Amour de soi, égoïsme ou cadeau?

On parle beaucoup de l’amour de soi. On écrit amplement sur le sujet et on lit encore autant. Se choisir, s’aimer, prendre soin de soi, s’affirmer, suivre son cœur, sont des mots à la mode depuis déjà quelques années. Alors que dire de plus qui n’aurait pas encore été dit?

Je crois qu’on a encore besoin de parler, d’écrire et de lire sur l’amour de soi, car il est loin d’être intégré dans nos vies, concrètement, au quotidien. Nous lisons beaucoup, mais il manque la pratique, la pratique qui se reflète dans les actions posées d’instant en instant, jour après jour, lors des situations concrètes du moment présent.

Au fait, que signifie l’amour de soi au quotidien? Ce peut être s’accorder du temps, prendre un bon bain, faire une promenade ou s’offrir une journée de congé malgré un horaire chargé. Plus encore, l’amour de soi est une vision de la vie, une vision d’intégrité avec soi-même. Dire oui quand on pense oui… et non quand on pense non, aller au bout de soi-même, s’affirmer avec entièreté, tous ces aspects font partie de l’amour de soi.

Pour recevoir l’estime, l’approbation ou la reconnaissance des autres, que de fois nous disons ou faisons le contraire de ce que nous voulons. Un mal-être s’installe alors insidieusement et peu à peu nous nous éteignons. Certes pas du jour au lendemain, mais toujours un peu plus au fil des ans. Finalement, déprimé ou désabusé, nous perdons goût à la vie. Nous ne voyons plus de sens à notre existence, rien ne va plus.

Heureusement, une flamme de vie demeure inconditionnellement présente au fond de soi. Elle cherche inlassablement à poindre, à émerger, pour nous éclairer… voire nous enflammer!

Oser être qui l’on est vraiment, quel qu’en soit l’enjeu, est un défi de taille pour chacun d’entre nous. Vous êtes la seule personne avec qui vous vivrez toute votre vie, aussi bien faire en sorte de vivre en harmonie avec « elle » le plus tôt possible.

Facile à dire, me direz-vous! Mais comment faire?

Je vous propose de dire oui quand vous pensez oui et non quand c’est non. C’et simple et à la portée de tous, mais ô combien exigeant.

Pour ceux qui se connaissent assez pour savoir qu’ils disent presque immanquablement le contraire de ce qu’ils souhaitent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir, apprenez simplement à ne jamais répondre ni oui ni non sur le coup d’une question.

Essayez, vous verrez. Répondez simplement que vous allez y penser et engagez-vous à donner une réponse dans un délai qui conviendra aux deux. Si vous vous rendez compte que vous avez parlé trop vite (encore une fois!), sachez que rien n’est coulé dans le béton. Vous pourrez rappeler la personne concernée et lui signifier que vous avez réagi trop rapidement et que vous souhaitez maintenant modifier vos dires.

Quand vous arriverez à cela, ce sera un pas énorme vers l’amour de soi. Si on vous traite d’égoïste, peut-être s’agit-il de personnes qui jalousent l’amour de soi que vous incarnez et qui n’osent se l’offrir. Sachez que par vos gestes et vos paroles vous leur offrez le magnifique cadeau de votre sérénité et de votre sincérité avec vous-même. Ça n’a pas de prix!

Facile est la vie!

Facile est la vie depuis que je sais.
Facile est la vie depuis que je connais.
Facile est la vie, depuis que je suis consciente…

Facile est la vie, est ma nouvelle façon de penser, puisque je sais à présent que tout ce que je pense se crée. Donc, plus je pense que c’est facile, plus ma vie est facile.

Je sais aussi que les peines, les peurs, les colères font partie du bien-être. Elles sont là pour me faire comprendre que j’ai à apprendre à les laisser aller. Elles sont des résistances qui sont nécessaires pour avoir accès à un plus grand bonheur!

Plus vite je comprends pourquoi elles arrivent dans ma vie, plus vite je grandis…

Quand j’ai ce mal-être, je rentre à l’intérieur, je l’accueille, je l’aime, j’écoute ce corps qui a quelque chose à me dire. Enfin, je sais qui me parle. Mon enfant, mon parent critique, mon parent nourricier. Trop longtemps, j’ai voulu les faire taire parce que j’avais appris de cette façon. Aujourd’hui, j’ai la possibilité instantanément de modifier mon comportement tel que je le souhaite.

Je me questionne vers où aller, quoi faire…

Les réponses sont là dans le visible de l’invisible : la radio que je viens d’allumer, la rencontre imprévue d’un ami ou d’un étranger, un vol d’oiseaux, tout est là, il s’agit de le saisir, le comprendre. Il s’agit d’être attentive, être dans mon moment présent, à chaque instant.

Facile est de remarquer quand c’est positif. Inversement, quand j’ai à modifier un comportement, l’ego résiste et préfère me faire croire que les messages reçus sont illusoires. À présent, je sais le reconnaître et je lui demande de faire la place à mon âme. Mon âme sait quelle est ma mission, pourquoi je suis ici sur cette magnifique terre… elle sait aussi le plus court chemin pour m’y rendre. À moi de l’écouter.

J’attire à moi tout ce que j’ai à apprendre :

Je veux la paix, je suis la paix…
je veux l’abondance, je suis abondance…
je veux de l’argent, je suis argent…
je veux l’amour, je suis amour…

Je suis la magicienne de ma vie, et je n’ai aucun compromis à faire.

Je reçois ce que je suis…

Facile sera la vie pour celui qui veut…

La spiritualité au quotidien

Dans ma quête de spiritualité, qui dure depuis une trentaine d’années, j’avais trouvé une belle philosophie, mais qui n’était pas enracinée dans ma réalité concrète. Il restait un malaise et je me questionnais sur l’utilité du spirituel dans la vie quotidienne.

Ce questionnement m’a amenée à découvrir l’importance du moment présent, de la présence à soi et à ce qui se vit dans notre corps. Pour moi, il est devenu évident que le corps et l’esprit étaient liés. Je me suis tournée vers l’étude de nos différents corps énergétiques, des chakras, et des conséquences sur tous les plans de leurs diverses affectations.

Avec le temps, j’ai réalisé que pour être en accord avec toutes ces parties de moi, le corps, l’esprit, l’âme, il me fallait apporter des changements dans mon mode de vie à plusieurs niveaux. Rendre le quotidien spirituel. M’aimer inconditionnellement avant d’arriver à aimer les autres de cette façon. Me créer un environnement qui respecte qui je suis et mettre mes aptitudes au service de la communauté, par un travail plus en accord avec mes valeurs ou par du bénévolat auprès de divers organismes.

Cette prise de conscience a été plutôt insécurisante puisqu’elle impliquait des changements majeurs.

Mon âme souffrait d’être à Montréal, loin de la nature, et déménager à la campagne impliquait de refaire des liens dans un autre lieu. Parfois, il est plus facile de demeurer dans notre connu même s’il ne nous satisfait pas. Les grands changements demandent beaucoup d’énergie et le courage d’affronter l’inconnu.

Après plus d’un an dans les Laurentides, j’ai trouvé de nouveaux groupes d’appartenances, dont un groupe de réflexion et un groupe de méditation, et je me sens plus en paix avec moi-même. J’ai repris l’écriture pour divers médias. J’ose espérer trouver un travail dans la région afin de participer au bien-être de la collectivité où je vis, plutôt que celle d’une ville devenue étrangère. Je me sentirais enracinée, je pourrais déployer mes ailes et offrir le meilleur de moi-même, en me sentant entière et au bon endroit. Mon quotidien devient de plus en plus spirituel!

De bulle en bulle, je déambule.

Comment vivre une vie active en société sans se faire envahir dans sa propre énergie?
La méditation suivante est un excellent moyen de nous remplir de lumière, de nous créer une bulle, de vivre en lien avec notre calme intérieur aux heures de pointe dans les transports en commun ainsi que dans les énergies tourbillonnantes des magasins à grande surface. J’ai adapté pour vous cette méditation d’origine inconnue :

Installons-nous confortablement. Fermons les yeux afin de mieux s’intérioriser. Amenons notre attention à notre respiration. Ne changeons rien à ce rythme… faisons juste écouter. Devenons spectateur de celle-ci. Est-ce que nous inspirons du thorax ou de l’abdomen?

Nous ne tentons pas de modifier quoi que ce soit. Est-ce que notre expiration est plus longue que notre inspiration? Lentement, soyons présent à l’énergie qui est dans notre corps. Peut-être que naturellement nous sentons une circulation subtile d’énergie. Juste observer… Amenons notre conscience au niveau de la tête.

Visualisons une belle boule d’énergie jaune; elle nous vient de l’univers et nous pénètre au niveau du troisième œil. Ce centre entre les deux sourcils se nomme « Ajna ».

Prenons le temps, ne forçons rien. Lentement, nous allons sentir la boule d’énergie jaune descendre le long de la colonne vertébrale jusqu’en dessous du nombril.

À notre rythme, sentons le mouvement énergétique le long de notre colonne. Les Orientaux nomment cet espace au-dessus du nombril le « Hara ». Il peut nous apparaître étrange à nous qui vivons dans notre tête d’apprendre que le « Hara » est notre demeure. Situé entre le nombril et le pubis, il est un centre d’équilibre important. Les adeptes des arts martiaux le connaissent bien.

Revenons à cette boule d’énergie, voyons-la remplir notre abdomen. Sentons sa chaleur et son effet apaisant. Lentement, l’énergie de cette boule descend dans nos jambes. Si nous avons un blocage ou une douleur quelconque, prenons le temps de respirer et de ressentir l’énergie agir dans cette région de notre corps. Soyons dans l’accueil.

Après avoir envahie notre abdomen et nos jambes, l’énergie monte et inonde notre thorax. Elle redonne de l’énergie aux organes vitaux.

Sentons les bienfaits de sa chaleur. Puis, l’énergie part du chakra du cœur et circule dans nos bras jusque dans nos mains. À notre rythme, lorsque nous la ressentons dans nos mains, rapprochons ces dernières paume contre paume ou l’une en face de l’autre.

Prenons le temps de sentir l’énergie dans nos mains avant de façonner une belle boule d’énergie.

Lorsque nous augmentons l’espace entre nos paumes, nous sentons la bulle d’énergie grossir. Nous ressentons son déplacement entre nos mains.

Puisque cette énergie est divine et nous vient du fin fond de l’univers, de la source originelle, prenons le temps de l’accueillir. Ce cadeau subtil a parcouru beaucoup de distance pour venir nous rencontrer… Jouons avec… Amusons-nous à agrandir encore le champ énergétique entre nos mains.

Si nous avons été trop vite et que nous avons perdu la sensation de l’énergie, rapprochons juste un peu les mains et nous la retrouverons. Lentement, agrandissons ce champ énergétique plus grand qu’un ballon de plage. Toujours plus grand… Nous allons l’agrandir assez grand pour pouvoir entrer dedans. Lorsqu’il aura atteint cette taille, nous n’aurons qu’à nous insérer dedans. Prenons le temps de sentir cette bulle de l’intérieur. L’énergie est nourrissante, apaisante, calmante. Respirons-la bien…

Prenons le temps de ressentir ce nouveau champ d’énergie tout autour de nous. Nous baignons dans l’énergie de la création. Elle restaure et rééquilibre tous nos centres nerveux. L’énergie originelle veille sur nous et nous protège pour les prochaines 24 heures.

Qu’importent les lieux où nous irons aujourd’hui, c’est dans notre bulle que nous y irons… En plus de nous nourrir, notre bulle laisse passer tout ce qui est bon pour nous et filtre ce qui est moins désirable.

Sentons le surplus d’énergie que nous procure cette méditation… Prenons le temps d’apprécier le moment présent. Lentement, à notre rythme, revenons présent à la pièce.

Nous sommes prêts pour vivre une autre merveilleuse journée !

Bonne bulle!

Le bonheur et la sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » [1] Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis » ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables. » [2]

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Un des préceptes premiers de la philosophie orientale est de reconnaître une grande distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; qu’on l’admette ou non, quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre, que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à comprendre la nature de l’expérience humaine. Nous questionnons la réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la vraie réalité? Est-ce que mes plans et projets m’ont procuré stabilité et bonheur?

Ce questionnement nous mène à la réalisation que si nous prenons du recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons qu’au cœur de notre être réside une réalité merveilleuse dont la nature est paix et satisfaction.

Et cette réalité est toujours présente, dans notre essence.

Les formes vont changer. Mais l’endroit paisible en nous, derrières pensés et idées, est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. De ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existent. Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce à l’étude de la philosophie et aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur se retrouve dans le moment présent, qu’il réside au cœur de notre propre existence. Le bonheur est ici et maintenant. Pas demain. Ni dans vingt ans à notre retraite. Mais maintenant! À regarder les flocons de neige, la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler l’émerveillement inhérent à chaque instant.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers une vie mieux équilibrée et satisfaisante.

  1. Robert Louis Stevenson, Écrivain écossais (1850-1894)
  2. The Deeper Dimension of Yoga, Georg Feuerstein, p. 101

Choisir le bonheur

« Pour celui qui vit sans attachement, tout est joie. »

Une des conditions très importante du bonheur est le non-attachement. L’acceptation des choses, des gens, des événements tels qu’ils sont. L’acceptation de vous-même tel que vous êtes.

Le non-attachement n’est pas synonyme d’indifférence, de détachement ou de passivité. Le non-attachement signifie passer de l’exigence à la préférence. Je préfère avoir de l’argent, mais je n’exige pas d’en avoir pour être heureuse. Je préfère être aimée et appréciée, mais je n’exige pas, je n’ai pas un besoin absolu de l’amour et de l’appréciation des autres pour m’aimer, m’apprécier et être bien avec moi-même.

Le non-attachement signifie aussi vivre dans le moment présent et non pas dans le passé ou dans le futur. Vivre non pas dans l’inquiétude de ce que seront les résultats dans le futur, mais dans la joie du présent. Par exemple, lorsque j’enseigne, j’investis à cent pour cent dans le processus et je lâche prise complètement quant au résultat. Je peux ainsi être totalement relaxée pendant que j’enseigne parce que je suis totalement dans l’amour de donner un cadeau aux étudiants et non dans l’inquiétude de : « Qu’est-ce qu’ils pensent de moi? ». « Est-ce que ma matière passe vraiment? ». « Sont-ils d’accord avec moi? ». Bien sûr, je suis ouverte aux feed-back pour m’améliorer, mais sans culpabilité par rapport au passé : j’ai donné le plus que je pouvais donner à ce moment et dans ces circonstances. Si mon passé n’est pas ce que j’aurais voulu qu’il soit, je peux tout simplement faire des choix nouveaux et plus productifs.

Dans son livre Learning through mastery, Georges Leonard, maître en Tai Chi, raconte l’expérience suivante. Les athlètes qui se fixaient des objectifs et y tenaient avec trop d’attachement vivaient les expériences suivantes : ils devenaient tendus, stressés, performaient souvent moins bien et se blessaient plus fréquemment parce qu’ils avaient forcé la note. Les athlètes qui se détachaient des résultats (les désirant ou les préférant, mais sans les exiger) avaient de meilleurs résultats.

Georges Leonard leur disait : « Ne forcez pas. Soyez complètement là. Expérimentez chaque moment aussi complètement que vous le pouvez. Soyez absorbés par ce que vous faites, restez dans le moment présent ». Et il déclarait que les athlètes atteignaient une autre ceinture ou dépassaient un plateau presque même sans y avoir pensé.

Ce qui veut dire soyez corps, âme, esprit dans tout ce que vous entreprenez. Vivez dans le moment présent et non dans l’inquiétude de ce que seront les résultats. Ne soyez pas attaché aux fruits de vos labeurs.

Ne soyez pas non plus attachés à ce que les gens ou les événements soient d’une certaine manière. N’essayez pas que le monde soit différent de ce qu’il est ou les autres différents de ce qu’ils sont. Acceptez les gens et les choses comme ils sont et même votre désir de les améliorer, acceptez-le. Vous avez peu de pouvoir pour changer les autres, vous avez tout pouvoir pour changer votre attitude et vos réactions face aux autres.

J’ai vu tellement de clients travailler d’arrache-pied à changer un conjoint ou un patron et se trouver déçus des résultats alors que lorsqu’ils décidaient de se changer eux-mêmes, les résultats dépassaient toute attente. Je me souviens de cette cliente dont le patron avait une attitude de discrimination. Nous nous sommes fixés comme objectif de l’aider à développer sa confiance en elle, son estime de soi, son affirmation et d’oublier de changer le patron. La fin de l’histoire? Elle s’est retrouvée patronne de son ex-patron.

Au niveau personnel, vous pouvez laisser aller votre attachement à être validé, approuvé par les autres. Vous n’avez pas besoin de leur approbation. Ma cliente aurait pu faire des pieds et des mains pour obtenir l’approbation de ce patron qui méprisait les femmes. Elle y aurait perdu son temps, son énergie, sa confiance en elle et sa joie de vivre. Mettez plutôt votre énergie à vous aimer et à vous approuver vous-même. Vous êtes votre propre juge, l’autorité en ce qui concerne ce qui est bon pour vous. Vous pouvez écouter votre voix intérieure, vous êtes sage. Reprenez votre pouvoir et agissez à partir de ce que vous pensez de façon aimante et douce pour vous et les autres.

Lâcher prise aussi face aux jugements. Jugements face à soi et jugements face aux autres. Rien ne manque. Tout est parfait. Tout est apprentissage.

Peut-être avez-vous des comportements que vous n’aimez pas. Au lieu de les voir comme des déficiences, voyez-les comme des choix que vous avez faits à partir de l’expérience et des connaissances que vous aviez à ce moment-là. Et s’ils ne vous plaisent plus, dites-vous : « Je vais faire de nouveaux choix à partir de maintenant ». Ne pensez pas à vous-même comme imparfait. Il n’y a pas d’erreur, uniquement des choix que vous avez faits en chemin, qui vous ont donné de l’expérience, permis d’apprendre et vous permettent maintenant de faire de nouveaux choix plus productifs.

Ne portez pas non plus de jugement sur les autres. Vous ne savez pas quel passé ou quelle souffrance justifie leur comportement. Peut-être serions-nous pires si nous avions vécu la même chose. Acceptez les autres tels qu’ils sont pour votre propre bonheur. Les autres sont ce qu’ils sont. Ils sont des maîtres qui nous enseignent. Cependant, le non-jugement n’empêche pas le discernement. Le jugement, c’est donner une valeur, dire : « Ceci est bon, ceci est mauvais ». Qu’en savez-vous? Le discernement, c’est dire : « Je veux ceci ou cela dans ma vie » ou « Je ne veux pas ceci ou cela dans ma vie » et de cela, vous êtes les maîtres absolus.

Pardonnez-vous, pardonnez aux autres. Nous pouvons atteindre la sérénité à travers le processus de pardon. Et le pardon devient encore plus facile quand on comprend qu’il n’y a pas besoin de pardon. La vie nous donne des cadeaux ou des leçons. La réponse est : « Merci! » ou « Merci, j’ai appris! ». À condition de ne pas blâmer ou se révolter, mais se demander : « Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? ».

Une autre forme de non-attachement importante (surtout pour les parents et les thérapeutes) est le non-attachement à sauver les autres de leurs problèmes. Vous pouvez aider les autres sans prendre les autres sur votre dos. Vous pouvez sentir amour et compassion et ne pas être responsable de l’autre et de ses décisions. Vous pouvez lâcher prise sur votre attachement à voir cette personne changer. Parfois, c’est même votre attachement à la voir changer qui la pousse à ne pas changer. Dites-lui : « Tu es libre. C’est correct de rester exactement comme tu es ou comme tu désires être ». Focalisez sur les qualités de cette personne et non sur ses fautes. Et de nouveau, usez de discernement non pas pour dire : « Je dois l’aider, je veux la sauver », mais avec non-attachement : « Comment puis-je lui transmettre mon amour et quelles sont mes limites? ».

Le non-attachement est la capacité de voir l’impermanence de toute chose. Tout est parfait et tout est en évolution. Si, comme les moines bouddhistes, je vois le verre dans ma main comme déjà cassé, je suis pleine de gratitude pour chaque moment où il continue à me servir à boire.

Le non-attachement nous permet de profiter à plein de chaque moment, de chaque personne, de chaque circonstance. Pour celui qui n’est pas attaché, tout est grâce, apprentissage, un perpétuel « happening » dont nous pouvons faire ce que nous voulons.

Et comme d’habitude, ma petite liste de conseils :

Non-attachement :

  1. Pardonnez à vous-même et aux autres dans le passé, dans le présent et dans le futur.
  2. Focalisez sur le processus, détachez-vous des résultats, ils ne vous appartiennent pas.
  3. Vivez dans le moment présent et n’essayez de contrôler ni les gens, ni le futur, ni vous-même.
  4. Ne prenez pas en charge le bonheur des autres, vous pouvez vivre amour et compassion sans vous les mettre sur le dos.
  5. Détachez-vous de votre besoin d’approbation des autres, vous êtes toute l’approbation dont vous avez besoin.
  6. Laissez aller votre attachement à ce que les gens et les circonstances soient comme vous le désirez, vivez avec ce qui est et profitez-en. Acceptez les choses et les gens comme ils sont.
  7. La haine est un poison pire que le cancer. Envoyez de l’amour même à vos ennemis et l’univers vous enverra de la joie en retour.
  8. Ne jugez pas les gens, acceptez les autres tels qu’ils sont pour votre propre bonheur.
  9. Ne vous attachez pas aux objets. Aimez-les dans le moment présent sans avoir besoin de les posséder. Admettez les richesses matérielles dans votre vie, mais non dans votre cœur.
  10. Sachez que le monde est parfait tel qu’il est, à chaque instant, ne vous attendez pas à ce que la vie soit d’une certaine façon.
  11. Détachez-vous de vos : sensations, opinions, croyances, projets, émotions, pensées. Soyez convaincu de l’impermanence de toutes ces choses.
  12. Le pardon nous permet d’atteindre la sérénité et la joie. À la limite, il n’y a même pas besoin de pardon. Les autres sont ce qu’ils sont. Ils sont des maîtres qui nous enseignent.

Qui est le véritable enseignant?

Pourquoi ne pas profiter de la rentrée scolaire pour reconnaître les rôles inconscients que jouent nos enfants dans la société? C’est ce que propose cet article. Depuis l’arrivée des colons en Amérique, certaines institutions et personnes croient savoir mieux que quiconque ce que l’on doit enseigner à nos enfants et aux prochaines générations.

Si nous croyons avoir des choses à apprendre aux enfants, ceux-ci sont également porteurs de grands enseignements comme l’art de vivre le moment présent, vivre dans la pleine liberté d’action et de pensées et être connecté à notre vrai moi. Voyons comment cela se manifeste dans notre quotidien et osons nous questionner sur nos habitudes face aux enfants.

Le moment présent
Dès son plus jeune âge, l’enfant est centré sur ses besoins physiques. Il a une sensibilité plus élevée de ce qu’il ressent. Les besoins de base sont ressentis de façon très forte et dans le moment présent, la seule chose qui importe pour lui est la satisfaction de ses besoins. Par exemple, je me souviens de mon aîné, à sa naissance, combien sa faim était intense et le faisait hurler tellement l’état de faim dans lequel il était le rendait inconfortable. Il était impossible pour lui de se concentrer sur autre chose pendant ce moment d’attente, car pour lui ce « moment présent » était un moment d’attente jumelé au besoin non comblé.

C’est en effet étonnant d’observer à quel point cet état d’être dans le moment présent amène l’enfant dans un niveau de concentration qui le fait oublier tous les autres éléments qui l’entourent. C’est la même chose pour le jeune enfant qui découvre un nouveau jeu et qui l’explore. Il oubliera tout ce qui l’entoure. Il ne répondra pas aux invitations à venir dîner, même s’il est midi!!! Il est dans la découverte et l’aventure. On dirait même qu’il ne nous entend pas. Et c’est la beauté de vivre le moment présent. L’attention est portée sur une seule chose : les « présents » de ce moment.

Questionnement
Cet automne, en échange d’un cours de natation ou de gymnastique, pourquoi ne pas offrir un espace-temps à notre famille et créer dans notre routine un moment où l’on nourrit cet état d’être dans le moment présent, sans ressentir les pressions qu’exige un groupe, et profiter de cet enseignement pour peu de frais? Ce temps n’a pas à être planifié. Il peut tout simplement être intitulé « jeux libres » et vivons ce lâcher prise sur la routine et les résultats.

La liberté d’action et de pensée sous toutes ses formes
Cette proposition est en effet un exemple de la liberté de chacun. Il est toujours fascinant de remarquer à quel point les jeunes enfants font leurs choix de façon spontanée et suivent leur intuition, sans trop se questionner. Vous serez surpris des idées et des suggestions qu’ils inventeront pendant ces périodes privilégiées. L’observation de leurs préférences pourrait même vous mener à découvrir des pistes sur leur mission de vie…

En fait, la pensée de ces jeunes gourous, comme les appelle Pierre Morency dans son livre « Demandez et vous recevrez », est spontanée. Elle n’est pas nourrie par la peur du futur ou la crainte de représailles. Ils veulent apprendre! Ils veulent jouer et s’amuser! Ils veulent rire! Ils veulent profiter de la vie et faire des expériences dans des milieux sécuritaires où le droit à l’apprentissage existe. Car il ne s’agit pas du droit à l’erreur puisque l’erreur n’est qu’un jugement que l’on porte sur le résultat d’une action. Il s’agit bien du droit d’expérimenter la vie, de jouer avec elle d’approfondir tous ses rouages. Ce n’est que vers l’âge de 8-9 ans qu’ils se mettront à analyser leurs gestes et les conséquences de leur spontanéité pour ainsi apporter des changements à leurs comportements liés à différentes peurs. Qui sommes-nous pour juger de ce qui est bon ou mal?

Questionnement
Amusons-nous avec eux et réapprenons la joie de la liberté d’action. Pour se faire, la prochaine fois que nous nous questionnerons sur des difficultés reliées aux enfants, avant d’intervenir, ayons la discipline de nous poser les questions suivantes :

  1. Qu’est-ce qui peut m’arriver de désagréable si je laisse l’enfant continuer? Nous y découvrirons les peurs que cet enfant nous invite à libérer.
  2. Le fait d’avoir ces craintes/peurs m’empêche d’être quoi? Et nous y découvrirons les besoins de notre âme.

Être connecté à notre vrai moi
Les interactions que nous avons quotidiennement avec les enfants nous invitent à nous connecter à qui nous sommes vraiment. Dans leur sagesse et la pureté de leur cœur, les enfants nous demandent de leur faire confiance comme nous leur demandons de nous faire confiance. Ils savent tout ce qu’ils doivent savoir à propos de qui ils sont. Introspection et écoute de notre intuition sont les meilleurs outils de formation pour tout « adulte-éducateur ».

Ce sont les discours moralisateurs (qui trop souvent s’adressent à nous-mêmes) et les différents messages communiqués par la télévision et la société qui finissent par séparer les enfants de qui ils sont vraiment. Plus que quiconque, les enfants ne demandent qu’à s’épanouir à travers nous. Et au même titre que notre entourage, les enfants ne font qu’un avec nous. Ils représentent donc notre reflet, le miroir de nos forces et nos faiblesses.

Questionnement
Après être intervenu auprès d’un enfant, prenons du recul pour nous demander si le message communiqué était réellement pour cet enfant ou s’il ne s’agissait pas d’un message qui devait plutôt s’adresser à nous. Un vieux dicton dit bien « on ne parle que de soi ».

En conclusion, les enfants nous offrent de multiples occasions de nous dépasser, de mieux nous connaître et de démystifier les croyances non bénéfiques et les peurs qui bloquent notre plein épanouissement personnel. En tant qu’« adulte-éducateur », notre devoir est, avant tout, de demeuré centré, d’offrir à ces enfants des modèles d’amour (de soi et des autres), de respect et de responsabilité vis-à-vis les gestes que nous posons et les paroles que nous disons.

Construire ce qui nous sommes

 Réfléchissons ensemble un bref instant. L’instant présent, la contemplation de ce que nous sommes, la contemplation de ce que nous formons tous ensemble, la contemplation de qui nous sommes, nous est offerte par notre principe masculin.

Bien souvent rejeté contre la féminité qui se dit être créative et ouverte, le principe masculin est pourtant celui duquel tout naîtra, puis que le masculin offre et que le féminin transforme. Ce qui doit s’offrir à nous est en tout premier lieu l’incarnation, la stabilisation de nos énergies, de nos décisions, de nos choix. Ne pas être stable est comme de tourner sur nous même sans cesse en refaisant toujours les mêmes erreurs.

Pourquoi disons-nous que Dieu est masculin, qu’il porte dans toutes les religions un nom masculin? C’est qu’il est le principe masculin de toute chose, il est la structure, la création, le demain, le support tant attendu pour que le principe féminin puisse ensuite le diffuser et l’apprécier.

 Notre principe féminin, soit-il béni, espère, projette, transforme et attend cependant sans cette force masculine qui nous habite et sans laquelle nous sommes incapables de vivre le moment présent, le moment de la semence où tout se crée. La semence déposée dans une terre saine fera germer des ondes de bonheur jusqu’à l’infini!

 Notre terre d’accueil est souvent fermée à notre pouvoir puisqu’elle a peur que celui-ci détruise ce qu’elle tente de construire, pourtant tout au contraire nous devrions nous ouvrir et accueillir dans chaque instant de notre existence le moment où la vie débute en toute chose, le moment de la création, le moment où notre principe masculin s’incarne en nous pour nous porter vers l’extase d’être en vie.

 Sans lui il n’y aurait pas de vie. Sans lui, il n’y aurait pas d’instant présent. Sans lui, il n’y aurait pas de demain. Alors, laissons l’homme être un homme et la femme être une femme, laissons l’équilibre s’installer à l’intérieur de nous en lui donnant le pouvoir d’unifier nos principes.

Qui croyez-vous est celui qui manifeste dans la matière les intuitions? Qui croyez-vous qui nous apporte la force nécessaire à passer au travers les obstacles de notre vie? Qui croyez-vous qui nous permet de croire, de voir et de créer des moments inoubliables? C’est la force en nous, c’est la détermination, c’est le courage, c’est d’être et de laisser être le principe masculin dans toute sa beauté et dans toute sa puissance.

Le summum de la vie

Dans un monde présentement chaotique, où tout semble s’écrouler, le chemin clair et paisible… se retrouve en soi.

Nous sommes présentement dans une nouvelle étape de changements. Regardez autour de vous. Que remarquez-vous? Vous remarquez qu’il y a des maladies, des pertes d’emploi, des bris de relations, des familles séparées et différents niveaux de dépression. Tous ces défis nous donnent la chance de décider de continuer de la même façon ou alors, de nous élever vers un nouveau niveau d’expression. En fait, tout cela nous ramène à une chose importante : qui nous sommes vraiment – et le fait de s’aimer soi-même – Les défis nous posent plusieurs questions : « Est-ce que je me nie? Est-ce que je me mens? Qu’est-ce que je désire vraiment? Est-ce que je choisis le rôle de victime ou est-ce que je prends en charge toutes mes créations? Est-ce que je suis à la merci des autres ou même, de la vie? Est-ce que je vais lâcher prise? ». Ces questions viennent de votre Esprit et elles demandent réponse.

Pouvez-vous imaginer une vie où les gens s’aiment eux-mêmes et aiment les autres, avec un tel respect que les jugements, les principes, les modèles s’effondrent, afin que nous soyons tous libres d’être et de permettre aux autres d’être? Eh bien, c’est vers cela que nous amène la nouvelle énergie de 2012. Cela a lieu depuis 2007. C’est pourquoi j’accepte les défis qui m’arrivent et qui ouvrent mon cœur afin de prendre de l’expansion, en unité avec la vie, partout.

Le discernement est essentiel pour reconnaître ce qui nous appartient et ce qui appartient à l’autre. Partout, sur la planète, tout est chaotique. Cela ne vous appartient pas. Ne le faites pas vôtre. Soyez un observateur, pendant que vous décidez qui vous désirez être et pour savoir où vous en êtes. Ce qui se passe présentement doit arriver. Si vous écoutez vraiment votre être intérieur, vous reconnaîtrez que vous avez désiré le changement. Nous voulons tous être libres, nous voulons connaître l’amour, nous voulons nous tenir ensemble. Au niveau de l’âme, c’est notre plus grand désir. L’année qui vient et celles qui suivront nous rempliront d’espoir pour une nouvelle vie, remplie de joie. Pour certains, il y aura des moments de grande conscience tandis que d’autres, étant récalcitrants aux changements, se trouveront en plein chaos et dans la confusion. Plusieurs quitteront même le plan terrestre. Et, vous savez quoi? Ce n’est pas important, car cela ne vous appartient pas, à moins que vous ne le fassiez vôtre et que vous lui portiez toute votre attention. Choisissez de vous harmoniser et de vous équilibrer vous-mêmes en étant à l’écoute de votre antenne intérieure, qui sait toujours ce dont vous avez besoin. Prenez du temps pour être seul avec vous-même, soyez bon envers vous-même, mais, plus encore, soyez conscient de qui vous êtes, à ce moment présent.

Ce qui importe le plus, dans l’année qui vient est d’approfondir la compréhension de votre soi, dans le but de croître spirituellement.

Connectez-vous à votre âme et laissez-vous guider vers la transformation, vers l’amour et le respect de soi.

Libérez-vous des drames de la vie, apprenez à interagir avec les expériences de la vie.

Prenez le temps nécessaire pour trouver les réponses aux plus grandes questions de votre vie.

Choisissez d’évoluer et de croître dans la nouvelle conscience.

Transformez les situations chaotiques, pour vous connecter à votre lumière intérieure.

Choisissez de vous éveiller et de donner de l’expansion à votre conscience, en ressentant ce qu’il y a à l’intérieur.

Reconnaissez votre propre pouvoir et apprenez à l’utiliser avec sagesse.

Devenez responsables des choix que vous faites, soyez vrais envers vous-mêmes et devenez le maître de votre vie.

C’est possible et accessible. Choisissez, décidez et expérimentez. Unissez le mental et l’âme pour permettre à votre conscience de prendre de l’expansion, car ce sont des étapes nécessaires pour vous aimer vous-mêmes et pour aimer l’autre.

Là où l’amour réside, l’harmonie existe et la peur disparaît. Soyez tolérants envers les autres. La compassion fait en sorte que nous acceptons ce que l’autre vit.

Tenons-nous la main et marchons ensemble vers la lumière de l’ère nouvelle.

L’éveil de conscience et l’amour de soi sont d’une grande importance pour la liberté d’être et l’acceptation des grands changements planétaires.

Choix de vie : Le partage du bonheur

Avez-vous déjà réfléchi à la puissance d’un sourire? Alors que notre vie est souvent une course folle, en compétition avec une horloge dont les aiguilles tournent trop vite, un sourire, un seul, suffit à nous ralentir et à nous ancrer dans le moment présent. Un sourire gratuit, sans attente, sans exigence. Peut-être nous arrivera-t-il de ce monsieur attentif qui nous ouvre une porte, de la vieille dame qui traîne péniblement ses sacs d’épicerie, ou de ce petit garçon édenté qui sourit avec son cœur.

Et si on envisageait la question dans toute son ampleur? S’agit-il simplement d’un sourire, d’une expression faciale pratiquement automatique? Mais non, en fait, il s’agit de partage, un élément clé du bonheur. Voilà! La preuve est faite qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour partager. Quand on échange un sourire, un bonjour, qu’on ouvre une porte pour l’autre, on contribue possiblement au meilleur moment de la journée d’autrui. Il y a quelque temps, alors que j’offrais à une dame âgée de ranger son panier d’épicerie, elle me dit avec un grand sourire que j’étais un ange de l’aider. Quelle récompense pour une action qui ne prit que vingt secondes de mon temps! Et bien que ceci se soit passé il y a quelques mois, je m’en souviens comme si ça venait d’arriver; elle a marqué non seulement ma journée, mais aussi ma mémoire affective.

Fervente croyante de la loi du retour, je sais qu’une bonne action me sera retournée d’une façon ou d’une autre. Le partage ne quémande pas de retour direct; il ne doit pas y avoir d’attente spécifique. On fait quelque chose parce que cela nous fait du bien. De par ma vie d’auteure, je partage mes connaissances sur certains thèmes de santé avec un grand nombre de gens. J’écris des livres, je publie des articles, je maintiens un blogue et je réponds à des courriels de gens inquiets de leur santé. Pourquoi mettre tant d’énergie dans quelque chose de si peu rémunéré? Tout simplement parce que le partage m’apporte beaucoup. Lorsqu’on me dit que tel livre ou tel article a changé une vie ou a aidé une personne à comprendre son problème, je me sens bien dans ma peau, dans mon cœur. Le partage m’apporte un sentiment de fierté, de valorisation. De savoir que mes écrits aient pu aider ou toucher quelqu’un m’encourage à continuer. Mon désir d’aider les autres est récompensé par le fait qu’un étranger à quelque part dans le monde ait pris le temps de m’écrire son appréciation. Cette personne qui a partagé ses mots sans obligation ne saura jamais le sentiment de bonheur qu’elle m’a offert. Pourtant, si on en croit la loi du retour, sa gentillesse lui sera rendue à son tour, d’une façon ou d’une autre.

Vous est-il déjà arrivé de sortir d’une rencontre ou d’un atelier et de vous dire que cette personne ou cet animateur était vraiment super, que vous avez adoré ce moment privilégié? Mais dès l’arrivée à la maison, le conjoint, les enfants, le téléphone ou tout autre empêchement vous a vite fait oublier ce sentiment de reconnaissance. Pourtant, si on prenait quelques instants (surtout maintenant à l’ère de l’Internet et de la communication rapide) pour écrire un petit mot à cette personne en lui partageant notre ressenti, imaginez le bonheur qui l’envelopperait à sa lecture. Rien de plus facile que de partager verbalement ou par voie d’écriture une bonne pensée, un souhait d’anniversaire ou de guérison, une idée saugrenue qui fera sourire, un souvenir. Pourquoi ne pas accorder une place prioritaire au bonheur dans notre vie?

Alors qu’une nouvelle année s’enclenche, pourquoi ne pas prendre une résolution toute simple? Celle de donner et de partager du bonheur autour de soi! Si chaque personne dispensait une bonne action gratuite par jour, l’autoroute du bonheur deviendrait rapidement bien achalandée! Ajoutez à cela la loi du retour, et alors là, que de gens heureux il y aurait! S’il est vrai que nous récoltons ce que nous semons, n’est-il pas préférable de semer de la bonté, de la gentillesse et, pourquoi pas, de l’amour autour de soi?