Mouvement du cœur – Personne n’est seul dans ce présent voyage sur terre

Pour Marie-Claire Séguin – Auteure, compositeur, québécoise – Femme-Médecine au Cœur de la Terre

Et pourtant c’était une journée comme les autres! Invitée par un ami qui chantait dans la chorale en première partie du spectacle de Marie-Claire Séguin, je suis sorti de ma tanière où je repose mon âme entre mes nombreux voyages, là où l’enseignement des ancêtres se transmet par la voix du Cœur.

Dès les premières mesures de Incantation à la VIE, la salle tout entière s’est élevée à la Vibration Amour, Prière d’amour à la Terre, prière d’amour à l’Homme, prière d’Unité Universelle, un souffle vivifiant, une caresse pour l’âme esseulée.

Le Cœur se donne à rompre les murs du silence. Soudain le ciel vibrait en nous tous. Une offrande sans nom, une offrande passionnément vivante contenant la Lumière dans son élan d’avancer dans le temps. Une pureté du cœur dans un vortex de compassion infini.

Ce soir, j’ai respiré profondément m’unissant en prière avec cette merveilleuse « Femme-Médecine » qui guérit par le son tous ceux qui n’ont plus de nom, plus de son pour créer leur vie. Sa voix vibrait pour tous ceux qui croient par défaut à tout ce qui les effraie. Elle a fait résonner les Tambours Sacrés pour les frères et sœurs qui se sont éloignés de l’Arbre Sacré, ceux qui ont perdu depuis quelques descendances le chemin de la Vie. Pour nous tous, elle a fêté la Terre-Mère déclenchant encore et encore le réveil et la salutation au soleil levant.

Étrange comme le Son de l’Amour peut raccorder les cœurs au battement de la Mère Terre, au rythme de l’Univers. Une magie céleste rassemblant les êtres autour du feu de la Terre, la Matrice Amour, celle qui nous a donné le souffle de Vie.

Nathalie Boileau et Jean François Martel forment une synergie parfaite dans cette prestation guidée par la sagesse ancestrale. L’union fait la force dans ce trio voyageant dans l’espace intime et infiniment grand de ces Mille Traversées. Dans cette trinité de voix et de sons habitée par la présence tangible des dieux tutélaires et cosmiques, l’espace-temps s’est ouvert nous libérant des marées noires. Un envol digne du condor, celui qui jamais ne tue pour se nourrir attendant patiemment qu’un animal s’éteigne pour le transmuter. Je m’envole sans jamais te laisser derrière, tel est le rythme dans lequel ces musiciens nous invitent pour continuer le voyage traversant l’oubli.

Marie-Claire chante « La Nuit est belle ».

Ce soir, je sens la vie me traverse

Je vois des ponts entre tous ces mondes

De l’arbre, de l’Astre à ma vie

Des ponts, des ponts à l’infini…

Ces paroles nées des nations lovées dans son cœur n’ont aucune frontière, car elles sont des voyageuses éternelles libérant l’illusion, ces rêves sombres qui causent tant de souffrances.

Oui, ce soir la nuit est belle, Marie-Claire a ouvert le sentier oublié. Elle nous a décidé à marcher les yeux et le cœur ouverts sur la terre qui depuis des millénaires nous a portés.

Oui, elle a tout essayé comme tous les chercheurs de paix et d’amour. Son cul-de-sac, elle l’a bien traversé. Elle a fait sauter les résistances et libéré son être, avançant unifiée dans le Temps. Des traces immortelles sur le seul chemin de la Vie, celui de l’Amour. Un son à entendre, à boire, à devenir. En route pour la Vie sur Terre! Voilà son Présent.

Dans « Le ciel est bas », j’ai cru entendre mes propres prières, il y a de ça quelques lunes. Pas un son, pas un mot dans cette prière à la Vie ne m’était étranger, tout était UN. Un fluide de solidarité remplissait mon âme et mon esprit inondait mon être du « Clair Esprit », celui qui nous rassemble sur le chemin. Mon cœur déborde de gratitude pour cette fusion d’amour effaçant les larmes de solitude et de doutes qui trop souvent aveuglaient ma lumière sur le sentier sacré. Je ne suis pas seule, nous ne sommes pas seuls, tu n’es pas seule Marie-Claire Séguin, ta lumière touche les cœurs et l’esprit. Le Temps du grand rassemblement est Ici et Maintenant pour toutes les nations, tous les êtres humains, « homme-dieu » selon le langage des ancêtres.

L’Ami qui m’accompagne, Jean-Yves Simard, est auteur-compositeur. Sa générosité m’a portée jusqu’ici dans cette salle de concert. Silencieusement, il déverse des larmes de grâce tant son âme est nourrie d’espoir. Nos yeux se croisent dans la transparence des diamants qui jaillissent des profondeurs de nos âmes. Troublés de se sentir si vivant, les fréquences d’amour sont si intenses que le corps a du mal à s’ajuster provoquant frissons d’extase. Quelle expansion! Les ancêtres assis aux premières loges dans l’espace-temps chantaient en chœur à travers celle qui se donnait sans compter. Face à tout ce qui EST, dévoilant dans la nuit sa nudité lumineuse, elle nous a réappris à prier le Grand Esprit.

La Terre dans nos cœurs pleurait, sa souffrance était nôtre, cette souffrance en phase terminale qui implore le miracle de la Vie. Transgressant toutes les lois des hommes, Marie-Claire Séguin s’est fait UN avec la Mère pour implorer notre Amour, pour celle que nous avons oubliée.

Dans ce texte révélateur « Qu’est-ce qu’on mange Maman » on entend :  Comment se fait-il qu’on n’ait ni le temps de réfléchir ni le temps de voir venir. Une question vitale qui dépasse le sens de l’impuissance. Nous Québécois, dont les ancêtres se levaient avec fierté dès l’aube pour remplir nos corps de bonnes nourritures, avons-nous oublié?

Ce soir, nous étions nombreux à nous unir au son des Tambours Sacrés, seul langage audible au cœur de l’homme. Avançant un pas de plus vers la libération, la spirale de noirceur a ralenti en cette nuit de concert. NOUS avons tous progressé sur le sentier de l’UNITÉ.

Ce concert n’a ni fin ni commencement. Il voyage dans le Temps labourant, semant dans le champ de conscience du cœur des hommes la lumière éternelle de la Vie. Ce concert vit en moi nourrissant ma vision de solidarité et de fraternité universelle.

Il y a le Show-business et il y a l’Artiste, le créateur, l’observateur de sa vie, celui qui cherche et qui ose franchir les interdits sans compter les dividendes de Mamon, ce dieu honoré par les cartels financiers.

Marie-Claire Séguin ne calcule pas, elle crée sa vie, transmet ses œuvres sans compter. Elle avance sachant que chaque pas contribue à faire grandir la Lumière. Elle est l’artiste de sa vie. Affranchie de l’illusion de la personnalité, sa présence impersonnelle relie tous ceux et celles qui entrent dans la danse de la vie. Elle est la Femme, la mère, l’amante, la déesse, la chaman et embrasse le Tout en NOUS.

Ce soir, une Sœur de Cœur a brillé dans le Cercle de Lumière qui rassemble tous ceux et celles qui depuis des années œuvrent pour la Mère Terre au service de la Vie. Ce soir, Marie-Claire Séguin a nourri de son Amour ceux qui entendent et ceux qui dorment. Cette soirée perdure depuis plus de 40 années, aimons-la encore plus fort pour qu’elle puisse enlever son manteau et dévoiler sa grandeur aux peuples de la Terre, car sa Lumière est la Nôtre.

En signant son CD « Mille Traversées », Marie-Claire répond à mon ami qui me présente : « Nous nous inspirons tous les uns des autres ».

Des paroles d’une grande Sagesse, une signature dans mon cœur.

Personne n’est seul dans ce présent voyage sur Terre.

Allons-nous mourir avec ELLE ou Vivre en ELLE?

Quel est votre rêve?

Levons-nous et marchons le cœur et les yeux ouverts sur TERRE.

Pour ceux qui entendent, pour ceux qui lisent ce message, créons des évènements pour rassembler les frères et sœurs de toutes les nations. Nous avons suffisamment dormi au cœur de nos illusions matérielles. Il est Temps de prendre la route et de marcher ensemble sur le sentier sacré de la Terre. Invitons Marie-Claire Séguin à continuer son concert d’amour et d’humanité.

Mégouish sœur de cœur

Haho! Luma, Femme Médecine de la lignée des Sioux Lakota

La photographie humaine

Photographie de bébés, de graduations, de mariages… Sollicité, le photographe capte ces moments joyeux de la vie, ces moments mémorables, ces tournants, ces débuts ou fin de cycles. Mais depuis un certain temps, on me contacte pour un autre genre de photographie. Je m’explique.

Le téléphone sonne… puis la voix tremblante d’une ancienne collègue : « Mon mari Michel vient d’apprendre qu’il a un cancer très avancé… Il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Nathalie, viendrais-tu faire une séance photo de toute la famille dès que possible? Ta sensibilité est ce dont nous avons besoin en ce moment. » Glurp. « Bien sûr, donne-moi les détails, j’y serai. » Frissons sur tout le corps. « Quel honneur. »

C’est ce samedi après-midi, dans une maison de ferme de la région de Merrickville, entourée de chevaux et de chiens, que j’ai cliqué pour cette famille. Une mère-épouse aux traits tirés, trois grandes filles dans la vingtaine et leurs conjoints, la sœur octogénaire de Michel, et Michel, fragile et souriant. Tous réunis, devant moi. Les mots me manquent pour décrire tout ce qui se passait. Un mélange de fragilité et de retenue. Un mélange de « Il ne faut pas pleurer, il faut être fort. » et de « Nous n’y croyons pas réellement, on dirait un rêve, papa va vraiment mourir? » et de « Sourions et profitons du moment pendant que la photographe est là ». Ouf.

Je ne veux pas faire un texte lourd, je tiens simplement à démontrer la beauté de toute cette histoire. Même si c’est lors de moments comme ceux-ci que, en silence, tu ravales tes propres larmes et, comme on dit, « tu fais ta job », j’ai eu une excellente session. J’aurais pu me laisser tenter par la performance technique et les poses parfaites. J’ai plutôt observé, écouté, accompagné et surtout, ressenti. Je n’ai pas cherché à meubler inutilement les silences pour gérer mes propres malaises, j’ai fait de l’espace pour ce qui devait être vécu en étant branchée à eux et à ce qu’ils vivaient. En respectant leur rythme. C’était de toute beauté.

La photographie humaine, selon moi, consiste à photographier ce qui est invisible à l’œil… tout ce qui baigne la scène finalement. Dans l’espace non physique. Toutes ces émotions. Ces non-dits. Au-delà des regards et des faux sourires. Au-delà des retenues et des incertitudes. Révéler la beauté et la vulnérabilité sous les masques, les rôles, les conventions sociales. Toute la fragilité de l’être humain. C’est aussi cela être photographe. La magie se produit quand nous sommes tellement connectés avec nos modèles que leurs émotions entrent par nos pores, pénètrent dans notre ventre et se connectent au cœur et au doigt qui, lui, clique sur le déclencheur. Une nano-seconde d’invisible, rendue visible!

La photographie humaine, c’est aussi montrer aux gens ce qu’ils ne voient pas d’eux-mêmes. À mon avis, c’est un processus thérapeutique puissant. Ces attentions, ces regards, ces douleurs et ces douceurs. Avec du recul, j’ai décidé d’offrir à cette famille toutes les photos prises lors de la session, vu les circonstances et les délais courts. J’avais envie de leur montrer ce que j’ai vu et ressenti en leur présence. À un certain moment, ils ont dit « Nous ne sommes pas des gens démonstratifs ni affectueux ». J’ai eu envie de répondre « Ah oui? C’est ce que vous pensez, mais attendez de voir ce que je vois! ». J’ai simplement souri.

« Si je pouvais le dire avec des mots, il n’y aurait pas de raison de prendre une photo. »
– Anonyme

Ces récentes expériences d’accompagnement ont donné un nouveau souffle à ma démarche artistique. (Comme si la photographie de mariages n’avait pas été assez révélatrice pour moi, j’ai eu besoin d’une rencontre spéciale comme celle de Michel pour réaliser à quel point je suis privilégiée de vivre tous ces moments avec les gens.)

Pour terminer, voici trois rappels, que je me répète souvent et que je veux partager avec vous :

• Réitérer l’importance du rôle du photographe

Que ce soit lors de mariages ou d’accompagnement de personnes mourantes, nous apportons et nous donnons des images aux gens. Ce sont nos yeux qui voient pour eux. Ce sont nos yeux qui leur permettront de graver des souvenirs dans leurs mémoires. C’est notre présence et notre conscience qui font que les photos seront percutantes de simplicité. C’est ce ressenti et cette connexion avec ce qu’ils vivent qui nous permet de comprendre, d’aimer, puis de vraiment démontrer une scène au final.

• Revenir au présent

Ah la photographie, quel bel outil pour nous ramener dans le présent! L’importance de vivre au présent. Durant ces quelques secondes, pour Michel et sa famille, le temps ne comptait plus. Ils étaient heureux. Dans le maintenant. C’est au photographe de rentabiliser ces secondes. De les documenter. De voir l’invisible richesse du présent, car le passé et le futur ne sont plus importants. Ces moments captés en images permettront peut-être à ces gens de vivre ou de revivre les émotions en revoyant les photos, mais pour l’instant, c’est le moment avec eux qui est précieux.

• Être conscient de notre propre état

Le fait de prendre conscience, soi-même, de nos émotions et de notre état personnel, nous porte à respecter les autres et ce qu’ils vivent. À leur donner la place sans se sentir menacé ou biaisé. Il faut se regarder franchement « Où suis-je aujourd’hui? Est-ce que j’ai moi-même des émotions présentes ou en suspens qui pourraient mettre un filtre à ce que je vois, à ce qu’ils vivent? » Se voir, reconnaître ses émotions du moment, puis les mettre à profit pour capturer les scènes devant nous… pour canaliser ses énergies au service des autres durant la session. Être calme, « groundé », éveillé, allumé, question de ne rien manquer. Être totalement présent pour l’autre, afin d’honorer ce qu’il vit.

J’ai beaucoup de gratitude envers les gens que j’accompagne en les photographiant dans tous les moments de la vie. Je ressens leur confiance et c’est une source incroyable d’apprentissages, que je souhaite à tous. Sur ce, profitez à fond de l’été, une seconde à la fois, avec ou sans vos appareils, car les moments sont tous tellement précieux! Clic.

Transition en amour? Le meilleur est toujours à venir!

Depuis 4 ans déjà, j’anime un atelier sur les relations amoureuses. Ces participants, bien légitimement, voudraient croiser leur chemin à nouveau avec un être aimé, mais si ça n’arrive pas aussi rapidement qu’ils le voudraient. Ils se demandent alors pourquoi? Force est de constater que bon nombre d’entre eux ont omis un détail important : effectuer le bilan relationnel pour assumer sainement son deuil. Oh! Bien sûr, ils m’assurent qu’ils n’entretiennent plus de liens physiques avec ces ex-partenaires, oui mais dans les mondes invisibles, ces mondes intérieurs, qu’en est-il? C’est comme si on gardait une ficelle noire liée de son poignet au poignet de l’autre.

Lorsque le bilan relationnel n’est pas réalisé, que l’on n’a pas pris le temps de comprendre ce que l’on avait à apprendre de cette relation, si on se jette la tête la première dans une nouvelle relation, on risque de s’attirer le même scénario, tant et aussi longtemps que l’on n’a pas saisi le message. Prendre son temps et s’observer! Faire son deuil ne signifie pas de finir de pleurer cette fin de relation (ou de s’en réjouir), mais bien de s’exprimer mutuellement pour fermer la boucle. Comment fait-on cela?

Il faut dire à l’autre qu’est-ce que j’ai trouvé difficile de vivre avec lui ou elle? Qu’est-ce que ça me faisait en dedans : étais-je triste, en colère, ai-je eu peur et de quoi? Exprimer les faits de manière neutre à un moment où vous vous sentez calme. Ce n’est guère le temps de tomber dans les émotions. Par exemple, « Quand tu insistais tous les dimanches pour aller visiter ta famille, je me sentais en colère ». Ajouter ensuite quels besoins en vous n’étaient pas satisfaits. « Je me sentais impuissant, prisonnier de tes décisions pour être aimé de toi. J’aurais eu besoin de me sentir respecté dans mes choix ». Traitez individuellement chaque fait concret survenu durant votre relation. Si l’autre veut vous entraîner vers d’autres faits simultanément, arrêtez tout de suite. Dites-lui que vous tenez à régler un cas à la fois et promettez que vous y reviendrez plus tard.

Récapitulons : on exprime les faits, l’émotion que cela a fait vivre, ses besoins et terminer par l’impact que chaque situation a eu sur vous, votre couple, votre relation avec le sexe opposé (selon l’orientation sexuelle) ou votre vie en général. « À partir de ce moment, j’ai commencé à me mésestimer et à croire que je ne méritais pas ton respect, ce qui a miné mon amour propre. De plus, cela m’a graduellement éloigné de toi. J’avais de moins en moins envie de te faire l’amour, de te cajoler, etc. J’ai commencé à généraliser, à en vouloir aux hommes, aux femmes de vouloir ainsi contrôler la vie de l’autre au nom de l’amour. Ça n’a pas été bon pour moi. Ma relation avec toi est devenue pénible et a alourdi ma vie ».

Restituer symboliquement cette violence qui a été déposée sur vous par un objet, image, etc. Cela permet à l’autre de vérifier visuellement ce qui s’est vraiment passé en vous. C’est ainsi que l’on s’aide à grandir. Évidemment, gardez les rouges pour la fin. Dites en terminant tout ce que vous avez apprécié chez cette personne et au cours de votre relation. Remerciez-la d’avoir été de passage dans votre vie. La reconnaissance et gratitude attire l’abondance, mais pas la critique. Si vous souffrez parce qu’on vous a quitté, sachez que le manque attire le manque. Personne ne risque de poindre dans votre vie. Appréciez au moins les bons moments que la vie vous a permis de vivre en sa compagnie. Voyez votre coupe (ou couple) à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide. Les résultats en seront meilleurs. Ne laissez plus votre pouvoir d’être heureux dans les mains d’une autre personne, c’est trop risqué!

Vous êtes alors prêt pour apprécier la compagnie d’un nouvel amour. Mais attention! La vie va souvent vous re-servir le même menu pour vérifier si vous avez bien compris la leçon. Aimez-vous assez pour refuser de vous embarquer dans le même train, laissez-le passer. Vous prendrez le suivant! Rappelez-vous que le meilleur est toujours à venir.

Quand êtes-vous?

–  Samuel, cette trahison ne doit pas être facile pour toi. Comment fais-tu pour t’en sortir?

–  Ah! Ce n’est rien. Je dois faire l’épicerie, faire marcher le chien, aller à la banque, ensuite je dois aller chercher ma fille à l’école.

–  Tu évites ma question. Que fais-tu pour guérir, apprendre et grandir suite à cette tromperie?

–  Arrête! J’ai dit que ce n’était rien. Hier, j’ai cordé du bois, j’ai fait un bon feu pour réchauffer la maison, j’ai téléphoné à ma sœur…

–  Yoohoo! Samuel! Je suis ici! Maintenant!

–  Quoi?

–  Je te parle, je suis en face de toi, ici, maintenant. Et toi, tu me parles de plus tard et d’hier. Quand es-tu?

La douleur est inévitable et la souffrance est optionnelle
Chez certaines personnes, la douleur est tellement intense qu’elles fuient le moment présent en énumérant des tâches bénignes qu’elles ont faites ou qu’elles ont à faire. C’est une façon pour elles de ne pas entrer dans le cœur du problème, de ne pas y faire face. Elles croient qu’en l’évitant, elle disparaîtra, mais c’est bien le contraire qui se produit.

Il y a un dicton qui dit : « La douleur est inévitable et la souffrance est optionnelle ». Ces gens qui choisissent de ne pas faire face à leur douleur choisissent la souffrance plutôt que de vivre pleinement leur peine. Ce n’est qu’en allant profondément au cœur de la blessure qu’une personne peut l’éliminer. Ils ne réalisent pas que ce qu’ils choisissent de faire « maintenant » est ce qu’ils créent pour leur futur. Ce même « maintenant » est également la cause de tout leur passé. Assez intense comme idée quand on y pense. Donc, puisque c’est toujours « maintenant », il faut croire que « maintenant » est éternel.

Chaque « maintenant » est inestimable
Lorsque vous réalisez que « maintenant » ne reviendra plus jamais, vous comprenez à quel point ce moment est sacré. C’est à compter de cet instant que tout vous émerveille et vous remplit de gratitude : un arbre, un soleil levant, un enfant qui joue, une tombée de neige, etc. Et si vous saisissez l’immensité de « maintenant », vous comprenez que même une blessure, une critique, un échec ou une trahison peut vous éblouir et vous remplir de reconnaissance, car chaque « maintenant » a quelque chose d’inestimable à vous apprendre. Inutile de dire que ruminer sur ce qui « aurait pu » et « aurait dû » peut causer de sérieux problèmes de santé mentale.

Le moment actuel s’éloigne continuellement, ainsi, si vous tentez de vous y agripper en vous remémorant des moments ou en formant des idées à son sujet – vous n’êtes plus dans le présent. Pour ce faire, vous devez vous détendre, relaxer, et vous ouvrir à ce moment. Ne planifiez pas, ne vous inquiétez pas, ne vous perdez pas dans vos pensées. Il n’y a aucun effort à faire pour vivre le moment présent, vous y êtes déjà! Lâchez prise et soyez attentif à ce qui surgit en matière d’énergie, de perceptions, de pensées, de désirs, etc. Ayez confiance à ce processus, adoptez-le.

Ouvrez-vous aux possibilités qu’offre chaque « maintenant », car chaque « maintenant » a sa raison d’être, qu’il semble heureux ou douloureux. Même dans ce qui semble être le pire moment de votre vie, les récompenses qui suivent sont nombreuses si vous êtes ouverts à les recevoir.

Alors, vous voulez faire comme mon ami Samuel et être hier ou demain? Ou bien vous voulez vivre pleinement chaque « maintenant » et être réceptifs aux avantages qu’il offre : amour, amitié, bonheur, compassion, partage, abondance, etc.?

Personnellement, je ne voudrais pas être ailleurs que « maintenant »!

L’année 2020 : faire sa part pour créer un monde plus humain

L’année 2020 n’est pas simplement une page qu’on tourne, c’est aussi un autre chapitre, un nouveau livre que nous tenons entre nos mains. Ce chiffre 2020 ouvre quelque chose de magique dans l’imaginaire collectif. N’est-il pas rempli d’espoirs et de nouvelles possibilités? Qu’allons-nous y écrire? Qu’allons-nous créer ensemble? Puisque nous rêvons tous d’un monde plus humain, un monde à la hauteur de notre humanité, comment peut il devenir réalité? Comment y contribuer?

Notre pouvoir est grand et plus accessible que nous le croyons. Nous baignons dans un champ d’énergie qui nous relie tous les uns aux autres et aux événements de notre monde. Ainsi, la participation de chacun importe. Non pas que nous soyons coupables. Nous sommes plutôt reponsables de ce qui arrive dans le monde. Ma vie intérieure a une incidence sur le monde. Étonnant, n’est ce pas? Ce monde qui nous entoure peut ressembler à un miroir vivant, à un genre de tissu quantique qui reflète les sentiments qui nous habitent. Ainsi, les émotions qui vivent en chacun de nous importent au plus haut point. Les émotions négatives qui rejettent la vie (colère, haine, rage, jalousie) contribuent à créer le monde tout autant que celles qui favorisent la vie (gratitude, compassion, empathie, amour). Lorsque nous accordons notre attention à cultiver des sentiments de haute vibration dans nos cœurs, nous entrons dans notre plein pouvoir créateur d’un monde meilleur. L’Univers ne fait que refléter la qualité des sentiments humains. 

Évidemment, nous n’avons pas le pouvoir de déterminer ce qui nous arrive à chaque instant, mais nous avons celui d’influencer nos sentiments au moyen de notre imagination. Nos sentiments sont en fait la clé pour comprendre comment fonctionne notre pouvoir de créer la réalité. Les anciens tentent depuis 5 000 ans de nous livrer ce secret par le biais de traditions orales et de textes sacrés, toutes religions confondues. De nombreux chercheurs spirituels et chercheurs en physique quantique ont répertorié et décodé les clés de ce secret qui se résume ainsi : le sentiment est la prière. 

Nous sommes d’accord que notre subconscient crée notre réalité plus que notre conscient. Or, la prière se fait presque entièrement par le subconscient. À l’opposé de la croyance populaire, prier n’est pas souhaiter que quelque chose change ni demander l’assistance d’une puissance extérieure. Prier, c’est déjà ressentir en dedans de nous que les choses ont changé. Prier demande donc la participation de notre imagination, de nos émotions et de notre foi en l’humanité qui sommeille en chacun de nous. C’est par le cœur que nous parlons à l’Univers pour réaliser nos désirs d’un monde plus humain, la prière étant inefficace pour les désirs de l’égo, pour ses réussites personnelles qui ne concernent pas le bien de tous. Comment réapprendre à prier alors? En nous retrouvant à l’intérieur de nous-mêmes, dans le silence et la paix du cœur. En commençant à apprécier ce que nous avons, nous invitons la haute vibration de la gratitude. C’est dans cette sensation intérieure de paix que nous commençons à communiquer avec l’intelligente force de vie qui vibre en chacun de nous. La prière est une expérience que nous vivons dans tout notre corps alors que nous invoquons un état d’être en imaginant une réalité différente de celle qui existe. Il importe de ne pas en douter. En parvenant à ressentir une nouvelle possibilité, je permets sa création. Et il y a autant de façon de prier que de personnes vivantes sur la Terre. C’est dans notre cœur que dort le paradis terrestre. Imagine « tous les gens partageant le monde entier » chante John Lennon.

Imaginons ensemble 2020… un nouveau monde qui commence à se remplir de paix, de joie et d’amour.

À la croisée des chemins

À l’image de l’annonce de l’éditeur de la revue Cheminement, Denis Manseau, qui nous communiquait que la revue était arrivée à la croisée des chemins, il m’est arrivé à un moment dans ma vie où je suis, moi aussi, arrivé à la croisée des chemins.

Après 40 ans sur le marché du travail, je voyais arriver la journée enchante­resse du 7 juillet 2016, date à laquelle mon statut changerait à tout jamais. J’ai décidé de réfléchir sérieusement à la question de mon départ à la retraite en m’engageant dans une démarche de réflexion, d’intériorisation et de grands silences d’une durée de 18 jours. Je me suis inscrit auprès de l’organisme Le Chemin des Sanctuaires : Montréal/Sainte-Anne-de-Beaupré qui propo­sait de vivre une expérience de communication avec soi et avec les autres au moyen d’une très longue marche de 400 km. Ce chemin trouve son origine dans celui des pèlerins du Moyen Âge qui traversaient à pied la France et l’Espagne pour se rendre à Saint-Jacques-de-Compostelle.

L’expression « à la croisée des chemins » fait référence à une étape de choix, à un moment où on doit prendre une décision. Et ce n’est pas toujours facile à vivre. Ainsi, la revue Cheminement a pris la grande décision de se séparer du papier. De mon côté, la grande question était de savoir quand serait le bon moment d’entreprendre la métamorphose et de passer d’état de chenille à celui de papillon : rester au travail plus longtemps pour se mériter un plus gros revenu de pension ou non? Choix déchirant quand on se voit rampant au sol au lieu de voltiger librement dans les airs.

J’ai donc vécu physiquement « la croisée des chemins » de campagne, la croisée de rues de villes, d’avenues et de boulevards, des centaines de fois, à Montréal, à Saint-Ours, à Odanak, au Cap-de-la-Madeleine, à Champlain, à Brise-Culotte, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, à Cap-Santé, à Donnacona, à Québec, à Chute-Montmorency, à Sault à la Puce et à Saint-Anne-de-Beaupré, entre autres.

Je crois que le Québec est arrivé à la croisée des chemins lors de son adolescence et qu’il a fait sa révolution tranquille en jetant le bébé avec l’eau du bain. Exit la religion et l’oppression. Actuellement, notre jeunesse fait face à un grand vide de sens, puisque la première cause de décès de notre jeunesse, donc de notre avenir, est le suicide. Mais faisons-nous la distinction entre la religion et la spiritualité?

D’autre part, un phénomène est en croissance fulgurante : les mar­cheurs vers Compostelle. En 1972, seulement 300 personnes arrivaient à Compostelle. En 2016, c’étaient plus de 300 000! En m’inscrivant aux études doctorales à l’Université du Québec en Outaouais, j’ai voulu démontrer que les Québécois, au prorata, sont ceux qui vont en plus grand nombre vivre l’expérience de pèlerinage spirituel sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle (et sur la multitude de nouveaux chemins de ce type ici même au Québec). Et je crois que cela est en partie dû à l’important héritage spirituel des personnes des Premières Nations dont nous sommes partiellement descendants. 

J’ai éventuellement marché sur tout le territoire du Québec, d’ouest en est, de Gatineau à Percé et de Kingston à Montréal, ce qui fait que j’ai eu le bonheur de longer les 1 600 kilomètres de notre majestueux fleuve Magtogoek (« le chemin qui marche » en langue Micmac), ensuite renommé Saint-Laurent. 

En 2018, j’ai marché de Paris à Compostelle afin de célébrer ma nouvelle liberté de retraité et rendre grâce à la vie en parcourant un chemin de gratitude. Je tenais à vivre ce dépassement de soi, également pour honorer le fait que je suis cons­cient de faire partie des personnes les plus privilégiées de notre planète bleue, des personnes qui, comme moi, sont en santé, physiquement, financièrement et qui jouissent de LIBERTÉ. Longue vie au Cheminement, source de mieux-être, sous toutes ses formes. Et que nos routes se croisent!

Reprendre son pouvoir

Supposons que le monde soit responsable de ma paix inté­rieure… le bonheur ou le malheur dépendrait alors de celui-ci. En pareil cas, je serais dans un état de frayeur et d’impuissance sans répit, puisque tout change, tout le temps.

Reconnaître que ses pensées sont la seule cause de son état d’esprit est essentiel pour reprendre son pouvoir. Cause et effet ne peuvent être séparés ni différents. Contrôler les effets de ses pensées d’opposition, c’est manifester la volonté d’être victime et responsabiliser le monde pour son manque de paix. Ce système de pensée au cœur de tous les conflits alimente culpabilité et peur et fait tourner la roue du temps. Le bon usage du temps consiste à reconnaître l’amour, son héritage naturel, en acceptant d’abandonner ses résistances.

Chacun d’entre nous symbolise un infime fragment de la dualité de l’esprit dont le monde reflète la complexité. Les opposés ne seront jamais compatibles. Tenter de réconcilier l’amour et la peur est impossible  : en présence de l’un, l’autre disparaît. Toutefois, seul l’amour est réel. Je n’ai pas souvenir du début de la dualité de l’esprit, mais j’ai cons­cience des pensées d’opposition.

J’ai dit que tu n’avais que deux émotions, l’amour et la peur.* La perception de la souffrance, quelle que soit son apparence, reflète des pensées empreintes de peur projetées hors de l’esprit. La projection fait la perception.* De la même façon que personne n’est conscient que l’esprit projette ses rêves la nuit, nul n’est conscient qu’il observe ses projections, durant le jour.

Dans l’univers spatio-temporel, « le rêve », la souffrance est perceptible à cause des pensées qui la sous-tendent. Chacun est libre de garder les pensées qu’il choisit de croire, mais l’expérience démontre qu’une pensée aimante donne paix et joie. En revanche, une pensée sans amour crée un mal-être au-dedans reflété au-dehors. Reprendre son pouvoir consiste donc à abandonner les pensées qui s’opposent à sa paix d’esprit.

En éveillant sa conscience, ses relations se transforment de champs de bataille en classes de pardon. Auparavant, je défendais mes réactions égotiques projetées sur autrui, mais perçues faussement comme des attaques provenant de l’extérieur. Dorénavant, j’observe mes réactions sans y donner suite. Elles s’apaisent doucement. Voici le changement qu’apporte la perception vraie : ce qui était projeté au-dehors est vu au-dedans, et là le pardon le laisse disparaître.*

C’est la voie de la responsabilisation donnant paix et liberté. C’est simple, mais pas facile en raison de l’orgueil. Reconnaître ses projections, c’est admettre ses erreurs de jugement. Cet aveu demande humilité.

Les miracles m’ont démontré que le pardon rétablit ma paix intérieure, sans effort. Le véritable effort consiste à l’accepter, car le pardon menace l’ego qui ne peut survivre sans jugement. Mais plus je suis témoin de miracles, plus ma cons­cience s’éveille. À présent, le monde n’est plus le centre de mon intérêt. C’est ma paix d’esprit qui détient la première place. Tout en vaquant à mes activités quotidiennes, mon attention reste tournée vers l’intérieur observant les réactions de l’ego, sans jugement. C’est mon véritable pouvoir.

Quand la voix du jugement se tait, inévitablement, la paix se fait sentir révélant ma réalité spirituelle inaltérable. C’est ma sécurité absolue. Sans défense, l’amour du Soi inspire ma conscience pour mon plus grand bien et celui de tous. L’amour est la voie dans laquelle je marche avec gratitude.*

De tout cœur merci pour toute l’aide reçue.

*Extraits de Un cours en miracles

Nous sommes les enfants de la Nature

L’être humain est constitué par des éléments de la Nature, et se voir séparé ou différent de la Nature est le résultat d’une ignorance qu’entretient notre éducation.

La Nature est composée de quatre­ éléments qui constituent le vivant­ dans le domaine physique et maté­riel : la terre, pour ce qui est solide ; l’eau, pour les liquides ; l’air, pour ce qui est gazeux ; et le feu, pour ce qui produit de la chaleur.

Nous retrouvons ces quatre éléments et leurs contreparties éthériques ou énergies du vivant dans la constitution de l’être humain.

En effet, l’élément terre ou le solide constitue notre squelette, nos muscles et notre peau… Ainsi, par ana­logie, les rochers et les montagnes de la Nature se retrouvent dans notre colonne vertébrale, par exemple.

L’élément eau est représenté par les liquides de notre corps. Les vaisseaux sanguins sont nos fleuves intérieurs.

L’élément air est ce qui emplit nos poumons. Ainsi, des « vents » entrent et sortent de nos poumons régulièrement. 

Enfin, l’élément feu se retrouve dans la chaleur qui imprègne notre sang, par exemple.

À l’origine, nous sommes des esprits immatériels. Mais lorsque nous choisissons de descendre nous incarner sur la Terre, nous avons besoin d’un véhicule approprié pour nous y mouvoir, y travailler, créer et aimer. C’est la Nature qui nous fournit ce véhicule ou ce corps en le constituant de ses éléments.

La première prise de conscience à faire est donc celle-ci : nous faisons partie de la Nature, car notre corps est constitué de ses éléments. Grâce à notre corps physique, nous sommes les enfants de la Nature.

Considérer l’être humain d’un côté et la Nature de l’autre est le résultat d’une pensée schizophrénique (penser le bien mais agir n’importe comment, ce qui crée une division intérieure), c’est-à-dire « malade » et dangereuse, car destructrice. 

La deuxième prise de conscience à faire est la suivante : c’est notre mode de vie matérialiste, utilitariste et individualiste qui nous sépare de la Nature et qui nous fait croire qu’elle existe uniquement pour satisfaire nos désirs égoïstes.

Nous devons transformer notre mode de vie afin qu’il respecte la Nature et qu’il permette l’expression de notre gratitude envers elle.

En apprenant à collaborer avec elle, même à un petit niveau accessible à tous, il devient possible de ne plus détruire la Nature et de vivre intelligemment avec Elle.

Ainsi, nous choisissons la vie et le futur, plutôt que la mortet la destruction.

La troisième prise de conscience à faire est celle-ci : puisque nous nous sommes coupés de la Nature en raison de notre mode de vie, nous devons nous reconnecter à Elle.

L’humain est un être de milieu : il se trouve naturellement placé entre la Terre et le Ciel.

Imaginez un être humain debout : sa tête, la partie la plus élevée de son corps, est « proche » du ciel, tandis que ses pieds sont « plantés » dans le sol. Ses mains sont là pour œuvrer sur la Terre au nom du Ciel.

Idéalement, l’être humain doit être relié au Ciel, ce qu’il n’est plus de nos jours, et il doit être connecté à la Terre. Malheureu­sement, si l’être humain n’est plus relié au Ciel et, qu’en plus, il est totalement déconnecté de la Terre… alors, il arrive ce que nous constatons aujourd’hui.

Heureusement, des solutions spirituelles existent (par exemple, grâce à l’écosophie et à la naturosophie), et il n’en tient qu’à nous de les mettre en œuvre pour collaborer avec la Nature et créer une nouvelle Terre.

Si les astres disent vrais…

Tout bouge si rapidement! On dit que nous venons tout juste d’entrer dans une nouvelle période astrologique où la planète Uranus vient de faire son entrée (le 15 mai) dans le signe du Taureau. Cela s’était produit en 1934 pour une période de sept ans. Uranus sera présente dans notre ciel pour la même durée, soit de 2018 à 2025, avec une pause entre novembre 2018 à mars 2019. Loin de moi de prétendre que je suis un expert dans la lecture des astres, sauf que j’ai beaucoup aimé la pertinence des explications symboliques que j’ai lues de notre actualité collective en ces temps nouveaux. Je me permets de vous en faire part.

Uranus est une planète de changement. Agitateur des consciences qui génère toujours un principe de déstabilisation, à savoir que ce qui est installé doit être révisé, si ce n’est pas renversé. Une période où l’individu s’insère dans la collectivité et où le progrès, l’invention, la nouveauté et ce qui change sont à l’avant-plan. Uranus en Taureau est le retour des valeurs. Passer d’un monde matérialiste à un monde de créativité et d’innovation.

Le signe du Taureau est un signe de stabilité, du concret et de la durée. Il fait aussi référence aux propriétés, aux jardins, au monde agricole et à la terre nourricière. Uranus en Taureau, c’est la terre mère et le monde agricole qui sont appelés à connaître des changements.

En consultant mon périodique Ecosolutions du printemps, publié par la Fondation David Suzuki, j’ai pris connaissance du lancement du tout nouveau livre « Demain Le Québec », que je suis immédiatement aller m’acheter. Ce livre est inspiré du film « Demain », documentaire maintes fois primé des Français Cyril Dion et Mélanie Laurent qui est sorti en salle le 27 novembre 2015, notamment au cinéma  Starcité. www.demain-lefilm.com

Les auteurs de « Demain Le Québec », tous rattachés à la Fondation David Suzuki, sont allés à la rencontre de ceux et celles qui préparent le Québec de demain. Des Québécois contribuent à créer un monde plus juste, plus vert et plus démocratique. Ils œuvrent dans tous les domaines; les transports, l’énergie, les déchets, le bâtiment, l’agriculture et l’alimentation, la finance et le développement des régions ou l’innovation sociale. Leurs projets peuvent inspirer le monde entier. Tous portent en eux un élan de transformation et un potentiel de contagion qui transcendent leur environnement immédiat.

Ce répertoire d’initiatives suscite une vague d’espoir. Résultat d’initiatives créatives et d’innovations qui tentent de renverser les tendances dévastatrices qui s’accélèrent sur la planète…wow! Je vous recommande d’ajouter ce livre dans vos projets lecture de cet été.

Sur cette note positive, je tiens à vous remercier, chers lecteurs, auteurs et annonceurs qui permettez à Cheminement d’accomplir sa mission. Je vous souhaite un été rempli de moments célébrant respectueusement notre terre mère tout en levant à l’occasion les yeux avec gratitude vers les astres qui guident notre chemin collectif vers le meilleur!

Référence :
« Demain le Québec » :
En librairie ou pour information :  https://editions.lapresse.ca/products/demain-le-quebec

Source astrologique :
Valérie Darmandy | https://valeriedarmandy.wordpress.com 
Anne Jesuisjecree | http://jesuisjecree.com/

Dépasser l’illusion de manque

Lorsqu’on prend le temps de regarder ce qui est au cœur de la majorité de nos souffrances, qu’il s’agisse de tourments banals, d’évènements dramatiques ou même de tragédies, on y trouve presque toujours une perception de manque.

« Quelque chose » n’est plus ou n’est pas tel que l’on souhaiterait qu’il soit.

Loin de moi l’idée de vouloir mettre en doute la légitimité d’avoir mal ou de minimiser l’importance de vivre nos émotions. Cependant, est-il vraiment nécessaire de souffrir, pendant des mois, des années et parfois pendant toute une vie, de ce qui n’est pas, n’a jamais été ou ne sera jamais plus?

Les bouddhistes disent que nos attachements sont à la source de nos souffrances. Or, comme nous vivons dans un monde où tout est en perpétuel changement, et ce, à un rythme de plus en plus rapide, il me semble d’autant plus indispensable de savoir comment se détacher sereinement et comment accueillir la nouveauté, surtout celle que l’on n’a pas choisie.

L’une des lois universelles qui peut grandement nous aider en ce sens est la loi de la conservation de l’énergie. Cette dernière stipule que l’énergie ne peut être ni créée, ni détruite, mais qu’elle se transforme. Comment cela s’applique-t-il à nos vies? On pourrait dire que « l’essence » d’une chose ne sera jamais perdue, mais qu’elle prendra différentes formes au fil du temps.

Je m’explique. Ces « essences », qui sont au cœur de ce qu’on affectionne particulièrement, se résument souvent à des sentiments. Par exemple, on est attaché à son animal de compagnie (la forme) pour le sentiment de complicité, d’amour inconditionnel ou de bonheur (l’essence) qu’il nous procure. On peut être attaché à sa maison ou à sa voiture (la forme) pour le sentiment de liberté (l’essence) ressenti. Nos êtres chers (aussi la forme) représentent eux aussi différentes « essences ».

Il est encore plus important de réa­liser que ces diverses « essences » que sont l’amour, la sécurité, la paix d’esprit et toutes les autres auxquelles vous pouvez penser, ne pourront jamais être livrées par la même source, toute une vie. Ce serait grandement désavantageux. Imaginez devoir trouver votre sentiment de sécurité dans une doudou pour le reste de vos jours… Cette forme ne vous serait pas très bénéfique lors de votre première entrevue d’emploi!

Ces « essences », qui sont toujours présentes, nous sont offertes sous les formes qui nous conviennent et nous soutiennent le mieux à divers moments de notre évolution. Ainsi, nul ne sert de s’attarder trop longtemps au manque de support d’une amie ou d’un conjoint, au manque de compréhension de nos enfants ou au manque de reconnaissance d’un parent ou du patron. Vous n’en serez que plus longuement éprouvés.

Cherchez plutôt à reconnaître la ou les sources sous lesquelles la Vie vous en fait cadeaux et comment ces dernières vous sont davantage bénéfiques. Je vous assure que lorsque vous aurez pris conscience de la générosité avec laquelle la Vie conspire à votre mieux-être, vous éprouverez un profond sentiment de gratitude et ne pourrez qu’être éblouis par la beauté de sa perfection.

Je vous souhaite réellement de pouvoir dépasser vos illusions de manque.