Comment surmonter le trac en situation de transition de carrière

Saviez-vous que les relevés physiologiques démontrent que les personnes informées de ce que sont le trac et l’anxiété ont vu leur corps mieux gérer le stress en équilibrant mieux les dépenses d’énergie? Cet article vise à vous offrir trois stratégies concrètes pour surmonter vos peurs pendant une transition de carrière et pour passer à l’action.

1- Comprendre la manifestation du stress dans votre corps
Tout d’abord, il est important de comprendre que le trac est une réaction biologique qui mobilise tout un arsenal de forces dans le corps pour permettre de fuir un danger ou d’y faire face. La personne qui veut changer de carrière et qui n’en a pas l’habitude se sent en danger. La glande médullo-surrénale sécrète alors de l’adrénaline, d’où l’élévation de la tension et du taux de sucre et de globules rouges dans le sang. Le rythme du cœur s’accélère, et la personne peut perdre le contrôle de certains gestes, se mettre à bégayer ou à avoir des tics nerveux. Lorsque ces symptômes se manifestent, fermez les yeux et songez à tout ce qui est en train de se produire dans votre corps, à tous ces mouvements d’énergie qui visent vraisemblablement à passer à l’action (plutôt qu’à fuir).

2- Choisir l’action
Ici, il n’est pas question de foncer tête baissée, sans vous préparer à l’avance. Toutefois, le trac de parler en public ne se guérit qu’en se pratiquant à faire des exposés. Il en est de même pour se guérir de la peur des avions. Pour votre changement de carrière, vous devez passer à l’action. Par exemple, vous voulez devenir massothérapeute? Eh bien, massez!!! C’est en le faisant une fois, deux fois, dix fois et même une centaine de fois que vous allez développer des astuces, des trucs et, par le fait même, votre expertise. Ne vous préoccupez pas de ce que les autres vont dire. Aussi, rappelez-vous vos débuts dans votre premier métier. Vous avez dû commencer au bas de l’échelle. Acceptez de passer par le même chemin et vous rassurerez votre ego qu’il s’agit de la bonne voie. À ce propos, pensez à Victor Hugo qui a comparé l’anxiété à un « conseil d’agenouillement » dans Les Travailleurs de la mer.

3- Faire semblant
Savez-vous que les étudiantes et étudiants en techniques policières commencent à porter l’uniforme dès la 2e session? Selon les enseignants, c’est une question de visualisation : cela leur permet de s’approprier le rôle d’autorité qu’ils auront à jouer dans plusieurs années. Il en est de même pour votre transition de carrière. Ne vous attendez pas à changer de titre professionnel en claquant des doigts. Tout d’abord, vous devez vous convaincre vous-même que c’est possible. Et, pour y arriver, certains iront poursuivre des études supplémentaires, tandis que d’autres se fixeront des buts. Ensuite, vous devez convaincre vos proches; à ce stade, je recommande souvent d’être à leur écoute puisqu’ils pourraient vous faire part d’éléments auxquels vous n’auriez pas pensé. Enfin, il vous reste à convaincre vos futurs employeurs ou le public et, dans ce cas, le temps sera votre meilleur allié.

Tant et aussi longtemps que vous ne ferez que penser à votre nouvelle carrière, ça ne demeurera qu’un rêve. En développant un plan de carrière, en définissant de petits objectifs, lentement mais sûrement, vous parviendrez à votre but.

Sortir de sa zone de confort, pourquoi pas?

En tant qu’êtres humains, nous réagissons à nos perceptions, à nos croyances et aux limitations que nous nous imposons. Pourquoi? Parce que notre cerveau réagit en fonction de nos expériences passées et de nos perceptions en lien avec elles. Ainsi, deux personnes assistant simultanément au même évènement réagiront de façon complètement différente. Leur récit respectif de l’évènement divergera l’un de l’autre en fonction de leurs perceptions, de leurs croyances et des limitations qu’elles s’imposent. Nous vivons quotidiennement en fonction de notre propre façon de percevoir les choses. Alors, comment apporter du nouveau à notre quotidien? En sortant de notre zone de confort. En faisant quelque chose dont on a envie depuis longtemps, mais dont nous rejetons l’appel par manque de confiance, par peur ou tout simplement par ignorance.

Vous désirez expérimenter le défi Je sors de ma zone de confort? Alors, n’attendez plus, puisque vous serez le premier à en ressentir les bienfaits. Vous apprendrez à vous connaître au moyen de projets que vous croyiez jusqu’alors inaccessibles. Votre confiance en vos capacités s’accroîtra considérablement. Vous ressentirez de la fierté et vous le mériterez bien. Plus vous tenterez de nouvelles expériences, plus vous aurez envie d’en vivre.

Vous vous débarrasserez de vos peurs. Avec le défi Je sors de ma zone de confort, la peur liée aux nouvelles expériences s’estompera d’elle-même. L’étape la plus difficile est de faire le premier pas, de se lancer dans le vide. Si la peur incite l’être humain à la stabilité et au confort, sortir de sa zone de confort donne au fil des expériences l’envie de sauter à pieds joints dans la vie.

Vous serez de meilleure humeur et vous aimerez davantage votre vie. L’être humain crée de façon inconsciente une routine dans sa vie. Bien qu’il la trouve parfois ennuyante et monotone, elle est pourtant pour lui très sécurisante. En adoptant le défi Je sors de ma zone de confort, une sensibilité jusqu’alors inconnue s’installera en vous, vous invitant à vivre de nouvelles aventures. Quoi de mieux que de profiter pleinement d’une expérience en prévoyant déjà la prochaine? N’hésitez plus, votre vie vous semblera beaucoup plus intéressante et enrichissante!

Rencontrez de nouvelles personnes qui vous ressemblent. Quoi de mieux que de vivre des expériences enrichissantes avec des gens qui ont les mêmes affinités que nous? Osez provoquer des rencontres et permettez-vous de vivre de formidables émotions!

Profitez du moment présent. Lorsque l’être humain expérimente quelque chose de nouveau, toute son attention est dans le moment présent. Dans le cadre de votre défi Je sors de ma zone de confort, décrochez de votre quotidien et savourez le moment présent comme s’il n’allait jamais se reproduire!

J’ai expérimenté le défi Je sors de ma zone de confort en me joignant à une ligue d’improvisation pour sortir de ma routine ennuyante et monotone. J’étais à ce point anxieuse à ma première improvisation qu’aucun son n’est sorti de ma bouche. J’ai persévéré, avec l’aide de mes coéquipiers, jusqu’à ce que j’y arrive. Je suis extrêmement fière d’enseigner désormais ce bel art de la scène. Les nouveaux défis, parfois bien loufoques, font désormais partie de ma vie. Mon objectif principal est de m’amuser et de sortir des réalités de mon quotidien.

Comme le dit si bien le dicton, on n’a qu’une vie à vivre. Alors, profitez-en!

Se fixer des objectifs de vie

Se fixer des objectifs de vie, c’est répondre aux questions suivantes : « Qu’est-ce que je veux réaliser sur cette terre? En fait, quelle est la mission que je veux accomplir? » Une réponse claire à ces questions est très importante parce qu’elle permet de préciser le territoire et les limites de façon à éviter l’éparpillement et de façon, surtout, à éviter de se laisser guider par les événements et par les autres. En effet, si je ne sais pas où je vais, je peux facilement me laisser entraîner sur n’importe quelle route et passer ma vie à suivre, au gré des événements et des besoins des autres, des chemins qui ne me mèneront nulle part. Me fixer des objectifs de vie, c’est choisir moi-même les routes de ma vie en fonction de ce que je veux devenir.

Je crois profondément au proverbe qui dit : « Aide-toi et le ciel t’aidera. » Tout attendre du « ciel », c’est comme tout attendre des autres. Cette attitude passive maintient l’être humain dans un rôle de marionnette à la merci du monde extérieur. Il y a, dans la relation de l’homme avec Dieu, une participation réciproque à une œuvre commune, celle de la réalisation et de la création permanente de soi et du monde. Cette participation suppose que nous fassions notre part, que nous agissions, que nous prenions en main notre destinée. C’est cette prise en charge de lui-même, par le choix de moyens appropriés, qui lui permet de nous créer et d’apporter quelque chose aux autres avec l’aide de Dieu. Se fixer des objectifs de vie, c’est orienter sa vie vers un but précis. Si ce but favorise notre création et la création du monde, il sera atteint à la seule condition que nous puissions faire face aux obstacles de la route sans nous laisser arrêter par la peur.

Les obstacles sont les instruments de mesure de la détermination à se réaliser le plus totalement possible. Ils sont aussi des moyens d’apprentissage en ce sens que, si nous les franchissons, nous en sortons plus forts, plus riches intérieurement, plus sûrs de nous-mêmes. Pour celui qui sait transformer les obstacles en guides, la peur et la souffrance s’amenuisent pour faire place à la foi en soi, en l’autre et en la vie. Vaincre l’obstacle, c’est choisir de vivre avec plus d’intensité, plus d’énergie, plus d’amour. C’est dans ce choix permanent que se situe le respect de notre territoire et de nos limites. Marcher dans la ligne de nos objectifs de vie en dépit des obstacles, c’est nous choisir à chaque instant, c’est garder le pouvoir sur notre vie et c’est surtout nous donner les clés de la création de soi et, par conséquent, de la création du monde. En effet, quand je me crée, je peux non seulement créer, mais apporter aux autres, par mon attitude, l’influence inconsciente de ma réalisation. Il s’agit d’un apport subtil qui ne passe ni par l’orgueil ni par le besoin de prouver ou de dépasser les autres, mais par une réalisation intérieure fondée sur le dépassement de soi et sur le respect de sa différence.

Mais comment choisir ses objectifs de vie? Je choisis mes objectifs de vie en imaginant qu’à la fin de ma vie, j’aurai réalisé telle ou telle chose sur le plan spirituel, sur le plan affectif, sur le plan social, sur le plan intellectuel, sur le plan professionnel, sur le plan corporel et sur le plan matériel. Chacun des plans est important et mérite considération. Le problème se pose quand il y a exploitation d’un seul plan au détriment de tous les autres.

Ces objectifs de vie, qui peuvent faire l’objet d’ajustements en cours de route, permettent à une personne d’orienter sa vie dans le sens qui lui convient en prenant les moyens de les atteindre par le choix de ses priorités personnelles.

Nos guides

Face à une épreuve, avez-vous parfois l’impression d’être seul, de ne pouvoir compter sur le soutien ni de vos pairs ni de la société en général? Toutefois, ce sentiment de solitude n’est qu’une perception de la réalité. Dans les faits, bien qu’il soit invisible, un fabuleux réseau d’aide énergétique vous accompagne depuis l’au-delà à chaque instant de votre vie terrestre.

En effet, lorsque nous planifions notre prochaine incarnation, nous établissons une entente avec une âme qui nous accompagnera depuis l’au-delà tout au long de notre vie terrestre. Cette âme agira en qualité de guide personnel auprès de nous. Elle bénéficiera elle-même de l’aide de guides spirituels, des âmes de personnes décédées qui ont fait partie de nos vies lors d’incarnations précédentes, que ce soit à titre de voisins, de collègues, d’amis ou de membres de notre famille.

Tandis que notre guide personnel nous accompagne à chaque instant, nos guides spirituels se manifestent pour nous aider à surmonter une situation bien précise ou à atteindre un objectif fixé dans notre plan d’incarnation. Notre relation n’est pas à sens unique, car ils apprennent également de nous. Eh oui, même dans l’au-delà, l’âme continue son apprentissage afin d’élever sa vibration énergétique. Par exemple, un de nos guides spirituels peut avoir été très rigide avec ses pairs lors de sa dernière incarnation et vouloir nous accompagner dans notre présente vie pour ressentir les émotions de personnes qui subissent l’autorité et les conséquences liées à cet état.

Je vous entends me demander : « C’est bien beau tout ça, Caroline, mais où sont-ils quand on a besoin d’eux? » En tant qu’êtres humains, nous attendons de nos guides des signes clairs, nets et précis. Tante Germaine, fais bouger le rideau de la cuisine si tu es avec moi pour m’aider à surmonter mon épreuve. Nous savons que tout n’est qu’énergie dans l’au-delà; alors, pourquoi attendons-nous de nos guides des signes physiques? Ils aimeraient bien nous saluer en déplaçant le cadre posé sur notre commode, mais ce type d’intervention les épuiserait rapidement, car, pour ce faire, ils devraient abaisser leur taux vibratoire au même niveau que le nôtre, ce que beaucoup n’ont pas la force de faire. Plus les âmes évoluent dans l’au-delà, plus elles élèvent leur taux vibratoire, et plus leur taux vibratoire est élevé, plus il leur est difficile de nous donner des signes physiques de leur présence.

Avez-vous déjà eu une envie irrépressible de poser un geste sans savoir pourquoi? Vous êtes-vous déjà réveillé au petit matin en ayant la réponse à une question qui semblait pourtant sans issue la veille, au moment de votre coucher? Ce sont là des manifestations de vos guides qui tentent de communiquer avec vous. Lorsqu’un oiseau ou un papillon vole autour de vous, il y a de fortes chances qu’un de vos proches décédés l’utilise pour vous saluer. Soyez à l’écoute de votre « ressenti » : une chanson attirera votre attention ou le texte à l’endos d’un livre attirera votre regard.

Nos guides ne peuvent exercer aucune action qui pourrait modifier notre plan de vie. De même, il ne leur est pas permis d’interférer dans notre vie. Nous devons leur demander de le faire de façon claire. Nous pouvons, par exemple, nous adresser à notre guide personnel de la façon suivante : « Je demande à mon guide personnel de m’aider à reconnaître les signes qui me sont destinés et qui ont pour but de me faire réaliser que je ne suis pas aussi seul que je crois l’être. »

Reconnaissez la présence de vos guides spirituels, mais ne leur mettez pas tous les aspects de votre vie entre les mains. Soyez maître de votre vie tout en étant sensible à l’aide qu’ils vous apportent au quotidien. Au moment de votre départ pour l’au-delà, vous serez fier d’avoir accompli en leur compagnie vos objectifs de vie. Voilà le plus beau cadeau que vous puissiez vous offrir!

Trois stratégies pour transformer l’évaluation du rendement en outil de développement personnel

Vous demandez-vous comment remplir, de façon optimale, un formulaire d’évaluation du rendement? Dans cet article, vous trouverez des stratégies qui, comme des résolutions du Nouvel An, vous aideront à transformer cet exercice organisationnel en activité de développement personnel.

1. Investissez du temps dans la revue de l’année écoulée
Dans un premier temps, il vous faudra évaluer le rendement que vous avez fourni au cours de l’année. C’est une occasion importante de faire valoir vos actions quotidiennes qui, trop souvent, peuvent passer inaperçues auprès de la direction. La blogueuse Cybèle Rioux rappelle combien il est « important d’investir du temps pour mieux profiter des avantages de l’évaluation de rendement ». C’est donc à vous de prévoir un minimum de trois à cinq périodes pour passer votre année en revue et trouver des exemples concrets de votre rendement. Mieux encore, prenez l’initiative d’investir dès maintenant entre 30 et 60 minutes par mois pour faire le point sur vos accomplissements par rapport à vos objectifs; ainsi, vous n’aurez qu’à en faire la compilation à la fin de l’année. Vous verrez également l’impact que cela aura sur vos choix professionnels et personnels au quotidien.

2. Assurez-vous que les commentaires sont en votre faveur
Même si aucune prime de rendement n’est liée à cet exercice, les leçons apprises à la suite de votre réflexion peuvent être nombreuses. Assurez-vous donc que les informations présentées mettent en valeur les comportements que vous maîtrisez bien. Lorsque vous rédigerez vos « démonstrations », n’oubliez pas le conseil d’Einstein : si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas assez bien.

Une fois votre formulaire rempli, portez votre attention sur les objectifs de l’année en cours. Il n’est pas question ici de vous piéger ou de vous mettre en danger. Le but est essentiellement de profiter de l’occasion pour incorporer des objectifs atteignables qui sont, préférablement, en lien avec votre plan de carrière à vous. Pour y arriver, demandez-vous : « Comment puis-je mieux faire mon travail? ». Ceci fera ressortir des aspects professionnels à développer qui devraient vous stimuler et enrichir votre C.V. en prévision de la prochaine étape. Vous pouvez également vous poser la question : « Que puis-je faire de différent pour apporter une valeur ajoutée à l’organisation? »

3. Mettez toutes les chances de réussite de votre côté
Pendant la grande crise économique de 1929, F. D. Roosevelt a dit : « Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses. » Pour éviter les déceptions lors de votre prochaine évaluation du rendement, faites en sorte que les objectifs convenus indiquent clairement à quoi correspond le niveau « a atteint l’objectif ». Au besoin, entendez-vous avec votre gestionnaire pour que les attentes relatives à chaque niveau de rendement soient précisées. Donc, si vous souhaitez faire de cette année un succès sur le plan professionnel et utiliser l’évaluation du rendement pour obtenir le soutien de votre organisation dans la gestion de vos talents, assurez-vous de clarifier ce que représente le dépassement des objectifs fixés (par exemple : « a atteint + » ou « a surpassé l’objectif »). Établir ces balises à ce moment-ci du processus permet de guider vos actions et d’aligner vos priorités de façon à pouvoir démontrer votre professionnalisme à la fin de l’année.

On dit que le passé rend triste, et le futur, inquiet. L’évaluation du rendement, c’est le moment présent, un bon moment pour faire le point, pour donner une orientation à votre prochaine année sur le plan professionnel et pour garantir que vous puissiez poursuivre vos rêves et votre plein épanouissement professionnel en toute sérénité.

L’archéologie de l’esprit : de l’excavation… à la mise en relation!

Je vous ai proposé, pour votre cocooning d’hiver, de devenir un archéologue de l’esprit et d’entamer un processus d’excavation de vos structures identitaires, profondément ancrées dans votre subconscient. Cet exercice avait pour but de diriger la lumière de votre conscience sur les croyances profondes sur lesquelles s’appuient les murs de votre demeure existentielle, les valeurs fondamentales servant d’assise à l’expression de votre être. Le moment est maintenant venu de passer à l’étape suivante, soit celle de décider, en pleine conscience, quelles sont les valeurs (héritées de votre entourage familial et social) que vous voulez préserver ou laisser aller, redéfinir ou actualiser.

Les valeurs sont de puissants outils qui peuvent être au service autant de votre emprisonnement que de votre libération. Il est donc indispensable, dans votre inventaire des valeurs, d’être lucide en ce qui concerne ce que ces valeurs représentent lorsqu’elles sont poussées jusqu’à leur expression ultime. Prenons un scénario hypothétique : si je consi­dère la gentillesse comme une valeur très importante, cela implique que, dans mes interactions avec les autres, je dois être conciliante, même lorsque je suis entourée de gens qui abusent de ma gentillesse. Cela vous semble-t-il une valeur positive qui me permet d’agir librement et de me respecter moi-même? Ou est-ce plutôt une valeur qui m’emprisonne dans un rôle de sacrifice dans lequel mon souci de l’autre passe avant ma propre paix d’esprit et mon propre bien-être?

Se poser ce genre de questions est au cœur du processus de tri, et les réponses vous amèneront inévita­blement à constater l’importance indéniable de définir vous-même vos valeurs, ainsi que leurs contours et leurs limites. Il se peut que vous alliez jusqu’à carrément créer de nouvelles valeurs qui seront plus conformes à votre vision de vous-même, des valeurs correspondant davantage à votre être intérieur et vous fournissant des contours pleins d’amour pour favoriser l’expression authentique de votre soi! Ce travail intérieur, qu’il s’agisse d’une restructuration de vos valeurs existantes ou de l’instauration de valeurs nouvelles (probablement un mélange des deux) permet de faire ensuite LE plus grand ménage du printemps qui soit : la révision complète des rôles que vous jouez et des exigences qui s’y rattachent.

Les valeurs représentent QUI VOUS ÊTES À L’INTÉRIEUR de vous-même, tandis que les rôles ainsi que les exigences à respecter pour jouer ces rôles représentent COMMENT VOUS INTERAGISSEZ AVEC L’EXTÉRIEUR. Les valeurs renseignent sur la façon dont ces rôles sont définis, et la majorité des rôles que nous jouons et des responsabilités que nous accep­tons d’assumer quand nous jouons ces rôles nous ont été impo­sés. Tout comme les valeurs dont nous avons hérité de nos ancêtres et de nos sociétés, la plupart de nos rôles et des exigences qui en découlent nous ont été inculqués. Il va donc de pair avec le recensement des valeurs de prendre le temps de réfléchir aux implications des divers rôles que nous jouons et de nous poser des questions telles que :

• Ce rôle m’appartient-il vraiment ou m’a-t-il été inculqué?
• Apporte-t-il un soutien bénéfique à ma vie et à mes objectifs?
• Ce rôle est-il en harmonie ou en conflit avec mes autres rôles?
• Comment puis-je définir moi-même ce rôle et les exigences qui s’y ratta­chent afin que celui-ci cadre avec mes valeurs?

Vos réponses à ces quelques questions vous convaincront du fait qu’un grand ménage du printemps s’impose afin « d’alléger » votre identité.

Se définir soi-même pour être l’artisan de sa vie et établir des limites personnelles pour être bien ancré en soi-même dans ses inter­actions sociales, n’est-ce pas là l’essence même de la santé globale?

Le moment parfait

Avez-vous déjà planifié votre année 2017? Une année charnière ou une répétition du connu?

Pour ma part, à chaque début d’année, je me fixe des objectifs, et ce, depuis plus de 40 ans! J’ai même conservé une copie d’une quinzaine d’années dans un cartable. Très agréable à consulter avec du recul. Je suis une passionnée, direz-vous. Eh oui! Selon moi, la vie est trop courte pour être ennuyante.

Programmer l’essence
Voici une nouvelle méthode. Elle s’avère des plus efficaces parce qu’elle programme l’essence (le fond) de ce que vous souhaitez et non les détails (la forme). Si vous n’aviez qu’une seule méthode à utiliser, elle, je crois, la plus simple et la plus efficace.

D’abord, dressez une liste des carac­téristiques recherchées de votre objectif, (je l’appelle la liste d’épicerie). Cette liste constitue un cadre de référence qui définit la forme ou l’apparence sous laquelle vous entrevoyez votre objectif. Mettez délibérément la liste de côté et oubliez-là! Oui, c’est bien ce que j’ai écrit, oubliez-la.

Puis, précisez l’essence de ce que vous cherchez en quelques mots clés (je donnerai un exemple plus loin). L’essence faisant référence à la nature profonde de votre désir, ce qui est primordial même si, dans votre liste précédente, les caractéristiques n’étaient pas toutes présentes.

Ensuite, programmez mentalement l’essence (et non la liste) de votre objectif. Vous pouvez affirmer vos mots-clés à voix haute. Puis, trouvez un symbole (un objet, une photo) en guise de rappel, que vous conserverez à la vue. Il agira sur votre inconscient.

Voici un exemple : Vous êtes à la recherche d’un ou d’une partenaire?

Esquissez un portrait de votre partenaire idéal(e). Énumérez toutes les qualités qui vous semblent importantes et les intérêts que vous aimeriez partager : costaud, bonne écoute, aime les concerts, le ski, etc. Ensuite, mettez cette liste de côté et n’y revenez plus.

L’étape la plus importante consiste à préciser le type de relation que vous souhaitez vivre sans tenir compte des qualités énumérées précédemment. Choisissez cinq mots-clés.

Pour ma part, j’avais programmé les mots clés harmonie, communication, plaisir, tendresse et passion. Neuf mois après le début de ma programmation, j’ai rencontré mon nouveau conjoint. C’était en 1993. Et notre relation dure encore!

Vous pouvez vous exercer avec tous vos objectifs.

Pourquoi programmer l’essence et NON la liste?
En programmant l’essence au moyen des mots-clés, vous activez une force à dimensions multiples, vous donnez de l’ampleur à la loi de cause à effet et vous construisez les équivalences mentales de ce que vous voulez obtenir.

Chaque mot-clé représente une image et des émotions qui vous sont propres, et produit une image multidimensionnelle comme un hologramme qui attirera l’équivalent mental de l’image projetée et sentie.

En programmant la liste d’épicerie détaillée, vous faites des choix qui vous restreignent. Vous prenez surtout le risque d’obtenir exactement les caractéristiques de votre liste d’épicerie au détriment de l’essence de votre désir.

Voici l’exemple de Valérie qui s’est arrêtée à la liste des caractéristi­ques. Elle s’est effectivement attiré Charles, un beau gars qui remplissait la presque totalité des caracté­ristiques recherchées. Toutefois, après quelques mois, il s’est montré contrôlant et très désobligeant à son égard. Leur relation s’est terminé dans les pleurs et les grincements de dents. Elle ne correspondait pas au type de relation qu’elle aurait souhaitée au fond d’elle-même, mais elle en avait programmé la forme et non le fond.

Programmez l’essence et laissez agir l’énergie comme un aimant.

Compostelle : rentrer chez soi

L’idée de faire Compostelle me trottait dans la tête depuis plusieurs années. Un projet de retraite, me disais-je!

Puis, un évènement inattendu vint chavirer ma vie, jusque-là assez tranquille, et l’urgence de rompre avec mon train-train quotidien se fit sentir. L’idée de marcher Compostelle refait surface. Je décide donc d’entreprendre des démarches pour actualiser mon projet.

Ma première démarche est d’assister à des réunions d’information données par l’Association du Québec à Compostelle – outaouais@duquebecacompotelle.org. Quelques rencontres, et ma décision de partir était prise. Mon deuxième pas est de me choisir une date de départ. On était en septembre – je décidai de partir à la fin mai. Je marchais déjà régulièrement, mais à partir de ce moment, je me fis un devoir de marcher une heure ou deux chaque jour. Au prin­temps, je commençai à marcher avec un sac à dos en y ajoutant graduellement du poids. Le dernier mois, je m’étais procuré une bonne chaussure de marche et je marchais avec un sac à dos pesant près de 10 kilos, le poids suggéré. Je devais choisir avec parcimonie les items (vêtements, articles de toilette, sac de couchage, souliers, etc.) dont j’aurais besoin. Je partais de St-Jean Pied de Port, en France, avec la ferme intention de me rendre à St-Jacques de Compostelle en quarante jours. Je m’étais procuré un petit guide indiquant tous les endroits, avec kilométrage et divers coûts, où l’on peut s’arrêter pour manger, dormir, visiter, etc. L’étude attentive de ce guide me donnait la certitude d’atteindre mes objectifs.

J’avais décidé de partir seule malgré les personnes qui tentaient de m’en dissuader. J’avais rencontré une dame un peu plus jeune que moi – j’avais alors 64 ans – qui avait fait le Chemin seule, en toute quiétude. Je partis donc seule; je ne l’ai jamais regretté!

Quel beau défi! Les premières journées ont peut-être été, mentalement plus que physiquement, difficiles – la peur de l’inconnu me han­tait un peu; puis, après quelques jours, la peur s’estompa, et la paix s’installa doucement en moi. Je faisais aussi de belles rencontres, et des échanges riches en décou­laient. Bon nombre de pèlerins font le Chemin pour repenser leur vie. Les confidences ne sont pas rares, et l’écoute doit être présente. Comme je suis plutôt de tempérament introverti, certaines confidences faisaient monter en moi des émotions réprimées que je me devais de regarder en face!

Il y eut bien quelques impondéra­bles : le froid du matin les premières semaines, la chaleur qui s’installa et la pluie par moments. À cela s’ajoutaient : la marche, les sentiers, la traversée des villes et villages, la nourriture, les refuges pour coucher. Mais quelle satisfaction le soir arrivé!

Tout au long du chemin, des choix s’imposent, comme dans la vie, d’ailleurs! Prendre un recul pour me redécouvrir, réfléchir avant d’entreprendre une nouvelle étape de ma vie, même si cela devait réveiller des émotions enfouies, n’a pas été facile. Le chemin de la tête au cœur est le plus long! Mais quel beau cadeau je me suis fait! Bien sûr, différentes façons s’offrent à nous pour faire ce travail, mais pour moi, Compostelle fut mon étincelle!

Oui, il y eut des embûches tout au long du chemin. Certains sentiers sont tortueux, rocailleux, monta­gneux, mais il y a aussi des paysages à vous couper le souffle pour faire oublier un peu les obstacles. Le silence et la contemplation – tellement réparateurs – font partie intégrante de ce voyage! Le corps et l’âme en tirent de nombreux bienfaits… Malgré toutes les difficultés rencontrées, la force et la paix qui s’installent en soi et les belles rencontres que l’on fait nous réconfortent amplement pour continuer à avancer vers notre but.

Quant à moi, cette aventure m’a beaucoup fait grandir et m’a préparée à entamer ma retraite avec bonheur.

Pour terminer, j’ajouterais que des « Compostelles », il en existe plusieurs – pas toujours sur les Chemins! À chacun et chacune de trouver le sien! L’important, c’est d’être en accord avec ses choix et de se respecter dans tous les tournants où nous mèneront les pas choisis.

De parent à leader… une question de perspective

Quand je travaille avec des équipes, je me surprends souvent à faire des parallèles entre gérer une équipe et élever une famille. J’ai donc pensé que je pourrais partager avec vous quelques stratégies qui font souvent partie de mes enseignements en milieu de travail et qui s’appliquent si bien à la maison. Alors chers parents, êtes-vous des leaders? Je réponds que OUI, définitivement!

Se connaître et se reconnaître
Tout comme un leader qui mène une équipe au succès, je crois que pour guider nos enfants efficacement, il est bon d’apprendre à bien se connaître : qui nous sommes vraiment, à quoi réagissons-nous, de quoi avons-nous besoin pour être en paix, quelles sont nos limites à respecter et que nous oublions peut-être parfois? Pour aider à se connaître un peu mieux chaque jour, transformez-vous en « inspecteur » qui va à la recherche d’indices : il regarde, observe sans juger, constate. Par exemple, où va votre pensée quand le professeur vous dit que votre enfant pourrait faire mieux en mathématiques? Observez sur quoi se concentre votre pensée, toujours sans vous juger, juste observer ce qui est. Ensuite si vous croyez que cette pensée n’est pas aidante, vous pourrez l’ajuster, peut-être en incluant dans votre focus toutes les matières où votre enfant réussit bien. Un autre exemple : quand vous réagissez avec frustration, observez ce qui a mené à cet état.  Est-ce une limite non respectée? Est-ce une peur non avouée? Faites cette expérience : placez-vous en mode observation pour les sept prochains jours, et voyez ce que vous apprendrez sur vous-même.

Pendant cet exercice d’observation, notez aussi vos réussites si petites soient-elles. Il serait injuste de ne noter que ce qui ne fonctionne pas; il est important d’équilibrer en notant ce qui va bien, ce qu’on fait de spécial.  Et n’oubliez pas de vous célébrer!

Accueillir et accepter
Accepter ce que nous avons reçu (les ressources) et travailler avec pour atteindre ses objectifs. C’est la phrase que je véhicule dans mes formations de leadership dans le milieu des affaires. Moi j’ai longtemps été une spécialiste de la résistance. À chaque fois qu’un professeur ou un professionnel de la santé me donnait de l’information, je devais toujours faire ma propre recherche, donner ma propre opinion pour prouver qu’ils ne comprenaient pas tout… le déni, la résistance. Avec les années, j’ai appris à mieux accueillir la réalité comme elle se présentait et à accepter ce qu’elle m’offrait, que ce soit à travers mes enfants ou dans d’autres sphères de ma vie. Je peux vous confirmer que ma vie est plus facile maintenant.

Je me souviendrai toujours d’un certain matin à l’aéroport avec ma fille de 20 ans qui refusait d’embarquer dans l’avion car elle faisait une crise d’angoisse. Comme nous étions à l’étranger et que nous revenions à la maison, il n’était pas question d’annuler le voyage. Ce jour-là j’étais vraiment inspirée et j’ai accueilli la situation telle qu’elle était en demandant à ma fille ce qu’elle se sentait capable de faire pour retourner chez nous. Elle a suggéré l’autobus (20 heures de route). Je n’ai pas résisté; je l’ai accompagnée à la recherche d’un horaire pour finalement qu’elle réalise que c’était trop compliqué et qu’elle embarquerait dans l’avion. Ça n’a pas été un vol facile pour elle, mais en accueillant sa peur et la possibilité de retourner en autobus, je créais une ouverture à solutionner plutôt qu’à contrôler. Ça été beaucoup plus facile. Quand vous accueillez la réalité, ça permet de vous mettre en mode « résolution » et d’avancer. Vous relèverez vos défis avec beaucoup moins de perte d’énergie et de bien meilleures idées.

« Faire » confiance
J’utilise l’expression « faire confiance » par rapport à « avoir confiance » parce que le verbe faire implique une décision alors que le verbe avoir implique quelque chose qui est là de façon naturelle. Vous pouvez choisir à qui vous faites confiance dans la vie en général; mais quand ça vient à nos enfants, nous nous retrouvons souvent dans nos peurs et nous oublions d’accorder notre confiance à l’enfant, à nous-mêmes, et au processus d’évolution. Ma mère disait toujours : « Francine, fais confiance à la vie ». Ce que j’en ai compris, c’est que malgré les défis que la vie nous présente, à travers nos enfants ou nos autres relations, nous pouvons faire confiance que nous serons en mesure de les relever avec force et courage. Et cette décision nous permet très souvent de transformer un scénario futur « épeurant » en scénario de possibilités. Ceux qui ont vécu des épreuves le disent toujours : « Dans cette situation, j’ai tellement appris et ça a changé ma vie…; c’était finalement un cadeau de la vie ». J’ai entendu cette phrase dernièrement d’une amie qui a survécu à un cancer du sein et qui, aujourd’hui s’en trouve transformée. Alors faites le choix de faire confiance.

Sur ce, chers parents, je vous invite à jouer à l’inspecteur et à observer vos bons coups autant que vos questionnements; sachez vous célébrer! Vous serez ainsi plus fort et mieux équipé pour accueillir ce que la vie met dans votre assiette à chaque jour. Il n’y a de solution magique pour personne, seulement des solutions réalistes. Et finalement, faites-vous confiance; vous êtes le bon parent pour votre enfant!