Retrouver la conscience du vrai

Ressentir à travers les parois de sa propre maison l’ensemble de la vie; ressentir la continuité avec la nature. Pas de coupure avec la vibration vivante de toutes choses.

Telle devrait être chaque maison. S’y retrouver tout en étant avec le Tout.

Être chez soi, c’est être dans une ambiance qui nous permet d’entrer en soi. La nature est encore comme elle l’a toujours été, l’élément premier qui prédispose à la méditation, au recueillement.

Connexion première avec l’univers. Les matériaux tirés d’elle gardent ce flux vivant, cette connexion inaltérée.

Puisque ce qui respire est vivant, le bois est le matériau à privilégier; de par sa constitution, il préserve inaltéré l’échange énergétique.

Le « rempli » juste à le regarder aussi imprégnant que le feu de bois. Le bois est chaleureux… le bois réjouit.

Tables de vitre, armoire en mélamine, placoplâtre, recouvrement en vinyle et ciment, de par leur froideur, ne « rempliront » jamais l’âme de chaleur.

De par sa « nature » l’âme recherchera toujours la chaleur qui est en affinité avec son essence de vie. Chaleur du bois, chaleur du soleil, chaleur du feu, chaleur des échanges du cœur. L’humain a fondamentalement besoin de ce qui est « chaleureux ».

Une maison chaleureuse reflète l’âme des gens qui l’habitent.

Murs et meubles en bois, boiseries, céramiques aux couleurs chaudes, vitraux nobles, chandelier suspendu, âtre, chaise berçante au coin du feu, tous inspirent la sérénité.

Une maison dont toute la valeur revient à sa vibration harmonieuse avec la nature… un contact dont l’humain ne peut se passer… un contact des plus précieux.

Tout comme la couleur rose calme, apaise, chaque couleur émet une vibration particulière.

Conscient que nous sommes de leurs influences sur nous-même et notre environnement, puissions-nous apprendre à les utiliser tant pour des guérisons que pour notre évolution.

La vie déploie une infinité de couleurs qui égayent et réjouissent le cœur. Des fruits aux fleurs, des oiseaux aux animaux, leurs chatoiements aux mille facettes agrémentent notre vie sur terre.

Des diamants sur l’eau aux aurores boréales, couronnée par l’arc-en-ciel, la vie s’évertue à nous faire profiter de tout ce qu’elle dispense. Une invitation à célébrer toute beauté par son utilisation.

Que chacun y puise l’inspiration pour lui-même, l’inspiration pour sa maison.

Le véritable temple commence en nous-mêmes et par « irradiation » s’élargit à notre environnement.

Que chaque demeure devienne le temple de chacun… Une célébration de la vie!

Soupirs assoiffés

Sentiment d’épuisement, de mal vivre, de manque d’air. Laisser derrière moi ce monde de bruits et de contraintes… J’ai besoin de vacances!

Trouver la paix dans le silence et la solitude, y abandonner mes soucis ou plutôt en prendre la juste mesure et y découvrir cette part d’activisme qui me donne bonne conscience. Le silence ne fera-t-il pas résonner le vide de mes coquilles?

Découvrir que le silence n’est pas le vide, mais au contraire qu’il est habité, qu’il me parle. Mon corps en dit souvent plus si j’y prête attention. Ainsi, la mouche indésirable me fait prendre conscience que, comme elle, je cherche sans relâche et en dépit des vitres sur lesquelles je me cogne, la lumière qui m’appelle.

Se dépouiller non seulement du superflu, mais aussi de tout ce qui me soucie pour enfin atteindre ces choses subtiles qui me diront que je suis aimable, que je suis aimé : n’y aura-t-il pas là, en vacances, quelque source de paix et de bonheur?

Retrouver au creux du silence cette force qui m’habite, mais que je veux contraindre à travailler pour une fin autre que la faim pour laquelle elle est faite : l’amour de soi, l’amour des autres, l’amour de l’Amour…

Errer sur des chemins d’ombre et de lumière à l’image de ma vie. Ombres des cryptes, naturelles ou humaines, manquant d’air et de soleil et produisant un sentiment d’enfermement apeurant. Pourtant, en y prêtant attention autrement, ne s’y cache-il pas des beautés à couper le souffle? Que penser de la lumière d’un soleil, tantôt trop brillant pour les yeux ou trop chaud pour le corps, mais à l’effet bienfaisant quand il reste tempéré ou que trop fort, il souligne l’assoupissement du monde qui y reconstitue ses énergies?

Vivre ce temps des vacances comme un plongeon en eaux profondes pour y nommer mes blessures secrètes et y accueillir une force de vie qui les guérisse. Car on ne plonge pas en eau profonde sans un peu de préparation, sans se mettre à nu, sans laisser sur le bord tous les effets qui encombreraient une telle plongée, sans revêtir ce qui permettra d’opérer avec succès cette descente au cœur de moi-même.

Surmonter mes peurs qui peuvent prévenir des vacances salutaires. Monde étranger que celui du silence et de la solitude! Oser vivre cet autrement des vacances. Prendre le risque de cet inconnu et découvrir l’enchantement d’une rencontre. Avoir cette audace d’aller vivre ce qui, une fois rencontré, laissera sur les lèvres non un goût d’amertume, mais au contraire celui d’un vrai « au revoir ».

Me donner l’occasion de creuser mon puits, d’en dégager les abords, d’en réparer les margelles. Reprendre goût à la saveur oubliée de son eau. Dieu qu’elle sera fraîche! Elle sera là pour assouvir toute soif! Ne le savais-je pas? L’ai-je oublié?

M’émerveiller devant ce qui est là, et ce, sans y être pour rien si ce n’est que de s’ouvrir pour recevoir. Faire l’expérience de la gratuité, de ce qui m’est offert en abondance : la vie, la nature, l’amour qui s’y manifeste sous des formes infiniment renouvelées. Comme devant un tableau de maître, ne pas se contenter d’une première impression, mais lui accorder un peu plus d’attention. Quel enchantement s’y dévoilera? Quel discours muet y fera entendre une parole toujours neuve qui libère et qui guérit! Quel plaisir d’y plonger corps et âme!

Me laisser dévoiler un peu plus le mystère de la vie et de son langage tout aussi mystérieux. Méditer sur les choses les plus insignifiantes et qui, tout à coup, semblent parler avec une telle abondance que tous les livres de la terre ne sauraient y suffire. M’offrir un temps où mon expérience se forgera dans la relecture de ma propre vie en dialogue avec l’univers, ce grand livre de la vie et du silence habité.

Laisser venir à moi cette abondance qui s’offre d’apaiser ma peur de manquer. Cette abondance œuvre d’une présence autre qui seule peut assouvir ma soif d’être, d’exister, d’aimer et d’être aimé, infiniment, sans condition, gratuitement? Encore me faut-il accepter de m’y ouvrir, car si cet amour est là, disponible et sans condition, il est trop respectueux pour s’imposer à moi.

Heureux qui s’ouvre au silence qui parle, il y entendra la parole qui fait vivre l’abondance!

Une musique de silence

Quelques jours s’étaient écoulés. J’avais amadoué ce nouvel univers où le ciel me saluait en plein matin de rosée, où les fleurs frémissaient de leurs pétales.

J’avais apprivoisé les oiseaux, tous ces yeux qui me regardaient et ces grands arbres où la vie bat à grands coups, qui vous prennent de vertige tant on ne peut les maîtriser.

Au bord de chaque nuit, assise dans l’immense cathédrale au ciel d’encre, je réussissais à cueillir des étoiles. Et personne ne pouvait lézarder cette harmonie au fond de ma tranquille vallée.

Mais un midi, j’avais engagé mes pas au bord de la rivière, là où le soleil n’invente que des pierreries d’or, lorsque soudain je parvins à entendre une musique de silence jouée sur des instruments dont les ondes marquent l’entrée du grand Temple. De nulle part, elle me jette cette vérité en plein visage :

Le temps n’a pas de temps sinon celui que l’on veut bien lui donner.

Et doucement, elle me parle de cet autre monde, celui du dedans où je pouvais puiser toujours toute énergie tout amour permettant de hisser bien haut le drapeau de l’espérance.

Elle m’invita ensuite à aller vers d’autres ailleurs, là où les gens ne connaissent ni l’eau, ni le soleil presque, là où jamais des cris d’oiseaux ne disent le lever du jour.

« Va, me dit-elle, il faut partir, même s’il te reste tant à apprendre du silence, du jour et de la nuit, du tout.
Tu seras l’eau, l’oiseau et le soleil qui manquent.
Va… ce n’est jamais derrière qu’est demain! »

Texte anonyme laissé dans un ermitage de Champboisé

Extrait de « Silence que dis-tu? » de Josée Latulippe et Gilbert Plouffe, 2000, Novalis

Bien dans son poids

Dans notre société qui véhicule toutes sortes de « règles » au sujet du poids et de la silhouette idéale, il n’est pas toujours facile d’être « bien dans son poids ».

Qu’on ait un surpoids ou non, il semble, d’après ces barèmes, qu’on devrait toujours avoir quelque chose à changer, à transformer, qui ne soit pas acceptable chez soi, par exemple : être plus maigre, avoir le ventre plus plat, les seins plus fermes…

Même la personne qui présente la silhouette idéale, pour plusieurs, semble toujours avoir des traits ou des caractéristiques à retoucher, à remodeler.

La société dans laquelle on vit est intolérante envers toutes sortes de caractéristiques humaines. De nos jours, nous reconnaissons certaines de ces intolérances, comme le sexisme et le racisme, et y réagissons de plus en plus, quoiqu’il y ait encore beaucoup de travail à faire à ces niveaux.

Mais qu’en est-il des personnes qui ont un surpoids?

C’est comme s’il y avait un consensus silencieux de non-acceptation du surpoids et même un rejet autorisé des personnes qui présentent des rondeurs.

« Les enfants sont de plus en plus gros » disent les diverses études. Plusieurs causes (alimentation, manque d’exercices, etc.) sont identifiées pour expliquer cet état de fait. J’aimerais cependant ressortir un aspect peu entendu dans le discours habituel. Peut-être nos enfants ont-ils le message depuis leur plus jeune âge de leur entourage familial, scolaire, de la société, qu’ils ne sont jamais assez bien pour nos attentes d’adultes, pas assez performants, pas assez disciplinés, pas assez encadrés, … Trop d’enfants peut-être?

Dans la nature, quand un animal n’est pas assez performant, pas assez fort pour prendre sa place, pas assez imposant, il prend du poids pour devenir plus visible, plus impressionnant, plus à la hauteur… nous les humains, faisons aussi partie de la Nature.

Peut-être est-ce la réponse de nos enfants et de beaucoup d’adultes face à un monde de plus en plus intransigeant, qui ne fait pas assez de place à l’individu unique, aux différences de chacun, à l’acceptation de soi et des autres.

Les mots épanouissement, cheminement, progrès ne veulent pas dire perfection, surtout quand on réalise que ces « critères de perfection » sont dictés par des règles extérieures à soi et ne reflètent pas souvent nos valeurs profondes.

S’accepter et s’aimer dans ce que l’on est, être bien avec soi tout en s’épanouissant, c’est possible et c’est ce que je nous souhaite à tous, enfants, grands et petits, en ce début d’année 2004.

Ce qui m’inspire

La nature. Encore. Toujours.

C’est mon contact avec le temps qui passe, qui change de couleur avec les saisons.

Créer, c’est une façon de me sentir en vie. C’est prendre le temps de regarder, de ressentir. De te montrer ce que j’ai vu. C’est faire ce que j’ai à faire. Donner ce que j’ai reçu. Créer, c’est prendre mon temps. C’est aussi rêver d’un espace. Dans mon appartement de banlieue, je rêve d’un atelier près d’un ruisseau.

Créer, c’est pour arriver à partager ce silence heureux et tranquille que je ressens devant les couleurs d’automne, les mésanges qui traversent l’hiver avec nous, les étincelles de lumière sur la neige, les trilles blancs qui ouvrent au printemps, le bruissement du ruisseau bordé de fougères, la brume sur un lac un matin d’été.

C’est comme dans les moments importants de la vie C’est grand et c’est simple. Et les superlatifs semblent inutiles.

En ce moment, je préfère les couleurs aux mots, Je prends ce que j’ai sous la main. Il me faut trouver des façons de créer plus abordables, à ma portée, à la portée de tous,

Des bouts de planches, des restants de peinture, et ce que la nature m’offre selon la saison. Imprimer les couleurs des feuilles avant qu’elles tombent, graver les feuilles cuivrées sur le sol de novembre, attendre que la neige se dépose sur les branches de pin pour saisir le contraste… croire aux pousses du printemps et à sa lumière, et oublier encore les teintes de l’été trop vite passé.

Dessiner, imprimer, coller, assembler, sculpter. Des couleurs et des formes.

Chercher, expérimenter. Être à l’écoute, attentif et disponible à ce qui vient, se faire confiance pour voir. Pour voir ce que ça va donner.

Continuer, simplement, pour le plaisir de créer, de voir l’image se former. Pour voir si tu verras ce que j’ai vu.

Qu’est-ce que ça vaut?
Qui peut le dire?

C’est un chemin parmi tant d’autres, ni mieux ni pire.

Marielle

Le bonheur est dans la nature

L’été pour plusieurs est synonyme de complications, budget-vacances, déplacements de longue durée et fatigue, recherche de l’endroit idéal, victime du mauvais temps, les enfants, etc.

Et si vous optiez pour la simplicité? Ne croyez surtout pas qu’elle est synonyme d’ennuis. Et si plutôt que de rechercher l’énergie dans l’extravagance, vous vous mettiez à l’écoute de la nature telle qu’elle se présente à vous, dans ses habits les plus sobres et bien souvent les plus beaux.

Je ne nie pas les bienfaits du dépaysement ni le bonheur de sentir les odeurs de la mer, de goûter son sel, de se laisser bercer au son des vagues, de découvrir des pays nouveaux ou de se prélasser dans une villa de rêves… Mais l’exotisme et les dépenses déraisonnables ne garantissent aucunement le plaisir d’être en vacances! Après l’été, la vie continue et peut-être souhaitez-vous qu’elle soit autre chose que des heures à calculer les cartes de crédit à payer, dans le stress et l’angoisse.

La simplicité n’empêche pas les folies, mais elle permet de vivre en paix sur une plus longue durée.

L’été et les vacances sont un moment idéal pour communier aux éléments de la nature, air-feu-terre-eau. Ce sont les éléments qui nous permettent de faire le plein d’énergie, de nous révéler à nous-mêmes. Ces éléments, nous les retrouvons aussi bien chez-soi qu’ailleurs, des fleurs sur le balcon, un petit potager de fines herbes, le chant d’un oiseau, les bienfaits d’une pluie chaude sur son corps, un peu de yoga dans le parc à côté, flâner en terrasse, rouler à bicyclette, inviter quelques amis en partageant le pain et le vin, visiter ceux et celles qu’on aime mais qu’on ne voit jamais. Apprendre à ne pas s’ennuyer avec soi-même, lire couché dans l’herbe, se rapprocher de l’eau en s’assoyant près d’une belle fontaine… Pour un rapprochement avec la terre, rien de mieux qu’une nuit à la belle étoile, sur son balcon, dans la cour ou en camping… pour profiter de l’air, gravir la colline devant laquelle vous passez chaque jour sans jamais vous y arrêter, pour éblouir les enfants, une glace à la vanille maison! Marcher pieds nus au bord de l’eau, laisser monter en vous l’énergie tellurique. Faites tous les vœux que vous voulez en observant les étoiles filantes, souriez aux canards dans l’étang et remerciez la Vie pour tant de générosité. N’enviez surtout pas le voisin, c’est une perte d’énergie considérable. Payez-vous un jour de silence, un jeûne, cueillez les petits fruits, vous les apprécierez d’autant plus en les dégustant avec du yogourt ou dans une tarte faite avec amour.

Tout cela vous apparaît peut-être trop simple? Libre à vous de compliquer les expériences!

La nature est là où vous êtes, elle vous propose ses merveilles, ouvrez les yeux, dessinez le soleil ou des mandalas, touchez les arbres, observez les pierres, dormez, respirez, laissez tomber pour un temps les tâches quotidiennes, devenez enfant, ruisseau, champs de blé ou fleur sauvage. Joyeux été!

Recette d’éveil imparable

Comment faire? Fermez vos téléviseurs et prenez congé quelques jours de vos journaux préférés. Car ils sont programmés pour vous faire consommer et vous consumer en vous gardant dans l’esclavage de la peur. Soyez vigilant et sélectif.

Allez dans la nature, respirez profondément et réfléchissez à votre vie. Essayez d’imaginer quel serait votre idéal de vie. Et commencez à le visualiser et ressentir vos images intérieures comme si elles existaient déjà, puis revenez à vos activités. Reprenez cet exercice durant 7 jours consécutifs et observez ce qu’il adviendra. Faites-le sans attente, car elles ralentiront le mouvement. Faites-le plutôt avec conviction et acceptez les délais nécessaires à leur réalisation sans douter de votre pouvoir. Par la suite, continuez votre visualisation et laissez monter d’autres éléments à votre conscience afin de parfaire votre rêve.

Surveillez la qualité de vos pensées et élevez-vous en écoutant de la musique qui vous fait du bien et vous apaise. Prenez des pauses de respirations et de détente. Choisissez vos activités et demandez-vous si elles vous élèvent avant d’y répondre. Lisez des choses qui vous font du bien. Parlez de choses qui vous font du bien. Parlez de choses qui vous font du bien. Détachez-vous du reste sans comparaison ni jugement avec autrui. Si vous écoutez des émissions, soyez sélectifs et écoutez ce qui vus apaise ou élève votre pensée.

Tous ces choix ne coûtent absolument rien et vous procureront un bien-être inestimable. Réjouissez-vous! Et observez progressivement les changements autour de vous. Observez la réaction des gens et ce que vous allez attirer à vous comme nouvelles situations et même comme biens matériels. Remerciez pour chaque manifestation, remerciez même avant d’avoir reçu. Mmmmm… Je crois avoir déjà entendu ces paroles… Vivre ainsi, c’est vivre éveillé à son pouvoir créateur et créer en connaissance de cause.

Lorsque vous réaliserez à quel point vous êtes le créateur de votre réalité, alors, vous bénirez ce système actuel qui vous aura éveillé à votre propre pouvoir en vous reflétant vos propres peurs. Soyez généreux, offrez aux autres ces informations sur leur potentiel créateur. Ne marchez pas seul, regroupez-vous et célébrez! La vie est une célébration et l’amour est le mouvement créateur. Imaginez toute la terre et tous ses habitants dans la joie et la célébration. Imaginons l’humanité comme une seule et grande famille se partageant joyeusement la planète et créant de nouvelles structures universelles. Des structures basées sur l’amour et la confiance.

C’est ainsi que le système s’affaiblira de lui-même et sans violence. C’est chacun de nous individuellement et collectivement qui activons ce monde par nos pensées. Alors, cessons de nous plaindre et de juger notre propre création. Ces dernières paroles semblent peut-être difficiles à avaler, mais la situation planétaire l’est encore plus. Alors reprenons notre responsabilité avec amour en faisant de ce monde un monde de paix, d’abondance, de joie, de liberté et d’autonomie dans notre propre vie d’abord. Devenons les témoins de la force de vie en action en créant avec amour et par amour pour tout ce qui est sans comparaison ni compétition ni concurrence Parce que nous sommes tous un dans l’énergie.

L’équinoxe du printemps

Le printemps est de nouveau parmi nous, et l’un des premiers mots qu’il évoque est l’espoir. Les derniers vestiges de l’hiver disparaissent, et nous nous trouvons face au renouveau. Nos sens reviennent à la vie grâce aux sons et aux spectacles de la nature. Tout s’active autour de nous : le pépiement des oiseaux qui reviennent faire leur nid, les bourgeons qui éclosent soudain sur les arbres, tandis que le lit des rivières s’efforce de contenir les torrents exubérants créés par la fonte des neiges. Même le vent dans les branches ne semble plus aussi glacial et la douce chaleur du soleil emplit nos narines du parfum subtil de la terre en dégel.

L’équinoxe du printemps est la jonction entre le sérénité et l’inertie de l’hiver, et le renouveau éclatant du printemps.

Pareilles aux saisons, nos vies passent par les cycles de la naissance, de la mort et de la régénération. Le printemps fournit toutefois à chacun de nous l’esprit du renouveau annuel nous permettant de faire peau neuve et de voir la vie comme un nouveau-né pour qui chaque nouvelle expérience est une merveille ou un prodige. Nous faisons partie de la nature; pourtant, dans notre précipitation quotidienne qui atteint souvent une vitesse fulgurante, il nous arrive d’oublier d’apprécier les choses simples, mais essentielles de la vie.

Selon certaines cultures ancestrales, nous existons sous la forme de la trinité du corps, de l’intellect et de l’âme. Nous ne pouvons pas nous limiter à un seul de ces aspects et devons reconnaître que nous sommes une combinaison des trois.

Par exemple, en voulant à tout prix réussir dans la vie, nous pourrions rechercher le confort physique et la stimulation mentale, au point de négliger notre développement spirituel. Et puis, il y a ceux qui, dans leur quête spirituelle, adoptent une interprétation et une vision étroites de l’esprit, considérant le corps comme un mal nécessaire. C’est dans l’intégration et l’équilibre des trois aspects que nous trouvons l’harmonie. Le corps est notre véhicule. Il nous transporte dans la vie, nous permettant de percevoir notre environnement à l’aide de nos sens physiques. Le printemps nous rappelle simplement notre héritage physique et, puisqu’il représente le tiers de notre trinité, nous devrions honorer notre corps et en prendre bien soin.

La terre est notre mère au niveau des éléments et elle assure notre subsistance et nous réconforte. Elle nous fournit la stabilité physique : une base solide sur laquelle nous nous tenons. Dans la tradition orientale, on dit que la planète Terre contient les Panch Tattwas, ou les cinq sens de la terre (odorat), de l’eau (goût), du feu (vue), de l’air (toucher) et de l’éther (ouïe) qui constituent notre corps physique. Lorsque ces éléments sont en harmonie, nous sommes conscients de nos racines : une fondation solide sur laquelle nous pouvons bâtir en vue de satisfaire nos rêves et ambitions, tout en ne faisant qu’un avec notre nature profonde et intuitive.

Le printemps est donc associé à tout ce qui est naturel et spontané. Il nous aide à nous débarrasser des vieux modes de pensée en nous gratifiant d’un sentiment d’espoir pour toutes les choses nouvelles que nous pouvons créer.

Le printemps nous rappelle l’Éden, à mesure que nos sens reviennent à la vie. Nous avons alors le sentiment que nous pouvons repartir à zéro et que l’espoir du printemps est éternel. Avec un peu d’effort et en réactivant l’insouciance de l’enfance qu’évoque le printemps, nous pouvons produire des miracles, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Maintenant que le printemps est là, faites confiance à votre imagination : tout est possible. Si la nature change, vous le pouvez aussi. Après tout, c’est bien naturel!

Contraire ou complémentaire

Qu’est-ce que vous préférez? Ce qui est votre opposé? Ce qui vous complète volontiers? Ni l’un ni l’autre? Ou les deux… Le choix est vôtre! Quoi? Vous pensez que votre couple est le fruit d’un jumelage fortuit? Le résultat cruel d’un complot universel? Tout ça parce que votre moitié n’a pas la tendreté souhaitée?

Comme je peux vous comprendre! Si bien éprise qui croyait éprendre…

Dès mes premières palpitations amoureuses, on me dit que les contraires s’attirent. J’y voyais une façon ingénieuse d’enrichir mon avenir. On me dit aussi que ce qui se ressemble s’associe. J’y percevais une brillante prémisse pour disposer d’un soutien complice.

Hélas! On ne m’avait pas tout dit…

On ne m’avait pas dit que mon partenaire finirait par me taper sur les nerfs. Vint le jour où je n’eus plus la maturité nécessaire pour reconnaître mon parfait complément dans cet adversaire contrariant.

On ne m’avait pas dit que mon conjoint finirait par m’ennuyer au plus haut point. Vint le jour où je n’eus plus la créativité requise pour rescaper notre relation à la dérive sur la banquise de mes frustrations.

Vint alors la nuit de l’absence. Vint alors le répit du silence.

Et je voulus savoir ce que l’amour voulait me dire. Je m’adressai donc au spécialiste du meilleur et du pire. Voici ce qu’il me confia, quand je fus prête à entendre sa voix.

Tu appelles contraire ce qui t’irritait chez ton amoureux. Les traits de ta personne que tu trouvais hideux. Tu faisais de lui un personnage détestable pour garder de toi une image impeccable.

Les traits contraires sont plutôt des traits complémentaires.

En effet, tu me connais. La créativité, c’est ma spécialité! Ce que tu appelles dualité, j’appelle complémentarité. Diversité. Originalité. Ce que tu appelles différence, j’appelle opulence. Abondance. Exubérance.

Ne comprends-tu pas la vraie nature de l’existence?

Je vous avoue que l’amour venait de m’en boucher un coin. Il avait réussi à me la boucler enfin. Je veux dire la boucle des questions sans fin. En un bond, mon cœur aima mon mari, mon amoureux, mon amant sans condition.

Dès que nous comprenons l’utilité du trait contraire que nous percevons, nous pouvons nous l’approprier. Il devient alors complémentaire. C’est ainsi que nous pouvons enrichir notre estime de soi à l’infini.

L’amour ne tarit pas d’inventivité. Il nous entoure de miroirs variés pour nous refléter notre immense beauté.

Un ressourcement qui s’épanouit dans la créativité

Dans le bruit trépidant de la ville et le chaos de la vie moderne, avons-nous perdu le contact avec notre source première?

Devons-nous courir toujours, de plus en plus vite, souvent de façon erratique, jusqu’à en perdre le souffle?

Pour qui et pour quoi devrions-nous rivaliser constamment? Devenir de plus en plus performant? Jusqu’à ce que, un sombre matin, il nous soit devenu pénible même de respirer et de vivre un jour de plus…

N’attendons surtout pas un tel moment destructeur pour nous rendre compte de ce besoin essentiel de tout être humain de vivre à plein un ressourcement. C’est-à-dire un retour à la source, une « reconnexion » avec le moi, l’être intérieur, le seul et le vrai, l’authentique…

Sachons que cette « ré-union » annonce une salutation céleste à la vie, qui aspire à rejaillir du plus profond de chacun de nous!

Le ressourcement créera un moment privilégié que nous choisissons de nous accorder. Il se révélera la reprise en mains de notre pouvoir, la corne d’abondance qui déversera de nombreux bienfaits dans notre vie.

Le ressourcement profond, ce « re-jaillissement » intérieur, nous apportera des outils précieux à joindre à nos bagages de grands voyageurs terrestres, des moyens efficaces d’action revitalisante.

Notre ressourcement suggérera également des réponses à nos nombreux questionnements.

Une petite voix intérieure se fera entendre, comme un murmure, tel un balbutiement, qui deviendra un chant de plus en plus puissant qui ne sera plus étouffé par les contraintes du quotidien.

Le pouvoir de ressourcement de la nature
Que ce ressourcement se réalise lors d’une « reconnexion » aux rythmes de la nature, par la contemplation d’un ciel étoilé, ou dans l’écoute d’un chant grégorien durant un séjour dans un abbaye, tant mieux!

Que ce ressourcement s’épanouisse à travers les manifestations de notre créativité, vivifiée par les couleurs posées intuitivement sur une toile d’artiste, ou enfin grâce aux formes révélatrices que prend l’argile sous nos mains créatrices, il en ressortira toujours un être plus fort, plus équilibré, mieux outillé pour continuer d’avancer solidement et agréablement dans la vie, à l’aide d’un allié puissant.

Il est humainement possible de vivre un grand ressourcement sous forme de vacances en art, et en pleine nature énergisante, un ressourcement quotidien qui s’effectue par de précieux petits rituels que l’on intègre dans chaque jour de sa vie.