Changements durables

« Face au monde qui change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. »

Tout comme la mort et les impôts, le changement est inévitable. Cependant, ce dernier est toujours positif et adéquat.

En effet, lorsqu’il y a changement, il y a adaptation; soit pour garder une situation intacte devant de nouveaux éléments, soit pour améliorer le résultat obtenu face à une quelconque insatisfaction. Il est une partie intégrante de la vie : même Dame Nature s’adapte et s’ajuste constamment.

Un élément de la vie qui ne change pas meurt. Il en est de même pour l’être humain : quiconque ne change pas, meurt. Quiconque n’évolue pas ou n’est pas dans l’action se laisse mourir à petit feu. Pourtant, beaucoup de gens redoutent le changement comme la peste!

Je crois sincèrement que les gens redoutant le changement ont une réaction basée sur une peur de perdre les éléments positifs qu’ils ont déjà : ils ne veulent pas tenter une nouvelle approche, même si elle semble davantage favorable, par crainte de ne pas récolter autant d’éléments avantageux et ainsi ressentir une insatisfaction plus grande qu’en présence de la première situation.

Alors, ils « procrastinent », se créent des excuses et/ou racontent des histoires telle que « Je suis bien quand même. » ou « Ce n’est pas si pire que ça. ».

J’ai la solution pour vous!

En fait, il y a plusieurs solutions pour améliorer une situation tout en s’assurant de gagner davantage que l’on perd. Ce que je vous propose est une démarche de 7 questions qui vous permettra d’y voir plus clair tant qu’aux points saillants assurant un changement durable, de qualité et positif pour tous.

Répondez à ces questions calmement et en privé (vos réponses sont personnelles) et notez le tout afin de vous y référer plus tard.

  1.  Quelle est la situation problématique et qu’est-ce que je veux obtenir en termes de résolution?

Répondez à cette question en une seule phrase contenant les points les plus importants de façon à bien cerner le problème tout en gardant un regard positif sur les résultats voulus. Utilisez une formulation positive : « J’ai xyz, mais je veux abc parce que def! ».

Vous devez inclure les éléments nécessaires pour qu’un lecteur puisse clairement identifier « Qu’est-ce qui cloche? » et « Que veut-il/elle? ».

  •  Pourquoi je veux obtenir ces résultats?

Identifiez LA raison qui vous pousse à vouloir changer votre situation et à obtenir ces résultats spécifiques. Qu’allez-vous en tirer? Élaborez les résultats souhaités ainsi que les émotions que vous allez ressentir lorsque vous obtiendrez la résolution désirée.

  •  Qu’est-ce qui m’empêche de régler la situation dès maintenant?

Soyez honnête! La première réponse qui vous viendra à l’esprit sera « En fait, rien. Je manque seulement de motivation. » ou un style semblable. C’est de la foutaise!! Vous ne manquez pas de motivation pour vous faire à manger lorsque vous avez faim, n’est-ce pas?!? Ce n’est pas un surplus de motivation qui vous manque, c’est un changement de priorité. Lorsque l’atteinte de vos résultats sera en première place de vos priorités, vous adapterez votre situation beaucoup plus facilement.

Donc, identifiez ce qui vous empêche d’atteindre votre but. Est-ce une gestion de votre horaire qui laisse à désirer ou bien une liste de priorités désuète? Peut-être qu’il vous manque un soutien familial ou que votre environnement immédiat est voué à votre échec (par exemple, si vous voulez mieux gérer votre poids, est-ce que vos placards sont remplis de « chips », de friandises et de calories vides?).

  •  Qu’est-ce que je veux exactement?

Assurez-vous de répondre à cette question de façon positive avec des termes bien précis et un baromètre de réussite mesurable et réaliste pour vous.

Pour la perte de poids, décidez un poids-cible ainsi qu’un temps limite pour l’atteindre.

Pour un redressement de finances, choisissez un montant exact à une date précise.

Peu importe l’ampleur de votre défi, il doit être positif, mesurable et réaliste pour vous (non pas selon l’opinion des autres… qui vous sous-estiment de toute façon!).

  •  Comment puis-je atteindre mon objectif?

Élaborez toutes les façons qui vous viennent à l’esprit pour réaliser votre objectif, même si ces solutions peuvent vous sembler inadéquates ou impossibles. En période de remue-méninge (« brainstorming »), une idée folle conduit souvent à un nouveau compromis très acceptable. Notez une dizaine (10) d’alternatives pour votre défi.

Ensuite, classez ces solutions en trois catégories d’importance : « Pas mon style. », « C’est difficile, mais réalisable! » et « FACILE!! ». Assurez-vous d’en avoir au minimum 5 pour la deuxième catégorie ainsi que 2 « FACILE!! ».

Maintenant, éliminez la première catégorie, prenez un engagement envers les solutions de la deuxième (par exemple : solution pour gérer mon poids = courir, engagement = « Je vais courir 3 fois par semaine pendant 30 min! ») et PASSEZ À L’ACTION DÈS MAINTENANT POUR VOS 2 « FACILE!! ».

  •  Comment est-ce que je me sens lorsque j’avance vers votre objectif?

Prenez le temps de savourer votre progrès, aussi minime qu’il peut sembler.

Après une bonne période d’exercices, prenez le temps de masser vos muscles endoloris. Suite à votre dépôt dans un compte d’épargne ou à un paiement pour régler vos dettes, saisissez l’opportunité de ressentir de la fierté en vous.

L’important est de faire du progrès. Aussi longtemps que vous l’apprécierez, vous continuerez d’avancer.

  •  Comment l’atteinte de mon objectif servira à mon environnement?

Élaborez plusieurs résultats positifs et agréables que vous et votre environnement obtenez à chaque gain que vous faites. Qu’apportez-vous à votre entourage? Une nouvelle motivation? Un exemple de persévérance?

Et lorsque vous aurez atteint votre objectif, qui l’appréciera avec vous?

Comment allez-vous vous sentir lorsque ces personnes célèbreront avec vous?

EXERCICE
Vous vous doutez probablement de l’exercice que je vous propose de faire en ce début de Nouvel An!!

Allez-y : choisissez une situation qui vous semble problématique, où vous vivez quelques insatisfactions et répondez aux 7 questions.

Agissez DÈS MAINTENANT avec vos « FACILE!! » et appréciez votre progrès envers vos engagements et aucun obstacle, aucune situation problématique vous semblera insurmontable à nouveau.

Sur ce, je vous souhaite un excellent début d’année 2011 remplie d’atteintes d’objectifs!!

Prenez bien soin de vous, cher(e) ami(e)!

Le syndrome du superhéros

Qui ne connaît pas ces personnages fictifs dotés de capacités extraordinaires pour qui absolument tout est possible? Aucun défi, aucun obstacle et surtout aucune limite ne peut et ne pourra jamais les arrêter. Ils ne semblent jamais avoir de limites de moyens, de distances et encore moins, de temps. Lorsque l’on possède la capacité de se promener dans le temps, la plage horaire prend une expansion illimitée.

Dès notre plus tendre enfance, on nous borde avec les aventures de ces héros fantastiques. On grandit avec eux, sans nécessairement se faire rappeler qu’ils sont fictifs. On voit nos parents repousser sans cesse leurs propres limites dans le but de devenir également des ultras performants. Pas étonnant que rendu à l’âge adulte on ait tendance à répéter la même chanson. Cependant, il y a un point sur lequel on ne porte pas suffisamment d’emphase et c’est d’ailleurs le mot clé du paragraphe précédent : fictif. Si on ne voit ces gens surhumains qu’à la télé ou dans les livres, c’est pour la raison très simple qu’ils n’existent pas. Alors à quoi bon s’épuiser à faire comme eux?

Inutile de nier que nous vivons dans une société où la performance constitue un critère de réussite de premier ordre. Mais à toujours courir après une réussite ou à vouloir sans cesse hausser le standard, on finit par perdre la chose la plus importante de notre vie : soi-même. La personne fait place au personnage de celui qu’on attend de nous que l’on soit. L’on repousse constamment nos propres limites, admettant le fait qu’on accepte de reconnaître que l’on en a, jusqu’au jour où notre médecin décide de nous mettre en congé forcé. On se retrouve alors face à un thérapeute qui voudra essayer de nous apprendre la définition même du mot limite. Fait intéressant, ce n’est pas un tête-à-tête avec un thérapeute auquel on a droit, mais plutôt dans un groupe thérapeutique. Parfaite confirmation que ce phénomène n’a rien d’exclusif à un nombre restreint de personnes.

Le plus gros inconvénient à essayer de se prendre pour un superhéros dans le but d’épater la galerie est qu’on ne berne que soi. On reconnaît les limites des autres sans problème, mais on refuse de voir celles qui nous appartiennent. Pourtant, votre patron lui le sait qu’il n’a pas engagé une machine. Pas la peine d’essayer d’en avoir l’air. Il préférera sûrement vous entendre mettre votre limite plutôt que de vous donner quelques mois à la maison pendant lesquels il devra confier votre travail à quelqu’un d’autre. C’est un vrai cercle vicieux.

Faites quelque chose pour vous. Regardez-vous dans la glace, et accepter de voir la personne derrière le masque immuable de ce personnage qui prend votre place depuis des années. À force de montrer aux gens autour de vous ce personnage, ils finiront par y croire, et attendront toujours plus de vous. Et c’est à ce moment que l’on devient pris dans son propre personnage. Même les acteurs laissent les masques en sortant de scène. Donnez-vous le droit de le laisser tomber aussi. À la base, on choisit un métier pour soi, pour être bien, pour parvenir à un épanouissement personnel et professionnel. Si l’on passe quarante années de sa vie, pendant quarante heures par semaine et ce, cinquante semaines par année à vouloir montrer que l’on est ce qu’on n’est pas, il se pourrait que l’on rate l’objectif de départ.

La personne la plus importante dans votre vie est celle assise sur votre chaise en ce moment précis. Faites quelque chose pour elle, donnez-lui le droit d’être humaine, tout simplement. Être soi est la seule façon de parvenir à l’épanouissement auquel on aspire tant en terminant ses études. Je ne crois pas que quelqu’un se soit donné un jour comme objectif de devenir amer et aigri. Pourtant, combien le sont?

Regardez autour de vous puis regardez encore votre reflet. Un humain vient avec des qualités, des défauts, des aptitudes et malheureusement, des limites. Je sais, je sais, ce mot donne des sueurs froides à plusieurs. Moi, la première. Pourtant, tout le monde en a. Fort est celui capable de l’admettre, mais faible est celui qui refuse de le voir. Même si d’un premier coup d’œil, on pourrait en croire l’inverse.

Reléguer le personnage à cape au placard n’est pas une mince affaire. Mais c’est la première étape pour gagner un respect sincère et véritable autant de vos collègues que de vos patrons. Les gens authentiques et fidèles à eux-mêmes sont une richesse rare de nos jours. En être un constitue une excellente façon de se démarquer. On passe sa vie à faire des trucs pour son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues, son patron. Mais la meilleure façon de faire quelque chose pour eux, c’est de faire quelque chose pour soi. Faites-vous un cadeau! Donnez-vous le droit d’être vous-mêmes en tout temps, tout simplement. Les vrais héros ne décident pas consciemment de le devenir, ils le deviennent à travers les yeux des autres. Les meilleurs performent parce qu’ils ont une passion profonde pour ce qu’ils font. Ils n’ont pas besoin de performer pour aimer ce qu’ils font tous les jours. Et le vrai héros ne sera jamais autre chose que ce que son reflet lui renvoie, un humain.

Trouver le véritable but de sa vie

Dans le contexte élargi de notre existence, se pourrait-il que la recherche essentielle de chacun soit de trouver le véritable but de sa vie? Pour bon nombre de personnes, cette recherche se résume à trouver l’âme sœur, avoir des enfants et une vie professionnelle réussie, vivre pleinement et être heureux. Si ces objectifs sont tout à fait souhaitables, se pourrait-il qu’ils ne soient pas la réponse fondamentale au véritable but de sa vie?

Pour quiconque désire pousser cette recherche un peu plus loin, c’est l’émergence d’une quête, le début d’un long pèlerinage parcouru sur le seul chemin de vie possible. Il s’agit d’un chemin qui s’emprunte seul, loin des sentiers battus, plus sinueux, plus long et plus abrupt que les autres, dont le trajet est aussi important que l’arrivée et dont la destination paraît incertaine.

Chemin faisant, cette quête du véritable but de sa vie mène immanquablement à la plus essentielle des quêtes, celle d’où tout émane, le « Qui suis-je? ». Le jour où cet appel de l’identité se fait trop insistant pour continuer à l’ignorer, ce chemin apparaît devant soi comme la seule issue possible, rendant tout retour en arrière pour le moins difficile. Et si nous étions tous, sans exception, appelés à parcourir ce même chemin, ne nous mènerait-il pas tous à la même destination? À l’image des êtres d’exception de tout temps (les Ghandi et Mère Teresa de ce monde) qui ont emprunté ce même chemin, ne serions-nous pas nous aussi destinés aux plus grandes réalisations?

Et ce chemin, où nous mènerait-il donc? Et si c’était à la révélation que l’immensément Grand est plus près de soi que de son propre souffle, qu’un lien direct existe entre soi, sa divinité intérieure et l’univers? Se pourrait-il que sa divinité existe en soi, en tant que soi?

Aurions-nous tous la même destinée? C’est-à-dire parcourir seul ce chemin de la recherche du véritable but de sa vie. En clair, partir du même endroit, soi, pour arriver à la même destination, soi, et ainsi, réaliser l’impensable, que le soi de chacun est en fait le soi de tous. Se pourrait-il que ce soit si simple?

Que cette vision soit réelle ou non, au-delà de toutes croyances, une certitude demeure. Il faut parcourir le chemin de la croissance personnelle pour devenir le meilleur être possible. Cela signifie travailler à faire émerger et développer en soi les différentes vertus. Donc, viser à être un exemple d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage et ainsi, illuminer la vie des autres pour les aider à voir leur propre chemin. En clair, les vertus sont l’idéal humain dans toute sa splendeur dans sa relation avec l’autre, une émergence de sa spiritualité du plus profond de son être, une sagesse pour tous, depuis toujours et pour toujours.

De toute évidence, c’était un des enseignements de Swami Muktananda, un maître de yoga très connu en Inde, décédé en 1982. À un homme dépressif venu le rencontrer pour lui demander comment il pouvait chasser sa déprime, Swami Muktananda lui demanda « Qu’as-tu fait pour les autres aujourd’hui? ».

Pour le maître de yoga, emprunter ce chemin des vertus et porter son attention et son intention vers le besoin et le bien-être de l’autre est un moyen privilégié de faire émerger son propre potentiel d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage. Donner pour donner un sens profond à sa vie. Cela ne serait-il pas donner pour recevoir au centuple?

Cet enseignement m’est apparu comme une vérité et ce chemin des vertus est devenu le mien. Au plaisir de le parcourir avec vous pour le bien-être de tous.

GPS et chemin de vie

Émettez votre intention et laissez l’univers s’occuper des détails. Faites confiance au processus*.
Il y a quelques mois, j’ai acheté un GPS, ce petit ordinateur de bord qui nous amènent à bon port, ma voiture et moi. Finis les détours inutiles, les erreurs de parcours et le temps perdu. Je ne peux plus m’en passer, surtout, qu’à chaque voyage, il me rappelle le processus de coaching, le pouvoir de l’intention et mon propre pouvoir (mon GPS interne) dans l’atteinte de mes objectifs.

À partir de mon point d’origine, je n’ai qu’à préciser à mon GPS où j’ai l’intention d’aller. Je peux même programmer plusieurs destinations en même temps puisqu’il les garde en mémoire. Je n’ai pas à me préoccuper de l’entre-deux car des satellites, quelque part dans l’univers, se chargent de me diriger dans la bonne direction, de m’indiquer les principales étapes à franchir et, si nécessaire, les endroits où me reposer et me restaurer. Pour ma part, je n’ai qu’à me concentrer sur le moment présent tout en imaginant avec joie comment sera ma vie à destination.

L’univers a entendu votre intention et se met au travail pour amener dans votre vie les gens, les lieux et les événements qui concrétisent votre intention. Il existe un terme décrivant cette ouverture : la réceptivité*.

Pour m’accompagner et me faciliter la tâche, une petite voix, à travers le GPS, me prévient à l’avance où et quand tourner, quelle direction prendre et, parfois aussi, quel itinéraire alternatif privilégier pour éviter les accidents de parcours ou, mieux, faire de merveilleuses découvertes.

Je crois que si vous écoutez la voix de votre cœur, les portes s’ouvriront là où vous ne saviez même pas qu’il y avait des portes*.

Si je me trompe, si je m’embourbe sur le chemin ou si je désire simplement faire un détour, la petite voix s’empresse de me rappeler quel itinéraire j’ai choisi. Je suis toujours libre de la faire taire, mais nous pouvons aussi, ensemble, choisir de modifier mon parcours si celui que j’ai choisi ne me convient plus autant, si je souhaite aller moins vite ou explorer davantage d’autres possibilités avant de poursuivre ma route.

Mon GPS interne, ce fil invisible qui m’attache à mes objectifs et à mon chemin de vie, en collaboration avec la petite voix, mon intuition, m’ouvrent alors un nouveau chemin. Confiante en eux, je n’ai pas peur de m’aventurer dans l’inconnu.

Paradoxalement, ce que nous désirons survient exactement au moment où nous cessons d’avoir peur*.

Une belle métaphore à utiliser en coaching, non? Et une histoire que je vous invite à poursuivre!

* Les citations proviennent de : Carol Adrienne. Votre mission de vie, Éd. du roseau, 1999.

Découvrir votre mission de vie?
… suivez le fil de vos passions?

La mission personnelle… La nature a un sens parfait de l’organisation, tout s’y développe dans un ordre tout aussi parfait. Il y a ainsi une raison d’être inhérente à chaque chose, à chaque élément de la création.

Cet appel intérieur cherche constamment à se manifester, tous les animaux, toutes les plantes, tous les éléments de la création répondent à cet appel. La chenille n’a pas à forcer pour devenir papillon; les fruits prennent le temps dont ils ont besoin pour arriver à maturation, les haricots et les asperges ont chacun leur durée de mûrissement. Seul l’être humain peut choisir d’y répondre ou non. Les hindous parleront alors du dharma.

Les plantes ont leur propre plan parfait, elles aussi. Invariablement : des graines de pissenlits vont éclore en pissenlits, des bulbes de tulipes vont donner des tulipes. Pourquoi est-ce si simple à comprendre pour le reste de la nature et pas pour notre nature humaine? Pourquoi serait-ce différent?

Sans nul doute parce que, en tant qu’humain, on peut réfléchir, réagir et décider d’aller à l’encontre de nos « graines de base », de notre essence. Et ce, pour de multiples raisons : le paraître, pour prouver, pour se venger, pour se défoncer. Comme si une orchidée voulait devenir un œillet : imaginez comment elle irait contre-nature!

La mission personnelle se définit par notre raison d’être. Elle s’exprime par un besoin ressenti de s’épanouir dans des actions correspondant à notre nature propre, à notre nature unique.

Retenez ceci : votre mission de vie n’est pas un rôle à remplir, mais un talent à laisser exprimer.

Elle est définitivement reliée à vos intérêts, à ce qui vous tient à cœur, à ce qui vous passionne et ceci dit, elle n’est donc pas nécessairement liée à votre travail.

Par exemple, vous pouvez avoir comme mission de conseiller et occuper un poste de coiffeuse et non de psychologue, ou encore la mission de développer les jeunes pourrait se réaliser en tant qu’entraîneur bénévole dans une ligue sportive.

Il y a toujours un élément de permanence inhérent à la mission : qu’on la laisse s’épanouir ou qu’on l’ignore, elle demeure notre empreinte de base. Vivre sa spiritualité consiste à identifier cet appel intérieur à devenir ce que l’on est potentiellement dès notre naissance et, à le réaliser.

Pourquoi chercher votre mission?
Pour apaiser votre soif du sens de la vie

Vous vous questionnez peut-être depuis quelque temps sur le sens de votre vie : « Où ça mène tout ça? » « Pourquoi tel ou tel événement se produit-il? ».

Rechercher le sens de la vie sur cette planète m’a permis personnellement de trouver ma place dans cet univers de potentialités. En identifiant ma mission, cela a concrétisé ma voie à suivre et m’a surtout enlevé tout un poids sur les épaules : je n’avais plus à courir pour tout réussir, seulement à me laisser être et offrir au service des autres mon talent d’instrument de paix.

Pour vivre votre plan parfait
Identifier votre mission, c’est d’abord pour vous donner accès à votre vraie vie, celle de votre plan parfait comme l’orchidée. Ce plan qui a été brouillé par un bon nombre d’expériences qui vous ont fait éloigner de votre essence. Ce que vous poursuivez présentementcorrespond-il vraiment à votre moi profond? Est-ce que ce que vous faites actuellement ce qui vous passionne? Vous pouvez passer votre vie à vouloir atteindre des objectifs extérieurs, à grimper l’échelle du succès pour vous retrouver aux sommets même; cependant, au soir de votre vie, comment réagiriez-vous si vous réalisiez que vous vous êtes trompé de mur? Que vous n’avez pas rempli votre mandat ici-bas?

Si vous deveniez millionnaire, continueriez-vous à faire ce que vous faites? En d’autres mots : aimez-vous ce que vous faites et ce que vous êtes? Si oui, vous êtes possiblement dans votre mission de vie.

Comment trouver votre mission?
Respirez! Vous n’avez pas à inventer votre mission, mais bien à la découvrir telle une chasse au trésor. Et le trésor, c’est vous! Elle attend au centre de votre être comme une graine d’orchidée qui attend patiemment les conditions favorables pour éclore et démontrer l’originalité de sa forme et de ses coloris.

Votre mission est intimement liée à votre estime personnelle, à la valeur que vous vous accordez. Vous serez en mesure de découvrir votre mission seulement à partir du moment où vous croirez à votre « unicité », et à la différence que vous pouvez produire.

« Le script est dans vos tripes! » Comme le Petit Poucet qui avait semé des cailloux pour retrouver son chemin, vous devrez rebrousser chemin, reculer dans le temps et suivre les indices pour « dépister » votre mission cachée tout au fond.

Votre passé recèle la clé du trésor. C’est en comprenant les leçons de votre histoire de vie et en suivant le fil de vos passions, connecté à vos tripes, que vous trouverez le chemin de vie qui conduira à votre « mission personnelle ».

Suivez votre fil d’Ariane, celui de vos passions, pour déceler pourquoi vous êtes ici-bas et laissez-vous répondre à l’appel de votre âme.

Appréciez votre cheminement

« La qualité de notre Vie est directement proportionnelle à l’intensité de notre désir à constamment progresser. »

Avez-vous déjà remarqué que les objectifs que l’on veut tant atteindre sont souvent insatisfaisants? Que l’atteinte de ces destinations rêvées pâlie faiblement lorsqu’on la compare à l’appréciation du cheminement parcouru afin d’y parvenir?

Pourquoi avons-nous tendance à vouloir davantage dès l’obtention d’un désir, à allonger le tunnel de la Vie dès que l’on touche aux premiers rayonnements de la sortie?

Ces réflexes imagés représentent le besoin fondamental de l’être humain à progresser constamment. Rien n’est plus important pour développer le sentiment de bonheur tant recherché qu’un cheminement légèrement ardu et parsemé d’obstacles.

Encore faut-il l’apprécier!

Nous entendons souvent parler de la nécessité à « apprécier le moment présent» sous prétexte que c’est un cadeau que l’on développe à chaque instant. Nous ne pouvons changer le passé, ni prévenir le futur donc, aussi bien se concentrer sur l’élément temporel que nous pouvons contrôler. Que dis-je, où nous avons le plus grand pouvoir de décision.

Il est vrai, je l’accorde, que le présent, le moment que vous vivez dès maintenant et qui disparaîtra dans un simple clin d’œil, est l’instant qui importe le plus : tout s’y passe, se crée et se perd. Avant est Histoire et Après n’est qu’Opinion.

Cependant, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que le présent doit être cultivé et bien utilisé pour être avantageux. C’est dans ce présent que l’on peut regretter amèrement quelques actions passées ou s’imaginer une conséquence désastreuse qui nous paralyse l’existence; deux possibilités qui ne génèrent que des émotions négatives. Le même instant devrait nous permettre, dans ces cas, de se pardonner ou de laisser l’éclair de génie qui transforme la situation nous traverser.

Bref, il serait avantageux d’utiliser le présent à nos fins au lieu d’y être malmené.

Mais, comment faire!?

On aurait davantage de plaisir à se rappeler que nous, en tant qu’être humain, sommes des « Êtres » justement, que notre principale caractéristique est d’être nous-mêmes. Une de nos plus grandes forces détermine notre présence sociale : le respect de notre identité. Malheureusement, il y a un mouvement de société qui nous tend vers l’Avoir et le Faire afin de justifier notre valeur. Avoir davantage et en Faire plus remplacent Partager et Contribuer. Il est primordial que l’on revienne à un niveau d’Être supérieur, que l’on se retrouve intérieurement pour nous permettre d’y consacrer les énergies nécessaires afin d’y cultiver le bonheur.

« La question se pose toujours », me direz-vous, « Comment faire? »

La solution consiste à générer un progrès constant.

La seule façon que l’on peut utiliser afin de maximiser le moment présent qui s’offre à nous est d’avancer d’un ou de plusieurs pas le long de notre cheminement, de s’ouvrir à de nouvelles possibilités, de finalement saisir les opportunités présentes.

Pensez-y quelques minutes…

À quel moment de votre Vie vous êtes-vous senti le plus épanoui? Est-ce parce que vous avez atteint un objectif élevé ou parce que vous avez parcouru une distance importante et surmonté des obstacles de taille?

C’est le cheminement qui compte. Ce sont les efforts que l’on investit dans l’atteinte de l’objectif qui nous rendent fier de nous et confiant de nos capacités. C’est la personne que l’on devient dans la réalisation de nos rêves qui nous procure ce sentiment de bonheur tant recherché.

L’Être dépassera n’importe quel Avoir et Faire en tout moment de la Vie.

L’appréciation du cheminement est essentielle pour nous permettre de reconnaître ce que l’on devient. C’est au travers des obstacles que l’on découvre nos forces et faiblesses. C’est le progrès, l’agrandissement de notre zone de confort, qui nous guide vers notre destination ultime.

Le véritable ennemi du bonheur est l’accumulation d’habitudes inconscientes. En fonctionnant tel un robot programmé, nous nous coupons du plaisir de choisir et, du même coup, de la satisfaction d’accomplir du nouveau. Nous laissons notre Vie passer sous silence sans comprendre que le bonheur s’y échappe en nous glissant entre les doigts.

De là, l’importance de « prendre sa Vie entre ses mains» et de se responsabiliser envers ses actions. Ainsi, nous sommes davantage conscients des bénéfices que nos décisions engendreront et nous posons les gestes adéquats afin de maximiser le moment présent. Ce petit instant qui nous appartient brièvement nous permet de repousser délibérément nos limites pour grandir et être davantage.

Il n’y a pas de moments ordinaires. Aucun d’entre eux n’est vide de sens. Profitez pleinement de celui-ci pour y découvrir votre propre personne dans toute sa splendeur.

EXERCICE

En quelques étapes, entamez le progrès nécessaire au sein d’une habitude inconsciente et « re »dévoilez une facette cachée de votre Vie.

  • Choisissez un domaine de votre Vie que vous voulez améliorer et déterminez-y une habitude néfaste que vous répétez inconsciemment. (exemple : « Ma Santé Physique = Aussitôt le souper terminé, je m’assoie devant la télé. »)
  • Déterminez comment cette habitude est 1) néfaste, 2) inconsciente. (exemple : « 1) Je perds une belle occasion pour bouger davantage. » « 2) C’est un réflexe ; aucune alternative me vient en tête ; il n’y a rien qui m’intéresse à regarder. »)
  • Constatez que cette habitude néfaste et inconsciente vous apporte une certaine satisfaction soit en vous assurant un confort, soit en vous procurant un moment de relaxation ou d’absence d’effort, ou autrement.
  • Demandez-vous si vous voulez garder cette menue satisfaction ou si vous préférez maximiser le potentiel de ce moment présent afin d’Être davantage pour vous et vos proches.
  • Élaborez deux actions que vous pouvez prendre dès maintenant afin de renverser la vapeur et de vous diriger vers de nouveaux objectifs plus satisfaisants.
  • Imaginez ce que vous allez ressentir lorsque ces deux actions seront accomplies. Imaginez ce que vous ressentiriez si vous ne les accomplissiez pas. Quelle situation vous semble plus attirante?
  • Maintenant que le choix est clair, prenez les actions nécessaires afin d’apprécier davantage cet instant… ainsi que votre Vie!

Ce texte entier se révèle en quelques mots : Appréciez votre cheminement. Personne ne peut changer le passé et vous ne pouvez pas prédire le futur. Le présent est TOUT ce que vous avez. Votre objectif devrait être de l’utiliser pleinement afin d’atteindre vos rêves récoltant le maximum de bonheur et de moments heureux qui vous coupent le souffle.

Tout comme ce texte : la version finale est très intéressante, bien sûr, sauf que le cheminement que j’ai dû accomplir, jumelé aux quelques prises de conscience qui ont fait surface, pour réussir à vous livrer ce message est tout simplement magnifique. Définitivement, je grandis avec vous.

Je vous souhaite un magnifique Temps des Fêtes. Prenez bien soin de Vous, Cher(ère) Ami(e)!

À bas la folie et osons changer!

Le changement fait peur. Il déstabilise, il insécurise et pour certains, il traumatise et paralyse.

Pourtant, c’est le changement qui nous permet de grandes réalisations. Il nous sort de notre zone de confort, nous permet de voir les choses autrement et nous force à découvrir de nouvelles avenues et de nouveaux horizons.

Une citation que j’aime beaucoup est la suivante (traduction libre de l’anglais) :

« La folie, c’est de faire les mêmes choses, encore et encore, et de s’attendre à des résultats différents. » Albert Einstein

La croissance de votre entreprise ralentit, vous perdez intérêt dans votre travail, votre couple s’habitue à vivre la routine et perd de son éclat… OSEZ CHANGER!

Abolissons l’éternel et défaitiste : « Oui, mais on a toujours fait ça de même! ». Ma réponse : « Et puis, après…!? ».

Oser changer nos habitudes, notre routine, nos processus, nos approches… requiert une bonne dose de courage, mais si le changement est bien planifié, il peut être grandement rafraîchissant, profitable et bénéfique. Toutefois, effectuer des changements de façon aléatoire sans planification préalable, sans consultation des personnes qui seront touchées et sans vision est un gage de dérapage et d’échec. Le changement demande une période d’adaptation et les gens doivent pouvoir l’apprivoiser.

Une bonne planification permettra d’amoindrir les craintes et les réticences. Il importe donc de bien écouter les commentaires et de donner une voix et une rétroaction à tous ceux qui seront concernés par la démarche. Ils vous partageront leurs appréhensions, leurs opinions et leurs suggestions sur la question et, qui sait, peut-être relèveront-ils des variables auxquelles vous n’aviez pas pensé.

Les communications sont la base de tout et, surtout dans un processus de la sorte, les gens doivent être au courant des étapes, des objectifs et des échéanciers. Il faut créer un sentiment de sécurité dans une période d’instabilité. Lourde tâche, mais le changement sera mieux accepté et vous réussirez à mobiliser les gens s’ils savent ce qui se passent. Vous éviterez ainsi des frustrations importantes.

Il ne faut toutefois pas vous laisser décourager par vos réfractaires, car peu importe ce que vous faites, il y en aura toujours. C’est à vous de les convaincre, dans la mesure du possible, que de changer, d’actualiser et d’optimiser est essentiel et même nécessaire.

Un prof m’a déjà dit : « Il y a toujours environ 4 % des gens qui ne seront pas d’accord avec nous, peu importe ce que nous faisons. Travaillons donc pour l’autre 96 % ». 

Nouvel emploi, déménagement, divorce, maladie, … toutes ces situations sont des causes importantes de stress, en bonne partie, car il nous force à changer et souvent, car nous les planifions mal. Nous aurons à faire face au changement pendant toute notre vie. Nous avons donc avantage à l’apprivoiser ou, du moins, à trouver des moyens et des stratégies pour mieux le gérer.

L’image que je me donne devant des périodes intenses de changement (et croyez-moi, les derniers 6 mois ont été assez intenses professionnellement… bien que très positifs) est la suivante : le changement est comme un grand labyrinthe qui nous conduit du point A au point B. Toutefois, ce labyrinthe peut nous jouer des tours et il s’agit, avant de commencer notre parcours, de visualiser, à vol d’oiseau, le changement souhaité, les obstacles qui pourraient se présenter et les meilleures routes à emprunter afin de faciliter notre voyage. Certes, cette période sera exigeante, intensive et insécurisante, mais l’arrivée au point B nous offrira une grande fierté et une extraordinaire satisfaction, car le changement nous aura permis d’évoluer.

Ok, je vous l’accorde, c’est un peu philosophique, mais c’est ma vision de la chose… et ça fonctionne.

Je nous encourage donc à OSER CHANGER, lorsque nécessaire, bien sûr, mais surtout à nous ouvrir au changement et à ce qu’il peut nous apporter.

Acceptons cette turbulence qui est nécessaire pour arriver à destination, dans un contexte meilleur et avantageux.

Car si la folie, c’est de faire les mêmes choses, encore et encore, et de s’attendre à des résultats différents, je dis : à bas la folie et osons changer!

Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit

« Mon Dieu! Le plus souvent l’apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit » aurait dit Molière. Mais en fait, qui peut se vanter de ne pas juger sur les apparences? Qui n’a pas secrètement porté de jugement sur une personne qui avait « l’air pouilleux » ou qui avait « l’air d’un nerd »? Une femme avec une tenue légère devient souvent « une traînée » aux yeux de plusieurs. Et les tatouages? Vous pensez quoi des gens qui ont des tatouages?

Très honnêtement, je porte des jugements. Je ne suis pas pire ou mieux que vous. Mais surtout, je ne m’arrête pas à ceux-ci, ni aux premières impressions que donne une personne. J’ai trop vécu d’expériences me prouvant qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Je crois aussi qu’on a tous droit à de faux pas ou de mauvaises journées; ces journées où on se dit qu’on aurait dû rester couché.

J’ai en tête le cas d’un jeune homme en particulier. Je venais de me faire à l’idée que l’entreprise était prête à embaucher un représentant aux ventes. Des candidats répondaient à l’annonce du poste. J’ai donc dû passer quelques entrevues. Lorsque arriva le tour du jeune homme en question, il se présenta en veston de cuir propre et en jeans avec à la main, croyez-le ou non, un café Tim Horton!

Quelqu’un d’autre aurait peut-être simplement tourné les talons et renvoyé le jeune homme chez lui, mais au point où j’en étais, je me suis dit que je lui donnerais cinq minutes avant de me faire une idée définitive. Il m’expliqua qu’il était à son compte et avait tout essayé pour faire de son commerce de pièces de performance pour autos un succès. Après m’avoir expliqué son cheminement personnel et pourquoi il voulait tenter sa chance chez nous, ce fut à mon tour de parler.

« Premièrement, Daniel (nom fictif), je trouve inacceptable la façon dont tu t’es présenté à mon bureau aujourd’hui. Tu devrais savoir que les apparences sont si importantes lors d’entrevues et encore davantage quand il s’agit d’une entrevue pour un poste de « représentant » d’une entreprise. Daniel, quand tu rencontres quelqu’un, tu as trois secondes pour faire une première bonne impression. Aujourd’hui, je ne sais trop pourquoi, j’ai accepté de te rencontrer. Et si ce n’est que la seule chose positive qui sorte de notre rencontre, j’aimerais te laisser avec un conseil. »

« Le conseil que j’aimerais te donner, et libre à toi d’en faire ce que tu veux, c’est de te mettre à l’image de la personne que tu veux être. Pas tant celle que tu es, mais celle que tu cherches à devenir. » Et je pris quelques minutes additionnelles pour discuter avec Daniel de mon entreprise et du genre d’individu que je cherchais pour travailler à mes côtés. Il m’écoutait attentivement et à la fin de notre entretien, alors qu’il me remerciait pour les bons conseils, Daniel me dit : « pouvez-vous me donner une autre chance? ». « Qu’est-ce que tu veux dire? » lui dis-je. « Demain, même heure, je reviens et vous verrez comment j’apprends vite. » Je réfléchis un instant et lui répondis de voir avec mon adjointe à la sortie du bureau. Si j’étais libre, j’accepterais de le rencontrer à nouveau.

Le lendemain, je vis son nom à mon horaire et quand je me levai pour aller le rencontrer dans la salle d’attente de notre bureau, quelle surprise! Daniel arborait un complet tout neuf, mallette à la main, sans café, et affichant son plus beau sourire. « Wow Daniel! » lui dis-je en lui serrant la main. « Ça donne tout un autre effet! Viens qu’on passe au bureau pour discuter de ce que tu peux faire pour nous. » Et nous avons discuté pendant une bonne heure des produits et services que notre entreprise proposait et du travail de représentant en question.

Une vraie fin de conte de fée vous dites-vous? Pas tout à fait. Daniel avait encore beaucoup de lacunes dans sa compréhension de nos produits et n’avait pas complètement fait ses devoirs sur notre entreprise. Je me mis donc, pour la deuxième fois en 24 heures, à rabrouer Daniel. « Tu as la chance inouïe d’obtenir une deuxième entrevue et tu crois que le simple fait de t’être acheté un beau veston fasse le truc? Désolé mon vieux, mais tu t’es trompé. Tu as le look, mais il te manque maintenant le contenu. Et je ne sais pas ce qui me prend de le faire, mais je vais te donner une autre chance. Oui, encore une.

Je te donne cette fois une semaine pour faire tes devoirs, faire des recherches, étudier sur tout ce dont je t’ai parlé ce matin et apprendre tout ce que tu peux sur notre entreprise. Reviens me voir dans une semaine. À ce moment-là, je serai le client et toi le représentant de chez Yannick.net. Tu me vends? Je t’engage. Tu manques la vente? On arrête tout. Ça va? » « Super! » me dit-il. « Vous ne serez pas déçu! » me lança-t-il en quittant le bureau.

La semaine suivante, Daniel me fit une présentation non sans erreurs. Mais il avait fait ses devoirs. Il en savait plus sur moi que certains de mes employés et avait fait beaucoup de lecture sur nos produits et connaissait notre compétition. Il venait surtout de me démontrer qu’il apprenait vite et qu’il était quelqu’un en qui on pouvait investir.

En l’espace d’un mois, Daniel est devenu – et en détient le titre encore à ce jour – le meilleur représentant aux ventes de notre entreprise. Daniel a vite compris qu’en communauté, on est jugé rapidement et que s’il était tombé sur un employeur qui a tendance à se fier aux apparences, il serait encore en train de se chercher un emploi, café à la main.

Soyez vous-même! Mais le vous-même que vous voulez devenir. Osez vous habiller, vous comporter et parler comme la personne que vous aspirez devenir! Dites-vous que vous rencontrerez toutes sortes de guides et d’indices le long de votre route. Ils vous permettront de vous ajuster et des tests mesureront à quel point vos convictions sont solides pour atteindre vos objectifs. À quel point voulez-vous vraiment devenir cette personne? Les apparences ne font qu’un temps. On ne peut jouer la comédie indéfiniment. Assurez-vous donc de bien définir la personne et les valeurs que vous voulez projeter.

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant. Une action à la fois.

Les possibilités infinies de l’être humain

Un grand potentiel vous habite tous. La réalisation de vos aspirations est possible. Et oui, il s’agit de syntoniser le poste correspondant à vos objectifs. Le téléviseur offre plusieurs chaînes diffusant simultanément différentes informations. D’un simple clic sur la télécommande, vous pouvez changer de station et vous alimenter de toutes autres choses. Il ne reste plus qu’à déterminer la direction souhaitée et vous brancher sur la fréquence correspondante.

De plus, votre vie est à l’image de la perception que vous en avez. Le regard porté sur elle en déterminera son contenu. Si vous focalisez sur le manque, vous restez fixés sur cette station. Pourquoi ne pas se centrer sur l’abondance? Regardez de façon objective autour de vous. Y a-t-il une grande quantité de choses magnifiques? Aimez votre existence pour ce qu’elle est et remerciez-la pour cela. La gratitude ouvre la porte à de grandes possibilités. Elle vous plongera dans la joie de vivre, partie intégrante de l’être que vous êtes.

À l’intérieur de vous résident les ressources nécessaires à l’atteinte de vos objectifs, même ceux qui semblent inaccessibles. Les seules limites existantes sont celles imposées par soi, car vous irez aussi loin que vous croyez pouvoir aller. En effet, c’est possible sauf si vous pensez le contraire. Votre réalité est le fruit de votre création. Pinceaux à la main, vous pouvez peindre les détails de la route souhaitée.

L’être que vous êtes réellement au fond de vous est merveilleux, confiant et sait comment attirer vers vous le nécessaire pour assouvir votre soif de bonheur. Présent en votre cœur, il connaît votre voie et saura vous conduire vers vos rêves, vos passions et vos forces inconnus à ce jour. Une rencontre avec lui s’impose. Installez-vous dans un endroit calme et écoutez votre for intérieur, porteur d’informations et source de joie. Laissez tomber les barrières érigées par votre personnalité afin qu’il se dévoile. Ainsi, de nouvelles portes s’ouvrent pour permettre à votre potentiel et vos ressources d’être exploités.

Suite à l’une ou plusieurs de ces rencontres avec soi, je vous propose un exercice très simple que j’ai d’ailleurs expérimenté. Il s’agit de mettre sur papier les détails de la vie de vos rêves. Puisqu’il n’y a pas de limite, tracez le portrait des projets auxquels vous aspirez qu’ils soient réalisables ou non pour vous. Imaginez-vous accomplir ce que vous souhaitez et décrivez les détails de vos réalisations dans un cahier. Lorsque j’ai expérimenté cet exercice, les objectifs que je décrivais, prononcer des conférences, écrire des livres, participer à des entrevues à la télévision et à la radio, étaient pour moi irréalisables et vraiment exagérés. Quelques années plus tard, alors que j’avais oublié le contenu de mon carnet, à ma grande surprise, j’ai constaté en relisant mes notes, que toutes mes aspirations décrites s’étaient concrétisées. Et aujourd’hui, elles continuent toujours d’évoluer. De plus, ces expériences ont placé des nouvelles personnes sur mon chemin qui m’ont ouvert la porte sur différentes avenues auxquelles je n’avais pas songé. C’est très impressionnant.

Vous pouvez aussi réaliser vos rêves. Il faut toutefois prendre la décision de s’engager sur cette voie et d’entreprendre le parcours de la route désirée. Les vieux vêtements portés au moment où vous ressentiez la peur d’aller de l’avant ne conviennent plus. Il est maintenant temps de vous procurer une nouvelle tenue à votre image. Vous êtes responsables de votre vie et avez le pouvoir de la prendre en main. Or, chacun de vos pas guidés par la certitude d’être sur la bonne voie vous conduira vers les résultats recherchés. Bien souvent, lorsque vous êtes à la poursuite du bonheur, vous avez oublié qu’il est à vos côtés. Maintenant, à vous de suivre votre propre itinéraire. Êtes-vous prêts?

Bonheur et Sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » – Robert Louis Stevenson, écrivain écossais (1850-1894)

Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ».

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Tout d’abord, il faut reconnaître une distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à mieux nous comprendre. Nous questionnons notre réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la « vraie » réalité? Comment atteindre de la stabilité dans mon bonheur?

Ce questionnement nous mène au recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons que les formes, les désirs, les émotions, tout change. Par l’entremise de périodes de méditation cultivée, nous saisissons qu’il y a un endroit paisible en nous, une dimension de calme et de repos qui réside derrière pensées et idées. On peut la rejoindre en tout temps, car elle est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. Il ne s’agit donc pas d’accumuler des biens, des relations, de l’argent, et même du succès. On réalise que le recul mène au bien-être. Et de ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont enfin perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe.

Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur n’est pas très loin, qu’il n’est pas ailleurs, mais qu’il se trouve dans le moment présent, au cœur même de notre être. Lorsqu’on entame la pratique de la méditation, on découvre en nous des tas de choses. Il est bon de regarder objectivement en soi. De saisir nos tendances à la négativité, à nous abaisser, à broyer du noir. Puis on apprend doucement à prendre du recul, car on sait qu’en soit le bonheur existe. Pas dans vingt ans, ou plus tard. Mais maintenant! À regarder la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler la douceur d’une brise, on apprend à goûter à la vie pleinement.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers un calme bonheur qui sera toujours avec nous.