et nous avons également tous la possibilité d’offrir un coup de pouce à quelqu’un. Ainsi, nous pourrions dire que la collaboration implique tout naturellement le « savoir donner » et le « savoir recevoir ». Pour celui qui cherche de l’aide, il peut aussi être utile de « savoir demander ». Et pour d’autres enfin qui se trouvent peut-être trop souvent sollicités, il y a le « savoir refuser ». Le psychosociologue Jacques Salomé affirme que dans une relation en santé, ces quatre savoirs sont employés de façon équilibrée.

Les collaborations peuvent être de différentes natures

Il existe en effet plusieurs formes possibles de collaboration, dont entre autres :

  • La collaboration à caractère généreux, par exemple le don altruiste sans attente de retour ou encore la participation à un projet collectif qui va au-delà de soi.
  • La collaboration sous forme de troc, par exemple le travail pour autrui en échange d’une compensation monétaire ou autre.
  • Et puis, il y a des formes de collaboration moins louables comme, entre autres le fait de collaborer à des comportements avec lesquels nous sommes en désaccord ou qui sont à l’encontre de nos valeurs. Par exemple, un geste posé ou une parole lancée, même sans mauvaise intention, peuvent parfois déclencher une réaction négative chez celui ou celle qui les reçoit, réaction qui pourra se traduire par un reproche, une accusation, etc. C’est là que peut prendre place une forme sournoise de collaboration qui mène trop souvent à une escalade d’arguments et parfois de violences dans laquelle nous nous engageons bien malgré nous, ne sachant comment agir autrement.

Si s’engager dans une collaboration c’est aussi engager sa responsabilité personnelle envers les partenaires, la collaboration demeure une source de synergie très nourrissante pour l’humain. C’est un processus qui mène à de grandes réalisations et qui contient toujours des occasions d’épanouissement et de dépassement personnels.

À chacun et chacune donc, de choisir à quoi il ou elle souhaite collaborer pour participer à sa manière à la création d’un monde meilleur!

À quoi souhaitez-vous collaborer prochainement?