Contacter nos forces intérieures

Savez-vous que vous avez le pouvoir intérieur de vous reconnecter sur les forces qui vous habitent, mais que vous avez peut-être négligées? Pourquoi focaliser votre attention sur vos manques ou faiblesses et renier vos forces innées? Comment pouvez-vous désirer développer vos potentialités si vous ne reconnaissez pas ce que vous avez déjà en vous? Savez-vous que les forces intérieures qui vous sont fournies à la naissance sont toujours accessibles pour guider vos pas dans l’existence? Alors comment se fait-il que dans des périodes plus difficiles, vous n’utilisiez pas les solutions que vous avez déjà mises en place dans d’autres secteurs de votre vie? Malheureusement, la généralisation des apprentissages à tous les contextes de votre vie ne se fait pas automatiquement. Votre inconscient encode en vous toutes les expériences que vous avez vécues qu’elles soient agréables, désagréables ou carrément horribles. Cependant, par mesure de protection, il est fréquent que vous gardiez en vous, soit en les refoulant ou ailleurs, toutes sortes d’émotions ou d’encodages d’expériences. Ceci limite parfois votre capacité à gérer les situations de votre vie.

Avez-vous de temps en temps un sentiment d’impuissance pour atteindre vos objectifs de vie alors qu’en fait vous avez déjà réalisé beaucoup de choses et surmonté plein d’épreuves? Comment cela est-il possible? Vous avez en vous un bassin incroyable d’expériences, de compétences et de savoir-faire qui vous ont déjà servi à vous sortir du pétrin ou qui ont été utiles pour développer de nouvelles façons de faire. Que sont devenues toutes ces forces développées au fil du temps? La force physique peut changer avec les années, mais elle peut aussi se muscler. En ce qui concerne vos stratégies gagnantes, solutionnement de défis et apprentissages de vie, ils demeurent à votre disposition comme ce livre laissé dans votre bibliothèque. La recette s’y trouve encore. Il suffit juste de sortir le livre des tablettes et de le feuilleter pour que son contenu vous revienne rapidement en mémoire. C’est comme la bicyclette, même si vous n’en faites pas pendant des années cela revient vite…. Mais pour cela, il faut l’utiliser!

En fait, vous n’en aviez peut-être pas conscience, mais vous pouvez vous inspirer des épisodes positifs et enrichissants de votre vie pour transformer votre langage intérieur et affecter positivement vos comportements. Aimeriez-vous remonter le temps et revivre ces épisodes heureux de votre enfance comme par exemple, ce sentiment de fierté quand vous aviez de bonnes notes à l’école, ou quand vous avez relevé des défis incroyables au début de votre carrière? Ce capital de confiance qui vous rendait si fort dans l’adversité, qu’est-il devenu? Si l’on vous apprenait que vous êtes propriétaire d’une mine d’or, seriez-vous intéressé à obtenir les titres de propriété et la carte routière pour vous y rendre? Eh bien, ces forces intérieures que vous recelez depuis si longtemps, il serait temps de les réactiver et de les mettre à profit pour accéder au mieux-être! Puis ensuite, il n’en tiendra rien qu’à vous de décider ce que vous en ferez…

Votre être intérieur a gardé en vous et noté depuis votre naissance tous les bons coups et apprentissages constructifs que vous avez faits. Et cela tout naturellement et sans que vous lui demandiez! C’est comme cela que l’on navigue dans notre vie sans tout recommencer à chaque fois. Cela s’appelle l’expérience! Mais pour toutes sortes de raisons, le lien direct avec ce bagage ne vous est pas toujours accessible. Mais il serait temps de laisser émerger l’énergie créatrice et régénératrice qui est en vous. Qu’en dites-vous?

Afin de retrouver les pages de votre livre sur lesquelles se trouvent des ressources aidantes, il est essentiel dans un premier temps de vous diriger vers votre bibliothèque intérieure. Celle-ci est accessible via le contact avec votre inconscient. Alors que vous suiviez une session d’hypnose en individuel ou que vous écoutiez une induction hypnotique sur disque, il ne tient qu’à vous de créer des moments de lectures adaptés à vos besoins.

Que se passerait-il si tout d’un coup vous recontactiez une situation similaire à celle que vous vivez aujourd’hui et qui vous cause problème, mais que vous en ressortiez grandi d’expertise. Savez-vous à quel point toute expérience de vie est nécessaire et utile. Prenez par exemple le moment où vous avez appris à marcher. Qu’avez-vous appris d’autres sans nécessairement en avoir pris conscience à l’époque? Que l’on tombe et que l’on s’en sort… Que l’on tombe et se relève… Qu’on continue à avancer et que l’on marche… Et quoi encore? Vous comprenez mieux maintenant tout ce qui est encodé dans chaque expérience de votre vie. Un conflit à l’école avec un ami et vous avez appris à gérer la communication, à mieux contrôler vos émotions, à discuter, à vous respecter et toutes sortes d’autres choses tellement utiles.

Que diriez-vous de demander à votre être intérieur de communiquer avec vous afin de vous rendre conscient de ces compétences développées? Puis de les réactiver afin de les utiliser volontairement. Pour chaque difficulté ou défi de votre vie, il y a une panoplie de ressources intérieures qui n’attendent que d’être utilisées. Alors que faites-vous? Allez-vous les chercher? Elles ont disponibles en ce moment et n’attendent que vous.

Pour écouter gratuitement un extrait du cd qu’Isabelle David a produit et qui s’adresse aux personnes qui souhaitent contacter leurs forces intérieures, allez sur notre site Web à la page suivante et cliquez sur «écoutez l’extrait» : http://www.idcominter.com/librairie/contacter_forces_interieures.html

Isabelle David, Maître Enseignant Certifié en PNL. Elle est auteur des livres : 2000 ans sur le chemin de la Lumière, Être au cœur de la PNL et de Des mots et des phrases qui transforment et de CD et de DVD de développement personnel et spirituel.

Vous pouvez obtenir de l’information sur les prochaines formations en contactant Mme David et son équipe aux coordonnées suivantes :

IDCom International inc.

Téléphone : (514) 815-5457/(450) 224-5398

Télécopie : (450) 224-8128 

Courriel : idcom@cgocable.ca/idcom@idcominter.com Web : http://www.idcominter.com

Le vocabulaire qui transforme la vie

La Loi de l’attraction répond à toute vibration que vous émettez, qu’elle soit positive ou négative, en la renforçant. Sa réponse sera de vous donner davantage encore de ce qui vous fait vibrer. Michael. J. Losier (2007). La Loi de l’attraction. Auxerre : Éd. des 3 Monts.

Les mots que nous employons pour parler aux autres de nos projets et qui occupent nos pensées (Vous savez! Ce petit discours intérieur qui trotte dans notre tête à longueur de journée.) ont un impact déterminant sur le succès de nos entreprises. Ils reflètent en effet nos croyances à notre endroit et le degré de confiance que nous avons dans nos chances de réussir. Ces mots reflètent aussi ce que nous pensons du monde qui nous entoure et de ce que nous croyons pouvoir en recevoir. En plus et en moins. Ce sont de véritables « prophéties » (des prédicats) qui peuvent modifier le cours de notre existence, parfois en bien, parfois en mal.

Que voulez-vous vraiment?

Quel genre de message pensez-vous qu’une personne envoie lorsqu’elle prononce et répète inlassablement des phrases comme celles qui suivent et que pensez-vous qu’il risque de lui arriver alors? Je vous laisse y réfléchir un moment et je vous propose ensuite d’analyser certains mots. Soyez surtout attentif à ceux qui sont écrits en caractères gras et en italique.

« Je vais essayer de le faire. Je vais cesser de me dévaloriser. Je ne sais pas si je vais y arriver! Je ne suis pas très doué. Je dois le faire. Je n’y arriverai pas à temps. Je suis idiot et ridicule de penser ainsi. C’est trop beau pour moi. Je manque d’expérience pour bien le faire. Ma vie est toujours difficile. Je ne veux plus vivre avec une personne qui me contrôle tout le temps. »

Les mots que nous associons aux événements colorent l’événement et deviennent l’événement. A. Robbins (2006). Progresser à pas de géant. Brossard : Éd. Un monde différent.

  • Ne. Pas. Ne… pas. Penser et parler de ce que l’on ne veut pas, nous l’attire presque immanquablement parce que nous fixons notre attention sur le contraire de ce que nous voulons et imprimons, alors ce contraire est dans notre esprit (notre inconscient). Celui-ci ne comprend d’ailleurs pas les tournures de phrases négatives et exécute tout simplement les ordres qui lui sont ainsi donnés en omettant les « ne, ne pas », etc. Chaque fois que vous vous surprenez à employer ces mots négatifs, Michael Losier (voir la citation) suggère de vous poser cette question : Qu’est ce que je veux vraiment?, puis de reformuler votre objectif, votre pensée ou votre phrase. Par exemple, si vous affirmez que vous ne voulez plus vivre avec une personne qui contrôle tout ce que vous faites, vous risquez de retomber exactement dans le « même panneau ». Dites plutôt que vous souhaitez une personne qui vous laisse libre de choisir ce qui est bon pour vous ou qui tient compte de votre avis pour prendre des décisions. Vous verrez, c’est magique!
  • Trop. Vous ne vous attendez pas à recevoir ce que vous souhaitez ou méritez, mais moins, voire pas du tout. Quand vous élaborez votre objectif et y pensez, terminez toujours vos phrases par « Je m’attends à recevoir cela, ou MIEUX encore ». Là aussi, c’est magique!
  • Jamais. Toujours. Tout le temps. Vraiment? Vous croyez vraiment que c’est ainsi que cela se passe habituellement? Il n’y a pas d’exception? Si cela ne se passe jamais, comment croyez-vous que cela puisse se produire dans votre cas, même si vous le souhaitez de toutes vos forces?
  • Essayer. Probablement. Vous n’entrevoyez pas la possibilité de réussir, mais d’échouer. Vous ne croyez pas vraiment en vous et en votre potentiel. Comment voulez-vous alors trouver la motivation et l’énergie nécessaires pour réussir? Dites plutôt : JE VEUX. Je suis en train de…
  • Je vais. Je dois. Voulez-vous vraiment le faire ou vous sentez-vous plutôt obligé de le faire? Quelle contrainte vous créez-vous en parlant ainsi? Que se passerait-il si vous ne le faisiez pas? Quelles en seraient les conséquences?
  • Idiot. Ridicule. Pas doué. Que pensez-vous que les autres vont retenir de vous, même si vous ne croyez pas vraiment que vous êtes idiot, ridicule ou peu doué? Et vous? Que pensez-vous vraiment de vous quand vous dites ou pensez cela? Quelle confiance en vos capacités de réussir manifestez-vous ainsi?

Changer les mots et y croire…

En modifiant notre vocabulaire, nous modifions par la même occasion notre façon de penser et d’aborder chaque situation, ainsi que nos sentiments et le regard que notre entourage porte sur nous. Toutefois, faire des affirmations positives tout en n’y croyant pas vraiment (toujours ce petit discours intérieur!) ne donne pas de fameux résultats, bien au contraire. Demandez-vous quelle peur de réussir vous pousse à penser ainsi.

Alors? Quels mots allez-vous bannir de votre vocabulaire et quels nouveaux mots allez-vous adopter dès aujourd’hui? Quels sont les mots les plus souvent employés par les personnes à qui la vie semble sourire? Pourriez-vous vous inspirer d’elles?

Pour finir…

Savez-vous pourquoi un automobiliste dont la voiture dérape sur une route déserte où il n’y qu’un seul arbre finit généralement sa course sur cet arbre? C’est simple! Il a fixé son attention sur l’arbre (l’obstacle) et non sur l’objectif qu’il cherche à atteindre : la bonne direction. Comment pouvez-vous mettre cela en pratique dans votre propre vie? Au fait! Vous ai-je dit combien de fois par semaine, je me surprends à utiliser des Ne. Ne pas. Toujours, etc.?

Que ta volonté soit faite et te propulse à t’épanouir

La volonté est une puissante force motrice qui nous permet d’effectuer des changements notables dans notre vie en plus de nous inciter, à évoluer et à rendre notre vie meilleure. Notre cœur nous invite à sentir ce qui est favorable et défavorable pour nous, et notre conscience nous aide à choisir les actions justes à exercer pour être en accord avec nous-mêmes. C’est toutefois notre volonté qui nous pousse à nous organiser, à persé­vérer dans l’adversité, à agir avec détermination et constance dans le but d’atteindre nos objectifs et de réaliser nos rêves.

Lorsque la volonté est jointe à une intention sincère d’offrir le meilleur de soi, de se respecter personnellement et mutuellement ainsi que de donner un sens à sa vie, le pouvoir d’action s’intensifie, et la réalisation des objectifs conduit à l’épanouissement. Comme notre bonheur est proportionnel à notre capacité d’intervenir consciemment dans notre vie, d’être fier de soi, de se sentir utile et de répondre harmonieusement à nos multiples besoins, il est non seulement bon de savoir ce que l’on veut accomplir, mais extrêmement bénéfique de se connaître pour être heureux. 

Il est essentiel, au préalable, de distinguer ses besoins de ses désirs. Il faut savoir que les besoins appartiennent à l’individu, et lui seul est responsable de les satisfaire contrairement aux désirs qui impliquent une autre personne. Plus l’être est conscient que ses besoins lui appartiennent, plus il prendra la responsabilité d’y répondre en faisant les efforts nécessaires sans attendre quoi que ce soit de l’extérieur. D’ailleurs, si l’individu ne répond pas à ses besoins dans l’espoir que les événements de la vie finissent par lui fournir ce qu’il souhaite et blâme son entourage d’être responsable de son malheur, il est fort à parier qu’il sera insatisfait de sa vie.

Il importe de partir de la réalité et de voir de quelle manière nous pouvons combler nos besoins. Puis, d’entretenir des pensées positives, malgré les résistances justifiées ou non du mental perturbateur afin de visualiser la satisfaction de nos besoins. Ensuite, de faire des choix en accord avec soi-même qui vont stimuler le sentiment de bien-être au quotidien. Sans oublier d’être patient, de respecter son rythme, ses limites et celles des autres, de collaborer harmonieusement et d’être reconnaissant de l’aide reçue.

L’être humain est parfaitement imparfait. Ses talents lui permettent d’être utile à la société, et ses inex­périences l’obligent à demander de l’aide afin que tous nous
puissions collaborer à notre réalisation personnelle et collective. Donc, si une compétence est manquante, l’individu peut choisir de la développer ou chercher un collaborateur qui la possède afin de mener à bien ses desseins. En s’impliquant avec fierté dans la satisfaction de nos besoins, nous transmettons le meilleur de nous-même, nous propageons de la joie et du bonheur à notre entourage tout en nous réalisant personnellement et en nous épanouissant. 

À chaque fois que je vois une personne lever les yeux au ciel en disant : « Que ta volonté soit faite », j’aimerais lui répondre : « N’attendez pas après qui que ce soit d’autre que vous pour répondre à vos besoins. Il vous suffit de poser des gestes en accord avec vous-mêmes. » Soyez conscient de ce que vous avez à offrir et ayez la volonté de le transmettre en collaborant harmonieusement avec vos semblables afin que nous soyons une humanité de plus en plus unie et épanouie. Ce sont vos efforts vers votre bien-être qui vous combleront.

Réaliser ses projets et ses rêves

Il y a plusieurs décennies, des chercheurs de l’Université Yale ont mené étude auprès de diplômés. Ils ont demandé qui avait des objectifs écrits et un plan pour le réaliser. La réponse était 3 %. Ils ont distribué le même questionnaire à ces mêmes diplômés 20 ans plus tard. Ils ont découvert que les 3 % qui avaient un plan écrit étaient plus heureux que les autres qui n’en avaient pas. Ce n’est pas ce qui est le plus marquant. Ils ont aussi découvert que les 3 % qui avaient des objectifs et un plan pour le réaliser étaient plus riches ensemble que tous les autres réunis.

Le pouvoir du désir
Je crois que tout le monde peut réaliser ses projets et ses rêves. L’être humain est un immense chantier de construction qui n’attend que d’être développé. Si on sait ce que l’on veut et qu’on l’écrit sur papier, cela fait une différence.

Tout d’abord, les objectifs et les plans donnent une vision positive de l’avenir. Ils rendent l’être humain optimiste et animent sa créativité.

Ensuite, les objectifs et les plans précisent nos pensées pour nous aider à profiter de la loi de l’attraction. Selon cette loi, nos pensées attirent ce que l’on veut dans la vie. Je connais plusieurs personnes qui ont concrétisé leurs rêves et qui ont témoigné de son efficacité. Il suffit de penser à l’acteur américain Jim Carey ou encore à Oprah Winfrey, qui savent exactement ce qu’ils veulent dans leur vie.

Enfin, les objectifs et les plans écrits assurent qu’on avance tous les jours. C’est très important, parce qu’en faisant du surplace, on régresse.

Réalisation d’un rêve
J’ai eu la chance de réaliser un rêve. Lorsque j’étais jeune, je voulais étudier en France. J’aimais la culture, l’architecture et le mode de vie français. J’ai atteint cet objectif quelques années plus tard lorsque j’ai fait un master en changements climatiques à l’Université d’Aix-Marseille.

Lorsque j’étais dans l’avion et que j’ai vu Marseille, j’ai senti qu’il s’agissait d’un nouveau départ dans ma vie. J’ai ressenti une effervescence inoubliable. Je souhaite que tout le monde vive au moins une fois cette sensation dans sa vie.

Commencer un rêve
Une question qui me vient souvent est celle-ci : par où commencer pour réaliser un rêve? La solution est de trouver des héros que vous admirez. C’est de faire exactement ce qu’ils font tout en gardant votre personnalité. La capacité de bien choisir ses modèles est peut-être l’étape la plus importante pour réussir.

Tout ce qu’il vous faut pour commencer, c’est d’étudier la vie des gens que vous admirez. Puis, vous allez trouver votre chemin par vous-même si vous avez un idéal.

Peser ses mots pour éviter les mots qui pèsent

La programmation neurolinguistique a mis en lumière l’incidence des mots sur soi et sur les autres. Je vous propose de prendre conscience des mots que vous répétez mentalement ou à voix haute et d’en remplacer quelques-uns par des expressions qui vous redonnent votre pouvoir.

Je n’ai pas le temps : Mes journées ont toutes 24 heures. Les vôtres aussi. Celles des directeurs d’entreprises, des itinérants et des étudiants aussi. Dans certaines circonstances, le temps peut nous sembler s’éterniser ou être insuffisant, mais le temps est objectif. Mieux vaut s’organiser autrement, trouver des activités (incluant un emploi) qui nous font vibrer et désengorger l’horaire que de se sentir victime du temps.

Votre enfant veut jouer avec vous? Vous voudriez dormir plus longtemps? Votre patron vous donne une tâche à accomplir? Avant de répondre, remplacez mentalement « Je n’ai pas le temps » par « Je choisis d’investir mon temps (ou mon énergie) ailleurs » ou « Ce n’est pas ma priorité pour l’instant ». Ce changement amènera une perspective différente. Peut être déciderez-vous que jouer avec votre enfant est plus important que de regarder les nouvelles (vous pourriez les regarder quand votre enfant dormira). Peut-être déciderez-vous de diviser le temps autrement (si vous êtes en train de préparer le souper, vous pourriez transformer une partie de la préparation en jeu). Chose certaine, vous vous sentirez moins étouffé par le temps.

Je n’ai pas le choix : On a (presque) toujours le choix. Vous ne pouvez pas quitter votre emploi à cause des factures à payer? Plusieurs autres options s’offrent à vous (changer d’emploi, modifier vos tâches ou votre horaire, retourner aux études, revisiter votre budget, etc.) Mais même en conservant le même emploi, vous faites un choix. Vous choisissez votre ordre de priorités à ce moment de votre vie.

La décision pourrait changer dans six mois ou quand les circonstances et votre vision de la vie évolueront. En vous disant « Je choisis de garder mon emploi » plutôt que « Je n’ai pas le choix », vous focaliserez sur les avantages de votre emploi (sécurité financière, équipe, salaire, tâches, stabilité, proximité, flexibilité, etc.) Vous comprendrez vos motivations et vous vous sentirez plus libre (de rester ou de partir).

Il faut et son petit frère je dois, conjugués à tous les temps : Je suis proliberté, donc tout ce qui touche à l’obligation me fait friser les oreilles. Bien sûr, il faut s’attacher en voiture. Mais c’est aussi un choix (qui entraîne des conséquences, qu’elles soient positives ou négatives). L’enfant qui ne s’attache pas dans son siège d’auto devra patienter longtemps puisque ses parents ne démarreront pas la voiture tant qu’il ne respectera pas la règle. L’adulte qui ne s’attache pas risque de recevoir une contravention ou d’être blessé. Évidemment, nos choix peuvent aussi se répercuter sur les autres, et il faudra d’autant plus en répondre.

« Je dois absolument faire mon lavage aujourd’hui parce que ma belle-mère vient souper »… Non. C’est bien vu, c’est une marque de respect, c’est une bonne pratique de garder sa maison propre, mais ce n’est pas une obligation. Pourquoi ne pas utiliser « Je choisis de faire mon lavage aujourd’hui parce que j’aime que ma belle-mère se sente bien chez moi » ou « Je fais mon lavage » (encore plus actif comme expression) plutôt que « Je dois » qui enlève la notion de plaisir et de liberté? On choisit de faire le lavage, ou pas. On choisit le moment et la façon de le faire, comme on choisit les raisons de le faire. Idéalement, on choisit de faire des choses pour soi. Même quand on les fait pour d’autres parce que cela nous fait plaisir, on le fait aussi pour soi.

Je vous souhaite de prendre conscience du pouvoir des mots que vous dites ou auxquels vous pensez… pas parce qu’il le faut. Seulement parce que c’est un choix qui amène une paix.

Devenir leader de sa carrière

Pour moi, le leadership n’est rien d’autre qu’une mission que l’on se donne et qui tient compte de nos convictions profondes. L’article qui suit est donc une occasion de vous raconter ma façon d’exercer du leadership dans la gestion de ma carrière plutôt que de vous fournir une liste de 12 astuces pour le faire, comme j’en ai l’habitude.

Pour le présent article seulement, j’écrirai au « je » et vous dévoilerai une partie de mon histoire avec mon cœur parce que l’ambition d’être leader ne vient d’aucun autre espace. C’est avec cette voix que je vous parlerai de la manière dont j’ai fait preuve de leadership dans ma carrière.

Tout a commencé en 2003. J’étais à la croisée des chemins et insatisfaite. Je me sentais prisonnière d’un emploi à la fonction publique fédérale dont la sécurité m’étouffait comme une prison dorée. J’étais incapable de concevoir ce que je pouvais faire d’autre de ma vie. J’ai alors suivi un cours pour découvrir ma mission de vie. Ce fut un long cheminement où j’ai fait le point sur ma carrière et le bilan de qui j’étais à ce moment précis de ma vie. J’ai précisé qui j’étais et j’ai démystifié ce que j’aimais. J’y ai aussi découvert ma mission de vie : ensoleiller la vie des gens et les aider à prendre conscience de leur potentiel intérieur.

Cette mission de vie me représentait vraiment bien. Je la trouvais inspirante. Elle me faisait vibrer. J’y pensais chaque jour. Mais malgré cette mission remplie de possibilités, je continuais de ressentir un vide intérieur. Chaque fois que je m’arrêtais pour y penser, je devenais inquiète. Je craignais pour mon futur. Je n’avais aucune idée du COMMENT j’allais réaliser cette mission.

C’est à ce moment que j’ai reçu le mandat d’un organisme communautaire pour développer son plan stratégique. Mon rôle consistait à animer un groupe d’une trentaine d’employés pour qu’ils fixent les objectifs de l’organisme pour les cinq prochaines années. J’ai reçu 1 000 $ pour la journée. Plus de 25 personnes se sont mobilisées, cette journée là, pour y arriver. Le nombre de ressources investies dans le développement du plan stratégique m’a impressionnée.

J’ai alors pris conscience que les organisations investissaient temps et argent dans la planification stratégique de leurs activités, mais que ce n’était pas le cas pour moi ni pour la majorité des travailleurs et employés. C’est à ce moment que j’ai choisi d’ajouter une phase d’exploration à la réflexion que j’avais commencée. Une phase qui m’amenait à explorer le marché du travail et mes besoins de professionnelle. En changeant la question « qu’est ce que je veux FAIRE? » par « qu’est ce que je veux ÊTRE? », tout est devenu clair. Une vision s’est présentée à moi, et je n’avais plus qu’à tracer le chemin pour la concrétiser.

Ce jour-là, j’ai choisi d’ÊTRE ma meilleure alliée en commençant par ensoleiller ma vie avant celle des autres. De cette manière, j’allais DEVENIR une ressource inépuisable que les gens consulteraient pour obtenir l’aide nécessaire à l’atteinte de leurs objectifs.

Cette première expérience a donné naissance au programme de Planification de carrière. De ce programme, deux autres types de programmes ont découlé. J’ai aussi développé deux programmes distincts pour la recherche d’emploi et trois programmes de coaching. Je rédige régulièrement une chronique dans mon journal de quartier L’Écho de Cantley et la revue Cheminement. Cet article est le 65e que j’écris, et j’ai plus de 1 000 abonnés à mes infolettres.

Pour moi, être leader de ma carrière, c’est honorer qui JE SUIS dans les choix que je fais tous les jours, y compris ceux liés à ma carrière.

Trois signaux d’alarme à surveiller pour demeurer constants dans vos choix de vie

Voilà maintenant plus de 15 ans que j’offre des services de coaching en gestion de carrière à des professionnels, et personne n’a jamais abordé la question comme je l’aborde aujourd’hui. Si vous apprenez à reconnaître ces signaux, vous serez davantage en mesure de mettre en place les stratégies que vous choisi­rez, par exemple rédiger votre plan de carrière, effectuer un retour aux études, poursuivre une recherche d’emploi ou développer une nouvelle compétence. En mettant en lumière ces trois « excuses », vous éliminerez de votre vie les fantômes qui vous empêchent de devenir la personne que vous rêvez d’être et pourrez enfin sortir de votre zone de confort et honorer les choix de vie que vous avez faits.

C’est la faute de…
Qu’est-ce qui vous empêche vraiment­ de changer d’emploi? Est-ce parce que le marché de l’emploi n’est pas bon? Le processus de sélection est trop compliqué? Il y a du favoritisme? Voilà le genre d’excuses que votre cerveau va vous envoyer pour justifier que vous demeuriez dans le même poste ou que vous restiez sans emploi.­

Plutôt que de croire à ces sornettes, regardez plutôt le marché objective­ment : des emplois, il y en a! Sortez de cette position de victime et reprenez votre pouvoir en allant chercher un soutien professionnel pour obtenir les bonnes informations et vous assurer de réussir.

Émotions négatives
Pour certains, l’ennui, la déprime, la fatigue généreront une baisse de motivation. Pour d’autres, la frustration et l’irritabilité feront oublier toutes bonnes intentions. Prenons par exemple le fait de ne pas recevoir de réponses en recherche d’emploi. Pour certains, il s’agit d’une forme de rejet ou d’abandon de la part des organismes, et cela les démotive complètement. Pour d’autres, il s’agit d’un manque de respect de la part des organismes, et cela leur fait vivre une grande frustration. Même chose lorsque vient le moment de rédiger son plan de carrière. Certains aiment avoir de la clarté dans leur vie et planifier, mais le fait de ne pas trouver de réponses rapidement dans la phase d’introspection leur fait vivre des émotions qui les rebutent et leur font mettre le projet en veilleuse.

Plutôt que de nourrir ces émotions, je vous encourage à vous préparer à l’avance et à maintenir votre niveau de motivation en définissant bien les raisons pour lesquelles vous souhaitez effectuer un changement.

Événements spéciaux
« J’attends la réponse de l’entrevue faite il y a deux semaines. » Voilà le genre d’excuse qu’une personne peut se donner pour mettre de côté son objectif de trouver un emploi. Une personne qui cherche à dévelop­per une compétence pourrait, quant à elle, se dire qu’elle commencera après l’organisation du congrès. En fait, toutes les excuses visant à repousser la mise en action dans l’immédiat entrent dans cette catégorie.

Pour remédier aux excuses, je vous suggère le slogan que la compagnie Nike a lancé en 1988 et qui perdure au travers des années : « Just do it! ». Passez à l’action dès maintenant et ne réfléchissez plus. Cette réflexion a déjà été faite, et vous avez fait le choix de passer à l’action; alors, faites-le, un point c’est tout!

Si vous entreprenez un coaching pour atteindre un objectif, vous devez être conscient que votre cerveau inventera une multitude d’excuses pour vous laisser dans vos vieilles habitu­des et inventera des justifications pour retomber dans vos anciens comportements. Apprenez à reconnaître ces signaux afin de maintenir le cap sur vos ambitions et persévérer, peu importe les aléas de la vie.

Dictionnaire de compétences et gestion des talents

Vous est-il déjà arrivé de recevoir un dictionnaire de compétences en même temps qu’une invitation à une entrevue? Dans cet article, vous comprendrez pourquoi il s’agit d’une nouvelle tendance à la fonction publique fédérale et apprendrez comment vous en servir pour mieux gérer vos talents.

En fait, le dictionnaire des compétences a fait son entrée sur le marché du travail afin d’aider les organisations à optimiser le rendement des employés. Il décrit les comportements de l’employé maîtrisant la compétence à l’aide d’indicateurs de mesure. Ainsi, au début, le dictionnaire des compétences a servi surtout à la gestion du rendement 1) dans l’élaboration d’objectifs de rendement et 2) dans la rétroaction aux employés en difficulté lors des évaluations de rendement.

Plus récemment, les gestionnaires utilisent ce document pour décrire leurs attentes dans les descriptions de postes et dans les annonces d’emploi. Il leur fournit des critères leur permettant de comparer les candidats à un poste au moyen d’indicateurs de mesure objectifs. Ainsi, si vous souhaitez gérer vos talents efficacement, vous pouvez utiliser le dictionnaire des compétences des cinq façons suivantes :

Définir vos aspirations professionnelles
En planification de carrière, vous précisez vos buts et vos intentions professionnelles. Ces dernières incluent les postes auxquels vous aspirez. Dans les annonces d’emploi de ces postes, vous trouverez les capacités et les qualités que recherchent les employeurs. Alors que, dans le dictionnaire de compétences, vous trouverez une liste d’indicateurs qui vous permettront de mieux saisir les comportements auxquels s’attendent les employeurs.

Visualiser votre futur
Si les indicateurs de comportement représentent un défi pour vous, c’est bon signe! Cela signifie qu’il s’agit réellement d’un avancement de carrière et que vous devrez vous perfectionner pour y arriver. Le développement d’une programmation mentale soutiendra ce passage vers une autre étape de votre carrière. Pensez-y… Les athlètes le font pour réussir leurs plus grands exploits. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour vous? En utilisant les indicateurs de comportement du dictionnaire des compétences, vous permettez à votre cerveau de se laisser guider vers de nouveaux comportements à adopter, c’est-à-dire qu’il vous accompagne, inconsciemment, dans votre perfectionnement continu.

Se donner des buts d’apprentissage
Une fois que vous avez une image mentale de qui vous êtes, les indicateurs de comportement décrits pour chaque compétence du dictionnaire vous permettront de cerner précisément vos besoins d’apprentissage, que ce soit à partir d’expériences de travail, de coaching ou de formation en classe. Vous serez juge de votre propre développement, pourrez autoévaluer votre développement professionnel tout au long de votre cheminement professionnel et gérer vos talents avec justesse.

Démontrer vos expériences lorsque vous postulez
En étant conscient des exigences liées aux postes auxquels vous aspirez, vous pourrez vous inspirer du dictionnaire des compétences dans la rédaction de vos outils de recherche d’emploi au moment de mettre à profit les expériences exigées dans les annonces d’emploi.

Préparer vos examens et entrevues
Enfin, le moment où le dictionnaire des compétences pourra vous être le plus utile est bien lorsque vous devrez démontrer vos capacités et qualités en examen ou en entrevue. En effet, le fait de démontrer chacun des indicateurs de comportement dans vos réponses permettra aux membres du jury de vous accorder tous les points requis pour la réussite de cette étape cruciale en recherche d’emploi.

Même si le dictionnaire des compétences a été développé de prime abord pour gérer les ressources humaines, rien ne vous empêche d’utiliser cet outil, riche en information, pour votre propre bénéfice.

Être bien, ça s’apprend

L’attitude joue un rôle important dans votre bien-être. Voici quelques façons d’améliorer votre attitude et votre vie.

Avoir confiance en la vie et en soi
Imaginons un père de famille qui est licencié à la suite d’une faillite et qui ne reçoit pas d’indemnité de départ. Il peut choisir de faire confiance à la vie en se disant qu’il pourra y faire face et qu’il apprendra quelque chose de cette expérience ou il peut s’apitoyer sur son sort.

S’il choisit la première attitude, il cherchera un nouvel emploi en sachant que l’Univers le mènera vers ce qu’il y a de meilleur pour lui. Il acceptera probablement la première offre qui lui sera faite, même si elle ne répond pas à toutes ses attentes, en gardant à l’esprit qu’il n’y a pas de hasard et qu’il pourra décider de chercher un autre emploi éventuellement s’il ne convient pas. En agissant de la sorte, il met toutes les chances de son côté pour découvrir son potentiel et apprendre quelque chose de nouveau.

S’il opte pour la seconde attitude, se démoralisera, ce qui aura des conséquences néfastes sur sa vie et sur celle de ses proches. De plus, les gens qui s’apitoient sur leur sort ont souvent tendance à être pessimistes, même lorsque de belles choses se produisent dans leur vie. Ainsi, au lieu de dire MERCI pour les bons moments, ils sont toujours méfiants, peu importe la situation.

Assumer ses responsabilités
Devenir une personne responsable est une décision difficile à prendre, car notre ego cherche facilement à culpabiliser. Être responsable, c’est savoir que nous créons notre vie, que nous attirons tout ce qui nous arrive, afin de prendre conscience de ce qui se passe véritablement en nous. C’est savoir que l’extérieur reflète notre intérieur. C’est assumer toutes les conséquences de nos décisions.

Une personne responsable ne vit pas de culpabilité envers elle-même et n’essaie pas de rendre les autres responsables de ses malheurs. Certes, il est normal de vivre de la colère dans certaines situations. Par contre, afin d’être bien dans sa peau, chacun doit assumer ses responsabilités afin de cesser de vivre du stress et des émotions.

Lorsque vous agissez pour vous faire aimer ou pour ne pas vous sentir coupable, vous ne respectez pas vos besoins et vous attirez des personnes qui ne vous respectent pas. Plus vous deviendrez responsable, moins vous croirez que les autres sont responsables de votre bonheur et, par conséquent, vous ne vous sentirez plus obligé de vous occuper du bonheur des autres. Vous saurez qu’ils sont, comme vous, responsables de leur propre bonheur et des choix qu’ils font. Chacun crée sa propre vie. Lorsque vous êtes prêt à assumer les conséquences de vos décisions et à laisser les autres assumer les leurs, vous saurez que vous êtes une personne responsable.

Avoir des projets et des objectifs
Le fait d’avoir des objectifs qui vous enthousiasment est un signe d’amour envers vous-même. Quels sont vos objectifs actuels, à court, à moyen et à long terme? Il peut s’agir d’un projet de rénovation, d’une sortie, de vacances, de l’écriture d’un livre ou d’un apprentissage. Ces projets peuvent ne jamais se réaliser. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais bien l’enthousiasme que ces projets génèrent. Vous pouvez même changer d’idée en cours de route. L’important est de vous rappeler que vous méritez de vous créer une belle vie remplie de joie et de bonheur et d’avoir des projets et des objectifs, ce qui vous permettra de conserver votre énergie, votre santé et votre jeunesse.

Les trois attitudes abordées dans cet article ne représentent que quelques-uns des moyens que vous pouvez utiliser pour ÊTRE BIEN, mais je suis certaine que, si vous les mettez en pratique votre vie s’améliorera grandement.

Comment développer une belle estime de soi

Si la vie de tous les jours vous paraît un terrain de jeu fabuleux où vous vous épanouissez pleinement, c’est que vous maîtrisez certaines règles de base qui reflètent une solide estime de vous-même.

Mais peut-être vous arrive-t-il d’avoir la sensation de ne pas être là où vous aimeriez être? De vous entendre dire souvent oui au lieu de dire non? De vous sentir envahi ou manipulé? Inquiet ou impuissant? Ou en quête de perfection? Si vous vous reconnaissez dans ce genre de situations, c’est que votre estime de vous-même a besoin d’être consolidée.

Dans cet article, je vous propose de rafraîchir ou d’approfondir vos connaissances sur le grand sujet qu’est l’estime de soi. De plus, en intégrant quelques stratégies adaptées à votre réalité, j’ose parier que vous allez accueillir plus facilement votre quotidien et ainsi vous sentir bien ou mieux dans votre peau.

Tout d’abord, sachez que plusieurs psychologues et philosophes ont enrichi l’histoire de l’estime de soi.  Si pour certains l’estime de soi se base sur des réussites concrètes,­ pour d’autres c’est plutôt l’accep­tation inconditionnelle de soi avec ses qualités et ses faiblesses qui vont permettre à la personne de se sentir heureuse. Pour d’autres encore, c’est le développement de son plein potentiel ou la libre expression de ses émotions qui font que l’individu a accès au bonheur.

Jean Monbourquette et l’estime de soi
De ma perception de coach, je trouve capital la distinction que souligne Jean Monbourquette (1933-2011), sur les deux courants de pensée suivants : l’estime de soi pour sa personne et l’estime de soi pour ses compétences.

Le premier courant,  l’estime de soi pour sa personne,  priorise l’acceptation de ses besoins, de ses émotions, de ses facultés, de ses qualités, de ses erreurs et un amour bienveillant vis-à-vis de soi.

Le deuxième courant, l’estime de soi pour ses compétences, prio­rise la confiance dans ses facultés d’apprentissage et l’appréciation de ses réussites aussi petites soient-elles ainsi que l’évaluation de ses progrès personnels.

C’est incontestable que les deux courants sont à valoriser et à développer. Il s’agit simplement de savoir que « l’agir » suit « l’être » et que c’est d’abord en s’acceptant inconditionnellement soi-même avec ses limites actuelles (estime de sa personne) que l’on va pouvoir définir des objectifs réalistes et revalorisants (estime pour ses compétences).

L’estime de soi pour sa personne
Pour reconnaître l’estime de soi pour sa personne, posez-vous les questions suivantes : Est-ce que je suis en train de me comparer, d’être en compétition avec un monde extérieur au mien? Est-ce que j’entretiens des commentaires négatifs à mon sujet (mon appa­rence corporelle, mes qualités, mes défauts, mes erreurs, mes échecs, mes émotions)?

Si tel est le cas, sachez que vous aurez en tout temps quelqu’un de mieux ou de moins bien en face de vous, donc l’occasion de vous sentir amer ou orgueilleux. Au lieu d’entretenir un discours intérieur qui vous rabaisse, il importe d’adopter la conviction que vous êtes un être unique, incomparable et très important, de vous traiter avec respect. Il s’agit également de vous rappe­ler que vous possédez une dignité personnelle et que vous êtes digne d’appréciation (amour-propre). Il importe de vous sentir fier de vous. C’est ainsi que vous pourrez humblement et naturellement « aimer votre prochain comme vous-même » et établir des liens harmonieux avec votre entourage.

Donc, ce qui est important de savoir, c’est qu’il est possible de développer l’estime de soi pour sa personne.

Parmi moult stratégies, la méditation en est une qui vous permet d’observer vos pensées et vos sentiments sans les juger, accueillir toutes les facettes de votre être sans censure, chercher à être en harmonie avec toutes les parties de votre être. Dans cet état d’observation de vous-même, vous pouvez progressivement ressentir de la compassion pour les parties mal aimées de votre être et ainsi les intégrer avec douceur. En reconnaissant avec humilité vos forces et vos faiblesses, développez une solide estime de vous-même et devenez de plus en plus habile pour vous affirmer, pour prendre vos décisions, pour être en relation saine avec les autres en ayant confiance en vous-même.

La cohérence cardiaque est également une belle façon de prendre du recul face aux situations plus difficiles de la vie et des relations. En effet, la personne qui respire d’une façon consciente, à rythme bien précis, se trouve dans un état physio­logique tout à fait neutre à l’abri du jugement des autres et de son propre jugement puisque son focus est uniquement dans la respiration. Cet état de grand calme permet de commencer la journée de façon centrée et de pouvoir faire facilement face aux défis de la vie quotidienne.

J’attire votre attention sur le fait que pour obtenir et maintenir un résultat à la hauteur de vos attentes, vous allez devoir introduire une nouvelle­ routine dans votre vie. Pour la cohérence cardiaque il suffit d’une quinzaine de minutes par jour tous les jours. En mettant pour quelques instants « sur pause » le monde extérieur, vous obtiendrez le recul nécessaire pour prendre vos décisions, pour savoir où vous en êtes. Pour la méditation, cela dépend de la formule choisie. Certains vont favoriser une méditation guidée qui peut durer plus d’une heure et d’autres vont privilégier une routine plus courte donc plus facile à introduire quotidiennement. Ce qui importe, c’est de dédier régulièrement du temps à l’observation de son être.

L’estime de soi pour ses compétences
Stratégiquement, la première chose à faire et non des moindre pour l’estime de soi pour ses compéten­ces, c’est d’accepter votre niveau de compétence actuel sans le comparer aux autres. Le point de départ est une juste évaluation de vos aptitu­des. Ce qui devient fondamental, c’est de chercher le dépassement … face à vous-même. Voici le genre de questions à vous poser pour savoir où vous en êtes de votre estime envers vos compétences : – Quelle vision ai-je vis-à-vis de mes projets? Quel est mon comportement face à un obstacle? Quel risque suis-je prêt à prendre? Comment j’imagine réussir?

La personne ayant une juste estime de ses compétences se fait confiance et n’est pas hantée par la perspective de faire des erreurs car elle sait très bien que si elle en commet, elle est tout à fait capable de les réparer. Elle compare ses réalisations à celles de son passé et non pas à celles des autres. Elle sait que le succès engendre le succès et c’est pourquoi elle met son attention sur ses réussites antérieures et y trouve réconfort et encouragement.

En ayant des objectifs réalistes, à terme, mesurables, pertinents et spécifiques (RAMPS) vous augmen­terez considérablement votre estime en vos compétences tout simplement parce qu’avec des projets à votre mesure, vous allez sans aucun doute atteindre les résultats espérés. C’est comme pour une recette culinaire : en mettant les bons ingrédients ensemble, en faisant chauffer le tout à la bonne température pendant la bonne durée, vous êtes certain d’obtenir le résultat souhaité.

En conclusion, pour bien fonctionner dans la société, il est  primordial de connaître ses besoins (affirmation de soi) et de bien les exprimer (confiance en soi). En interaction avec les autres, que ce soit dans le milieu familial, social ou profession­nel, lorsqu’une personne est au clair avec elle-même, il lui devient­ facile d’adresser une demande ou de mettre des limites. Comme elle se respecte, cela lui est naturel d’écouter et d’entendre les besoins, les demandes et les limites des autres et de rechercher sincèrement une solution gagnant-gagnant.

En changeant son regard sur soi, en modifiant son dialogue intérieur, tout le monde a la capacité de s’aimer et de se sentir utile aux autres et ainsi d’être un exemple de bonne estime de soi.

Lectures recommandées :
De l’estime de soi à l’estime du Soi de Jean Monbourquette
Cohérence cardiaque 365, Dr David O’Hare
Le courage d’être soi, Jacques Salomé
La PNL pour les nuls, Romilla Ready et Kate Burton
Imparfaits, libres et heureux, Christophe André
Où tu vas, tu es, Jon Kabat-Zinn