L’écriture inspirée : un pas vers plus grand que soi  

Il y a, au fond de notre cœur, une ouverture plus grande que ce que l’on pense, une inspiration.

Qu’est-ce que l’écriture inspirée?
L’écriture inspirée, qu’on appelle également écriture canalisée ou écriture guidée, c’est lorsqu’on écrit pour se brancher à plus grand que soi, au souffle porteur de Vie qui bouillonne et qui ne demande qu’à jaillir de soi. Il y a, au fond de notre cœur, une ouverture plus grande que ce que l’on pense, une inspiration. Il y a des chemins encore inexplorés, des sentiers à découvrir. Par le biais de l’écriture inspirée, on fait un premier pas sur ce sentier, on écarte le rideau qui le cache. C’est comme un mouvement de l’âme, une source de lumière qui jaillit au bout de nos doigts. Pour s’y adonner, il faut d’abord apprendre à nous rebrancher, à respirer dans le moment présent. Ces quelques instants permettent de nous connecter à notre source, de prendre ancrage. Puis, l’écriture peut monter, d’abord doucement ou encore impérieuse et précise.

L’écriture inspirée est une façon d’écouter notre cœur, d’écouter notre âme, notre guide intérieur. Dans cette ère de grands changements, l’écriture inspirée est vue comme un moyen de reconnexion, de retour à la Source, comme la lumière d’un phare qui soudainement balaie tout l’horizon au lieu de se concentrer sur un seul point.

Pourquoi s’adonner à l’écriture inspirée?
Écrire, c’est prendre le temps de s’écouter et créer un espace de guérison et de libération. Pratiquer l’écriture inspirée permet d’entreprendre un voyage au plus profond de notre être : en nous coupant de notre mental, on permet à plus grand que soi de prendre la parole, à la lumière de briller. Cette lumière a toujours été là, en nous, mais nous ne lui laissons pas beaucoup de place. En s’adonnant à l’écriture inspirée, on ouvre une porte sur une Vérité universelle, une voix qui vibre à l’unisson de la Vie. Plus que cela, nous prenons consciemment le chemin de cette Vérité, nous l’accueillons dans nos vies à bras ouverts. L’écriture inspirée permet  de s’unir à la Source, de devenir Elle, de se fondre dans les flots qui bouillonnent. Écrire, c’est guérir et renaître enfin.

Par où commencer?
L’idéal est de trouver un moment pour soi, par exemple le matin, ou encore le soir avant de dormir. Pour laisser place à l’écriture inspirée, il faut d’abord se donner la place à soi, prendre du temps pour soi, l’ancrer dans la routine comme un espace non négociable, un rendez-vous avec soi-même. Puis, nous précisons nos intentions d’écriture, nous prenons le temps de respirer, de nous brancher. Nous pouvons même écrire notre question ou notre sujet comme s’il s’agissait de transcrire une discussion entre deux personnes. Nous écrivons ensuite les premiers mots qui montent naturellement, sans chercher à les combattre ou à les comprendre. Il n’y aura pas toujours de sens au tout début, et les mots peuvent sembler sans profondeur. Puis, il y a un moment où le déclic se passe, où le mental se tait tout à coup pour laisser place à plus grand que soi. C’est comme si les mots jaillissaient de l’Être et non plus de la tête : de l’âme et non plus de l’égo. Il y a une vérité qui soudainement se couche sur le papier, et ce que nous écrivons se met tout simplement en place. Sans forcer.

Que peut-on apprendre sur soi, sur sa vie?
Il y a tant à découvrir! Nos vies ont été façonnées par des croyances et des illusions qui nous bercent depuis notre conception. L’écriture inspirée permet donc de prendre conscience de ces croyances, de les verbaliser, de les intégrer pour enfin les liquider en douceur et à notre rythme. Les illusions également nous apparaissent pour ce qu’elles sont : des histoires issues de notre mental. L’écriture inspirée nous replace dans l’équilibre de ce qui est et nous aide à nous retrouver tels que nous sommes :  des Êtres vibrants de lumière.

Article rédigé en partie en séance d’écriture inspirée.

Ma guérison (témoignage)

Passer par le corps pour guérir l’âme

Sixième d’une famille de douze enfants, je n’ai pas eu droit aux attentions parentales… comme tous les autres. À neuf ans, à la suite d’un accident, j’ai été expédié deux fois à l’hôpital, les yeux bandés, sans explications, sommé de res­pec­ter la règle du « Tais-toi et souffre en silence ». Pas de caresses ni de réconfort au retour. Grand-maman m’a montré comment manipuler mon œil arti­ficiel, car maman refusait de me toucher.

À douze ans, mes parents m’envoient dans un collège privé tenu par des frères pour poursuivre mes études. Dès la première entrevue, le frère directeur a voulu voir mon prépuce et ce qu’il y avait dessous. Pendant deux ans, j’ai pu échapper aux prédateurs sexuels en fuyant constamment, mais ce ne fut pas possible au cours des deux années sub­sé­quentes­ durant lesquelles un autre frère direc­­teur, d’un autre collège, s’assoyait sur le bord de mon lit, passait sa main sous les couvertures pour me tripoter. C’est à ce moment que j’ai appris « à faire le mort », à ne manifester aucun sentiment, aucune émotion, car beaucoup de prédateurs délaissent leurs proies quand elles sont mortes.

C’est au cours de ces deux années que j’ai appris à contrôler mes émotions, ma douleur, mes réactions physiques et émotives, jusqu’à devenir hyper-contrôlant de moi-même, dans tous les aspects de ma vie, sans même m’en rendre compte.

La pédophilie laisse des traces indélébiles marquées au fer rouge. Même si on ne veut pas regarder les plaies, on est forcé d’en sentir la chair brûlée.

L’an dernier, je suis ressorti de l’urgence avec un cancer de la prostate et de nombreuses métas­tases osseuses. Le Lupron m’a rendu impuissant, sans sperme, sans testostérone, sans libido, sans mes repères masculins habituels, avec des idées suicidaires, de l’ostéoporose grandissante et une multitude d’effets secondaires féminisants dégoûtants.

Après deux mois de dépression profonde, j’ai consulté une psychologue qui m’aide à m’en sortir. Je la rencontre aux deux semaines depuis huit mois. Une sexologue me soutient aussi pour gérer ma sexualité complètement détraquée.

Depuis l’automne dernier, je m’ouvre à mes filles et à mes proches. Il m’aura fallu 55 années pour me libérer de la pédophilie. Ce tripotage sexuel de mon adolescence me restait collé au fond de l’âme comme une croûte brûlée s’incruste au fond de la poêle sans décoller.

Il y a deux mois, sur un coup de tête, j’ai appelé une massothérapeute pour lui expliquer « mon cas ». Je ne voulais pas être massé pour soulager un muscle endolori ou une articula­tion coincée, mais pour qu’elle passe­ par mon corps pour rejoindre mon âme. C’est en me pressant très vigoureusement le dos, en me compressant comme un gros tube pour en faire ressortir la pâte malsaine, qu’elle a fait sortir de ma psyché les gestes pédophiles de mon adolescence. Depuis longtemps, j’étais convaincu que seuls des touchers sains pouvaient neutraliser, voire effacer, définitivement le souvenir de touchers malsains.

Soudain, le petit garçon devenu borgne n’était plus abandonné et rejeté. On l’accueillait en petit héros avec son œil de pirate, enlacé par les bras de sa maman en pleurant de joie, les cheveux brossés par la main de son papa. Et encore plus loin, j’étais devenu un gros bébé naissant. Pas seul dans son berceau, mais soulevé par des mains « maternantes », réchauffé par la chaleur d’un sein, bercé par le rythme d’un cœur, ébahi par le sourire d’une maman et embrassé comme seules les mères savent le faire.

L’automne dernier, à 67 ans, pour la première fois de ma vie, j’ai enserré vigoureusement dans mes bras quel­ques­-uns de mes frères. J’ai même osé leur dire « Je t’aime ». Des gestes impossibles à poser, et une attitude impensable à imaginer, il y a de cela à peine un an. Aujourd’hui, « ici et maintenant », j’erre à la recherche d’une nouvelle compagne de vie. Je veux être son Loup dans la fourrure duquel elle pourra se lover. J’espère découvrir une autre Petite Rudbeckie dont je m’enivrerai du parfum et caresserai les pétales.
LL

Ode à l’ambroisie du matin!

Oh! toi qui donne le goût de vivre! Toi, le trésor caché des dieux, l’ambroisie, nourriture divine… toi dont le corps prend forme sans retenue, au printemps, à partir des entrailles de la Terre, je te rends grâce pour la vie que tu nous offres!

Je vous souhaite que cette prière vous monte du cœur naturellement tous les matins lorsque vous préparerez votre « smoothie » matinal après avoir lu cet article!

Nous cherchons si fort la Fontaine de Jouvence. Nos scientifiques travaillent d’arrache-pied pour trouver la formule parfaite qui nous redonnera une peau de jouvencelle et un corps souple et délié, sans douleurs. Combien de régimes avons-nous tentés pour retrouver la forme?

Je vous propose quelque chose qui est écologique et délicieux. Ce quelque chose est plus léger pour notre belle planète, savoureux pour notre palais, économique et natu­rellement très riche en éléments nutritifs.

Dans son livre Green for Life, Victoria Boutenko nous explique le cheminement qui l’a menée naturellement vers cette trouvaille. Sa conviction profonde que les aliments vivants étaient la source de guérison, pour elle-même et pour les membres de sa famille, l’a poussée à faire des recherches intensives sur l’alimentation. Elle est venue à la certitude que les éléments manquants pour être en santé sont les verdures. Les chimpanzés, qui sont très près de nous génétiquement, consomment naturellement plus de 50 % de verdures au quotidien.

Sa conclusion est que, pour retrouver la manière naturelle de manger, on doit inclure plus de verdures dans nos journées pour les rendre plus ensoleillées. Mais comment arriver à consommer autant de verdures sans passer la journée à ruminer?

La solution est si simple : le « smoothie » vert, voyons!

Les verdures, telles que le chou frisé (kale), le persil, la laitue romaine, les épinards, la bette à cardes, le chou cavalier (collard), les pousses vertes de tournesol, enfin, tout ce qui est feuillu et vert le plus foncé possible, sont remplies à craquer de vitamines, de minéraux, d’antioxydants et de fibres. Idéalement, on choisit des verdures biologiques, sinon, il faut vraiment très bien laver les verdures qui sont issues de la culture industrielle. Le fait de les mélanger dans un mélangeur à haute vitesse (Vitamix, Blendtec ou autres) permet de briser la cellulose qui emprisonne tous les éléments précieux des légumes feuillus verts. De plus, ces verdures magnifiques se combinent très bien avec des fruits, ce qui rend le mélange soyeux et vraiment délicieux.

Voici ma recette du « smoothie » matinal (500 ml) :

– ½ banane bien mûre,
– ½ orange,
– ½ pomme,
– une grosse poignée d’épinards frais, – 2 c. à table de chanvre,
– 1 c.. à thé de spiruline,
– 2 c. à table de baies de goji,
– 250 ml d’eau de source.

Mélanger le tout dans un mélangeur à haute vitesse jusqu’à consistance lisse et soyeuse.

Tous les ingrédients de cette recette se substituent; par exemple, remplacez la banane par des dattes, la pomme et l’orange par de l’ananas frais, les épinards par du chou frisé (kale), le chanvre par des amandes trempées durant 12 heures. Vous verrez, c’est tout simplement divin. De plus, vous constaterez que vos cellules trouveront là un sérum peu coûteux et vraiment très efficace pour donner de la vitalité au corps. Le secret, au fond, c’est l’ingrédient magique qui donne de l’énergie, qui rajeunit, qui soigne… c’est la vitalité que vous trouverez à profusion dans les verdures, les pousses variées et les fruits frais.

Il est toujours possible d’ajouter une petite cuillerée par-ci par-là de super-aliments pour enrichir le mélange : pollen, maca, baies de goji, feuilles d’ortie, pour n’en mentionner que quelques-uns.

Voilà, un petit miracle vient d’être préparé. Ça prend si peu de temps, et vous avez un petit déjeuner sur le pouce qui vous infusera de vie. Plus besoin de poudres de perlimpinpin synthétiques pour vous garder en forme. Abonnez-vous au « vivant », cela transforme la vie. C’est ça la bonne nouvelle!