Sur la voie du silence

« Et si le silence était plein de ce que nous sommes vraiment. »

Faire silence est une expérience différente de la méditation. Elle nous entraîne à écouter et à saisir le sens de notre incarnation. Bien que la méditation fasse également partie de ces expériences qui nourrissent l’âme, elle se distingue par sa pratique. Je dirais que d’apprendre à faire silence nous introduit à la méditation.

L’humain ne peut incessamment vivre dans un tohu-bohu de bruits et d’activisme. Il se perd malgré lui dans cette tourmente quotidienne. Dans les tribus ancestrales, l’Homme était appelé à vivre différentes expériences d’initiation au cours de sa vie terrestre afin de marquer les principales étapes de sa maturation et de son éveil. Chacune d’elles était empreinte des différentes transformations physiques à travers les âges. Un rite l’attendait afin d’initier le pas vers cette ascension spirituelle. La quête de vision faisait partie de ces expériences caractérisées par la fin d’une période importante et le début d’une seconde. La quête d’un sens à travers cette transition était de haute importance. Aujourd’hui, plus rien ne marque les grandes étapes de nos vies. Elles sont pour la plupart du temps banalisées et peu préoccupantes.

Faire silence ou vivre l’expérience de la quête de vision est un temps d’introspection et de détachement que nous nous offrons. Sortir de son habitat, s’éloigner de ses proches, jeûner et se retrouver dans la nature, en silence dans la solitude, sont les principales caractéristiques d’une telle expérience.

« Il faut savoir s’éloigner pour mieux voir »

Le monde actuel est préoccupé par le matériel et le confort. Faire silence, peut-être, mais à quel prix? L’éloignement du nid douillet vers un hébergement rustique, ce n’est pas ce qu’il y a de plus attirant pour certains. Je propose souvent de débuter par de simples expériences. Apprivoiser ce que nous avons perdu. Le silence. S’accorder des temps de silence et de solitude nous initie dans cette quête de plénitude et de sens, et ce, sans trop nous contraindre ou nous assommer.

L’encombrement familial, les horaires variés, ainsi que le travail font qu’il est parfois difficile de s’offrir quelques instants de silence à la maison. Sortir, aller marcher dans la solitude nous prédispose à des moments privilégiés avec notre âme. Cessons d’attendre après quiconque et réalisons pleinement ce que notre âme attend véritablement de nous. Les temps de silence que nous pouvons nous offrir sont forts précieux car ceux-ci procureront un apaisement à notre mental et nourriront notre âme.

Dans le silence et le calme se manifestent souvent les parties ombragées que nous portons. Nous purifions nos egos et laissons place à la vision du rêve éveillé. La vision du rêve est cet instant présent où nous connectons avec l’intelligence suprême, la voie de l’Esprit.

À travers cette quête de silence, nos peurs ont libre cours. Il ne s’agit pas de juger ce que nous portons, mais de nous éveiller à ce que nous laissons aller. C’est un véritable exercice de lâcher-prise. Nous nous devons de cesser de percevoir la finitude en toute chose, et plutôt bâtir à partir de ce que nous portons, de ce que nous sommes. C’est la foi. Croire en Soi.

Faire silence en des lieux signifiants, nous permet, entre autres de nous introduire sur ce chemin de l’unification de l’âme à l’Esprit. C’est un temps où nous nous imposons une sortie de notre zone de confort afin de mieux entendre notre voie intérieure, les messages que notre âme désire nous communiquer.

Apprendre à faire silence nous éduque personnellement et socialement sur le sens que nous portons présentement et pour les générations futures. Interrogeons-nous sur nos valeurs profondes et apprenons, patiemment, à nous éveiller à elles.

Auteure du livre « Croître par l’observation de soi »

Les 5 Étapes Pour Réussir Sa Vie

« L’hiver, c’est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation. » – Lionel Boisseau

L’hiver est à nos portes avec ses longues douceurs et multiples opportunités de festoyer. Souvent prise à la légère, cette période de l’année en est une excellente à l’introspection et à la préparation. Ces trois mois que l’on utilise pour s’encabaner sont propices à une quête intérieure afin d’élaborer une nouvelle approche pour le prochain printemps. Voici, en cinq étapes simples, le cheminement que j’entreprends à chaque hiver pour bien me préparer à la saison des semences et que je vous recommande.

Nettoyez
Avant d’entreprendre tout nouveau projet, ou même d’améliorer une situation qui perdure depuis longtemps, il est nécessaire de nettoyer : environnement, situation, relations, pensées, émotions. L’idée est de (re)partir sur une base claire et nette afin d’éviter beaucoup de dérapages.

Nettoyez en profondeur, pas seulement en surface. Posez-vous les vraies questions, celles auxquelles vous ne voulez habituellement pas répondre. Soyez honnête avec vous-même et le plus authentique possible. Croyez-moi, vous vous remercierez plus tard.

Nettoyez de l’intérieur vers l’extérieur. Rien ne changera, ni ne s’améliorera, tant que vous n’évoluerez pas.

Vous avez créé ce que vous voulez changer alors, la responsabilité de nettoyer vous revient!

Tonifiez
Suite au nettoyage, ce que vous décidez de conserver devrait être très positif. Maintenant, vous vous devez de le tonifier, de le ressusciter, de le stimuler afin d’en retirer le maximum.

Tonifiez vos pensées de façon à ce qu’elles soient impeccables (ou presque!).

Ressuscitez vos relations pour qu’elles vous nourrissent et vous supportent.

Stimulez votre environnement afin d’y retrouver de l’Amour, du calme et des vibrations positives.

Pour récolter du positif, il est primordial de se nourrir, de s’entourer et de cultiver le positif!

Préservez
Un temple équilibré se fera assurément attaquer. Avec un surplus de positif bien gonflé, l’attention des envieux est attirée et, par Amour incongru, ils tenteront de vous diminuer à une moindre version de vous-même. Doute? Rivalité? Jalousie? Qu’importe, montez vigoureusement la garde afin de préserver le positif si durement gagné!

Défendez vos idées, vos points de vue, vos opinions et vos positions.

Protégez vos émotions contre les tentatives externes de manipulation.

Offrez-vous l’audace du Bonheur de croire en vous avec courage et défiez celui qui voudra vous en départir.

Vous méritez amplement de jouir d’une Vie positive et réjouissante, profitez-en et protégez ce privilège à tout prix!

Retouchez
Personne n’est parfait alors, ne tentez pas de l’être. L’erreur est humaine et les opportunités d’apprendre pullulent au sein de nos moins bons coups. Acceptez vos faux pas et maladresses, retouchez votre comportement et continuez votre chemin.

Accordez-vous le droit à l’erreur et pardonnez-vous souvent.

Tirez rapidement la leçon des échecs, adaptez vos actions en conséquence et félicitez-vous de faire preuve d’ouverture et de bienveillance.

Rien ne sert de vous condamner à tout jamais pour une faute. Retouchez librement, retrouvez le cap et avancez !

Hydratez
Il est très important, pour le corps physique, d’être constamment hydraté afin de pouvoir faire preuve de flexibilité. Idem pour l’Esprit et l’Âme.

Nourrissez-les de nouvelles idées, de positivisme débordant, de relations enrichissantes, de couchers de soleil, etc.

Câlinez-les au point d’y retrouver votre flexibilité, bonté et tolérance d’enfant.

En cas de doute, faites preuve d’une telle souplesse, tel un ruisseau s’adaptant à son environnement en épousant les moindres courbes du relief terrestre, que l’idée même de crisper à vos anciens points de repère vous échappe tout simplement!

Bien sûr, ces cinq étapes ne demandent qu’à être répétées en abondance toute l’année durant mais, c’est pendant un hiver casanier que vous pourrez les pratiquer, les appliquer et les maîtriser.

Je vous souhaite donc un hiver blanc et préparatoire à un prochain printemps propice à la semence de vos plus grands moments. Prenez bien soin de vous!

Parlez-vous de cœur à cœur

J’ai toujours insisté pour approfondir les choses. Dans ma relation amoureuse, je ne suis jamais restée avec des non-dits. Je crois que certains couples seraient encore ensemble s’ils s’étaient exprimés leurs malaises à mesure qu’ils les vivaient sans accuser l’être aimé. Quand quelque chose me dérangeait, me blessait ou m’insatisfaisait, il fallait que je le dise, même si je craignais de créer un conflit; même si j’avais peur du rejet, du jugement, de la culpabilité ou de l’humiliation, de la souffrance et même si je savais que mon conjoint aurait préféré que je me taise et que j’oublie. Je continuais à investir dans la communication tant et aussi longtemps que je ne me sentais pas entièrement en harmonie avec moi-même et avec lui.

Être en harmonie, c’était m’assurer de la satisfaction de nos besoins réciproques, vérifier que nous avions été bien entendus tous les deux. Parfois, à cause de nos blessures et de nos défensives, le défi était de taille. Nous avons connu des impasses. Nous nous sommes fait aider. Je ne voulais rien laisser en suspens. Je ne voulais pas d’une relation tiède basée sur la tolérance et le refoulement. Je savais trop bien que la tolérance et le refoulement créent des distances ou provoquent des crises de nerfs quand le vase est trop plein. Avec le temps, j’ai appris à devenir plus responsable et, surtout, à m’excuser de mes torts ou de mes paroles blessantes, parce que trop défensives.

J’ai appris aussi que, si je ne m’occupais pas de mes malaises, je n’étais pas heureuse, parce que je nourrissais du ressentiment envers mon amoureux. J’ai compris qu’il fallait que je compose avec mes peurs pour mieux les dépasser, parce que les refoulements accumulés tuent l’amour.

Selon moi, la meilleure façon de vous investir dans votre relation amoureuse consiste à ne jamais garder d’insatisfactions sur le cœur sous prétexte de maintenir la paix; de ne jamais laisser une blessure ouverte ou de ne jamais rester avec des problèmes non résolus en vous disant que le temps arrangera les choses ou en vous imaginant qu’en faisant l’amour tout s’effacera. J’ai vu des couples qui avaient une excellente vie sexuelle et qui ne sont plus ensemble aujourd’hui.

Votre conjoint doit être votre meilleur ami. Donc, vous investir, c’est lui parler de vos malaises et de vos besoins en choisissant le moment approprié et la manière responsable de vous exprimer. Parfois cela suppose que vous preniez un moment d’introspection avant de lui parler. Parfois, vous aurez besoin d’aide, mais il importe de ne pas abandonner et de ne pas vous abandonner. Surtout, ne vous contentez pas des miettes en amour pour éviter la chicane. Certes, cela vous demandera un effort. Vous devrez surmonter des peurs, mais, à long terme, vous verrez que l’effort en vaut la peine, croyez-moi.

La communication authentique n’est pas seulement souhaitable pour prendre soin de votre relation de couple. Elle s’avère essentielle. Elle est l’oxygène de la vie à deux. C’est donc dire que si vous n’arrivez pas à vous parler sans exploser ou vous fermer, apprenez à communiquer. Inscrivez en priorité, dans vos projets communs, des cours de communication, une thérapie de couple ou la lecture à deux d’un bon livre sur le sujet. Si vous êtes vraiment engagés dans votre relation amoureuse, ce qui est indispensable à sa réussite, prenez en soin.

– Ne refoulez pas vos malaises.

– Parlez-vous tous les deux de cœur à cœur sans accusation et sans reproche.

– Exprimez clairement vos besoins.

– Reconnaissez vos erreurs et excusez-vous quand vous avez blessé l’autre.

– Surtout ne vous contentez pas d’une relation tiède.

Astrologie, au-delà des apparences

L’astrologie, discipline millénaire, est une grille de lecture du ciel, de nativité et d’instants. Le ciel d’un moment, qu’il s’agisse d’un thème de nativité ou d’un événement, reflète les configurations du ciel dans un instant précis. Il est établi selon la date, l’heure précise et les coordonnées terrestres : latitudes et longitudes du lieu.

Une carte de nativité établit les rythmes du natif, ses potentiels, ses périodes d’expansion, d’introspection, de crises et les étapes dans sa trajectoire professionnelle, comme personnelle. Un ciel de nativité repose sur des rythmes de durées variables, dont certains sont très éloignés des repères créés par l’homme : les calendriers. En effet, l’élection d’une carte du ciel enregistre des configurations astrologiques disposant d’une validité bien au-delà d’une année civile. Ainsi, au cours de la vie, des contextes astrologiques durables sensibilisent la personne à des expériences. En raison de leur persistance et de leur caractère, ces expériences, plus ou moins rapidement conscientisées, participent à l’évolution de l’être.

À l’instar du thème de nativité identifiant les phases d’évolution, l’astrologie mondiale cerne les rythmes à échelle collective. Les configurations mondiales reflètent les périodes d’essor ou de ralentissement économique et social, de crises, de stagnation, de renouveau ou de prises de conscience collectives. Les configurations astrologiques mondiales, avec leurs différents rythmes, entrent en résonance avec les cartes de nativité. Le thème astrologique de naissance évolue alors dans ce grand tout.

Le temps d’une vie
La pratique de l’astrologie requiert patience et assiduité pour son assimilation. En moyenne, une quinzaine d’années sont nécessaires pour comprendre la complexité du mécanisme et la subtilité des aspects astrologiques.

Aucun don n’est requis pour acquérir des connaissances en ce domaine. L’astrologie et la voyance sont deux pratiques distinctes, la première s’étudiant et la seconde résultant d’un don. Cependant, la lecture astrologique permet de cerner des périodes et peut se révéler complémentaire à la voyance.

À travers le monde, différents courants et écoles astrologiques composent l’astrologie à laquelle l’étudiant adhère selon sa pensée et sa philosophie. Le temps d’une vie, on n’aborde qu’une parcelle de l’immensité de l’astrologie. La course de certains astres et cycles astrolo­giques autour du Zodiaque est si lente qu’une personne ne peut les voir en intégralité de son vivant.

La discipline repose sur les bases issues du savoir des anciens astrologues, puis s’enrichit des expériences apportées au fil des générations. Nul doute que le savoir astrologique actuel, dispensé par les astrologues contemporains, sera affiné par les futures générations.

Au-delà des apparences
La pratique de l’astrologie propose un voyage au cœur de l’être. Lire un ciel fait vaciller les idées préconçues, car la lecture astrologique va au-delà des apparences. Elle met en exergue l’origine des attitudes et des réactions.

L’astrologie identifie les mécanismes intérieurs et les sensibilités de l’être humain. Les configurations retranscrivent ses rythmes, ses aptitudes, ses élans, son adhésion à un mode de vie, ainsi que ses points de force et de vulnérabilité.

Sa pratique invite la personne à se voir sous un nouvel angle et à poser un autre regard sur les autres. L’astrologie est une expérience éveillant la tolérance. Découvrir sa carte de nativité et celles de ses proches est une plongée dans les coulisses émotionnelles.

En raison de sa capacité à identifier les périodes, l’astrologie offre une perspective telle une vue en hauteur des situations. Elle permet de relativiser les épisodes délicats de l’existence qui sont à l’origine de changements positifs.

Accueillir l’astrologie
Encore décriée dans notre société, dans le folklore populaire, elle incarne l’image d’une pratique basée sur la superstition ou les croyances. Des idées reçues et entretenues par les générations et un manque d’information sur les capacités de l’outil astrologique nourrissent une image erronée. Réduite à l’horoscope, sa dimension reste encore méconnue du grand public.

L’astrologie est reçue différemment selon les zones du globe comme en témoigne sa reconnaissance en tant que science en Inde en 2011. Souhaitons que le xxe siècle continue d’accueillir convenablement cet outil intelligent.

Hibernation, l’hiver est le moment parfait pour prendre soin de soi

L’hiver, c’est le temps du repos, le moment de recharger nos réserves d’énergie, de passer plus de temps dans l’introspection et de mettre au clair nos intentions pour les mois d’activités à venir. C’est le moment de se dorloter, de manger des aliments réchauffants et riches en nutriments et de soutenir nos organes au moyen de plantes nettoyantes et nourrissantes.

À quoi servent nos organes?
Foie – Il filtre le sang et le nettoie des toxines, des bactéries et des médicaments pris tout au long de l’année. Il est responsable de la production d’énergie, régularise les hormones et le taux de sucre et transforme les toxines en non-toxines lorsqu’il fonctionne bien. Il sécrète la bile, laquelle est responsable d’une bonne digestion et de l’élimination.

Maintien de la santé du foie : réduire la prise de médicaments, la consommation d’alcool et de substances toxiques (colorants, pesticides, etc.). Augmenter la consommation de plantes et d’aliments amers, tels le pissenlit, le chardon béni et l’agripaume.

Reins – Ils filtrent le sang et éliminent l’excès d’eau et les déchets, ce qui allège le travail du foie.

Maintien de la santé des reins : boire beaucoup d’eau et réduire son apport de sel. Consommer des plantes telles que le persil, l’ortie, la racine de pissenlit, la verge d’or et l’écorce de bouleau.

Colon et intestin grêle – Ils sont la base d’une bonne santé. Leurs rôles consistent à éliminer les déchets, à récupérer l’eau, à maintenir l’équilibre hydrique et à absorber les éléments nutritifs, tels les vitamines et les minéraux. Environ 90 % de l’absorption des éléments nutritifs a lieu dans l’intestin grêle. Pour que l’organe fonctionne adéquatement, il est primordial d’avoir une flore bactérienne en bonne santé. Les aliments à haute teneur en prébiotiques et en probiotiques, les enzymes (lactofermentation) et les fibres y contribuent. Les antibiotiques de synthèse et les aliments aspergés au glyphosate (principalement les grains non biologiques, comme le riz, le blé, le soya et le maïs) s’attaquent aux bonnes bactéries qui cèdent la place aux mauvaises bactéries et aux champignons déjà présents dans les intestins, comme le candida.

Maintien de la santé du colon et de l’intestin grêle : une diète anti-candida est de mise, ce qui consiste principalement à couper les sucres, certains grains et les levures. Consommer des plantes telles que le topinambour, l’ail, le calendula, les racines de bardane, de pissenlit, de guimauve et d’aunée.

Invitation au cocooning

Cette période de l’année est abso­lument extraordinaire! Un coup d’œil derrière nous pour revoir avec gratitude l’année qui vient de passer comme un éclair et, devant nous, une page blanche pour entamer une toute nouvelle année à créer par et pour nous-mêmes. C’est dans cet esprit que nous avons bâti cette édition ayant pour thème principal une période ou saison de « cocooning ». Ou, si vous le préférez, une période de repos et de ressourcement bien mérités pour refaire le plein.

À notre avis, cette étape de transition est la période la plus propice pour refaire le plein provenant de la plénitude de vivre sa vie en pleine conscience. C’est aussi une question de marquer un temps d’arrêt dans un rythme de vie rapide et agité qui nous sollicite sans cesse, pour mieux nous écouter et pour profiter pleinement de la période hivernale afin d’établir une connexion encore plus profonde avec nous-mêmes. Surtout si nous voulons demeurer responsables de notre bien-être, de notre santé et de nos actions pour continuer de contribuer à un monde meilleur.

Pour être en mesure de réaliser notre projet, nous avons lancé à tous nos auteurs une invitation toute spéci­ale. Nous leur avons demandé de nous aider à vous fournir des outils d’introspection, de réflexion et de planification destinés à vous accom­pagner durant cette période de transition annuelle. Nous voulons vous offrir ces pistes et les meilleurs outils pour faciliter un doux retour vers soi, pour à la fois célébrer vos réalisations et créer une nouvelle année encore plus satisfaisante pour vous sur tous les plans. Vous trouverez donc, au centre de la revue, une section spéciale axée sur des suggestions de cocooning, dans laquelle on vous dirigera vers des articles qui vous offriront des pistes et des outils pratiques et créatifs pour faciliter le contact intérieur avec vous-mêmes.

Bien que cette édition soit remplie­ de suggestions inspirantes, sa créa­tion a constitué un défi de taille. Notamment parce qu’il a fallu composer avec le nombre maximal de pages qu’il est possible d’imprimer (à cause des coûts d’impression élevés) vu le grand nombre d’articles que nous avons reçus. Nous aurions bien sûr aimé pouvoir les inclure tous dans la revue, mais cela n’a pas été possible. Nous sommes néanmoins conscients de l’énorme privilège que nous avons de bénéficier de l’appui et de la confiance de nos auteurs. N’empêche que la nécessité de faire un tri et de choisir parmi tant d’informations de grande qualité a posé un dilemme complexe… Ouf!

En fin de compte, nous avons innové, et une solution gagnante pour tout le monde a été mise en œuvre. Nous avons créé un prolongement numérique de la version papier du numéro de Cheminement que vous avez entre les mains. Vous avez dorénavant accès à une toute nouvelle édition numérique de Cheminement conte­nant tous les articles qui n’ont pas pu être publiés intégralement dans la revue. Le sommaire de ces articles se trouve dans la section « Suggestions cocooning », au centre de la revue, ainsi que dans l’encadré qui figure à la page 28.

Le contenu de cette nouvelle édition numérique vous est présenté avec le même souci de qualité à l’égard des textes et de l’élégance du graphisme. De plus, la revue et son prolongement numérique sont accessibles tout à fait gratuitement!

Alors, allez-y, visualisez Cheminement à partir de votre tablette, IPad, IPhone ou autre support numérique, en allant tout simplement sur la page d’accueil de www.cheminement.com. Vous y trouverez de l’information supplémentaire qui viendra compléter ce que contient la version papier.

Je tiens à souligner de nouveau l’énorme contribution de nos béné­voles qui continuent de se dévouer aux côtés de l’équipe de Cheminement pour produire ce produit de haute qualité. Et si nous sommes encore là, c’est en raison de notre désir et de notre engagement communs face à l’objectif d’agir concrè­tement pour contribuer au mieux-être de chacun des membres de notre collectivité. Je tiens aussi à rappeler que notre existence fragile continue de reposer sur l’appui financier indispensable de nos annonceurs qui investissent dans nos élans visant à vous offrir tous ces cadeaux dans chaque nouvelle édition. Ne les oublions pas, car c’est réellement en agissant ensemble que nous pouvons faire changer les choses!

Bonne période de cocooning à tous et à toutes!

Le stress et la dépression

La vie est pleine de surprises ou est comme une boîte de chocolat, comme dirait Forest Gump.

Elle a ses hauts et ses bas. Elle nous fait vivre des moments difficiles, et plusieurs personnes ont des symptômes s’apparentant à la dépression. Toutefois, il est possible de surmonter ces moments difficiles sans pour autant devenir dépressif. Malgré cela, le taux de dépression augmente depuis les 50 dernières années.

Vous connaissez les symptômes : fatigue, sommeil de mauvaise qualité, cauchemars, manque d’intérêt, manque d’énergie, difficulté de concentration, irritabilité. Les gens dépressifs ont également de la difficulté à se motiver, à se nourrir sainement et à socialiser. Quant à elles, l’anxiété et l’exténuation contribuent à entretenir la dépression. Malgré ces symptômes connus, seul un médecin peut établir un diagnostic de dépression.

Les causes les plus souvent citées de la dépression sont des expériences négatives et un déséquilibre chimique ou hormonal causé par une certaine manière de penser. Il a été établi qu’un déséquilibre chimique ou des facteurs génétiques ne sont pas en cause dans la plupart des dépressions. Un bas niveau de sérotonine est l’effet et non la cause de la dépression.

Pour ce qui est des expériences négatives, certaines personnes ayant vécu des expériences traumatisantes ne sont pas forcément dépressives, tandis que d’autres ayant tout pour être heureuses ne le sont pas. Les évènements semblent être un déclencheur, mais ne causent pas la dépression. Il semble plutôt que ce soit la façon dont nous répondons aux événements ou la signification que nous leur donnons qui cause la dépression.

Le Journal of the American Medical Association (États Unis) rapporte une étude où des médecins ont revu des dossiers médicaux couvrant une période de 10 ans, de même que des ordonnances d’antidépresseurs pour la même période. Ils ont pu constater que, dans 50 p. 100 des cas, les gens se sont vus prescrire une médication sans même avoir les symptômes de dépression, mais pour la seule raison qu’ils étaient anxieux ou souffraient d’insomnie.

Lorsque les gens ruminent ou font de l’introspection de manière négative, ils créent une excitation émotionnelle qui provoque la sécrétion des hormones de stress. Et lorsque les gens sont stressés, leur cerveau fonctionne différemment, ce qui va créer un schéma de pensée excessif ou une tendance à dramatiser. Difficile de résoudre des problèmes dans pareil cas.

Certains croient que l’origine de la dépression est d’ordre génétique. Elle est plutôt liée aux pensées, au comportement et aux relations interpersonnelles. La famille contribue beaucoup à l’apprentissage : les enfants observent les adultes et leur réaction face au stress. Même si une personne avait une prédisposition génétique, il ne s’agit que d’une prédisposition et non d’une certitude.

L’alimentation a également une incidence importante sur l’humeur. Les aliments sucrés ou raffinés affectent le corps. Certains se sentent mieux lorsqu’ils éliminent de leur alimentation le gluten, les produits laitiers, les œufs, le soya, les additifs alimentaires et le sucre. Souvent, les gens ont le goût de manger des aliments sucrés; toutefois, ces aliments provoquent des réactions opposées et extrêmes. De fait, les aliments sucrés vont causer une sécrétion accrue d’insuline et, conséquemment, une chute rapide de glycémie. Et s’enchaîne l’envie de manger à nouveau du sucre pour compenser la baisse soudaine d’énergie. Manger des aliments sains et naturels contribue à réduire ces réactions opposées et extrêmes et assure un apport régulier d’énergie. Les gens qui s’alimentent sainement pourront voir une amélioration de leur état et se sentir plus calmes qu’avant.

Certaines recherches démontrent que le cerveau d’une personne dépressive contient de faibles concentrations d’oméga 3. Ainsi il semble que l’apport de suppléments d’oméga 3 soit bénéfique dans pareil cas.

En sachant que la dépression est liée aux pensées et aux réactions face aux évènements de la vie, il y a de l’espoir. En misant sur ce que nous faisons, sur ce que nous pensons ou sur la manière dont nous pensons et en prenant soin de répondre à nos besoins physiologiques, il est possible de se sortir de la dépression. Chacun possède l’habileté de se sortir d’une dépression et de prévenir sa récurrence. Il suffit de suivre un processus pour y arriver.

Rituels du matin

J’aime l’aube qui précède l’aurore. Elle est le moment de la journée où apparaissent à l’horizon les premières lueurs du jour. J’adore l’aurore, le moment qui suit l’aube et précède immédiatement le lever du soleil, où l’horizon présente des lueurs brillantes et rosées.

Depuis de nombreuses années, mon corps se réveille très tôt; il se déroule, se rafraîchit, s’étire et respire par tous ses pores. Encore au lit, mon premier rituel du matin c’est de parler à Dieu, d’offrir ma journée et de demander que soient placées sur mon chemin des personnes significatives, celles qui contribueront à mon cheminement, à mon évolution et l’atteinte toujours plus grande de mon projet de vie : « Ce qui donne un sens à ma vie, c’est de toucher les gens par mon écriture et de les inspirer par ma parole ».

Vient alors mon deuxième rituel du matin, celui-là qui fait vibrer mon être. J’allume quelques bougies, j’écoute des chants grégoriens, autant des chœurs d’hommes que de femmes, et je prends place, un livre à caractère spirituel entre les mains. Je me permets ici de nommer celui qui me touche et m’émeut profondément: L’alchimie de la prière, de Terry Lynn Taylor. Parfois, je plonge dans Les quatre accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz. O combien il existe de livres spirituels, inspirants et inspirés.

Mon âme a besoin d’être guidée sur le chemin de la découverte et ce rituel du matin pour moi, il représente un temps de ré-union avec moi-même et me permet de porter attention à mes sensations, mes émotions et mes pensées. Vais-je vous surprendre si je vous dis que je pleure, que des larmes chaudes coulent sur mes joues pendant mon rituel du matin?

Le chant grégorien est un genre musical qui appelle au calme, au recueillement et à la contemplation intérieure. Il apaise le tumulte mental, favorise la sérénité et permet d’élever l’âme vers le divin. C’est un moyen d’introspection et d’intériorisation.

Je veux aussi mentionner la musique d’Hildegarde de Bingen (1098-1179), laquelle remue mon être entier et crée en moi l’harmonie. Se situant dans l’héritage du chant grégorien, il s’agit d’une musique récitative, méditative et apaisante. Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques.

Dès 1101, à l’âge de trois ans, elle eut ses premières visions; ainsi disait-elle « Dans la troisième année de mon âge j’ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n’ai rien pu en dire ».

Je ressens ses états de grâce au travers de sa musique et de ses chants envoûtants, lesquels sont empreints de sérénité et semblent appartenir à un autre espace-temps. Ils sont une louange à Dieu et un miroir des sphères célestes.

Pourquoi mon rituel du matin? Parce qu’il est une expérience forte et grandiose dans la continuité de ma vie et parce qu’il élève mon état vibratoire; la musique y contribuant largement.

J’aime parler de ce rituel; il me définit, il me représente et il m’annonce. Parfois, je dois m’y arracher de force pour continuer ma journée car pendant cette période contemplative, mon âme, reliée à l’infini, aspire à le rejoindre.

Oui, je le répète, ce rituel du matin représente un temps de réunion avec moi-même, un temps sacré pendant lequel mon âme sait ce qu’elle désire et ce qui est bon pour moi, et dans cette disposition intérieure, j’écoute mon cœur et je suis dans ma propre vérité. Véritable recueillement et renaissance au quotidien.

Et vous, avez-vous un rituel? Si oui, que représente-t-il pour vous?

3 types de plans pour gérer votre carrière

« Un but sans plan n’est qu’un souhait » Antoine de Saint-Exupéry

Le printemps est souvent l’occasion pour les entreprises de réunir leur personnel pour des retraites et/ou des planifications stratégiques. Avez-vous déjà pensé que vous pouviez faire de même avec votre carrière? Pour ceux qui ont déjà tenté de le faire à partir de livres ou d’exercices d’introspection, ça peut être plus simple que ça! Voici trois différents types de plans de carrière qui sauront répondre à vos besoins, selon votre type de personnalité.

1-LE PLAN CHRONOLOGIQUE
Destiné davantage aux personnes qui aiment organiser leur quotidien et se créer des listes de choses à faire, ce type de planification s’inscrit dans le temps et prédit, pour les 5 à 10 prochaines années, les buts que vous vous donnerez au fil du temps. Il peut s’agir d’expérience de travail à acquérir, de développement de compétences ou d’aspirations plus profondes.

Travailler avec un plan de ce type facilite grandement la prise de décisions lorsqu’une opportunité se présente à vous. Si elle rejoint votre plan, vous l’acceptez. Sinon, vous continuez votre route. Cela permet de développer votre muscle d’affirmation et vous évite de tomber dans des pièges qui vous feraient dévier de votre route, consciemment ou non.

2-LE PLAN À REBOURS
Comme son nom l’indique, ce type de plan est idéal si vous êtes du genre à idéaliser votre vie et que vous avez un rêve en tête. Plus stratégique que le plan chronologique, celui-ci vous fera débuter votre travail de réflexion à partir de la destination (et non pas de votre situation actuelle). Si vous voulez planifier votre retraite ou si vous intégrez le marché du travail et avez un objectif d’emploi précis en tête, c’est le type de plan qu’il vous faut! Privilégié par la sophrologie, ce type de plan chronologique inversé vous fera partir de votre situation idéale pour identifier les activités d’apprentissages, expériences et stratégies de réseautage à privilégier de manière à vous rendre à destination en toute sérénité.

3-LE PLAN AVEC OPTIONS
Il se peut que vous aimiez la variété et que l’éventualité de tout décider d’avance ne vous attire pas du tout. Si c’est le cas, le plan avec options vous conviendra puisqu’il vous permet de demeurer à l’écoute de votre environnement et de vous fier à votre intuition tout au long de votre parcours. Ainsi, il agira davantage comme « phare » guidant vos décisions tout en vous laissant la pleine liberté d’accepter ou non ce que la Vie vous présentera.

Faites de vos buts professionnels une expérience enrichissante et prévoyez dès maintenant du temps pour planifier votre vie professionnelle. Les organisations investissent du temps, des ressources et de grosses sommes d’argent pour planifier leur réussite.

Pourquoi pas vous?

Le printemps, c’est l’éveil!

Voilà que le bout du nez du printemps se pointe avec son énergie de renouvellement et de renaissance! L’hiver fût rempli de moments d’introspection sous les couvertures chaudes, le temps est donc venu de sortir au soleil et de briller de toute notre essence.

La Vie, tout comme les années au Québec, est composée de quatre saisons auxquelles nous devons apprendre à danser afin d’en tirer profit. L’été nous apporte Joie et Bonheur avec ses longues journées et ses vacances; l’automne nous permet d’apprécier nos récoltes mûres et nos richesses; l’hiver nous offre un temps de réflexion et de retrouvailles; le printemps s’ouvre à nous en guise de guide à la renaissance.

Et c’est ainsi que la Vie se déroule, en succession de temps, de saisons et d’humeur ! Aahh, que la Vie est magnifique!

Avec cette revue Cheminement Vers Le Meilleur, je vous invite à y puiser pleinement et généreusement, dans les textes et les annonces, afin de vous y ressourcer dans le but de vous retrouver et renaître de vos cendres hivernales.

Peu importe notre direction et/ou notre chemin parcouru, le printemps nous invite à l’ouverture, à l’acceptation et aux opportunités.

C’est à nous de s’y laisser bercer momentanément, de décider de nos prochains pas et de concrétiser cette nouvelle énergie en actions précises afin d’ancrer solidement nos racines et de semer ce que nous voulons récolter au prochain automne.

Après quelques cycles personnels, je suis maintenant au pied de mon printemps : je m’y laisse tendrement bercer, amoureusement influencer et courageusement ancrer… Vers Le Meilleur de moi-même et de ma communauté!

Je vous invite à faire de même avec les bras ouverts et les cinq sens bien allumés pour ne rien manquer du prochain été magique de votre Vie!

Au grand plaisir de vous servir!

Prenez bien soin de vous!