Bonheur et Sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » – Robert Louis Stevenson, écrivain écossais (1850-1894)

Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ».

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Tout d’abord, il faut reconnaître une distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à mieux nous comprendre. Nous questionnons notre réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la « vraie » réalité? Comment atteindre de la stabilité dans mon bonheur?

Ce questionnement nous mène au recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons que les formes, les désirs, les émotions, tout change. Par l’entremise de périodes de méditation cultivée, nous saisissons qu’il y a un endroit paisible en nous, une dimension de calme et de repos qui réside derrière pensées et idées. On peut la rejoindre en tout temps, car elle est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. Il ne s’agit donc pas d’accumuler des biens, des relations, de l’argent, et même du succès. On réalise que le recul mène au bien-être. Et de ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont enfin perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe.

Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur n’est pas très loin, qu’il n’est pas ailleurs, mais qu’il se trouve dans le moment présent, au cœur même de notre être. Lorsqu’on entame la pratique de la méditation, on découvre en nous des tas de choses. Il est bon de regarder objectivement en soi. De saisir nos tendances à la négativité, à nous abaisser, à broyer du noir. Puis on apprend doucement à prendre du recul, car on sait qu’en soit le bonheur existe. Pas dans vingt ans, ou plus tard. Mais maintenant! À regarder la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler la douceur d’une brise, on apprend à goûter à la vie pleinement.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers un calme bonheur qui sera toujours avec nous.

Le défi de la joie

Vivre sa joie… La joie, on en parle dans tous les magazines, car le culte du bonheur nous obsède. Nous avons tous notre petite idée sur ce qu’il faut faire pour être plus joyeux, plus heureux. Vivre le moment présent, se respecter, être créatif afin de colorer sa vie affective, sexuelle, culinaire et patati et patata.

Mais l’appliquer au quotidien, cela nous semble souvent irréalisable. Pour y arriver, il faut une certaine réflexion. Cela demande de s’arrêter, de se donner des outils et de passer à l’action afin de CRÉER SA VIE.

Oublié d’être au rendez-vous de la joie
Privés de la légèreté que la joie procure, nous alourdissons notre corps et notre esprit d’une peau de chagrin qui, à la longue, nous désespère et nous démotive. Brisée par la fatigue, notre créativité personnelle et professionnelle s’effrite.

Réactions au poids de la vie
Deux réactions possibles alors : nous sommes victimes des autres et des événements ou nous prenons notre vie en main de façon responsable.

Être victime comporte ses avantages, car cela nous permet de nous déculpabiliser de notre passivité. Mais cette voie amène également son lot d’épreuves : maux physiques de toutes sortes, malaises psychologiques, maladie, appauvrissement dans tous les aspects de notre vie qui, poussé à l’extrême, pourra mener à la mort.

Se prendre en main comporte ses avantages. Cette attitude donne un élan de vie extraordinaire qui nous permet de retrouver le plaisir, la conscience à la vie et de la force qui nous habite intérieurement.

Un nouveau regard
Puisque la « victimite » nous apporte plusieurs malaises, il importe de voir notre responsabilité dans tous nos choix de vie. Cela nous permettra du même coup de transformer nos peurs pour qu’elles soient un moteur au lieu d’un frein. Il faut apprendre à se servir de la peur et du plaisir pour élucider la dualité de notre perception. Ce sont des énergies puissantes qui nous servent à nous immobiliser ou à nous refocaliser vers une nouvelle approche de la réalité. Elles nous permettent de regarder la situation au lieu de nous maintenir dans une vision limitée de notre personnalité.

Le corps et la joie
Notre corps exprime le reflet exact de ce qui se trame au niveau de nos émotions et de nos pensées. Si nous tentons de refouler des émotions, ces systèmes se mettront en branle pour exprimer le trop-plein emmagasiné. Chaque situation vécue commande donc de faire le choix entre vivre et survivre. Ce qui fera la différence entre vivre et survivre, c’est justement l’option que nous choisirons : être victime ou être responsable. Voici quelques exemples :

Vivre et non survivre quand un de mes parents décède et que je ne prends pas le temps de ressentir ma peine.
Vivre et non survivre quand je perds un animal que j’aimais sincèrement.
Vivre et non survivre quand j’ai peur.
Vivre et non survivre quand je me sens coupable de dire ce que je pense.
Et bien d’autres…

Pourquoi suis-je ici?
Arrêtons de courir à gauche et à droite pour des plaisirs éphémères, mais cherchons plutôt des sphères qui nous stimulent et nous font résonner de tout notre être.

Oser aller vers les autres. Oser les connaître, les rencontrer. Oser dialoguer au lieu de monologuer. Oser voir une clé de votre mission à travers toutes les personnes qui croisent votre chemin.

Oser faire ce que personne n’a fait. Inventez, créez, risquez, il n’y a pas de danger. Le potentiel humain est illimité, il s’agit de sortir des sentiers battus. Tout est encore à imaginer, à concevoir, à inventer.

Faire ce que j’aime
Quelles sont nos possibilités? Théoriquement, elles sont infinies. Elles sont en même temps limitées par nos croyances et ballottées entre la tête et le cœur. Ce ne sont pas les bénéfices et les avantages de nos rêves que nous perdons de vue, mais bien ce qui nous fait vibrer à long terme; c’est-à-dire la joie, qui est le moteur de la motivation.

Plus nous sommes vrais, plus nous grandissons en force, en intérêts et en goûts, en possibilités. Recherchons la sensation de joie et de plaisir qui nous confirme que nous faisons la bonne chose. Le timing et les synchronicités se placeront et s’entremêleront pour entretenir notre nouvelle façon d’être.

Le cercle de la vie
Il arrive un temps dans notre vie où nous décidons de briser la boucle des obligations, de l’indifférence, de la pression, de la monotonie, de l’inconfort et de la frustration. La transformation de notre dialogue intérieur, de nos croyances et de nos limites sera mise à dure épreuve. Ce sera un voyage plein d’embûches, mais si gratifiant! Nous pouvons aller vers la boucle motivation – enthousiasme – passion.

À l’éveil de la surprise
Sommes-nous prêts à ouvrir les mains pour accueillir les surprises? Pour ouvrir les bras, nous avons à composer avec la douleur et l’adversité dans certaines situations. Nous réalisons que nos émotions sont la surprise du moment présent. Les sentiments de joie, d’expansion, de compréhension se manifestent abandonnant l’inutile quand nous plongeons au plus profond de l’émotion. Un nouvel essor nous transporte vers des visions claires et des nouvelles idées luxuriantes.

Un chemin rempli d’espoir
Pourtant, dans notre vie de tous les jours, il est possible de retrouver et surtout à maintenir la joie véritable, celle qui est source de bonheur et de plénitude. Grâce à des moyens à la portée de tous, nous pouvons relever le défi de la joie au quotidien et ainsi exprimer l’essence de notre être véritable. Nous avons identifié 21 moyens qui nous permettent de maintenir au quotidien la joie.

Une vie de chien

Vivre maintenant… être authentique – comme un chien.

Avez-vous remarqué à quel point il est facile de perdre sa capacité d’être dans le moment présent : les enfants, le travail, la famille, les amis, les voisins, le manque de temps et d’énergie… Tous les jours, la vie nous distrait avec toutes sortes d’expériences. Et, de fil en aiguille, nous nous retrouvons en grand stress, débordés de tous les côtés et manquant cruellement de temps pour… « être ». Il devient rapidement clair que nous avons deux choix : prioriser ou y laisser notre peau.

Les animaux, eux, ne sont pas si fous : ils vivent « maintenant » – dans l’authenticité – avec ce qu’ils sont et ce qu’ils ont, ni plus, ni moins. Ce qui est passé n’existe plus, ce qui s’en vient n’existe pas encore. Hmmm.

Un jour, j’ai décidé de prendre exemple sur eux. Je me suis entourée d’animaux (chien, chat, oiseaux). Je les ai observés vivre dans le présent. Quand c’était l’heure de dormir, j’ai dormi; quand c’était l’heure de manger, j’ai mangé. Être en contact avec des animaux a fini par changer le rythme de ma vie : désormais je priorisais les choses vraiment importantes.

Plus tard, j’ai réalisé qu’il ne suffisait pas d’avoir des animaux pour être dans le présent. Il fallait également « être présent »! Si nous « n’y sommes pas », nous ne pouvons « y être ».

Lorsque j’ai eu l’opportunité de participer au dressage d’un magnifique chien de 5 ans qui travaillait en zoothérapie depuis sa plus tendre enfance, j’ai tenté de faire ce qui m’était demandé… C’était terrible, je me trompais de main, de pied, de côté, de mot, d’intonation et j’en passe – ça ne marchait pas! Pas parce que le chien ne savait pas quoi faire (elle était dressée!). Non, à cause de moi!

Je devais me mettre « dedans » – être dans le présent. Tout un concept… que je ne saisissais pas vraiment. Belle théorie, mais comment l’appliquer? Mon cerveau essayait de comprendre, mais plus je cherchais et moins je comprenais.

Être dans le présent : il fallait que j’apprenne que c’était à moi « d’être là ». Le chien y était, confus sans doute par les messages peu clairs que je lui envoyais… Mais j’étais tellement concentrée sur mes pieds, la laisse et tout le reste que j’ai…oublié le chien!!! Il fallait que j’apprenne à m’enraciner dans le présent pour pouvoir entrer en contact avec le chien – il me fallait « être ». Tout un projet! J’ai appelé cette expérience « la danse du chien » (j’ai failli oublier que cette danse se dansait à 2)!

Cela m’a pris plusieurs rencontres avant que les choses ne deviennent plus claires, jusqu’à ce qu’un beau jour – le « feeling »! Je ne peux pas le dire autrement. J’avais compris : sois dans le moment présent, connecte-toi au chien et fais confiance à l’équipe humain-canin (une belle théorie encore plus belle lorsqu’on arrive à la traduire dans la réalité sous forme d’actions). Quand j’ai commencé à me sentir dans la zone, wow, quelle découverte! À partir de ce moment-là, rien ne fut plus pareil.  Nous fonctionnions comme une équipe soudée – quel sentiment de force et de collaboration! Ça y est, j’étais accroc! Au fond, c’était le chien qui m’avait dressée tout en étant juste LÀ. Maintenant, tout devenait possible. Wow!

Lorsque nous sommes propriétaires d’un animal, nous devons vivre dans le présent si ce n’est que pour éviter d’avoir des animaux déséquilibrés. C’est à nous, humains, de nous ajuster aux animaux pour respecter leur besoin génétique de vivre maintenant, pour en faire des animaux mentalement en santé. Et par la même occasion nous garder enracinés dans le présent!

En côtoyant les animaux, je découvre et redécouvre chaque jour que le concept être dans le présent passe aussi par la résilience. Les animaux l’appliquent constamment dans leur vie. Si, par exemple, ils ont une patte en moins, ils continuent… avec trois pattes. C’est leur nouvelle réalité – tout simplement. Ils vivent un moment à la fois.

Je vous invite à vous inspirer du mode de vie des animaux et nous, les humains, en serons sans doute plus heureux. Pourquoi nous compliquer la vie? Vivons ici et maintenant, dans le présent – priorisons ce qui est réellement important. N’est-ce pas le plus beau cadeau que les animaux peuvent nous offrir?

Laissons les animaux nous montrer la voie : « Quand le passé n’est plus et que l’avenir n’y est pas encore, il reste LE PRÉSENT ».

La géobiologie maintenant

Oui, le moment présent, c’est le seul que je peux vivre et avec lequel je peux m’accomplir dans cette incarnation. Depuis des décennies, je m’intéresse à la géobiologie, au Feng Shui, à l’environnement et depuis les dix dernières années, j’intègre toutes ces connaissances à l’humain.

Tout est synergie. Tout influence le tout et tout est influencé par TOUT. J’en conviens, ça fait bien des toutous…

Mais, justement parce que je prends conscience de cela, je me rends compte que tout mon environnement est le reflet de ce que je vis à l’intérieur de moi. Pour savoir si je vis dans un environnement sain, je n’ai qu’à évaluer ma condition de santé dans tous les domaines de ma vie. Cette observation m’amène à constater dans mon environnement les choses que j’ai à changer. S’il y a un objet que je n’aime pas, pourquoi est-ce que je le garde? Si telle ou telle chose ne me convient pas, pourquoi je persiste à me convaincre que je dois la préserver? Quand je fais du ménage dans ma maison, c’est en moi que je fais également ce ménage (première intervention en Feng Shui). Quand je réaménage tel ou tel secteur de ma propriété, je change ce secteur de ma vie… Si j’accumule des choses (des au cas où…), je fais stagner le Chi et je bloque la circulation énergétique dans ma vie et dans mon corps.

Je me rends compte que j’évolue de plus en plus et que le lieu où j’habite s’harmonise et devient celui que je veux créer. Mon environnement se modèle à ce que « je suis » ou bien je me modèle à mon environnement. Lequel est lequel? Ce n’est pas important puisque les deux agissent en synergie et crée ma vie. Ma programmation m’amène à me faire vivre des choses qui demandent des efforts. Je sais, avec ma tête, que dans les lois spirituelles du succès de Deepak Chopra, il y a celle du moindre effort. C’est cette loi que je m’efforce d’ailleurs de pratiquer. Quand mon énergie est en synergie harmonique avec mon environnement, je peux me créer une vie avec facilité et sans effort, dans l’abondance, l’amour et le bonheur.

Comme j’ai toujours privilégié les études et l’apprentissage des connaissances, je me suis longtemps accroché à cette opportunité d’apprendre. Je constate que seul mon mental fut comblé de ces connaissances. J’apprenais et je me gargarisais de mon savoir sans intégrer ces études à ma vie.

L’univers, ayant le sens de l’humour, m’a permis de me créer des expériences pour mettre à exécution le processus d’intégration. Je me rends compte que tout ce que j’apprends et tout ce que j’enseigne provient de la vérité d’une ou de quelques personnes…

J’ai donc choisi de prendre du recul face à la formation et d’intégrer ce que j’avais appris depuis des décennies. Par cette recherche, j’apprends à créer ma vérité. J’ai remarqué avec des recherches, des expériences et des pratiques basées sur ces techniques, sciences, approches, connaissances des autres, conférences, etc. que chacun construit sa vérité en fonction de ses besoins, de ses goûts, de ses aspirations et de sa propre quête de la vérité.

« Tout ce que j’ai appris, je le remets en question, je ne prends rien comme une valeur absolue. » Je m’ouvre donc à apprendre de plus en plus vers ma vérité.

Je me permets de recommander ceci à chacun : oubliez tout ce que vous avez appris dans votre vie et choisissez de vivre ce que vous avez vraiment le goût de vivre, en honnêteté avec vous-mêmes, tout en respectant votre environnement.

Ainsi, la géobiologie, le Feng Shui, les différentes approches de santé et de mieux-être deviendront pour vous des outils que vous pourrez utiliser pour votre plus grand bien et non pour vous créer des obligations à agir, faire, changer ou être comme certaines personnes ont décidé que vous deviez agir, faire, changer ou être…

« Le gros bon sens »
Chaque personne possède ce que je nomme le gros bon sens. Il fluctue d’un humain à l’autre, mais dans l’ensemble, on arrive à un dénominateur commun qui respecte tout un chacun. Évidemment, l’ego des hommes prend souvent le dessus pour imposer sa vérité.

Faisons une petite réflexion…
« Je suis seul dans un lieu où une catastrophe naturelle a balayé la terre. » Je suis dans ce lieu et je choisis de vivre et de me créer ma vie… Quel est mon premier réflexe? Comment je choisis d’agir? Qu’est-ce que je recherche en premier lieu? Quel besoin j’essaie de combler? Est-ce que je passe ma journée à faire des réunions pour décider qu’est-ce que les autres doivent faire pour moi?… Il n’y en a pas d’autres, je suis seul,… actuellement…

Qu’est-ce que je fais dans ma vie actuelle qui ne répond pas à ces questions ou qui répond à ces questions???

Je crois que je commence par respirer, regarder le ciel et les environs où je peux trouver l’eau qui va m’abreuver. Je regarde si la nature a quelques pousses qui peuvent me nourrir et je cherche dans l’environnement immédiat les matériaux nécessaires pour me construire un abri. Pour cet abri, je choisis un lieu protégé des froids du nord, des vents dominants, tout en laissant entrer la lumière et la chaleur du soleil. Je n’ai pas besoin de boussole, ni d’instruments précis ou compliqués, seulement mon intuition, mon intelligence et du gros bon sens. Ainsi, mon environnement me fournit tout ce dont j’ai besoin pour me permettre de vivre de mieux en mieux.

C’est là, la base du Feng Shui et de la géobiologie, le gros bon sens. Ce ne sont pas les dragons, tortues, tigres, animaux ou amulettes de toutes sortes qui m’apportent ce dont j’ai besoin, seulement mon pouvoir intérieur.

Comment est-ce que je me sens face à de telles éventualités?

Est-ce que je sais quelle plante peut me nourrir sainement en évitant les empoisonnements, allergies ou incompatibilités?

Est-ce que je connais les matériaux dont j’ai besoin pour me vêtir ou pour construire l’abri qui me protégera?

Est-ce que je connais un moyen de purifier l’eau rapidement pour m’abreuver?

Est-ce que je connais un moyen de faire du feu sans briquet ou allumette?

Enfin, quelles sont les connaissances simples que je dois acquérir pour vivre heureux?

Ce n’est pas nécessaire d’attendre une catastrophe pour vivre heureux. La plupart des gens s’inquiète de manquer d’argent pour payer le loyer ou l’hypothèque, pour payer l’auto, les cartes de crédit, etc. Alors qu’on ne mentionne jamais l’inquiétude face à l’air qu’on respire…

Savez-vous que si demain, l’argent disparaît de la planète, on commence à vivre; mais que si l’air disparaît, nous mourrons tous… Je crois qu’on met les valeurs à la mauvaise place, la plupart du temps…

Pour ce numéro spécial sur les valeurs de base de notre vie, la qualité de l’air, RESPIRER, la qualité de l’eau, S’ABREUVER, la qualité de la terre, SE NOURRIR, les produits de notre environnement, S’ABRITER, il est essentiel de revenir à cette source qui nous est offerte par notre mère-terre, mais que nous négligeons toujours… Revenir à la source, à la base de la pyramide de Maslow pour répondre aux besoins essentiels, avant de faire des éclats d’ego avec nos trouvailles mentales.

Merci de m’avoir lu, bon Feng Shui et vivez que diable!

Choisir le bonheur

Je ne m’ennuie jamais parce que je suis toujours en train d’explorer des choses qui me fascinent. Clarence Birdseye

Une des caractéristiques des gens heureux, c’est leur capacité d’émerveillement, de gratitude, de curiosité face à la vie. Les gens heureux sont des gens qui s’émerveillent! Les gens heureux ont appris à goûter chaque moment, à apprécier l’odeur d’une fleur, la saveur d’une bonne soupe chaude, le rire d’un enfant et la beauté d’un coucher de soleil. Ils ont appris à goûter les choses simples de la vie, à s’en émerveiller et prennent souvent plaisir à partager cette joie avec les autres. Ils sont pleins de gratitude pour tout ce qui leur arrive et prennent le temps de remercier.

Une histoire bouddhiste qui m’a toujours fascinée est la suivante : Un jeune moine était poursuivi par un tigre. Il court, il court, et arrive au bord d’un précipice. Il aperçoit une vigne qui s’accroche à la falaise et décide de sauver sa vie en descendant le long de cet arbuste. Arrivé à mi-chemin, il regarde en bas et voit un lion qui l’attend pour le dévorer. Il s’arrête, reprend son souffle et aperçoit une fraise des champs qui pousse sur le flanc de la falaise. Il la prend, la regarde, la sent et finalement la déguste avec lenteur en se disant : « C’est la meilleure fraise que j’ai goûté de ma vie ». Souvent, nous sommes pris entre tigre et lion, entre un passé difficile et un futur incertain. La capacité de profiter de chaque joie que nous apporte le moment présent s’avère alors une habileté capitale pour continuer à être heureux et à profiter de la vie.

Pour développer cette attitude de bonheur, il est important de lâcher prise sur le passé, de le guérir. Il est important aussi de se préparer au futur avec confiance et sérénité, confiance en soi et en l’univers. Comme disait avec humour un de mes amis : « Le pire n’est pas toujours certain ». Profiter du moment présent peut nous aider à atteindre sérénité et confiance.

Une cliente atteinte d’un cancer terminal me confiait : « Je regrette de mourir, mais grâce à ce cancer, je peux aussi dire que j’ai vécu les deux plus belles années de ma vie. Lorsque j’ai su que la mort m’attendait, j’ai fait la paix avec mon passé parce que j’ai réalisé le peu d’importance de ces querelles de famille, je n’ai jamais pris autant de risques, je n’ai jamais trouvé le ciel si bleu, je n’ai jamais vécu avec autant d’intensité et autant apprécié chaque chose que je vois ». Pourquoi attendre? Ne sommes-nous pas tous des êtres de passage?

Les gens heureux ont, plus que les autres, développé l’aptitude à voir le beau, le positif dans les événements et dans les gens. Ma petite fille de deux ans, riant de bonheur, me déclare : « Oh Maman! C’est une belle journée : les poubelles vont passer et il reste une pâtisserie d’hier dans le frigidaire ». (Regarder fonctionner les camions qui ramassent les ordures constituait une fascination permanente pour elle) À son image, les gens heureux se permettent un regard neuf, un regard d’enfant sur le monde. Ils admirent la belle feuille d’automne tombée sur la vitre de leur automobile ou l’amour d’un père qui fait traverser la rue à son enfant en le tenant par la main. Ils s’intéressent à tout ce qui les entoure, ils sont curieux de tout. Ils veulent apprendre, voir, connaître, comprendre, goûter. Cette attitude d’émerveillement, de curiosité les amène à développer des intérêts, des passions, des connaissances qui, à leur tour, leur permettent de trouver des choses intéressantes partout où ils vont.

Les gens heureux savent que chacune de nos phrases a un impact. Les mots sont des transporteurs d’énergie. Ils augmentent notre force et celle des autres, ils touchent et affectent nos cœurs, nos corps et nos âmes. Ils utilisent donc la parole pour signaler les forces et la beauté de ce qui les entoure. Ils prennent le temps d’exprimer leur excitation, leur émerveillement, leur gratitude et leur curiosité.

Ils ne disent pas : « Comment peut-il penser comme cela? Ça n’a pas de sens! ». Ils disent : « Tiens, c’est intéressant, il pense différemment de moi, comment en est-il arrivé à ce point de vue? ».

Ils manifestent de l’ouverture face à tout ce qui se passe autour d’eux et prennent le temps de s’arrêter et d’apprécier, de savourer. Ils remercient non pas par politesse, mais parce qu’ils apprécient vraiment tout ce que la vie et les gens leur apportent. Et cette gratitude a comme premier effet non pas de combler les autres, mais bien de les combler eux-mêmes de joie. Ils choisissent de focusser sur ce qu’ils ont au lieu de focusser sur ce qu’ils n’ont pas.

Et même face aux gens qui critiquent, il est possible de s’émerveiller, d’apprécier leur capacité à voir sans cesse ce qui pourrait être amélioré. Et d’ailleurs, rien de les transforme plus qu’un grand sourire devant leur critique et un joyeux (et sincère) : « Merci beaucoup de ton commentaire, je vais en profiter pour m’améliorer » ou le cas échéant : « Merci de porter autant d’attention à ce que je fais ». Même si je dois avouer que de temps en temps je préfère éviter ces gens qui voient toujours le ver dans la pomme.

Cette attitude d’émerveillement, je dirais d’enfance, nous amène aussi à être capable de jouer, de nous amuser, de rire, parfois même au cœur des choses les plus difficiles. Les gens sont toujours attirés par les gens qui rient. Ils sentent instinctivement que cela leur fait du bien. Une des pionnières du travail sur le rire disait : « Ce n’est pas parce que je suis heureuse que je ris, c’est parce que je ris que je suis heureuse ». Cette phrase illustre bien cette attitude où l’on choisit de rire, d’être positif, de s’émerveiller et ce choix nous mène au bonheur. Par exemple : dans une tempête de neige, la circulation est super lente, je suis en retard et un peu de mauvaise humeur. Je choisis d’admirer la beauté des flocons de neige qui tombent, de rire en repensant à un souvenir heureux et tout d’un coup, je suis de bonne humeur.

Il ne s’agit pas de nier les problèmes, mais bien de vivre avec, en gardant sa joie intérieure. Un sage chinois disait : « Pour atteindre une véritable paix de l’esprit, nous devons reconnaître nos fautes et nos erreurs. Nous devons entendre toutes les bombes qui font tic-tac dans nos armoires intérieures et jouir de notre Éden malgré tout. Ce n’est pas l’absence de problème, mais bien comment on vit les problèmes qui est la clé ».

Comme toute autre habileté, cette attitude d’émerveillement est une discipline, une discipline qui demande de faire des choix avec constance et courage. Chaque choix est un pas sur le chemin du bonheur.

En résumé, je voudrais vous donner les dix conseils suivants pour vous aider à pratiquer cette attitude d’émerveillement :

  • Regardez le beau, le positif et parlez-en.
  • Permettez-vous un regard neuf sur le monde.
  • Utilisez l’humour pour dédramatiser.
  • Intéressez-vous à ce qui vous entoure, soyez curieux de tout.
  • Continuez sans cesse d’apprendre.
  • Considérez tout ce qui vous arrive comme une occasion d’apprentissage, de croissance.
  • Osez être vous-même et suivre vos fantaisies.
  • N’arrêtez jamais de jouer, de vous amuser, de rire.
  • Prenez le temps de vous rappeler vos souvenirs heureux.
  • Prenez le temps de savourer les joies de la vie, de vivre à fond le moment présent.

Les livres de la vie

La poursuite du bonheur

Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des philosophes et des experts de toute sorte ont essayé de répondre à ces questions sans pourtant nous satisfaire. Cette chronique vous propose d’explorer ces questions essentielles en vous offrant diverses expériences transformatrices racontées par divers individus qui se sont tous posé cette question : Elle sert à quoi ma vie?

Merci au lecteur Gilles Caron d’avoir répondu à l’appel lors de la dernière chronique.

Je pourrais parler de bonheur, mais le bonheur, c’est pour les autres. D’ailleurs, il existe seulement aussi longtemps qu’on ne le connaît pas à plein temps.

Je pourrais parler de passion, mais je me contenterai de dire que le bonheur n’existe pas sans elle. Je pourrais aussi ajouter que si vous ne connaissez ni ne vivez vos passions, vous avez tout un défi en avant de vous.

Je pourrais parler d‘objectifs de vie, mais je me limiterai à oser vous dire que si vous ne vivez pas vos passions, vos objectifs ne valent pas grand-chose…

Alors, fermez vos yeux… mais non… parce que vous ne pourrez pas continuer à lire… mais vous savez ce que je veux dire… Simplement imaginez que votre vie est simplement le cheminement de la réalisation de vos rêves et de vos passions et que le reste n’a qu’une importance secondaire. Imaginez les moments de bonheur qui feraient partie de votre existence…

Mais évidemment, on dira que les passions, c’est pour les autres parce que vous devez gagner votre pain, vous occuper des enfants, vous occuper de vos souffrances et des gens qui souffrent autour de vous. Mais se pourrait-il que ceci ne soit que de belles excuses pour éviter le bonheur…

Parce que le bonheur, ça fait peur! Ça demande des efforts! Ça demande de prendre le temps de comprendre ce qu’on aime et de trouver comment faire sa vie de ça! Alors, c’est pour les autres, pour les chanceux qui ont le temps, eux!

Mais vous vous demandez peut-être qu’est-ce que tout ça a à voir avec « Les livres de la vie ». Je me risque à répondre que je ne connais personne dont le livre de la vie n’est pas une quête de bonheur. Par contre, il semble que peu de gens aient le courage de vraiment entreprendre la merveilleuse aventure sur le sentier qui y mène.

Parce que l’inconnu fait peur, parce que les risques semblent énormes. Imaginez que votre cheminement vous amène à remettre en question votre travail, certaines de vos habitudes, certains de vos amis… C’est insécurisant! Imaginez qu’ensuite, votre travail soit une aventure de plaisir et de croissance chaque jour, que vos habitudes néfastes soient disparues, que votre vie soit devenue l’exaltation du moment présent et de la gratitude envers l’univers qui vous entoure. Pensez-vous vraiment que c’est pour les autres? Pensez-vous vraiment que notre présence sur cette terre soit pour autre chose que d’aller au bout de soi-même?

Un petit secret. Il y a une espèce de magie à tendre vers nos rêves et nos passions. Plus on lâche prise, plus on se laisse couler dans ce que nous sommes vraiment, plus la vie elle-même se met de notre côté et nous aide. Et nos grandes peurs s’évanouissent et la vie prend soin d’elle-même.

D’ailleurs connaissez-vous des personnes qui ont bâti des fortunes sans au préalable être passionnées et avoir un rêve? Il y a cette espèce de bonus qui fait que la santé financière accompagne celui (ou celle) qui poursuit la grande aventure de ses passions.

Le hic, c’est qu’il n’y a pas de recette magique que l’on peut simplement suivre. On peut s’inspirer de l’expérience des grands, et on devrait le faire. Mais nous devons trouver notre propre voie, notre propre cheminement, et c’est ce qui rend l’aventure si extraordinaire.

Enfin, pourquoi se casser la tête avec toutes ces histoires? Je suis bien dans ma petite vie. Tiens, je vais allumer la télé et oublier tout ça! Ou peut-être que dirais-tu de prendre un crayon, un papier et faire la liste de ce que tu aimes, tes rêves, tes projets…?

Est-ce que tu continues avec moi? D’abord, as-tu fait ta liste?… Je savais!

Notre vie est la construction de notre biographie. Il n’est pas important qu’on la publie. Il est surtout important qu’elle serve au mieux-être de ceux qui nous entourent. C’est là que l’on retrouve la magie : c’est en donnant que l’on reçoit et que le bonheur s’en mêle. En d’autres mots, c’est par la générosité que l’on connaît le succès et la prospérité, et que le bonheur s’en mêle.

Mais attention, ça ne commence pas là! Ça commence par avoir le courage de bien cerner tes rêves et de décider de les poursuivre! Je le sais – je me répète! Mais ce n’est qu’en se mettant à la poursuite de nos rêves que l’on devient authentique, que ça prend un sens, que nos objectifs réels prennent forme, et que le bonheur s’en mêle! Et ça ne commence pas là non plus! Ça commence par le courage de décider simplement de cesser de vivre sa vie à s’occuper de choses qui ne correspondent pas à ce que nous sommes. Et la joie et la libération qui accompagnent ce geste font partie des plus beaux moments de la vie. Et c’est à partir de là que l’on peut encore mieux identifier nos passions et nos rêves. Mais ça fait peur, c’est comme lâcher prise sur l’inutile – AYOYE!

Bon, assez de paroles sages! Le modèle qui guide mon livre de vie est, comme un bon marin, de faire le point, chaque jour, avec toutes les coordonnées disponibles, pour m’assurer de bien garder le cap, même au travers des tempêtes. À partir des objectifs fixés ou de la liste mentionnée plus haut – (celle que tu n’as pas encore complétée!!!) – réserve-toi un moment chaque jour pour prendre conscience de ton état d’être – évalue comment bien tu as rencontré tes objectifs d’hier – absorbe les leçons apprises – précise ta vision de vie – définis tes objectifs pour le prochain jour – sois reconnaissant envers les êtres et les événements – établis un objectif de santé. En accomplissant cette démarche chaque jour, tu tiendras toujours le cap et progressera très rapidement vers la réalisation de tes rêves. Et le bonheur va s’en mêler!

Mais ce sont 100 000 mots qui seraient nécessaires pour bien exprimer le fond de cette approche. En attendant, quel est ton rêve le plus profond qui pourrait devenir le centre de ta vie – tout de suite? Tu vas pas allumer la télé!

Danser sa vie pour réduire la pression!

Le mot stress a été emprunté au vocabulaire de la sidérurgie par Hans Selye, endocrinologue, qui voulait dire, état de tension du métal. Cet état de tension pouvait varier en fonction des situations et de la capacité de chacun à réagir aux facteurs stressants.

N’oublions pas que le stress est nécessaire à la vie (eustress). Toutefois, un stress excessif installe des tensions chroniques qui mènent à une rigidité excessive (distress). Les causes de stress peuvent être multiples, médicales, fonctionnelles, psychologiques, environnementales… Le perfectionnisme est une cause psychologique assez répandue.

Perfectionniste? moi jamais!

La quête de la perfection crée un stress phénoménal qui nous empêche de croquer la vie dans toute l’intensité de son mouvement.

Sur un plan collectif, la course à la perfection cultive un esprit compétitif où la vitesse et le dépassement de soi sont des qualités profondément valorisées dans notre société. La conséquence est une société à deux vitesses, ceux qui performent et les autres.

Sur un plan individuel, les perfectionnistes ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils sont. Ils ont toujours peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas plaire. Impossible donc de savourer ce que l’on est tout simplement. La satisfaction semble toujours dépendre d’un idéal à atteindre. À force de courir après une perfection extérieure à soi, vers un bonheur de l’ailleurs qui décentre, nous restons éloignés de la sensation et de l’accueil de ces moments magiques comme se sentir bien tel que l’on est. Ce qui aboutit inévitablement à enfermer l’individu dans une spirale d’insatisfactions permanentes, anxiogènes, coûteuses en terme d’énergie et exigeante à maintenir à tout prix.

Le stress comme résultat

Évidemment, cette exigence permanente imposée de l’extérieur ou par nos pensées crée un stress majeur qui se manifeste par toutes sortes de réactions physiologiques et comportementales pour nous adapter et trouver une façon pour répondre aux agents stresseurs. Par exemple, sous l’effet de l’adrénaline le corps se tend, le rythme cardiaque accélère, des douleurs diverses apparaissent avec une difficulté à se relâcher et goûter tranquillement au moment présent. Ces tensions laissent des traces, des cicatrices chimiques dans notre organisme, aboutit à la « désharmonisation » de nos organes, affaiblit notre système immunitaire. Nous nuisons à notre équilibre somatique. Ces accumulations de tension nous transforment en bloc de béton, et le dépassement permanent de nos limites brûle finalement notre fluidité corporelle.

Au travail, il arrive fréquemment que notre mouvement devienne sectionné, stéréotypé, répétitif. Ce stress laisse des traces dans notre mobilité qui à la longue inhibe et réduit l’amplitude de nos mouvements ce qui à la longue peut nuire à un vieillissement optimal.

Soyons toutefois rassurés. Ce processus limitatif est réversible. Toutes les stratégies mises en place pour réduire les effets du stress seront à privilégier.

Certains auront besoin de consulter en psychologie, d’autres de s’investir dans un sport ou une activité sociale. Mais personne ne pourra faire l’économie de casser ce cercle infernal; de se recentrer et de se remettre en mouvement en douceur pour commencer à réhabiter son corps et danser sa vie.

Danser sa vie au quotidien

Sur un plan corporel, prendre le temps de se détendre, de se remettre en mouvement, de se déplier, quel que soit son âge laisse émerger une motricité économique et un rayonnement, reflets d’une intériorité vivante.

Il faut du courage pour décider de danser avec nos agents stresseurs. Du lever au coucher, notre quotidien regorge de situations où notre corps est mis à contribution. Que de flexions, d’extensions, de torsions nous faisons sans même nous en rendre compte. Notre agenda chargé, nos horaires variés, nous poussent à nous ajuster en permanence sur un plan rythmique. Et même lorsque notre motricité est réduite au minimum, soit pendant que nous dormons, le mouvement reste encore présent et agit sur la qualité de notre sommeil. C’est ce qui nous fait être vivant.

J’ai toujours aimé me promener dans la nature. C’est pour moi la meilleure façon de me ressourcer. C’est accessible et non coûteux. Je trouve la source de mon inspiration lorsque j’observe la fluidité des arbres dans le vent. Je regarde l’herbe se trémousser sous la brise légère. Lors de ces marches, je respire au rythme du vivant qui m’entoure et j’y trouve encore la paix. J’ai l’impression de faire corps avec cet environnement paisible, de danser avec la nature.

À vous de varier vos plaisirs et de trouver votre façon de danser votre quotidien!

Références :

SELYE, H., The Stress of life. New York, McGraw-Hill, 1956 www.unisson06.org/dossiers/relation_aide/stress.htm

Le drame de l’intranquillité

Ce n’est pas pour rien si les maladies du cœur sont actuellement une des principales causes de décès. Si le cœur ne trouve pas la tranquillité, il s’épuise et au bout d’un moment finit par défaillir.

L’« intranquillité » est devenue une des maladies de notre époque. Malgré cette incapacité à trouver le calme, qui d’entre nous n’aspire à « décrocher ». On attend parfois de méthodes psychologiques ou de techniques de relaxation de pouvoir trouver ce calme auquel on aspire. Mais pourquoi attendre les effets de « techniques » ce qui peut nous être donné par une plongée dans notre intériorité. Les ermites des premiers siècles, par leur retrait dans le silence et la nature, tentaient de retrouver l’harmonie avec eux-mêmes.

Voyez quelle leçon on peut tirer de cette parabole : Un homme avait peur de l’ombre de son corps et avait peur des traces de ses pas. Pour y échapper, il se mit à courir. Or, plus il fit de pas, plus il laissa de traces; plus il courut vite, moins son ombre le quitta. S’imaginant qu’il allait encore trop lentement, il ne cessa de courir toujours plus vite, sans se reposer. À bout de force, il mourut. Il ne savait pas que pour supprimer son ombre, il lui aurait suffi de se mettre à l’ombre et que pour arrêter ses traces, il lui aurait suffi de se tenir tranquille.

S’asseoir à l’ombre d’un arbre. Quelle merveilleuse thérapie. Disponible à tout moment. Il n’y a pas de liste d’attente.

Voici comment Tatanga Mani, un Indien Stoney, évoque l’éducation qu’il a reçue chez les Blancs : « Je suis allé à l’école des hommes blancs. J’ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la Bible. Mais j’ai découvert à temps que cela n’était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l’ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en utilisant la nature. Vous savez, si vous prenez tous vos livres et les étendez sous le soleil en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur œuvre, il n’en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d’étudier à l’université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes et les animaux dont nous faisons partie ». On n’est pas loin de saint Bernard de Clairvaux qui disait avoir plus appris des arbres que des livres. Regarder et écouter un arbre, une fleur, un caillou. Laisser l’objet s’exprimer dans le silence. Le laisser « parler ». Le recevoir et non le prendre. Celui qui ne sait plus écouter la musique de la création, ne saura pas écouter les autres et encore moins le silence de Dieu.

Nous avons à ouvrir les yeux, nettoyer les portes de notre perception, apprendre ou réapprendre à écouter, nous émerveiller, admirer, contempler, respirer, vivre « poétiquement » lair, leau, le feu, la terre, les arbres, les montagnes, les oiseaux. Cela suppose de savoir sarrêter, faire silence, reprendre souffle, cesser de courir après le temps et de le remplir jusquà la nausée, apprendre à être là, véritablement présent dans la profondeur insondable de lici et maintenant.

Journal d’une psy

Une petite sandale rouge tremble doucement dans ma main. Et, je reprends le chemin des souvenirs… Ma fille Anne-Isabelle avait presque trois ans. Ce matin-là, nous partions magasiner pour lui acheter des souliers. Elle courait et sautait autour de moi, pleine de vie et de joie. Au magasin, elle voit une paire de petites sandales d’un beau rouge vif. Des souliers de fantaisie…

À cette époque, j’étais une femme sérieuse, raisonnable et prévoyante. J’avais l’intention d’acheter des bottines brunes lacées. Des bottines hautes qui tiennent bien le pied et protègent la cheville. Vous ne le croirez pas, mais, à l’époque, c’est ce que tous les enfants portaient et les souliers de fantaisie étaient rares, cher et réputés mauvais pour la posture. Je croyais être une bonne mère en persuadant ma fille d’acheter des bottines brunes lacées. « C’est mieux pour ta santé. Tu verras quand tu seras grande, tu me remercieras d’avoir pris soin de ta posture et de tes pieds. Sois raisonnable! » Durant toute mon enfance ma mère m’avait répété : « Sois raisonnable, pense au futur ».  Mais ma petite fille pleine de vie de me répondre : « Non maman, je veux les avoir tout de suite. Je veux pas être contente quand je vais être grande. Je veux ces souliers rouges là maintenant. »

Ça ne m’étonnait pas d’elle. Elle voulait toujours vivre intensément comme s’il n’y avait pas de lendemain. Un jour, je lui avais offert le choix entre deux friandises. Elle m’avait regardée comme si j’étais une simple d’esprit et m’avait répondu : « Mais voyons donc maman, tu sais bien que je veux tout dans la vie ». Pas un simple « je veux les deux », non!, un définitif « je veux tout ». Finalement, nous avons acheté les deux paires, tout en prévenant ma fille que les rouges seraient des « souliers du dimanche ».

Anne-Isabelle a mis ses sandales rouges et nous sommes parties rejoindre son père au chalet. Sur le chemin, un terrible accident est arrivé. Je me suis retrouvée à l’hôpital pour de longs mois et de multiples opérations et ma fille à la morgue. Je ne l’ai jamais revue.

Deux mois plus tard, quelqu’un m’a rapporté une des sandales rouges retrouvée dans le champ près du lieu de l’accident. Et, j’ai regardé ce soulier en pensant : OH mon Dieu!, moi qui voulais tant qu’elle soit raisonnable et pense à son futur. Elle n’a pas eu de futur! Il me faut apprendre à vivre dans le moment présent… maintenant. Vivre dans le moment présent, c’est une attitude qu’elle maîtrisait totalement. Ma voisine qui avait pourtant huit enfants à elle et aurait dû être blasée me disait : « Quand Anne-Isabelle passe, j’arrête et je la regarde. Cette enfant-là, elle ne marche pas, elle danse. On dirait toujours qu’elle danse de joie. »

J’avais oublié de danser. J’étais tellement préoccupée par le futur, par les choses à faire, par les décisions à prendre petites et grandes, par la bonne éducation de mes enfants, par mon travail, par mon conjoint que j’oubliais de m’arrêter. De m’arrêter pour doucement jouir de la vie et pour être tout simplement. Et aujourd’hui, je fais du ménage et je retrouve ce petit soulier. Je crois que j’oublie encore de vivre le moment présent et de danser. Le petit soulier rouge refait surface pour me rappeler l’essentiel. Régulièrement, je repars dans mes peurs : la peur de manquer, la peur de ne pas être correcte, la peur de ne pas être aimée si je ne fais pas ceci ou cela ou si je ne suis pas comme ceci ou cela. J’oublie qu’il n’y a que deux choix : la peur ou l’amour. L’amour de la vie, la pleine absorption dans le moment présent, le choix de vivre pleinement maintenant sans regrets et sans exigences. (des préférences, bien sûr, mais pas des exigences). Ce qui ne veut pas dire que je ne pense pas au futur ou au passé, j’y pense différemment tout simplement. En m’appliquant à vivre chaque instant, chaque personne, chaque expérience en lui donnant son plein potentiel de vie maintenant. Je cherche moins à contrôler et plus à accepter moi, les autres et les événements. Moins de bottines brunes lacées et plus de souliers rouges.

Contrôler, c’est un travail de peur, loin de la générosité de la vie. Accepter, c’est un travail d’amour, c’est un travail d’accueil. Moi, les autres, les événements ne sont pas tels que je les préférerais, et c’est très bien ainsi. Je peux accepter la différence entre la vraie vie et mes plans soigneusement bâtis. Lorsque j’accepte et que j’accueille, c’est plus agréable bien que pas toujours facile. Je sais, je sais, ce n’est pas facile, mais ça génère plus de paix et de joie intérieure. Ma belle Monique, la vie est courte, sors ta vaisselle du dimanche! N’oublie pas de danser, car c’est dimanche à chaque jour!

Une leçon de vie pour le moins inattendue…

En 2006, je me décide, je demande un éventuel congé sabbatique à mon employeur, car je suis blasée de travailler, je n’y trouve plus aucun intérêt, à part l’aspect financier. Je débute donc, en mai 2008, mon congé sabbatique pour une période de deux années. Je me sens comblée de bonheur, je prends le temps de déguster de délicieux cafés, je me remets à faire de la peinture à numéros (!), je lis tous les livres qui m’interpellent. En un mot, je profite pleinement du temps libre qui m’est accordé, je m’amuse à faire toutes les activités que j’aime.

Six mois passent, et à ma grande surprise, l’ennui s’installe insidieusement et je ne sais plus trop que faire de mes journées. J’ai l’impression d’avoir fait le tour. Je tourne en rond dans la maison, je procrastine sur les travaux de peinture et de rénovation que je voulais effectuer lorsque je travaillais, mais que je reportais faute de temps…

Un matin, je me réveille avec la déprime peinte sur le visage. Comme je n’ai rien de mieux à faire, je sors à l’extérieur prendre du soleil en espérant que cela me remontera un peu le moral. J’ouvre la porte de l’enclos de Kina, notre labrador blonde, pour la faire courir un peu en lui lançant la balle. Pour une des premières fois, je réalise (nous avons cette chienne depuis 3 ans, mais ça c’est une toute autre histoire…) qu’elle est enthousiaste, qu’elle saute de joie, de bonheur. Elle attend intensément que je saisisse la balle pour lui lancer comme si c’était la première et dernière fois qu’elle allait l’attraper et me la ramener, pour finalement recommencer avec la même frénésie ce jeu répétitif et bien banal.

Intriguée par ce comportement débordant d’entrain et de gaieté, je décide de lui faire passer quelques tests. Je lui sors sa laisse et je constate le même enthousiasme, la même joie de vivre, même si à tous les jours nous parcourons, plus souvent qu’autrement, le même trajet dans notre quartier. Par la suite, je dépose sa laisse et j’entre dans la maison pour y prendre un aliment que je tiens dans la paume de ma main. Je lui fais sentir sans lui donner pour observer sa réaction. Curiosité, enthousiasme, impatience de goûter à ce nouvel aliment. Je suis surprise, pour moi, ce n’est qu’une banale petite carotte…

Bon là, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas chez moi. D’accord, il n’y a rien à s’enthousiasmer à courir après une balle, à marcher en laisse ou à manger un quelconque légume… Mais peut-être que je passe à côté de l’essentiel de la vie, soit la simplicité et la joie du moment présent, qu’un animal est capable d’accueillir pleinement.

Cette chienne ne correspond pas aux critères de beauté avec sa bosse sur la tête, son grand nez et ses grandes oreilles, ses dents qui jaunissent avec l’âge… Mais elle s’en fiche, elle ne veut que participer à la vie, alors que j’attends d’atteindre la perfection physique que je me suis promise d’avoir un jour avant d’être bien et heureuse… Utopie de ma part.

C’est vrai, j’admets qu’elle n’a pas d’ego, ni la conscience d’être qui elle est…, mais elle est, à ce niveau, beaucoup plus libre que moi.

Depuis cette journée particulière, dès que je sens cette sensation de déprime revenir, je retourne voir ce maître paisible et heureux dans sa niche et je lui laisse m’apprendre les leçons de base de la vie pour accéder finalement au bonheur d’être tout simplement.

Conclusion de cette histoire : Lorsque le disciple est prêt, le maître arrive… parfois sous une forme inattendue et poilue, soit sous la forme d’un chien!