Santé Nouveau Monde

Lors d’un voyage sur la route de la soie en Chine en 2001, j’ai entendu un propos qui parlait de l’urgence de réunir les médecines. Étonnamment ce propos résonnait en moi, même si, à ce moment, mes connaissances des autres médecines étaient très limitées et que je m’identifiais totalement à la médecine conventionnelle. Je savais que je pouvais jouer un rôle, et j’avais envie de participer à la réunion des médecines.

Mes recherches m’ont amenée à reconnaître trois grandes médecines : la médecine des hommes i.e la médecine conventionnelle, la médecine de la terre i.e la médecine des plantes et la médecine de l’univers i.e la médecine énergétique.

C’est à cette époque que j’ai commencé à transformer ma pratique. De la médecine d’urgence, j’ai choisi l’administration médicale, dans cette volonté de transformer, de donner un alignement différent. Après quatre années, je sentais que ce n’était pas la forme la plus juste pour unifier les médecines. Différentes synchronicités m’ont alors fait rencontrer les thérapeutes de Choréas, un centre de santé, avec qui je me suis associée. C’était le début d’un parcours de retrouvailles avec moi-même, j’ai ouvert un cabinet de médecine holistique. Entourée de naturopathe, de massothérapeute, d’ostéopathe, de nutritionniste et de psychothérapeute, pas à pas, j’apprenais ce qu’était le sens d’une médecine globale. En fait, je ne faisais que ni plus ni moins pratiquer ce que j’avais appris sur les bancs de l’université en médecine, l’approche biopsychosociale. Une approche qui est enseignée, mais dont le système actuel ne facilite pas sa mise en pratique. Je me rendais compte que l’aspect psychosocial influençait plus que je ne l’aurais cru les différents malaises et maladies de mes patients.

Dans cet environnement de médecines douces, j’ai commencé à m’intéresser à la médecine énergétique. Cette médecine est l’une des plus anciennes. Pour pouvoir démystifier cette approche, je me suis inscrite dans une formation qui s’appelle la Danse des énergies, offerte par Pierre Lessard et Josée Clouâtre. C’est dans cette formation que je me suis vraiment ouverte aux autres médecines. C’est également dans cette formation que j’ai rencontré Mylène Boisclair, physiothérapeute, avec qui naturellement s’est établie une amitié, une complicité d’échange et de partage et un goût commun d’union des médecines. Nous nous sommes rencontrées souvent pour échanger sur nos parcours mutuels, pour nous stimuler. Je lui partageais mon intérêt pour les plantes, la passion qui s’éveillait en moi quand, lors d’une formation en herboristerie, je vivais une grande joie à créer une teinture mère. C’est comme si s’éveillait en moi des connaissances qui dormaient là depuis trop longtemps.

Puis Guylaine Richard, une consœur de Mylène, s’est jointe à nos rencontres. Elle portait également ce goût profond d’unir les médecines. Mylène et Guylaine travaillaient ensemble et moi, j’étais chez Choréas. À Choréas, j’avais développé une amitié avec Anne-Marie Léger, naturopathe et nous avions invité Brigitte Robitaille, médecin à se joindre à nous. Déjà sans le savoir, l’équipe de Santé Nouveau Monde se mettait en place. Puis comme l’idée d’être réunies sous le même toit nous animaient, nous nous sommes mises à la recherche d’un local, ce fut toute une aventure.

Finalement, nous nous sommes retrouvées sous le même toit en juin 2006. Santé Nouveau Monde qui existait depuis plusieurs années de façon virtuelle par la vision que nous portions prenait place au 479 St-Joseph Est à Montréal. À ce jour, Santé Nouveau Monde regroupe 8 thérapeutes et 2 médecins.

Comme vous pourrez le constater, en plus d’avoir en commun ce désir de réunir les médecines, chacune d’entre nous portions le goût profond que chaque personne qui nous consulte puisse retrouver son autonomie.

C’est sur cette base que s’est établie notre mission :

« Créer un pont entre la médecine conventionnelle, la médecine naturelle et la médecine énergétique.
Contribuer à la transformation et à l’autonomie des êtres en les aidant à rétablir et à maintenir leur état de santé. »

Depuis maintenant près de 2 ans, chacune d’entre nous porte cette mission et l’applique au jour le jour dans les rencontres avec nos patients. Nous sommes maintenant à vouloir aller un peu plus loin dans ce concept d’union des médecines et d’autonomie des êtres. Forte de l’expérience de ces dernières années, et de la complicité qui s’est établie entre nous au fil des années, nous sommes à mettre en place une nouvelle approche où le patient viendra consulter Santé Nouveau Monde, plutôt que chacune d’entre nous. Voici des éléments de notre vision qui sous-tende cette approche :

  • Nous proposons un fonctionnement équitable, juste, où la reconnaissance de chacun (intervenants ou les personnes qui nous consulte) est au cœur de l’intervention.
  • Nous proposons de développer une voie distincte où les personnes sont libérées du stress face à choisir entre les différentes médecines, elles sont accompagnées de toutes les médecines sous un même toit.
  • Nous créons un lieu sans concurrence, où les différentes compétences de chacun sont reconnues, un lieu d’union, un lieu de partage.
  • Nous accueillons les êtres qui nous consultent dans leur globalité, dans leur lumière au-delà des maux et suscitons leur autonomie.
  • Nous développons une approche multidisciplinaire, où les interventions sont interreliées dans une forme de partage. L’être est accueilli par Santé Nouveau Monde plutôt que par un intervenant.

Pour parvenir à cet idéal, les défis sont grands. Le premier et non le moindre est celui de la concurrence. Une concurrence fine qui peut se présenter de différentes façons.

En médecine, la rareté des ressources fait en sorte qu’il n’existe pas de concurrence reliée à la clientèle. La concurrence est plus subtile et se traduit souvent par un manque d’ouverture. Les médecins n’aiment pas que leurs patients consultent ailleurs et ils leur font sentir. Certains spécialistes vont même jusqu’à refuser de revoir le patient s’il refuse leur plan de traitement. Les opinions des patients sont rejetées si elles ne sont pas basées sur des preuves scientifiques. Ce manque d’ouverture se voit également dans le non-respect des opinions de d’autres professionnels de la santé. La recherche scientifique a fait en sorte que pour être valable, nos opinions doivent êtres basés sur des preuves obtenues dans des études reconnues à double insu, i.e deux groupes dont l’un reçoit le traitement que l’on veut valider comme étant efficace et l’autre reçoit un placebo, un traitement sans effet. La médecine moderne n’avance qu’avec des données probantes.

Entre thérapeute, la concurrence est plutôt reliée à la clientèle. Les thérapeutes sentent l’importance de se démarquer, d’offrir le meilleur de soi, afin de s’assurer que la clientèle est satisfaite et qu’elle va donc revenir les voir. Il n’est pas rare d’entendre des thérapeutes prétendent détenir la solution aux différents problèmes que le patient lui présente et suggérer une série de rencontre. Mais est-ce que je suis capable de reconnaître que le meilleur chemin de guérison pour ce patient est de consulter un autre thérapeute? Est-ce que je suis à même de reconnaître mes limites et de référer ailleurs mon patient? J’irais même un pas plus loin, est-ce que je suis capable de reconnaître que mon patient a besoin d’un médecin? Souvent on cible les médecins comme utilisant leurs pouvoirs pour empêcher cette intégration des médecines, mais plusieurs thérapeutes de différentes professions ne veulent pas de cette intégration. Par leur discours, ils dénigrent la médecine conventionnelle en ne citant que les aberrations du système de santé.

Il faut retrouver un espace de paix entre les différentes professions. L’intégration des différentes médecines, c’est l’affaire de tous. C’est cette ouverture d’esprit qui, je crois, va permettre à la médecine, pas à pas de devenir intégrative. Chaque profession doit se questionner sur le besoin réel du patient, sur ce qui est le plus juste pour lui à ce moment de sa vie et surtout d’accepter les choix du patient et la façon dont il veut être accompagné.

Un autre des défis, c’est la reconnaissance qui est intimement reliée à la concurrence. Il faut reconnaître chez le patient ses forces, ses limites, ses croyances et son pouvoir afin de travailler ensemble sur le chemin de la guérison. Il faut reconnaître en soi comme médecin ou thérapeute nos forces, nos limites, nos croyances et notre pouvoir à aider, guider ce patient sans jugement, dans l’accueil vrai, sans attentes de résultats. Tout un défi, car nous avons tous des âmes de sauveurs! Souvent nous voulons la guérison plus que nos patients et pouvons vivre des déceptions, des frustrations. C’est donc une présence et une conscience de chaque instant qui permet d’avancer sur cette voie d’union des médecines.

Ce qui je crois va permettre cette union des médecines, cette médecine intégrative, c’est la création de regroupement, de cellules de personnes qui portent les mêmes idéaux, les mêmes valeurs et qui ensemble peut se stimuler. Dans ces regroupements, ce qui est le plus important, c’est d’établir des communications franches, transparentes qui peuvent nous faire voir que par moments, nos gestes, nos paroles sont teintées de vieilles programmations de concurrence ou de non-reconnaissance. Je suis convaincue que dans ce nouveau monde juste et équitable, il est important d’appartenir à un groupe dans lequel je peux me déployer comme une personne reconnue, autonome, interreliée aux autres qui œuvrent comme moi dans une même direction.

C’est donc dans cette vision, pas à pas que nous vous accueillerons à Santé Nouveau Monde dans cette nouvelle formule d’accueil, tout en continuant à offrir des consultations individuelles. Le but de cette nouvelle approche est de faciliter le parcours de guérison des personnes qui nous consultent. Notre expérience individuelle et collective nous permet de les guider, accompagnées de toutes les médecines, sur le parcours le plus juste pour elles, selon leurs problèmes, leur état d’esprit et leur disponibilité.

Au plaisir de vous y rencontrer.

Aller au bout de ses rêves

Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l’imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage.

La vie est une grande école, chacun d’entre nous désirons connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s’installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix.

Beaucoup d’entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser? C’est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but.

L’importance d’avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d’espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d’avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue.

Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie.

Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l’atteindre. C’est mon souhait pour chacun d’entre nous.

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Allons donc! Une telle question est superflue pour les gens conscients que nous sommes! Ne savons-nous pas hors de tout doute que le bonheur vient de l’intérieur?

Mais qui peut se vanter d’être totalement heureux?

N’y a-t-il pas encore quelques zones sombres en nous, habitées par des croyances aux racines tenaces, par le souvenir d’expériences décevantes et blessantes?

Il faut bien se l’avouer : il y a encore quelqu’un là-dedans qui attend que la vie lui soit favorable, qui espère gagner à la loterie, autant celle de la vie que celle qui distribue des millions. On veut tellement s’améliorer, on fait tellement d’efforts pour être meilleurs que, secrètement, on se dit qu’un jour la vie nous récompensera par le bonheur, la chance, l’amour et l’abondance.

Oui, bien sûr, un peu de tout cela se manifeste dans nos vies, mais jamais en proportion du travail que l’on fait sur soi. Parce qu’on est des êtres évolués, on sait qu’il est vain de verser dans le sentiment d’injustice, d’envie ou de révolte. Pourtant, au plus profond, existe encore une insatisfaction, un goût un peu amer de n’être pas comblés.

Faudrait-il en faire encore plus? Nous voilà épuisés juste à y penser!!!

Heureusement que le printemps arrive à la rescousse avec son énergie de renouveau et de ses symboles forts tels : ressusciter et sortir de sa coquille comme le poussin. Ainsi, le temps passé à l’intérieur du tombeau ou de la coquille, période ô combien indispensable au processus, pourrait symboliser notre ménage du printemps.

Dans tout bon ménage, on se départit de ce qui ne nous sert plus et on nettoie à fond ce qu’on veut conserver. C’est tout dire!

Au fond, ce qui nous empêche d’être heureux tout le tour, c’est d’abord le fait de croire que nous devons faire quelque chose de plus ou de différent. Je crois sincèrement que la plupart d’entre nous en avons assez fait et qu’il est grand temps de nous arrêter et de mettre l’accent sur ce qui nous stimule, nous rend créatifs et nous faire rire. Les mots renaissance, renouveau et résurrection nous invitent à un retour aux sources, c’est-à-dire à qui nous étions avant de commencer è tout faire pour essayer d’atteindre un état qui nous était dicté de l’extérieur.

Parce que nous faisons partie du grand tout, nous sommes déjà parfaits et chacune de nos caractéristiques, fut-elle jugée positive ou négative, a sa raison d’être dans le plan que l’âme a élaboré pour la présente incarnation.

Nous n’avons rien à corriger; nous avons plutôt à devenir conscients de toutes nos composantes et à les accueillir avec l’immense amour que nous portons.

En amenant, par exemple, à la conscience une fausse croyance du type : « je n’en fais pas assez ou ce serait trop beau », les cellules impliquées sont sollicitées et peuvent être transmutées.

Pour ce faire, il suffit de s’asseoir mentalement dans le fauteuil doré de notre dignité humaine et de notre divinité; puis d’inonder ces cellules de l’amour total dans lequel elles baignaient au moment où la source les a créées. Et comme tout nettoyage digne de ce nom nécessite les produits les plus puissants, n’hésitons pas à appeler à la rescousse l’énergie du Christ, de Marie, des Archanges et des Guides de lumière qui nous sont familiers. Pourquoi ne pas donner un congé pour l’éternité à tous les groupes de cellules concernées par les peurs et les restrictions de toutes sortes. À chaque limitation conscientisée, sa séance de transmutation.

C’est ainsi qu’avec le support de l’amour/accueil de soi, nous redevenons comme des enfants : confiants, insouciants du lendemain, spontanés, joyeux et heureux de vivre. L’enfant ne cherche pas à être quelqu’un. Il vit chaque moment, les joies et les peines, avec intensité. Il nage dans la plénitude et n’a jamais besoin de se demander ce qu’il devrait faire pour être heureux, car il fait spontanément et sans compromis ce que lui dicte son être.

Qui suis-je? De quoi ai-je besoin pour me sentir heureuse? Seule la personne qui pose la question peut trouver la réponse. Un geste posé à chaque jour pour se rapprocher de ce qui nous rend heureux peut faire toute la différence.

L’âme pousse de l’intérieur pour se réaliser à travers les diverses expériences qu’elle attire à nous. Le bonheur, c’est quand la personnalité cesse de résister et collabore à la mission que l’âme cherche sans relâche à accomplir.

Et si notre mission était directement liée à ce qu’on aime le plus et en même temps à ce qui nous fait le plus peur?

L’Oméga ici et maintenant!

La pensée scientifique newtonienne, celle que nous avons apprise dès le primaire, explique l’univers comme étant un gros sac de billes colorées. Les bleues pour l’eau, les brunes pour la terre, les rouges pour les pommes, et les jaunes pour la lumière. Tout est morcelé, séparé et indépendant. Les mouvements sont désordonnés, voués au hasard et à une bataille sans fin entre l’énergie et l’inertie.

Une grosse bille dure peut écraser une petite bille friable. Cette loi-là, on la connaît bien : c’est celle de Darwin et de l’évolution des espèces en fonction de la survie du plus fort, du plus adapté au milieu. De plus, grâce aux travaux de Lipton, par exemple (La biologie des croyances), on commence à reconnaître que les cellules et les individus qui fonctionnent en groupe, en association, survivent mieux. C’est la loi de la coopération, la loi de la fourmilière, ou celle du troupeau.

On sent déjà, dans cette deuxième loi, comme une aération. On a même l’impression illusoire de sortir de cette vieille énergie de la loi du plus fort. On rêve d’une société où tout fonctionnerait d’une façon fluide, chacun ayant sa mission, son rôle bien défini. Mais les humains ne sont pas des fourmis ou des moutons. Demandez à n’importe quelle personne qui a vécu dans un pays communiste ou un écovillage, et vous verrez que la vie de ruche humaine n’est pas une sinécure. Mais qu’est-ce qu’ils ont de si différent, ces satanés humains, pour ficher en l’air toute tentative d’organisation logique? Rien ne fonctionne et rien n’a jamais fonctionné, avec ces chimpanzés améliorés! L’intelligence et l’inconscience font un bien curieux mélange! La terre craque de partout, sous la pression de ce macaque sagace qui détruit son milieu à qui mieux mieux, à coups de bombes atomiques, d’OGM, de chemtrails et de vaccins épicés au HIV. Mais où va-t-on et que ferons-nous quand toute la planète sera rendue physiquement invivable?

Bien sûr, il existe toujours la fuite. On se vautre dans les petits problèmes mesquins, les évasions fiscales, cocaïnomanes ou orgasmiques et on oublie le grand, le gros, le seul problème : qui est l’Homo sapiens, cet « homme sage » dont la proverbiale sagacité l’a amené au bord du précipice? Et si cette descente aux enfers était non seulement voulue, mais nécessaire pour atteindre le fameux point Oméga?

Teilhard de Chardin, philosophe, scientifique et théologien a écrit en 1955 « Le phénomène humain », où il présente pour la première fois son Point Omega. Selon lui, « L’évolution est une montée vers la Conscience ». Et cette conscience, elle vit dans l’humain et possède une triple propriété : « 1) de tout centrer partiellement autour de soi ; 2) de pouvoir sur soi se centrer toujours davantage ; et 3) d’être amenée, par cette surcentration même, à rejoindre tous les autres centres qui l’entourent ». Chez l’humain, l’égocentrisme est à son paroxysme. C’est moi, moi et encore moi! Mais cette tendance est parfaite. Elle a une raison d’être puisqu’elle permet de se connecter ultimement à tout. Et cette fusion de l’humain avec le Tout divin, ce passage de la conscience individuelle à la conscience collective, que Teilhard de Chardin entrevoyait comme la suite logique de l’expérience humaine, il l’a appelée le Point Oméga, de la dernière lettre de l’alphabet grec.

« Omega (…) ne peut être qu’un centre distinct rayonnant au cœur d’un système de centres. » (Teilhard de Chardin, « Le phénomène humain »)

OK, je sais que cette explication n’apporte pas du bacon sur la table. Elle ne vous enlève pas votre mal de tête et encore moins votre mal de vivre. Aurobindo a pu éclairer ma lanterne avec des explications un peu plus précises, heureusement. Je vais vous résumer ses idées en un éclair… L’évolution a toujours eu un but ultime. L’augmentation de la conscience. Le divin est partout, partout, et en moi itou. Il est dans l’améthyste, la fourmi, l’éléphant, et le chimpanzé amélioré que je suis. La différence, est que l’éléphant ne sait pas qu’il est divin et moi OUI – en tous cas, certains d’entre nous le savent et les autres s’en doutent! Si je sais que je suis divine, je peux décider de me comporter différemment, en être divin, justement. Et c’est là que ça devient intéressant :

« Je deviens ce que je vois en moi-même. Tout ce que la pensée me suggère, je peux le faire ; tout ce que la pensée me révèle, je peux le devenir. Telle devrait être l’inébranlable foi de l’homme en lui-même, car Dieu habite en lui.» (Satprem, « Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience »)

Là, je commence à allumer. Tant que je me prends pour un animal intelligent, je me comporte comme tel. Je travaille, je souffre, je vieillis et je meurs. Je suis dans la survie jusqu’au cou. La survie, c’est la route de la mort. Je pense constamment au pire et je le planifie à longueur de journée. « On ne sait jamais… Un accident est si vite arrivé! » Prudence, méfiance, prévention et protection sont des mots de singe peureux qui pense pouvoir atteindre l’illumination par la méditation, le végétarisme et l’amour inconditionnel avec la voisine d’en face plutôt que de faire face à ses vraies peurs et les régler une fois pour toute. Tant que je pensais que j’étais faite d’un paquet de petites molécules, je comptais mes calories et je mangeais bio pour rester mince et ne pas mourir intoxiquée. Mais depuis que la physique quantique m’a prouvé que la matière est une illusion vibratoire et que le petit sac de peau que j’appelle mon corps est relié à tout… depuis que je comprends que ce que j’appelle la réalité est un gros jeu vidéo 4-D (longueur, largeur, profondeur, temps), je commence à entrevoir la vie d’une autre façon et je peux alors choisir de me comporter différemment.

Donc, selon Teilhard de Chardin, Aurobindo et bien d’autres, je suis divine et je suis en pleine transformation. Point de départ : le singe! Point d’arrivée : l’être divin incarné dans la matière! « Oui, c’est bien joli, tout ça, mais avons-nous des indices que ce phénomène est à portée de la main? » Je pense que nous sommes entourés d’indices! On n’a qu’à regarder le taux de divorces et de suicides, le nombre de « drop-out », de contestataires, de déprimés, de drogués, ou de chialeux! On dirait que c’est toute l’humanité qui se réveille d’un long sommeil simiesque pour monter à l’assaut de sa nouvelle conscience. C’est le brouhaha final qui précède le Point Omega (T. de Chardin), l’homme supramental (Aurobindo) ou la jument ailée (Ghislaine). Il y a une raison à tout ce bordel, parce que c’est quand ça va mal que je me pose des questions et que je passe à l’action. Comment? Teilhard de Chardin est ténébreux dans ses explications. Aurobindo parle de foi, de sincérité et d’abandon. Personnellement, j’aime bien la solution suivante :

« Pourquoi me transformer? POUR M’ACCOMPLIR. Voilà le but ultime de ma démarche et de ma présence sur terre.

À chaque fois que je me guéris d’une peur, d’une croyance, d’une émotion, je transforme de l’ombre en lumière. (…) Ce que je fais en moi se manifeste sur la planète toute entière.

Plus je m’accomplis, plus j’élève mon taux vibratoire, et plus j’élève le taux vibratoire de la planète.

(Ghislaine Lanctôt, « Que diable suis-je venue faire sur cette terre? »)

Que nous apprennent les nombres?

Les mathématiques sont le langage de l’univers et font partie intégrante de notre vie. Tout comme les lieux et les gens dégagent des vibrations, les nombres en dégagent aussi. Les chiffres sont des symboles, et les nombres sont l’énergie derrière.

Nous devons la codification des nombres à Pythagore. Dans son système, nous devons toujours arriver à une réduction entre 1 et 9 quand nous additionnons des chiffres ou des lettres. L’une des choses les plus fascinantes concernant le nombre 9 est qu’il contient l’énergie de tous les nombres combinés (1+2+3+4+5+6+7+8+9=9), en plus de ses caractéristiques personnelles. Le nombre 9 est sacré, car il constitue le niveau le plus élevé de conscience spirituelle que l’on puisse atteindre avant d’atteindre les maîtres nombres 11, 22 et 33. Ces multiples de 11 ne doivent pas être réduits, car ils sont la marque d’un plan de vie spécial et ont un certain pouvoir. Une personne née le 13 août 1986 a un plan de vie 9, car l’addition des chiffres de son jour (1+3), de son mois (8) et de son année de naissance (1+9+8+6) donne 9, après la réduction finale (1+3+8+1+9+8+6=36=3+6=9). Le plan de vie 9 révèle que cette personne est venue mettre en pratique l’amour universel.

Il ne doit pas y avoir de discordances entre les vibrations de votre nom et celles de votre plan de vie qui est votre raison d’être sur la Terre. La vibration de votre nom doit également être en harmonie avec votre travail. Si votre nom a une vibration 6 et que vous occupez un emploi dans le domaine de l’édition, vous avez le pouvoir de le changer pour une vibration 3 qui vous attirera plus de succès. Vous ne pouvez pas modifier votre date de naissance, mais vous pouvez changer votre nom, ce qui ne doit pas se faire à la légère. Pour trouver la valeur d’un nom, vous devez convertir chacune des lettres en nombres et les additionner. Par exemple, la lettre « c » est la troisième lettre de l’alphabet et a une valeur 3. Il en est de même des lettres « l » et « u » qui sont respectivement les douzième (1+2=3) et vingt-et-unième lettres (2+1=3) de l’alphabet.

Votre prénom reflète une facette de votre caractère. Ainsi, le prénom Vickie (4+9+3+2+9+5=32=3+2=5), par exemple, dénote une nature extravertie à cause du nombre 5 qu’on obtient après avoir additionné la valeur de chaque lettre. Votre nom de famille représente le milieu où vous êtes né. Un nom de famille de valeur 7 indique que les valeurs spirituelles sont importantes pour ses membres. Vos nombres doivent aussi être compatibles ou complémentaires avec ceux de votre partenaire. Le nombre 2, par exemple, appartient à une personne coopérative et soumise, tandis que le nombre 1 appartient plutôt à une personne indépendante et entreprenante.

La numérologie peut aussi vous aider à faire des choix éclairés. Par exemple, certains nombres, comme le 4 et le 8, favorisent les activités matérielles. Lorsque vous traversez un cycle annuel sous ces vibrations, vous pouvez donc brasser des affaires. Ce serait le cas d’une personne née le 14 février, car l’addition des chiffres de son jour (1+4), de son mois (2) de naissance et de l’année 2017 (2+0+1+7) donne une vibration 8 (1+4+2+2+0+1+7=17=1+7=8). Le nombre 8 serait aussi très favorable pour le numéro de porte ou le numéro de téléphone d’un commerce.

Dans mes livres publiés aux éditions Le Dauphin Blanc, vous apprendrez comment faire les calculs et comment faire un travail de synthèse avec tous les nombres qui composent votre personnalité. Vous connaîtrez aussi la signification de vos noms et de votre mission, et même vos prévisions annuelles et mensuelles détaillées.

Le cadeau de l’été

Au cours des derniers mois, j’ai souvent pensé aux nombreux vacanciers qui peuvent, chacun à sa façon, se ressourcer sous le soleil et profiter de la chaleur qui nous manque tant tout le reste de l’année. Tous les mois de la période estivale ont été magnifiques. Nous avons tous été bénis par cette belle période de douceurs et de plaisirs tant mérités. Oui, bravo, Monsieur le monde…Compliments pour vos saisons qui nous donnent des idées de chansons!

Cheminement a maintenant 19 ans! Cette édition marque le début de sa 20e année d’histoire, de collaboration et de partages en Outaouais depuis 1997. Quelle belle aventure qui se poursuit! Nous avons grandi et, ensemble, nous poursuivons notre chemin d’enrichissement vers une conscience élargie des miracles qui s’opèrent en nous, ces nombreuses facettes et dimensions de l’être humain. Incroyable, au fond, de penser où nous en sommes lorsque nous songeons à la richesse des informations qui nous sont accessibles et aux valeurs humaines et spirituelles que nous avons su intégrer. Les jeunes générations sont déjà imprégnées de ces connaissances et valeurs que nous avons véhiculées ces dernières années.

Je suis inspiré par la nouvelle décennie qui débute pour Cheminement. Selon la numérologie, le chiffre 2 représente une énergie de relation, de collaboration et de partage avec l’autre, avec les autres. Cette inter­prétation donne bon espoir que la mission de Cheminement sera rehaussée dans ce rôle consistant à rendre accessible ce qui relève du meilleur pour nous tous, comme individus et comme communauté.

Dans le même ordre d’idées, j’admets avoir été très inspiré par le message­ du président des États-Unis, monsieur Obama, dans le discours qu’il a prononcé en juillet, lors de la convention nationale démocrate. Il a parlé du caractère historique que revêtira l’élection présidentielle de novembre parce qu’elle aura des répercussions importantes sur les nations de la planète entière, mais ce qui m’a particulièrement touché est l’invitation qu’il a lancée à chacun à jouer un rôle actif dans l’arène de la vie face à tous les grands changements qui se produisent de nos jours, les invitant à ne pas demeurer de simples spectateurs. Donc, oui, la collaboration, la relation, l’entraide, le dialogue font peut-être tous partie des valeurs universelles comptant parmi les plus essentielles dans l’espoir que nous instaurerons un monde nouveau, plus pacifique, plus joyeux et plus en santé en nous fondant sur les nouveaux modèles que nous établirons.

Je tiens à remercier tous nos auteurs­ et nos annonceurs grâce à qui Cheminement a pu franchir ce seuil pour en arriver au début de la vingtaine. J’adresse des remerciements tout particuliers à nos quelques bénévoles qui ont à cœur l’excellence de l’usage de la langue française et qui appuient tous nos auteurs en révisant et en corrigeant minutieusement tous les textes qui sont publiés dans chacune des éditions. Merci à Johanne Falardeau et à Sylvie Dubé de mettre leurs talents au service de l’excellence vers un mieux-être. Merci aussi à Michel De Beaumont pour son appui afin que les revues arrivent à bon port lorsqu’on les reçoit de l’imprimeur.

En conclusion, des nouvelles énergies émergent continuellement et viennent soutenir notre évolution vers le meilleur. Elles sont au-delà des mots. Comme une vibration qui touche le centre de notre être et qui nous appelle à nous centrer pour enfin nous unir à tous les cœurs qui battent sur cette terre.

Vous découvrirez dans cette édition des réflexions et des chemins qui nous sont proposés. Ils sont des voies et des pistes d’entraide qui ont pour seul but de nous appuyer dans notre démarche visant à trouver la paix dans la pleine conscience du NOUS que nous sommes.

Bonne continuité à chacun et bonne rentrée!

Tout droit devant…

Un message commun ressort de mes lectures récentes : nous vivons une époque de grands changements climatiques, planétaires et sociaux. Certains auteurs portent un regard plutôt pessimiste sur l’avenir, tandis que d’autres décrivent notre époque comme étant une période de grande transition et de grands changements comportant des défis importants pour l’humanité. Jeremy Rifkin, connu en tant qu’auteur et que penseur de la société parmi les plus stimulants de notre temps, conclut que l’être humain est désormais condamné à remodeler sa conscience à un état proche de l’empathie universelle qui témoignera de l’aptitude de notre espèce à survivre et à prospérer. Son livre « Une nouvelle conscience pour un monde en crise vers une civili­sation de l’empathie » se veut surtout une étude approfondie de l’histoire de l’humanité dans une perspective sociale et altruiste. Bien que l’étendue de son analyse scientifique crédibilise de beaucoup son constat, des auteurs comme Jacques Attali, Stephen Guilbault et Tzeporah Berman s’accordent pour dire que des changements et des défis huma­nitaires importants sont devant nous en tant qu’individus et société.

Nous sommes tous conscients à degrés divers de ces messages qui sont partout. Et c’est une bonne chose si nous voulons intervenir et reconnaître que nous pouvons contribuer aux solutions qui s’offrent, ne serait-ce qu’en modifiant certaines de nos habitudes de consommation alimentaire ou énergétique et, bien sûr, nos rapports avec les autres.

Je reste très optimiste et confiant qu’une société plus coopérative et collaborative est en train de prendre forme, et qu’elle est même en plein essor partout dans le monde en ce moment. En ce qui concerne l’environnement et de l’habitat, des organismes reconnus, tels que Green Peace, Équiterre, la Fondation David Suzuki et plusieurs autres, qui sont axés sur la protection des valeurs d’entraide et de protection de la qualité de notre climat et de notre environnement sont davantage à l’avant-plan. De plus, en regardant tout ce qui circule sur le Web et dans les médias sociaux, on constate que plusieurs nouvelles initiatives internationales et locales se créent et prennent forme tous les jours.

Dans une perspective plus locale, on constate que des organismes comme le Creddo, Enviro Éduc-Action, Vivre en Ville, Vision Centre-Ville, le mouvement « Protégeons le quartier du musée », le MSRO et l’association des marchands du centre-ville de Hull, pour n’en nommer que quelques-uns, mettent de l’avant des propositions pour une plus grande qualité de vie écologique dans notre région. Tout récemment, une campagne achat local a été lancée en Outaouais pour appuyer nos entreprises et l’achat local.

Étant aussi personnellement impli­qué dans l’édition de magazines d’architecture et de construction éco-responsable depuis 2006, je constate la multiplication d’actions concrètes en faveur de la rénovation et de la construction écologiques. Et que dire de la merveilleuse initiative du projet Zibi, ici, en Outaouais, projet mobilisateur qui établit ses bases de développement communautaire au centre-ville en se fondant sur des principes parmi les plus intégratifs et éco-responsables sur la planète! L’affiliation Zibi aux principes de One Planet Community assurera l’intégrité de cette vision de qualité communautaire tout au long du développement.

Peut-être bien qu’un monde plus empathique est en train de se manifester concrètement, pour le mieux, comme le décrivait Jeremy Rifkin dans son étude sur notre évolution…

La qualité de notre environnement et l’écologie de la planète sont au cœur de la santé globale, et ces enjeux importants font partie de la mission­ première de Cheminement, qui repose­ sur l’équilibre et l’intégration des cinq facettes des sphères d’acti­vités humaines que vous découvrirez dans chaque édition. Ce sont les « 5 magazines dans 1 au cœur de votre mieux-être » auxquels fait allusion le nouveau logo de Cheminement!

Je demeure fermement engagé à continuer de rassembler et de diffuser l’information concernant toute initiative qui contribuera au mieux-être et qui mettra en valeur l’expression la plus noble de l’être humain, mission de Cheminement depuis sa création en 1997.

Je vous invite à me faire connaître vos idées et vos projets évolutifs pour que je puisse en faire part à nos lecteurs.

En conclusion, bienvenue à cette édition printanière qui est bien remplie de belles collaborations!

Une macédoine d’idées!

Notre mission : Sensibiliser, inspirer et contribuer au mieux-être
Cette mission, elle raisonne en moi et me colle à la peau. Elle est le flambeau qui éclaire le choix de nos sujets d’articles.

Lorsque nous sommes sensibilisés­ et inspirés, nous entamons un processus de réflexion qui trouve son chemin­ dans l’action, et ce sont nos actions qui nous permettent de parfaire l’être que nous sommes, des êtres en perpétuel cheminement.

Tout se place par magie
Ces quelques mots occupent une place de choix dans ma vie personnelle et professionnelle depuis que notre graphiste, Carolle, les a prononcés l’an dernier.­ Ils font appel au lâcher-prise et à une disposition intérieure : la confiance. Croyez-moi, je dois faire appel à la confiance, car chaque édition de Cheminement nous réserve son lot de surprises, de revirements de situa­tion et de stress; tel est le monde de l’édition des périodiques.

32-48
Deux chiffres magiques. Avec l’édition d’automne, nous sommes passés d’une édition de 32 pages à une édition de 48 pages. Je suis comblée. Je le souhaitais depuis un bon moment déjà. Si nous avons réussi ce tour de force, c’est grâce à l’appui de nos annonceurs. Sans eux, la gratuité de la revue serait impossible. Je les en remercie chaleureusement. Une équation existe : plus nous aurons d’annonceurs, plus nous pourrons envisager de continuer d’augmenter le nombre de pages de chaque édition et nous pourrons augmenter le nombre d’articles et instaurer de nouvelles chroniques. Nous obtenons sou­vent des commentaires à propos des publicités; elles sont non seulement belles à regarder, elles sont infor­matives et inspirantes, du point de vue de la gamme de services que nous pouvons y trouver. Et même si un service n’est pas pour nous, nous pouvons en faire profiter les autres!

La planète regorge de magnifiques personnes aux expériences de vie inspirantes
Je tiens ici à remercier chaleureusement Thierry Casasnovas pour la rapidité avec laquelle il a rédigé un texte pour le « Québec »; un texte intitulé : Redevenir responsable de ses choix de vie et les assumer vraiment!

Je souhaitais mettre en place une colla­boration internationale pour amener divers contributeurs étrangers à se passer le flambeau d’une édition à l’autre.Et voilà, le ton est donné avec la première collaboration de Thierry, un homme de convic­tion qui parle avec gros bon sens et qui prône la nécessité d’une vraie réflexion sur notre mode alimentaire et nos modes de vie pour un retour à l’équilibre et à l’harmonie.

Plus près de nous, je vous invite à découvrir le cheminement d’un homme qui veut donner au sui­vant, celui de Christian Gosselin, fondateur de l’organisme Le Portail de l’Outaouais, que j’ai eu le bonheur de rencontrer pour réaliser une entrevue.

Comment j’ai été sensibilisée et ins­pirée
Un de nos arti­­cles porte sur la simplicité volontaire, ce qui m’a incitée à vouloir lire le livre de Serge Mongeau, son premier livre sur le sujet qui a été publié en 1985. Je n’avais jamais lu ce livre qui appelle à une révolution des mentalités. Engagé socialement, l’auteur prône une philosophie de vie recentrée sur les besoins essentiels, les plaisirs simples et l’engagement dans sa communauté. Un livre qui vous brasse les puces!

L’environnement, c’est notre affaire. Qu’êtes-vous prêt à transformer au quotidien? Pour avoir des idées, j’ai découvert le blog collectif Un truc par jour. Les auteurs y écrivent au gré de leurs découvertes et de leurs essais.

La puissance des mots, il faut y croire. Il ne faut jamais sous-estimer la force et le pouvoir des mots. Je vous invite à visionner une vidéo inspirante et touchante; allez sur YouTube et tapez « le pouvoir des mots ».

Le mot de la fin
Je remercie tous les auteurs qui ont contribué à faire de cette édition Automne 2015 une source d’inspiration et de sensibilisation.

Nos cinq rubriques correspondent à cinq dimensions importantes du mieux-être. Grâce à elles, Cheminement, c’est 5 magazines dans 1, au cœur de votre mieux-être!

L’esprit de Walt Disney

Il était une fois, dans le monde merveilleux de Disney, un homme prénommé Walt. Il avait une imagination fertile… du moins, c’est ce qu’on croyait. Mais en réalité, Walt était le dépositaire de connaissances mystiques. Pour lui, tout comme le brouillard qui se dissipe et laisse apparaître un paysage fantastique, le voile de l’oubli qui recouvrait les grandes vérités de ce monde s’était levé, lui révélant ainsi les Secrets de l’Univers.

Vois-tu, Walt avait découvert tout un monde à l’intérieur de lui. Un monde où se côtoyaient les dieux, les dées­ses, les anges, les fées, les licornes, les dragons, les sirènes et bien d’autres personnages mythiques. Dans cet Univers, tout était magique.

Lorsqu’il comprit qu’il pouvait interagir avec ces merveilleuses créatures, il décida de les questionner afin de comprendre comment elles pouvaient exister à l’intérieur de lui; d’où provenaient leurs pouvoirs et comment elles les utilisaient. Il voulait aussi savoir comment elles créaient et transformaient leur vie aussi facilement.

Walt entreprit donc un autre voyage dans son Univers intérieur, en quête de réponses. Gustave, un dragon des mondes intérieurs et aussi un très grand sage, vint à sa rencontre.

Bonjour Walt, dit-il, je suis Gustave. Je suis ici pour t’apporter les répon­ses que tu cherches.

L’entourant d’une énergie bienveillante, il poursuivit : « il n’existe qu’une seule grande puissance dans tous les mondes. Nous la nommons l’Esprit universel. L’Esprit est à l’origine de toutes les créations. Il importe que tu saches Walt, que tu as toi aussi, été conçu par cette même puissance. Tu possèdes de très grands pouvoirs. Si je me présente à toi aujourd’hui, c’est parce que tu dois prendre conscience des pouvoirs qui t’habitent, les reconnaître et ainsi découvrir les grands Secrets de l’Univers. En retour, nous te demandons simplement de transmettre à ton tour toutes ces connaissances. Acceptes-tu cette mission?

Walt hocha simplement la tête, un peu abasourdi par ces révélations.

Gustave poursuivit : Le monde dans lequel nous sommes en ce moment, que tu appelles ton Univers intérieur, est en réalité la résidence permanente de l’Esprit. C’est en utilisant ton imagination comme tu le fais maintenant pour y venir, que tu accompliras des miracles; que tu transformeras ta vie.

Tous les êtres conçus par l’Esprit possèdent les mêmes pouvoirs que l’Esprit, mais à un degré différent. L’Esprit étant créateur, tu es donc créateur toi aussi. Ici, tout est possible, Walt. Sache que tout ce que tu peux imaginer dans ce monde se manifestera ensuite dans ta réalité physique comme par magie. Tu peux choisir les circonstances et les expériences que tu veux vivre et les créer. Souviens-toi que si tu peux concevoir sur ton écran intérieur l’objet de ton désir, alors tu lui donneras vie dans ta réalité terrestre.

Voici la marche à suivre pour garantir chaque fois ta réussite : tu dois tout d’abord posséder un désir ardent et avoir l’intention de le manifester. Ensuite, entre dans le silence de ton Univers intérieur et imagine ton désir prendre vie. Souviens-toi qu’ici tout est possible, mais tu dois absolument croire sans l’ombre d’un doute que ton désir se manifestera dans ta réalité physique; ceci doit être une certitude pour toi. Finalement sois à l’écoute, car l’Esprit t’enverra les directives à suivre pour manifester ton désir, et lorsque celui-ci sera, alors remercie. Sois reconnaissant.

Voilà l’un des plus grands Secrets de l’Univers, Walt. Je dois quitter maintenant, mais n’hésite pas à revenir me rencontrer si tu as d’autres questions. J’oubliais, sois à l’écoute de ton cœur. J’aurai d’autres messages à te transmettre. Tu le sauras, car tu ressentiras un besoin intense d’entrer à l’intérieur de toi. À bientôt, cher Walt.

Ainsi naquit le monde merveilleux de Walt Disney dans lequel Walt nous révèle les Secrets de l’Univers à travers des histoires et des contes.

Fiction ou réalité? À toi de décider, mais souviens-toi que ton imagination est ta baguette magique et que la magie est en toi!

Une rencontre avec… Denis Manseau, éditeur de la revue Cheminement

Il y a 17 ans, pourquoi avez-vous créé la revue Cheminement, et pourquoi ce titre?

Pour donner un sens à cette question, je dois faire un recul dans le temps. Natif de la région, j’ai commencé à cheminer tôt, cherchant une piste lumineuse à ma vie. À la recherche de moi-même, j’ai vécu dans une communauté alternative pendant près de cinq ans. Nous étions quelques centaines de personnes à avoir choisi de vivre autrement, selon nos convictions spirituelles et écologiques du moment. Nous voulions et avons réellement construit un monde meilleur, du moins au sein de nos communautés. Pendant les années qui ont suivi cette période marquante de ma vie, j’ai travaillé dans le domaine de l’édition, à Montréal, pour ensuite créer ma propre maison de représentation, ici en Outaouais.

Durant cette période précédant la création de Cheminement, j’étais à mettre au monde une maison d’édition pour publier un magazine d’architecture avec un partenaire lorsqu’au même moment, j’ai de nouveau ressenti ce profond besoin de me lier à une communauté de gens qui me ressemblaient. Un ami m’a parlé du Salon du Mieux-Être de l’Outaouais, où je me suis vraiment impliqué. Et avec l’accord du comité organisateur, j’ai publié bénévolement le programme du Salon, que j’ai aussi transformé en mini-bottin de ressources. C’est cette expérience qui m’a démontré le besoin réel de rendre accessible cette grande richesse d’expertises en Outaouais. Les mois à dresser un plan d’affaires dans mes temps libres ont été une période de création exaltante. C’est dans mes périodes d’écriture et de méditation matinales que j’ai précisé le sens et la raison d’être de ce projet rassembleur. L’inspiration du nom est un cadeau du ciel. Cette réalisation est devenue encore plus significative lorsque je suis allé consulter les archives pour confirmer la disponibilité du nom « Cheminement ». Il avait été utilisé et abandonné par la communauté religieuse dans les années soixante-dix. J’ai ressenti l’énorme privilège que représentait la poursuite de cette mission bienveillante à ma façon. Ce clin d’œil de la vie confirmait pour moi l’engagement vocationnel de sa mission. J’ai protégé légalement ce nom avec une joie immense!

La revue Cheminement est aimée du public.  À quoi attribuez-vous son succès?

Rien n’est jamais acquis. J’apprécie beaucoup cette longue fidélité du lectorat et des annonceurs. Plusieurs de ces annonceurs vont au-delà de leur intérêt professionnel. Ils ont, je pense, une forme d’engagement envers sa mission. C’est vraiment valorisant. Ces individus et entreprises méritent toute notre reconnaissance. C’est ce qui nous permet encore de poursuivre en cherchant constamment à faire mieux. Et que dire de toutes les personnes bienveillantes qui ont entouré ce projet et qui ont contribué à le faire évoluer au cours des ans. La revue Cheminement est réellement un projet régional. Elle a été créée et mise en place par des gens de la région au service de cette belle richesse de partages et de services qui y sont véhiculés en faveur de l’Outaouais. Tout ça contribue beaucoup au bon sentiment d’appartenance. Et à notre mérite, je sais que rien de semblable n’existe ailleurs au Québec!

Dix-sept ans plus tard, que souhaitez-vous transmettre aux lecteurs et lectrices?

La joie de vivre, la vitalité, la santé et la conscience des miracles de la vie au quotidien en maintenant l’essentiel dans nos vies. Notre monde est de plus en plus en besoin. Il est en quête de sens. Et, selon moi, il devient encore plus nécessaire d’élargir cette diffusion d’informations qui inspirent et qui offrent des pistes nouvelles pour une plus grande qualité de vie. Ne serait-ce que de mieux comprendre le grand potentiel d’autoguérison qui réside en chacun de nous.

Qu’est-ce qui donne un sens à votre vie?

Ressentir que je vibre à faire ce que je fais tout en ressentant que je contribue positivement autour de moi. J’aime aussi pouvoir regarder en arrière et apprécier le chemin parcouru. Ce sentiment établit une paix nécessaire en moi. Et cette paix contribue à mieux entendre la suite des choses…

Complétez la phrase suivante : Pour moi, réussir sa vie, c’est …

De donner autant sinon plus que ce qu’on a reçu. De savoir s’aimer et même de s’honorer dans les périodes les plus difficiles. C’est assurément de reconnaître et de suivre le filon d’inspiration lumineux qui nous habite, aussi petit soit-il. Et c’est d’oser aller vers, et faire ou exprimer ce qui souvent fait peur mais qui nous habite. Je pense que le plus important, c’est de savoir prendre le temps de savourer chaque moment unique en ayant de la gratitude pour le miracle de la vie.