Comment effectuer des changements en soi… dans sa vie

Pouvons-nous accepter l’idée que nous n’avons rien à changer en soi? Nous sommes divins, nous sommes parfaits et notre soi possède toutes les qualités intrinsèques à sa nature divine : la bonté, la compassion, la générosité, la sincérité, l’honnêteté, la vérité, etc. Tout ce que nous avons à faire est de cesser de résister à qui nous sommes. Renversons la vapeur et utilisons notre énergie à faire grandir l’abandon et la confiance en notre soi divin et en l’univers.

La direction pour la manifestation de notre plein potentiel nous arrive de l’intérieur à tout instant, ainsi que l’énergie pour actualiser ces pas.

La première étape consiste à accepter de devenir qui je suis et à dire oui à l’expression de mon être créateur.

Une des raisons majeures pour lesquelles il nous est difficile de nous percevoir différemment et d’accueillir le meilleur dans notre vie est la culpabilité ou le ressentiment que nous entretenons face à nous-même. La culpabilité bloque l’éveil de conscience et l’ouverture à l’énergie du présent. Elle nous retient prisonnier du passé.

Ces sentiments résultent des erreurs et fautes que nous pensons avoir commises autrefois. Nous avons fait de notre mieux à chaque instant; nous avons agi selon notre perception et notre ouverture de conscience du moment. Tout ce que nous avons été, tout ce que nous avons accompli fait en sorte que nous sommes qui nous sommes maintenant… en train d’écrire cet article, ou en train de le lire! Tout devait se passer exactement comme c’est arrivé. Nous devenons qui nous sommes et nous sommes toujours à la bonne place au bon moment, en train d’accomplir l’action juste… qui nous amène au prochain moment, à la prochaine action, étant de plus en plus éveillés, conscient aimant.

Ainsi la seconde étape consiste à se pardonner. Tout ce qui s’est passé était nécessaire pour apprendre à pardonner! Se pardonner nous donne la permission d’être ce que nous choisissons d’être; nous donne le droit de disposer librement de nous-même, dans le présent.

Tirons une leçon de ces supposées erreurs du passé et commençons enfin à vivre en harmonie avec nous-même.

Prendre l’habitude de se pardonner nous amène à nous accepter, à laisser le meilleur émerger de nous. S’accepter fait en sorte que nous n’avons plus besoin de nous pardonner, parce qu’il n’y a plus de blâme, de condamnation.

Accordez à cette seconde étape une attention particulière. Passez en revue tous les événements ou situations du passé pour lesquels vous vous en voulez. Écrivez par exemple : « je ne me suis pas pardonné de »… ou « je m’en veux encore de »… ne négligez rien. Accordez-vous le pardon avec une grande compassion et toute votre sincérité. Ressentez profondément votre pardon. Puis enveloppez-vous de l’amour du Divin, à votre façon.

Plus vous prendrez l’habitude de vous pardonner, moins vous serez enclin à juger les autres. Car accepter les comportements d’autrui est l’indicateur de votre degré de bien-être et d’amour de vous-même. L’étape du pardon sincère envers vous-même étant accomplie, vous sentirez en vous une toute nouvelle liberté d’être.

L’étape suivante consiste à exprimer votre intention clairement et simplement (à voix haute de préférence) du changement désiré et à demander l’aide de votre soi divin et de l’univers. Exemple de formulation : « j’exprime l’intention de trouver un nouveau travail… (mentionnez les caractéristiques désirées) et je demande l’aide de mon soi divin et de l’univers (ou des êtres de lumière, selon vos croyances) pour savoir comment. Je vous remercie! ». Exprimez cette intention chaque jour pendant la période nécessaire pour convaincre tout votre être afin qu’il collabore entièrement à cette création.

Soyez ouvert et réceptif à toutes indications et signes intérieurs et/ou extérieurs. Agissez selon ces indications!

La quatrième étape consiste à appliquer cette vérité au changement désiré : « Tout ce sur quoi vous concentrez vos pensées s’amplifie en vous et dans votre vie ». Méditez profondément sur cette vérité. Observez votre vie et constatez-en la véracité.

Toute création s’effectue à trois niveaux : d’abord dans la pensée, puis par la parole et enfin par l’action. L’action complète la manifestation.

Face au changement que vous désirez, quelle est la nature de vos pensées? Vous désirez, par exemple, plus de prospérité dans votre vite. Concentrez vos pensées sur la prospérité ou sur la peur du manque? Par l’écrit, amenez au conscient toutes les croyances profondes qui disent que vous ne pouvez vivre la prospérité. Changez-les. Soyez reconnaissant pour tout ce que vous avez déjà. Cultivez des pensées d’appréciation pour les objets, les événements et les gens dans votre vie. Ce ne sont que quelques exemples pour concentrer vos pensées sur ce que vous voulez voir s’amplifier dans votre vie. Mais laissez votre soi divin vous surprendre par sa créativité et accueillez toutes les façons innovatrices qu’il va vous inspirer pour faire grandir en vous l’état de prospérité. Créez ensemble toutes sortes de moyens originaux et joyeux pour penser le plus souvent possible à la prospérité. Élaborez votre propre définition et manifestez-la!

Faites-en un jeu, une aventure de création, au lieu d’une tâche ardue et culpabilisante. Suivez la voie du moindre effort, du lâcher prise et de la joie.

L’étape suivante est de créer par la parole. Écoutez ce que vous dites aux autres! Parlez-vous en termes de prospérité ou de manque?

Vous allez enfin concrétiser le changement par des actions. Vous allez, par exemple, payez vos factures avec amour et appréciation, en remerciant d’avoir à votre disposition tout l’argent nécessaire pour les acquitter. Encore une fois, votre soi divin vous guidera envers les actions appropriées.

Restez en contact avec le changement désiré; évaluez régulièrement vos progrès et appréciez-les. Encouragez-vous! Félicitez-vous! Donnez-vous du support, soyez votre propre entraîneur(e)!

Vous êtes un être créateur illimité! Nourrissez votre esprit le plus possible de cette pensée. Il n’y a rien que vous ne puissiez changer en vous et dans votre vie, si vous y consacrez l’énergie nécessaire. L’univers vous supporte totalement. Je vous souhaite d’heureux et joyeux changements. Faites pour vous ce qui compte vraiment.

L’argent

Connaissez-vous beaucoup de gens qui entretiennent un rapport sain avec l’argent? En fait bien peu sont vraiment à l’aise avec l’argent. Soucis, inquiétudes, stress, comptes en souffrance, dettes impayées, pirouettes pour économiser, liberté réduite due au budget… Même ceux qui en ont beaucoup craignent de le perdre. Comment peut-on en arriver à danser… avec l’argent?

L’argent est perçu très négativement. Les jugements abondent. Il est sale. Il cause bien des maux, des querelles… On assiste au dévoilement de fraudes. On aime peu le commerce ou la vente. On refuse d’en avoir beaucoup, surtout en spiritualité car nous sommes détachés des biens de la terre! Finie l’époque où la spiritualité est associée au dépouillement et à l’ascétisme, où l’argent est vu comme impure. La dualité spirituel/matériel a fait son temps. De plus, l’être que je suis n’est pas conditionné par l’argent que je possède ou que je gagne.

L’argent est neutre. Il est une manifestation de l’amour comme tout le reste d’ailleurs, un véhicule d’énergie qui souligne l’échange. L’usage que nous en faisons et l’esprit qui anime nos gestes lui donnent une couleur (une odeur). N’empêche qu’on en a encore besoin pour vivre!

Notre relation à l’argent nous montre notre rapport à la vie, notre confiance fondamentale ou notre peur du manque, état viscéral de survie qui nous sert de moteur la plupart du temps. Juste de prendre conscience de nos choix motivés par la survie est tout un défi, tout autant que décider de stopper cette roue. Quitter la survie pour commencer à vivre implique une mort, moment où la roue s’arrête avant de repartir dans l’autre direction. Tel est le vrai sens de lâcher prise.

Les échanges

L’argent permet les échanges de biens, de services, de connaissances. On peut échanger aussi par d’autres moyens. Dans le passé il y a eu le troc. La végétarienne que je suis n’est pas intéressée par le troc avec des poulets d’où l’avantage d’utiliser des unités. Aujourd’hui existent des réseaux d’échanges dont : JEU, SEL, BECS, RÉEL et plusieurs autres à travers le monde. Ces groupements mettent en commun les offres et les demandes de leurs membres au moyen d’un bulletin mensuel. Les transactions se comptabilisent en monnaie locale : Heures, Points, Faveurs, selon l’organisation. Ces réseaux valorisent les ressources, les talents, les disponibilités de chacun qui sont une richesse pour d’autres. L’énergie y circule aisément dans la mesure où on s’implique.

La manifestation

Nous avons tous fait l’expérience de désirer une chose et de la voir se manifester peu de temps après. Il y a quelques années, je me suis retrouvée sans auto ni argent pour m’en procurer une autre. Il me fallait une voiture et je sentais qu’en deux semaines la situation serait réglée. Croyez-le ou non, quinze jours plus tard j’avais l’argent et… les clés. L’expérience m’a permis de prendre conscience un peu plus du processus de manifestation, source réelle de l’abondance. Une intention profonde, hors de tout doute, un état d’abandon et de foi totale en la Source, une écoute intérieure attentive et une vigilance quant aux signes extérieurs ont fait partie de mon apprentissage. Suivre mon senti, le mental au repos, aura été ma clé.

La vision

En anthropologie, on observe que les chasseurs cueilleurs vivent selon des valeurs particulières : « « À chacun selon ses besoins et de chacun selon ses moyens ». Nous en sommes bien loin en tant que civilisation évoluée, plutôt préoccupés par nos intérêts personnels.

Ma vision de la nouvelle terre (ascensionnée) est la suivante : à l’instar des chasseurs cueilleurs, chacun a ce dont il a besoin et contribue selon ses moyens. De plus, je pense que si chacun d’entre nous est en contact avec son énergie, sa source d’abondance (hors de la survie), il pourra donner ses surplus sans compter sachant qu’il aura accès à tout ce dont il a besoin.

Imaginez un peu un immense entrepôt où chacun dépose ses surplus et prend ce qu’il lui faut!

Imaginez vivre sans comptabiliser, sans commercer, donner simplement et recevoir du même coup! Ce n’est plus « Payer au suivant » (titre de film), mais plutôt Donner au suivant, pas juste à la télé, mais aussi dans notre vie de tous les jours.

Il ne sera plus nécessaire d’utiliser des moyens d’échange, car chacun offrira ce qu’il est, ce qu’il a et recevra ce dont il a besoin. On peut déjà le vivre maintenant, à toute petite échelle, avec notre entourage. Pourquoi pas!

Décembre, mois des bilans financiers… Je vous souhaite de vibrer la joie dans votre relation avec l’argent comme à l’audition d’une pièce musicale ou lors d’une randonnée en nature.

Vibrer la joie, partout, toujours.

Nous ne faisons que passer…

Notre vie est faite de rencontres. Mais les plus marquantes de notre vie d’homme ou de femme sont les rencontres d’amour. La perfection dans une relation d’amour n’existe pas. Il faut donc apprendre à renverser les moteurs, à renverser la vapeur. Aimer à partir de son centre, de son cœur. La rencontre est à l’intérieur de soi, pas à l’extérieur.

Là est tout le défi! Tous les enseignements ne servent à rien s’ils restent en l’air! La spiritualité n’a de sens que dans son expression au quotidien. En d’autres termes, comment être dans la conscience à tout moment et s’exprimer avec gentillesse, amour et compassion.

Dans la voie de la transformation, le quotidien est le meilleur test, loin des discours, des vœux pieux et des bonnes intentions. Transformer les poisons en miel, c’est cela l’alchimie. Lorsque le poison émerge, voilà le défi qui nous est donné pour éveiller la conscience. Et ce défi nous met directement en contact avec notre potentiel de l’éveiller pleinement. Pourquoi est-ce difficile? Parce que l’ego est toujours sur le chemin et que sa force malsaine pollue l’enseignement. C’est aussi à cause de cet ego que nous pouvons engendrer et engendrons de la souffrance.

Nous ne faisons que passer! Alors pourquoi ne pas décider, aujourd’hui, de redevenir libre d’aimer. Libre d’aimer sans limites, dans la totalité. C’est dans la légèreté et la totalité que le cœur s’éveille. Certes il s’agit d’un chemin peu fréquenté. Il demande juste de se promener dans la beauté, sans attentes et sans illusions. Mais les rencontres que l’on y fait sont sans communes mesures! Pendant la caresse, entre dans cette caresse comme dans une vie qui n’a pas de fin… Osho.

À voir le désœuvrement et la perte de repères sur la voie de l’amour de nombreux hommes et de nombreuses femmes, un constat sans équivoque : encore trop d’hypocrisie! Il y a un lourd bagage de frustration chez les hommes et les femmes. Bien souvent la sexualité dans notre société est axée sur la performance et non sur l’amour. Elle sert à évacuer la colère, la frustration, l’angoisse, l’anxiété. C’est à ce moment que la confusion s’installe entre sexe et sexualité. Et la peur d’aimer est apparaît!

En cette période de renaissance, une envie de vous rappeler les neuf portes de l’extase et surtout qu’aimer signifie, avant tout, un art de vivre. Au début de l’histoire, il convient d’accueillir le doute. C’est à ce moment qu’il faut choisir entre sécurité et inconnu. Ensuite, vient la confirmation du chemin, un signe vient confirmer ce que vous pressentiez. Apparaît ensuite l’écueil du destin, aller dans l’ombre et se relever. Intervient, alors, la mort de l’illusion, l’abandon de tout espoir. Il ne reste qu’à accepter. Cela amène à avancer les mains ouvertes dans l’espace du «  je ne sais pas ». Vous pourrez, alors, à ce moment déployer vos ailes pour, en toute liberté, aimer! Disparaître dans le vide et soudain vous éveiller. C’est alors que la rencontre du bien-aimé, devient possible; dans la même coupe, boire le même vin et partager l’ivresse. Se réjouir enfin dans l’union et s’agenouiller devant la beauté pour recevoir le cadeau!

Pour cela se souvenir que la vie humaine se résume en trois expériences culminantes : la naissance, l’orgasme, la mort. Ce n’est pas par hasard que toutes les expériences initiatiques s’apparentent à ces trois grands passages. Dans ces moments clefs, la force de la pulsion biologique nous oblige à lâcher prise. Dans ce lâcher-prise, à cause du bouleversement qu’il entraîne, notre conscience peut s’ouvrir et nous guider au-delà des limites corporelles et du mental. De ces trois expériences, seul l’orgasme a la possibilité de se répéter au cours d’une vie, ce sont donc des moments précieux! L’orgasme est un accès direct à la dimension énergétique de notre être, une porte vers la conscience. L’acte sexuel engendre la vie mais au-delà participe au mystère. L’union de l’homme et de la femme dans l‘amour crée une résonance entre le sexe et le cœur, dans cet instant sacré. Les partenaires ne font plus l’amour, mais l’amour se fait à travers eux. Ils sont, enfin, initiés au mystère de la vie.

Les coïncidences ou les joies du hasard

Selon le petit Robert, les coïncidences sont des événements qui arrivent ensemble, par hasard; des faits qui se produisent au même moment, dans l’espace et le temps, par synchronisme.

Einstein disait que « le hasard, c’est le nom que Dieu se donne lorsqu’il ne veut pas qu’on le reconnaisse. ». Le frère Philippe Devoucoux, qui a signé la préface du livre Marie de Magdala de Pierrette Brès, affirme que « rien n’est hasard, tout est providence de Dieu qui, à travers des visites, des rencontres, des circonstances, nous adresse autant de clins d’œil pour nous inviter à le suivre et à entrer dans sa ronde d’amour et de vérités. ».

Le phénomène des coïncidences me fascine depuis toujours. Il m’apparaît évident qu’elles sont l’expression du flot d’énergie universelle et du support constant de l’univers pour notre évolution.

Nous faisons partie d’un univers d’énergie dynamique où tout est relié. Nous sommes une expression de cette énergie. L’énergie universelle n’a qu’un objectif : nous guider et nous supporter inconditionnellement vers l’éveil, la conscience totale, l’expression de notre plein potentiel. Cette énergie est amour, bonté, compassion; elle répond toujours à nos attentes, prend la forme de nos pensées. Elle coule là où nous mettons notre attention, notre focus. J’aime ce que dit Sondra Ray à cet effet : Dieu, c’est de l’énergie ajustée à nos pensées!

Les coïncidences sont les réponses de l’univers à nos interrogations profondes aux demandes et aux besoins de notre âme.

Avez-vous observé comment les coïncidences provoquent toujours en nous un regain de vie, créent l’enthousiasme et la joie? Nous nous sentons tout à coup en communication avec notre âme, en harmonie avec l’univers!

James Redfield, que plusieurs connaissent par son livre La prophétie des Andes déclare que « le fait de devenir conscient de la réalité des coïncidences et d’être attentif à leur message et à leur signification constitue le premier pas pour évoluer de façon consciente et plus rapide. En nous intéressant aux coïncidences dans notre existence, nous comprendrons le véritable but de la vie humaine sur cette planète et la nature réelle de notre univers. ».

Les coïncidences, mystérieuses et excitantes, nous poussent vers notre destin. Nous sommes nombreux à être conscients qu’un indice inattendu, une rencontre fortuite, un rêve significatif, des paroles échappées par hasard constituent un message, une guidance, une direction, une opportunité potentielle de dépasser nos limites et d’avancer vers notre pleine réalisation.

Selon Peter, un ami, les coïncidences sont partout, à tout instant. Nous devons vivre dans le présent, le cœur ouvert, pour les percevoir.

Oui, en effet, mais comment devenir plus conscient du support de l’univers, de la direction de l’énergie? Comment participer plus consciemment à notre évolution et vivre notre vie comme une joyeuse aventure remplie de découvertes et d’émerveillement?

D’abord, voici les deux conditions principales nécessaires pour susciter les coïncidences dans notre vie :

Faire une demande sincère, profonde, associée à une forte charge émotive (émotion vive, désir intense).

Quand vous êtes dans une période de changement, d’incertitude, d’insatisfaction, remarquez comme votre désir d’une réponse est fort et provoque des coïncidences.

Concentrez-vous sur les demandes en rapport avec le plan d’évolution de votre âme… ex. : travail harmonieux, plus d’amour dans ma vie, équilibre, etc.

Demeurer dans un état d’esprit d’ouverture, d’attente positive et de lâcher-prise. (éliminer l’impatience, le contrôle, l’anxiété…)

Vivez le présent!

Expérimentez, jouez avec l’univers pour découvrir votre façon personnelle et unique d’être partenaire conscient avec l’énergie universelle.

Voici quelques suggestions pour expérimenter :

  1. Notez dans un cahier spécial vos questions clairement (une question précise par page).
    D’abord, prenez conscience des insatisfactions présentes dans votre vie. Quelle est votre préoccupation principale à ce point-ci? Réfléchissez à ce que vous voulez profondément.
     quoi votre âme aspire-t-elle? Posez vos questions dans le sens de comment?
  2. Notez les indices, les signes, les messages intérieurs et extérieurs, les coïncidences de la journée dans votre cahier, le soir.
  3. Glorifiez votre relation avec la vie, Dieu, l’univers, le patron; si vous n’êtes pas clair et en bons termes avec ce principe, comment pourrez-vous croire et accepter qu’il vous supporte?
  4. Lâchez prise sur votre besoin de contrôler; apprenez à faire confiance.
  5. Cultivez des pensées d’amour et d’appréciation envers les gens, les événements, la vie.

Le fait que vous reconnaissiez et appréciez les coïncidences les fera augmenter dans votre vie.

  • Faites ce qui vous incite le plus à aimer et vous apporte la joie.
  • Libérez-vous des croyances et des pensées qui vous empêchent de croire que vous êtes créateur!
  • Actualisez vos intuitions.
  • Restez en contact avec vos questionnements.
  • Suivez votre énergie personnelle en écoutant les messages de votre corps.
  • Décidez consciemment chaque matin dans quel état d’être vous voulez vivre cette journée et créez-le.
  • Gardez votre cœur ouvert comme un enfant.

Pour nous laisser porter par ce puissant flot d’énergie universelle, nous devons nous abandonner, faire confiance, car l’énergie répond selon nos pensées.

Notre plus grand défi est de croire, que nous sommes en sécurité, soutenu et aimé à tout instant, que tous nos besoins seront comblés. Tout l’univers concourt à notre plus grand bien!

L’énergie universelle, par l’intermédiaire des coïncidences, nous offre à tout instant l’occasion de vivre une vie facile, simple et joyeuse.

Apprenez la danse de l’énergie avec l’univers… les faux pas n’existent pas!

La mémoire émotionnelle et ses conséquences

Ouvrir sa conscience, c’est permettre à l’intelligence suprême de pénétrer en nous et de nous éclairer sur nos manques d’amour, de paix, d’abondance, de liberté, de santé et de compassion.

Tous, nous savons que, profondément, nous sommes des êtres d’amour et de lumière. Alors qu’est-ce qui nous retient ou nous empêche de réaliser cette conscience d’être amour et vérité? La mémoire émotionnelle.

La plupart des gens sont mal à l’aise avec eux-mêmes ou encore, sont effrayés d’écouter ce qui se passe en eux, de peur d’y découvrir des parties d’eux jugées inacceptables. La vérité, c’est que la plupart d’entre nous avons abusé de pouvoir. C’est pourquoi nous souffrons de culpabilité et tentons par différents moyens de garder secrètes ces expériences passées. Comme rien ne peut rester caché puisque nous créons notre réalité à partir de nos ressentis et de nos pensées, nous devenons ainsi prisonniers de notre non-acceptation ou de notre manque d’amour envers nous-mêmes.

Il est primordial de prendre conscience du mouvement de la mémoire émotionnelle parce qu’elle influence les pensées et les pensées créent notre réalité physique. Par ailleurs, nos créations produites par nos pensées et soutenues par notre centre émotionnel viennent nous refléter notre moi souffrant.

Je ressentirai alors exactement ce qui vibre en moi. Si c’est de la tristesse, la tristesse sera présente chez les gens autour de moi et aussi dans mes activités. Si c’est de la colère, la colère sera présente chez les gens autour de moi, et aussi dans mes activités et ainsi de suite. C’est comme tourner autour du pot autrement dit, avoir peur de dire la vérité. Plutôt que de réagir au monde extérieur, il est préférable de bien identifier les différents miroirs t cibler les émotions à libérer et les pensées à transformer.

Existe-t-il des moyens efficaces pour contrer toutes ces créations qui rendent la vie si pénible et si lourde parfois?

Oui, fort heureusement il en existe plusieurs. Cependant pour avoir accès à ces moyens, il est essentiel de s’ouvrir à l’amour et sa lumière. Avec l’amour vient plusieurs moyens comme : l’accueil, l’ouverture, la compassion, le lâcher-prise, le non-jugement, la confiance, la patience, l’abondance, la santé, la liberté et plusieurs autres. À nous de les découvrir au fur et à mesure que l’amour prend de l’expansion dans nos vies. Pour reconnaître l’amour, je dois expérimenter l’amour.

Mais par où commencer direz-vous? En s’aimant soi-même. Comment? En se respectant. Premièrement, s’exercer quotidiennement à ressentir le langage émotionnel et décoder ses messages. Par exemple : quelqu’un me propose une activité, je ne me sens pas très en forme, mais je suis incapable de refuser. Par conséquent (par amour pour moi) je questionne l’émotion qui m’empêche de dire ma vérité. Peut-être que j’aurai comme réponse que ce n’est pas poli de refuser une invitation (croyance) ou encore si je refuse, peut-être que cet ami ne me rappellera plus (peur d’être abandonné).

Dans cet exemple, les choix possibles sont : soit que je réalise ma croyance et que je choisisse de la conserver ou l’abandonner. Si je choisis de l’abandonner, je prends conscience que je choisis de me respecter (m’aimer) et si je choisis d’y répondre, je choisis de me nier (me rejeter).

Il est essentiel ici, de ne pas se juger, que j’opte pour l’un ou l’autre des choix, je m’accepte tel que je suis.

L’amour ne juge pas!
Toutefois, prendre conscience ici, que la peur d’être rejeté est activée par le rejet intérieur de ma vérité. C’est comme si je résistais à ma propre lumière et ensuite dans mes expérimentations (forcées), je ressens différents malaises et j’en arrive à croire que je suis abandonné et à supplier le ciel de me donner de l’amour. L’amour est vérité! Et c’est uniquement par la vérité avec moi-même que je peux renouer avec l’amour qui a toujours été présent.

L’important ce n’est pas d’être soumis ou insoumis à des croyances, mais plutôt de se respecter de l’intérieur. Lorsque je ne me sens pas l’énergie de répondre à une invitation, l’amour m’invite à dire la vérité à cet instant précis. Si le doute m’habite, il est sage de dire à la personne que l’on prendra quelques instants pour y réfléchir et faire cette mise au point sincèrement avec soi-même. Ensuite, informer la personne franchement sur notre décision.

Le deuxième point à développer, c’est la maîtrise des formes pensées. Une façon très simple de maîtriser les pensées, c’est de stopper celles qui ne correspondent pas à mes aspirations profondes. Lorsque se présente une pensée limitée ou négative, je dis : stop! Cette pensée ne correspond pas à mes buts élevés; et je tourne mon esprit plutôt vers des pensées d’abondance, de réussite, de paix, etc. puisque je suis un être d’amour illimité.

Un troisième point à rajouter est celui de laisser l’intelligence se manifester naturellement. C’est-à-dire de ne pas entretenir d’attentes, mais plutôt rester le cœur ouvert et rempli de reconnaissance pour toutes les manifestations réalisées dans le lâcher-prise et la confiance absolue. L’univers est bon et bienveillant!

Comment accéder à l’amour de soi?
Premièrement, cela doit être un choix conscient. En affirmant que dorénavant l’amour est ma motivation essentielle de vivre, consciemment j’affirme : je m’accepte tel que je suis maintenant. Je pratique l’amour sans tarder ici et maintenant. L’accueil et l’acceptation de soi sont comme un soleil ardent qui permettra à toutes les énergies denses ou lourdes comme la colère, la jalousie, la peine, etc. de se dissoudre. J’imagine chaque énergie négative comme une glace et l’accueil, comme un soleil; alors je visualise cette glace (énergie dense) se dissoudre sous la chaleur de l’acceptation (énergie subtile).

Cette pensée : je m’accepte tel que je suis maintenant répétée plusieurs fois par jour, et je te suggère même de l’écrire et l’afficher à plusieurs endroits pour ainsi y revenir souvent durant la journée, transformera ta vie. Pour activer le processus, utilise cette affirmation vis-à-vis des autres aussi. Je t’accepte tel que tu es maintenant. L’autre recevra énergétiquement cette acceptation et l’aidera à s’accueillir. Si tu choisis de lui faire ce cadeau, fais-le dans l’amour inconditionnel, c’est-à-dire sans attente. Ensuite, ouvre-toi pour recevoir cet amour multiplié qui te reviendra. Puisque l’univers fonctionne ainsi tout retourne toujours à la source.

En t’accueillant et t’acceptant, tu ressentiras rapidement un changement vibratoire. Lorsque tu ressentiras cet apaisement intérieur sous forme de paix et de sérénité, ajoute cette autre affirmation : je suis amour inconditionnel. Utilise toujours les affirmations au temps présent. Laisse aller ton imagination et tes rêves les plus chers en créant toutes les affirmations qui t’élèveront en pensée, en ressenti et en réalisation.

En terminant, j’aimerais préciser ceci : à chaque nouvelle création, par exemple, si tu désires plus d’argent, plus de temps, plus de connaissance, etc. termine toujours ta demande par : Je désire…, pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Voici un exemple : Je désire changer d’emploi pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Ainsi tu crées en résonance avec la suprême volonté divine.

Car telle est la suprême volonté, tes créations respecteront tes besoins et ceux des autres. Aucun déséquilibre ne sera engendré en restant proche de ton bien-être et de celui des autres puisque telle est la vibration de l’amour, bienveillante et respectueuse pour tout ce qui est.

Bonne démarche de libération! Dans la vibration de l’amour réalisé.

Feng shui et le grand ménage!

Le Feng shui est de plus en plus répandu. Pour certains, ça demeurera une mode de décoration ou d’aménagement harmonieux de nos maisons. Mais pour les personnes plus sensibles à l’énergie qui les entoure, le Feng Shui fera partie intégrante d’une qualité de vie au même titre qu’une saine alimentation.

Cette vieille science chinoise issue du Taoïsme nous enseigne que notre environnement influence fortement notre vie et notre destin. En appliquant les principes Feng Shui, nous favorisons la circulation de l’énergie vitale et améliorons de façon positive les divers secteurs de notre vie : amour, santé, richesse, etc.

Un des premiers principes, pour ne pas dire le plus important, est l’ordre.

Tout ce qui nous entoure, objets, meubles ou autres, est vibratoire et influence notre propre taux vibratoire; nous y sommes reliés comme par un fil énergétique. Partant de cette compréhension, il est simple de sentir à quel point il est primordial de faire le ménage de ce qui nous entoure avant même de réaménager nos maisons ou d’y installer des cristaux ou miroirs ou autres trucs qui accentuent l’énergie (positive ou négative).

  1. Commencez par faire le ménage de vos garde-robes, tiroirs, armoires de rangement, garde-manger, etc. et débarrassez-vous de tout ce qui n’est plus totalement en harmonie avec vous. Tout ce que vous n’avez pas porté ou utilisé au cours de la dernière année devrait disparaître.
  2. Les au cas où : ces objets, en plus de ne plus servir, créent de la stagnation d’énergie.
  3. Les souvenirs ou cadeaux reçus : assurez-vous que lorsque vous regardez ces objets, ils vous donnent de l’énergie au lieu de vous en prendre. S’ils vous retournent dans le passé, que vous vous sentez nostalgiques… ou si parce que tante Georgette s’annonce en visite, vous ressortez son cadeau de noces pour ne pas l’offusquer… débarrassez-vous-en. Faites place au présent, au nouveau.
  4. L’ordre au quotidien : lorsque vous avez terminé d’un objet, rangez-le à sa place, ça donne la satisfaction d’avoir terminé une étape et ça permet de le retrouver facilement. Vous avez des enfants? Que le rangement devienne partie intégrante du jeu et faites-leur grâce de ne plus les entourer de montagne d’objets et de jouets… D’ailleurs vous avez sûrement remarqué que les enfants utilisent toujours les mêmes jouets pour une certaine période et n’y reviennent plus. Ils sont friands du moment présent.
  5. Entourez-vous de choses vivantes : plantes, petits animaux…
  6. Faire un avec ce qui vous entoure : lorsque le gros du ménage est fait, assoyez-vous tour à tour dans chacune de vos pièces et sentez-y l’énergie, observez chaque objet et écoutez votre énergie. Est-ce totalement en harmonie avec vous? Est-ce agréable pour la vue, le cœur, le toucher? Pour les adeptes de la radiesthésie, à l’aide d’un pendule, vous pouvez vérifier le taux de résonnance entre vous et l’objet.
  7. Lorsque vous vous sentez en parfaite harmonie avec ce qui vous entoure, vous pouvez installer cristaux et miroirs qui stimuleront cette belle énergie.

Bravo! Ça demande du courage de faire le grand ménage, ça demande du lâcher-prise, mais c’est tellement libérateur que vous y prendrez goût. En plus de libérer, le grand ménage accentue et fait circuler l’énergie vitale; préparez-vous pour du bon changement!

Une règle d’or : moins c’est plus! L’énergie aime circuler.

Lâcher prise

Lâcher prise ne signifie pas arrêter de se soucier des autres, mais refuser d’agir à leur place.

Lâcher prise, ce n’est pas de me détacher, mais c’est de me rendre compte que je ne peux diriger quelqu’un d’autre.

Lâcher prise, ce n’est pas enseigner à autrui, mais c’est lui permettre d’apprendre les conséquences de ses actes.

Lâcher prise, c’est admettre son impuissance, ce qui signifie que le résultat ne dépend pas de moi.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de changer ou de blâmer quelqu’un d’autre, je peux seulement me changer moi-même.

Lâcher prise, ce n’est pas s’occuper de quelqu’un, mais s’intéresser à quelqu’un.

Lâcher prise, ce n’est pas décider pour autrui, mais c’est d’être un soutien.

Lâcher prise, ce n’est pas juger, mais permettre à un autre d’être un être humain.

Lâcher prise, ce n’est pas essayer de déterminer tout ce qui va arriver, mais c’est permettre aux autres d’influer sur ce qui va leur arriver.

Lâcher prise, ce n’est pas être protecteur, mais permettre à un autre d’affronter la réalité.

Lâcher prise, ce n’est pas renier, mais c’est accepter.

Lâcher prise, ce n’est pas harceler, gronder ou argumenter, mais c’est chercher mes propres défauts et les corriger.

Lâcher prise, ce n’est pas adapter toutes choses à mes désirs, mais c’est prendre chaque jour comme il vient.

Lâcher prise, ce n’est pas diriger et critiquer autrui, mais essayer de devenir ce que je rêve d’être.

Lâcher prise, ce n’est pas regarder le passé, mais grandir et vivre pour l’avenir.

Lâcher prise, c’est craindre moins et aimer davantage!

Auteur inconnu

Tout est passage…

En écrivant ceci, « Tout est passage… », je n’invente rien. De grands sages et des plus petits ont médité sur ce thème ainsi que des auteurs contemporains importants tels que Marie-Madeleine Davy, Christiane Singer, Jacqueline Kelen, Jean-Yves Leloup et tant d’autres. Certains livres des plus accessibles font aussi du passage un thème récurrent, si nous voulons bien ouvrir les yeux, pratiquer le langage du cœur, et lire l’essentiel, qui n’est pas toujours invisible, n’en déplaise à Monsieur de Saint-Exupéry. Pensez par exemple aux nuages qui viennent et qui disparaissent, aux ciels du soir, illuminés par un soleil qui s’endort lentement, aux autos qui sillonnent les autoroutes, aux joies et aux peines éprouvées, à la jeunesse, et j’en passe…

Le jour où nous saisissons dans nos réalités quotidiennes l’éphémère de nos angoisses, des plaisirs, de nos réussites et de nos échecs, la vie se transforme radicalement et j’ose dire, pour le meilleur. C’est d’une plate évidence diront certains, d’autres rétorqueront qu’il est inutile de s’arrêter à de telles réflexions. Et pourtant le malheur souvent surgit de cette impossibilité à accepter la vie comme elle se présente, dans ses habits du dimanche ou tout en guenilles. L’idée de toute-puissance et d’infaillibilité est tenace chez l’homme, le désir de demeurer en haut de l’échelle reste indomptable et de là ces déceptions, ce sentiment d’avoir raté quelque chose ou de vivre dans le remords. Faut-il donc dans ces circonstances cesser de désirer, de lutter, d’espérer ou de jouir de nos bons coups? Bien au contraire dirais-je. Il s’agit plutôt de tendre vers l’harmonie des contraires, de chercher l’équilibre, d’éviter en autant que faire se peut la culpabilité, de cesser de se réjouir du malheur des autres et de comprendre un jour que la vie ne se limite aucunement aux réussites matérielles, au pouvoir, en contrôlant ou en ayant l’illusion de contrôler l’incontrôlable. Réussir à accepter par le lâcher prise, avec courage et détermination, qu’il y a plus grand que nous, procure non pas un sentiment de liberté mais une liberté réelle. Demander à ceux et celles qui ont expérimenté ce chemin, insistez, car en général ces gens sont discrets et plutôt silencieux!

Et ce qui m’apparaît encore plus important, faites-en vous-mêmes l’expérience.

Voyez comme nous sommes loin de la soumission et de cette tendance généralisée à se prendre pour des victimes. Nous parlons ici d’autonomie, de cheminement, de joie profonde et d’un bonheur certain.

Nous pourrons ainsi accueillir et profiter délicieusement de l’automne qui vient, nous pourrons mieux apprécier les rencontres, profiter du moment présent et saisir d’un air heureux que tout est passagesauf l’éternité!

La puissance du lâcher prise

Ce matin-là, je devais me rendre à la gare d’autobus, les bras remplis de bagages : une valise sur roulettes, un sac à dos rempli de souliers et une boîte de métal importante. Tout était massif et pesant pour mon dos, mes épaules, mon corps. Je pris d’abord le tramway pour me rendre jusqu’au Subway (métro de Toronto) le plus proche. Les corridors menant à l’embarquement me paraissent longs de plusieurs kilomètres. J’avais soif! J’avais chaud! Je sortis du métro pour marcher dans la rue, dans le froid, jusqu’à la gare. J’achetai mon billet et m’assis sur un banc en attendant le départ.

C’est sur ce banc que je réalisai que le sac à souliers était ouvert et… il manquait un soulier. Malheur! Ces souliers étaient tout neufs! Je les aimais tellement! Ce n’était pas possible! La rage au cœur, je tournai en rond! Je détestai la vie!

En jetant un coup d’œil sur ma montre, je réalisai qu’il restait vingt minutes avant le départ de l’autobus. Sans trop réfléchir, je repris tous mes bagages sur mes épaules et dans mes bras et décidai de rebrousser chemin pendant dix minutes et de revenir. J’aurais au moins fait un petit effort pour retrouver le fameux soulier perdu.

L’effort ne fut pas moindre. Les bagages étaient de plus en plus accablants. La fatigue et la rage les avaient alourdis. Je sortis de la gare scrutant les moindres replis sur le trottoir, sur les rues, sur les bords de trottoirs, sur les pelouses environnantes. Je n’étais que yeux! Je me rendis jusqu’à la station de métro sans succès. Aucun soulier!

Tout à coup, une étrange sensation me traversa. Je me mis à penser autrement. La rage avait disparu. Je me disais :

  • Si j’ai perdu ce soulier, c’est qu’il y a une bonne raison que je ne connais pas encore. Mieux vaut oublier ce soulier… La vie continue…

J’avais lâché prise, totalement. Puis, lentement, je rebroussai chemin vers la gare pour prendre l’autobus.

Sur ce même trajet, j’aperçus, sur le mur d’un édifice voisin, une lumière qui projetait ses rayons en formant un grand cercle éclairé sur le sol. Et, au centre de ce cercle, gisait… mon soulier. Je remerciai!

Victor, Toronto

Ma recherche « intérieure »

« Chacun d’entre nous est porteur d’une dualité et se débat, de façon constante, entre : l’être et l’analyste. L’être en nous n’a pas de contrôle sur les traces d’expériences de vie heureuses ou malheureuses imprégnées dans son inconscient.

Donc, les choses qui nous émerveillent viennent nous « chercher » et nous toucher au même endroit que celles qui nous blessent, tant l’ébahissement provoqué par une image ou une parole heureuse que la tristesse éveillée par une image ou une parole malheureuse qui nous prend par surprise. Ces émotions sont sollicitées par des expériences que notre inconscient a gravé à notre insu dans notre mémoire.

Et dans les deux cas, cette « surprise » nous laisse sans défenses, car elle fait fi de l’analyse que nous nous évertuons habituellement à faire de toute chose, de tout sentiment.

L’analyste en nous a peur de perdre le contrôle. Mais le contrôle est-il garant d’expériences de joie ou, au contraire, n’est-il pas le facteur principal de leur annihilation? Et, non négligeable, l’effort pour préserver ce contrôle ne vient-il pas plutôt nous priver alors de moments de bonheur profond que seul l’exercice du lâcher prise peut libérer? Car en plus de nous soulager d’aucune façon, l’analyse et le contrôle, étant donné le peu de joies qu’ils procurent, font de nous des prisonniers de la vie, d’éternels insatisfaits, nous qui, paradoxalement, sommes en quête perpétuelle d’expériences s’approchant de l’illumination que seul peut atteindre un être dégagé de toute l’analyse qu’il fait des choses auxquelles, à tort, il s’identifie. »