L’envol du papillon : éloge de l’ermitage

Le papillon monarque nous impressionne par sa beauté. Aérien, il fréquente le soleil et les fleurs. Gracieux, léger, il est pourtant robuste et capable de hauts vols et de longs voyages. Ce papillon qui nous émerveille a pourtant été une chenille. Une chenille qui s’est enfermée dans un cocon de soi(e) pour accomplir cette extraordinaire transformation.

Nous, les humains, sommes aussi appelés à changer au cours de notre vie et nous avons besoin d’un environnement propice pour y parvenir. Un ermitage est un de ces lieux qui offre, tout comme le cocon, un endroit protégé, solitaire et silencieux, favorable au recueillement et à l’introspection. La chenille semble se replier sur elle-même et se cacher, isolée et solitaire. Elle est en fait à s’accomplir, à se reconstruire, à se métamorphoser, à se préparer à voler avec ses congénères. L’ermite fuit momentanément le bruit et la folie du quotidien, du monde et de la ville pour entendre sa parole intérieure, pour toucher le cœur de son être, se régénérer, et être capable de mieux aimer et entrer en relation avec les autres. La chenille a tout ce qu’il faut en elle-même, simplement, malgré la magie qu’elle opère. Notre inconscient et notre corps sont des guides sûrs pour nous indiquer nos ressources; ils nous révèlent les mystères de l’invisible qu’est notre monde intérieur.

Une chanson dit : « Tu trouveras la paix dans ton cœur, et pas ailleurs ». C’est vrai. Si ce que l’on cherche est d’être en harmonie, enraciné, heureux, connecté à soi, aux autres et à son environnement, il n’est pas nécessaire d’escalader la plus haute montagne ou de se perdre dans un désert où il y a des mirages. Se donner un temps sacré, se retirer dans le calme, loin des distractions, est une solution parfaite pour un nouveau souffle. C’est une vacance pour l’âme et le corps.

Contrairement à la chenille et au papillon, les changements pour nous sont plus nombreux et ils peuvent être de nature différente. Quand on décide d’un ermitage, on peut le faire pour diverses raisons. Se reposer, se détendre, afin d’en ressortir rafraîchi, rempli d’énergie. Réfléchir pour pouvoir poser un regard neuf sur sa vie. Traverser un épisode de détresse afin de toucher à l’espérance et à la joie. Panser ses plaies pour guérir d’un problème de santé physique ou psychique. Accepter de ressentir sa souffrance refoulée pour s’en libérer. Oser explorer des zones obscures pour y voir clair.

Il ne faut pas avoir peur de cette expérience qui ramène aux sources, à ses origines, seule manière de prendre contact avec soi, de se sentir cohérent, authentique. Retrouver ses racines signifie aller vers ce qui a un sens réel pour nous, une résonance, et cela doit nous ressembler. Il n’y a pas si longtemps, nos parents ou grands-parents connaissaient bien cette idée d’une retraite occasionnelle et plusieurs la pratiquaient. On allait faire son « examen de conscience », c’est-à-dire réfléchir et éclairer les recoins de son « âme ». Cet héritage, cette tradition de sagesse s’est presque perdue, alors qu’on se cherche éperdument. Si autrefois la retraite se faisait dans un contexte religieux, il existe aujourd’hui quelques rares ermitages laïcs qui ne font la promotion d’aucune spiritualité.

Qu’on ressente de l’insatisfaction face à sa vie, ou un désir de dépassement, ce ne sont souvent pas les quelques jours ou semaines de temps libre qui nous aident vraiment. Au moins une fois dans sa vie, il vaut la peine de s’accorder un temps précieux, de renoncer aux divertissements pour se retirer. Suivre son élan vital, se faire confiance, s’abandonner à son destin. Oser s’entendre, se ressentir, vibrer par tant d’intensité, pour que la chrysalide sorte de l’ombre et prenne son essor dans la lumière.

Et si la chenille avait refusé de s’enfermer dans son cocon?

Écoute ton corps

L’état normal de l’être humain est la santé, le bonheur, la paix intérieure et l’harmonie dans tout. Pourquoi avons-nous autant de difficulté à vivre dans cet état? Parce que l’humain a oublié son côté divin, sa grande capacité de créer sa vie telle qu’il la souhaite. Il est beaucoup trop influencé par son ego allant même jusqu’à croire qu’il est cet ego. La plus grande raison d’être des malaises et maladies physiques est de nous indiquer que notre façon d’utiliser nos capacités émotionnelles et mentales n’est pas bénéfique pour nous.

Plus la maladie ou le malaise est sérieux, plus il fait souffrir, plus grande est notre souffrance causée par une attitude intérieure. L’attitude intérieure qui nous fait si mal nous empêche d’être nous-même. Voilà pourquoi je considère que tous les malaises et toutes les maladies sont là pour nous aider. Ce sont des cadeaux de notre Dieu intérieur qui ne veut que notre bonheur. Ils ne sont pas une punition de Dieu comme bien des personnes semblent le croire. Ce sont plutôt des signes nous poussant à réaliser que nous avons oublié notre Dieu intérieur.

Les malaises ou les maladies sont là pour attirer votre attention sur une attitude intérieure non bénéfique pour vous et que vous ne voyez pas encore. Vous recevez ce message parce qu’il est devenu important pour votre santé émotionnelle et mentale de transformer cette façon de penser ou attitude que vous entretenez depuis trop longtemps. Plus la maladie est grave et plus il est urgent de s’occuper non seulement du côté physique, mais aussi des autres dimensions.

Voici quelques exemples :

1-Une mère de famille a presque toujours mal dans le bas du dos, de la taille en descendant. Ce mal s’aggrave après plusieurs heures de sommeil et la réveille tôt le matin. Elle se sent donc obligée de se lever plus tôt, croyant même parfois que son corps la réveille parce qu’il est mieux pour elle de se lever. En pensant ainsi, elle se laisse berner par son ego. En réalité, ce qu’elle veut, c’est se reposer davantage. Comment arriver à cette certitude?

Regardons à quoi sert la partie malade. Le dos est le soutien du corps, le bas du corps reflète davantage le domaine de l’« avoir » ; le milieu du corps le domaine du « faire » et le haut du dos, du cou en montant, le domaine de l’« être ». On peut donc conclure que l’attitude non bénéfique de cette mère de famille a un lien avec sa façon de gérer le soutien. Elle reçoit le message qu’elle s’en met trop sur le dos dans les domaines du « avoir » et du « faire ». Elle se croit le soutien de la famille. Il est fort possible qu’elle ne fasse pas assez confiance aux autres pour la soutenir. Elle se croit donc obligée de voir à tout. Elle s’en demande tellement qu’elle ne se permet pas de se reposer autant qu’elle le désire et selon ses besoins. Ce n’est donc plus elle avec son cœur qui décide dans sa vie, c’est son ego avec ses croyances. Agir ainsi est également un bon moyen de tout contrôler. Tout cela est contraire aux lois de l’amour.

2-Prenons maintenant un homme qui, suite à une crise cardiaque, est empêché de travailler. Son message est qu’il désire travailler, mais il a une attitude intérieure qui croit qu’il ne devrait pas travailler autant. Peut-être qu’il prend cela trop « à cœur », il est trop sérieux. Il a besoin de « travailler dans la joie » et non par obligation ou dans la compétition.

3-Une personne a mal aux jambes et cela l’empêche d’aller aussi vite qu’elle veut. Son message est qu’elle désire aller vite, mais une partie d’elle croit qu’en allant vite, il lui arrivera quelque chose de désagréable. Elle a besoin de découvrir cette croyance qui la bloque et surtout de constater que ce à quoi elle croit n’est pas la vérité absolue pour elle. En général, ce genre de croyance est entretenue par d’autres membres de la famille.

4-Une dame souffre de diabète. « Qu’est-ce que votre diabète vous empêche de faire, d’avoir ou être? » lui ai-je demandé. Elle me répond : « Il m’empêche surtout de fréquenter mes amies. Nous aimions bien nous inviter ou aller au restaurant ensemble. Nous prenions soit un café avec un bon dessert ou un verre de vin. Maintenant que je n’ai plus droit au sucre, j’évite ces sorties, car je serais trop tentée. Ça me manque beaucoup. » Sa réponse nous montre qu’une petite voix à l’intérieur d’elle dit qu’il n’est pas bien de trop fréquenter ses amies. Après lui avoir demandé ce qui pourrait arriver de désagréable si elle se permettait de réaliser ce désir, soit fréquenter ses amies, elle me dit qu’elle serait une mauvaise mère. Depuis que ses enfants sont plus grands, ils ont besoin d’elle et plus ils ont besoin d’elle, plus elle a envie de sortir. Au lieu de s’aimer et se donner le droit d’avoir besoin de ces sorties, elle s’est créé une maladie qui l’oblige à demeurer à la maison. Ce n’est donc pas son cœur qui décide, mais sa tête, son ego.

Ces quelques exemples démontrent l’effet du manque d’amour de soi sur le corps physique. Le fait de croire à quelque chose qui nous empêche d’être bien et d’aller selon nos désirs occasionne une douleur mentale. La dimension émotionnelle souffre également du fait de ne pouvoir réaliser ses désirs. C’est au moment où les corps mental et émotionnel sont arrivés à leur limite que les malaises et maladies commencent à se manifester dans le corps physique. Voilà pourquoi il est important de s’occuper de nos malaises physiques au plus tôt.

Voici les étapes que je vous recommande de suivre dès que l’on découvre l’attitude intérieure ou la façon de penser qui nous nuit :

  • Se donner le droit d’avoir des peurs et des croyances qui ne sont pas nécessairement bénéfiques;
  • Accepter que cette façon de penser nous a aidé jusqu’à maintenant, car nous étions convaincus qu’elle nous protégerait contre la souffrance;
  • Devenir conscients que cette attitude intérieure n’est plus vraie pour nous; que même si ce que nous craignons se produisait, nous sommes maintenant capables d’y faire face;
  • Oser agir en fonction de nos désirs véritables, ce qui nous encouragera à créer une nouvelle attitude mentale, donc de nouveaux résultats;
  • Se faire soigner par la médecine de notre choix pour aider le corps physique, tout en s’occupant des dimensions émotionnelle, mentale et spirituelle;
  • Surtout se rappeler de bien remercier le corps d’avoir accepté de collaborer avec notre Dieu intérieur afin d’attirer notre attention.

C’est ainsi que les humains arrêteront de se battre contre la maladie. Il est grand temps que l’espèce humaine devienne consciente que le combat ne peut pas apporter la paix intérieure. Avez-vous déjà observé deux personnes arriver à la paix en se battant? C’est tout à fait contraire aux lois de l’intelligence.

On ne peut arriver à la paix que par la voie de l’amour, de la compréhension et de la tolérance. La médecine a jusqu’ici essayé de se battre contre la maladie, les virus, le cancer, etc. On doit se rendre à l’évidence que cette méthode ne fonctionne pas. Malgré les milliards de dollars dépensés à chaque année et malgré les grandes découvertes scientifiques, plusieurs maladies telles que le cancer, le sida, les maladies du cœur, l’asthme, les allergies, la sclérose en plaques, la dystrophie musculaire, etc., continuent à augmenter. Au lieu de traiter la maladie comme un ennemi en voulant la combattre, nous devons tous la comprendre et surtout reconnaître son utilité pour l’âme. Nous devons tous sans exception, y compris le monde scientifique, utiliser les critères de l’intelligence dans cette nouvelle époque qui arrive. Ceux qui continueront à entretenir la guerre, la bataille et les peurs vont contre l’énergie nouvelle et les conséquences seront de plus en plus difficiles à gérer et à assumer. L’intelligence, c’est se diriger vers un monde d’amour. De cette façon, la guérison s’observera non seulement au niveau des individus, mais à tous les niveaux.

Un espace pour le thé

Le thé a depuis toujours été associé à un temps d’arrêt, à un moment de tranquillité. Pour toutes les cultures l’ayant adopté dans leur mode de vie au quotidien, de la Chine ancienne jusqu’à notre époque, ce breuvage a su inspirer la paix et la quiétude. Ces différents rituels en témoignent parfaitement. Qu’il soit dégusté seul, en tête-à-tête avec soi-même dans un état d’introspection et de méditation, ou partagé avec nos proches et invités, le thé est porteur de conscience, d’éveil, de calme. Dans notre monde moderne où tout semble aller si vite, où la stimulation technologique est partout, le simple geste millénaire de poser nos lèvres sur une tasse de thé bien préparé nous offre la chance de reprendre contact avec « l’ici et maintenant ».

Lorsque nous entrons dans une maison de thé traditionnelle, qu’elle soit en Asie ou ailleurs, une ambiance sereine et inspirante est généralement palpable dès les premiers instants après avoir passé le seuil de la porte. Les arômes flottant dans l’air, le bruit délicat de la porcelaine tintant dans l’atmosphère feutré, la musique douce qui berce tous les gestes et la gentillesse des « gens du thé ». On peut alors avoir l’impression d’être plongé dans un autre monde où nos soucis ont été laissés derrière. Un peu comme dans un sanctuaire, rien ne semble pouvoir nous atteindre. Déguster un thé dans un endroit paisible nous ramène à l’essentiel, jusqu’à goûter l’éternité de chaque instant se cachant au fond de notre tasse…

À défaut de chapelle pour se réfugier ou du moins de petit autel pour se recueillir, de plus en plus de personnes créent à la maison un espace consacré au calme et à la méditation. Dans la même veine, de nombreux amateurs aménageront leur propre « coin de thé » dans leur maison ou appartement, un endroit parfait pour savourer tranquillement leurs infusions préférées dans un état d’esprit de détente et de tranquillité. Définir un espace pour déguster le thé nous permettra d’en apprécier plus finement les nuances et les subtilités en plus de ses effets bienfaisants. Cet endroit peut également s’associer au coin lecture ou musique que nous avons peut-être déjà, ces activités étant tout à fait compatibles à la dégustation.

Pour aménager un tel espace, on peut s’inspirer de principes que l’on associe habituellement au thé : harmonie, respect, pureté, tranquillité. On pourra également garder à l’esprit que pour les taoïstes, la préparation du thé comprend les cinq éléments : métal, bois, eau, feu, terre. Quelques plantes vertes, une orchidée ou un sobre arrangement de fleurs, une fenêtre ou une source de lumière tamisée, une belle calligraphie ou une peinture, de la musique douce comme celle de la harpe guqin ou de la flûte japonaise shukuhachi par exemple, une table basse et des coussins, un encens délicat, sont tous des éléments pouvant donner au décor une ambiance paisible se conjuguant bien au thé. En ce qui a trait au matériel d’infusion, de beaux objets du thé que vous aimez feront parfaitement l’affaire à moins qu’en amateur chevronné vous ne vous adonniez à des techniques traditionnelles plus poussées. Dans tous les cas, la beauté et l’agencement des instruments d’infusion rajoutera au précieux de notre salle de thé.

Plusieurs personnes croient malheureusement que la préparation correcte du thé nécessite forcément un rituel. Bien qu’un grand nombre de cultures aient lié une méthode particulière et spirituelle autour de sa préparation, – on pense, entre autres au bouddhisme zen et à la cérémonie du thé japonaise, à l’art chinois du gong fu cha puisant son inspiration dans le taoïsme, au rituel du thé à la menthe en Afrique du Nord ou au thé de quatre heures des Anglais où le partage tient la place principale –, il n’en demeure pas moins que l’art de préparer le thé à la maison peut prendre des allures toutes simples. Il ne faut surtout pas se sentir limité par notre manque de connaissances ou de pratique. Et d’ailleurs, rien ne nous empêche de créer notre propre rituel. Tout ce qui est nécessaire sera la pleine conscience et un esprit du sacré, nous plongeant ainsi totalement dans l’acte de préparer et déguster le thé. Peu importe la technique, peu importe le résultat, le thé sera apprécié avec le cœur, apprécié tel qu’il est. C’est l’essentiel de la voie du thé, le Cha Dao. Pour le zen, c’est le plus bel enseignement que puisse nous offrir le thé : « Ce qui est, est comme il est. »

Le thé a la capacité de nous calmer lorsque nous sommes agités et nous tonifier lorsque nous sommes accablés. En plus de nous servir de refuge lorsque les temps sont difficiles, une pièce consacrée au thé peut nous permettre de retrouver notre centre et nous inspirer. En souhaitant vous avoir donné l’envie de créer chez-vous un havre de paix où le thé éclairera votre quotidien par ses saveurs, arômes et vitalité!

Parlez-vous de cœur à cœur

J’ai toujours insisté pour approfondir les choses. Dans ma relation amoureuse, je ne suis jamais restée avec des non-dits. Je crois que certains couples seraient encore ensemble s’ils s’étaient exprimés leurs malaises à mesure qu’ils les vivaient sans accuser l’être aimé. Quand quelque chose me dérangeait, me blessait ou m’insatisfaisait, il fallait que je le dise, même si je craignais de créer un conflit; même si j’avais peur du rejet, du jugement, de la culpabilité ou de l’humiliation, de la souffrance et même si je savais que mon conjoint aurait préféré que je me taise et que j’oublie. Je continuais à investir dans la communication tant et aussi longtemps que je ne me sentais pas entièrement en harmonie avec moi-même et avec lui.

Être en harmonie, c’était m’assurer de la satisfaction de nos besoins réciproques, vérifier que nous avions été bien entendus tous les deux. Parfois, à cause de nos blessures et de nos défensives, le défi était de taille. Nous avons connu des impasses. Nous nous sommes fait aider. Je ne voulais rien laisser en suspens. Je ne voulais pas d’une relation tiède basée sur la tolérance et le refoulement. Je savais trop bien que la tolérance et le refoulement créent des distances ou provoquent des crises de nerfs quand le vase est trop plein. Avec le temps, j’ai appris à devenir plus responsable et, surtout, à m’excuser de mes torts ou de mes paroles blessantes, parce que trop défensives.

J’ai appris aussi que, si je ne m’occupais pas de mes malaises, je n’étais pas heureuse, parce que je nourrissais du ressentiment envers mon amoureux. J’ai compris qu’il fallait que je compose avec mes peurs pour mieux les dépasser, parce que les refoulements accumulés tuent l’amour.

Selon moi, la meilleure façon de vous investir dans votre relation amoureuse consiste à ne jamais garder d’insatisfactions sur le cœur sous prétexte de maintenir la paix; de ne jamais laisser une blessure ouverte ou de ne jamais rester avec des problèmes non résolus en vous disant que le temps arrangera les choses ou en vous imaginant qu’en faisant l’amour tout s’effacera. J’ai vu des couples qui avaient une excellente vie sexuelle et qui ne sont plus ensemble aujourd’hui.

Votre conjoint doit être votre meilleur ami. Donc, vous investir, c’est lui parler de vos malaises et de vos besoins en choisissant le moment approprié et la manière responsable de vous exprimer. Parfois cela suppose que vous preniez un moment d’introspection avant de lui parler. Parfois, vous aurez besoin d’aide, mais il importe de ne pas abandonner et de ne pas vous abandonner. Surtout, ne vous contentez pas des miettes en amour pour éviter la chicane. Certes, cela vous demandera un effort. Vous devrez surmonter des peurs, mais, à long terme, vous verrez que l’effort en vaut la peine, croyez-moi.

La communication authentique n’est pas seulement souhaitable pour prendre soin de votre relation de couple. Elle s’avère essentielle. Elle est l’oxygène de la vie à deux. C’est donc dire que si vous n’arrivez pas à vous parler sans exploser ou vous fermer, apprenez à communiquer. Inscrivez en priorité, dans vos projets communs, des cours de communication, une thérapie de couple ou la lecture à deux d’un bon livre sur le sujet. Si vous êtes vraiment engagés dans votre relation amoureuse, ce qui est indispensable à sa réussite, prenez en soin.

– Ne refoulez pas vos malaises.

– Parlez-vous tous les deux de cœur à cœur sans accusation et sans reproche.

– Exprimez clairement vos besoins.

– Reconnaissez vos erreurs et excusez-vous quand vous avez blessé l’autre.

– Surtout ne vous contentez pas d’une relation tiède.

Tout le monde peut chanter s’il en ressent l’appel!

Je vous entends déjà me répondre que non. Vous aimeriez bien chanter, mais vous préférez vous taire pour éviter de faire souffrir vos congénères en leur écorchant les oreilles. Et même si vous aimez votre voix, vous risquez de vous diminuer par crainte de paraître prétentieux.

Vous pensez chanter faux ou encore avoir une voix laide? Sachez pourtant que la majorité des chanteurs que vous aimez n’ont pas tous des voix parfaites. Au contraire, ce qui les a rendus célèbres, c’est justement ce timbre particulier que vous qualifieriez peut-être de laid s’il s’agissait de votre propre voix.

Par conséquent, la majorité d’entre vous préfèrent se taire, convaincus d’être incapables de chanter sans déranger les autres. Pourtant, il y a peut-être en vous une voix qui désire retrouver la joie de chanter et de s’exprimer…

Nous gardons tous en nous la nostalgie de la douceur d’un monde dans lequel nous avons flotté entourés de musique et d’amour. Je devine que chacun porte en son cœur un petit air discret résonnant aux accents de sa vie.

Le chant précède la parole
Tout-petits, nous avons gazouillé et chanté bien avant de parler. Nous avons connu la joie de jouer avec notre voix, de la laisser virevolter en nous et autour de nous. Avec l’acquisition du langage et l’apprentissage des règles sociales, nous avons peu à peu éteint cette voix et tué dans l’œuf quelque chose de fondamental dans l’expression de notre nature profonde.

Et si je vous disais qu’il suffit de quelques outils simples pour retrouver le chemin de votre voix? En adoptant une posture corporelle favorable à l’émission sonore, en développant l’écoute, en apprenant comment jouer avec votre instrument vocal, vous pourrez rapidement goûter à la joie de chanter… et juste, par-dessus le marché! Vous réaliserez alors que toutes les voix sont belles, une fois libérées! Y compris la vôtre!

Notre empreinte sonore est unique. Chanter, c’est tout simplement rendre audible ce tissu invisible dont nous sommes constitués.

Chanter faux : un manque d’harmonie intérieure?
Oui. Lorsque l’être est en bonne santé physique, chaque cellule chante une note de musique qui s’accorde avec le reste du corps. Les émotions, elles aussi vibratoires, perturbent parfois ce fragile équilibre, amenant dissonances au sein des organes. Il devient alors difficile de chanter juste lorsque le corps chante faux.

En traversant le corps, la voix rencontre parfois des régions torrides, parfois des murs de glace et de silence, parfois encore des refuges chaleureux et habités. Là où il y a obscurité, elle se fait fade ou muette. Là où il y a joie, elle s’illumine, se met à pétiller. Lorsque la tristesse montre son visage, elle gémit ou pleure, se fait poltronne et reprend les intonations de l’enfance passée. Elle se nourrit de ces énergies et ressort de nous enrichie ou non par son parcours.

La peur conditionne nos attitudes corporelles.
De plus, il est difficile de chanter juste si tout notre corps se contracte, si notre visage est figé dans un rictus douloureux et notre gorge étouffée par la crainte de chanter. Pour vraiment bien chanter, il ne faut pas se retenir. Il faut un minimum de confiance, d’ouverture et… d’amour de soi.

Et il en va de même avec notre façon d’aborder la vie. La peur est souvent mauvaise conseillère. Lorsque nous apprenons à nous calmer, à faire silence, à nous ouvrir avec confiance, nous sentons naître en nous la sensation de l’action juste, une action non plus guidée par la peur, mais plus inspirée par l’amour. Et chanter avec son cœur résulte de la même intention.

Alors pourquoi attendre! Trouvez-vous un endroit à l’abri des oreilles indiscrètes et redécouvrez la joie de chanter et les bienfaits que cela procure.

Vivre en équilibre. Vivre en cohérence cardiaque

Dans notre société qui carbure à l’adrénaline, aux projets, aux défis de toutes sortes, il est très facile de perdre son équilibre. Si l’adrénaline nous fait vivre d’intenses émotions, notre corps physique et mental a besoin qu’on lui accorde un temps de repos pour qu’il retrouve cet équilibre.

Cela semble évident, mais pourtant, dans nos vies bien remplies, s’octroyer un moment de calme, un moment de récupération n’est pas une routine établie chez tout le monde.

Si vous aviez l’occasion de voir votre vie de tous les jours sur un tachogramme, une représentation graphique de votre variabilité cardiaque (Heart Rate Variation, HRV), vous verriez un tracé chaotique qui représente les accélérations et ralentissements de votre cœur qui cherche continuellement à s’adapter à vos pensées, perceptions, émotions et sentiments.

Cette activité du cœur peut se comparer à la conduite automobile : il y a l’accélérateur et il y a la pédale de freins, ce qui correspond à notre système nerveux sympathique (accélérateur) et parasympathique (frein). Pour s’adapter à la route, nous avons besoin des deux!

Lorsque l’on entre en cohérence cardiaque, c’est comme si on déconnectait le système nerveux de l’environnement (préoccupations, soucis, etc.) le temps de permettre au cœur et au cerveau de retrouver leur équilibre, tel que le démontre le tracé ci-dessous :

Les effets sur la santé physique (meilleure tension artérielle, renforcement du système immunitaire, meilleur sommeil, entre autres) ou mentale (meilleures relations interpersonnelles, meilleures concentration et mémorisation, par exemple) ont été démontrés scientifiquement.

Comment faire pour produire cet équilibre?
Par la respiration. Mais pas n’importe laquelle! Celle que je propose est la résonance cardiaque, ce qui signifie une synchronisation entre la fréquence respiratoire et la fréquence cardiaque qui produit de la cohérence cardiaque.

L’approche est extraordinairement simple, et facile à pratiquer, d’autant plus qu’il existe moult logiciels* pour nous y aider. C’est vrai qu’elle est simple, mais… elle ne nous sert que si nous la pratiquons régulièrement! C’est exactement comme les repas. Nous avons besoin de manger tous les jours, car nous ne pouvons pas faire le plein de nourriture le lundi et vivre toute la semaine sur nos réserves, n’est-ce pas?

En pratiquant la résonance cardiaque une quinzaine de minutes tous les jours, on crée une empreinte, un endroit neutre qui nous permet de prendre la vie avec recul. Voici le protocole à observer :

Pour commencer, acceptez de mettre toute préoccupation de côté pour quelques minutes. Acceptez que vos soucis puissent attendre un peu, le temps nécessaire au cœur et au cerveau de retrouver leur équilibre, leur intimité.

• Prenez deux respirations lentes et profondes.
• Focalisez votre attention sur la région du cœur ou sur votre ventre tout en inspirant tranquillement sur cinq secondes : 1-2-3-4-5.
• Prenez le temps de ressentir votre expiration sur cinq secondes : 1-2-3-4-5.
• Prenez conscience du plaisir de respirer, du confort que vous parvenez à obtenir simplement en inspirant et en expirant.

Afin de favoriser la mise en place d’une pratique régulière de résonance cardiaque, je vous suggère de choisir la routine qui vous convient le mieux parmi les suivantes :
• 15 minutes le matin, au lever, avant de démarrer la journée;
• 3 x 5 minutes (avant les repas);
• 2 x 10 minutes (le matin et vers 16 h).

Pour conclure, un cadeau : cinq minutes de résonance cardiaque = cinq heures de « dé-stress ». En effet, des recherches en neurobiologie démontrent que, lorsqu’une pratique quotidienne de cohérence cardiaque est établie, le cœur et le cerveau sont en harmonie pour face aux situations de la vie. C’est donc une excellente solution pour partir ou repartir du bon pied durant toute la journée!

*Logiciels de résonance cardiaque : – IPhone : RespiRelax
– Android : macoherencecardiaque
À lire : – Cohérence cardiaque 365, Dr David O’Hare
– Cohérence cardiaque : Nouvelles techniques pour faire face au stress, Dr Charly Cungi et Claude Deglon

Que nous apprennent les nombres?

Les mathématiques sont le langage de l’univers et font partie intégrante de notre vie. Tout comme les lieux et les gens dégagent des vibrations, les nombres en dégagent aussi. Les chiffres sont des symboles, et les nombres sont l’énergie derrière.

Nous devons la codification des nombres à Pythagore. Dans son système, nous devons toujours arriver à une réduction entre 1 et 9 quand nous additionnons des chiffres ou des lettres. L’une des choses les plus fascinantes concernant le nombre 9 est qu’il contient l’énergie de tous les nombres combinés (1+2+3+4+5+6+7+8+9=9), en plus de ses caractéristiques personnelles. Le nombre 9 est sacré, car il constitue le niveau le plus élevé de conscience spirituelle que l’on puisse atteindre avant d’atteindre les maîtres nombres 11, 22 et 33. Ces multiples de 11 ne doivent pas être réduits, car ils sont la marque d’un plan de vie spécial et ont un certain pouvoir. Une personne née le 13 août 1986 a un plan de vie 9, car l’addition des chiffres de son jour (1+3), de son mois (8) et de son année de naissance (1+9+8+6) donne 9, après la réduction finale (1+3+8+1+9+8+6=36=3+6=9). Le plan de vie 9 révèle que cette personne est venue mettre en pratique l’amour universel.

Il ne doit pas y avoir de discordances entre les vibrations de votre nom et celles de votre plan de vie qui est votre raison d’être sur la Terre. La vibration de votre nom doit également être en harmonie avec votre travail. Si votre nom a une vibration 6 et que vous occupez un emploi dans le domaine de l’édition, vous avez le pouvoir de le changer pour une vibration 3 qui vous attirera plus de succès. Vous ne pouvez pas modifier votre date de naissance, mais vous pouvez changer votre nom, ce qui ne doit pas se faire à la légère. Pour trouver la valeur d’un nom, vous devez convertir chacune des lettres en nombres et les additionner. Par exemple, la lettre « c » est la troisième lettre de l’alphabet et a une valeur 3. Il en est de même des lettres « l » et « u » qui sont respectivement les douzième (1+2=3) et vingt-et-unième lettres (2+1=3) de l’alphabet.

Votre prénom reflète une facette de votre caractère. Ainsi, le prénom Vickie (4+9+3+2+9+5=32=3+2=5), par exemple, dénote une nature extravertie à cause du nombre 5 qu’on obtient après avoir additionné la valeur de chaque lettre. Votre nom de famille représente le milieu où vous êtes né. Un nom de famille de valeur 7 indique que les valeurs spirituelles sont importantes pour ses membres. Vos nombres doivent aussi être compatibles ou complémentaires avec ceux de votre partenaire. Le nombre 2, par exemple, appartient à une personne coopérative et soumise, tandis que le nombre 1 appartient plutôt à une personne indépendante et entreprenante.

La numérologie peut aussi vous aider à faire des choix éclairés. Par exemple, certains nombres, comme le 4 et le 8, favorisent les activités matérielles. Lorsque vous traversez un cycle annuel sous ces vibrations, vous pouvez donc brasser des affaires. Ce serait le cas d’une personne née le 14 février, car l’addition des chiffres de son jour (1+4), de son mois (2) de naissance et de l’année 2017 (2+0+1+7) donne une vibration 8 (1+4+2+2+0+1+7=17=1+7=8). Le nombre 8 serait aussi très favorable pour le numéro de porte ou le numéro de téléphone d’un commerce.

Dans mes livres publiés aux éditions Le Dauphin Blanc, vous apprendrez comment faire les calculs et comment faire un travail de synthèse avec tous les nombres qui composent votre personnalité. Vous connaîtrez aussi la signification de vos noms et de votre mission, et même vos prévisions annuelles et mensuelles détaillées.

Pour ajouter une touche de fraîche harmonie cet été!

L’utilité des huiles essentielles pour notre bien-être et pour notre santé n’étant plus à prouver, ces trésors de la nature fournissent un moyen simple et puissant d’ajouter de la saveur et des parfums afin de rendre notre expérience encore plus agréable, tout en harmonisant profondément notre être sur plusieurs plans (tant physique, émotionnel et mental qu’énergétique).

En prenant soin de choisir des huiles essentielles de qualité, 100 % pures et, idéalement, biologiques, vous verrez de vastes possibilités s’offrir à vous cet été!

Voici quelques suggestions, question de vous laisser inspirer par cette douce brise d’été qui s’en vient!

Brume rafraîchissante
Idéale pour se rafraîchir lors de chaudes journées d’été; à utiliser aussi pour désodoriser… et même pour rafraîchir sandales et souliers!

Dans un vaporisateur : ajouter à 100 ml d’eau distillée

• 10 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée (mentha piperita) — tonique et stimulante, anti-inflammatoire, anesthésique, digestive, antibactérienne, qui calme aussi les démangeaisons;
• 5 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (ocimum basilicum) — tonique digestive, antibactérienne, antispasmodique, antalgique, anti-inflammatoire;
• 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa (cymbopogon martini) — fongicide, antibactérienne, antivirale, cicatrisante, tonique nerveux, stimule le système immunitaire.
*Bien agiter avant chaque utilisation et éviter le contact avec les yeux.

Gel apaisant après soleil
Pour soulager les brûlures du soleil; peut également être utilisé pour les réactions allergiques à l’herbe à puce, l’urticaire et les piqûres d’insectes :

• 100 ml de gel d’aloès;
• 20 gouttes d’huile essentielle de lavande (lavandula angustifolia) — régénératrice cutanée, cicatrisante, antalgique, antiseptique, antispasmodique, calmante, sédative;
• 20 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (lavandula latifolia) — antibactérienne, fongicide, antalgique, cicatrisante, antivirale, stimule le système immunitaire;
• 10 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée (mentha piperita) — stimulant général, tonique, anti-inflammatoire, anesthésique, digestive, antibactérienne, calme les démangeaisons.
*Bien agiter avant chaque utilisation et éviter le contact avec les yeux.

Miellat soleil zen
• 100 ml de miel pur non pasteurisé;
• 25 gouttes d’huile essentielle d’orange douce (citrus sinensis) — digestive, calmante, sédative;
• 15 gouttes d’huile essentielle de bergamote (citrus aurantium ssp bergamia) — antibactérienne, digestive, calmante, sédative, antispasmodique;
• 10 gouttes d’huile essentielle de petit grain (citrus aurantium ssp aurantium) — antibactérienne, antispasmodique, calmante, sédative, anti-inflammatoire, cicatrisante, régénératrice cutanée;
• 5 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (ocimum basilicum) — tonique digestive, antibactérienne, antispasmodique, antalgique, anti-inflammatoire;
• 5 gouttes d’huile essentielle de ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) — antivirale, stimule le système immunitaire, antibactérienne, tonique nerveux.

Au besoin, chauffez légèrement le miel au bain-marie pour le liquéfier, sans cependant le faire bouillir, laissez refroidir, ajouter les huiles essentielles, mélangez jusqu’à ce que le tout soit homogène. Conservez dans un pot hermétique.

Ajoutez, au goût, 1 c. à thé (ou plus) du miellat à l’eau chaude. Vous pouvez également ajouter des glaçons ou des tranches de citron. Puis, savourez!

Comme tout est question de goût quand il s’agit des odeurs et des saveurs, permettez-vous de créer vos propres synergies!

Il est, par contre, important de bien connaître les précautions de base de l’aromathérapie et de consulter une source d’information fiable afin de s’assurer de les utiliser de façon adéquate, car, même si elles sont naturelles, elles ont néanmoins un effet très puissant, et certaines peuvent même avoir un effet toxique ou irritant si elles sont mal utilisées. En cas de doute, prenez conseil auprès d’un thérapeute expérimenté.

Osez parfumer votre vie et savourer en pleine conscience les trésors de notre Terre Mère dans la gratitude de leurs bienfaits et de leur valeur!

Santé et harmonie!

Vibrer de tout son être

Vibrer, n’est-ce pas être touché? Se faire vibrer, c’est un pouvoir qui nous est donné, le pouvoir de reconnaître ce qui nous convient en tant qu’être « non conditionné » afin d’agir en fonction de notre réa­lité intérieure. Par exemple, s’il vous prend une envie d’exprimer quelque chose et que vous vous sentez jugé, une interférence ternira votre expression. Et les gens sentiront votre combat intérieur, ce qui rendra votre personne moins agréable.

La transparence et l’intégrité sont des états fondamentaux qui font vibrer votre être sans le bloquer. Pour vibrer, il faut donc apprendre à sortir du conditionnement. Un truc pour y parvenir est de vous assurer que vous parlez à partir de l’énergie du cœur. Votre cœur traduira immédiatement votre degré de transparence; il ne pourra pas réprimer vos divers sentiments d’oppression.

Cette oppression vient de l’accumulation des mémoires de l’âme, en tant que bande enregis­t­reuse de toutes vos expériences passées, bonnes ou mauvaises. Ces mémoires contiennent les valeurs du bien et du mal que vous avez imprimées. Votre âme « ressent » le bien et « ressent » le mal : elle est conditionnée par les deux. C’est pour cette raison que nous éprouvons souvent le besoin d’exprimer notre sentiment d’oppression en faisant vibrer notre âme, comme pour balayer les mémoires qui interfèrent avec notre moi pur, non conditionné.

Nous pouvons nous connecter à notre vibration sur deux plans : les sens et les perceptions extrasensorielles.

Les sens « interférence » de l’âme
Lorsque nous faisons vibrer notre âme sur le plan des sens, c’est la part de nous qui a besoin de danser, de chanter, de peindre, de se mouvoir pour ressentir son corps et le libérer du sentiment de confinement souvent lié à nos schémas familiaux. Tous les sens sont investis dans l’expression de l’âme. Nous éprouvons parfois des désirs inexplicables qui, lorsque nous osons les exprimer, nous libèrent de l’oppression. Faire vibrer notre âme est une étape intermédiaire à la liberté.

La vibration source
Sur le plan extrasensoriel, c’est notre propre esprit qui vibre. Il est notre source libre. Évidemment, tant que nos jugements, nos peurs et nos doutes interfèrent, le conditionnement bloque la fluidité de notre esprit. Pour faire vibrer notre être, il faut abandonner notre passé et être à l’écoute de l’instant présent.

Il faut plusieurs années pour atteindre un tel degré de liberté, mais dans chacune de nos vies, nous sommes à même d’identifier certains moments de grâce. Ces moments nous confirment que nous avons tous bel et bien l’aptitude innée de faire vibrer notre être sur le plan de l’esprit.

Par exemple, lorsque vous parlez à quelqu’un d’un sujet très intime et que vous vous révélez spontanément à l’autre, vous pouvez tous les deux être traversés d’un frisson. C’est la vibration de votre esprit qui s’exprime et qui vous confirme que vous avez débloqué une interférence et que vous êtes connecté à la source.

Pourquoi faire vibrer l’esprit?
Pour devenir authentique, renouveler votre énergie vitale, vous autoguérir, faire éclater toute oppression issue des valeurs « mortes » du passé, créer l’harmonie à chaque instant. Bref, pour devenir et rester un être libre.

Pour y parvenir, écoutez d’abord votre cœur, conscientisez les pensées qui restreignent votre capacité à le faire vibrer (fausses responsabilités, jugements et comparaisons). Puis observez vos réactions face aux autres, constatez à quel point vous tombez (facilement) dans le conditionnement bien-mal. Enfin, osez commencer à exprimer ce qui résonne pour vrai dans votre cœur.

À l’instar du violoniste, vous apprendrez à maîtriser votre son (émotion), à jouer les bonnes notes (intégrité) pour faire vibrer votre violon (être).

La Méditation – S’éveiller à sa sagesse intérieure

Ce que j’adore de la méditation, c’est la façon dont elle transcende tous les dogmes et croyances et nous éveille à notre propre intelligence innée. En fin de compte, la sagesse se trouve à l’intérieur de nous, et non dans un livre ou dans un concept religieux ou philosophique. Alors, quelle meilleure­ façon de découvrir les vérités subtiles, universelles et ultimes qu’en cheminant à l’aide de la méditation! Se fier à un bon guide assure un soutien indispensable, et c’est pour cette raison que pratiquer la méditation selon une tradition authen­tique peut nous aider énormément. Personnellement, je pratique la méditation selon le bouddhisme tibétain. Il est intéressant de noter que le Bouddha lui-même encourageait ses disciples à toujours tester ses paroles par rapport à leur propre expérience pour voir si elles étaient vraies ou non.­ Dans notre cheminement vers l’éveil, il est important de vérifier la validité des enseignements en nous fondant sur notre propre expérience, de les réaliser et de les intégrer à notre être. La méditation sert justement à faire cela.

La méditation est universelle et acces­sible à tout le monde. Elle ne coûte rien et elle nous aide dans la poursuite d’un objectif universel commun : le bonheur. Tous les êtres, à l’infini, sans exception, recher­chent le bonheur sous une forme ou une autre. La petite fourmi qui transporte une énorme miette sur son dos ou un président qui commande l’invasion d’un autre pays ont tous les deux le même but : être heureux. Malheureusement, malgré notre désir profond d’accéder au bonheur, nous créons souvent notre propre malheur. Nos gestes, paro­les et pensées ne sont pas toujours en harmonie avec notre intention, et le résultat est souvent douloureux.

Comment la méditation peut-elle donc nous aider? Eh bien, la méditation nous permet tout d’abord de ralentir et de concentrer notre esprit, ce qui fait du bien en soi. En portant attention continuellement à notre respiration, nous permettons à notre esprit de devenir graduellement plus stable et plus clair. Nous sommes moins tiraillés à gauche et à droite par chaque pensée. En nous identifiant à notre souffle éphémère, mais ponctuel, nous nous sentons de plus en plus soulagés, physiquement et mentalement. Avec chaque expiration, nous lâchons prise davantage de l’imaginaire en faveur de l’actuel et nous embarquons de moins en moins dans les histoires que nous murmure notre mental. En observant nos pensées et en reve­nant au moment­ présent encore et encore, nous cultivons le pouvoir de rester centré même quand les situations deviennent intenses. Au lieu de succomber au mode réflexe de nos émotions, nous demeurons comme une montagne, « in-ébranlé » par les tempêtes. Cette technique qui s’appelle « Shamatha », mot sanskrit qui veut dire « cultiver la paix » ou « demeurer dans un état de calme », nous donne un esprit plus tranquille, souple, puissant et utile.

Quand je donne mes cours d’intro­duction à la méditation, nous commençons toujours par cette pratique. Elle et si simple qu’elle s’avère accessible à tous. En même temps, elle est si profonde qu’elle peut changer une vie.

Avec la stabilité provenant de la pratique régulière d’une telle technique, tous les aspects de notre vie sont affectés, positivement parlant. Par exemple, quand nous travaillons, nous sommes plus efficaces, car moins distraits. Quand quelqu’un nous parle, nous sommes plus à l’écoute, car moins influencés par notre bavardage mental. Nous dormons mieux puisque nous maîtrisons davantage notre anxiété. En même temps, par notre conscience croissante, nous comprenons de plus en plus comment fonctionne notre esprit.­ Quand nous mettons une loupe sur notre expérience, toutes nos habitudes, névroses et confusions deviennent plus amplifiées et évidentes — ce qui est, en fait, une très bonne nouvelle! Nous discernons de plus en plus clairement la relation entre nos croyances, nos réactions/émotions, nos comportements et les bienfaits et conséquences qui appa­raissent par la suite dans notre vie.

Grâce à cette nouvelle compréhension, combinée avec notre nouvelle capacité de choisir, nous avons alors l’opportunité de faire un beau ménage­ intérieur. Chaque fois que nous n’embarquons pas dans notre pensée discursive mais qu’à la place nous lâchons prise, nos tendances mentales dérangeantes s’affaiblissent peu à peu, et le vrai pouvoir, la clarté et la stabilité de notre esprit prennent le dessus. Nous développons également la possibilité de cultiver des émotions nobles et des états positifs tout en abandonnant ceux qui nous ennuient.

Outre tous les bienfaits de cette pratique fondamentale, celle-ci nous permet également d’entreprendre toutes sortes de pratiques bénéfiques. Lorsque nous avons déjà stabilisé notre esprit par la pratique de Shamatha, nous avons maintenant la possibilité de tirer le maximum des bienfaits d’autres types de méditations, comme des contemplations, des visualisations ou des analyses méditatives. Nous pouvons alors utiliser notre esprit efficacement dans la poursuite d’objectifs spirituels autant que mondains. Cela nous aide non seulement à cerner les causes et effets­ relatifs souhaitables, mais aussi à nous rapprocher davantage de notre nature absolue, libre et éveillée.

Le Bouddha, qui a tout compris à travers sa méditation, nous a appris que la source de toutes nos souffrances est l’ignorance. Qu’est-ce que nous ignorons? Tristement, nous igno­rons qui nous sommes vraiment, quelle est notre vraie nature. C’est-à-dire que nous ne voyons pas au-delà de nos habitudes, de nos croyances et de nos émotions négatives, bref, de notre ego. Nous ne voyons pas que nous avons tous une nature de bonté­ absolue qui est tout simplement cachée. Cette nature, que nous appe­lons parfois la bonté fondamentale ou notre nature éveillée, est comme le vaste ciel bleu qui est temporairement recouvert par des nuages. La méditation sert à dissiper les nuages ombrageux et à inviter les nuages blancs et légers. Avec le temps, elle nous permet de voir à travers tous les nuages peu importe leur appa­rence. Là, nous découvrons l’espace lumineux, le beau ciel bleu, vaste et joyeux de notre être véritable.