L’écriture qui dénoue les blocages

« Ce que nous portons de vieilles blessures, de problèmes non résolus, de regrets et de souffrances devient comme une force souterraine susceptible de contaminer notre vitalité et d’entraver le flot naturel de la créativité. »  − Anne-Marie Jobin, Créez la vie qui vous ressemble

L’écriture est une forme d’art accessible à la plupart d’entre nous et nous avons accès à cet outil presque en tout temps : dès le réveil, au travail, dans un restaurant, au lit…

Les mots sont les matériaux de l’écriture. À travers eux, le sens, les souvenirs, les désirs, les émotions surgissent. Pour déjouer l’autocensure et les blocages, certaines techniques existent, entre autres l’écriture à l’aide de la main non dominante.

Associée à l’écriture automatique où on laisse couler les mots sans restriction, cette technique favorise le lien avec l’hémisphère de notre cerveau auquel on a un accès moins direct. L’être entier sort de sa zone de confort en déjouant l’habitude et il relâche ses défenses. Ce qui apparaît sur la feuille n’est pas filtré par la logique, les peurs ou les croyances.

On peut se servir de cette technique pour écrire une lettre. Votre papa est décédé et la petite fille en vous n’a jamais pu lui dire qu’elle l’aimait ou qu’elle lui en voulait? Donnez-lui ce droit. Le collègue qui vous fait souffrir ne lira jamais vos mots, mais ils vous soulageront d’un poids. Ce qu’on exprime ne moisit pas en dedans… En mettant par écrit tout ce qui nous passe par la tête et par le cœur, nous prenons conscience d’éléments demeurés inconscients et qui drainent notre énergie.

Nous pouvons aussi nous écrire à nous-même, que ce soit à la personne que nous sommes dans le présent, à l’enfant que nous avons été, ou à la personne que nous serons au moment de mourir. Cela peut aider à clarifier des intentions, à valider des opinions, à nous pardonner. Dans cette démarche, soyons notre meilleur ami et disons-nous les choses telles qu’elles sont, sans gants blancs ni malice.

On peut écrire seul ou être accom­pagné, ou encore se servir de nos écrits comme complément à une autre approche, après un rendez-vous plus bouleversant chez un thérapeute­ ou pour mettre en lumière ce qui nous turlupine avant de rencontrer­ un thérapeute. Si écrire fait monter des sentiments intenses, l’accompagnement peut permettre d’approfondir la démarche en toute confiance.

Pour les gauchers qui ont été forcés de troquer leur « vraie » main dominante pour la main droite sur les bancs d’école, écrire librement de la main gauche peut contribuer à guérir certains traumatismes. Pour eux, je dédie la chanson de Danielle Messia :

Je t’écris de la main gauche
Celle qui n’a jamais parlé
Elle hésite, est si gauche
Que je l’ai toujours cachée

Écrire de la main non dominante est un exercice puissant, mais exigeant. Les muscles de la main non dominante se fatiguent vite et les doigts deviennent crampés. Il faut conti­nuer, quitte à prendre une minute de pause. Par contre, plus on reste concentré sur l’exercice, plus l’effet est intense puisqu’on ne donne pas la chance à la logique d’occuper l’espace. On peut même illustrer nos écrits… toujours avec la main non dominante!

C’est aussi un exercice de lâcher-prise : devant les lettres mal formées et les lignes croches, notre esprit cartésien risque de se rebeller. Laissons-le taper du pied. Le but n’a rien d’esthétique, c’est une communication avec des parties de nous qui sont trop souvent ignorées. Redonnons-leur un espace, une lettre à la fois.

Le livre Écrire. Un plaisir à la portée de tous de Faly Stachak propose 350 techniques d’écriture créative pour inspirer ceux qui souhaitent écrire pour eux-mêmes ou pour être lus, peu importe la main choisie…

J’abandonne ou je m’abandonne

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une situation où vous avez tout essayé, tout dit, et rien n’aboutit? Avez-vous déjà tenté pendant des semaines, des mois, voire des années, de changer quelque chose, une situation, une relation, et tous vos efforts mènent à un cul-de-sac? Non seulement vous sentez que vous vous dirigez vers une impasse, mais votre santé psychologique et physique en a pris un coup. Dans ces moments, il est peut-être temps d’utiliser la sagesse du lâcher-prise.

J’avoue que cette sagesse n’est pas facile à maîtriser, car c’est dans la nature de l’être humain de vouloir contrôler. Certains contrôlent les autres ou la vie, tandis que d’autres contrôlent leurs émotions. Comme nous sommes tous différents, notre tendance à contrôler sera également différente. Quelle que soit votre personnalité, tôt ou tard, la vie vous amènera à expérimenter la sagesse du lâcher-prise.

Quand doit-on lâcher prise? On lâche prise quand on sent que l’on a fait tout ce qui était humainement possible. On lâche prise quand notre seule volonté n’a pas réussi à transformer ce quelque chose que l’on espérait changer. On lâche prise quand on se sent à bout de ressources. Pourquoi n’avons-nous pas été en mesure de changer ce quelque chose? Peut-être est-ce une question de synchronicité? Ou peut-être Dieu voit-il les choses autrement?

Dans ces moments, certains vivent le lâcher-prise comme un abandon ou un échec. D’autres ont l’impression que l’Univers les a abandonnés. Beaucoup me disent qu’ils ont demandé à maintes reprises, mais que rien n’est arrivé. À ces gens, je dis souvent : si vous voulez laisser Dieu opérer sa magie, vous devez vous tasser l’espace d’un instant.

Je me souviendrai toujours de ma première expérience consciente de lâcher-prise : j’accompagnais la cousine de ma mère dans une maladie terminale. Elle ne voulait pas quitter son logement, était incapable de se nourrir seule et souffrait de perte d’équilibre. Elle avait 76 ans, était célibataire et n’avait jamais eu d’enfant. Sa sœur la plus proche était à 2 heures et demie d’ici : j’étais donc sa seule famille. J’avais beau cogner à toutes les portes, l’attente pour l’aide à domicile ne venait pas. Au bout de huit semaines de visites quotidiennes, de repas préparés et d’emplettes, j’étais à bout de souffle. Je ne comprenais rien : j’avais pourtant demandé à l’Univers de m’aider. Où donc était passée ma demande? Peut-être Dieu l’avait-il oubliée et mise sur une tablette? Et un bon soir, j’ai compris. J’ai compris que mon sentiment de culpabilité à son égard me rendait incapable de ne pas intervenir. J’ai compris que mon incapacité à lâcher prise bloquait la réponse de l’Univers. C’était moi qui empêchais Dieu de venir à mon secours, d’effectuer sa magie. Ce même soir, j’ai pris la décision d’aider la cousine de ma mère selon mes capacités, et non selon ses besoins. Dès le lendemain, la magie de Dieu s’est manifestée : la cousine de ma mère m’a appelée pour m’informer qu’elle désirait être admise à la Maison Mathieu-Froment-Savoie.

Cette expérience de lâcher-prise m’a demandé du courage et de l’humilité : le courage de faire face à la peur de perdre le contrôle et à la peur de prendre contact avec ma culpabilité et, finalement, l’humilité d’avouer que j’avais atteint mes limites.

Lorsque l’on lâche prise de façon authentique et sincère, on ne connaît jamais à l’avance le déroulement des événements. Mais soyez assuré d’une chose : les événements seront toujours à la hauteur de ce que vous avez besoin de vivre et d’apprendre. Faites confiance à Dieu : IL saura vous accompagner dans votre lâcher-prise.

Les « spinners » : des jouets anti-stress, vraiment?

Les fameux « spinners », ces jouets qui connaissent actuellement leur pleine heure de gloire, sont-ils vraiment anti-stress? Permettent-ils vraiment de mieux se concentrer? Remplissent-ils vraiment leur promesse d’aider à contrôler l’anxiété et, de ce fait, peut-être, de favoriser également le sommeil?

Si vous connaissez la théorie de l’objet transitionnel élaborée par le psychanalyste Donald W. Winnicott, vous avez déjà une bonne partie de la réponse. En effet, selon la théorie de Winnicott, l’enfant se sert « d’objets transitionnels » pour conjurer son effroi du monde extérieur. En clair, il se sert de jouets pour calmer son anxiété devant l’inconnu. Ainsi, le jeune enfant pourra, par exemple, développer une affection indéfectible pour une peluche ou un doudou… et il aura bien du mal à s’en séparer, car c’est grâce à cet objet qu’il se sent davantage en sécurité et en confiance face à ce monde extérieur dont il ignore encore presque tout.

On peut étendre cette théorie à l’âge adulte. En effet, l’adulte n’aura peut-être pas de doudou, mais reproduira un comportement similaire avec son téléphone intelligent, son ordinateur, son marteau, son crayon, son pinceau, etc.

Somme toute, un jouet qui permet de capter entièrement l’attention d’un enfant a un effet calmant – que celui-ci soit une peluche ou un « spinner »… ce dernier obligeant l’enfant à focaliser toute son attention sur une action hypnotique, comme le font également le yoyo et la classique toupie, exemples parmi bien d’autres! Et, pour ceux qui s’attendent à ce que le « spinner » augmente la concentration des enfants en classe, cela dépend sur quel objet vous souhaitez que se porte ladite concentration! Car, en effet, un « spinner » en classe augmentera la concentration sur… le « spinner »! De sorte à faire complètement oublier le monde extérieur à l’enfant, en l’occurrence, le cours donné par le professeur! Il va donc sans dire que ce type d’exercice de « concentration » devrait plutôt se faire dans la cour d’école…

Quant au sommeil, le « spinner » peut-il y contribuer? En un sens, oui, comme toute autre activité hypnotique. Nous conseillons d’ailleurs souvent à nos clients de faire une activité hypnotique dans la pénombre s’ils n’arrivent pas à dormir la nuit… Cela peut en être une, à condition de ne pas choisir une version fluorescente ou lumineuse (surtout pas de LED, qui pourrait plutôt favoriser l’éveil), de ne pas être trop compétitif et d’être capable de lâcher prise quand la fatigue arrive. Il est effectivement préférable, pour s’endormir, de faire « spinner » un jouet que de laisser « spinner » son cerveau… Toutefois, en ce sens, des tas d’autres activités font l’affaire : il s’agit de trouver quelque chose de répétitif qui nous permet de nous concentrer sans penser, comme le tricot, ou même des activités loufoques inventées de toutes pièces, comme attraper des grains de riz avec une pince à sourcils! Vous pouvez inventer aisément votre propre méthode ou outil « anti-stress » en gardant simplement à l’esprit cette idée de concentration pour échapper au monde extérieur et de répétition pour engendrer une lassitude qui devrait favoriser l’apparition des signes annonciateurs du sommeil.

Il existe toute une gamme de moyens pour aider votre enfant, ou vous aider, à dormir! La réduction de l’anxiété passe d’ailleurs d’abord et avant tout par un bon sommeil. Des études ont même démontré que certaines personnes atteintes de TDA(H) arrivaient à en contrôler les symptômes uniquement par la prolongation de leurs heures de sommeil! S’il y a une chose à retenir, c’est certainement d’abord et avant tout que l’anxiété générale est grandement réduite quand on arrive à prendre ou à reprendre le contrôle de ses nuits!
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Guides pratiques : « Réapprendre à dormir naturellement » (Institut SOMNA, 2015) et « Apprendre à mon enfant à bien dormir naturellement » (Institut SOMNA, 2017).

Lettre d’amour à l’été

Belle saison tant chérie,

Nous t’écrivons ces quelques mots pour rendre hommage à ton éblouissante beauté que tu déploies avec une créativité infinie. Nous n’allons pas te le cacher : depuis longtemps, nous nous habillons le cœur pour ta venue et attendons le retour de ta lumière dans le quotidien de nos vies. Te voilà enfin, étirant la longueur des jours et éclaboussant le ciel d’une chaleur remplie de tendresse. Alors comment pouvons-nous nous rapprocher de toi afin d’entrer, nous aussi, dans ta danse si magnifique?

MARCHER. L’été, nous pouvons enfin marcher légèrement vêtus et laisser la douceur de l’air caresser notre peau. Lorsque la température extérieur se rapproche de celle de notre corps, une sensation émouvante de faire partie de notre environnement nous enveloppe. Les pores de notre peau s’ouvrent pour laisser entrer toutes les notes de la symphonie de l’été. Pendant qu’on marche, le mental se tait momentanément avec révérence et laisse place au ressenti du corps en mouvement. Osons aussi aller pieds nus… dans l’herbe fraîche, dans le sable fin, sur les roches et la terre humide. Marchons de tout notre être, embrassant affectueusement la terre avec la plante de nos pieds. Chaque pas n’est-il pas une occasion de laisser sur la planète notre empreinte de joie et de paix? Chacun de nos pas devient une offrande d’amour à la terre et nous rappelle immédiatement notre appartenance à cette nature vibrante.

OUBLIER. Et si, pour un moment d’éternité, nous arrivions à oublier le nom des choses? Car en apprenant les mots, peu à peu, nous avons commencé à nous méprendre, à penser que l’arbre est simplement un mot : arbre, alors que ce qui s’élève majestueusement, avec des bras qui embrassent le ciel et d’autres bras qui embrassent la terre, est un pur mystère. Le mot est utile, bien sûr, mais il n’est pas la chose. Le mot fleur ne nous dit rien de la délicate danse de l’ouverture de ses pétales ni de l’enivrement de son parfum unique. Il devient donc urgent de lever le voile sur des concepts que crée le mental qui est sans cesse occupé à étiqueter, à évaluer et à comparer. Sortir de notre tête nous permet de percevoir directement à partir d’un espace au-delà des mots. Lorsque le cœur regarde le monde, il touche immédiatement le tissu vivant de l’existence.

SE DÉTENDRE. Lorsque que tombe le voile des concepts fabriqués par le mental, un état de profonde détente nous gagne… une sensation paisible d’être ici dans le maintenant. Ce lâcher-prise est une grâce toujours accessible. Ce maintenant de l’instant présent est extrêmement important, car il est tout ce que nous avons et tout ce qui est réel. Lorsqu’on accorde peu d’importance à nos pensées, celles-ci nous abandonnent; elles s’éloignent et finissent pas se taire; nous plongeons malgré nous dans l’expérience de vivre. À prime abord, cela semble trop simple et presque insignifiant. C’est que la beauté de l’été est timide et a besoin de notre attention pour commencer à se dévoiler. Soyons bien attentif à nos perceptions sensorielles : le vent qui frémit dans les arbres et joue dans nos cheveux, la pureté du gazouillis des oiseaux et la sensation émouvante d’être en vie à chaque respiration. Soudain, il n’y a que la vie qui reconnaît la vie. Alors que se ferme le fossé qui nous sépare de notre expérience, nous nous retrouvons dans une profonde intimité avec l’instant. De là, notre relation avec notre expérience ne peut que se remplir d’amour. Cueillir le présent d’un seul instant est un pur miracle.

Cher été, merci de tes caresses qui parlent de l’amour de la vie pour la vie. Merci pour ta beauté qui reflète notre propre beauté. Merci de nous rappeler le chemin du retour vers le cœur de notre être, là où nous sommes pure présence. Merci de nous ré-enchanter. Comme nous t’aimons! Et c’est signé : les humains et humaines, frères et sœurs des oiseaux, des arbres et des ruisseaux.

Les bienfaits du coloriage

Les livres de coloriage gagnent en popularité auprès des adultes depuis quelques années. C’est ainsi qu’on trouve, dans le palmarès des meilleures ventes en librairie, des livres « anti-stress » qui présentent des dessins non enfantins, parfois même très complexes et exigeant beaucoup de précision. Pourquoi cet engouement pour le coloriage? Parce que les gens ont de plus en plus besoin de retourner au papier? Parce que le coloriage nous permet de prendre rendez-vous avec nous-mêmes? Et si ce n’était que la démarche et le plaisir qui comptaient?

Pourquoi colorier?
Le coloriage se pratique à notre propre rythme, où que nous soyons. À la maison, au bureau, dans un parc, nous n’avons besoin que d’un cahier et de crayons. C’est non seulement une activité peu coûteuse et facile d’accès, mais le fait de colorier ne nous place pas devant le même stress que lorsque nous nous trouvons face à une page blanche. Cela signifie que le coloriage ferait appel à notre créativité sans pour autant que cela nous mette de pression : nul besoin d’être un artiste pour savoir colorier.

Le coloriage est également un acte gratuit dont la seule finalité est l’instant passé à l’accomplir. Il se pratique seul ou en groupe et peut même combler les écarts entre les générations puisqu’enfants et grands-parents peuvent s’y adonner dans un moment de partage et de complicité. Le coloriage permet de se détendre, de se vider la tête et, pendant que nous nous concentrons sur le dessin et sur le choix des couleurs, cela crée un espace en nous comme en ceux qui pratiquent la méditation. Cette évasion nous détend et nous libère donc de la tension mentale. C’est peut-être ce qui expliquerait que cela nous aide à lâcher prise et à plonger dans l’ici et maintenant, mais aussi à nous connecter à notre monde intérieur, dans un état de pleine conscience.

Pour colorier, nous ressentons parfois le besoin de nous isoler afin d’entrer en relation avec nous-mêmes. C’est aussi une façon de retourner à l’enfance et au bonheur tout simple de mélanger des couleurs. D’ailleurs, cette explosion de couleurs sur la page nous donne la liberté de verbaliser nos émotions et de calmer nos angoisses. Ainsi, au terme de notre coloriage, en plus d’avoir maintenu notre mobilité fine, nous avons non seulement passé un bon moment, mais nous avons également amélioré notre estime de soi en commençant et en terminant une œuvre créative.

Quelques ouvrages

Claudette Jacques présente une collection de livres qui permettent d’explorer un thème en particulier au moyen de 15 mandalas à colorier. Chaque livre est un outil d’accompagnement pour diverses situations, comme la grossesse, le deuil, les enfants ou le pardon, et certains thèmes sont regroupés dans un seul ouvrage (Le Grand Livre à colorier des Mandalas). Dans son dernier livre, Mandalas pour expérimenter… Ho’oponopono, l’auteure propose des dessins mandalas explorant cette méthode ancestrale hawaïenne qui nous sert à libérer les mémoires qui encombrent notre subconscient. Les avantages de cette collection : chaque dessin est accompagné d’une réflexion sur le thème, et les lignes de chaque mandala sont très pâles, ce qui donne, au final, un résultat des plus spectaculaires.

Jardin secret : carnet de coloriage et chasse au trésor antistress. Johanna Basford en a vendu plus de 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Les dessins sont complexes, un peu fé­ériques et représentent des animaux, des fleurs et des jardins tous plus magnifiques les uns que les autres. D’une page à l’autre, c’est un projet qui commence, une aventure qui ne demande que les couleurs de notre imagination. Même si les dessins sont recto-verso sur chaque page, le papier résiste bien à nos « gribouillages » et même aux crayons-feutres. Un plaisir à s’offrir absolument du coloriage.

Pour ne pas alourdir le texte, les références seront fournies sur demande.

Autre référence : https://coloriages-enfants.fr/bienfait-coloriages-pour-enfants/

Être l’artiste de sa vie

Prenons un moment pour examiner la situation suivante : nous avons créé tout ce qui existe actuellement dans notre vie, de même que tout ce qui a déjà existé. Notre demeure, nos relations, nos loisirs, notre emploi, notre travail… tout. Si nous n’étions pas nés, rien de ce qui constitue notre vie n’existerait. Et tout cela à partir de rien, de zéro. Incroyable, n’est-ce pas? Mais comment avons-nous fait pour créer notre existence? Cherchons ensemble à le comprendre afin de créer dorénavant notre vie avec une plus grande conscience.

Il y a dans l’air du temps de nombreux malentendus à propos de ce que l’on appelle les lois de la manifestation. Si c’était clair, tout le monde pourrait manifester une Ferrari dans sa vie, et les rues seraient bondées de voitures de luxe. La première chose à débrouiller est la provenance de notre désir de création. Autrement dit, notre égo est incapable de créer, car ses actions, mues par la peur, ne sont pas liées à la réalité. C’est pour cette raison que toute tentative de création de richesse, de luxe ou de célébrité ne fonctionne pas. Par contre, l’âme, cette partie divine de notre être, nous relie directement et instantanément à la source de l’acte créateur.

Nous, les humains, cherchons depuis la nuit des temps comment suivre le courant singulier de notre existence. En retournant à l’intérieur de soi, dans cet espace de tranquillité, de détente et de sensibilité, nous pouvons ressentir ce courant. Il y a véritablement, à l’intérieur de chacun de nous, un mouvement de vie qui a une direction précise. Nous pouvons lire le courant de la rivière de notre vie, comme ceux qui font du canot de rivière et qui lisent les rapides. Comme si la vie en soi cherchait à accomplir ce qu’elle a à accomplir et qu’on lui accordait toute notre collaboration. Vue sous cet angle, la vie n’est pas notre projet. C’est plutôt nous qui suivons un projet de la vie. En entrant en syntonie avec le potentiel de vie, nous devenons consciemment des cocréateurs de l’univers. En devenant ainsi partenaires du divin, nous pouvons commencer à croire que tout est possible. Mais, dans le concret, comment cela se passe-t-il?

Lorsque l’âme souhaite quelque chose, elle est immanquablement dans l’amour, dans la joie, dans la paix, dans la santé, dans la bienveillance, dans le partage, dans la beauté… dans toutes ces vibrations positives. L’âme ne désire pas de la même façon que l’égo : avant tout, elle souhaite toujours le bien de tout ce qui est vivant. Créer, c’est formuler un vœu précis à partir d’un cœur pur, puis laisser à Dieu ou à l’univers les détails de sa réalisation. Le lâcher-prise est alors nécessaire pour ce qui est du moment où notre désir se manifestera dans la réalité et de la manière dont il le fera. L’une des clés essentielles consiste à créer à partir du positif et non du manque, car les lois de l’univers sont objectives. Si l’on crée à partir du manque (je n’ai pas d’argent, de conjoint, de travail, etc.), c’est ce qu’elle va fidèlement nous livrer. Cela explique les « patterns » dans lesquels nous nous trouvons parfois emprisonnés. Une seconde clé est l’importance de maintenir le niveau vibratoire de notre création afin de permettre sa réalisation. Il s’agit non seulement de garder espoir, mais de ressentir que tout est déjà en train de s’accomplir dans l’invisible. C’est comme si on lançait un boomerang du haut d’un édifice : il importe de rester sur le toit pour l’attraper lorsqu’il reviendra vers nous.

À chaque instant, notre désir de créer à partir de l’amour plutôt qu’à partir de la peur détermine ce qui se manifestera dans notre vie. En devenant en parfaite harmonie avec la vie divine qui nous habite, nous trouvons notre plein pouvoir divin de créateurs. Et en cessant d’aller à contre-courant, en suivant plutôt le flot de la rivière de notre existence, nous découvrons que l’univers nous donne au fur et à mesure tout ce dont nous avons besoin. Notre vie est véritablement une œuvre d’art en constante création.

Le toucher

Le « toucher ». À lui seul, ce mot est évocateur. Instantané.

Le Toucher… ment, il me connecte à mon monde intérieur, à mon rapport à autrui et à mon corps dans l’immensité de son besoin de contact physique, mais aussi dans son appréhension de ce même contact. Le toucher n’est jamais neutre. Il provoque souvent en nous une décharge émotionnelle puissante tout en nous donnant accès, inconsciemment, à une banque de données et d’informations dans laquelle sont stockés émotions, défenses, refoulements, plaisirs, souvenirs…; les traces indélébiles de notre histoire. Mais au-delà des souvenirs parfois souffrants liés au toucher, il est un besoin de l’être humain, de la naissance jusqu’en fin de vie.

Le toucher est partout. Nous palpons, manipulons, entrons en contact par le toucher avec les êtres vivants, les éléments et les objets. Le toucher est l’un de nos cinq sens indispensables à notre survie, un système d’alarme naturel qui nous permet d’estimer la dangerosité de l’environnement. Par le toucher, nous arrivons à déterminer la texture, la consistance et la température. Toucher est une nécessité capitale au même titre que se nourrir, respirer, boire, dormir. Et c’est par notre peau, grâce au toucher, que nous ressentons, aimons, détestons. L’être humain est un être de relation. Être touché est un besoin essentiel et existentiel pour le bien-être, la santé et la survie même. Le toucher est un besoin, pour soi et pour l’autre. Toucher et être touché. Offrir et recevoir des câlins, prendre une main, toucher une épaule sont autant de démonstrations qu’il fait bon recevoir et donner.

Lire sur le toucher et parler du toucher a fait naître en moi de nombreuses émotions. J’ai été confrontée à mon corps, à mon besoin de toucher et d’être touchée. J’ai découvert de façon encore plus significative mes résistances, mes blocages, avec comme conséquence un toucher parfois moins généreux dans l’intimité et mon accueil de l’autre souvent brimé à cause de mes blessures et de mes souffrances. Si derrière le mot « toucher » se cachent les mots émotion, ressenti, lâcher-prise, s’y cachent également les mots méfiance, ressentiment, retenue.

Pour chacun de nous, notre corps porte en lui des mémoires douces et douloureuses. Au fil de mes recherches, j’ai eu le grand bonheur de découvrir Christian Hiéronimus. Il a écrit plusieurs livres, notamment Le toucher, un art de la relation et La sensualité du toucher que je me suis procurés. On dit de lui qu’il est un poète du massage, un homme de cœur, de douceur et de tendresse et qu’il a les mots du chercheur spirituel. C’est aussi mon impression. Ses écrits sont un pur délice du début jusqu’à la fin. Lire ses livres, c’est se réconcilier avec la partie blessée de nous-mêmes, c’est comprendre les zones négligées de nos corps et vouloir s’offrir le toucher qui touche, sortir de l’anesthésie sensorielle pour apprendre ou réapprendre à percevoir avec nos mains, notre corps, notre peau tout entière.

Et puis la douleur physique, quand on est écorché vif, ça aussi fait partie du toucher, et c’est ce qui m’est arrivé le 6 septembre dernier, jour du mariage d’une de mes sœurs. Arrive le moment du lancer du bouquet de la mariée. Nous sommes quelques femmes derrière elle, enthousiastes et prêtes à emboîter le pas ou courir. Si vous avez vu le film Forrest Gump, vous vous rappelez sûrement de cette scène où Forrest se met à courir en entendant Jenny lui crier : « Run, Forrest, Run! » C’est ce que j’ai fait, j’ai couru. J’ai couru, j’ai trébuché et j’ai touché le sol brutalement. Dans ce cas-ci, je n’ai pas « touché du bois », j’ai plutôt été « piquée au vif » par l’asphalte rugueuse et granuleuse. Les plaies aux paumes des mains ont nécessité des bandages, réduisant ma poigne sur les objets, entraînant frustration. Oui, nul doute, la thématique du toucher se voulait présente.

Et puis, il m’aura fallu cette douleur pour me reconnecter à mon corps, car oui, il arrive que nous en soyons déconnectés, tout autant que lorsque nous touchons les objets; il arrive que nous soyons déconnectés et que notre toucher soit mécanique. En ce moment, vous tenez la revue entre vos mains; prenez conscience de la sensation de votre peau en contact avec le papier, de la température du papier et de sa texture. Est-ce agréable ou désagréable? Parce que je vous y ai invité, vous passez d’un mode mécanique à un mode conscient. Intéressant, n’est-ce pas? Une autre raison de dire que le toucher n’est jamais neutre.

Arrive le moment de vous souhaiter une lecture inspirante pour cette édition spéciale sur le toucher. Les auteurs-collaborateurs y ont mis leur touche personnelle et leur cœur. Puissiez-vous être touchés….

L’été, ses désirs et ses petits plaisirs

Tout le monde croyait que l’Été avait perdu la tête, car soudainement, sans aucun avertissement, il était devenu sans réserve et sans pudeur. C’est la faute du Printemps. C’est lui qui s’était montré le bout du nez trop tard. Les gens en avaient assez de ce froid interminable. Ce n’est pas étonnant qu’une fois que la chaleur est arrivée, la majorité d’entre eux se soient empressés d’enlever quelques épaisseurs pour exposer un peu de peau.

L’été a fait perdre la décence à plusieurs aussi. Il y a ceux qui enjambent leur cheval de métal et se laissent chatouiller par la vibration du moteur et ceux qui préfèrent les randonnées en vélos ou en patins à roues alignées, qui accueillent la fraîcheur et se laissent envahir par les odeurs de la nature en pleine reproduction. Les voisins et les amis, comme bien d’autres, se réjouissent à l’idée de mettre les doigts dans la terre pour préparer le jardin et les plates-bandes dans le but de recevoir des semences. Non, rien ni personne n’était à l’abri de la sensualité du printemps. Si le printemps était humain, il serait le Miley Cyrus des saisons : provocateur, instigateur, stimulant, renversant, bref, un sex-symbol! Choquant? Non, pas vraiment.

L’arrivée de l’été a réveillé les parties qui étaient engourdies par le gel de tous les êtres vivants : les plantes, les animaux et les humains. Les garçons ont mis leurs jeux vidéo de côté pour accorder une très grande importance à la musculation parce qu’ils savent que, si leurs bras sont durs comme le roc et que leur ventre a l’air d’une tablette Caramilk, ils se feront remarquer par les filles à la plage. Les filles se sont mises à des régimes et à des programmes d’entraînement afin de bien paraître en maillot devant les garçons.

Pourquoi ne pas tirer leçon des adolescents et se donner la permission d’oser, d’aller un peu plus loin, de devenir voyeur et exhibitionniste? Et si on se donnait le droit de s’amuser, de lâcher prise sur « ce que le monde va dire »? Et si nous étions libres d’exprimer notre créativité au travers de tous nos sens? Et si un univers de fantasmes pouvait devenir réalité d’un simple accord? Est-ce que ça ouvrirait un monde de possibilités? Il y a tellement de nuances aux probabilités de s’accorder le droit d’être totalement déraisonnable. Juste le fait d’y penser est excitant!

Malheureusement, nous associons trop souvent plaisir avec souffrance. Nous accordons trop d’importance à cette peur primaire qui nous hypnotise et qui crée des barrières entre nous et le bonheur. Pourquoi voulons-nous tant éviter les extravagances qu’offre la vie? La créativité, ça passe par la sensualité. Alors, jetez vos vieilles pantoufles dans le poêle à bois! Il est temps de retrouver votre spontanéité de jeunesse et de savourer pleinement chaque instant! Sortez vos froufrous et vos flaflas. Il est temps d’évoquer des sensations intenses, remplies de désirs et de romance. C’est le moment parfait pour s’extérioriser, se faire voir et s’offrir des petits plaisirs!

C’est l’été! Aimez-vous!

Fusionnez vos corps physiques avec vos corps émotionnels et spirituels. Faites l’amour avec l’amour. Mettez vos vieilles croyances de perversité derrière vous et permettez-vous de développer le plaisir de vos sens, d’apprendre à vous fusionner l’un dans l’autre et de vivre des sensations intenses et amoureuses. Permettez-vous de jouir d’une sensualité extravagante.

L’Été est loin d’avoir perdu la tête. Il s’est tout simplement laissé aller. Il veut que vous fassiez comme lui. Laissez tomber les « qu’est-ce que les gens vont dire? » et écoutez votre cœur. Réalisez vos plus profonds désirs et gâtez-vous.

Non, l’Été n’a certainement pas perdu la tête; bien au contraire, il a retrouvé toute sa tête et son chapeau aussi… ce sont ses petites culottes qu’il a perdues.

Le Watsu : l’art du toucher aquatique

Imaginez-vous être dans l’eau chaude, flotter en étant complètement soutenu… devenir le mouvement, partir loin au fond de soi, comme dans un retour aux sources de la vie…

Encore méconnu, bien qu’inventé dans les années 80 par l’Américain Harold Dull dans la source thermale de Harbin en Californie, le WATSU est la technique du shiatsu adaptée pour l’eau chaude, d’où son nom Wat(er Shiat)su qui se prononce « ouatsou ».

Cette technique a pour but un rééquilibrage énergétique puissant et permet d’accéder à une relaxation et un bien-être profonds. Elle peut également augmenter les bienfaits d’une thérapie ou accélérer la guérison d’un traumatisme.

Pratiqué dans un bassin d’eau chauffée à 36°C, donc proche de la température corporelle, le Watsu est une combinaison de mouvements doux, de bercements, d’étirements et de pressions sur les points d’acupuncture, comme dans le shiatsu.

Telle une algue en apesanteur, le corps flotte dans une eau délicieusement chaude. Dans l’eau, la colonne vertébrale est déchargée du poids corporel et peut être mobilisée d’une manière qu’il n’est pratiquement pas possible d’accomplir sur le sol.

Les séances se reçoivent en maillot de bain. Pendant que vous flottez grâce aux flotteurs placés aux cuisses et aux mollets, le praticien vous soutient au niveau de la nuque et du bassin. Une relation de confiance s’établit entre la personne massée, l’eau et le praticien. Vous êtes bercé, étiré, massé, vos yeux sont fermés, votre nez et votre bouche restent hors de l’eau, vos oreilles sont immergées.

Une fois que le praticien sent que la détente est complète et que le tonus musculaire baisse, il exerce des points de pression le long du dos, des omoplates vers le sacrum, ainsi qu’à l’arrière des jambes. Puis il étire les aponévroses, c’est-à- dire les structures fibreuses qui entourent les muscles.

Il se peut aussi que le lâcher-prise engendré par cette pratique fasse ressurgir des émotions enfouies, permettant l’introspection, car le Watsu, c’est une invitation à la rencontre de soi.

« C’est une thérapie émotionnelle du lien qui a le potentiel de permettre le relâchement de vieilles mémoires ou de traumatismes anciens qui refont surface et de guérir de profondes blessures de séparation. » (Georges Künzler, praticien et enseignant en Watsu.)

Le Watsu, c’est aussi un retour dans un monde liquide et chaud, un rappel à des mémoires prénatales; la connexion entre l’eau et l’origine de la vie étant incontestable.

Durant une heure et dans le silence, vous êtes porté dans l’eau dans une véritable danse aquatique qui vous conduira à la détente, à l’apaisement, à une paix intérieure. Bercé en ape­san­teur, vous entrez dans un état de relaxation et de détente totale et profonde.

Le Watsu touche la personne à tous les niveaux de son être grâce aux effets bénéfiques de l’eau chaude. Accompagné par le praticien, c’est un dialogue non verbal essentiellement plein d’attention, d’émotion, de douceur.

On dit également du Watsu qu’il apprend à mieux accepter son corps et qu’il harmonise le flux de l’énergie vitale Chi.

Le contact avec l’eau chaude et la liberté des mouvements, fait de ce massage l’un des plus relaxants parmi tous les massages existants.

Pourtant pratiqué dans le monde entier, le Watsu est peu connu au Québec et il n’existe qu’un seul endroit où vous pouvez l’expéri­menter : au SPA Eastman, dans les Cantons-de-l’Est. Alors, profitez de l’été pour vous y rendre!

Être touché est un besoin de l’être humain et le Watsu répond à ce besoin. À chaque fois que je tape « Watsu » sur Google, j’ai envie d’y être… je suis attendrie, conquise et émue. Watsu, le mot, déjà, est doux et glisse comme une caresse de l’eau sur la peau.