Avance dit le colibri

J’ai marché longtemps dans la ville cherchant le silence qui chante en mon cœur. J’ai fait le tour de ma ville en passant sous terre, à travers les parcs et les rues, à pied en voiture et à vélo. Rentrant épuisé dans mon carré d’appartement sans avoir réussi à taire ces bruits en dedans comme en dehors. Je n’ai trouvé que des mots empoussiérés d’un passé semblable à maintenant.

Je me suis servi un grand verre d’eau de ville et m’installai sur mon balcon. Des tonnes de véhicules passent sous moi en inondant l’air d’une invisible sueur nauséabonde. Un colibri s’immobilisa au-dessus de ma platebande de géraniums et tout en cherchant le nectar dans les fleurs, il se mit à me parler en des mots que mon cœur reçoit. J’ai fermé les yeux pour mieux voir son message. Du rouge comme le sang, du jaune comme le soleil, du bleu comme le ciel et du blanc comme les étoiles. Tel était la toile qui se dessinait en mon esprit à la vitesse des ailes de ce gentil esprit. J’ouvris les yeux pour voir mon ami suspendu dans les airs à la hauteur de mon cœur. Mes paupières se refermèrent, éblouies par la vision qu’il projetait en mon être. J’ai laissé la rivière de mon âme couler à flot sur mon visage et là le soleil est entré en moi et j’ai vu…

« Prends ta vie et pars vers l’eau vive là où tout est verdoyant de santé. Respire à pleins poumons et tourne tes yeux vers la lumière en haut de la montagne. Écoute les oiseaux rentrer au nid avant la tombée de la nuit et refais-toi une beauté à l’image de ta mère la nature. »

Mon corps a tressailli de joie inspirée par ce message. Je me suis levé et fait mon baluchon. Je téléphonai à mon corps mental pour lui dire que je prenais des vacances le temps d’apaiser le feu infernal d’avoir tout à faire sans mot dire. La nuit venait de tomber et c’est grand-mère la lune qui me guida vers la campagne de mon enfance là où les odeurs du foin humecté par la rosée du soir avaient toujours su ravir mon âme. J’avançai dans la nuit sous le rythme du tambour de mon cœur qui tel un vaillant guerrier de lumière, entraînait mes pas vers la liberté d’être ce que je suis.

Diable, que tu es fou de t’étourdir ainsi alors que le Soleil et la Lune te convient à découvrir que tout est possible entre le jour et la nuit, entre l’inspire et l’expire et entre toi et moi.

C’est ainsi que j’ai pris des vacances ad vitam aeternam de la vie de là-bas pour enfin avancer dans le temps et créer la vie que j’ai secrètement rêvé en mon cœur depuis toujours.

L’abondance se manifeste à chaque pas m’apportant ce dont j’ai besoin ainsi je partage allégrement. J’ai le « temps » de sourire et de rire avec ceux que j’aime et même avec ceux que je ne connaissais pas il y a une minute à peine. Mon travail de vacancier consiste à créer le Grand Œuvre de la paix et de l’harmonie. C’est irrésistible tellement la beauté, la bonté et la vérité se dévoilent à tout instant. Enfin j’avance!

J’ai cessé de penser à la liberté pour commencer à respirer son parfum jusqu’à en devenir ivre d’amour. La plus belle récompense, c’est l’état de vacuité, la lumière de la liberté, et le courant de vie qui anime tout mon être.

À cet instant, tous mes liens se sont dissous dans l’océan de la Vie!

Trouver le véritable but de sa vie

Dans le contexte élargi de notre existence, se pourrait-il que la recherche essentielle de chacun soit de trouver le véritable but de sa vie? Pour bon nombre de personnes, cette recherche se résume à trouver l’âme sœur, avoir des enfants et une vie professionnelle réussie, vivre pleinement et être heureux. Si ces objectifs sont tout à fait souhaitables, se pourrait-il qu’ils ne soient pas la réponse fondamentale au véritable but de sa vie?

Pour quiconque désire pousser cette recherche un peu plus loin, c’est l’émergence d’une quête, le début d’un long pèlerinage parcouru sur le seul chemin de vie possible. Il s’agit d’un chemin qui s’emprunte seul, loin des sentiers battus, plus sinueux, plus long et plus abrupt que les autres, dont le trajet est aussi important que l’arrivée et dont la destination paraît incertaine.

Chemin faisant, cette quête du véritable but de sa vie mène immanquablement à la plus essentielle des quêtes, celle d’où tout émane, le « Qui suis-je? ». Le jour où cet appel de l’identité se fait trop insistant pour continuer à l’ignorer, ce chemin apparaît devant soi comme la seule issue possible, rendant tout retour en arrière pour le moins difficile. Et si nous étions tous, sans exception, appelés à parcourir ce même chemin, ne nous mènerait-il pas tous à la même destination? À l’image des êtres d’exception de tout temps (les Ghandi et Mère Teresa de ce monde) qui ont emprunté ce même chemin, ne serions-nous pas nous aussi destinés aux plus grandes réalisations?

Et ce chemin, où nous mènerait-il donc? Et si c’était à la révélation que l’immensément Grand est plus près de soi que de son propre souffle, qu’un lien direct existe entre soi, sa divinité intérieure et l’univers? Se pourrait-il que sa divinité existe en soi, en tant que soi?

Aurions-nous tous la même destinée? C’est-à-dire parcourir seul ce chemin de la recherche du véritable but de sa vie. En clair, partir du même endroit, soi, pour arriver à la même destination, soi, et ainsi, réaliser l’impensable, que le soi de chacun est en fait le soi de tous. Se pourrait-il que ce soit si simple?

Que cette vision soit réelle ou non, au-delà de toutes croyances, une certitude demeure. Il faut parcourir le chemin de la croissance personnelle pour devenir le meilleur être possible. Cela signifie travailler à faire émerger et développer en soi les différentes vertus. Donc, viser à être un exemple d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage et ainsi, illuminer la vie des autres pour les aider à voir leur propre chemin. En clair, les vertus sont l’idéal humain dans toute sa splendeur dans sa relation avec l’autre, une émergence de sa spiritualité du plus profond de son être, une sagesse pour tous, depuis toujours et pour toujours.

De toute évidence, c’était un des enseignements de Swami Muktananda, un maître de yoga très connu en Inde, décédé en 1982. À un homme dépressif venu le rencontrer pour lui demander comment il pouvait chasser sa déprime, Swami Muktananda lui demanda « Qu’as-tu fait pour les autres aujourd’hui? ».

Pour le maître de yoga, emprunter ce chemin des vertus et porter son attention et son intention vers le besoin et le bien-être de l’autre est un moyen privilégié de faire émerger son propre potentiel d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage. Donner pour donner un sens profond à sa vie. Cela ne serait-il pas donner pour recevoir au centuple?

Cet enseignement m’est apparu comme une vérité et ce chemin des vertus est devenu le mien. Au plaisir de le parcourir avec vous pour le bien-être de tous.

La nouvelle année sera-t-elle nouvelle?

Les cadeaux ont été déballés et les sans-abris bien gavés. Le champagne a coulé et les amoureux ont célébré. Les solitaires sont demeurés seuls et les familles ont fêté. Certains auront cessé de fumer à minuit et des prisonniers retiendront leurs larmes. Il y aura eu des feux d’artifice et des vœux échangés. Il y a des espérances et des souffrances, des joies et des enfants heureux, des lunes pleines et d’autres printemps…

Des soldes dans les magasins, des iPod, des iPhone, des iPad à moitié prix. Des hommes et des femmes qui prendront leur retraite, des artistes qui gagneront des trophées et le premier bébé de l’année dans le journal. Des retrouvailles, des inattendus, des attentats, des décès de personnes inconnues et la disparition de certaines célébrités, des mariages et des divorces et une prochaine Saint-Valentin… Un été trop chaud, d’autres inondations, des famines, la terre tremblera et les informations seront diffusées jour et nuit. On récoltera beaucoup de dollars et des euros pour d’autres pays. Nous irons au cinéma ou en Floride ou en Italie.

Certains souhaiteront connaître leur avenir, certains s’adonneront au yoga et liront des commentaires du Tao, tandis que d’autres mangeront des sushis et se feront masser. Les chats continueront de ronronner et les chiens à donner la patte.

Puis le temps d’une respiration, nous nous sentirons aimés et aimants, le temps d’un instant, nous serons sans regret ni amertume, disposés à accueillir l’impensable, le nouveau, l’impossible, l’extraordinaire des jours ordinaires, sous la pluie, dans la neige, couchés sur le ventre ou près du feu, au cœur des bois, seul ou avec d’autres, comblés, bouche bée, si heureux de vivre encore et de pouvoir donner, partager et recevoir, si heureux d’avoir aimé et d’aimer encore, sans raison…

L’aube apaisera les inquiétudes, le silence parlera haut et fort, de nos accomplissements, de nos rêves, de la vie toute simple, toute simple, tellement simple que nous aurons la certitude d’entrer dans une année nouvelle… tout en douceur, le cœur en feu, les yeux ouverts, la tête en fête, l’âme méditante, nous embrasserons ce moment unique comme on embrasse une dernière fois celui qui va mourir pour s’unir à l’éternel. Des chants se feront entendre dans toutes les chaumières et nous danserons longtemps, longtemps, joyeux d’écouter battre le sang dans nos veines comme des tambours au solstice d’été.

L’année sera nouvelle au moment même où la vie sera nouvelle…

Amour inconditionnel

Je suis une mère de trois enfants (3, 12 et 14 ans) qui a récemment complété un diplôme universitaire. Le dernier cours que j’ai dû prendre en était un de sociologie. Le professeur était absolument « inspirant », avec des qualités qu’on aimerait retrouver chez tous les êtres humains.

Le dernier projet du trimestre s’intitulait : « le sourire ». Les étudiants devaient sourire à trois personnes rencontrées et documenter leurs réactions. Je suis moi-même une personne très sociable; je souris toujours aux gens; je les salue aisément, alors j’ai pensé que ce serait très facile.

Peu de temps après avoir reçu les directives concernant ce projet, mon mari, mon plus jeune fils et moi-même sommes allés chez McDonald, un froid matin de mars. C’était notre façon d’avoir un moment privilégié avec notre fils. Nous attendions en ligne pour être servis lorsque tout à coup, tout le monde autour de nous s’est mis à reculer, incluant mon mari…

Je n’ai pas bougé… un sentiment de panique m’a envahi quand je me suis tournée pour voir la raison de leur recul. Comme je me retournais, j’ai senti une odeur horrible de corps malpropre et j’ai constaté qu’elle provenait des deux pauvres itinérants qui se tenaient là.

En regardant le premier homme, le plus près de moi, j’ai remarqué qu’il « souriait ». Ses superbes yeux bleu ciel étaient pleins de lumière divine alors qu’il cherchait l’acceptation. Il a dit : « Bonjour! » en comptant les quelques sous dans ses mains, Le deuxième homme agitait nerveusement les mains, debout derrière son ami. Je me suis rendu compte que ce dernier souffrait de déficience mentale; l’homme aux yeux bleus était pour ainsi dire son protecteur.

J’ai dû retenir mes larmes. La jeune serveuse lui a demandé ce qu’ils désiraient. « Juste un café, mademoiselle », a-t-il répondu. C’est bien tout ce qu’ils pouvaient se permettre. S’ils voulaient rester dans le restaurant et se réchauffer, ils devaient acheter quelque chose.

J’ai vraiment été touchée à ce moment : je me suis presque lancée sur le petit homme pour le serrer dans mes bras. J’ai remarqué en même temps que tous les gens dans le restaurant avaient les yeux tournés vers moi, jugeant chacune de mes actions.

J’ai souri et j’ai demandé à la serveuse de me donner deux autres déjeuners sur un plateau supplémentaire. Je me suis dirigée vers la table des deux itinérants, ai déposé le plateau devant eux et j’ai touché les mains froides de l’homme aux yeux bleus. Il m’a regardée les larmes aux yeux et m’a remerciée.

Je me suis penchée en lui tapotant la main et lui ai dit : « ce n’est pas moi qui fais ça pour vous; Dieu agit à travers moi pour vous apporter l’espoir ».

J’ai commencé à pleurer en m’éloignant pour rejoindre mon fils et mon mari. En m’asseyant, celui-ci m’a souri et m’a dit : « chérie, c’est pour ça que Dieu t’a placée dans ma vie, pour me donner de l’espoir à moi aussi! ».

Nous nous sommes tenus les mains pendant un moment et nous réalisions que nous étions capables de donner parce que nous avions reçu la grâce. Nous n’assistons pas à la messe, mais nous sommes croyants.

Ce jour-là, j’ai pu expérimenter la pure lumière de l’amour de Dieu. Je suis retournée à mon dernier cours avec cette histoire. Le professeur a lu mon récit et m’a demandé si elle pouvait le partager avec les autres.

Pendant qu’elle le lisait, j’ai compris que nous, en tant qu’êtres humains et parties de Dieu, nous avons besoin d’être guéris et de guérir les gens.

À ma façon personnelle, j’avais touché les gens au McDonald, mon mari, le professeur ainsi que chaque âme qui partageait ce dernier cours avec moi.

J’ai gradué avec une des plus grandes leçons de ma vie : « l’amour inconditionnel ».

Beaucoup d’amour et de compassion sont envoyés à chaque personne qui lira ce récit et apprendra à aimer les gens et à utiliser les choses et non à aimer les choses et à utiliser les gens.

Beaucoup de personnes vont entrer et sortir de vos vies, mais seulement les vrais amis vont laisser des empreintes dans votre cœur.

Auteur anonyme
Collaboration de Lyne Brousseau

Le bonheur

Et si nous prenions le temps de réfléchir un peu sur la vie avant qu’elle ne s’envole…

La vérité, c’est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si vous n’êtes pas heureux maintenant, quand le serez-vous? La vie sera toujours pleine de défis à relever et de projets à terminer. Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux de toute façon. Un jour, Alfred D. Souza a dit : Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer. La VRAIE vie! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, quelque chose qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors, là, la vie allait commencer! Jusqu’à ce que je me rende compte que les obstacles étaient justement MA VIE! Cette perspective m’a aidé à comprendre qu’il n’y a pas de chemin qui mène au bonheur. Le bonheur EST le chemin. Ainsi, amasse chaque moment que tu as, et, plus encore, partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager ton temps, et rappelle-toi que le temps n’attend pas. Alors arrête d’attendre de terminer l’école, qu’on augmente ton salaire, de perdre dix livres, de te marier, d’avoir des enfants, que tes enfants partent de la maison ou, simplement, que ce soit vendredi soir, ou dimanche matin, qu’arrive le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, ou encore de mourir… pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux. Le bonheur est une trajectoire et non une destination.

Auteur inconnu

Qu’est-ce qu’un quartier énergétique? Comprendre les réseaux du futur

Lorsqu’on pense à un projet de construction écoresponsable, le commun des mortels pense à des aspects conventionnels : toit vert, récupération des eaux pluviales, panneaux solaires, etc. Mais en réalité, ce sont souvent les éléments cachés d’un immeuble qui le rendent plus vert. Pour son nouveau projet Zibi, le Windmill Development Group compte adopter un processus existant et unique en son genre, mais peu connu, et le développer de façon à le rendre encore plus efficace.

Le concept de quartier énergétique repose sur le principe d’une centrale énergétique pouvant générer de la vapeur, de l’eau froide et de l’eau chaude pour un quartier déterminé. Plusieurs villes et quartiers utilisent déjà ce principe pour chauffer ou refroidir, mais rarement les deux simultanément. Grâce à sa proximité de l’usine de recyclage de papiers et cartons Kruger qui utilise de l’énergie thermique comme source importante d’énergie pour sa production, Zibi sera en mesure d’utiliser les deux. En récupérant la vapeur, l’eau et la chaleur déchargées à la suite de la production, Zibi pourra les rediriger vers sa communauté au moyen de l’infrastructure existante. Les décharges seront ensuite refroidies ou réchauffées, le cas échéant, dans une usine centralisée, puis redistri­buées dans les immeubles.

Pourquoi utiliser un tel système? Parce qu’il permet de réutiliser l’énergie qui, autrement, serait gaspillée. Et parce que l’eau qui était auparavant rejetée dans la rivière trouvera un second usage. De plus, l’énergie que produit ce système permettra de réduire la charge du réseau d’énergie de la municipalité. Le système fonctionnera en tandem avec une usine de biomasse qui viendra soutenir le quartier énergétique lorsque celui-ci ne sera pas en mesure de fournir l’énergie nécessaire. Cette usine sera aussi en mesure de partager cette énergie avec l’usine Kruger et avec la ville, ce qui constituera un nouveau modèle de partage énergétique local.

Pour l’utilisateur-payeur, il s’agit d’un moyen d’agir sur sa consommation énergétique. En général, les gens consomment de l’électricité et reçoivent une facture d’Hydro-Québec sans vraiment y porter attention. Le chauffage est soit électrique, soit au gaz naturel, lequel provient principalement de l’Alberta. Quant au refroidissement, il est possible grâce à un climatiseur mural électrique. Le nouveau système permet d’utiliser les ressources de proximité, permettant ainsi aux utilisateurs de regarder de près les diverses sources d’énergie, ce qui crée chez eux un certain sens de responsabilité psychologique en tant que consommateur. Aussi, les utilisateurs pourront suivre leur consommation en temps réel et apporter des ajustements au fur et à mesure. Cette façon de faire permet aux gestionnaires de formuler des recommandations à l’intention des utilisateurs et de leur donner une bonne vue d’ensemble de leur consommation moyenne.

Le principe du réseau de chaleur et de froid s’inscrit très bien dans le modèle One Planet auquel Zibi adhère, modèle qui regroupe 10 principes qui soutiennent la durabilité et l’écoresponsabilité. Le réseau de chaleur est considéré comme étant neutre en carbone, puisque ses émissions proviennent des décharges d’une autre source. Le réseau de froid, quant à lui, est zéro carbone, puisque sa source d’énergie est entièrement renou­velable. Ensemble, ils forment l’un des seuls systèmes de ce genre au monde et possiblement un nouveau­ modèle à suivre pour les futurs développements immobiliers et de communauté.

Messages des Êtres célestes

En cette période de réjouissances et de non-réjouissances pour certains d’entre vous êtres terrestres, nous vos guides célestes, nous tenons à nous adresser à vous afin de vous remémorer l’importance de ces fêtes qui vont vous permettre de vous réunir, de partager, de communiquer, de vous aimer.

Pour plusieurs d’entre vous, la course aux cadeaux est déjà commencée. Que de questionnements dans votre tête. Vous ne cessez de vous demander : « Qu’est-ce que je peux lui offrir pour lui faire plaisir? Comment je peux faire pour avoir l’argent pour choyer les miens? Que vont-ils penser des étrennes que je vais leur offrir? Seront-ils heureux de mes choix?  Me trouveront-ils généreux? » Et nous, nous éprouvons une très grande tristesse devant votre désarroi. Toute fête terrestre quelle qu’elle soit, se doit d’être l’occasion de se rencontrer, de partager, de se retrouver. Nous n’avons rien contre les échanges de cadeaux, mais lorsque cela devient la priorité, lorsque cela vous stresse, vous inquiète, nous vous disons qu’il est temps que vous compreniez le vrai sens du partage.

Partager c’est aimer. Partager par une lettre, un cadeau fabriqué par vous-même. Une simple carte dessinée avec à l’intérieur un texte d’amour et de reconnaissance pour celui à qui il est destiné, voilà un cadeau céleste. Prendre le temps de dire à ceux qui nous entourent combien leur présence est chère à nos yeux, voilà un cadeau divin.

Qui d’entre vous n’aimerait pas savoir ce que son conjoint, son enfant, ses parents, sa famille apprécie de vous? Qui d’entre vous n’avez jamais été touché en regardant un témoignage d’amour et de reconnaissance d’une personne pour une autre personne, un enfant témoignant les bienfaits que lui ont apportés ses parents ou ses professeurs?

Nous vous le disons, cessez de vous creuser les méninges. Vivez selon vos moyens.  Soyez concis dans vos dépenses. Comment pourriez-vous être heureux de donner, tout en sachant que vous en aurez pour des mois à payer ces achats? Si la personne qui reçoit votre cadeau savait quels tracas cette période de réjouissances vous occasionne, croyez-vous qu’elle serait heureuse de recevoir?

Savoir donner, c’est d’abord et avant tout se donner le droit de décider de la façon dont vous pourrez aimer ceux qui vous sont chers. Savoir donner c’est aussi apprendre à prendre sa place. Apprendre à dire ce qui est et non ce qui vous apparaît être nécessaire ou indispensable de faire pour les autres afin qu’ils vous aiment. Savoir donner c’est d’abord et avant tout donner à votre enfant intérieur de l’amour et de la compassion. 

Combien de gens sont tristes que festivités égalent achats de cadeaux? Combien de parents sont tristes de ne pas pouvoir donner autant à leurs enfants que d’autres parents le peuvent? Combien de fois lisons-nous dans votre cœur cette tristesse qui vous envahit.

Comprenez que pour nous Êtres de lumière, notre priorité est l’amour. Comprenez que vous êtes sur terre pour apprendre à vous aimer, à cesser de vous culpabiliser lorsque vous semblez ne pas pouvoir combler les attentes des autres. C’est vous et vous seuls qui vous fixez des limites trop hautes. Alors prenez le temps d’écouter votre cœur. Soyez heureux, vous le méritez.