Le dépassement selon la célèbre théorie des tontons à calotte…

On a tous une vision personnelle du dépassement. Laissez-moi vous présenter la mienne à l’aide d’un exemple que j’aime bien, celui du conducteur typique du dimanche après-midi que nous appellerons ici le tonton à calotte.

Retrouvons-le donc, par un bel après-midi d’été au volant de son automobile, la calotte enfoncée jusqu’aux oreilles, roulant lentement mais sûrement et sifflotant de bonheur. Comme il n’est pas pressé, il s’installe bien confortablement sur la voie de droite de l’autoroute, prenant bien soin de ne pas dépasser la limite permise par la loi. Il se déplace ainsi en toute sécurité, prenant le temps de regarder le paysage défilant lentement autour de lui. Au début, il trouve ça très agréable de suivre docilement les autres promeneurs du dimanche comme lui. Mais après un certain temps, il commence sérieusement à s’ennuyer et la monotonie le gagne. « Suivre c’est bien beau, se dit-il, mais un petit défi ne me ferait pas de mal. » Il remarque alors que, depuis quelques minutes, des conducteurs plus que téméraires le dépassent à vive allure sur la voie de gauche prévue à cet effet. « Mais ils sont fous à lier, lui susurre subtilement à l’oreille son prudent petit ange lumineux, ils vont se tuer, ma parole ! » Tandis que de l’autre côté, son ange noir réplique avec insistance : « Regarde ces délinquants comme ils sont chanceux. Tu les envies n’est-ce pas? Est-ce que ça ne te tenterait pas, toi aussi, de faire comme eux, de prendre des risques et de rajouter un peu de piquant dans ta vie? ». Notre tonton à calotte ne succombe pas tout de suite. Suivre le troupeau est si sécurisant pour lui. C’est d’ailleurs ce qu’il fait à longueur de journée depuis des décennies. Ne pouvant résister plus longtemps à l’appel du petit garnement en lui qui crie à l’aventure, il fait tourner sa calotte de 180 degrés et, palette pointant vers l’arrière, il s’élance avec fugue sur la voie de gauche, dépassant avec frénésie les autres tontons qu’il suivait depuis des heures. Sa hardiesse le remplit d’une joie vivifiante, allumant l’étincelle dans ses yeux. Il retrouve peu à peu la fougue de ses vingt ans et n’en revient pas de constater l’émergence soudaine de sa délinquance qui, à sa grande surprise, n’était pas morte, mais simplement endormie… Il ne se reconnaît plus!

Pendant ce temps, l’enfant qui s’est éveillé à l’improviste en lui s’amuse follement, vous pouvez me croire. Il s’éclate au volant de sa vieille bagnole devenue pour l’occasion un bolide de course supersonique. Ce faisant, il dépasse ses peurs, transcende ses limitations, passe outre ses anciennes croyances qui le gardaient jadis dans le droit et plat chemin. Il ose enfin se dépasser! Cette escapade sur la voie de gauche se poursuit durant de longues minutes, des minutes inoubliables pour notre tonton. Après quoi, rassasié, repu de son aventure et rempli à ras bord de toute l’énergie qu’elle lui a apportée, il retourne sur la voie de droite, essoufflé certes, mais heureux d’avoir enfin laissé son enfant intérieur exprimer son urgent besoin de dépassement. Plus tard, sait-on jamais, reverrons-nous notre tonton à calotte faire une autre escapade sur la gauche, question de se revigorer un peu, sachant – et c’est là la grande différence – qu’il pourra toujours venir se reposer sur la voie de la facilité et de la sécurité, mais cette fois sans culpabilité.

Si je vous ai raconté cette histoire un peu loufoque, c’est pour vous faire comprendre qu’il ne faut jamais craindre de se placer dans des situations où nous savons que nous aurons à nous dépasser, car ce sont elles qui ont le plus de chance de nous garder alertes et d’entretenir notre jeunesse de cœur. C’est également la meilleure façon d’attirer l’abondance à tout point de vue dans notre vie, de se sentir valorisé et de pouvoir enfin se réaliser au maximum.

Ne rien faire! Pour quoi faire?

Bien installée dans ma maison, j’ai eu envie de ne rien faire : juste rester là, assise dans mon fauteuil préféré et laisser la douceur du silence balayer mes préoccupations de tous les jours.

Ne rien faire n’est pas bien vu dans notre société. Même en vacances. Et pourtant, ne rien faire est un merveilleux moyen d’ouvrir en soi une brèche par où le souffle de la créativité peut se glisser dans notre vie.

Les artistes le savent. Dès que la page blanche reste muette, que les couleurs refusent de chanter sur la toile ou que les notes de musique désertent la partition, ils abandonnent l’action, mettent de côté leur volonté et restent à l’écoute de l’inconscient.

Les artistes comprennent que l’inconscient est une grande marmite qui ne demande que quelques ingrédients pour mijoter une œuvre de création : un peu de technique, une ou deux idées et la capacité de s’ouvrir aux images vivant au fond de soi. Quel plaisir alors de voir jaillir des profondeurs de son être, des plages inconnues et des forêts mystérieuses qui rappellent que l’on est plus grand que ce que l’on croyait être. Se laisser porter par le flot de la créativité, quelle belle façon de ne rien faire!

L’inaction ne met pas seulement notre créativité en lumière. Parfois, elle dévoile nos peurs, nos angoisses, nos colères, nos jalousies, nos frustrations, notre honte, bref, toutes ces choses sombres que nous aimerions refouler pour toujours. Avez-vous remarqué que notre meilleur ami est rarement nous-même? Rester en notre seule et unique compagnie n’est généralement pas notre activité préférée. Seul, nous nous supportons difficilement. Nous nous ennuyons vite. Nous sentons notre vide intérieur. Et pour ne pas vivre trop longtemps avec les parties de nous qui nous dérangent, nous fuyons dans l’activité extérieure, les divertissements ou dans les bras d’amis qui, espérons-nous, écouteront, comprendront et nous aimeront mieux que nous nous aimons nous-même. Il existe pourtant des moyens qui facilitent un face à face avec soi-même.

Il y a de nombreuses années, je me souviens d’avoir été désemparée. Fraîchement débarquée dans une ville étrangère, je me suis retrouvée loin de ma langue natale, de mes habitudes et de mes amis. Je ne connaissais personne. Je me sentais seule. J’ai alors décidé de faire de moi ma meilleure amie.

J’ai pris un cahier, un crayon et j’ai écrit toutes les pensées et tous les sentiments tels qu’ils se présentaient à ma conscience. Embarrassé par la syntaxe et la ponctuation, mon crayon n’allait pas assez vite pour saisir ce qui déferlait en moi. J’ai donc momentanément laissé tomber les règles grammaticales pour donner libre cours au flot intérieur, qui se déversait sur la page blanche comme un torrent trop longtemps réprimé. Cette écoute active m’a été profitable. Non seulement la solitude est devenue un agréable endroit où me retrouver, mais j’ai découvert un moyen efficace de me connaître de plus en plus profondément, tout en me laissant porter par l’inépuisable source créatrice qui vit en moi. Je crois que cette source vit en chacun de nous. Elle n’attend qu’une toute petite brèche pour s’élancer dans notre vie. Elle attend peut-être que vous ayez un tout petit moment pour… ne rien faire.

Ne rien faire! Pourquoi faire? Vraiment?

L’âme et la peur

Et si on faisait fondre la peur, tel un bloc de glace au soleil?

Il existe dans le corps astral de la planète, des égrégores qui se nomment peurs. Ainsi, l’égrégore de la peur de perdre, par exemple, est un amas d’énergie qui s’est développé, cristallisé, par l’ensemble des humains éprouvant la même peur, et ce, depuis que le monde est monde! Chaque fois que nous ressentons la peur de perdre et que nous lui donnons notre pouvoir, nous participons à alimenter, entretenir l’égrégore de cette peur, à l’échelle planétaire! Elle est une portée vibratoire vivante dans notre inconscient collectif.

Voilà pourquoi, il est important pour nous de démystifier, d’exorciser nos peurs. Car la peur nous entraîne dans un engrenage sans fin. Nous nourrissons nos peurs et nos peurs nous nourrissent et ceci devient un cercle vicieux qui se répète constamment et nous développons la peur d’avoir peur… de nos peurs!

Connaissez-vous vos peurs ou avez-vous trop peur de les reconnaître? Certains individus vont camoufler leur peur sous l’égide de l’orgueil. D’autres, laissant leur ego spirituel les évaluer, vont se croire dans leur lumière, au-dessus de la masse, donc au-dessus de leur peur. D’autres feindront de les ignorer par peur de toucher l’insécurité qui les habite. D’autres vont fuir. Certains vont devenir violents pour prendre le contrôle, le pouvoir. D’autres connaissent leur peur et désirent la garder par attachement. Enfin, il y a ceux et celles qui choisissent de s’en libérer pour prendre leur envol, avancer dans le chemin de leur destinée, poursuivre leur mission d’âme. Car tel est le cadeau de la libération de la peur…, la liberté d’être, dans la manifestation de notre âme, de notre essence.

Il y a trois types de peur. La première est celle de la survie, une réaction instinctive à une situation de danger, réaction de survie. La survie est relative. Des êtres humains peuvent vivre très confortablement et se sentir constamment en état de survie. Vous êtes sur la défensive, votre système nerveux central est continuellement en éveil et votre sommeil est affecté. Vous vivez dans l’attente d’être attaqué. Vous n’arrivez plus à vous détendre. Tel est l’état de survie! Vous ressentez la peur d’être attaqué ou la peur de mourir, la peur de la maladie ou la peur de ne pas survivre. La peur crée un enchaînement énergétique qui entraîne de plus en plus la survie. Vous resté figé dans la survie et dans la peur. Votre système nerveux central, votre cerveau ont pris ce conditionnement et le maintiennent. Telle est l’anatomie de la peur! Elle inhibe, paralyse, cristallise votre action, entraînant une paralysie interne de vos systèmes, de vos cellules. Si vous choisissez de passer à l’action pour vous guérir, la première réaction sera la peur. La peur est une réaction à l’action, contrôlée par votre ego!

Prenons conscience que nous sommes tout le temps bombardés de l’extérieur, pour nous aider à développer, maintenir et entretenir la peur de la survie, à l’intérieur de nous-mêmes! La radio, la télévision, les journaux, les films, les livres, les croyances, notre milieu de vie la véhiculent à un rythme effarant. Combien de fois dans une journée seulement, nous entendons parler de meurtres, de maladies, de pénuries, d’insécurité financière. Dans nos propres familles, comment la peur de la survie était-elle vécue? De quelles peurs avons-nous héritées qui ne nous appartiennent pas, au départ?

L’état de survie est créé par une insécurité. L’insécurité est créée par un manque d’autonomie interne. Un manque d’amour envers soi-même, ne reconnaissant pas notre âme, notre divin. Nous avons oublié totalement qui nous sommes! Des êtres de lumière! Des êtres d’amour! L’amour que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes est beaucoup plus puissant que toutes nos peurs réunies. Nous avons la capacité de nous libérer, autrement, l’évolution perdrait tout son sens. Cessons d’être des automates.

Le deuxième type de peur, sont les peurs karmiques. Lorsque notre âme arrive sur la planète terre, elle revêt son manteau karmique. Ces peurs, vécues de vie en vie, se répètent aujourd’hui, pour les transformer. Nous recréons nos peurs, et, par le fait même, nous les vivons déjà. La peur d’être rejeté, la peur d’être abandonné, la peur de perdre, la peur de quitter le plan terrestre, sont les peurs principales. De ces peurs découlent la peur de souffrir, la peur d’aimer, la peur d’être blessé, etc. La liste est longue.

Nous retenons sans cesse l’élan de l’amour que nous désirons vivre dans ce besoin essentiel d’aimer dans notre quotidien. Nous perdons notre spontanéité. Nous nous contrôlons très bien, consciemment ou inconsciemment, peur du ridicule, peur d’être jugé, etc. Nous sommes malheureux! Nous sommes fatigués et déçus car la fluidité de la décristallisation qu’est l’amour inconditionnel s’en trouve bloqué. Et pourtant nous sommes millionnaires à l’intérieur de nous-mêmes. Nous possédons tous, sans exception, un joyau inestimable, l’étincelle divine!

Le troisième type de peur, sont les peurs intra-utérines. Lorsque l’âme s’incarne dans le fœtus, tout, devient une vibration captée par celui-ci. Les peurs de la mère, du père, des êtres humains l’entourant peuvent devenir les siennes, car le fœtus développe une intelligence, une conscience de tout son environnement immédiat! Encore là, il est possible de s’en libérer.

Finalement, les peurs que nous rêvons la nuit sont des messages de notre inconscient pour nous aviser qu’il est grand temps que nous prenions conscience de cette peur qui entrave le mouvement de vie de notre âme, dans le moment présent.

L’antidote de la peur est l’amour! Ayez l’humilité de la reconnaître, enveloppez-la d’amour et passez à l’action, car le mouvement crée la décristallisation et la peur crée la séparation. Ne combattez pas votre peur, accueillez-la! S’accueillir dans sa peur la désamorce, la combattre la nourrit. Aimer et accueillir permet une circulation d’énergie. L’amour crée la fluidité. Votre âme sait, connaît ce que vous vivez et elle peut vous aider. Vos guides vous accompagnent toujours, vous aident et vous supportent si vous le demandez! Priez, à votre manière! Si votre âme vous dirige vers les régressions avec guérison pour les peurs karmiques très profondes, allez-y! Non seulement à ce moment-là, nous transformons notre karma, mais nous diminuons la peur dans notre inconscient collectif et dans l’égrégore des peurs. Telle est notre grandeur! Telle est notre puissance d’impact dans notre lumière!

Maintenant que la peur n’est plus un mystère, qu’en ferez-vous? À vous de choisir.

GPS et chemin de vie

Émettez votre intention et laissez l’univers s’occuper des détails. Faites confiance au processus*.
Il y a quelques mois, j’ai acheté un GPS, ce petit ordinateur de bord qui nous amènent à bon port, ma voiture et moi. Finis les détours inutiles, les erreurs de parcours et le temps perdu. Je ne peux plus m’en passer, surtout, qu’à chaque voyage, il me rappelle le processus de coaching, le pouvoir de l’intention et mon propre pouvoir (mon GPS interne) dans l’atteinte de mes objectifs.

À partir de mon point d’origine, je n’ai qu’à préciser à mon GPS où j’ai l’intention d’aller. Je peux même programmer plusieurs destinations en même temps puisqu’il les garde en mémoire. Je n’ai pas à me préoccuper de l’entre-deux car des satellites, quelque part dans l’univers, se chargent de me diriger dans la bonne direction, de m’indiquer les principales étapes à franchir et, si nécessaire, les endroits où me reposer et me restaurer. Pour ma part, je n’ai qu’à me concentrer sur le moment présent tout en imaginant avec joie comment sera ma vie à destination.

L’univers a entendu votre intention et se met au travail pour amener dans votre vie les gens, les lieux et les événements qui concrétisent votre intention. Il existe un terme décrivant cette ouverture : la réceptivité*.

Pour m’accompagner et me faciliter la tâche, une petite voix, à travers le GPS, me prévient à l’avance où et quand tourner, quelle direction prendre et, parfois aussi, quel itinéraire alternatif privilégier pour éviter les accidents de parcours ou, mieux, faire de merveilleuses découvertes.

Je crois que si vous écoutez la voix de votre cœur, les portes s’ouvriront là où vous ne saviez même pas qu’il y avait des portes*.

Si je me trompe, si je m’embourbe sur le chemin ou si je désire simplement faire un détour, la petite voix s’empresse de me rappeler quel itinéraire j’ai choisi. Je suis toujours libre de la faire taire, mais nous pouvons aussi, ensemble, choisir de modifier mon parcours si celui que j’ai choisi ne me convient plus autant, si je souhaite aller moins vite ou explorer davantage d’autres possibilités avant de poursuivre ma route.

Mon GPS interne, ce fil invisible qui m’attache à mes objectifs et à mon chemin de vie, en collaboration avec la petite voix, mon intuition, m’ouvrent alors un nouveau chemin. Confiante en eux, je n’ai pas peur de m’aventurer dans l’inconnu.

Paradoxalement, ce que nous désirons survient exactement au moment où nous cessons d’avoir peur*.

Une belle métaphore à utiliser en coaching, non? Et une histoire que je vous invite à poursuivre!

* Les citations proviennent de : Carol Adrienne. Votre mission de vie, Éd. du roseau, 1999.

Le moi créatif et passionné

« Le plaisir engendre la passion, la passion crée l’émulation, la créativité et le dépassement professionnel », citation de Jean-Luc Tremblay, auteur du livre « La performance par le plaisir ».

J’ai présenté une conférence à l’Université du Québec en Outaouais le 14 novembre dernier, intitulée : « Rire et plaisir… utile ou futile? ». J’ai amené mon sujet en énonçant un paradigme perdu :

  • croire qu’une vie sans malheur est la quintessence du bonheur,
  • croire que l’on naît heureux.

En effet, même si je l’ai longtemps pensé moi-même, il est illusoire de croire que le bonheur se définit par l’absence de malheur. Selon le Dr Murray Banks, psychiatre et auteur, « On ne naît pas heureux… on apprend à l’être. On apprend à s’adapter à la vie comme on apprend à jouer au tennis ou à danser », dit-il.

Cela dit, pourquoi parler du rire et du plaisir comme expression du moi créatif et passionné? Pour ma part, j’ai découvert qu’il y avait des pistes propulsantes du côté du plaisir. Je n’ai pas fait le tour de la question, bien sûr! Cependant, je m’y intéresse vivement, car le rire et le plaisir ont un effet puissant sur la passion et la créativité, et sur la santé physique et psychique, en général. Le plaisir est une force vive qui nous aide à nous réaliser à notre plein potentiel. C’est une pulsion qui nous rend vivant, vibrant. Faut-il le rappeler, la créativité et la passion ont conduit l’homme aux confins de la planète, à la conquête des étoiles et l’ont mené aux plus grandes découvertes scientifiques et technologiques que nous connaissons aujourd’hui. La passion et la créativité ont aussi donné au monde ancien et moderne les plus grands penseurs, les plus grands créateurs dans toutes les sphères de l’activité humaine.

Sur les traces de l’optimiste!
Au départ, les personnes optimistes traversent la vie avec entrain et sont en meilleure santé que les autres. Des recherches menées à l’Université de Pittsburgh ont montré que les optimistes avaient une pression sanguine plus basse que les pessimistes. De plus, les patients optimistes sont ceux qui récupèrent le mieux à la suite d’une opération et qui reprennent le plus rapidement leurs activités professionnelles.

Vous l’avez sûrement observé aussi : les optimistes sont enthousiastes, actifs et confiants en la vie. Ce sont des bâtisseurs! Ils pavent la voie et on aime les suivre. Ils nous entraînent dans leur sillage, car ils savent voir le beau côté des choses. Les optimistes font preuve d’ouverture; ils vont spontanément vers les autres, sans masque. Ils ont une capacité à être eux-mêmes, collés à la réalité ici et maintenant. Les pessimistes, eux, appréhendent la prochaine tuile qui leur tombera sur la tête. Ils se croient perpétuellement dans un monde plus hostile qu’il ne l’est en réalité. Au moindre échec, ils se replient sur eux-mêmes. Ils ont peur du rejet au point de vivre en retrait, figés dans l’évitement. Ils rongent leur frein en blâmant le monde entier de leurs malheurs. Alors, sachant que « l’on est ce que l’on pense », on doit prendre conscience de ses pensées négatives si l’on veut changer sa perception des choses et de la vie. Il y a donc un état d’esprit à transformer. Cette transformation découle d’un choix rationnel et conscient : cultiver des pensées positives afin de faire face aux adversités avec courage. « Le bonheur se trouve au fond de soi, dans une âme sereine », affirme le Dr Murray Banks.

Dans son livre « La guérison par le plaisir », le Dr Yvon Saint-Arnaud, psychologue, parle de la « jouissance d’exister ». Cette « jouissance d’exister » dit-il, « passe par la jouissance de faire ». Par exemple, faire des études, du sport, du jardinage, du bricolage, de la peinture, du bénévolat et le reste, amènent « la jouissance d’être, d’exister ». Il y a forcément dans le passage à l’action, un sentiment d’accomplissement, de réalisation de soi. Ce sentiment d’accomplissement répond à des besoins psychiques fondamentaux tels les besoins de liberté, de créativité, d’amour, de reconnaissance, entre autres. Voilà donc pourquoi il importe de changer le dialogue intérieur avec l’inconscient. Commençons par regarder ce que l’on a au lieu d’envier le voisin. Tâchons de faire preuve d’humilité afin d’assumer notre part de responsabilité dans ce que nous vivons, sans pour autant nous taper sur la tête. Ne perdons pas de vue que, chaque geste posé et chaque parole prononcée tissent notre bonheur ou notre malheur.

La persévérance, une piste…
Il importe de concentrer nos efforts dans tout ce que nous entreprenons et jusqu’au bout! Pourquoi sortir de la zone de confort? Pourquoi dépasser les peurs? Eh bien, pour rester vivant! La vie est une adaptation constante face aux différents défis qui se posent à nous, quotidiennement. Retenez bien que tout ce qui débute par une passion, un rêve, doit être soutenu par un degré substantiel d’enthousiasme et de persévérance. En clair, il ne suffit pas de rêver. On doit maintenir les efforts, multiplier les démarches jusqu’à ce que notre objectif, notre rêve aboutissent.

Un tissu d’enchantement
Tendez la main, offrez un sourire, cultivez l’humour, ouvrez votre cœur; vous tisserez de l’enchantement autour de vous. Vous verrez, c’est contagieux!

La voie sans issue

« Les autres s’arrangent pour que je me sente coupable de me choisir. Et ça marche. Je finis par faire plaisir aux autres et je me laisse tomber. C’est eux le problème; ils pourraient bien faire un effort! »

Les autres sont-ils vraiment un problème pour moi?

J’ai peur de faire de la peine à l’autre! J’ai peur de le blesser! J’ai peur qu’il vive du rejet! J’ai peur qu’elle tombe malade si je parle! Je dois la ménager! Je vais la faire mourir!

Mon inquiétude pour l’autre m’empêche de sentir ce qui se passe chez moi : j’ai peur de perdre la relation si j’ose le dire, si je pose mes limites, ou si j’exprime mes émotions!

Au fond c’est moi qui vis la peur du rejet, de perdre la relation et je projette cette peur sur l’autre, en étant convaincu qu’elle lui appartient. Si je parlais de moi, de ce que je ressens, cela pourrait donner : « J’ai tellement de peine à l’intérieur de moi. J’ai tellement été blessé souvent dans mon enfance. J’ai tellement mal d’avoir vécu le rejet ». S’inquiéter continuellement des émotions des autres est une façon de fuir notre propre souffrance.

Il est impossible de vivre une relation sans frustration car nous sommes tous des êtres distincts et que les choix de l’autre ne peuvent pas nous convenir à tout moment. Ce qu’il y a derrière est une peur existentielle de se choisir et de perdre la relation. Cette peur est souvent liée à une douleur d’abandon de la petite enfance ou une menace que l’enfant a vécu de perdre la relation. Je peux tenter de satisfaire les besoins de l’autre pour éviter de ressentir l’ampleur de cette peur, mais je risque de vivre frustration sur frustration et d’aller jusqu’à la dépression.

Assumer la satisfaction de ma vie, c’est me donner la liberté; assumer la satisfaction de la vie des autres, c’est risquer de me détruire. Cela ne peut se faire sans prendre le risque de faire face à nos peurs et de perdre des relations. Chaque être humain, au cours de son existence, sera confronté à plusieurs reprises à cette opportunité qui va le ramener à son droit fondamental : celui d’exister. Dès que je me choisis, je me donne le droit d’exister, je prends ma place.

Se choisir n’a rien à voir avec le narcissisme ou l’égoïsme. Se choisir, c’est de dire sa vérité sans se couper, en restant en contact avec sa vulnérabilité, contrairement à la personne narcissique qui ne pense qu’à elle et qui s’assure que tout tourne autour d’elle. Le narcissique ne se choisit pas pour évoluer, il est coupé des autres, il n’est pas concerné par les émotions d’autrui et préoccupé uniquement de sa personne.

C’est un piège en thérapie que je rencontre souvent. Les gens se détournent de l’enfant à l’intérieur d’eux qui souffre en silence depuis des années parce que personne ne s’est intéressé à sa détresse. Aujourd’hui, en thérapie, c’est l’adulte qu’ils sont devenus qui demande encore à l’enfant en eux de se comprendre, d’être raisonnable, de se taire. Si je laisse tomber, encore une fois l’enfant qui souffre en moi, je continuerai à souffrir et reproduire la souffrance. Les conséquences de ce choix vont s’avérer dévastatrices tant pour moi que pour tous ceux qui sont en relation avec moi.

Finalement, je ne peux changer mon passé, mais je peux en changer les conséquences dans ma vie d’aujourd’hui. Nous n’avons pas grand pouvoir sur les événements qui arrivent chaque jour, mais il nous est possible d’en avoir dans la façon d’y faire face et d’en atténuer les conséquences.

Bienvenue dans le monde de la liberté

Nous te souhaitons aujourd’hui la bienvenue dans le monde de la liberté.

Mais avant d’entrer, tu dois recevoir quelques consignes afin de préserver ton droit à la liberté.

Afin de préserver ce monde de la liberté, tu dois te dépouiller de ce qui t’a limité dans ton passé.

Alors regardons ensemble ce que tu dois reconnaître et libérer pour entrer dans le monde de la liberté.

Libérer toute forme d’obligation
Il semble évident que l’obligation ne peut coexister avec la liberté. Alors garde-toi de t’obliger à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisqu’ici personne n’est forcé ni obligé. Donc, tu devras toujours vérifier avec toi-même dans l’instant présent si tu es fidèle à ta vérité du moment. En respectant toujours ta vérité, tu ressentiras de plus en plus l’amour que tu es. Et sache que la voie de l’amour est l’honnêteté avec soi-même et les autres.

Libérer l’attachement
L’attachement est le virus le plus nuisible au monde de la liberté. Garde-toi de t’attacher à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisque l’attachement est la source de toutes les souffrances de ton passé. Souviens-toi que la vie est en perpétuelle expansion, alors reste ouvert à tout ce qui est et tu deviendras illimité.

Libérer la comparaison et la jalousie
Comme tous les êtres se respectent dans le monde de la liberté, chacun devient original et unique. Et tous bénéficient de l’originalité de chacun afin de cocréer constamment de nouvelles réalités. Alors sois toi-même en toute liberté sans jamais te comparer.

Libérer la possession
La possession est absolument inutile dans le monde de la liberté puisqu’ici, chacun de tes besoins est aussitôt comblé par le pouvoir de ta pensée. Ici, les êtres connaissent et utilisent le pouvoir créateur de leur pensée. Alors veille sur tes pensées et pense à ce que tu veux, plutôt qu’à ce que tu ne veux pas. Et souviens-toi que toutes tes créations doivent respecter la liberté de chacun.

Libérer la culpabilité et le jugement
Tu n’auras plus besoin de ces anciennes énergies du karma puisqu’ici tout est amour. Afin de préserver ce droit fondamental, l’amour, tu ne dois jamais te juger ni juger personne. Dans le monde de la liberté, le jugement n’existe pas parce que chacun vit dans le respect de lui-même et des autres.

Libérer la séduction et la dépendance
Ces énergies n’ont aucune raison d’être dans le monde de la liberté. Parce qu’ici personne ne possède personne et personne ne dépend de personne. Tous les êtres qui habitent ce monde sont souverains.

Libérer le besoin, les conditions et les attentes
Le besoin d’être aimé est un non-sens dans le monde de la liberté parce que chacun sait qu’il est lui-même l’amour. Ici, tous les êtres manifestent l’amour et personne n’est dans le besoin. Alors tu auras la totale responsabilité de t’aimer inconditionnellement en respectant ta liberté d’être. Souviens-toi que l’amour véritable n’a ni besoin, ni attente et ni condition.

Libérer les limites
Dans le monde de la liberté, les limites n’existent pas. Si tu veux y demeurer alors reste ouvert au grand mouvement perpétuel de la vie et tu grandiras avec elle dans les espaces infinis de l’éternité. Souviens-toi que l’abondance est ton droit de naissance donc, ne te limite jamais.

Libérer la peur et la mort
En t’aimant inconditionnellement, la peur va se dissoudre. Tu saisiras que la mort est une mémoire émotionnelle à traverser et tu comprendras enfin que c’est la peur et la croyance en la mort qui maintiennent le monde de l’illusion. En traversant la peur, tu traverseras la mort et tu t’éveilleras à la vie éternelle. Alors cesse de compter tes anniversaires et élimine tous les rituels qui te gardent prisonnier de l’illusion. Vis dans l’éternel présent et cesse de compter les années puisque le temps n’existe pas. Dans le monde de la liberté, fais de chaque jour une célébration.

Alors, cher être d’amour, à compter d’aujourd’hui, tu auras toute la liberté de te respecter et t’aimer en te choisissant en tout temps. Plus d’obligations puisque tout ce que tu expérimenteras, tu le feras en toute liberté. Alors réponds à chacun de tes besoins et tu verras que l’amour en toi reprendra sa juste place. En t’unissant à l’amour en toi, tu sortiras définitivement de l’illusion et l’ego tirera sa révérence devant l’humilité du cœur.

Lorsque tu te seras enfin reconnu dans ta lumière, tu deviendras comme Jonathan le goéland et dans une joie profonde, tu reconnaîtras enfin que tu as quitté la survie pour renaître à la vie. Dans ce retour à l’amour absolu pour toi-même et les autres, tu ressentiras une profonde compassion pour la famille universelle. Alors, par ton propre rayonnement, tu les guideras et les accueilleras à ton tour dans le monde de la liberté.

Voici la devise du monde de la liberté : reste en paix qui est libre!

Oser se recréer pour se sentir vivant!

Quelle est la part de vie qui crie si fort en moi?
Pourquoi ne pas écouter cette voix intérieure qui m’appelle? Pourquoi ne pas suivre mon instinct basique? Mon intuition qui me chuchote au creux de l’oreille que ma vie n’est pas celle-ci, qu’une autre m’attend…

Je me souviens de ces moments privilégiés où j’ai été en contact avec cet élan de vie qui n’avait qu’une seule intention : me pousser hors de mes propres croyances limitantes, me permettre de passer de la SURvie (épuisante et étouffante) à la VIE.

Vivre enfin! Pour Soi et pour offrir le meilleur de Soi.

Pour se découvrir autrement, se révéler à soi et aux autres dans la simplicité, le naturel et l’harmonie.

Aujourd’hui, j’y crois. Oui ce passage existe. Oui il est possible pour chacun d’entre nous. Nous sommes nombreux dans cette quête universelle de sens. Redécouvrir le sens profond de nos vies pour nous ANIMER (lat. animus = âme).

J’aimerais vous partager une de ces expériences de vie qui la transforme à jamais.

Un cheminement personnel vers une autre vie.
Il m’a fallu une dizaine d’années pour réaliser que ma vie ne me ressemblait pas, que j’y jouais un rôle de figurante. Ce constat fut d’ailleurs fort douloureux mais de cette prise de conscience, j’ai su qu’un nouveau chemin allait se dessiner… Il vint à moi d’une façon très inattendue…

Alors que je vivais en France, dans un certain confort de vie matériel et professionnel, le signe de cette nouvelle voie apparut sous la forme d’un licenciement. Je perdis mon emploi.

Ce n’était malheureusement pas la première fois, je savais que je pouvais rebondir mais cette fois, ma petite voix m’interpella : Es-tu sûre de vouloir recommencer ici? N’y avait-il pas un rêve qui sommeille en toi? Ce changement n’est-il pas l’opportunité que tu attendais secrètement? À ce moment précis, je ne pouvais plus me mentir ou enfouir mes rêves au profit d’une forme de sécurité. Je me trouvais alors à la croisée des chemins, des questions existentielles m’habitaient, j’étais à la recherche d’un sens plus profond à donner à ma vie.

Malgré les peurs, les angoisses, les doutes, je sentais une force inexplicable, une aspiration profonde, une forte intuition à repenser ma vie autrement. À m’ouvrir à de nouveaux horizons… C’est à cette période, en ayant l’impression de prendre des décisions « folles », de « lâcher mon fou » que je me laissais guider vers ce qui me donnait de l’espoir, de l’énergie, de l’enthousiasme et je commençais mes démarches d’immigration pour le Québec…

En l’espace de 6 mois, je quittais mon emploi, mon appartement et j’obtenais un visa.

A 33 ans, je larguais les amarres et m’envolais littéralement vers d’autres cieux… Ce jour marqua la fin d’une époque de ma vie et un point de non-retour. Quelle expérience extraordinaire de libération, de lâcher-prise, de dépassement, de confiance profonde en Soi et en la Vie.

À partir de ce moment-là, j’ai vécu les instants les plus exaltants de mon existence. Je m’autorisais enfin à VIVRE. À Être moi-même. J’étais LIBRE.

À mon arrivée ici, je réalisais que TOUT était à reconstruire. Mais peu importe, je voyais cette tâche comme un jeu. J’avais enfin le pouvoir de créer une vie à mon image, teintée de mes valeurs et de mes aspirations…

J’ai entrepris ce chemin en me laissant guider par mon intuition, porter par mes émotions et mon ressenti.

Jamais je n’avais agi ainsi de ma vie… Quelle expérience troublante mais ô combien enrichissante!

Dans les mois qui ont suivi mon arrivée, je prenais des cours d’art, j’entrepris l’écriture de mon premier livre « Si j’osais! Comment développer notre liberté d’être » et tout ce dont j’avais besoin pour vivre était là. Je trouvais un emploi, je trouvais un logement par hasard et j’avais des revenus suffisants même s’ils étaient moindre qu’auparavant, ma vie était d’une toute autre qualité…

Bref, à partir de ce jour-là la Vie n’a cessé de me donner ce dont j’ai profondément besoin afin de me permettre de réaliser ce qui est vraiment essentiel pour moi. Elle me protège et me donne chaque jour les autorisations dont j’ai besoin pour réaliser mon chemin de vie et lui rester fidèle : j’ai écrit un livre, ce qui était un grand rêve, j’ai créé une conférence vivante « Être » (nouveau concept) ainsi qu’une troupe. Nous avons joué au Monument National à Montréal en septembre dernier et que nous rejouerons au printemps 2010, j’ai rencontré l’amour profond et je suis sur le point de mettre un enfant au monde…

Tous mes rêves ont été entendu. Et je sais qu’il peut en être autant pour chacun d’entre nous. Une forme d’équilibre se met progressivement en place entre les besoins matériels et les vraies aspirations qui trouvent leur place.

C’est d’ailleurs le message que je porte et que je communique dans mes formations, mes conférences et mon livre. Nous avons tous cet immense potentiel en nous. Notre Être est vivant. Il est temps de tendre l’oreille à notre petite voix et de nous laisser surprendre, émouvoir, toucher pour VIVRE intensément en toute conscience du privilège que la vie nous fait, de cette grâce qu’elle nous offre et de cette abondance dont elle est si généreuse. L’heure a sonné d’être à l’écoute de ce que vous portez profondément en vous.

Soupirs assoiffés

Sentiment d’épuisement, de mal vivre, de manque d’air. Laisser derrière moi ce monde de bruits et de contraintes… J’ai besoin de vacances!

Trouver la paix dans le silence et la solitude, y abandonner mes soucis ou plutôt en prendre la juste mesure et y découvrir cette part d’activisme qui me donne bonne conscience. Le silence ne fera-t-il pas résonner le vide de mes coquilles?

Découvrir que le silence n’est pas le vide, mais au contraire qu’il est habité, qu’il me parle. Mon corps en dit souvent plus si j’y prête attention. Ainsi, la mouche indésirable me fait prendre conscience que, comme elle, je cherche sans relâche et en dépit des vitres sur lesquelles je me cogne, la lumière qui m’appelle.

Se dépouiller non seulement du superflu, mais aussi de tout ce qui me soucie pour enfin atteindre ces choses subtiles qui me diront que je suis aimable, que je suis aimé : n’y aura-t-il pas là, en vacances, quelque source de paix et de bonheur?

Retrouver au creux du silence cette force qui m’habite, mais que je veux contraindre à travailler pour une fin autre que la faim pour laquelle elle est faite : l’amour de soi, l’amour des autres, l’amour de l’Amour…

Errer sur des chemins d’ombre et de lumière à l’image de ma vie. Ombres des cryptes, naturelles ou humaines, manquant d’air et de soleil et produisant un sentiment d’enfermement apeurant. Pourtant, en y prêtant attention autrement, ne s’y cache-il pas des beautés à couper le souffle? Que penser de la lumière d’un soleil, tantôt trop brillant pour les yeux ou trop chaud pour le corps, mais à l’effet bienfaisant quand il reste tempéré ou que trop fort, il souligne l’assoupissement du monde qui y reconstitue ses énergies?

Vivre ce temps des vacances comme un plongeon en eaux profondes pour y nommer mes blessures secrètes et y accueillir une force de vie qui les guérisse. Car on ne plonge pas en eau profonde sans un peu de préparation, sans se mettre à nu, sans laisser sur le bord tous les effets qui encombreraient une telle plongée, sans revêtir ce qui permettra d’opérer avec succès cette descente au cœur de moi-même.

Surmonter mes peurs qui peuvent prévenir des vacances salutaires. Monde étranger que celui du silence et de la solitude! Oser vivre cet autrement des vacances. Prendre le risque de cet inconnu et découvrir l’enchantement d’une rencontre. Avoir cette audace d’aller vivre ce qui, une fois rencontré, laissera sur les lèvres non un goût d’amertume, mais au contraire celui d’un vrai « au revoir ».

Me donner l’occasion de creuser mon puits, d’en dégager les abords, d’en réparer les margelles. Reprendre goût à la saveur oubliée de son eau. Dieu qu’elle sera fraîche! Elle sera là pour assouvir toute soif! Ne le savais-je pas? L’ai-je oublié?

M’émerveiller devant ce qui est là, et ce, sans y être pour rien si ce n’est que de s’ouvrir pour recevoir. Faire l’expérience de la gratuité, de ce qui m’est offert en abondance : la vie, la nature, l’amour qui s’y manifeste sous des formes infiniment renouvelées. Comme devant un tableau de maître, ne pas se contenter d’une première impression, mais lui accorder un peu plus d’attention. Quel enchantement s’y dévoilera? Quel discours muet y fera entendre une parole toujours neuve qui libère et qui guérit! Quel plaisir d’y plonger corps et âme!

Me laisser dévoiler un peu plus le mystère de la vie et de son langage tout aussi mystérieux. Méditer sur les choses les plus insignifiantes et qui, tout à coup, semblent parler avec une telle abondance que tous les livres de la terre ne sauraient y suffire. M’offrir un temps où mon expérience se forgera dans la relecture de ma propre vie en dialogue avec l’univers, ce grand livre de la vie et du silence habité.

Laisser venir à moi cette abondance qui s’offre d’apaiser ma peur de manquer. Cette abondance œuvre d’une présence autre qui seule peut assouvir ma soif d’être, d’exister, d’aimer et d’être aimé, infiniment, sans condition, gratuitement? Encore me faut-il accepter de m’y ouvrir, car si cet amour est là, disponible et sans condition, il est trop respectueux pour s’imposer à moi.

Heureux qui s’ouvre au silence qui parle, il y entendra la parole qui fait vivre l’abondance!

La folle histoire de l’ego

Il nous serait bien difficile de décrire et de définir précisément ce qu’est l’ego! Tantôt, il est une entité abstraite, diffuse et cérébrale responsable de nos souffrances et de nos malheurs, tantôt il désigne une personne qui s’affirme avec trop d’insistance, narcissique ou encore égotique. L’ego reste par définition subjectif selon nos croyances, notre parcours, nos expériences, nos blessures ou même selon l’endroit du monde où nous vivons. Mais en réalité, savons-nous vraiment ce qu’est l’ego? Il a pourtant un visage, une histoire et il est soumis aux lois universelles. Je vous invite donc pour un voyage historique et pour une présentation déroutante de l’ego.

Dans des temps très anciens, il existait le premier monde nommé Lémurie, l’être humain y vivait en permanence connecté aux mondes spirituels et avec son âme! Nous communiquions avec les esprits de la nature, avec les êtres extraordinaires qui peuplaient la terre, avec toutes les formes vies et avec nos guides spirituels. Les émotions, les pensées négatives n’existaient pas encore telles que nous les connaissons aujourd’hui. À cette époque lointaine, l’ego était juste un champ énergétique qui avait comme fonction le maintien en cohésion de tous nos corps, de nos multiples aspects (personnages intérieurs) et l’être unique que nous sommes. Un jour, le sentiment de la peur est apparu, nous nous sommes sentis abandonnés, coupés de notre âme et des mondes de lumière. À cet instant précis, comme nous sommes des créateurs, nous avons donné vie à notre ego pour qu’il prenne le relais pour nous protéger des multiples dangers que recèle l’existence sur notre planète. À partir de ce moment, toutes les émotions négatives, le monde du bas-astral et notre lente descente vers l’ignorance a commencé à prendre forme. Ainsi commença le long voyage de l’ego qui, à travers les millénaires, est devenu un mastodonte étouffant, nous empêchant de vivre, nous rendant malheureux, provoquant des guerres et qui a pris le contrôle de notre monde. À chaque fois que nous sommes dans la peur, la haine, dans le jugement, l’ego par le truchement de nos personnages intérieurs déséquilibrés devient notre petite voix intérieure guidant nos pas. Pour notre plus grand malheur, notre ego nous connaît mieux que nous-mêmes, il connaît toutes nos peurs, nos frustrations, nos jalousies, nos pulsions meurtrières et tous les personnages intérieurs que nous refoulons et dont nous ignorons même l’existence. Tenez-vous bien! Il a même appris à se faire passer pour la voix de l’âme. Mais n’oublions pas que nous lui avons demandé de nous protéger et dans ce sens, il a parfaitement accompli sa mission. Pour bien comprendre le fonctionnement de notre ego, à chaque fois que nous voulons le faire disparaître ou que nous le renions au lieu de le pacifier et de l’aimer, il devient encore plus puissant. Même, la croyance fortement ancrée que notre âme n’a pas d’ego a été générée par lui pour se préserver à tout jamais de perdre son pouvoir sur nous. Puisque notre âme pour maintenir en cohésion ses multiples aspects, ses corps subtils et d’être unique dispose aussi d’un ego. Elle quittera cette enveloppe énergétique seulement au moment où elle aura choisi de se reposer en se dissolvant dans la conscience non manifestée.

Quand nous commençons à travailler sur notre ego, nous avons beaucoup de peine à le débusquer puisqu’il se dissimule aisément dans nos actions qui nous semblent juste, derrière ce que nous croyons être nos qualités, dans nos succès apparents, derrière nos gentillesses calculées, derrière nos paroles paraissant rationnelles ou sages et surtout derrière les vérités immuables acceptées par la grande masse. Ses ruses sont innombrables et souvent diaboliques. Ne dit-on pas que l’enfer est semé de bonnes intentions… Rien n’est plus vrai. L’ego essayera toujours de nous faire croire que c’est l’autre qui a un problème d’ego ou plus sournoisement, il nous convaincra que nous sommes moins malades. Ce déni, va simplement le préserver d’un éventuel travail. Il est le Maître incontesté de l’hypocrisie, des faux-semblants, de la fausse modestie et du contrôle. Ses capacités à détourner constamment notre attention et de vouloir systématiquement contrôler notre environnement sont effrayantes.

Pourtant, l’ego peut réellement devenir un allié si vous l’éduquez. Faites connaissance avec lui, demandez-lui pourquoi il agit ainsi à chaque fois que vous avez envie d’explorer la vie, demandez-lui pourquoi l’existence sur terre lui fait si peur, exigez de lui des explications quand il veut saboter votre bonheur, apprenez à le rassurer comme le ferait un bon père ou une bonne mère. Avec le temps, il cessera peu à peu de vous empêcher de vivre pleinement votre vie et de vous réaliser. L’ego est juste un enfant qui a peur! Certes souvent effrayant, mais il reste toujours un enfant! Abandonneriez-vous, laisseriez-vous pour compte votre propre enfant sous prétexte qu’il vous dérange? Pacifier l’ego est une de nos missions fondamentales sur Terre pour nous réaliser et pour vivre dans la paix et l’amour.

Tant que nous ne prendrons pas conscience que nous lui avons donné vie et que notre responsabilité en tant que créateur est de le pacifier, de l’aimer et de le comprendre pour qu’il devienne à nouveau cette enveloppe énergétique, notre ego dictera toujours nos intentions et nos actions.