Le bonheur et la sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » [1] Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis » ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables. » [2]

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Un des préceptes premiers de la philosophie orientale est de reconnaître une grande distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; qu’on l’admette ou non, quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre, que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à comprendre la nature de l’expérience humaine. Nous questionnons la réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la vraie réalité? Est-ce que mes plans et projets m’ont procuré stabilité et bonheur?

Ce questionnement nous mène à la réalisation que si nous prenons du recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons qu’au cœur de notre être réside une réalité merveilleuse dont la nature est paix et satisfaction.

Et cette réalité est toujours présente, dans notre essence.

Les formes vont changer. Mais l’endroit paisible en nous, derrières pensés et idées, est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. De ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existent. Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce à l’étude de la philosophie et aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur se retrouve dans le moment présent, qu’il réside au cœur de notre propre existence. Le bonheur est ici et maintenant. Pas demain. Ni dans vingt ans à notre retraite. Mais maintenant! À regarder les flocons de neige, la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler l’émerveillement inhérent à chaque instant.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers une vie mieux équilibrée et satisfaisante.

  1. Robert Louis Stevenson, Écrivain écossais (1850-1894)
  2. The Deeper Dimension of Yoga, Georg Feuerstein, p. 101

Bonheur et Sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » – Robert Louis Stevenson, écrivain écossais (1850-1894)

Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ».

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Tout d’abord, il faut reconnaître une distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à mieux nous comprendre. Nous questionnons notre réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la « vraie » réalité? Comment atteindre de la stabilité dans mon bonheur?

Ce questionnement nous mène au recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons que les formes, les désirs, les émotions, tout change. Par l’entremise de périodes de méditation cultivée, nous saisissons qu’il y a un endroit paisible en nous, une dimension de calme et de repos qui réside derrière pensées et idées. On peut la rejoindre en tout temps, car elle est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. Il ne s’agit donc pas d’accumuler des biens, des relations, de l’argent, et même du succès. On réalise que le recul mène au bien-être. Et de ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont enfin perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe.

Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur n’est pas très loin, qu’il n’est pas ailleurs, mais qu’il se trouve dans le moment présent, au cœur même de notre être. Lorsqu’on entame la pratique de la méditation, on découvre en nous des tas de choses. Il est bon de regarder objectivement en soi. De saisir nos tendances à la négativité, à nous abaisser, à broyer du noir. Puis on apprend doucement à prendre du recul, car on sait qu’en soit le bonheur existe. Pas dans vingt ans, ou plus tard. Mais maintenant! À regarder la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler la douceur d’une brise, on apprend à goûter à la vie pleinement.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers un calme bonheur qui sera toujours avec nous.

Le sanskrit : Le langage de l’âme

« La cosmologie contemporaine (l’étude de l’univers considéré comme un tout ordonné) nous parle du moment originel de la création. Je propose qu’on appelle ce mont le « Grand son » (big ring), car l’ancien terme (big bang) est à l’image de la violence et du bruit de notre culture. Le son, la réverbération de cette première note, est la création, dont l’expansion et l’écho n’ont cessé depuis lors, se réverbérant jusqu’à ce jour. » – David Hykes, The Harmonic Choir

Assis en cercle autour d’un feu de camp, près d’une caverne dans les hautes montagnes himalayennes, des anachorètes répétaient des sons, des mantras, créant une atmosphère introspective. Les yeux fermés, il se concentraient sur la source même des pensées et du son pour la réaliser. Ils découvrirent qu’à l’origine de la matière était une vibration, un son : Aum (qu’on épelle aussi : OM). Que tout émanait de cette vibration, si subtile qu’elle ne peut être perçue que par ceux qui possèdent une nature introspective. Ces ascètes découvrirent de cette écoute, de cette extrême concentration une paix intérieure insurpassable, un sens d’universalité, de spiritualité véritable. Ils communiquèrent ceci par des sons plaisants, calmants, riches en sens. La langue sanskrite était née.

L’existence possède des principes éternels, non pas au niveau de la culture, de l’époque, des individus et de leurs particularités, mais plutôt au niveau de la vie, de la nature humaine et de ses mécanismes le plus essentiels. L’essence ne change pas, bien que des milliers d’années sont passées. Et les techniques pour parvenir à la réaliser demeurent identiques. On peut donc dire sans se tromper que le sanskrit s’adapte parfaitement à notre époque.

Étant une langue parfaitement scientifique, le sanskrit possède des sons qui mènent à de profonds états de méditation, de détente et de bien-être. C’est ainsi qu’on peut les utiliser. Ces sons calment le système nerveux et permettent à l’esprit humain de se concentrer. Des études scientifiques ont confirmé ceci. En 1974, par exemple, une étude entreprise par une équipe de chercheurs de l’université de Chicago, The Pritzker School of Medecine, a prouvé que la méditation avec mantras a des effets notables, tels que :

  • Le décroissement de l’hypertension.
  • Le décroissement de l’anxiété.
  • Le décroissement du besoin de tranquillisants et de drogues contre les angines.
  • Le décroissement de l’insomnie.
  • L’amélioration du sommeil.
  • L’amélioration des relations humaines, interpersonnelles ou sociales.

Des milliers d’années après avoir été créé, la langue sanskrite demeure toujours efficace.

L’alphabet Dev Naagri qu’ils développèrent jadis est composé de seize voyelles et de trente-six consonnes; donc de cinquante-deux sons, bien distincts. Ces sons s’entremarient harmonieusement, en faisant une langue qui se chante facilement, et qui engendre tout naturellement une atmosphère de méditation et d’ouverture d’esprit. De braves grammairiens, dont Patanjali lui-même (l’auteur du système du « yoga ») ont établi les lois de la grammaire sanskrite. Mais ils ne perdirent pas de vue l’essentiel, la vie elle-même, et firent que chaque mot comprenne un vaste sens, difficilement représenté par les langues contemporaines. Étudier les mots sanskrits, en soi, consiste à remettre en question tous nos concepts acquis et à se mettre à réfléchir. La vérité se perçoit directement, car elle est en nous. Voici une des pensées premières du sanskrit.

Prenons par exemple le mot Yoga (ce mot ne possède comme terminaison qu’un très petit « a ». Il devrait se prononcer un peu comme le mot vogue, il faut donc prononcer : yogue; nous écrirons ici Yog, sans « a », pour plus de précision). Étymologiquement, le terme yog dérive de la racine yuj « lier ensemble », « unir ». Il faut partir du yog « classique » exposé par Patanjali dans son célèbre traité des yog-sûtras pour comprendre la position du yog dans l’histoire de la pensée indienne. On présuppose une rupture avec notre être intérieur, avec lequel nous désirons nous réunir. Le yog a pour but d’unifier l’esprit, d’abolir la dispersion et les automatismes qui caractérisent la conscience profane. Le yog n’est pas seulement caractérisé par son côté pratique, mais aussi par sa structure initiatique.

Le yog se définit par le titre de ce système philosophique : Patanjali Yog Darshan. Il ne s’agit pas d’un système philosophique typique, au sens occidental, car le darshan vient de la racine drsh : voir, contempler. Bien que l’expérience directe, la perception de la réalité est l’objectif de ce système, il possède aussi des groupements coordonnés de notions des plus utiles et inspirantes pour le méditant. Les yog-sûtras de Patanjali consistent en quatre chapitres. Le premier, contient cinquante et un aphorismes (sutras), le Samaadhi Paad, chapitre sur l’extase yogique, sur l’essence du yog. Le deuxième chapitre comprend cinquante-cinq aphorismes et se nomme le Saadham Paad, les techniques du yog. C’est dans ce chapitre que Patanjali soulève les exercices de yoga tant connus, qu’il nomme le Hatha yog. Ce sont des exercices qui ont pour but d’assouplir le corps humain et d’équilibrer les énergies de feu et de froid (Ha : le soleil, Tha : la lune) qui s’y trouvent. Une série d’exercices des plus efficaces furent ainsi développés. Le troisième chapitre, de cinquante-cinq sutras, traite des pouvoirs, voies externes du yog. Enfin, le quatrième et dernier chapitre, le Kaivalya Paad (Kaivalya signifie la réalisation absolue, la vie universelle) possède trente-quatre versets. Il est intéressant de noter que le mot sutra signifie aussi une ficelle, une corde, une courroie sur laquelle nous grimpons métaphoriquement pour rejoindre la source du principe émis.

Le sanskrit signifie « parfait », terme à l’opposé de Prâkrit qui signifie : « peu soigné, transitoire ». Le sanskrit parle le langage de l’âme. Prâkrit se tourne vers le matérialisme, oubliant l’aspect essentiel de notre être qui est permanent, donc parfait, car il ne change jamais. Notre être intérieur demeure stable et paisible, séjournant au-delà des fluctuations de la nature humaine. Rajouter une dimension spirituelle à notre vie quotidienne nous permet de vivre une vie complète.

Je vous invite donc à explorer cette science introspective élaborée par des individus qui méditèrent de longues années dans le silence. Ils saisirent la nature humaine directement, libre des projections conceptuelles de la science humaine. Ce n’est pas une voie privilégiée, mais plutôt quelque chose de naturel, voire d’essentiel à notre existence. Nous avons tous le même potentiel; et méditer, c’est y accéder directement.

Comment espérer vivre pleinement, avec satisfaction, si on ne connaît pas la partie la plus intime de notre existence? Voici donc l’invitation des sages de jadis, ils nous rappellent qu’en nous il y a une conscience dont le potentiel est immense, une conscience de maître en herbe. Le simple chant sanskrit a des effets remarquables et plaisants. Se tourner vers les aphorismes sanskrits des écritures nous mène vers la plus grande des aventures de la conscience. Chaque verset mérite d’être médité, d’être réalisé. Ce cheminement nous dirige vers la maîtrise de soi, vers une vie réelle, calme et bienheureuse, un objectif digne d’intérêt.

Quelques grains de sable : l’art de la méditation

La méditation sert d’outil pour apaiser l’esprit, pour créer un sentiment de paix profonde. Lorsque ceci est atteint, un nouveau type de conscience jaillit, une perspective qui ne peut pas être rejointe par un esprit superactif ou anxieux. Ken Wilber, un philosophe contemporain, dit : « La méditation démontre empiriquement des techniques qui accroissent l’estime de soi. » En effet, la méditation nous procure un sentiment de confiance en soi qui est paisible, stable et inébranlable. Cette confiance n’est pas fondée sur la supériorité, mais plutôt sur la reconnaissance de notre existence essentielle.

Le premier pas est d’apaiser l’activité mentale et d’approfondir vos méditations. Imaginez un aquarium avec du sable au fond. Prenez un bâton, et brasser l’eau; vous verrez des particules de sable tourbillonner, embrouiller l’eau. Les particules de sable sont vos pensées, l’eau votre esprit. En général, notre état d’esprit est embrouillé. Vous vous levez le matin et les pensées tourbillonnent : « Je dois faire ceci, aller là-bas… ». Trop souvent votre esprit est dans un état constant d’activité, occupé à planifier, à réfléchir, à anticiper, à s’inquiéter. Vous vivez dans le passé et dans le futur, mais rarement dans le présent. Lorsque vous méditez, vous enlevez temporairement le bâton de l’aquarium, et la première chose que vous voyez est la vitesse acquise et ça tourne! Au début, la vitesse du tourbillonnement peut même sembler pire, car vous la regardez directement. Mais pourtant, ça fonctionne comme prévu, soyez patient. Ce tourbillonnement va ralentir et toutes les particules de sable se déposeront dans le fond de l’aquarium, et vos pensées se seront calmées, Vous développerez un sentiment d’être un « observateur objectif » et ceci vous donnera plus de perspectives dans votre vie quotidienne. Vous n’aurez plus l’impression de tourbillonner. Votre stabilité réelle réside en vous, dans un esprit clair et présent.

Vous pouvez créer votre monde

Chaque jour, nous créons la façon dont se déroule notre vie. Et pourtant, on oublie cette étonnante capacité que nous avons à créer notre propre monde.

Au réveil le matin, nous ressentons parfois un certain malaise face à la journée qui nous attend. D’autres fois, on suit le flot des événements de la journée sans trop y penser. Et puis la vie passe. Et nous ne faisons que réagir ou répondre au déroulement des événements, mais souvent sans accéder à notre potentiel.

Les « bons » événements génèrent de la satisfaction et les événements désagréables ou inattendus peuvent être une source considérable d’insatisfaction, et parfois même de colère ou de douleur. Donc les journées s’écoulent et nous « suivons le flot » de ce que la vie nous donne, de façon plus ou moins impuissante.

Mais au fond, une partie d’entre nous sait que nous avons un potentiel inexploité et qui pourrait peut-être devenir plus manifeste, si seulement nous pouvions l’animer. Si nous voulons manifester plus de joie, plus d’amour, plus de patience, plus de discipline, nous pouvons le faire, il ne s’agit que de le planifier.

Comme hypnotiseur, j’ai appris que nous pouvons changer nos humeurs ainsi que nos perceptions du monde. Nous pouvons planifier nos actions quotidiennes et leur donner la direction désirée en appliquant des techniques très simples et pourtant si efficaces. En fait, vous pouvez essayer la technique suivante : Quand vous vous réveillez le matin, visualisez ou pensez à votre journée en mettant l’accent sur les sentiments que vous désirez ou que vous souhaitez manifester, comme par exemple, d’exprimer plus de tendresse, de patience, de joie, enfin ce que vous désirez. De cette façon, vous générez une énergie positive et pouvez améliorer votre état d’esprit, et ce, pendant toute la journée. Vous pouvez ainsi animer des sentiments positifs dans votre vie en vous concentrant sur eux, et en pensant à la façon dont vous souhaitez que votre journée se déroule. En plus, ceci nécessite très peu de temps puisque l’esprit est vif. Vous serez sûrement agréablement surpris de voir comme ce simple outil vous aidera à vivre une vie plus riche, en contournant l’esprit et ses doutes et en se concentrant plutôt sur ce qui est important pour vous.

Les relations : aller au-delà de notre zone de confort

« La nécessité d’interagir est profondément enracinée dans notre code génétique. Tellement que l’absence de connexion sociale déclenche des cloches d’alarme primaires semblables à la faim, la soif et la douleur physique. »
– John Cacioppo, professeur, fondateur et directeur du Centre de neurosciences cognitives et sociales de l’Université de Chicago

En tant qu’êtres humains, nous n’étions pas conçus pour être solitaires. Nous avons naturellement évolué pour survivre en communauté ou au sein de tribus. Une vie sociale est essentielle à notre survie et elle mène même à la longévité selon des recherches réalisées par National Geographic (The Blue Zones). Pourtant, même dans un contexte d’abondance sociale, on peut souvent ressentir un sentiment de solitude profonde dans notre vie.

Notre esprit est puissant et peut nous fournir de bonnes raisons de nous isoler et, ainsi, garder closes les portes de notre intimité; c’est ainsi qu’on repousse un potentiel de joie et de tendresse. Cette solitude nous donne l’impression d’être plus sécurisés. Et pourtant, parfois sans même qu’on se l’admette, cette solitude peut être fondée sur une profonde tristesse.

Même dans le domaine de la spiritualité, nous pourrions trouver de bonnes raisons de rester isolés. Pourtant, ces portes fermées protègent souvent des blessures non cicatrisées, et nous pouvons vivre toute une vie en les consolidant.

Il existe cependant un processus naturel pour se libérer de ressentiments, de blessures et de la négativité. Nous avons la capacité d’être présents, de vivre l’amour et la bonté, sans jugement. Nous pouvons honorer nos sentiments et apprendre à accéder à une partie plus profonde et plus libre en nous.

Le jugement est souvent à la base de ces portes closes. Nous nous jugeons nous-mêmes, ou nous jugeons les autres; ce faisant, nous nous fermons, nous nous tenons tout simplement à l’écart. Je me suis rendu compte de ce principe dans ma vie. Jeune femme, je trouvais des façons de rester à l’écart du monde, et cette timidité créait en moi un certain sentiment d’impuissance et de tristesse.

J’ai appris qu’il est plus facile que je ne le pensais d’ajouter à ma vie une perspective positive et chaleureuse. Je me suis rendu compte qu’abandonner la lourdeur des jugements me permettait d’être plus présente, plus réceptive, plus reconnaissante. Alors, j’ai vu les portes de l’amitié et de l’amour s’ouvrir.

En pensant à cette possibilité en méditation, j’ai pu réaliser que la séparation est d’origine superficielle. Comme il est triste de vivre une vie individualiste! Et cela m’a donné envie d’ouvrir encore plus grand mes portes. Être présente, avec gentillesse et compassion. Car l’amour est sûrement l’émotion la plus importante sur terre. L’amour nourrit l’âme, la nôtre et celle des autres. L’amour guérit le corps et l’esprit, car c’est notre essence.