Une musique de silence

Quelques jours s’étaient écoulés. J’avais amadoué ce nouvel univers où le ciel me saluait en plein matin de rosée, où les fleurs frémissaient de leurs pétales.

J’avais apprivoisé les oiseaux, tous ces yeux qui me regardaient et ces grands arbres où la vie bat à grands coups, qui vous prennent de vertige tant on ne peut les maîtriser.

Au bord de chaque nuit, assise dans l’immense cathédrale au ciel d’encre, je réussissais à cueillir des étoiles. Et personne ne pouvait lézarder cette harmonie au fond de ma tranquille vallée.

Mais un midi, j’avais engagé mes pas au bord de la rivière, là où le soleil n’invente que des pierreries d’or, lorsque soudain je parvins à entendre une musique de silence jouée sur des instruments dont les ondes marquent l’entrée du grand Temple. De nulle part, elle me jette cette vérité en plein visage :

Le temps n’a pas de temps sinon celui que l’on veut bien lui donner.

Et doucement, elle me parle de cet autre monde, celui du dedans où je pouvais puiser toujours toute énergie tout amour permettant de hisser bien haut le drapeau de l’espérance.

Elle m’invita ensuite à aller vers d’autres ailleurs, là où les gens ne connaissent ni l’eau, ni le soleil presque, là où jamais des cris d’oiseaux ne disent le lever du jour.

« Va, me dit-elle, il faut partir, même s’il te reste tant à apprendre du silence, du jour et de la nuit, du tout.
Tu seras l’eau, l’oiseau et le soleil qui manquent.
Va… ce n’est jamais derrière qu’est demain! »

Texte anonyme laissé dans un ermitage de Champboisé

Extrait de « Silence que dis-tu? » de Josée Latulippe et Gilbert Plouffe, 2000, Novalis

Bien dans son poids

Dans notre société qui véhicule toutes sortes de « règles » au sujet du poids et de la silhouette idéale, il n’est pas toujours facile d’être « bien dans son poids ».

Qu’on ait un surpoids ou non, il semble, d’après ces barèmes, qu’on devrait toujours avoir quelque chose à changer, à transformer, qui ne soit pas acceptable chez soi, par exemple : être plus maigre, avoir le ventre plus plat, les seins plus fermes…

Même la personne qui présente la silhouette idéale, pour plusieurs, semble toujours avoir des traits ou des caractéristiques à retoucher, à remodeler.

La société dans laquelle on vit est intolérante envers toutes sortes de caractéristiques humaines. De nos jours, nous reconnaissons certaines de ces intolérances, comme le sexisme et le racisme, et y réagissons de plus en plus, quoiqu’il y ait encore beaucoup de travail à faire à ces niveaux.

Mais qu’en est-il des personnes qui ont un surpoids?

C’est comme s’il y avait un consensus silencieux de non-acceptation du surpoids et même un rejet autorisé des personnes qui présentent des rondeurs.

« Les enfants sont de plus en plus gros » disent les diverses études. Plusieurs causes (alimentation, manque d’exercices, etc.) sont identifiées pour expliquer cet état de fait. J’aimerais cependant ressortir un aspect peu entendu dans le discours habituel. Peut-être nos enfants ont-ils le message depuis leur plus jeune âge de leur entourage familial, scolaire, de la société, qu’ils ne sont jamais assez bien pour nos attentes d’adultes, pas assez performants, pas assez disciplinés, pas assez encadrés, … Trop d’enfants peut-être?

Dans la nature, quand un animal n’est pas assez performant, pas assez fort pour prendre sa place, pas assez imposant, il prend du poids pour devenir plus visible, plus impressionnant, plus à la hauteur… nous les humains, faisons aussi partie de la Nature.

Peut-être est-ce la réponse de nos enfants et de beaucoup d’adultes face à un monde de plus en plus intransigeant, qui ne fait pas assez de place à l’individu unique, aux différences de chacun, à l’acceptation de soi et des autres.

Les mots épanouissement, cheminement, progrès ne veulent pas dire perfection, surtout quand on réalise que ces « critères de perfection » sont dictés par des règles extérieures à soi et ne reflètent pas souvent nos valeurs profondes.

S’accepter et s’aimer dans ce que l’on est, être bien avec soi tout en s’épanouissant, c’est possible et c’est ce que je nous souhaite à tous, enfants, grands et petits, en ce début d’année 2004.

Ce qui m’inspire

La nature. Encore. Toujours.

C’est mon contact avec le temps qui passe, qui change de couleur avec les saisons.

Créer, c’est une façon de me sentir en vie. C’est prendre le temps de regarder, de ressentir. De te montrer ce que j’ai vu. C’est faire ce que j’ai à faire. Donner ce que j’ai reçu. Créer, c’est prendre mon temps. C’est aussi rêver d’un espace. Dans mon appartement de banlieue, je rêve d’un atelier près d’un ruisseau.

Créer, c’est pour arriver à partager ce silence heureux et tranquille que je ressens devant les couleurs d’automne, les mésanges qui traversent l’hiver avec nous, les étincelles de lumière sur la neige, les trilles blancs qui ouvrent au printemps, le bruissement du ruisseau bordé de fougères, la brume sur un lac un matin d’été.

C’est comme dans les moments importants de la vie C’est grand et c’est simple. Et les superlatifs semblent inutiles.

En ce moment, je préfère les couleurs aux mots, Je prends ce que j’ai sous la main. Il me faut trouver des façons de créer plus abordables, à ma portée, à la portée de tous,

Des bouts de planches, des restants de peinture, et ce que la nature m’offre selon la saison. Imprimer les couleurs des feuilles avant qu’elles tombent, graver les feuilles cuivrées sur le sol de novembre, attendre que la neige se dépose sur les branches de pin pour saisir le contraste… croire aux pousses du printemps et à sa lumière, et oublier encore les teintes de l’été trop vite passé.

Dessiner, imprimer, coller, assembler, sculpter. Des couleurs et des formes.

Chercher, expérimenter. Être à l’écoute, attentif et disponible à ce qui vient, se faire confiance pour voir. Pour voir ce que ça va donner.

Continuer, simplement, pour le plaisir de créer, de voir l’image se former. Pour voir si tu verras ce que j’ai vu.

Qu’est-ce que ça vaut?
Qui peut le dire?

C’est un chemin parmi tant d’autres, ni mieux ni pire.

Marielle

Le bonheur est dans la nature

L’été pour plusieurs est synonyme de complications, budget-vacances, déplacements de longue durée et fatigue, recherche de l’endroit idéal, victime du mauvais temps, les enfants, etc.

Et si vous optiez pour la simplicité? Ne croyez surtout pas qu’elle est synonyme d’ennuis. Et si plutôt que de rechercher l’énergie dans l’extravagance, vous vous mettiez à l’écoute de la nature telle qu’elle se présente à vous, dans ses habits les plus sobres et bien souvent les plus beaux.

Je ne nie pas les bienfaits du dépaysement ni le bonheur de sentir les odeurs de la mer, de goûter son sel, de se laisser bercer au son des vagues, de découvrir des pays nouveaux ou de se prélasser dans une villa de rêves… Mais l’exotisme et les dépenses déraisonnables ne garantissent aucunement le plaisir d’être en vacances! Après l’été, la vie continue et peut-être souhaitez-vous qu’elle soit autre chose que des heures à calculer les cartes de crédit à payer, dans le stress et l’angoisse.

La simplicité n’empêche pas les folies, mais elle permet de vivre en paix sur une plus longue durée.

L’été et les vacances sont un moment idéal pour communier aux éléments de la nature, air-feu-terre-eau. Ce sont les éléments qui nous permettent de faire le plein d’énergie, de nous révéler à nous-mêmes. Ces éléments, nous les retrouvons aussi bien chez-soi qu’ailleurs, des fleurs sur le balcon, un petit potager de fines herbes, le chant d’un oiseau, les bienfaits d’une pluie chaude sur son corps, un peu de yoga dans le parc à côté, flâner en terrasse, rouler à bicyclette, inviter quelques amis en partageant le pain et le vin, visiter ceux et celles qu’on aime mais qu’on ne voit jamais. Apprendre à ne pas s’ennuyer avec soi-même, lire couché dans l’herbe, se rapprocher de l’eau en s’assoyant près d’une belle fontaine… Pour un rapprochement avec la terre, rien de mieux qu’une nuit à la belle étoile, sur son balcon, dans la cour ou en camping… pour profiter de l’air, gravir la colline devant laquelle vous passez chaque jour sans jamais vous y arrêter, pour éblouir les enfants, une glace à la vanille maison! Marcher pieds nus au bord de l’eau, laisser monter en vous l’énergie tellurique. Faites tous les vœux que vous voulez en observant les étoiles filantes, souriez aux canards dans l’étang et remerciez la Vie pour tant de générosité. N’enviez surtout pas le voisin, c’est une perte d’énergie considérable. Payez-vous un jour de silence, un jeûne, cueillez les petits fruits, vous les apprécierez d’autant plus en les dégustant avec du yogourt ou dans une tarte faite avec amour.

Tout cela vous apparaît peut-être trop simple? Libre à vous de compliquer les expériences!

La nature est là où vous êtes, elle vous propose ses merveilles, ouvrez les yeux, dessinez le soleil ou des mandalas, touchez les arbres, observez les pierres, dormez, respirez, laissez tomber pour un temps les tâches quotidiennes, devenez enfant, ruisseau, champs de blé ou fleur sauvage. Joyeux été!

Recette d’éveil imparable

Comment faire? Fermez vos téléviseurs et prenez congé quelques jours de vos journaux préférés. Car ils sont programmés pour vous faire consommer et vous consumer en vous gardant dans l’esclavage de la peur. Soyez vigilant et sélectif.

Allez dans la nature, respirez profondément et réfléchissez à votre vie. Essayez d’imaginer quel serait votre idéal de vie. Et commencez à le visualiser et ressentir vos images intérieures comme si elles existaient déjà, puis revenez à vos activités. Reprenez cet exercice durant 7 jours consécutifs et observez ce qu’il adviendra. Faites-le sans attente, car elles ralentiront le mouvement. Faites-le plutôt avec conviction et acceptez les délais nécessaires à leur réalisation sans douter de votre pouvoir. Par la suite, continuez votre visualisation et laissez monter d’autres éléments à votre conscience afin de parfaire votre rêve.

Surveillez la qualité de vos pensées et élevez-vous en écoutant de la musique qui vous fait du bien et vous apaise. Prenez des pauses de respirations et de détente. Choisissez vos activités et demandez-vous si elles vous élèvent avant d’y répondre. Lisez des choses qui vous font du bien. Parlez de choses qui vous font du bien. Parlez de choses qui vous font du bien. Détachez-vous du reste sans comparaison ni jugement avec autrui. Si vous écoutez des émissions, soyez sélectifs et écoutez ce qui vus apaise ou élève votre pensée.

Tous ces choix ne coûtent absolument rien et vous procureront un bien-être inestimable. Réjouissez-vous! Et observez progressivement les changements autour de vous. Observez la réaction des gens et ce que vous allez attirer à vous comme nouvelles situations et même comme biens matériels. Remerciez pour chaque manifestation, remerciez même avant d’avoir reçu. Mmmmm… Je crois avoir déjà entendu ces paroles… Vivre ainsi, c’est vivre éveillé à son pouvoir créateur et créer en connaissance de cause.

Lorsque vous réaliserez à quel point vous êtes le créateur de votre réalité, alors, vous bénirez ce système actuel qui vous aura éveillé à votre propre pouvoir en vous reflétant vos propres peurs. Soyez généreux, offrez aux autres ces informations sur leur potentiel créateur. Ne marchez pas seul, regroupez-vous et célébrez! La vie est une célébration et l’amour est le mouvement créateur. Imaginez toute la terre et tous ses habitants dans la joie et la célébration. Imaginons l’humanité comme une seule et grande famille se partageant joyeusement la planète et créant de nouvelles structures universelles. Des structures basées sur l’amour et la confiance.

C’est ainsi que le système s’affaiblira de lui-même et sans violence. C’est chacun de nous individuellement et collectivement qui activons ce monde par nos pensées. Alors, cessons de nous plaindre et de juger notre propre création. Ces dernières paroles semblent peut-être difficiles à avaler, mais la situation planétaire l’est encore plus. Alors reprenons notre responsabilité avec amour en faisant de ce monde un monde de paix, d’abondance, de joie, de liberté et d’autonomie dans notre propre vie d’abord. Devenons les témoins de la force de vie en action en créant avec amour et par amour pour tout ce qui est sans comparaison ni compétition ni concurrence Parce que nous sommes tous un dans l’énergie.

L’équinoxe du printemps

Le printemps est de nouveau parmi nous, et l’un des premiers mots qu’il évoque est l’espoir. Les derniers vestiges de l’hiver disparaissent, et nous nous trouvons face au renouveau. Nos sens reviennent à la vie grâce aux sons et aux spectacles de la nature. Tout s’active autour de nous : le pépiement des oiseaux qui reviennent faire leur nid, les bourgeons qui éclosent soudain sur les arbres, tandis que le lit des rivières s’efforce de contenir les torrents exubérants créés par la fonte des neiges. Même le vent dans les branches ne semble plus aussi glacial et la douce chaleur du soleil emplit nos narines du parfum subtil de la terre en dégel.

L’équinoxe du printemps est la jonction entre le sérénité et l’inertie de l’hiver, et le renouveau éclatant du printemps.

Pareilles aux saisons, nos vies passent par les cycles de la naissance, de la mort et de la régénération. Le printemps fournit toutefois à chacun de nous l’esprit du renouveau annuel nous permettant de faire peau neuve et de voir la vie comme un nouveau-né pour qui chaque nouvelle expérience est une merveille ou un prodige. Nous faisons partie de la nature; pourtant, dans notre précipitation quotidienne qui atteint souvent une vitesse fulgurante, il nous arrive d’oublier d’apprécier les choses simples, mais essentielles de la vie.

Selon certaines cultures ancestrales, nous existons sous la forme de la trinité du corps, de l’intellect et de l’âme. Nous ne pouvons pas nous limiter à un seul de ces aspects et devons reconnaître que nous sommes une combinaison des trois.

Par exemple, en voulant à tout prix réussir dans la vie, nous pourrions rechercher le confort physique et la stimulation mentale, au point de négliger notre développement spirituel. Et puis, il y a ceux qui, dans leur quête spirituelle, adoptent une interprétation et une vision étroites de l’esprit, considérant le corps comme un mal nécessaire. C’est dans l’intégration et l’équilibre des trois aspects que nous trouvons l’harmonie. Le corps est notre véhicule. Il nous transporte dans la vie, nous permettant de percevoir notre environnement à l’aide de nos sens physiques. Le printemps nous rappelle simplement notre héritage physique et, puisqu’il représente le tiers de notre trinité, nous devrions honorer notre corps et en prendre bien soin.

La terre est notre mère au niveau des éléments et elle assure notre subsistance et nous réconforte. Elle nous fournit la stabilité physique : une base solide sur laquelle nous nous tenons. Dans la tradition orientale, on dit que la planète Terre contient les Panch Tattwas, ou les cinq sens de la terre (odorat), de l’eau (goût), du feu (vue), de l’air (toucher) et de l’éther (ouïe) qui constituent notre corps physique. Lorsque ces éléments sont en harmonie, nous sommes conscients de nos racines : une fondation solide sur laquelle nous pouvons bâtir en vue de satisfaire nos rêves et ambitions, tout en ne faisant qu’un avec notre nature profonde et intuitive.

Le printemps est donc associé à tout ce qui est naturel et spontané. Il nous aide à nous débarrasser des vieux modes de pensée en nous gratifiant d’un sentiment d’espoir pour toutes les choses nouvelles que nous pouvons créer.

Le printemps nous rappelle l’Éden, à mesure que nos sens reviennent à la vie. Nous avons alors le sentiment que nous pouvons repartir à zéro et que l’espoir du printemps est éternel. Avec un peu d’effort et en réactivant l’insouciance de l’enfance qu’évoque le printemps, nous pouvons produire des miracles, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Maintenant que le printemps est là, faites confiance à votre imagination : tout est possible. Si la nature change, vous le pouvez aussi. Après tout, c’est bien naturel!

Contraire ou complémentaire

Qu’est-ce que vous préférez? Ce qui est votre opposé? Ce qui vous complète volontiers? Ni l’un ni l’autre? Ou les deux… Le choix est vôtre! Quoi? Vous pensez que votre couple est le fruit d’un jumelage fortuit? Le résultat cruel d’un complot universel? Tout ça parce que votre moitié n’a pas la tendreté souhaitée?

Comme je peux vous comprendre! Si bien éprise qui croyait éprendre…

Dès mes premières palpitations amoureuses, on me dit que les contraires s’attirent. J’y voyais une façon ingénieuse d’enrichir mon avenir. On me dit aussi que ce qui se ressemble s’associe. J’y percevais une brillante prémisse pour disposer d’un soutien complice.

Hélas! On ne m’avait pas tout dit…

On ne m’avait pas dit que mon partenaire finirait par me taper sur les nerfs. Vint le jour où je n’eus plus la maturité nécessaire pour reconnaître mon parfait complément dans cet adversaire contrariant.

On ne m’avait pas dit que mon conjoint finirait par m’ennuyer au plus haut point. Vint le jour où je n’eus plus la créativité requise pour rescaper notre relation à la dérive sur la banquise de mes frustrations.

Vint alors la nuit de l’absence. Vint alors le répit du silence.

Et je voulus savoir ce que l’amour voulait me dire. Je m’adressai donc au spécialiste du meilleur et du pire. Voici ce qu’il me confia, quand je fus prête à entendre sa voix.

Tu appelles contraire ce qui t’irritait chez ton amoureux. Les traits de ta personne que tu trouvais hideux. Tu faisais de lui un personnage détestable pour garder de toi une image impeccable.

Les traits contraires sont plutôt des traits complémentaires.

En effet, tu me connais. La créativité, c’est ma spécialité! Ce que tu appelles dualité, j’appelle complémentarité. Diversité. Originalité. Ce que tu appelles différence, j’appelle opulence. Abondance. Exubérance.

Ne comprends-tu pas la vraie nature de l’existence?

Je vous avoue que l’amour venait de m’en boucher un coin. Il avait réussi à me la boucler enfin. Je veux dire la boucle des questions sans fin. En un bond, mon cœur aima mon mari, mon amoureux, mon amant sans condition.

Dès que nous comprenons l’utilité du trait contraire que nous percevons, nous pouvons nous l’approprier. Il devient alors complémentaire. C’est ainsi que nous pouvons enrichir notre estime de soi à l’infini.

L’amour ne tarit pas d’inventivité. Il nous entoure de miroirs variés pour nous refléter notre immense beauté.

Un ressourcement qui s’épanouit dans la créativité

Dans le bruit trépidant de la ville et le chaos de la vie moderne, avons-nous perdu le contact avec notre source première?

Devons-nous courir toujours, de plus en plus vite, souvent de façon erratique, jusqu’à en perdre le souffle?

Pour qui et pour quoi devrions-nous rivaliser constamment? Devenir de plus en plus performant? Jusqu’à ce que, un sombre matin, il nous soit devenu pénible même de respirer et de vivre un jour de plus…

N’attendons surtout pas un tel moment destructeur pour nous rendre compte de ce besoin essentiel de tout être humain de vivre à plein un ressourcement. C’est-à-dire un retour à la source, une « reconnexion » avec le moi, l’être intérieur, le seul et le vrai, l’authentique…

Sachons que cette « ré-union » annonce une salutation céleste à la vie, qui aspire à rejaillir du plus profond de chacun de nous!

Le ressourcement créera un moment privilégié que nous choisissons de nous accorder. Il se révélera la reprise en mains de notre pouvoir, la corne d’abondance qui déversera de nombreux bienfaits dans notre vie.

Le ressourcement profond, ce « re-jaillissement » intérieur, nous apportera des outils précieux à joindre à nos bagages de grands voyageurs terrestres, des moyens efficaces d’action revitalisante.

Notre ressourcement suggérera également des réponses à nos nombreux questionnements.

Une petite voix intérieure se fera entendre, comme un murmure, tel un balbutiement, qui deviendra un chant de plus en plus puissant qui ne sera plus étouffé par les contraintes du quotidien.

Le pouvoir de ressourcement de la nature
Que ce ressourcement se réalise lors d’une « reconnexion » aux rythmes de la nature, par la contemplation d’un ciel étoilé, ou dans l’écoute d’un chant grégorien durant un séjour dans un abbaye, tant mieux!

Que ce ressourcement s’épanouisse à travers les manifestations de notre créativité, vivifiée par les couleurs posées intuitivement sur une toile d’artiste, ou enfin grâce aux formes révélatrices que prend l’argile sous nos mains créatrices, il en ressortira toujours un être plus fort, plus équilibré, mieux outillé pour continuer d’avancer solidement et agréablement dans la vie, à l’aide d’un allié puissant.

Il est humainement possible de vivre un grand ressourcement sous forme de vacances en art, et en pleine nature énergisante, un ressourcement quotidien qui s’effectue par de précieux petits rituels que l’on intègre dans chaque jour de sa vie.

Ces plantes qui font du bien

Avec la venue du printemps, la nature s’éveille et, toujours aussi généreuse, nous offre une panoplie de plantes qui n’attendent qu’à être cueillies pour le plus grand bien de l’humanité. La preuve de la valeur curative des plantes médicinales n’est plus à faire. Aujourd’hui, la plupart des gens font appel aux plantes pour se soigner. Malheureusement, devant cette multitude de produits naturels à base de plantes que l’on retrouve un peu partout, et devant toute cette publicité qui s’y rattache, les gens demeurent parfois perplexes et mal informés dans le choix des différents produits. Cependant, en utilisant la plante avec la connaissance et la compétence requises, on peut aider à guérir certaines maladies, prévenir les dysfonctions, rétablir l’équilibre, redonner l’énergie à l’organisme, apporter la résistance au système immunitaire et ainsi conserver la santé. Et la phytothérapie nous apprend à connaître les plantes médicinales en ce sens.

La cure du printemps
On parle souvent de nettoyage ou cure de printemps. Oui, c’est important, nos ancêtres avaient bien compris ce processus en se purgeant au printemps et à l’automne. En réalité, c’était pour eux, la meilleure façon d’éliminer les toxines accumulées dans l’organisme.

Aujourd’hui, on suggère une désintoxication une fois ou deux par année, justement pour garder nos cellules en santé. Une désintoxication cellulaire exige un nettoyage du foie, du sang, des reins et une bonne élimination intestinale pour permettre et favoriser une meilleure absorption des aliments.

La désintoxication est une action spécifique à la phytothérapie. Elle consiste à stimuler un ou plusieurs organes d’élimination dont le fonctionnement est insuffisant ou lorsque des toxines sont véhiculées en trop grande quantité dans l’organisme.

Autrement dit, la désintoxication est le drainage du corps par les organes d’élimination que sont le foie, les reins, les intestins, la peau et les poumons. La maladie est parfois le résultat d’une accumulation des toxines (déchets endogènes ou exogènes) qui surchargent et encrassent les organes et ralentissent leur fonctionnement.

En phytothérapie, on vise à restaurer l’état de santé déficient en soignant les causes de la maladie (souvent, l’accumulation de déchets) plutôt que de s’attarder uniquement au symptôme. Cette approche alternative a aussi pour but de régénérer les cellules, c’est-à-dire, augmenter la vitalité de l’individu. C’est une médecine de terrain qui travaille sur l’ensemble de la personne.

Les plantes qui font du bien
L’idéal est de choisir des plantes de saison et des plantes régionales. Une plante printanière est à son maximum au printemps. Printemps veut dire renouveau. C’est pourquoi on pense habituellement à la cure de printemps : pour se renouveler. On peut aussi avoir besoin de se renforcer, de se régénérer avant d’entreprendre une cure. Il faut adapter les plantes à chaque individu selon son besoin. De plus, le taux vibratoire de la plante aura un impact dans notre corps.

Voici quelques plantes à retenir :

Le pissenlit :  draineur hépato-biliaire. Toute l’énergie est canalisée dans sa partie aérienne, dans ses feuilles qu’on peut manger tôt au printemps, aromatisées de jus de citron (biologique), un peu d’huile d’olive et de ciboulette fraîche. Très nutritif. Une vraie énergie du printemps. Le pissenlit stimule l’élimination des toxines dans chaque cellule du corps.

Le mouron des oiseaux : purificateur du sang. En infusion, en salade (feuilles fraîches), en soupe (tiges). Amaigrissante (fait fondre les graisses). Tonifiante du système digestif.

L’ortie : reminéralisante, nutritive. Régularise la glycémie. Stimule l’action du métabolisme. Plante énergétique (antifatigue, anémie). Plante printanière qui remet le corps en marche, redonne le goût de sortir de son hibernation. Régulateur hormonal, draineur hépatique. Stimulante en soupe, en salade, en tisane.

Certaines plantes décrites ci-dessous ne sont pas nécessairement des plantes de printemps, mais sont tout de même utilisées en teinture mère dans les cures printanière et automnale.

L’artichaut : hépato-tonique, diurétique, rajeunissement tissulaire. S’oppose à l’excès de cholestérol. L’artichaut est capable de tonifier la cellule hépatique, d’augmenter sa résistance et de stimuler son fonctionnement.

La bardane : plante dépurative du sang, diurétique. Diminue le taux de sucre dans le sang. Contient des antibiotiques.

La cascara sagrada : aide à la fonction des intestins en agissant comme un doux laxatif. Accroît les sécrétions de l’estomac, du foie et du pancréas. C’est une herbe puissante pour un nettoyage en profondeur.

Pour supporter le travail des reins et du système lymphatique : le buchu, la busserole, le gaillet, le genévrier, la racine de réglisse, le romarin. Ils supportent également le foie, action de drainage et de nettoyage.

Toutes ces plantes et bien d’autres encore sont d’une aide précieuse dans l’élimination des toxines de l’organisme. Cependant, il va sans dire que l’abandon de mauvaises habitudes alimentaires pour adopter un régime sain et équilibré comprenant surtout des fruits et des légumes biologiques, devrait être à la base de tout changement.

Toutes ces plantes qui nous font du bien nous aident à conserver la santé et aussi à harmoniser et énergiser le corps humain. Nous avons encore tellement à apprendre de ces étonnantes et merveilleuses plantes!

S’enraciner dans la vie

Personnellement, je suis à l’automne de ma vie, passé la cinquantaine, épouse, mère et suis sur le marché du travail.

La vie nous envoie parfois des leçons quand on repousse du revers de la main les signes que nous envoie notre corps… épuisement, stress, déprime conduisent inévitablement à la maladie… que j’ai vaincue!

Beaucoup de choses en moi ont changé depuis, j’écoute beaucoup plus « la p’tite voix intérieure » qui me dit qu’il faut que je modère mes transports!

J’ai beaucoup plus d’années derrière moi qu’il m’en reste, c’est pourquoi aujourd’hui, je me dis que je suis la personne la plus importante sur cette terre. Le soleil se lève pour moi, les oiseaux chantent pour moi, les fleurs montrent leurs plus belles couleurs pour moi…, je suis en vie et il y a tellement de beauté autour de moi, il suffit de m’arrêter quelques instants pour réaliser combien belle est la vie.

Voir cela sans sortir de sa cour? Mais oui, tous nos sens sont impliqués, écouter le vent dans les arbres, les papillons qui se posent et repartent, sentir sur sa peau les chauds rayons du soleil, simple tableau de tous les jours, mais qui me rapporte tellement, s’émerveiller devant un rien dirons-nous, mais c’est ça se faire des p’tits bonheurs tous les jours! La nature, élément essentiel à notre bien-être.

La maladie m’a donné un temps de repos forcé et allongée dans mon lit quelques mois, je passais le plus clair de mon temps éveillée à me questionner. Ça m’en aura pris du temps pour réaliser que si je vais au-delà de mes capacités, la machine ne suivra pas! Si je ne dis jamais non, une seule personne en souffrira et ce sera moi et personne d’autre, même si je trouve cela encore difficile quelques fois.

Quand on s’est donné à 100 % tous les jours durant des années, à ne pas s’aimer assez, à passer par-dessus ses désirs, pousser la machine tellement que j’aurais voulu retourner dans le ventre de ma mère et y rester toujours tellement j’étais épuisée psychologiquement et physiquement! Aujourd’hui, je m’enracine à cette vie et fait émerger le meilleur de moi-même en m’inspirant de la nature que le Créateur nous a donnée. Je m’étais dit, si je survis, je vais prendre soin de moi, être à l’écoute de mes sentiments et de mes émotions, dire ce que je ressens à l’intérieur de moi, dire ce qui ne me plaît pas au risque de blesser, mais… c’est l’autre ou c’est moi!!!

Aujourd’hui, je suis sereine, j’aime la vie, je prends du temps pour moi sans me sentir coupable. Aller se faire masser, l’odeur de lavande qui se répand dans la pièce, les chandelles, le son d’une musique douce et les mains de la massothérapeute qui glisse doucement sur mon corps qui a souffert, quelle détente! Je fais de la méditation et aussi de la visualisation.

Quand on se sent bien dans sa peau et heureux, on rend les personnes qui nous entourent immanquablement plus heureuses!