Choisir le bonheur

La question la plus urgente et la plus persistante dans la vie est : « Qu’est-ce que vous faites pour les autres? ». Martin Luther King

Hier matin, à la piscine, je regardais un père qui avait amené ses trois petites filles se baigner. Elles avaient entre deux et six ans et le père avait fort à faire. Il accordait son attention surtout à la plus jeune. La plus vieille exécutait des plongeons et pirouettes en criant à chaque fois : « Papa! Papa! Regarde-moi! Regarde-moi! ». Mais le père levait à peine les yeux et sans dire un mot continuait à jouer avec la plus jeune. J’avais envie de lui dire : « Parle-lui! Parle-lui! Dis-lui que tu es là et qu’elle est importante, elle aussi. ».

Et, je me suis mise à réfléchir à ce besoin d’amour, de contact, d’attention, d’écoute que nous avons tous. Une grande partie de notre bonheur dans la vie vient de la qualité de nos relations avec les gens et nous-même.

Le contact est un des besoins les plus fondamentaux de l’être humain sur le plan psychologique. C’est l’équivalent de respirer sur le plan physique. Sans contact, nous dépérissons. Sydney Jourard dans son livre La transparence de soi montre comment il y a une corrélation directe entre notre quantité et notre qualité de contact et notre santé autant physique que mentale. Et que même le contact avec un animal peut contribuer à améliorer notre santé.

Privés de contacts aimants, les enfants se laissent parfois mourir (le syndrome d’hospitalisme de Spitz) et une recherche à l’hôpital Sainte-Justine a démontré que les enfants qui recevaient plus d’attention de leurs parents guérissaient plus vite avec moins de complications. De la même façon, les bébés prématurés que l’on touche prennent du poids rapidement et ont une meilleure chance de survie.

Une recherche sur le bénévolat montrait que cet acte d’amour pour les autres était aussi efficace pour la santé du cœur que l’exercice physique régulier. Aimer et être aimé est une des sources du bonheur, c’est aussi une source de vie et de santé.

C’est devenu une banalité de dire qu’il faut s’aimer soi-même pour être capable d’aimer les autres. En réalité, les deux démarches sont parallèles. Plus je m’aime et plus j’ai d’amour et de plaisir à rencontrer les autres et, plus je donne aux autres, mieux je suis avec moi-même. L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

Quoi que nous en pensions, aucun de nous n’est isolé. Chacune de nos actions, chacune de nos pensées, chacune de nos émotions a une répercussion sur nos vibrations énergétiques et donc sur l’environnement dans lequel vivent les personnes qui nous entourent.

Petite, j’ai appris la notion de « corps mystique ». Nous faisons tous partie d’un même corps et dans ce sens, si une partie souffre, toutes les parties sont affectées. Mais cette notion me semblait bien abstraite.

Plus âgée, en tant que psychologue, j’ai pu constater l’importance que nos actions et nos paroles ont sur les autres. Combien de fois j’ai entendu des gens dont la vie a été transformée parce qu’ils se sont fait dire : « Tu es stupide! » ou au contraire « J’ai confiance en toi! ».

J’aime bien la blague du mari à qui sa femme dit qu’il ne s’exprime pas assez et qui répond : « C’est la faute des indiens! » et à sa femme interloquée, il réplique : « Mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-mère a été tuée par les indiens et mon arrière-arrière-arrière (etc.) grand-père s’est remarié avec une femme qui ne parlait pas et donc mon arrière-arrière-grand-père n’a pas appris à s’exprimer et n’a pas pu le montrer à mon arrière-grand-père et ainsi de suite jusqu’à moi.

Même si cette blague veut illustrer jusqu’à quel point nous blâmons les autres de nos insuffisances, elle contient aussi une part de vérité. Nous sommes participants et héritiers de l’interaction d’une multitude de gens et de contacts et événements dont leur vie a été faite. Chacun de nos gestes a un impact.

Plus tard, en travaillant au niveau de la guérison énergétique, j’ai découvert que cette connexion était encore plus forte que je pensais. Chacune de mes pensées et de mes émotions fait que j’émets une vibration et cette vibration va influencer ceux qui entreront à son contact. Ma colère, comme une onde sonore qui fait exploser un verre de cristal, va aller réveiller la colère de l’autre. Mon amour, lui, va aller le guérir au plus profond de lui-même. Des recherches ont montré que si une localité a un certain pourcentage de gens qui méditent, le taux de criminalité baisse. La vision d’un film de Mère Thérèsa a un impact positif sur l’état mental et physique des spectateurs. Je suis maintenant extrêmement consciente de l’impact que même mes pensées ont sur les autres. Il n’y a pas de séparation. Un médecin américain, Larry Dossey, a effectué une recherche sur l’impact des groupes de prières sur des malades hospitalisés pour une intervention chirurgicale. Ses conclusions ont été tellement probantes qu’un collègue écrivait : « S’il existait un médicament aussi efficace que cette énergie d’amour, les gens feraient la queue à la pharmacie pour en acheter ».

Nos pensées affectent les autres et les influencent. Nous sommes tous dans la même soupe et si elle est trop salée, nous en sommes tous affectés.

C’est pourquoi le premier cadeau d’amour que nous pouvons faire à l’humanité, c’et de nous aimer et de nous guérir nous-même. Être heureux est la chose la moins égoïste que nous puissions accomplir dans notre vie.

D’abord parce que nous ne sommes plus un fardeau pour les autres, ensuite parce que nous leur donnons l’exemple et l’espoir qu’il est possible d’être heureux, et enfin parce que nous influençons tous ceux qui nous entourent et les aidons à faire de même sans même avoir à dire un mot.

M’aimer, c’est être à l’écoute de moi-même, de mes émotions, de mes désirs. M’aimer, c’est me respecter et respecter mes besoins. M’aimer, c’est m’accepter comme je suis maintenant et me traiter avec compassion et tendresse. M’aimer, c’est me pardonner mes erreurs, mon insuffisance, mon ignorance, mon imperfection, mon humanité. Aimer les autres, c’est leur accorder exactement les mêmes droits, le même respect et la même attention.

S’aimer et se guérir, c’et donc aimer et aider à guérir les autres et aimer les autres, c’est s’aimer. Tout le monde veut se sentir aimé. Le secret, c’est de s’aimer sans compter. Votre cœur sera alors rempli d’amour, votre propre amour. Quand les autres seront fâchés, accueillez leur colère et continuez à émaner de l’amour. De l’amour pour vous-même en ne vous blâmant pas ou en vous pardonnant vos erreurs et de l’amour pour l’autre en acceptant qu’il exprime maladroitement ou pas sa frustration et ses besoins. Accepter les autres comme ils sont et là où ils sont actuellement vous donnera la paix. Ce qui ne veut pas dire de vous écraser et de faire ce qu’ils veulent, mais de ne pas vous laisser envahir par la colère vous-même. La colère est un acide qui brûle le vase qui la contient. La haine est un poison pire que le cancer. Et je ne parle même pas du point de vue du bonheur, de votre bonheur. Vous, vous serez plus heureux si vous êtes dans une attitude d’amour, d’acceptation et de pardon face à vous-même et face aux autres.

Je me souviens d’une dame qui avait insulté ma mère en public et ma mère me dit alors : « Pauvre elle, elle ne doit pas filer très bien aujourd’hui ». Ma mère voyait toujours la souffrance sous la méchanceté et ne se mettait pas en colère ni ne se blessait elle-même, mais éprouvait seulement de la compassion.

Et les peines d’amour, les rejets, les pertes, les deuils? J’aime beaucoup cette phrase de Marie-Noël : « Le remède d’aimer, c’est d’aimer plus encore ». La mort de ma fille m’a déchiré le cœur. Et en le déchirant, elle l’a ouvert. Ouvert pour savoir que tous les enfants sont mes enfants et qu’au-delà de mon enfant, je peux aimer toutes les nouvelles personnes que la vie met sur mon chemin.

Voici donc ma petite liste de conseils pour vous aider à développer la deuxième condition du bonheur :

Amour et service :

L’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit.

  1. Prenez le temps de vous connaître, de vous aimer et de vous exprimer.
  2. Reconnaissez vos forces et acceptez vos faiblesses avec compassion.
  3. Intéressez-vous sincèrement aux autres, aimez et laissez-vous aimer.
  4. Prenez le temps de reconnaître vos besoins et d’y répondre.
  5. Prenez le temps de guérir vos vieilles blessures.
  6. Dans la mesure de vos forces et de vos possibilités, répandez l’amour et la bonté autour de vous.
  7. Prenez le temps de faire des contacts vrais et profonds avec les autres et avec vous-même.
  8. Admirez ce qu’il y a de beau en vous et dans les autres et faites des compliments.
  9. Nourrissez un désir sincère d’aider et de faire évoluer les autres autour de vous.
  10. Exprimez-vous et écoutez les autres.

Quelle est ta couleur/lumière?

Quelle est votre couleur/lumière? Non, pas l’aura, votre couleur correspond aux outils que vous avez choisis pour vivre votre incarnation. L’aura, couleur que certaines personnes perçoivent autour d’un corps physique, se situe dans le corps astral. Elle correspond à l’humeur, l’état intérieur de l’individu qui émet une énergie colorée qui change en tout temps. Ce n’est pas une couleur que l’on peut définir comme étant une aura verte ou bleue en permanence.

La couleur-lumière est par contre une énergie permanente qui évolue avec la personne.

Il y a trois couleurs de base en lumière, principe démontré par la physique : le rouge, le vert et le bleu.

Rouge : couleur de base, celle de l’énergie de la terre qui nous aide à réaliser, à concrétiser ou à manifester ce que nous avons choisi de vivre sur cette planète. Elle indique que c’est une personne de réalisation, de concrétisation. Elle aime que les choses se fassent. Elle déteste particulièrement les personnes qui rêvent, parlent de leurs projets et qui ne les réalisent jamais… La couleur rouge symbolise un ancrage à la terre, le physique et le matériel 79 % des humains sont de cette couleur. Donc en principe, une grande majorité de la population devrait réaliser leur vie avec facilité, mais comme les gens donnent leur pouvoir à d’autres, leur possibilité de manifester en est diminuée. Leur système sanguin est plus fragile.

La pierre correspondante au rouge est le rubis qui soutient et protège tout le système sanguin. Il aide celui ou celle qui vibre à cette couleur à mieux s’ancrer à la terre pour mieux s’élever vers le cosmos.

Autres pierres pour ancrer : grenat, obsidienne, pyrite de fer, cornaline, hématite, tourmaline noire.

Vert : couleur du cœur, celle de l’énergie de l’harmonisation et de la guérison qui aide à établir l’équilibre et l’harmonie des éléments vivants de la terre. Elle est le lien entre l’énergie tellurique (terre) et cosmique. Elle indique que la personne souhaite toujours l’harmonie autour d’elle. Comme l’harmonie dans le corps physique représente la santé parfaite, cette personne a des pouvoirs de guérison. Cette guérison peut s’étendre à tous les domaines de la vie. La personne à guérir en premier est bien elle-même… 11 % de la population possède cette couleur. Ce sont d’excellents ambassadeurs et médiateurs pour aider à rétablir l’harmonie entre deux parties. Elles ont l’esprit de synthèse et permettent de concrétiser des solutions. Le point faible de ces personnes concerne la digestion.

La pierre correspondante au vert est l’émeraude, c’est le reconstituant énergétique idéal, il permet l’absorption du vert négatif. Il aide le thérapeute, celui ou celle qui correspond à celle-ci, à mieux rester centré et branché en cas d’intervention.

Autres pierres de guérison : malachite, aventurine, jade, kunzite, lépidolite, pierre de lune, quartz rose.

Bleu : couleur de l’intellect et de la spiritualité qui apporte de la facilité à développer des idées, des solutions, qui aide à se concentrer et à méditer. Elle indique que l’individu est plus au niveau de la conscience transcendante, du spirituel, du mental, du troisième œil; donc, quelqu’un de logique, cartésien, fort mentalement ou quelqu’un d’introverti, d’intuitif et de spirituel. 9 % des gens sont de cette couleur-lumière et se relient avec le cosmos. Cependant, comme nous donnons notre pouvoir aux choses matérielles, nous sommes déconnectés du cosmos et nos possibilités en sont diminuées. Le système lymphatique est plus fragile.

La pierre correspondante au bleu est le saphir, il donne à son porteur une protection contre les ondes telluriques nocives. Il aide celui ou celle le possédant dans ses vibrations à rester connecté avec le cosmos tout en l’unifiant à l’énergie de la terre.

Autres pierres pour l’expression : aigue marine, azurite, célestine, lapis-lazuli, turquoise, agathe zonée bleue.

Rouge/Bleu : forme le violet. Elle indique une personne qui est bien connectée avec le cosmos, donc qui a de bonnes idées ou des solutions adéquates, et qu’en plus, il lui est facile de les mettre en pratique. Elle peut les présenter d’une manière concrète et réalisable.

La pierre correspondante au violet est l’améthyste, elle renforce les glandes endocrines et le système d’immunisation. Accroît l’activité du côté droit du cerveau ainsi que les grandes pinéale et pituitaire. Purifie le sang et l’infuse d’énergie. Bénéfique pour la guérison psychologique. Chasse la colère, la fureur, la peur et l’anxiété. Soulage les maux de tête, les migraines et l’insomnie. Lutte contre les maladies vénériennes, le daltonisme et l’alcoolisme. Équilibre et stabilise la polarité sexuelle. Purifie les qualités protectrices. Guérison, amour divin, inspiration, intuition. Amplifie le sentiment de bien-être. Accroît l’habileté du « channeling ». Effet apaisant. Transmutation. Unité cosmique.

Rouge/violet : forme le jaune. Elle correspond à une personne qui aime faire ou réaliser des choses concrètes d’une manière harmonieuse. Ses pouvoirs de guérison sont pratiques et faciles à mettre à exécution.

La pierre correspondante au jaune est la citrine, bénéfique pour les reins, le colon, le foie, la vésicule biliaire, les organes digestifs et le cœur. Soigne le diabète. Purifie la peau. Combat énergétiquement la dépression. Réduit les tendances autodestructrices. Accroît le respect de soi et la confiance en soi. Gaieté, contentement, espoir. Cordial, stimulant. Stimule la communication et la conscience cosmique. Attire l’abondance. Contribue au nettoyage et à la purification des glandes endocrines. Accroît l’énergie « yang ». Compréhension, compassion.

Vert/bleu : forme les turquoise, bleu-vert et vert-bleu. Elle indique une personne bien connectée avec le cosmos, qui favorise la guérison d’une manière plus intellectuelle ou spirituelle.

La pierre correspondante au bleu/vert est la turquoise, elle tonifie et renforce le corps en entier. Bénéfique pour les systèmes circulatoire, pulmonaire et respiratoire. Vitalise le sang et le système nerveux. Bon pour les yeux et la vue. Aligne les chakras. Accroît l’habilité à méditer. Expression créatrice, tranquillité d’esprit, équilibre émotionnel, communication, amitié, fidélité.

Rouge/Vert/Bleu : forme le blanc. Couleur de la sagesse, indique que la personne vibre aux trois couleurs-lumières et qu’elle est équipée de tous les outils nécessaires à affronter les inconvénients de la vie et vivre tout ce qu’elle a choisi de vivre avec facilité. Les enfants qui naissent actuellement vibrent aux trois couleurs (13-01-96). On dit qu’ils sont les enfants de l’ère du Verseau. Selon les statistiques de 1992, 0,90 % de la population était de cette couleur. Aujourd’hui, ces statistiques changent à chaque jour.

La pierre correspondante au blanc est le cristal de quartz clair, qui reste la meilleure et la plus accessible des pierres. Il accroît les propriétés cristallines du sang, du corps et du mental. Équilibre les corps physique, émotionnel et mental. Active et rehausse les glandes pinéales et pituitaires. Amplifie toutes formes de pensée. L’énergie du spectre complet des couleurs active le conscient à tous les niveaux. Enraye toute influence négative du champ d’énergie et de son environnement personnel. Reçoit, active, emmagasine, transfère et amplifie l’énergie. Excellent pour la méditation. Accroît la communication interdimensionnelle et celle avec le moi supérieur. Favorise la libre circulation de l’énergie vitale. Bénéfique pour les reins et contre la diarrhée, les étourdissements, les hémorragies, les ulcères. Il sert à harmoniser tous les chakras.

Autres pierres d’harmonisation : herkimer, zircon, sélénite.

L’or correspond à la personne qui a intégré les trois couleurs et qui a continué à élever ses vibrations pour atteindre un état supérieur. On nous illustre souvent les saints avec une auréole dorée, elle indique que cette personne a élevé ses vibrations au point de devenir sainte. Nous découvrons de plus en plus des êtres qui s’imprègnent de lumière dorée. Ces individus ont un grand charisme, mais une grande humilité. Grands personnages : Krisna, Bouddha, Gandhi, Martin Luther King, etc.

Le diamant correspond à la symbiose parfaite de l’homme et du Divin… Certains êtres ascensionnés qui continuent de demeurer sur la terre ont cette vibration, je n’en ai encore jamais identifié…

Pour connaître sa couleur/lumière, chacun peut l’identifier intuitivement. Elle correspond généralement à une couleur que nous aimons ou détestons, on ne peut pas être indifférent à sa couleur. Si nous vivons en harmonie avec son choix de vie, nous aimons notre couleur, alors que si nous marchons par la peur, nous risquons de détester cette même couleur.

Vers une médecine de l’âme

La rencontre d’un maître

Il me fait plaisir de vous présenter dans cet article un maître spirituel, le Dr Zhi Gang Sha, un scientifique et un grand sage réunis en une personne.

Qu’est-ce qu’un maître spirituel maîtrise au juste? De quelle nature est cette maîtrise spirituelle? Depuis quelques années déjà, les sciences pures et dures, notamment la physique, nous donnent une réponse : il maîtrise le champ de conscience unifié, c’est-à-dire le champ universel cosmique que la physique quantique appelle le champ quantique (Quantum Field).

Étant dans un cheminement de conscience depuis belle lurette comme beaucoup parmi vous, je cherchais à comprendre les différentes facettes de ce qu’on appelle la guérison : le plan physique, émotionnel, mental, spirituel. Dans les années 90, je participais à une étude clinique sur la guérison à distance (Remote Healing) organisée par des chercheurs d’un centre hospitalier à San Francisco. L’étude, qui se déroulait selon les normes très strictes d’expérience clinique, révélait clairement que les interventions à distance contribuaient d’une manière significative au bien-être des patients atteints de sida. À l’époque, aux yeux de certains scientifiques, cette étude était considérée une aventure « flyée ».

Aujourd’hui, dix ans plus tard, il est à la mode de se référer à la physique quantique, au champ unifié, au point zéro, à la non-localité et aux découvertes des cinq dernières années en neurosciences. Elles ont révolutionné notre perception de nous-mêmes, de nos forces insoupçonnées en tant qu’humains et notre conscience du cosmos. L’étude du phénomène de la guérison est enfin sortie de l’obscurité du placard où elle avait été reléguée. Les recherches scientifiques récentes invitent la médecine traditionnelle à faire le saut quantique dans une conception nouvelle de l’être humain et de ses forces de guérison : reconnaître l’interdépendance de tous avec tous, la signature d’une énergie universelle qui nous relie, du plus petit insecte, du grain de sable aux galaxies lointaines et autres univers.

Comment appartenons-nous à cette énergie universelle devant laquelle on pourrait se sentir infiniment petit et impuissant? Comment activer nos forces endormies d’autoguérison de manière simple? Ces questionnements m’ont guidée vers la lecture de Power Healing.

La rencontre personnelle avec Dr Sha et le début de ma formation avec lui, m’ont permis d’assembler les morceaux manquants du puzzle. De manière très simple et presque nonchalante, il communique les grandes sagesses millénaires des principes de santé et de guérison : soigner l’âme d’abord et la guérison des autres corps s’ensuivra. Power Healing donne préséance à l’âme sur l’esprit et à l’esprit sur la matière. Selon le Dr Sha, toute maladie est causée par des blocages de nature spirituelle. Bien que lui-même élevé dans la tradition bouddhiste, il n’adhère à aucune dénomination religieuse. Ses enseignements s’adressent à tout le monde, plaçant le Divin comme force universelle au-dessus des diverses croyances historiques.

La médecine de l’âme fait appel à la puissance de l’énergie de l’amour, de la compassion, de la lumière et du pardon. Avec Power Healing, Dr Sha unifie les principes de guérison connus dans un système puissant, simple et praticable. Soul Mind Body Medecinetm combine l’essence de la médecine occidentale et les secrets ancestraux de la médecine chinoise traditionnelle. Les quatre principes de toute guérison sont la puissance du corps, la puissance du son, la puissance de l’esprit et la puissance de l’âme.

Ses enseignements ont leurs fondements dans la médecine de l’espace intercellulaire du nom de Body-Space Medecinetm. Le principe est simple : les cellules actives irradient de l’énergie qui crée un champ de force. L’énergie d’un même type de tissu par exemple, forme un champ caractéristique autour de ce tissu. Chaque organe possède son champ d’une densité distincte des champs des autres organes. En physique, la théorie des champs dicte que l’énergie circule du champ d’intensité plus faible pour s’équilibrer. Dans le corps, les champs d’intensité élevée sont dus à l’hyperactivité cellulaire qui crée un trop-plein d’énergie. L’inflammation, les douleurs, les raideurs, les tumeurs sont des indicateurs des champs d’intensité élevée.

Les émotions fortes créent l’énergie excessive qui s’accumule et bloque l’espace entre les cellules. Par exemple, si vous avez tendance à vous fâcher, les cellules du foie vibrent plus fortement. Un champ de forte intensité se forme autour du foie qui inhibe les champs des autres organes : cette énergie excessive peut diminuer l’appétit ou provoquer des douleurs, l’indigestion ou des sensations de brûlures d’estomac, par exemple. Les champs de faible intensité contribuent à une réponse immunitaire affaiblie, à la fatigue, et au ralentissement d’activité organique.

Vu des yeux du maître, c’est toujours simple : l’énergie est soit bloquée ou elle circule librement, peu importe le nom que la médecine donne à la condition ou à la maladie. Que les causes soient la peur, la dépression ou l’anxiété, l’âme a toujours préséance sur l’esprit et l’esprit sur la matière. Le maître ne se perd pas dans les détails de l’anatomie émotionnelle. Le principe reste le même : la clé de toute guérison se trouve au niveau de l’évolution de l’âme. Vous voulez développer votre potentiel spirituel pour obtenir un doctorat en sciences de l’âme? Le Dr Sha nous le répète inlassablement : pour augmenter votre puissance, devenez serviteur de l’humanité! Pas besoin d’être Mère Teresa ou St-Augustin. Apprenez à concentrer votre mental sur les énergies de l’amour, de la compassion, du pardon et de la lumière, envers vous-mêmes et les autres.

« L’amour fait fondre les blocages, la compassion donne de la force, la lumière guérit et bénit, le pardon apporte la paix. »

Le message clé de Power Healing est : « Je suis capable de me guérir. Vous êtes capables de vous guérir. Ensemble, nous pouvons guérir le monde entier ».

S’entourer de beauté pour guérir

Je vous écris, confortablement assise dans un café en face du lac Léman à Genève. La température est superbe, je me sens bien, je viens de visiter une exposition de photos sur le thème des plus beaux endroits du monde. Ces expériences de beauté alimentent le goût et la joie de vivre.

Il n’est pas nécessaire de se retrouver à l’autre bout du monde pour vivre une expérience similaire, il s’agit parfois simplement de fermer les yeux, de revivre un souvenir, d’ouvrir un livre, ou de se mettre à peindre ou à dessiner. Les paysages imaginaires ou réels peuvent nous transporter dans des endroits magiques et nous faire oublier pour un moment nos malaises physiques ou psychologiques. Certains vous diront que ce n’est pas sain de se sauver dans l’imaginaire; moi je vous dis que c’est nécessaire pour se ressourcer et reprendre des énergies en périodes difficiles. Il s’agit simplement de ne pas s’y installer.

En faisant une petite excursion dans l’histoire, nous nous rendons compte que les effets de la beauté sur la santé sont connus depuis fort longtemps. Les méthodes de soin de la Grèce antique consistaient à retirer la personne malade de son milieu, de lui permettre de vivre quelque temps dans un lieu idéal entouré de nature sur le bord de la mer. Des musiciens y jouaient une musique douce et la personne malade se reposait tout simplement. Pendant la nuit, cette personne faisait des rêves lui indiquant ce qu’elle devait modifier dans sa vie pour guérir. Parfois, certains médicaments, potions ou tisanes étaient utilisés pour faciliter le processus de guérison. En Afrique, un des moyens utilisés par les guérisseurs consistait à demander à la personne malade de trouver qui lui avait donné la maladie. Une confrontation avait alors lieu et si la personne demeurait malade, elle devait s’éloigner de son milieu, prendre la route pour aller consulter un guérisseur d’un village éloigné. Elle devait demander la charité le long du parcours et les gens des villages avaient le devoir de l’accueillir et de la soigner en lui offrant ce qu’ils avaient de mieux. Croyez-le ou non, cette méthode était efficace. Est-ce que c’est parce que la personne malade découvrait son importance aux yeux des autres? Qu’est-ce en fait qui nous donne le goût de vivre et de guérir?

Est-ce que ces connaissances ont été perdues? Historiquement au Québec, les hôpitaux étaient érigés sur le sommet de collines ou en tout cas dans des lieux de beauté. Maintenant, je pense que la société a tendance à être moins sensible à ces connaissances. Il faut dire que la multiplication des images par la technologie audiovisuelle nous permet d’avoir accès à des lieux de beauté facilement, mais aussi à des horreurs indescriptibles. Je me demande l’effet que peut avoir les images macabres ou les nouvelles stressantes des médias sur un malade couché dans un lit d’hôpital?

Dans mon atelier d’art-thérapie, il y a un temps consacré à créer des images qui permettent de se libérer des émotions conservées à l’intérieur et qui rendent souffrante la personne qui consulte. Il y a ensuite un temps pour créer des images qui font du bien et permettent d’alimenter les forces de vie, de considérer les rêves à réaliser et de planifier des activités qui facilitent un état de mieux-être. Le processus prend parfois du temps et ne va pas directement du point A au point B. Il faut parfois se perdre un peu pour mieux comprendre les processus inconscients qui sont en place, mais c’est une belle aventure où les paysages de beauté se construisent et s’entremêlent menant la personne à découvrir sa propre beauté.

L’origine de la maladie

La médecine nouvelle germanique (MNG) est à la source d’un nouveau courant dans le domaine de la santé qui explique l’origine de la maladie.  Elle a été élaborée par un médecin allemand du nom de Ryke Geerd Hamer.

Le tout a débuté lorsque le Dr Hamer fut atteint d’un cancer des testicules quelques mois après la mort de son fils, survenue en décembre 1978.  C’est alors qu’il commença à se questionner s’il n’y avait pas un lien entre son cancer et la mort de son fils.  En 1981, la première loi biologique de la médecine nouvelle germanique – la loi d’airain du cancer – voyait le jour.  Au fil des années, il continua ses recherches pour en arriver à établir cinq lois biologiques.  À ce jour, les recherches de ce médecin allemand s’élèvent à plus de 40 000 cas.

La médecine nouvelle germanique est une découverte sans précédent dans l’histoire de l’humanité.  Elle révolutionne toute la médecine actuelle.  Vérifiée au départ par rapport à l’origine du cancer, la MNG s’applique maintenant à presque toutes les maladies, physiques et mentales.  Basée sur cinq lois naturelles et biologiques, cette nouvelle médecine est vérifiable scientifiquement.  D’une rigueur absolue, personne n’a encore réussi à réfuter son exactitude ou à y trouver des irrégularités.

La médecine nouvelle germanique offre une perspective complètement révolutionnaire sur ce que nous appelons communément la « maladie ».  Selon le Dr Hamer, la « maladie » est un programme biologique spécial de survie conçu par la nature au cours de l’évolution.  Ce programme biologique d’urgence, déclenché par le cerveau, surgit chez la personne à la suite d’un événement inattendu, dramatique, vécu dans l’isolement et ressenti comme un choc psychique intense.  Ce choc touche simultanément la psyché, le cerveau et la biologie.

La psyché éprouve de façon brutale l’événement inopiné.  Dans le cerveau, une lésion apparaît à un endroit spécifique, visible sur un scan cérébral sous la forme de cercles concentriques.  Dans la biologie, un programme d’urgence (mentionné plus haut), plein de sens, est mis en place.  La partie de la biologie qui est atteinte correspond exactement à l’endroit du cerveau où est la lésion.  En effet, avec ses nombreuses recherches, le Dr Hamer a réussi è établir une cartographie précise du cerveau dans laquelle il y trace différents relais, chacun étant relié à une composante du corps en particulier.  La région du cerveau qui est touchée et l’endroit dans le corps qui est atteint dépendent du ressenti de la personne vis-à-vis de l’événement.

Connaître et comprendre la médecine nouvelle germanique est non seulement d’une aide indéniable pour retrouver la santé, mais elle est également fort utile à connaître avant d’être aux prises avec la maladie.  En effet, si nous avons bien saisi le sens des cinq lois biologiques de la médecine nouvelle germanique, nous sommes en mesure de comprendre le processus de la maladie.  Concrètement, cela permet de savoir ce qui a déclenché la maladie, ce qu’il reste à faire pour résoudre la teneur conflictuelle de l’événement derrière la maladie – si cela n’a pas encore été fait – et de connaître les symptômes qui s’ensuivront jusqu’à la guérison complète.  La « peur » de la maladie se voit remplacée par la « compréhension » de la maladie.

En terminant, comme le disait C. G. Jung : « La maladie est l’effort que fait la nature pour nous guérir. »  Ou encore, une autre pensée, celle-ci de Voltaire : « L’art de la médecine est de distraire le malade pendant que la nature guérit. »

L’approche globale du corps!

Cheminer dans la vie de… Marie Lise Labonté

Entrevue réalisée pour la revue Cheminement par Manon Duguay

En 1976, âgée de 25 ans et souffrant depuis quatre ans d’arthrite rhumatoïde incurable très douloureuse, elle a épuisé toutes les avenues de la médecine traditionnelle sans trouver le chemin de la guérison.

MLL : J’ai fait un cheminement pour comprendre pourquoi j’avais cette maladie.  Je comprenais intellectuellement, mais mon corps continuait d’être de plus en plus malade.  Je n’avais rien changé à ma vie.  J’attendais que le ciel fasse quelque chose pour moi.  Je disais aux médecins « Prenez mon corps » et aux psychologues « Prenez ma tête ».  J’étais en chaise roulante.  Je souffrais.  Je m’isolais.  J’avais une vie réduite au maximum.  Je ne pouvais plus faire l’amour.  À cause de mes hanches, je ne pouvais plus ouvrir les jambes.  À 25 ans, c’est difficile.  Ça été l’élément déclencheur.

Je suis descendue dans une forme de tunnel noir.  J’ai lu le livre de Thérèse Bertherat (NDLF : sur l’anti-gymnastique), mais je ne faisais rien.  J’ai essayé quelques-uns des petits mouvements suggérés avec des balles de tennis.  La maladie était toujours là, mais c’était mieux que mes antidouleurs.  C’est comme ça que j’ai commencé.

Puis j’ai pris la décision d’aller travailler avec elle à Paris.  C’était mon étoile, mon phare, dans la noirceur que je vivais.  Je n’avais pas d’argent.  J’ai tout vendu et quelqu’un m’a prêté des sous.  J’ai réussi à partir.  C’était une question de vie ou de mort.

MD : Vous avez ensuite découvert d’autres techniques dont le rolfing.

MLL : Oui, le Mézière.  Je travaillais sur moi.  Je suivais des cours.  J’écrivais mon journal.  Je n’avais pas encore faire la synthèse.  J’étais dans mon processus de guérison et je découvrais tous les éléments, dont la mémoire du corps, au fur et à mesure.  C’était assez surprenant.  Je savais que j’écrirais un livre.  C’était trop fort.

MD : Est-ce à ce moment-là que vous avez compris le pouvoir de l’intérieur relié aux mouvements du corps?

MLL : Oui.  Tout à fait.  J’avais une base en anatomie.  Je faisais les liens, Reich, les cuirasses.  Je rencontrais d’autres praticiens.  Je posais des questions.  J’ai commencé à bâtir ma propre compréhension toujours à travers l’expérience de mon corps.  C’est toute une époque, quand j’y repense.  Au bout d’un an, je suis revenue au Québec; j’ai commencé à donner des cours.  J’avais reçu beaucoup, il fallait que je redonne.

Et je poursuivais mes recherches.  Je suis allée étudier à New York pour devenir psychothérapeute.  J’ai fait une formation Rebirth.  J’ai aussi étudié avec le docteur Simonton.

MD : La visualisation est venue par lui?

MLL : Oui, j’en faisais déjà.  Mais avec lui, j’ai compris intellectuellement la technique que je vivais naturellement.  Il fallait que je donne une base psychologique à ma guérison pour pouvoir transmettre mes connaissances.  C’est là que j’ai bâti ma méthode et commencé à écrire mon livre.

« Mouvements d’anti-gymnastique » est l’approche du corps que j’avais donnée à ma méthode.  On travaillait aussi les croyances, l’esprit et l’on touchait une dimension de l’âme pour retrouver sa nature profonde.  J’aurais voulu appeler la méthode « Approche globale du corps » parce que le corps était la base.

MD : Et on est au début des années 80.

MLL : Exactement.  Je me souviens que mon éditeur, Québec Amérique, à l’époque, n’appréciait guère les mots du genre « âme ».  À la fin de mon livre, je disais que je m’étais réconciliée avec mon âme.  Il n’aimait pas ça.  Il me disait « Es-tu certaine de vouloir écrire ça?  Comment peux-tu parler de ton âme ».

En 1980, j’ai ouvert mon premier centre à Montréal.  J’ai commencé à avoir une clientèle de gens très malades.  En 1982, j’ai commencé à former des gens.  Je donnais aussi des conférences.  De plus en plus, il y avait un impact.

MD : En 1986, vous avez eu une expérience d’éveil qui a transformé votre vie.  Quelle était cette expérience?

MLL : Ça s’est passé au moment où je donnais une conférence sur l’autoguérison.  Maintenant, je pourrais dire que j’ai eu comme une descente de la grâce, une énergie qui m’a frappée.  J’avais l’impression que mon cerveau s’ouvrait comme une noix de coco et j’entendais à l’intérieur de moi une voix qui voulait dire autre chose sur la guérison que ce que je disais.  Et je savais que cette voix disait vrai.  C’était un effort surhumain de me refermer et poursuivre ma conférence.  Après, je sentais que je n’étais plus seule.  Qu’il y avait quelque chose de beaucoup plus vaste qui m’habitait.  Ça n’a pas été facile à vivre.

La période de recherche pour comprendre ce qui se passait a duré deux ans.  J’ai cessé de donner des conférences.  Mes nuits étaient habitées.  J’y recevais des informations sur la formation que je donne maintenant au niveau de la visualisation et j’écrivais le matin.  J’ai compris que je vivais un phénomène incroyable.

MD : Vous avez intégré les mondes parallèles de la psychologie, avec votre méthode et celui du chanelling.  Qu’avez-vous appris sur l’intégration de ces énergies contradictoires?

MLL : C’est difficile de vivre comme ça sans vivre l’inflation.  L’inflation, c’est de se prendre pour l’entité.  Plusieurs perdent le fil, car la personnalité s’approprie la réalité.  En 2000, je suis retournée à mon travail de psychothérapeute, un peu abandonné pour me consacrer à l’enseignement de la guérison spirituelle angélique.  J’ai senti le besoin de faire moins de channeling.  Mon corps et mon cœur commençaient à être fatigués.  J’avais besoin de reprendre mon œuvre au niveau de la méthode de libération de cuirasses, de la MLC®.

MD : Les livres que vous avez écrits depuis l’an 2000 ont un ton différent, moins psy et plus émotions.  Avez-vous été influencée par la canalisation des anges dans vos nouveaux écrits, tel votre dernier livre « Parlez-moi d’amour vrai »?

MLL : Oui.  Certainement.  Je suis habitée et l’énergie passe quand même à travers mes vibrations, mes cellules, mon inconscient.  J’ai été inspirée dans mon œuvre, à partir de cette expérience.  Je perçois une plus grande union intérieure entre les univers très vastes d’amour inconditionnel que j’ai côtoyés jusqu’à l’intégration avec le point de vue psychologique et dans toute mon approche.

MD : Vous aviez la chance d’avoir des outils de psychothérapie et un esprit rationnel pour synthétiser le tout.

MLL : Un esprit analytique aussi.  Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est toute la vision de Carl Jung qui, lui, a été profondément inspiré par ‘âme, la vie, et qui a amené un aspect spirituel à la psychologie freudienne, il a ouvert une porte.  Il a fait sa thèse de doctorat sur la médiumnité.  La dimension du moi, du soi, m’inspirait.  J’ai relié tout ça à travers moi, pas seulement intellectuellement.

MD : Vous avez dit : « Ma voie de guérison, c’est le chemin d’une vie, l’histoire d’une vocation ».  Pouvez-vous élaborer là-dessus?

MLL : À partir du moment où je me suis autoguérie, j’ai su que ma vie serait de partager cette expérience avec les autres.  J’ai fait des choix, par exemple de ne pas avoir d’enfant.  C’est mon inspiration de vie, de pouvoir partager ce chemin de connaissances profondes, de son intériorité, d’une union profonde avec soi-même, et de partager l’amour.  C’est le but de ma vie.

MD : Est-ce qu’on a le choix d’accepter ou non un tel choix de vie?

MLL : J’aurais pu refuser, mais je ne crois pas que j’aurais été heureuse.  Je serais peut-être retombée malade.  Si on ne suit pas le chemin de son âme, ça commence à aller mal, enfin, c’est ma perception.  Dans mon travail avec les gens, je leur dis : « Retrouvez vraiment le chemin qui vous appartient, pas celui que la famille a demandé, que la société demande ».  Suivre sa voix, réunir en soi : âme, corps et esprit.  En soi.  Pas parce qu’on vous le demande, mais parce que c’est qui vous êtes vraiment.

Ça m’amène à répondre à votre question sur le shopping de thérapie.  Dans tout travail, il y a une implication.  Plusieurs préfèrent surfer, sans jamais s’impliquer profondément.  L’engagement avec soi-même est important, c’est-à-dire choisir de découvrir ce qui nous habite plutôt que d’être porté vers l’autre, vers l’extérieur.  Même si quelqu’un est dans la souffrance, il y a aussi un chemin de facilité.  Ça a l’air un peu terrible à dire.

MD : Se laisser aller vers la maladie?

MLL : Ou se laisser aller à rester enfermé dans son ressentiment, dans sa colère, de ne pas aller plu loin, de se maintenir dans des prisons, dans des attachements.  C’est ce qu’on connaît.  C’est une forme de sécurité.  Le reste, c’est l’inconnu.  Les gens ont peur de se découvrir dans le meilleur d’eux-mêmes.  J’utilise ici le terme de notre ami Guy Corneau.  Dans la partie intacte de soi.  C’est une explication de se consacrer à son monde intérieur.

MD : Vous avez parlé de la vision du développement spirituel de l’être par le corps.  Comment êtes-vous arrivée à cette conclusion?

MLL : Depuis le début de mon processus d’autoguérison, j’ai compris que le corps est important, qu’il est le reflet de notre inconscient.  Il est vraiment le temple de notre âme.  J’avais fait ce lien profond entre le corps, l’âme et l’esprit.  C’est-à-dire que notre corps et l’énergie de vie qui nous habite sont spirituels, et que si nous ne retrouvons pas cette dimension profonde de notre être dans l’action de notre quotidien, c’est comme vivre une forme d’errance.  Les valeurs matérielles extérieures personnelles, professionnelles, peuvent être très attirantes pour un temps, mais ensuite on se demande quel est le sens de notre vie.

MD : Vous parlez d’un ancrage intérieur.  Quels sont les outils pour arriver à ancrer?

MLL : C’est d’être à l’écoute, et pas seulement de ses désirs, ça c’est en surface.  Il s’agit d’aller au-delà de nos conditionnements.  Quand ça ne va pas dans notre vie, il faut arrêter d’accuser les autres, d’accuser la vie.  Il s’agit de devenir responsable en soi de ce qui ne va pas.  Se demander ce qu’il y a derrière cette insatisfaction à vivre.

MD : Est-ce se demander ce que l’on veut vraiment?

MLL : Oui, à l’intérieur.  Qui habite ma maison?  Mes voisins, mes parents, mes enfants?  Ou est-ce moi qui habite ma maison?

MD : Comment choisir la bonne nourriture quand il y a 300 différents trucs offerts?

MLL : Il s’agit d’écouter la voix intérieure.  Notre instinct est toujours là.  On a nié qui on est, même notre réflexe de survie, on ne sait plus qui on est.  On n’est plus habitué d’écouter la réponse en soi.  Pour entendre, il faut se détendre, aller vers l’hémisphère droit du cerveau.  Et être patient, les gens veulent des trucs miraculeux, instantanés.  Ça c’est impossible, même les miracles s’intègrent.

MD : Il y a des décisions qui viennent naturellement comme se dire : « Non ce n’est pas ce que je veux dans la vie ».  Est-ce la peur de l’inconnu qui fait résister au changement?

MLL : C’est sûr.  C’est la peur de changer.  Ça a l’air simple, mais ce ne l’est pas.  Permettre aux résultats de venir, laisser la guérison se manifester sans idées préconçues.  C’est ça apprendre à vivre, l’excitation face à l’inconnu.  Faire confiance au moment présent.  Une seconde après l’autre.

MD : Parlons-nous d’amener le paradis sur terre?

MLL :  Oui, C’est-à-dire le paradis.  De se permettre de vivre le paradis.

MD : Êtes-vous au paradis?

MLL : Oui.  Je peux dire que je suis au paradis.  C’est-à-dire, si je n’ai pas mon paradis, je le sens immédiatement.  Alors, là je me dis qu’est-ce qu’il y a entre moi et le paradis?  Parce que le paradis peut être vécu à chaque seconde.

Merci!

Manon Duguay

Les capsules de Marie Lise Labonté – en réponse à « Qu’est-ce qui nourrit… »

Le corps

Pour moi, vivre en harmonie avec son corps, c’est de devenir ami avec son corps, de ne pas le mettre à côté de soi, mais de l’habiter.  Pour ça, il faut donner du bien-être à son corps, le corps adore le bien-être.  C’est de suivre la piste du bien-être dans son corps.

Je pense à donner une détente à son corps.  On dit que c’est une bonne machine, mais le corps a une intelligence à lui, il est autonome, il a une intelligence cellulaire, une intelligence divine qui l’habite, une intelligence vitale et c’est de permettre à ces intelligences de nous guider.  De se mettre sous son corps et pas au-dessus.  Pour moi, c’est ça vivre en harmonie avec son corps, et l’habiter.

L’âme

On pourrait demander à quelqu’un qu’est-ce qui vous inspire?  Est-ce que l’écoute d’une musique X vous inspire?  Est-ce le contact avec la nature?  Chaque personne pourrait répondre à cette question.  Moi, ce qui m’inspire, c’est quand je regarde telle couleur ou que je fais telle chose.  Suivre le chemin de son inspiration.  Je ne parle pas de respiration.  Qu’est-ce qui m’élève?  Pour certains, c’est de marcher dehors, ça c’est la nourriture de l’âme.  C’est très personnel, ça.  De suivre, d’écouter notre inspiration.  De se donner un temps, s’il y a lieu chaque jour, ou si c’est trop exigeant, par semaine.  D’avoir vécu un temps d’inspiration.  Là, on s’assure de nourrir son âme.

L’esprit

Notre mental est beaucoup envahi par différentes pensées parasites, qui font que si on tente de fixer notre attention sur quelque chose, on est tout de suite interpellé par toutes sortes de pensées.  Donc, pour moi, je dirais que nourrir son mental, c’est de lui donner de bonnes images.  Par exemple, un outil que j’utilise et que j’ai beaucoup utilisé auprès de gens malades, c’est « Relaxation endroit de rêve », c’est une visualisation où je me nourris d’images positives.  Ça ne veut pas dire que j’essaie de mettre le bouchon sur des images qui seraient plus négatives, mais d’amener, de se permettre, de se nourrir d’images positives, d’images de bien-être.  Ça calme, nourrit le mental, et permet d’ouvrir un dialogue avec son monde intérieur, plutôt que d’essayer de faire taire le mental, mais amener des images de relaxation.  Remplacer, sans nier.  Calmer le mental par des images.  Il y en a pour qui c’est de s’imaginer sur le bord de la mer, d’autres en montagne.  Ça ne veut pas dire qu’on va se déplacer sur le bord de la mer, mais juste de nourrir son mental.  De se permettre de rêver.

Le cœur

Ma réponse est simple, c’est de se permettre d’aimer.  Souvent notre cœur, on le met sur la glace, on a été blessé par telle relation, blessé par un ami, un ennemi, notre patron.  On ferme notre cœur.  Pendant tout ce temps-là, on le met sur la glace.  Notre cœur a besoin d’aimer, notre corps aussi a besoin d’aimer.  Pour moi, c’est de pratiquer consciemment l’amour, d’ouvrir son cœur, de prendre le risque.  Choisir consciemment.  L’enlever de la glace, le sortir du frigo ou du congélateur.  De lui permettre de se réchauffer, et il y a juste l’amour qui réchauffe.

Quels sont les outils pour réchauffer le cœur? C’est, quotidiennement, en se levant le matin, se poser la question : Est-ce que mon cœur est ouvert?  Est-ce que je commence ma journée enfermée?  Évidemment, ça demande de lâcher prise que d’ouvrir son cœur.  Lâcher pise sur le ressentiment, la haine, la colère, la victimisation, et c’est un outil que j’ai hâte de pratiquer.  Ça ne veut pas dire que le cœur est ouvert 24 heures sur 24.  On l’ouvre, on le referme, on le « réouvre ».  Il y a tellement de raisons pour fermer son cœur.  C’et sans fin.  On est aussi bien de l’ouvrir.

Guérir sa vie

Toutes mes années de réflexion ainsi que toutes les découvertes que j’avais faites, je me devais de les partager avec le plus grand nombre de personnes possible, mais comment? Il fallait que je réussisse à mettre en place un concept de santé globale adapté.

Après des heures de réflexion dans la nature, l’application de ce concept m’est apparu comme étant la solution.

L’objectif premier de cette approche ne se résume pas uniquement à guérir une maladie comme étant un élément isolé, mais bien comme le symptôme d’un déséquilibre touchant la personne dans son entier. Ce concept aurait pour nom Guérir sa vie.

Son but est d’aider la personne à reprendre le volant de sa vie bien en mains en comprenant pourquoi cette maladie a pris place en elle, ce qu’elle doit faire pour en stopper la progression, pour se guérir et mettre en place une hygiène de vie capable de prévenir l’apparition de nouvelles maladies.

La santé en six points

Le concept de santé globale Guérir sa vie porte sa réflexion sur les six points suivants, domaines de notre vie que l’on doit questionner avec conscience afin de pouvoir repérer quels sont nos indicateurs de santé et de maladie.

  • L’alimentation

Voilà la première piste à explorer. La personne est invitée à devenir consciente de sa façon de manger, de la qualité des aliments qui entrent dans son assiette ainsi que des émotions qui sont associées au fait de manger. « Est-ce que tu manges tes émotions? ». Voilà une question à laquelle chacun de nous doit répondre.

  • Le stress

Quelle place occupe le stress dans votre vie? Ici, je m’intéresse surtout aux petits stress anodins qui passent trop souvent inaperçus. La gestion du stress est aussi une question de gestion des émotions : colère, tristesse et de la surchauffe des cerveaux.

  • Le mouvement

Dans l’application du concept de prise en charge de sa vie, l’activité physique est primordiale. Comment bouger sans devenir des martyrs? Il faut d’abord bouger intérieurement, se mettre en action et, tout comme pour l’alimentation, retrouver son centre et son instinct pour découvrir le type d’exercices approprié pour nous.

  • L’environnement

On ignore trop souvent que notre habitat peut être à l’origine de nombreux problèmes de santé : moisissures, champs électromagnétiques, micro-ondes, etc. Voilà autant d’éléments dont il faut tenir compte dans notre quête de guérison.

  • La spiritualité

La spiritualité est pour moi synonyme de la réflexion que l’on porte sur le sens de sa vie. Est-ce que votre vie fait du sens? Dans quelle direction allez-vous? Quels sont vos objectifs? Toutes ces questions et bien d’autres encore doivent trouver réponse.

  • La génétique (nos ancêtres et notre code génétique)

Notre monde rapide a vite fait d’oublier ses ancêtres. Par l’intermédiaire du méridien du rein, la médecine chinoise nous rappelle que ceux et celles qui nous ont précédés ont non seulement laissé des traces génétiques, mais aussi des traces émotives en nous. Plusieurs conflits actuels viennent de vieilles lésions familiales. Chaque personne est donc invitée à faire un bilan généalogique durant son voyage intérieur.

Dans les chroniques qui vont suivre, nous allons explorer ensemble ces points un à un, nous allons même les décortiquer afin de vous aider à mieux les maîtriser, à jouer avec chacun d’eux pour vous permettre de maintenir l’équilibre dans votre vie, pour vous aider à guérir votre vie.

Anecdote

Durant un stage en recherche, je demande au pathologiste responsable comment il explique le fait que les gens attrapent la grippe après avoir eu froid aux pieds. Pour toute réponse, il me dit : « Je ne le sais pas! ». Je restai bouche-bée! Dans mon esprit, la science venait d’en prendre un coup. J’ai trouvé plus tard la réponse avec la médecine chinoise, qui nous enseigne qu’un coup de froid peut amener un déséquilibre dans les circuits d’énergie du méridien rein-vessie ouvrant la porte à une faiblesse potentielle des autres méridiens, dont celui du poumon.

Réflexions :

« Bien que le cours de médecine se déroule sans histoire, déjà l’autre côté des choses m’attire. » Jean Drouin

« Chaque être humain porte un trésor. À nous de le découvrir. » Gilles Vigneault

« Si l’ennemi est trop fort, reculez, et s’il faiblit, revenez, mais demeurez toujours là en évitant judicieusement tous les tirs. » Mao Tsé Toung

« Tout se tient dans l’Univers, ici encore la médecine chinoise l’avait observé bien avant nous. » Jean Drouin

Des fantômes dans mon placard

Connaissez-vous l’épigénétique? Il s’agit de la discipline de la biologie qui étudie la nature­ des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible et adaptative l’expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN)1. 

Plusieurs études menées sur le règne animal démontreraient qu’en présence de facteur de stress, il y aurait modification dans certains­ gènes de l’ADN des gamètes parentaux. Par conséquent, cette modification serait transmissible aux générations futures, telle une mémoire ancestrale que l’on transmet. De plus, la transmission ne serait pas uniquement sur le plan de la génétique, mais également sur celui des comportements. Devant ce facteur de stress, les générations précédentes auraient modifié leurs comportements, transmettant ainsi aux générations futures des attitudes comportementales qui deviennent innées et acquises, même sans la présence du facteur de stress.

Et qu’en est-il de l’être humain? Il y a de cela environ deux ans, je suis tombée par hasard sur une vidéo française dans laquelle on traitait de blessures transgénérationnelles. Ces dernières ont permis à Anne Ancelin Schützenberger de développer une nouvelle pratique clinique appelée la psychogénéalogie « selon laquelle les événements, les traumatismes, les secrets et les conflits vécus par les ascendants d’un individu conditionnent ses faiblesses constitutionnelles, ses troubles psycho­logi­ques, ses maladies, voire ses comportements étranges ou inexplicables. »2

Dans cette vidéo, la chercheuse invitée racontait l’histoire d’une grand-mère ayant subi, dans sa jeunesse, des traumatismes sexuels. Ces traumatismes auraient provo­qué une altération dans le code génétique de cette septuagénaire, modification qui aurait été transmise à la seconde génération. En plus de présenter la même altération du code génétique de sa grand-mère, l’adolescente expérimentait des humeurs dépressives et des comportements de peurs envers les hommes malgré n’avoir jamais subi dans sa vie de violence sexuelle. 

Nous ne sommes donc pas seulement les récipiendaires d’attributs physiques de nos aïeux, telle la couleur des cheveux ou des yeux. Nous portons également en nous leurs souffrances passées non traitées et refoulées. Tous ces non-dits, ces secrets de famille bien gardés, car entourés de trop de honte, sont transmis aux générations suivantes. En plus d’arriver sur la planète avec notre bagage karmique, les mémoires souffrantes de nos ancêtres alourdissent nos valises. 

Madame Schützenberger appelle ces mémoires des fantômes qui nous hantent dans un but bien spécifique : guérir. Tel est le désir de ces mémoi­res ancestrales : être contactées afin d’y trouver paix et guérison. Comme si ces fantômes et la tranche de vie qu’ils représentent avaient besoin à travers nous de boucler la boucle. 

Je vous souhaite de vider vos placards de ces vieux fantômes. En mettant un baume sur ces mémoires ancestrales, vous les retournerez vers la lumière, gardant ainsi ce qu’il y a de plus beau de vos aïeux. D’autant plus que ce ménage vous permettra de découvrir votre vraie nature.

Références :

https://fr.wikipedia.org/wiki/
Épigénétique, Psychogénéalogie

La danse divine des énergies féminine et masculine

Notre monde contemporain est à un point tournant très important dans son développement, un point qui implique une transformation radicale de la relation établie entre le féminin et le masculin. Depuis plus de deux millénaires, nous vivons selon un ethos sociétal où « le masculin l’emporte » et « le féminin subit » . Mais cela est loin d’être la relation saine et naturelle entre ces deux énergies. Cet état relationnel de domination / soumission permet de voir à quel point nous nous sommes installés dans la tête et le raisonnement intellectuel au détriment d’être centré dans la poitrine et la résonance du cœur. 

Le choix de raisonner au lieu de résonner, de laisser l’intellect diriger et gérer la vie selon un ethos de domination et de manipulation a permis un développement incroyablement puissant quant à la matière. Ce développement, sans ancrage dans le Cœur Conscient et ayant des conséquences désastreuses pour l’environnement, en est arrivé à un point tournant que la société ne peut plus ignorer. Attendu depuis longtemps, ce moment charnière nous mènera soit vers la destruction, soit vers une nouvelle forme d’expansion au service de la vie. Quoique l’enjeu soit sociétal, le choix de cheminer vers une nouvelle façon d’être et d’agir ensemble se fait en premier lieu à l’intérieur de nous-mêmes. 

La relation présente entre nos énergies féminine et masculine, non seulement sur le plan sociétal, mais aussi sur les plans intrapersonnel et interpersonnel, découle de grandes blessures portées autant par le féminin sacré que le masculin sacré. Lorsque ces grandes blessures reçoivent guérison, la danse divine entre les énergies féminine et masculine peut reprendre sa forme véritable et enfin, tête et cœur, intellect et émotion, pensée et intuition peuvent redevenir des alliés et mutuellement s’épauler. 

La plupart d’entre nous n’avons jamais vu cette danse divine à l’œuvre, étant plutôt en interaction avec les blessures que portent ces deux énergies : la blessure du féminin sacré est reliée à se sentir indigne de prendre sa pleine expansion et celle du masculin sacré, d’être impuissant et en danger d’anéantissement. Ces blessures ont tendance à soit mener à une tentative de rétrécir et subir sa vie, soit, à l’autre extrême, de contrôler et de surdiriger sa vie. Ainsi, le féminin sacré blessé aura tendance à tenter de se soumettre entièrement ou, au contraire, à être une force dominante et contrôlante. Le masculin sacré blessé, lui, tentera de se faire plus petit et soumis ou, au contraire,
cherchera à dominer et à contrôler pour éviter de se sentir faible et impuissant. 

Or, la vraie relation entre ces pola­rités est une danse divine de toute beauté. Le féminin sacré est pure énergie de vie, sans forme, sauvage, ouverte et toujours en processus de prendre plus d’expansion. Le masculin sacré, quant à lui, est l’ordre et la structuration, il crée le contenant permettant à cette énergie féminine d’avoir une base solide pour pleinement s’épanouir. La danse divine entre ces deux polarités du sacré est d’une splendeur et d’une puissance que nous voyons rarement dans nos sociétés actuelles, car cette relation a été inversée : la structure est au service de la matière plutôt que de l’énergie de vie. 

Un masculin sacré guéri n’a plus peur de l’impuissance. Il est en acceptation totale d’être anéanti à chaque fois que le féminin sacré veut s’amplifier car il sait que son rôle est de créer des structures toujours plus aptes à tenir et à épanouir – et non contraindre et écraser – cette énergie sauvage de la vie. Un féminin sacré guéri n’a plus honte de vouloir prendre plus de place, car elle sait que le masculin sacré la soutient et lui donne une structure qu’elle peut remplir de toute son énergie expansive et ainsi donner vie et remplir le masculin.  Il est grand temps de guérir la relation entre ces deux énergies. Or, cette guérison commence en chacun de nous. Prenez le temps de contempler l’état de la relation entre le féminin et le masculin sacrés en vous; guérir leurs blessures et retrouver leur danse divine est l’œuvre la plus importante de notre temps.

Guérir et grandir avec le champ quantique du cœur

Quand on découvre le champ quantique du cœur, on comprend que chacun peut avoir accès à sa puissance infinie de création, de guérison et de transformation. Se connecter au cœur quantique transcende la conscience de la dualité pour installer la santé, la paix et la joie dans notre réalité.

Comment le cœur est-il quantique?
En termes simplifiés, la science quantique est la science de l’infiniment petit et des infinies possibilités. C’est le monde subatomique, l’endroit où se trouvent les particules élémentaires jusqu’aux photons (ondes de lumière sans matière). Les scientifiques ont démontré que ces particules existent comme une infinité de possibilités. La particule (ou matière) se manifestera dans la réalité physique lorsqu’elle sera observée. Quand l’observateur pose son attention dans le champ quantique, toutes les possibilités des ondes dans l’espace et le temps se concrétisent dans un événement spécifique. C’est ce qu’on appelle une réalité quantique. Une autre observation pourrait créer une différente réalité quantique. Dans chaque cas, il y a un changement d’état spontané (un saut quantique).

Avec une connexion spécifique au cœur, nous pouvons amener ces propriétés quantiques à notre échelle de la réalité. C’est ainsi que les changements se feront par sauts quantiques et non par résonance vibratoire comme dans les soins énergétiques. C’est pourquoi ils sont pratiquement instantanés tout en respectant la capacité de la personne de pouvoir intégrer les changements.

En résumé, la réalité est le produit de la conscience, car le fait d’observer une onde la transforme en particule, donc en matière. On crée notre vie, on crée les changements sur lesquels on attire notre attention et le paradigme quantique nous permet d’accélérer ce processus.

Transcender la dualité à l’aide de la connexion quantique du cœur
La conscience de la dualité, notre réalité quotidienne, est la séparation entre le moi et le reste du monde. Elle est fondée sur la peur. On ne se rend pas compte que l’extérieur est un reflet de nous-mêmes. On a tendance à vivre dans le passé, en ruminant nos expériences douloureuses ou dans le futur en espérant une amélioration.

La pensée dualiste divise. On sépare les gens entre ceux qui pensent ou sont comme nous et les autres. Ce mode de pensée est contrôlé par notre ego (notre personnalité) qui essaie de se protéger et qui juge tout en fonction de ses croyances conscientes et inconscientes. On appréhende, on réagit, on se bat.

Sur le plan de la santé, la pensée dualiste excessive engendre une polarisation énergétique qui cause beaucoup de stress et nous rend malade.

La connexion au champ quantique du cœur initie un mouvement vers l’unité, une perspective élargie qui transcende la dualité et accepte la diversité. C’est un état d’être qui nous fait prendre conscience que tout est UN (comme l’a démontré la physique quantique) et qui nous fait vivre dans le présent. Cet état repose sur le ressenti du cœur et un savoir intérieur. Quand on l’atteint, c’est comme un moment de grâce, d’amour pur et de libération de nos schémas dualistes.

On a alors accès au champ infini de possibilités, on peut soigner et guérir des maux physiques, émotionnels et spirituels. On peut attirer nos aspirations profondes et créer notre vie.

Le champ quantique du cœur, une source infinie de transformation

Au-delà de la dualité, il y a l’unité, là où l’humain et le divin sont réunis. C’est un état préalable au monde énergétique.

Sa source est dans le cœur, siège de la sagesse intérieure. Il faut se connecter au champ quantique du cœur, qui permet d’accéder à l’état d’unité derrière tout, à la source, à l’état d’amour inconditionnel. Il entraîne la guérison là où se portent notre attention et notre intention. L’amour pur a un pouvoir infini de guérison.