Comment effectuer des changements en soi… dans sa vie

Pouvons-nous accepter l’idée que nous n’avons rien à changer en soi? Nous sommes divins, nous sommes parfaits et notre soi possède toutes les qualités intrinsèques à sa nature divine : la bonté, la compassion, la générosité, la sincérité, l’honnêteté, la vérité, etc. Tout ce que nous avons à faire est de cesser de résister à qui nous sommes. Renversons la vapeur et utilisons notre énergie à faire grandir l’abandon et la confiance en notre soi divin et en l’univers.

La direction pour la manifestation de notre plein potentiel nous arrive de l’intérieur à tout instant, ainsi que l’énergie pour actualiser ces pas.

La première étape consiste à accepter de devenir qui je suis et à dire oui à l’expression de mon être créateur.

Une des raisons majeures pour lesquelles il nous est difficile de nous percevoir différemment et d’accueillir le meilleur dans notre vie est la culpabilité ou le ressentiment que nous entretenons face à nous-même. La culpabilité bloque l’éveil de conscience et l’ouverture à l’énergie du présent. Elle nous retient prisonnier du passé.

Ces sentiments résultent des erreurs et fautes que nous pensons avoir commises autrefois. Nous avons fait de notre mieux à chaque instant; nous avons agi selon notre perception et notre ouverture de conscience du moment. Tout ce que nous avons été, tout ce que nous avons accompli fait en sorte que nous sommes qui nous sommes maintenant… en train d’écrire cet article, ou en train de le lire! Tout devait se passer exactement comme c’est arrivé. Nous devenons qui nous sommes et nous sommes toujours à la bonne place au bon moment, en train d’accomplir l’action juste… qui nous amène au prochain moment, à la prochaine action, étant de plus en plus éveillés, conscient aimant.

Ainsi la seconde étape consiste à se pardonner. Tout ce qui s’est passé était nécessaire pour apprendre à pardonner! Se pardonner nous donne la permission d’être ce que nous choisissons d’être; nous donne le droit de disposer librement de nous-même, dans le présent.

Tirons une leçon de ces supposées erreurs du passé et commençons enfin à vivre en harmonie avec nous-même.

Prendre l’habitude de se pardonner nous amène à nous accepter, à laisser le meilleur émerger de nous. S’accepter fait en sorte que nous n’avons plus besoin de nous pardonner, parce qu’il n’y a plus de blâme, de condamnation.

Accordez à cette seconde étape une attention particulière. Passez en revue tous les événements ou situations du passé pour lesquels vous vous en voulez. Écrivez par exemple : « je ne me suis pas pardonné de »… ou « je m’en veux encore de »… ne négligez rien. Accordez-vous le pardon avec une grande compassion et toute votre sincérité. Ressentez profondément votre pardon. Puis enveloppez-vous de l’amour du Divin, à votre façon.

Plus vous prendrez l’habitude de vous pardonner, moins vous serez enclin à juger les autres. Car accepter les comportements d’autrui est l’indicateur de votre degré de bien-être et d’amour de vous-même. L’étape du pardon sincère envers vous-même étant accomplie, vous sentirez en vous une toute nouvelle liberté d’être.

L’étape suivante consiste à exprimer votre intention clairement et simplement (à voix haute de préférence) du changement désiré et à demander l’aide de votre soi divin et de l’univers. Exemple de formulation : « j’exprime l’intention de trouver un nouveau travail… (mentionnez les caractéristiques désirées) et je demande l’aide de mon soi divin et de l’univers (ou des êtres de lumière, selon vos croyances) pour savoir comment. Je vous remercie! ». Exprimez cette intention chaque jour pendant la période nécessaire pour convaincre tout votre être afin qu’il collabore entièrement à cette création.

Soyez ouvert et réceptif à toutes indications et signes intérieurs et/ou extérieurs. Agissez selon ces indications!

La quatrième étape consiste à appliquer cette vérité au changement désiré : « Tout ce sur quoi vous concentrez vos pensées s’amplifie en vous et dans votre vie ». Méditez profondément sur cette vérité. Observez votre vie et constatez-en la véracité.

Toute création s’effectue à trois niveaux : d’abord dans la pensée, puis par la parole et enfin par l’action. L’action complète la manifestation.

Face au changement que vous désirez, quelle est la nature de vos pensées? Vous désirez, par exemple, plus de prospérité dans votre vite. Concentrez vos pensées sur la prospérité ou sur la peur du manque? Par l’écrit, amenez au conscient toutes les croyances profondes qui disent que vous ne pouvez vivre la prospérité. Changez-les. Soyez reconnaissant pour tout ce que vous avez déjà. Cultivez des pensées d’appréciation pour les objets, les événements et les gens dans votre vie. Ce ne sont que quelques exemples pour concentrer vos pensées sur ce que vous voulez voir s’amplifier dans votre vie. Mais laissez votre soi divin vous surprendre par sa créativité et accueillez toutes les façons innovatrices qu’il va vous inspirer pour faire grandir en vous l’état de prospérité. Créez ensemble toutes sortes de moyens originaux et joyeux pour penser le plus souvent possible à la prospérité. Élaborez votre propre définition et manifestez-la!

Faites-en un jeu, une aventure de création, au lieu d’une tâche ardue et culpabilisante. Suivez la voie du moindre effort, du lâcher prise et de la joie.

L’étape suivante est de créer par la parole. Écoutez ce que vous dites aux autres! Parlez-vous en termes de prospérité ou de manque?

Vous allez enfin concrétiser le changement par des actions. Vous allez, par exemple, payez vos factures avec amour et appréciation, en remerciant d’avoir à votre disposition tout l’argent nécessaire pour les acquitter. Encore une fois, votre soi divin vous guidera envers les actions appropriées.

Restez en contact avec le changement désiré; évaluez régulièrement vos progrès et appréciez-les. Encouragez-vous! Félicitez-vous! Donnez-vous du support, soyez votre propre entraîneur(e)!

Vous êtes un être créateur illimité! Nourrissez votre esprit le plus possible de cette pensée. Il n’y a rien que vous ne puissiez changer en vous et dans votre vie, si vous y consacrez l’énergie nécessaire. L’univers vous supporte totalement. Je vous souhaite d’heureux et joyeux changements. Faites pour vous ce qui compte vraiment.

Créer sa passion!

Vous est-il déjà arrivé de vous lever un matin avec une joie profonde vous habitant? Aucune raison particulière, juste un état de bonheur et d’enthousiasme qui vous fait voir le soleil derrière un nuage et aplanit tous les obstacles.

Cette expression affective qui donne des ailes est merveilleuse. Lorsque celle-ci se révèle à moi, j’en reconnais un signe de transformation, de mouvement, de passer à l’action et plus… C’est la passion qui s’exprime alors en moi avec grande puissance, pour soutenir un processus créatif.

Je suis une passionnée.

Au fil de ma vie, j’ai dû apprendre à maîtriser cet état affectif dont la flamme brûlait parfois trop fort, m’éloignant de l’équilibre ou nuisant à mon jugement. Aujourd’hui, je peux affirmer vivre mes passions avec conscience et joie.

Mon regard sur la passion et ses effets repose sur une cueillette enrichie d’expériences : les miennes et celles des autres. Mes observations me font définir la passion comme un courant d’énergie d’intensité forte et favorable à la vie, qui génère des états susceptibles d’entretenir le mieux-être, la santé et la réalisation de soi.

La passion nécessite d’être en contact avec notre sensibilité, d’en explorer les trésors voire même de découvrir les ressources derrière notre vulnérabilité. Certaines personnes blessées, se cachant derrière des masques de contrôle et de peur, refusent le contact avec cet espace inconnu d’eux-mêmes. J’ai traversé cette barrière freinant l’accomplissement. Je demeure observatrice de possibles rechutes.

Ma passion au quotidien

J’ai besoin des élans que me procure cette flamme sacrée qu’est la passion. Bien entendu, je ne me lève pas chaque matin exaltée! Lorsqu’ils se manifestent, les états que génère ma passion me font signe d’avancer vers une étape ou un projet nouveau. Je m’installe en réceptivité, pour méditer, afin de me laisser imprégner de la voie à emprunter.

Mon corps vibre alors au diapason de mon âme. Rien ne peut faire obstacle à ce qui est à être ou à faire. Chargée d’un sentiment bienfaisant devant l’action juste à entreprendre, au moment juste je suis guidée. Tout devient simple et facile. Je vis l’invulnérabilité dans ma vulnérabilité. Là et seulement là, dans cet instant présent de réalisation et de création, je passe de la mort à la vie, de l’ancien au nouveau, de la source vers la manifestation…

Quelle joie, quel bonheur dans l’instant présent! Il ne suffit que de quelques instants de contact avec cette flamme qui danse en moi, pour colorer ma journée en soleil ou me guider sur une nouvelle route peu fréquentée…

La création est source de mieux-être et de vie. C’est merveilleux de s’y abandonner. Le lâcher prise qui accompagne ce processus est essentiel toutefois, afin de maintenir actifs en soi les bienfaits d’un processus de création et de mise en action, sinon c’est la peur avec tout le contrôle qui en découle, qui risque de détruire les cadeaux d’une passion accueillie avec méfiance.

La vie sait où elle nous amène. La confiance est nécessaire pour apprendre à vivre notre passion, que ce soit dans un bref instant de son expression ou à plus long terme, à travers chaque journée, alors que notre travail devient le fruit savoureux de notre passion manifestée et que celle-ci nous dirige judicieusement vers une récolte en devenir.

Lorsque le travail devient plaisir… je me repose à travailler!

Mon plaisir passe par un sentiment de liberté que je m’accorde, en vivant ma passion avec authenticité. J’aime écrire, créer, propulser, explorer, donner vie à mes rêves pour en faire des projets concrets et ensoleillés. J’ai besoin pour cela de me détacher des émotions limitant ma capacité à m’exprimer.

Mon travail découle directement de ma passion. J’aime et j’apprécie la vie, l’humain. Je l’assiste selon mes compétences et connaissances, afin qu’il vive avec passion sa vie. Je suis passeur de la flamme, lorsque la réceptivité de l’autre est au rendez-vous. J’ai énormément de plaisir et de joie à créer des outils et à mettre en œuvre des actions visant l’atteinte de mes objectifs en ceci.

Vivre sa vie avec passion est un art qui demande d’en apprivoiser les règles. Il est aussi risqué de se perdre dans le noir de l’ignorance de soi.

Les émotions, mouvement de la vie, influencent nos choix et peuvent embrouiller notre vision du chemin à suivre. Ces énergies doivent être canalisées avec conscience, pour permettre une perception claire de notre réalité et de celle qui nous entoure.

Il s’avère nécessaire de développer un bon ancrage, en demeurant en contact avec notre corps physique, la matière qui nous accueille dans sa polarité, nos sens et notre spiritualité qui ne demande qu’à nous aider à vivre mieux, en équilibre, heureux et riches en tout.

Nous passons beaucoup de temps au travail, autant en faire une source de joie. Plusieurs personnes ne voient en leur travail qu’un labeur quotidien, source de revenus pour satisfaire leurs besoins, souvent entretenus par une peur de ne pas être comme les autres ou de ne pas avoir ce qu’ont les autres…

Créer son travail est un grand cadeau qui demande un exercice permanent de connexion avec sa passion. Lorsque la flamme demeure présente pour en alimenter la chaleur, un nombre croissant de gens souhaitent venir s’y réchauffer. Chez la personne qui n’a pas nécessairement l’esprit entrepreneur, la flamme sacrée existe aussi. Ce feu danse en chacun. Il ne suffit que d’un souffle nouveau pour en raviver l’intensité et alimenter la vision d’un projet à construire, d’une tâche à accomplir, d’une étape à traverser, d’un rêve à réaliser…

Votre passion au quotidien, un défi pour nourrir votre vie!

Les émotions, ces mal-aimées!

« Je suis trop sensible …» « Tu es trop émotif …» Sur quoi se base-t-on pour évaluer que quelqu’un est trop sensible?

D’abord, à quoi servent les émotions? Question relativement simple, mais plusieurs restent perplexes quand on la pose. Les émotions, c’est le chemin que prend mon organisme, mon âme, mon sage intérieur, la partie divine en moi… pour me communiquer un message sur mes limites ou mes besoins psychologiques. Si je suis fière ou contente, cela me parle d’une limite respectée ou d’un besoin comblé, généralement parce que j’ai posé une action en ce sens. Si je suis triste ou en colère, cela me parle d’un besoin en manque, d’une limite dépassée. De plus, l’intensité de l’émotion me parle de l’importance du besoin à ce moment-là.

Alors, est-ce que je suis trop triste? Non! Ma tristesse me parle d’un besoin en manque. Quel est-il? C’est en me permettant de vivre cette tristesse, comme tout autre émotion, dans toute son intensité que la réponse m’apparaîtra. Il est probable que ce soit en lien avec un des trois grands groupes de besoins vitaux : l’affection, l’affirmation et la réalisation de soi? Plus je me permettrai de vivre mes émotions, plus je répondrai aux besoins et respecterai les limites qu’elles m’indiquent, plus je me sentirai vivante.

Et ma colère, est-ce que cela signifie que je dois la crier à l’autre? Bien sûr que non! Vivre complètement mon émotion ne signifie pas la jeter sur l’autre. Il est préférable de se retirer en soi, ou dans un autre lieu pour la sentir complètement, saisir le message, puis poser l’action pour prendre soin de moi, ce qui pourrait être : m’affirmer sainement auprès de la personne concernée.

Qu’est-ce que s’affirmer sainement? Pour que mon affirmation soit saine, je dois m’affirmer de façon personnelle, responsable et respectueuse. Reprenons chacun de ces éléments. M’affirmer signifie oser me montrer et nommer mes émotions, mes goûts, mes opinions, mes valeurs, mes besoins, mes limites et mes aspirations. Lorsque je parle de façon personnelle : je parle de moi au « je », sans me cacher. De façon responsable : en affrontant la réaction de l’autre à ce que je suis, ce que je dis ou fais; sans me sauver ou chercher à éviter les conséquences. Et enfin, de façon respectueuse : en acceptant que l’autre soit ce qu’il est, même s’il est différent de moi, sans le juger ou l’attaquer.

C’est un chemin efficace permettant d’oser être soi socialement.

La vitesse tue… la conscience!

Comme sont précieux les instants de ma vie au cours desquels l’esprit m’enseigne et ouvre ma conscience! Je venais d’allumer la chandelle posée sur le chandelier et je me dirigeais dans l’autre pièce pour le poser sur la table du salon. La chandelle a vacillé, trembloté et s’est finalement éteinte : j’avançais très vite, j’étais pressée. Puis mon esprit s’est ouvert : l’enseignement de l’esprit est entré tout doucement dans ma conscience. La chandelle représentait la flamme de ma divinité; mon pas rapide, la façon dont je menais ma vie et le résultat était évident. Je compris que je ne pouvais rester consciente du divin en moi, dans un rythme de vie rapide. La vitesse altérait ma flamme intérieure et finissait par me faire perdre le contact.

Pourquoi? Parce que la vitesse est incompatible avec le rythme divin; elle démontre que mon focus d’attention est à l’extérieur. Je cours après l’instant suivant, ensuite l’autre, puis l’autre après! Mon véhicule court, mais il n’y a personne à l’intérieur! Je suis absente, donc inconsciente. Je suis prise dans l’illusion que le meilleur est plus tard. Pourtant, il n’y a nulle part où aller, sinon dans cet instant présent, qui est tout ce qui existe maintenant! Comme l’ont exprimé si magnifiquement les auteurs de l’amour qui guérit : « Le ciel, c’est ici. Il n’y a pas d’ailleurs. Le ciel, c’est maintenant. Il n’y a pas d’autre temps. ».

Prenons l’exemple de maintenant : que suis-je en train de faire? Suis-je en train d’écrire un article, vite, parce que j’en ai eu l’intuition, mais je veux vite passer à autre chose? Ou suis-je en train d’écrire pour me rappeler ce que je sais… pour moi, pour m’offrir le cadeau de canaliser la connaissance?

Je vis ce moment sacré, en pleine conscience!

Quels avantages y a-t-il à être conscient? Vous êtes-vous déjà posé la question?

La conscience représente la liberté. Plus la conscience est ouverte, plus la personne expérimente de liberté. La conscience amène la connaissance de soi; la connaissance de soi amène à la maîtrise de soi et de sa vie pour enfin atteindre la réalisation de soi. La conscience nous donne accès à notre pouvoir divin. Savez-vous en quoi consiste votre pouvoir divin? C’et la capacité de changer notre perception à tout instant; c’est notre capacité de choisir l’amour au lieu de la peur, en toute situation; c’est notre capacité de créer par notre intention associée à notre ressenti. Ce magnifique pouvoir est applicable seulement dans l’instant présent! Cela signifie que si vous courez, vous êtes à l’extérieur, étant à l’extérieur, vous ne pouvez avoir conscience de vos pensées… n’ayant aucune conscience de vos pensées, vous ne pouvez intervenir pour les changer ou leur donner la direction désirée… donc vous n’utilisez pas votre pouvoir divin. Ces instants sont perdus… puisque vous n’êtes pas là.

C’est notre conscience qui donne vie à tout!

J’aime beaucoup cette phrase, elle me ramène toujours au présent : « Où cours-tu si vite? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi… ». Si nous voulons vivre au ciel, il est disponible en nous, maintenant, dans tous les états d’être divins que nous choisissons d’expérimenter, tels que la paix, la joie, la sécurité, la liberté, l’appréciation, l’amour, etc. En réalité, nous vivons toujours exactement ce que nous choisissons!

Ralentir, pour être à l’écoute de soi, du divin!

Ralentir… pour exercer notre pouvoir divin et créer notre réalité!

Ralentir… pour ouvrir notre conscience à tous les cadeaux du moment!

Ralentir… pour savourez notre vie au rythme de notre cœur!

Il en est ainsi!

La maîtrise de l’attention et du changement

La saison d’été m’a donné l’occasion de rêver sur le sable chaud de plages des provinces maritimes, me laisser caresser par les douces brises du mois de juillet, enfin de me retirer pour quelques semaines de la vie d’un citadin occupé, pressé et prendre du temps pour moi-même. C’est durant cette belle saison estivale qu’il m’est plus facile de faire le vide intérieur, visualiser et former de nouvelles pensées créatrices afin de créer des changements futurs souhaités. Suite à mes voyages de camping, à mes rencontres imprévues ou encore mes lectures stimulant l’imagination, septembre, la saison propice au renouvellement de soi, nous invite au changement. Avec ses changements cycliques, l’automne se donne un revêtement multicolore, des températures plus froides, des vents nordiques et voilà que Dame Nature devient un exemple exceptionnel de changements, de renouvellement et d’adaptation au cycle saisonnier. Par l’observation et l’appréciation des cycles annuels de notre Mère-Terre, je deviens plus conscient des changements possibles dans mon cheminement et ceux auxquels j’ai le défi de m’adapter (gérer le temps, mon budget, ma santé, mes énergies, mes revenus, et mes sorties).

Qui suis-je vraiment? Si je place l’attention sur l’entité spirituelle dont je suis, j’ouvre une nouvelle porte ou une plus grande porte au changement. Comment introduire un ou des changements souhaitables dans ma vie? Quel pouvoir est-ce que je possède sur l’état de ma vie intérieure et extérieure? Étant essentiellement un être divin, dont l’attention et mon savoir-être relève de l’éternité du moment présent de l’âme, je possède la capacité de me réinventer; si j’ose imaginer, prévisionner ma vie actuelle comme une séquence programmable d’opportunités de renouvellement, de dépassement et de réalisation de soi, tout m’est possible. J’entre dans l’ominiprésence, l’omniscience et l’omnipuissance de l’amour divin. Par ce processus, la conscience s’ouvre au changement, l’attention se focalise dans le moment présent de ma vie, l’attitude devient positive, souple et adaptable. Je deviens plus conscient de mes choix d’initiative et des circonstances du changement qui est en harmonie avec mon évolution humaine et spirituelle.

Tout changement devient un événement spécial à coordonner de l’intérieur ou de l’extérieur de soi vers un plus grand épanouissement personnel. Si je choisis une croissance mieux adaptée aux conditions de mon existence (être, avoir et faire), je récupère mon pouvoir et les forces nécessaires pour accomplir les changements désirés en sachant parvenir à un équilibre entre l’état d’être au présent, la confiance d’avoir les ressources nécessaires et les habiletés de faire de son mieux pour l’accomplissement éventuel des projets à réaliser.

Tout changement se précise en prenant conscience de notre capacité de diriger l’attention sur les meilleurs choix possibles et de savoir discerner les différentes options qui nous viennent de l’intérieur. Placer l’attention au moment présent est facile. Il s’agit de focaliser la conscience du moment présent sur un état à l’intérieur de soi ou sur un objet à l’extérieur de soi. L’image d’un guide, d’un être de lumière (ange) ou encore une personne décédée que l’on aimait beaucoup en qui on a vraiment confiance sont des points de repère intérieurs à visualiser afin de consolider la maîtrise de l’attention sur un point d’ancrage intérieur. Certaines personnes utilisent une flamme de chandelle à fixer avec les yeux ou un point noir sur une page blanche ou même d’être à l’écoute d’une musique dont les vibrations élèvent la conscience comme source extérieure d’ancrage. Pour certains, les dimensions visuelles et auditives combinées augmentent leur contact avec le divin. Pour réussir à perfectionner son pouvoir d’attention, l’assouplir et le projeter dans le temps avec plus d’aisance, il est souhaitable de recréer en soi un état d’amour divin. Fusionner avec cette source d’amour, avoir pleinement confiance dans cette source inépuisable d’amour et passer à l’action en choisissant de faire seulement quelque chose avec amour pour recréer un changement permanent en soi qui influencera de façon positive tous nos liens avec la vie.

Placer l’attention sur l’amour de soi et l’amour de la vie, attire vers soi toutes les circonstances et opportunités de changements souhaités, car nous sommes tous des dynamos vibratoires d’amour, visant à parfaire l’harmonie avec toutes les vibrations de l’univers en accord avec une intention claire. Ensuite de la source d’amour, l’abondance que l’on a choisi de recevoir, nous est donnée aussi longtemps que nous acceptons de nous détacher des résultats finaux du changement souhaité et d’être à l’écoute intérieure et extérieure des différentes étapes que l’on traverse dans la maîtrise de l’attention, du changement et de l’amour divin.

Tout ce processus se réalise dans l’omniprésence de l’amour divin. Il s’agit d’avoir confiance, être à l’écoute, faire comme si tout est déjà réalisé ici et maintenant, reconnaître et accueillir ce qui nous vient, ce qui est. Cela nous est toujours donné dans un esprit de partage afin de l’offrir en cadeau à la vie. Je vous souhaite de faire l’expérience de la maîtrise de l’attention dirigée et du changement choisi et manifesté dans un esprit d’amour et de partage. Vous pourriez en découvrir de nombreux avantages dès maintenant. Votre retour aux activités quotidiennes risque de se transformer en occasions de renouvellement, de dépassement et de réalisations. Je vous souhaite de bons changements!

Y aurait-il quelqu’un nous empêchant d’être soi?

Le choc des ancêtres

« Oser être soi pour soi »… un merveilleux défi dont la réussite nous remplit d’une grande joie et d’une paix indescriptible! Et pourtant comme le chemin paraît long et sinueux pour atteindre ce but primé. Nous suons, nous pleurons, nous questionnons, nous fonçons, nous grinçons des dents, nous frappons des murs… encore et encore.

Nous avons parfois l’impression de marcher dans les bottes d’un autre, de tourner en rond, d’errer à côté de nos pompes, de porter un fardeau qui n’est pas le nôtre, de satisfaire tout le monde sauf nous-mêmes… autrement dit de ne pas vivre notre vie, de ne pas être soi. Pourquoi?

Avec le temps, je vois se dessiner à l’horizon une compréhension de plus en plus clair de ce qui nous retient en arrière et nous empêche de nous réaliser. Cette compréhension, je la tire de l’étude du transgénérationnel. En un mot, voilà ce qui en est : les chocs, traumatismes, trahisons, exclusions, deuils non réglés, etc.., de nos ancêtres, ce sont les descendants qui doivent les assumer et les régler.

De toute éternité, c’est le clan qui a assuré la survie. Que l’on pense aux gazelles, outardes, saumons, bisons, chevreuils et j’en passe, on les retrouve en groupe pour se protéger. Un mouton égaré, que son berger ne rentre pas à la bergerie le soir venu, fera immanquablement un bon souper pour un coyote, un loup ou un renard. Pour la partie instinctive et animale de notre cerveau humain, être abandonné et se retrouver seul équivaut à la mort.

Donc… pour faire partie de ce premier clan fondamental qu’est notre famille, nous nous soumettons inconsciemment à ses lois, règles, silences, secrets, ordres, etc. Qui de nous n’a pas entendu, chez lui ou ailleurs : « les hommes pensent qu’à ça… », « on est né pour un petit pain », « il n’y en aura pas de facile », « les artistes, ça ne mène pas une vie », « toutes les femmes sont des… », « l’argent ne fait pas le bonheur » et ainsi de suite… toutes des phrases auxquelles l’enfant se soumet sans s’en rendre compte. Et il n’y a pas que ces phrases…, car de nombreux événements marquent l’inconscient familial et nous « ligotent », car nous restons loyaux à nos ancêtres, leurs souffrances et leurs chocs.

Pour être soi, il faut prendre conscience des événements dramatiques et marquants du clan, en comprendre l’implication, s’en libérer tout en honorant cette famille qui nous a donné la vie. Se positionner en victime et en vouloir éternellement à nos parents, grands-parents, etc… pour les gestes qu’ils ont pu poser, les paroles qu’ils ont prononcées, leur absence, leur alcoolisme, leurs jugements, leurs manques…, c’est refuser de prendre responsabilité de sa vie pour enfin devenir Soi.

Au fil du temps, j’ai œuvré comme thérapeute avec diverses approches… et depuis que j’ai appris à animer les Constellations Familiales (CF), je trouve que ma vie et celle d’ami(e)s et patient(e)s s’est de beaucoup améliorée. J’ai vu, ressenti et agi sur mes vieux « programmes », sur ces valises que je portais par amour pour mon clan, afin d’y être loyal… et maintenant, je me réalise, je suis davantage moi-même et j’ai fait la paix avec ma famille.

« Qu’est-ce qu’une CF? C’est tout simplement votre arbre généalogique représenté dans l’espace, grandeur nature, à l’aide de « figurants ». La personne qui fait une constellation choisit au hasard parmi les personnes présentes celles qui vont représenter les personnages de son arbre, morts ou vivants mélangés. Elle place ensuite ces « figurants » dans l’espace, là où son instinct le lui dicte. Et nous avons là, telle une crèche vivante, une représentation vivante d’un arbre généalogique : une constellation, une sorte de pièce de théâtre montrant dans l’espace les liens familiaux pour les travailler in situ, à chaud. » (Éric Laudière « La constellation familiale est un JE »)

La CF permet de non seulement comprendre, mais surtout de voir et ressentir de qui nous portons une valise qui nous empêche d’être soi-même et de nous réaliser dans notre couple, notre profession, notre vie. Donc « merci papa, merci maman, pour la vie que vous m’avez donnée; maintenant je vous laisse vos fardeaux et je puise dans vos richesses afin d’oser être moi et de marcher sur mon chemin »!

C’est une approche puissante que je vous souhaite de venir expérimenter un jour.

Au plaisir de partager avec vous ma passion!

Choisir le bonheur

La vie est mouvement. L’absence de mouvement, c’est la mort.

Pour être heureux, il est important de se sentir en mouvement et d’être en mouvement.

Mouvement physique d’abord. À tous mes clients dépressifs, je donne la recommandation suivante : aller marcher dans la nature à tous les jours, ne serait-ce qu’un quart d’heure à la fois. Chaque fois que nous marchons, notre système produit des endorphines. Les endorphines sont un euphorisant naturel, elles nous mettent de bonne humeur. Des recherches récentes ont démontré qu’une heure de marche était l’équivalent d’une Prozac (pilule antidépressive).

Se mettre en marche physiquement aide aussi à se mettre en marche psychologiquement. Si le mouvement physique aide à notre bonheur, le mouvement psychologique y aide encore plus. La créativité nous rend heureux, nous fait sentir vivant. L’origine du mot créativité (creare vitæ : créer de la vie) le dit. La créativité, c’est le contraire de la rigidité, de l’absence de mouvement. La flexibilité, c’est la capacité de s’adapter aux événements, d’être souple et cette flexibilité nous aide beaucoup plus à être heureux que le fait de tenir rigidement à nos idées. Je me souviens d’une cliente, une dame de soixante ans, malheureuse parce que sa fille unique venait de divorcer, ce qui était contre ses principes. Elle ne parlait plus à sa fille, ni par le fait même, à son unique petite-fille qu’elle aimait beaucoup. J’essayais de la persuader qu’elle avait le droit de tenir à ses opinions, mais qu’elle devait aussi permettre aux autres de vivre de façon différente. Combien souvent nous refusons d’être souple et d’accepter les autres tels qu’ils sont. Je disais à cette dame : « Vous avez le choix entre avoir raison et être heureuse. Lequel est le plus important? ».

Le mouvement psychologique est parallèle au mouvement physique. Lorsque nous sommes rigides dans notre pensée, nous devenons souvent rigides dans notre corps et lorsque nous maintenons la souplesse de notre corps, il nous est plus facile d’avoir l’esprit ouvert.

Sur le plan psychologique, bouger, c’est devenir actif pour obtenir ce que je veux. Si je me sens seul, je peux devenir une victime passive et me dire que personne ne me téléphone, que personne ne m’aime, que personne ne s’occupe de moi. Je peux aussi devenir pro-active pour atteindre mon but, prendre le téléphone et appeler quelqu’un ou me joindre à un groupe de bénévolat pour aider quelqu’un d’autre qui est seul avec son problème. L’activité psychologique est, elle aussi, une grande source de bonheur. Dès que j’entreprends une action pour résoudre un problème, je me sens plus calme et j’ai moins tendance à me voir dépassé par le problème. La formule magique « De combien de façons puis-je…? » a bien souvent aidé mes étudiants et mes clients à se mettre en mouvement. Il y a bien vingt ans, nous avions décidé, mon conjoint, mes enfants et moi, de partir visiter Walt Disney l’hiver suivant. Un ami de mon fils, alors âgé de 12 ans, qui avait entendu parler du projet me dit : « J’aimerais bien y aller! ». Je lui réponds : « Écoute, je veux bien t’amener, mais ça va te coûter sept cents dollars ». Le petit garçon, plein d’espoir, partit consulter sa maman. Il faisait partie d’une famille monoparentale pas très riche. Le lendemain, il revint me voir découragé : «Ma mère fait dire que l’argent ça ne pousse pas dans les arbres! ». Je lui réponds : « Ta mère a raison, Toi, est-ce que tu as envie de venir? Oui, alors pose-toi la question : De combien de façons puis-je ramasser l’argent pour aller faire ce voyage? »

Nous nous sommes assis, mon fils, son ami et moi et nous avons fait un brain-storming, une liste de plus de cent façons dont ils pourraient ramasser de l’argent dans la prochaine année. Cadeaux de Noël, cadeaux de fête, gazon, récolte de bouteilles, vente de cartes créées par eux sur l’ordinateur, toute la parenté alertée, aucun effort ne fut négligé. Et c’est un petit garçon tout heureux et fier de lui-même muni de son argent que sa maman est venue reconduire à l’aéroport. Ce petit garçon est maintenant ingénieur et quand il a voulu aller à l’université, il s’est tout simplement demandé : « De combien de façons puis-je trouver de l’argent pour faire les études que je veux? ».

Bouger, c’est cesser d’être victime de son environnement, de son éducation, de ses habitudes, c’est se mettre en marche pour créer son bonheur. Et, comme je le répète si souvent, le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur, c’est aussi d’être en cheminement. Bouger sur le plan physique, bouger, être en action sur le plan psychologique, bouger aussi sur le plan spirituel. Bouger sur le plan spirituel, c’est savoir que je suis sur la terre en apprentissage. En apprentissage pour devenir une personne plus aimante, plus compatissante, plus sereine, plus joyeuse.

Sur le plan spirituel, ce n’est plus la vitesse du mouvement qui compte, c’est la direction, le sens. L’action sans réflexion sur la direction où vous voulez aller est perte de temps. Prenez le temps d’être conscient. Même sur le plan physique, si on veut aller trop vite, on se blesse et on prend du retard sur son entraînement. Il ne s’agit pas d’aller vite, mais d’aller dans la bonne direction. La direction de l’amour et de la paix. Le mouvement spirituel est une quête de sens, non pas le sens que la vie pourrait voir, mais le sens que nous voulons donner à notre vie, l’accomplissement que nous voulons atteindre, la joie et le bonheur que nous pouvons créer pour nous et pour les autres.

Pour être pleinement satisfaisant, le mouvement doit avoir tout son sens, tout son sens d’accomplissement et de réalisation de soi. Sur tous les plans, la stagnation, l’immobilisme est une source de maladies et de problèmes, le mouvement est une source de joie, de bien-être, de santé et de bonheur.

Petits conseils :

  • Marchez dans la nature, ne serait-ce que cinq minutes par jour.
  • Bougez autant que votre santé vous le permet.
  • Contemplez le mouvement de la vie : les feuilles qui bougent au vent, les oiseaux, les vagues, sentez que vous aussi vous participez à ce mouvement.
  • Acceptez la phase où vous en êtes maintenant dans le cycle de la vie et le genre d’action qui correspond à cette phase.
  • Prenez le temps de donner un sens, une direction à votre action, elle en deviendra plus joyeuse, vous aurez un but.
  • Lorsque vous vous sentez immobilisés, ouvrez les options en vous demandant « De combien de façons puis-je…? » plutôt que de rester paralysés par les obstacles. Là où une porte se ferme parfois s’ouvre une fenêtre.
  • Et souvenez-vous : une porte qu’on ouvre souvent ne rouille pas.

Quête spirituelle ou psychothérapie?

Commençons d’abord par définir ce qu’est une quête spirituelle.  Bien que chacun ait sa propre définition, pour la plupart elle équivaut à chercher quelque chose d’abstrait.  Je m’explique.  Si on questionne des personnes qui font une telle démarche, on obtient habituellement comme réponse : je cherche Dieu, l’illumination, l’éveil, le Nirvana, la conscience cosmique, la réalisation du soi, etc.  Or, ces réponses ne sont que des mots, des concepts, et n’évoquent rien de vraiment concret.

Maintenant, si on demande aux personnes ce qu’elles attendent d’une psychothérapie, la plupart affirmeront qu’elles veulent se sentir bien dans leur peau, mieux se connaître, vivre des relations plus saines, moins souffrir, etc.  En d’autres mots, elles aspirent à faire l’expérience de plus de bonheur et de paix dans leur vie.

La psychothérapie semble donc être une démarche plus concrète qu’une quête spirituelle.  Après tout, se sentir mieux dans sa peau – tête, corps et cœur -, plus heureux et plus en paix, n’est-ce pas ce que tout le monde recherche vraiment?

Permettez-moi de partager avec vous en quelques mots mon cheminement.  Pendant longtemps, j’ai mené une quête spirituelle, mais en ne sachant pas réellement ce que je cherchais.  Je lisais beaucoup sur le sujet, je rencontrais des sages, je pratiquais la méditation et le yoga, ce qui en soi n’a pas été néfaste.  En fait, ces rencontres et ces lectures m’ont quand même bien servi.  Il m’arrive encore de m’asseoir en méditation, mais ce n’est plus pour les mêmes raisons.  Lorsque par curiosité, j’ai entrepris une psychothérapie, j’ai mis au jour des vérités cachées qui m’habitaient.  J’ai touché des blessures au tréfonds de mon être dont jamais je n’aurais soupçonné l’existence.  Plus j’avançais dans ma démarche psychothérapeutique, plus je découvrais à quel point j’avais appris à survivre.  J’étais devenu un survivant.

Depuis, je n’ai à vrai dire jamais cessé ma quête spirituelle, mais je dois avouer qu’elle est devenue plus concrète, plus globale.  J’apprends de plus en plus à vivre et non à survivre.

J’ai voulu vous parler brièvement de mon histoire, car j’ai connu et je connais encore trop de gens qui croient suivre une quête spirituelle, alors que ce qu’ils font – dans la plupart des cas, mais pas tous – n’est rien d’autre que de fuir.  Ils ne recherchent rien de concret.  En suivant l’enseignement de leurs gourous ou maîtres, ils ont l’impression de pratiquer une quête spirituelle, alors qu’en réalité ils ne savent pas exactement ce qu’ils recherchent.  Souvent, certains espèrent – inconsciemment – retrouver l’amour et la reconnaissance qui leur ont tant manqué dans leur enfance.  Pour d’autres, c’est de combler un vide dont ils ne sont également pas conscients.  Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les gourous ou maîtres authentiques.  Plusieurs d’entre eux sont des êtres hors du commun et d’une aide indéniable.  Toutefois, suivre les enseignements d’un maître ne fera pas nécessairement diminuer une névrose, à moins que ce dernier suggère ou préconise un travail d’ordre psychothérapeutique.

À vous donc de choisir.  La quête spirituelle et la psychothérapie sont d’un ordre différent, mais pas nécessairement incompatible.  Au contraire.  La psychothérapie peut venir en aide à une quête spirituelle authentique, laquelle deviendra plus pratique, concrète et complète.

Être heureux au travail, est-ce encore possible?

Que ce soit comme salariés ou en professions libérables, beaucoup d’entre nous se demandent : mais pourquoi est-il si difficile d’être heureux au travail? Pourquoi y a-t-il dans le monde de l’entreprise autant de tensions, de malentendus, de violences cachées ou plus manifestes? Pourquoi les relations entre personnes qui travaillent ensemble sont-elles si conflictuelles, si peu apaisées? Pourquoi tant de mal-être sans qu’il y ait nécessairement du mal faire?

Il y a bien sûr dans les relations professionnelles, tous les ingrédients pour un épanouissement possible, une réalisation de soi-même acceptable, beaucoup de satisfactions peuvent être engrangées au-delà de certains problèmes inévitables ou de difficultés imprévisibles, liées à la nature même du secteur professionnel dans lequel on travaille, aux fluctuations du marché, aux aléas de la productivité.

 Mais ce qui frappe le plus, quelqu’un d’extérieur à une entreprise donnée, c’est la répétition de certains malentendus, la persistance de conflits ouverts ou latents, la présence de malaises ou mal-être qui traversent, polluent le quotidien de l’un ou l’autre des services, ou d’un ensemble humain dans un même espace. Chacune de ces tensions, de ces difficultés, de ces malaises sera plus ou moins facile à gérer ou à résoudre, mais toutes sont « énergétivores » et demandent des réajustements permanents qui décentrent ou déstabilisent les personnes directement ou indirectement concernées.

Aujourd’hui, avec l’inquiétude latente qu’il y a autour de l’avenir (crise économique, et violences environnementales), il y a beaucoup, beaucoup de souffrances dans le monde de l’entreprise. Les médecins du travail en témoignent avec leurs moyens, (même s’ils ne sont pas toujours entendus) et des marqueurs comme la fréquence des passages à l’acte somatique qu’on peut appeler aussi accidents du travail, l’augmentation de l’absentéisme, du burn-out (épuisement), la consommation d’antidépresseurs et d’anxiolytiques, sont de plus en plus repérables.

Disons d’abord que la plupart de nos relations professionnelles ne sont pas choisies, ce sont à de rares exceptions près (comme dans les professions libérales) des relations imposées. Ce qui veut dire que nous devons nous confronter à des attentes, à des demandes ou à des refus qui peuvent blesser notre sensibilité, nos valeurs, heurter nos convictions, nous mettre en danger par rapport à nos croyances.

Ensuite, on peut observer que les relations professionnelles, doivent faire cohabiter quatre registres de communications très interdépendants, qui peuvent se révéler parfois antagonistes.

* Le registre fonctionnel qui concerne le « bien faire ». Bien faire ce pour quoi nous avons été engagés, ce pour quoi nous sommes payés.

* Le registre hiérarchique qui concerne le « se sentir bien » à l’intérieur d’un rapport de forces qui ne nous est pas toujours favorable. Les relations hiérarchiques, (que nous soyons en haut, au milieu ou en bas) renvoient toujours aux relations infantiles avec les personnes en autorité de notre histoire.

* Le registre interpersonnel qui concerne le « se sentir bien avec les autres », avec ses collègues immédiats et son entourage professionnel.

* Le registre intra personnel qui concerne le « se sentir bien avec soi-même ». Ce dernier registre est, la plupart du temps, complètement nié dans les entreprises. On vous le dit clairement et parfois brutalement : « si tu as des problèmes, va te faire soigner ailleurs, nous on est là pour bosser ensemble, pas pour câliner son ego ou se masturber avec son inconscient!… »

À tout cela s’ajoutent les non-dits et la prolifération de la communication indirecte qui se transforme rapidement en commentaires, en étiquettes déposées sur certains, en rumeurs qui vont empoisonner tout un service. Il y a des tensions émotionnelles qui vous envahissent, quand vous apprenez d’un autre (jamais en face à face), ce que un tel ou une telle pense ou à dit de vous.

Comme il y a chez la plupart d’entre nous, une aspiration au bonheur, sinon à un mieux vivre, certains vont donc rechercher des moyens concrets pour accéder à un mieux-être, qui permette d’être plus heureux au travail.

Rappelons que le bonheur n’est pas un état permanent, mais une aspiration vers une harmonie intérieure, un accord entre nos attentes et les réponses de notre environnement.

Un point très important et cependant trop souvent méconnu de la plupart d’entre nous, c’est d’ignorer que nous attendons implicitement de la part de notre entourage professionnel qu’il entende (surtout) et (parfois) réponde à nos besoins relationnels.

Souvenons-nous des sept grands besoins relationnels qui sont à l’origine, quand ils ne sont pas entendus, respectés ou comblés, de la plupart de nos malaises, conflits et frustrations :

* Besoin de se dire : de se dire avec des mots qui sont les nôtres. Et cela dans différents registres (au niveau des idées, des ressentis, des sentiments, du faire, des croyances, des émotions, de nos besoins et désirs).

* Besoin d’être entendu dans l’un ou l’autre des registres que nous privilégions. Ce qui ne veut pas dire que l’autre doit être d’accord, mais nous attendons implicitement de lui, d’être reçu dans ce que nous disons.

* Besoin d’être reconnu, tel que nous sommes et pas seulement pour ce que nous faisons, mais aussi pour ce que nous sommes comme personne.

* Besoin d’être valorisé. Bien sûr à travers un salaire, mais au-delà, par des mots d’encouragement, par des confirmations, par des attentions particulières.

* Besoin d’intimité qui donne une sécurité. On le voit dans les bureaux dits paysagers où travaillent ensemble 30 ou 60 personnes, chacun a besoin de recréer avec une photo, une plante, un bibelot un espace plus personnalisé, bien à lui.

* Besoin de créer et d’influencer notre environnement immédiat. D’avoir le sentiment, que nos propositions, nos suggestions pour améliorer tel ou tel aspect de notre travail ne tombent pas aux oubliettes, que nous existons et sommes reconnus comme sujet.

* Besoin de rêver : De rêver que demain sera meilleur qu’aujourd’hui et après après-demain meilleur que demain. Ce dernier besoin est violenté aujourd’hui dans le monde du travail, par l’insécurité autour de l’emploi, par l’inquiétude avec laquelle nous colorons l’avenir.

Nous avons donc plus de chance d’être satisfaits, sinon plus heureux, quand nous avons le sentiment que nos besoins relationnels sont respectés.

Un autre point important, c’est de reconnaître qu’il y a un problème de vases communicants entre le monde du travail et celui de la vie personnelle, conjugale ou familiale.

S’il y a des dérapages, des tensions, des situations conflictuelles dans notre vie professionnelle, cela se répercute sur la vie personnelle et vice versa!

On peut se demander comment faire disparaître, ou atténuer ces éléments perturbateurs. Un des chemins possibles serait, pour les générations à venir, à plus ou moins long terme, d’enseigner la communication relationnelle à l’école comme une matière à part entière!

Mais en attendant cette révolution majeure, chacun d’entre nous pourrait intégrer, au quotidien, deux prises de conscience :

* reconnaître que nous sommes tous des infirmes de la relation et donc de cesser d’accuser les autres, le gouvernement ou le ciel et accepter de prendre ainsi la responsabilité de reconnaître que nous avons un handicap énorme, celui de croire que nous savons mieux que les autres ou que c’est nous qui avons raison!

Essayons d’imaginer aujourd’hui, la circulation automobile où chacun conduirait en fonction de ses propres règles, de ses désirs et de ses peurs! Nous avons là une image réaliste de ce qu’est la communication aujourd’hui! Chacun étant persuadé qu’il sait lui, communiquer! Ainsi à partir de ce constat :

* accepter d’apprendre quelques règles d’hygiène relationnelles communes et prendre l’engagement de les mettre en pratique au quotidien. Elles sont énoncées dans un tout petit livre, que j’ai écrit en son temps pour mes enfants : Heureux qui communique (Pocket). Et même si certains peuvent continuer à les ignorer (comme certains transgressent les règles de la conduite routière), il est toujours possible de les appliquer au jour le jour non seulement dans son cadre professionnel, mais également dans sa vie personnelle.

Il n’y a pas de stratégies à proprement parler et encore moins de recettes simples pour réconcilier travail et épanouissement personnel. Bien sûr, on peut faire « des stages de formation, de sensibilisation, de résolution des conflits, de prise de décision » et cela se fait aujourd’hui dans beaucoup d’entreprises par le biais de la formation continue. On peut aussi s’appuyer sur un coach qui nous accompagnera pour nous permettre de mieux utiliser nos ressources ou d’être confronté à nos limites.

Mais l’enjeu à redéfinir pour chacun est plus complexe, plus profond.

Il y aurait un engagement intime à prendre envers soi-même : celui d’apprendre à mettre en commun autour de 4 points et cela à travers une communication directe (de personne à personne) : oser demander, oser donner, oser recevoir et oser refuser.

En reconnaissant que nous sommes toujours trois dans un échange : l’autre, moi et la relation. Et que si cette relation est importante, elle doit faire l’objet de soins, de respect et de cohérence.

Il ne suffit pas de s’interroger sur les conséquences douloureuses, antiéconomiques, violentes de l’anticommunication galopante qui existe dans la famille, dans le couple, à l’école et dans le monde des loisirs, sur les conflits interpersonnels, les sabotages relationnels ou la mauvaise utilisation des ressources réelles des personnes dans le monde du travail ou la vie civile. Il faudra aussi accepter quelques renoncements et ajustements.

* Comme de renoncer à pratiquer la communication indirecte en prenant le risque de dire directement à la personne ce qui la concerne.

* Comme d’arrêter de parler sur l’autre (de faire des discours sur lui, de porter des jugements de valeurs, de lui dicter ce qu’il devrait faire ou pas faire), mais prendre le risque de parler à l’autre. Et parler à l’autre revient à parler de soi (dire mon point de vue, mon ressenti, mon intention).

* Comme de visualiser que toute relation a deux bouts et que nous sommes chacun responsable de son bout. Donc de renoncer à vouloir gérer le bout de l’autre!

* Comme d’arrêter de penser à la place de l’autre (qu’il ne comprendra pas, qu’il va nous en vouloir, qu’il ne peut pas faire) et donc d’oser échanger en s’affirmant, en se positionnant, en mettant en évidence les points communs comme les différences et en invitant l’autre à faire de même.

* Comme de renoncer au plaisir de l’affrontement (vouloir avoir raison sur l’autre) pour pratiquer la confrontation (passer de l’opposition à l’apposition!).

Quand il y a du  plaisir à aller au travail, à travailler ensemble, en sachant qu’il est possible d’échanger, de partager, bref de mettre en commun autour d’un ensemble de règles d’hygiène relationnelles communes, on n’est plus un simple exécutant, mais on devient un collaborateur engagé, capable d’offrir le meilleur de lui-même et d’avoir ainsi l’opportunité de rencontrer le meilleur de l’autre.

Le plaisir au quotidien

Plus de plaisir et de loisir au quotidien…Comment faire?

En 1970, j’ai tellement acheté l’idée de la société des loisirs que j’ai fait mon cours en techniques de loisirs. Vous dire comment l’idée me séduisait! Le plaisir et le loisir, j’en ai fait une profession!

Et du temps de loisir, j’en ai toujours eu à vendre! Encore aujourd’hui! Comment est-ce possible?

La plus grande source de plaisir à mon avis est dans la réalisation de soi et dans les relations que nous entretenons. D’où l’importance de faire un travail qui nous plaît vraiment au lieu de choisir une carrière, un conjoint, des amis (si, si, si…!!!) en fonction du salaire et des avantages sociaux qui y sont rattachés. Tôt ou tard, ces choix nous amènent devant un cul-de-sac!

Il faut ensuite tenter de le faire à son propre compte, nous libérant ainsi de la frustration reliée à la dépendance envers des gens qui nous disent quoi faire, comment le faire, à quelle heure le faire et avec qui le faire! (Conjoint, famille et soi-disant amis compris)

Bien sûr, il faut apprendre à sortir de notre zone de confort, car …le confort, ça endort le corps! Quelle satisfaction d’être le capitaine de son bateau!  Par le fait même, vous gérez votre temps entièrement et libre à vous d’y mettre le nombre d’heures de loisirs que vous voulez. Et vous serez surpris de découvrir qu’avec le temps il y en a beaucoup!

J’ai renoncé à trouver un partenaire qui répond à tous mes goûts!

J’ai développé des amitiés à travers lesquelles je m’épanouis dans différents secteurs de ma vie! Ainsi, je suis toujours en compagnie stimulante pour l’activité du moment!

J’ai toujours occupé mes moments de loisirs pour développer de nouveaux talents selon mes goûts… Baignant encore dans l’amour et le plaisir, ça me détend et ça m’énergise! J’avoue que plusieurs de ces talents me servent ensuite dans mon travail.

Prendre plaisir à cuisiner, à jardiner, à peindre, à chanter, à méditer pour se ressourcer. À aller à vélo, en ski, en patin… Que sais-je?

Faites-vous triper!

Acceptez d’affronter vos peurs et de sortir de votre zone de confort!

Le plaisir se trouve là : dans la découverte de soi! La première personne avec qui vous êtes en relation 24 heures sur 24, c’est vous!

Je suis toujours étonnée d’entendre des gens me dire que ce qui les empêche d’avoir du plaisir dans la vie, c’est la routine, le conjoint, le travail… Mais en même temps, ils rebutent à essayer des choses nouvelles. Trop épeurant! Trop fatiguant!

Laissez tomber le pâté chinois et essayez autre chose!

Changez de pays à chaque année pour votre voyage dans le sud!

Changez de terrain de camping à chaque été!

Essayez de nouvelles pistes cyclables, de nouvelles patinoires. De nouveaux genres de livres, de films, de jeux!

Apprenez une nouvelle langue!

Faites-vous de nouveaux amis, de nouvelles relations.

Changez de conjoint si ça ne fait plus votre affaire!

Laissez vivre ce ti-cul intérieur qui vous habite!

Si nos choix de vie sont basés en premier lieu sur le matériel et le confort à court terme, on se met un doigt dans l’œil… Si on fait des choix de vie en fonction des choses que l’on aime et qui nous passionnent, alors tôt ou tard, l’argent se pointe et le temps aussi pour en faire encore plus!

J’en suis la preuve vivante!