Enraciner le corps dans le Divin!

Comment nous enraciner dans notre corps pour vivre notre essence? Quelles sont les avantages? Pourquoi nous libérer de nos blocages pour élever notre conscience? Je ne sais pas pour vous, et parfois pour moi, quand les blocages inconscients deviennent conscients, ça peut être difficile, un peu comme une sensation d’être dans une machine à laver! Reconnaissez-vous la sensation?

Pendant plusieurs années, j’ai voyagé de par le monde à la recherche de réponses. Réponses à des questions telles que : Pourquoi sommes-nous sur terre? Pourquoi est-ce que je ressens si fortement que la vie est autre chose que le 9 h à 17 h? Qu’est-ce qui fait vibrer l’être humain? Quel est le plein potentiel humain? J’ai lu des centaines de livres, vécu dans des monastères Bouddhistes et côtoyé plusieurs traditions et cultures; toutes plus enrichissantes les unes que les autres. Malheureusement, peu de temps après avoir pris la résolution de mettre en application ce que j’avais appris auprès de tous ces sages ou dans les livres, j’oubliais. Je n’arrivais pas à continuer, comme si mes « programmes par défaut » revenaient au galop! Familier?

Pourtant, j’ai toujours ressenti que la « recherche » en valait la peine (ou la chandelle)! Quelle peine et quelle chandelle? Pendant longtemps, il me semblait que méditer m’apportait énormément pendant le temps que durait la méditation. Mais quand je revenais dans mon corps, la vie retrouvait son voile gris. Je ne savais pas comment intégrer mes connaissances et mes expériences dans ma vie de tous les jours. Je trouvais cela très souffrant car l’état d’expansion et la sensation de faire partie du Tout que j’ai vécus en méditation ou parfois dans un moment spontané dans ma vie, s’effaçaient éventuellement, plus ou moins rapidement.

J’ai donc modifié ma recherche, changé mon questionnement. D’aussi loin que je puisse me rappeler, la question qui surgissait continuellement en moi se résumait à : « Qu’est que l’illumination (ou l’ascension)?  ». J’ai commencé à m’interroger sur le corps, la vie humaine et sur le lien entre l’humain et le divin. Comment vivre le divin dans un corps humain? Je ne pouvais pas me douter de ce que la vie allait m’enseigner à travers ce qui semble à priori un simple changement d’angle sur un même thème. Ce changement d’angle s’est avéré une toute nouvelle expérience de vie!

J’avais déjà entendu dire que si nous voulons nous sentir bien, nous n’avions qu’à penser à donner un cadeau à quelqu’un et un sentiment de bien-être nous envahira et d’autres « trucs » comme celui-là! La pensée positive à tout prix! Il y a juste un problème, je ne peux pas penser à de belles choses à longueur de journée et être branchée sur le moment présent! Je voulais sincèrement me libérer de ce qui me bloquait et vivre naturellement un sentiment de sérénité, de paix intérieure, de joie de vivre et d’abondance…

J’ai toujours eu l’impression que toute la joie, la sagesse et l’amour étaient en-dedans de moi (et en chacun de nous) et que je n’y avais pas accès pour quelque raison que ce soit. J’ai toujours cru que chacun d’entre nous est un diamant à la naissance, un être extraordinaire d’ouverture, d’amour, de joie. Quand nous regardons un bébé, notre cœur s’ouvre, la joie nous envahit, nous sommes dans le moment présent! Dans l’essence de notre Être! Qu’est-ce qui fait que nous n’y avons pas accès à chaque moment? Qu’est-ce qui fait que nos souffrances émotionnelles prennent le dessus et que nous réagissons à partir de nos vieux « patterns » et non pas à partir de notre essence! Comme si l’être humain portait en même temps toute la beauté du monde et toute la souffrance du monde. Mais comment nous sortir de cette souffrance, comment la guérir pour que notre état inné d’amour et d’ouverture puisse se révéler et ce dans tous les aspects de notre vie?

La dimension émotionnelle de l’être humain peut paraître complexe. Je cherchais midi à quatorze heures à comprendre et à analyser. Pour finalement découvrir que c’est simple. Simple ne veut pas nécessairement dire facile. Nous sommes tellement conditionnés à ne pas ressentir nos émotions pleinement. Nous avons l’habitude de les cacher, les enfouir, les disperser en mangeant, en parlant, en faisant de l’exercice à l’extrême, en regardant la télévision ou en blâmant les autres, la vie ou nous-mêmes!

Nous n’avons pas appris à laisser les émotions nous traverser. Petit, nous nous sommes fait dire « Tu n’as pas de raison de pleurer! » « Tu n’as pas à avoir peur! » « Bien voyons, il n’y pas de quoi te choquer! ». Nous avons appris à ne pas faire confiance à nos émotions et, par le fait même, nous n’écoutons pas ce que notre corps nous dit. Nous ne lui faisons pas confiance! Une émotion est seulement de l’énergie qui veut passer à travers nous (énergie en motion)! Une sage a dit « C’est en restant dans le cœur de l’émotion que tu trouveras la sérénité tant recherchée. ».

Comment vivre dans un corps humain pour découvrir notre essence? La magie se produit quand nous laissons les émotions nous traverser. Une fois que l’émotion nous a traversé en étant ressentie pleinement, elle passe tout simplement! Et elle nous guérit sur son passage. Je ne parle pas ici de l’exprimer ou de la disperser, mais bien de la ressentir! De s’asseoir et de rester dans l’émotion! Non seulement l’émotion passe, ce qui reste une fois l’émotion passée, c’est notre essence! Nous pouvons Être facilement et naturellement au lieu de réagir à partir d’émotions refoulées. Nous pouvons être l’Être libre que nous sommes vraiment! Vivre dans le Tout en vivant dans notre corps, vivre dans toutes nos dimensions sur la terre! S’enraciner à la VIE sous toutes ses formes!

Les couleurs des chakras dans l’assiette

C’est la fin d’un avant-midi semblable à tant d’autres. Pleine d’une bonne lecture sur la vie des grands maîtres, en automate, j’entre dans la cuisine pour me concocter un petit dîner. Ce n’est pas la faim qui m’appelle au réfrigérateur, c’est l’heure.

Une petite voix intérieure me dit : « Toute vérité inscrite dans tes beaux livres se doit d’être inscrite dans la nature, faute de quoi, ce n’est pas une vérité »… Tout en lavant ma laitue, je trouve que ce sont de bien belles pensées, mais comment lire la nature? Je cherche ce qui pour moi est une vérité… Ça y est, j’ai trouvé! « Le véritable changement est celui qui vient de l’intérieur ». Il est bien connu que lorsqu’un changement nous est imposé, à la première occasion le naturel revient au galop. Où pourrais-je bien trouver cette vérité dans la nature?

Machinalement, je prends ma tomate qui est encore un peu verte à l’extérieur, ma hâte de me nourrir de mon jardin m’a fait la cueillir un peu prématurément. En la tranchant, je constate qu’elle est d’une belle couleur orangée à l’intérieur. Extraordinaire! Elle mature de l’intérieur tout comme le véritable changement.

Je sens une immense joie en moi comme si je venais de découvrir quelque chose de grand. Dès lors, mes repas en solitaire deviennent plus intéressants. En observant ma nourriture, je laisse monter tout discours intérieur pendant les repas. Je me surprends à penser que les fruits et légumes captent de l’énergie, qu’ils l’emmagasinent et que lorsqu’on s’en nourrit, ils nous la transmettent. Je sens monter en moi une grande gratitude envers eux.

Pourquoi ont-ils telle ou telle couleur? Et si cela m’informait de l’énergie dominante emmagasinée en eux? Qu’est-ce que la couleur? C’est de la lumière diffusée par la matière. D’où capte-t-elle la lumière qu’elle irradie? En ce qui concerne les plantes, probablement de notre mère la terre et de notre père le ciel. Le ciel… Quelles couleurs y a-t-il dans le ciel? Le soleil jaune et le beau bleu. Est-ce parce qu’elle capte ce bleu et ce jaune que l’herbe est verte? On sait bien que bleu et jaune donnent vert sur la palette de l’artiste. Il semble en être de même sur celle du créateur.

Et si les couleurs qui sont de la lumière nourrissaient mes corps énergétiques qui eux aussi sont lumière! Alors la couleur des fruits et légumes nous indiquerait quels chakras ils restaurent et par ricochet, les organes s’y reliant.

La solitude des repas ne me pèse plus, elle est devenue indispensable à ma recherche intérieure… Le rouge de ma pomme serait bon pour restaurer la couleur de mon premier chakra et renforcerait ainsi mes reins, mes surrénales et ma colonne vertébrale.

L’oranger de ma tomate agirait sur mon deuxième chakra et serait bon pour mes organes génitaux et mes glandes sexuelles. Que ferait le jaune de ma poire? Il irradierait mon troisième chakra et par le fait même serait bon pour mon estomac, mon foie, ma vésicule biliaire, mon pancréas et mon système nerveux.

Quelle merveille! Il serait possible de se régénérer par la couleur… Le vert de ma laitue trouverait sa résonance à mon quatrième chakra et serait favorable pour mon cœur, ma glande thymus et mon système circulatoire. Je peux associer le bleu du raisin au cinquième chakraet à mon appareil respiratoire, ma glande thyroïde et le canal alimentaire.

Le violet de l’aubergine me donne enfin la couleur que je cherchais pour le sixième chakra, celui qui est relié à la partie inférieure de mon cerveau, le corps pituitaire et mon système nerveux.

Et que dire du chou-fleur qui m’apporte le blanc du septième chakra irradiant la partie supérieure de mon cerveau et ma pinéale.

Le créateur dans sa grande sagesse a étiqueté les aliments en marquant la pelure de ceux-ci d’une couleur correspondante à nos chakras. Quelle sagesse, la couleur est un langage universel.

Essayez! Mangez en silence, mastiquez bien vos aliments, gardez votre attention sur eux et laissez monter leur enseignement. Ne jugez pas vos pensées, vous mettriez fin à l’expérience.

Bon appétit!

Éveil de soi – Témoignage

J’aimerais vous raconter une grande expérience de guérison que j’ai vécue cet hiver, par le biais de ma « Liste de sagesse », dans laquelle je partage les brins de sagesse qui viennent me chercher au plus profond de mon être lors de mes lectures et mes méditations quotidiennes.

Depuis le début de mon parcours de guérison, j’ai cheminé à travers des douzaines de techniques différentes, chacune avec leurs points forts et leurs points faibles, mais toujours, semblait-il, j’en arrivais au même point névralgique : une incapacité quasi insurmontable à laisser aller la souffrance. À chaque fois que j’en arrivais à ce point, je blâmais la technique de guérison même – comme si c’était sa faute que je ne voulais pas lâcher prise! Et je partais à la recherche d’une nouvelle technique plus puissante, plus apte à me forcer à guérir… Évidemment, après quelques mois à suivre une nouvelle technique, le même « problème » se présentait à nouveau.

Un jour, en pleine méditation à ce sujet, tentant de parler avec mon enfant intérieur pour le convaincre de laisser aller son amertume et son attachement envers la souffrance, le dialogue est devenu tellement agité que ce petit être blessé en moi a hurlé : « Je REFUSE de lâcher prise car si je fais ça, ça veut dire que toute ma souffrance a été pour rien! Je REFUSE d’oublier, je REFUSE de laisser aller le blâme que je porte envers ceux qui m’ont blessée. Ils ne méritent PAS que je leur pardonne leurs erreurs!!! ». Et, croyez-moi ou non, je l’ai vu, par mon troisième œil, se plier les bras autour du cœur et me tirer la langue! J’étais hors de moi!!! Véritable petit monstre celle-là!!! Comment allais-je réussir à lui montrer que toute cette souffrance était inutile???

C’est à ce moment que j’ai commencé la « Liste de sagesse », espérant qu’en me concentrant sur des lectures supplémentaires, je trouverais la phrase clé qui allait désarmer cette petite fille, si belle, si frustrée. J’ai plongé tête première dans des écrits sur le pardon, et lentement mais sûrement, ma pensée au sujet de ce dont j’avais besoin pour guérir s’est transformée. J’ai compris une chose incroyable : le pardon n’existe pas!

La plus grande impasse à devenir un être qui crée sa vie de façon consciente, c’est l’acceptation intégrale du fait que personne ne nous fait souffrir autant que nous-même, c’est-à-dire, nous sommes tous pleinement responsable de notre souffrance. Souffrance et inconscience vont main dans la main, tous deux consistent à chercher à l’extérieur de nous la cause de ce qui se passe à l’intérieur de nous. Penser que l’on doit pardonner les autres est donc une projection de notre propre croyance envers le fait qu’on ne peut guérir à moins de se pardonner. Et c’est envers cette croyance que la petite Julie se révoltait, car elle savait déjà que sa libération impliquait que moi, la grande Julie, je me libère de cette croyance de la nécessité du pardon, intérieur ou extérieur.

La seule chose que nous avons besoin de nous pardonner, c’est d’avoir oublié notre statut d’artiste, de créateur. Personne ne peut véritablement nous blesser à moins que le portrait que nous nous sommes faits de nous-mêmes le permette. Et voilà où se trouve la beauté cachée des miroirs que les autres nous offrent : ils nous montrent les failles de notre propre portrait! Loin d’avoir à être pardonnés, il faudrait plutôt les célébrer, eux et leur subconscient critique! Et notre propre subconscient? C’est une véritable fête qu’il faudrait lui préparer – une fête de remerciement et non de pardon – car qui a donné à notre conscience les informations de base pour construire ce portrait?

J’en étais arrivée là dans mon élan de compréhension. J’étais bien fière de moi car je ressentais déjà un changement en moi. Mon enfant, la petite Julie, était moins frustrée et plus apte à me laisser célébrer la vie et moi, la grande Julie, je célébrais! Je croyais avoir trouvé la clé qui résoudrait mon « impasse de souffrance ». Or, il manquait encore un élément important : la clé ne pouvait tourner car la serrure était tellement rouillée qu’elle avait figé. Et c’est suite à cette constatation que je suis tombée sur une citation qui a tout changé :

« Oublier est le secret des existences fortes et créatrices » Honoré de Balzac, 1799-1850.

En l’envoyant sur la « Liste de sagesse », je l’ai moi-même pleinement reçu. J’ai compris au plus profond de mon être que le pardon n’existe pas, qu’il n’y a rien à pardonner, et que la véritable force de l’humain est sa capacité de changer de portrait quand il veut – c’est-à-dire, oublier ce qui était afin de créer ICI et MAINTENANT ce qui sera. Du jour au lendemain, j’ai senti le poids de la résistance partir de mon être, me libérant de ces archétypes typiques de l’Ère du Poisson que je traînais comme des boulets le long de mes épaules et de mon dos : Victime, Sauveur, Martyr…

Et depuis lors, la petite et la grande Julie en moi célèbrent la vie à tous les jours, sachant que quand le portrait ne convient plus à notre bonheur, c’est le temps de s’amuser à le détruire et à en créer un autre! Nous sommes tous, après tout, des créateurs de vie, non?

Manifester la plus belle version de soi

Au fil du temps et des cultures, beaucoup de personnes ont perdu ou laissé leur pouvoir divin sacré à l’extérieur d’elles-mêmes et souhaitent maintenant se donner le droit de le retrouver. Par le cheminement pour retrouver notre sacré, nous reprenons notre pouvoir pour créer notre vie en conscience, pour purifier, libérer, guérir et ramener l’harmonie par le don de l’amour (PAR le DON), et ainsi manifester la version la plus belle et la plus élevée de soi.

Retrouver son sacré, c’est s’accueillir totalement en être humain-divin, debout, centré et aligné dans le chemin du cœur. C’est retrouver l’essentiel (essence-ciel) de l’être, laisser cette lumière sacrée habiter totalement notre corps, et choisir de rayonner et manifester cet amour-lumière de l’intérieur vers l’extérieur, pour soi et vers les autres, bien enraciné les deux pieds sur terre.

Choisir de retrouver son sacré, c’est un cheminement pour se révéler à soi-même, pour permettre au sacré de redevenir le maître d’œuvre, et choisir de manifester un état véritable d’amour, de paix, de joie, de santé, de gratitude, etc. Lorsque le sacré émerge, nous pouvons enlever les masques et costumes de personnalités que nous avons portés au fil de la vie. Et lorsque nous nous libérons des programmes et secrets humains individuels, générationnels et karmiques que nous portons, nous pouvons devenir trans-parents et nous ouvrir aux secrets de la vie. Ce qui reste est notre essence sacrée.

Dans la vie quotidienne, retrouver son sacré se vit dans l’expérience de l’instant présent, dans l’état de conscience que le divin sacré est l’essence même de chaque cellule, de tous nos pleins et vides, de tout ce qui est et ce qui n’est pas, dans l’état d’accueil et d’amour inconditionnel que nous avons pour nous-mêmes et la vie, et lorsque nous choisissons que l’essence du sacré devient le pilier, la fondation première sur laquelle nous bâtissons le monde de paix où nous voulons vivre. C’est aussi d’utiliser nos connaissances, dons, forces, talents et compétences au service du cœur, en gardant les deux pieds sur terre.

C’est couler avec la vie et prendre le temps de respirer en amenant son attention consciente au niveau du cœur, afin d’installer graduellement un état de cohérence cardiaque et de faciliter la synchronisation des communications neurophysico-biochimiques des circuits cœur-cerveau-corps. Respirer est une clé puissante pour créer un état de calme et de cohérence qui favorise l’unité de notre expérience d’être humain-divin, l’harmonie émotionnelle et l’état de santé global du corps.

Retrouver son sacré, c’est aussi une porte d’éveil qui s’ouvre lorsque de nos multiples expériences de vie, nous osons nous détacher des formes-pensées qui ont modelé notre expérience de la réalité, et nous rappeler que notre identité véritable n’est pas celle d’un nom ou d’un métier/profession, mais plutôt de notre essence spirituelle incarnée sur terre pour vivre une expérience humaine.

Retrouver son sacré, c’est être fidèle et intègre à soi-même, c’est-à-dire en choisissant ce qui éveille le ressenti de la joie en nous, et que nous choisissons d’écouter la voix de notre cœur et de suivre cette voie. C’est aussi apprendre à cesser de nourrir ce qui alimente la disharmonie et nourrir ce qui fait grandir nos forces d’amour, une relation aimante avec notre corps et notre vie, des relations pures en commençant par la relation à soi-même, la reconnaissance, la confiance et l’estime de soi. C’est un choix par lequel, au nom de la lumière que nous sommes, nous choisissons de reprendre totalement et définitivement notre pouvoir d’amour et de le manifester concrètement dans la sagesse et l’unité d’amour-lumière infinie.

C’est aussi apprendre à accueillir les messages de sagesse de notre corps qui nous renseigne de façon physique et symbolique sur ce qui a besoin d’être harmonisé et notre état de santé véritable. La maladie, c’est un langage que le corps peut utiliser lorsque qu’une disharmonie, un blocage ou une résistance est cristallisée dans notre corps, empêchant l’énergie de circuler librement et nos systèmes de bien fonctionner. Qu’elle soit d’origine personnelle, transgénérationnelle, génétique ou karmique, la maladie indique que quelque chose est mal intégré dans notre cheminement d’unité humain-divin. Notre capacité d’accueil de ce que le « mal-a-dit » favorise l’harmonisation de la santé par l’éclairage de la conscience, le choix d’actions cohérentes et la purification des formes-pensées, afin que notre expérience humaine puisse retrouver ses voies de liberté dans notre expérience du divin sacré.

Retrouver son sacré, c’est vibrer un état de gratitude que nous ressentons à l’intérieur et rayonnons à l’extérieur par un sourire, une présence centrée dans le cœur, un état de joie, de compassion, une prière pour remercier la terre des bénédictions qu’elle nous offre en abondance, la conscience d’offrir des soins en traitant chaque personne comme un être divin sacré, une parole ou un geste qui rappelle que notre valeur vient de ce que nous sommes, que nous sommes des êtres d’amour aimés à l’infini et que nous n’avons rien à faire pour être aimés, un silence de sagesse et de respect du chemin de chacun, un accompagnement qui enseigne l’amour par l’exemple, un ressenti du cœur d’être à la bonne place au bon moment et d’y être présent dans un état de profonde sérénité…

Il y aurait mille regards possibles pour éclairer les multiples facettes sous lesquelles nous pouvons retrouver le sacré dans notre vie. Voici simplement quelques outils et pistes de réflexions pour éclairer ce que « Retrouver son sacré » signifie pour vous.

Respiration pour se centrer, favoriser la cohérence cardiaque et l’état d’harmonie

  • Respirez profondément jusque dans le bas du ventre et expirez lentement (3 fois)
  • Respirez normalement et tout doucement, amenez l’attention au niveau du cœur
  • Conservez votre conscience au niveau du cœur, comme si c’était le centre de la respiration et respirez avec les intentions suivantes : Inspirer amour – expirer harmonie (3 fois), inspirer amour – expirer pardon (3 fois), inspirer amour – expirer merci (3 fois), inspirer amour – expirer bénédictions (3 fois).

Méditation dans l’espace sacré du cœur

  • Commencez avec la respiration pour favoriser la cohérence cardiaque et l’état d’harmonie
  • Respirez calmement et laissez doucement l’état d’amour émerger/grandir en vous
  • Par le pouvoir de l’intention et la concentration, amenez votre attention dans l’espace sacré du cœur
  • Respirez calmement et autorisez-vous à y entendre et ressentir la voix et la voie du cœur
  • Ramenez doucement votre conscience à votre cœur physique, puis à tout votre corps et ouvrez vos yeux, ici et maintenant, parfaitement calme et détendu
  • Si vous le désirez, notez la guidance ou l’intuition qui vous a été révélée par votre essence sacrée

Connecter le sacré et les expériences de la vie quotidienne

Affirmation

Je choisis d’être en paix et même si je ne sais pas comment, je commande d’être dans mon cœur au point zéro. Je commande à mon mental de se déposer au point zéro et de se redresser, se centrer et s’aligner au service du cœur divin sacré. Qu’il en soit ainsi. Merci.

Choix de vie

Que ferait mon divin sacré s’il était à ma place? Permettez-vous d’accueillir les réponses sous formes de mot, image, sensation, odeur, goût, intuition, ressenti du cœur. Prenez le temps de dire merci à votre divin sacré de vous avoir éclairé.

État personnel

Dans quel état désirez-vous être? Quel état le divin sacré en vous souhaiterait-il pour votre plus grand bien? Acceptez de vous révéler à vous-mêmes, d’accueillir ce qui est vulnérable et sensible en vous et de les laisser nous montrer le chemin vers la source sacrée intérieure. Laissez-la rayonner de l’intérieur vers l’extérieur.

Le présent

Imaginez une salle remplie de bagages. Par le pouvoir de l’intention, déposez les bagages du passé dans une partie de la salle, ceux du futur dans une autre partie et regarder ce qui reste qui appartient au présent. Si nécessaire et que cela est une action juste de votre cœur divin sacré, déposez ce qui n’est plus nécessaire dans un bac à recyclage, remettez les valises de bagages qui ne vous appartiennent pas au Guide qui est assis dans la section « valises à redonner ». Il les acceptera si vous les lui donnez avec l’intention « pardon, amour inconditionnel, gratitude et bénédictions ». Regardez enfin ce qu’il vous reste pour vivre l’instant présent. Si nécessaire, permettez-vous d’ouvrir la porte à de nouveaux choix pour vivre l’expérience que vous avez choisie, et peut-être pour vivre l’expérience de la paix…

Retrouver son sacré, c’est intégrer la vie spirituelle et humaine. C’est retrouver le pouvoir de l’amour divin sacré et choisir de le manifester ici et maintenant, les deux pieds sur Terre. C’est rentrer à la maison et être soi pour vivre l’expérience de la paix véritable.

Trouver le véritable but de sa vie

Dans le contexte élargi de notre existence, se pourrait-il que la recherche essentielle de chacun soit de trouver le véritable but de sa vie? Pour bon nombre de personnes, cette recherche se résume à trouver l’âme sœur, avoir des enfants et une vie professionnelle réussie, vivre pleinement et être heureux. Si ces objectifs sont tout à fait souhaitables, se pourrait-il qu’ils ne soient pas la réponse fondamentale au véritable but de sa vie?

Pour quiconque désire pousser cette recherche un peu plus loin, c’est l’émergence d’une quête, le début d’un long pèlerinage parcouru sur le seul chemin de vie possible. Il s’agit d’un chemin qui s’emprunte seul, loin des sentiers battus, plus sinueux, plus long et plus abrupt que les autres, dont le trajet est aussi important que l’arrivée et dont la destination paraît incertaine.

Chemin faisant, cette quête du véritable but de sa vie mène immanquablement à la plus essentielle des quêtes, celle d’où tout émane, le « Qui suis-je? ». Le jour où cet appel de l’identité se fait trop insistant pour continuer à l’ignorer, ce chemin apparaît devant soi comme la seule issue possible, rendant tout retour en arrière pour le moins difficile. Et si nous étions tous, sans exception, appelés à parcourir ce même chemin, ne nous mènerait-il pas tous à la même destination? À l’image des êtres d’exception de tout temps (les Ghandi et Mère Teresa de ce monde) qui ont emprunté ce même chemin, ne serions-nous pas nous aussi destinés aux plus grandes réalisations?

Et ce chemin, où nous mènerait-il donc? Et si c’était à la révélation que l’immensément Grand est plus près de soi que de son propre souffle, qu’un lien direct existe entre soi, sa divinité intérieure et l’univers? Se pourrait-il que sa divinité existe en soi, en tant que soi?

Aurions-nous tous la même destinée? C’est-à-dire parcourir seul ce chemin de la recherche du véritable but de sa vie. En clair, partir du même endroit, soi, pour arriver à la même destination, soi, et ainsi, réaliser l’impensable, que le soi de chacun est en fait le soi de tous. Se pourrait-il que ce soit si simple?

Que cette vision soit réelle ou non, au-delà de toutes croyances, une certitude demeure. Il faut parcourir le chemin de la croissance personnelle pour devenir le meilleur être possible. Cela signifie travailler à faire émerger et développer en soi les différentes vertus. Donc, viser à être un exemple d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage et ainsi, illuminer la vie des autres pour les aider à voir leur propre chemin. En clair, les vertus sont l’idéal humain dans toute sa splendeur dans sa relation avec l’autre, une émergence de sa spiritualité du plus profond de son être, une sagesse pour tous, depuis toujours et pour toujours.

De toute évidence, c’était un des enseignements de Swami Muktananda, un maître de yoga très connu en Inde, décédé en 1982. À un homme dépressif venu le rencontrer pour lui demander comment il pouvait chasser sa déprime, Swami Muktananda lui demanda « Qu’as-tu fait pour les autres aujourd’hui? ».

Pour le maître de yoga, emprunter ce chemin des vertus et porter son attention et son intention vers le besoin et le bien-être de l’autre est un moyen privilégié de faire émerger son propre potentiel d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage. Donner pour donner un sens profond à sa vie. Cela ne serait-il pas donner pour recevoir au centuple?

Cet enseignement m’est apparu comme une vérité et ce chemin des vertus est devenu le mien. Au plaisir de le parcourir avec vous pour le bien-être de tous.

La culpabilité, un poison

Qui ne s’est jamais senti coupable?
Nous nous sommes tous sentis coupables, un jour ou l’autre et à des degrés différents. Plusieurs d’entre nous avons été manipulés par d’autres personnes, parce qu’on se sentait coupable, soit de certaines paroles, soit de certains gestes ou comportements. Lorsqu’on se sent coupable et qu’en plus on a honte, on se sent enchaîné par des émotions négatives et on ne peut être nous-mêmes.

La culpabilité a été semée en nous par la religion et notre éducation, tant à l’école que par la société, pour nous contrôler. À chaque fois que nous agissions de façon contraire aux règles établies par d’autres, la graine de la culpabilité semée en nous, se développait de plus en plus et nous devenions faciles à manipuler.

Si nous voulons évoluer spirituellement, nous devrons un jour, prendre la décision de faire un pas de plus et nous débarrasser de cette chaîne qu’est la culpabilité. Une façon de faire est de comprendre que dans le chemin de notre évolution, on ne fait jamais d’erreurs, nous ne faisons que des expériences plus ou moins réussies. Dans chaque expérience, nous prenons les décisions selon notre niveau de conscience du moment. La ou les décisions que j’ai prises sont ma responsabilité et comme le stipule la loi du karma (je dois récolter ce que j’ai semé), je devrai, un jour ou l’autre en vivre les effets, que je les vois comme positifs ou négatifs. Une des meilleures façons de me faire vivre de la culpabilité est de me juger aujourd’hui pour quelque chose que j’ai fait dans le passé. Dans le moment présent, je n’ai pas le même niveau de conscience que j’avais à ce moment-là, alors mon jugement est faussé. Au lieu de me juger, il est préférable que je me serve de cette expérience pour m’enrichir intérieurement et développer ma sagesse.

Le grand maître Rabazar Tarzs disait à un chercheur « la culpabilité et la honte sont les deux plus grands obstacles que les maîtres spirituels ont à faire face, lorsqu’ils veulent aider une âme à évoluer ».

Prenons la décision de nous débarrasser de ce poison qu’est la culpabilité et apprenons de nos expériences pour devenir un jour, nous aussi des maîtres de sagesse et d’amour.

Éternel… aimant

Passe le temps…  Toujours plus vite, surtout à la fin de l’été quand les jours raccourcissent en affolant nos cœurs, soit parce qu’ils redoutent la noirceur à venir, soit parce qu’ils regrettent les couleurs que leur âge avancé ne pourra plus raviver.  Névrosés toujours accrochés au poteau du passé et anxieux déjà projetés sur la ligne d’arrivée du futur…

Si nous vivons la rentrée d’automne dans une hyperactivité d’écolier inquiet, c’est que notre vision du temps ressemble fort à celle de nos ancêtres qui croyaient que la terre était plate!

La vision du temps linéaire avec un début et une fin ne peut se concevoir que dans le monde matériel, visible, tout comme l’horizon pouvait laisser croire que la terre se finissait là.  Dans cette réalité visible, passé et futur règlent une histoire où tout est prévisible d’avance, selon les lois de cause à effet.  Le plaisir du présent et d’être là au bon moment demande de sortir de la vision linéaire.

En astronomie, on peut prédire la trajectoire de deux planètes aussi loin qu’on le désire dans l’avenir.  Si l’on raisonne en terme de dualité (visible-invisible, bien-mal), on peut faire des prévisions sur ce qui arrivera, car dans cette optique tout est programmé en terme de survie.  C’est grâce à cela que les papillons monarques qui naissent en cours de migration, connaissent par instinct leur destination.  Tout est prévu à l’avance.

Mais lorsqu’un astronome regarde trois planètes à la fois, il n’arrive pas à déterminer quelle sera leur course dans quelques millions d’années.  Lorsque la Trinité prend sa place (Dieu l’unité, le Fils le visible et le Saint Esprit l’invisible) le présent ne contient pas l’avenir.  Il est.  Le programme n’est plus dans la survie, mais dans l’expression de l’âme et celle-ci se révèle dans l’instantanéité.

Pour que la trinité vive en nous, notre esprit accède à un niveau quantique de perception, là où la matière et les pensées prennent forme, dans une zone intermédiaire entre la réalité et Dieu.  Dans ce niveau de conscience où se vivent les miracles, apparitions, voyances, coïncidences, guérison spontanée, etc…, le temps n’est que le moment présent.  À ce niveau, il est possible de tout faire, chaque chose peut se réaliser, sans empressement, sans retard non plus.  Tout est fluide, comme une mécanique cosmique bien huilée.  Nous sommes là au bon moment, à la bonne place dans la synchronicité pour créer.  Le temps devient circulaire, sans passé, sans futur, juste une roue qui tourne selon les cycles régis par l’univers.  C’est dans ce niveau de vibration que « le dépassement des conflits est inscrit dans l’évolution naturelle des choses à condition que le moi ne s’oppose pas au TAO » c’est-à-dire que notre moi ne soit pas à contretemps du rythme cosmique.  Jung, dans son approche orientale, parlait déjà de notre pouvoir guérisseur en précisant la nécessité pour le moi d’être en harmonie avec l’univers, comme une corde qui vibre à la même fréquence que la note céleste que l’âme choisit avant de s’incarner.  C’est l’ego qui doit s’articuler sur l’univers et non pas l’univers qui doit être maltraité par les apparences et la superficialité de l’être.

« Nous sommes des organismes autonomes alimentés par la sagesse des astres » ce qui veut dire que nous sommes des musiciens indépendants devant jouer une pièce que nous avons non seulement oubliée à la naissance, mais que nous devons en plus jouer en harmonie avec tous les autres, au-delà des différences de style et de rythme.  D’où une liberté toute relative quant à notre véritable capacité de choisir notre vie.  Sans déterminisme excessif ni hasard absolu, la liberté que nous avons n’est-elle pas dans la soumission, se mettre sous sa mission, accepter d’œuvrer pour un principe supérieur et reconnaître notre responsabilité dans la création.  Seule l’âme peut communiquer avec le niveau quantique et c’est pour cela que nous avons besoin d’être à l’écoute des cycles, cycles des astres, des saisons, mais aussi cycles personnels ou transgénérationnels, car ils sont un reflet de l’éternité qui se manifeste dans l’alternance de toute chose.  Ils sont des indices semés dans la roue du temps pour nous harmoniser avec la partition choisie, pour que le froid ne nous déprime pas, que le soleil ne nous brûle pas, que la sécheresse de l’âge ne ride pas notre amour.  La sagesse des astres devient alors une aide précieuse pour accorder le piano de notre âme et nous faire entrer dans la danse de la réalité.

« Vis pour ce monde comme si tu devais y vivre éternellement et pour l’au-delà comme si tu devais y mourir demain. » poème soufi

Votre maladie, votre douleur, pourrait bien vous sauver la vie

« Doc, j’ai mal, je n’en peux plus, faites quelque chose. » Si nous intervenons que pour vous soulager, nous vous nuirons. Laissez-moi vous expliquer. La nature et la sagesse de votre corps ont choisi ce mal ou cette maladie pour vous orienter vers la vie qui vous devriez mener. Lorsque quelqu’un intervient pour changer ou transformer le message de votre corps, nous vous privons de la possibilité d’améliorer votre vie.

La semaine dernière, après cette conversation avec une d’entre vous, elle me répond : « OK doc, je comprends, mais qu’est-ce que je fais en attendant? ». « En attendant quoi? » fut ma réponse. Elle me répondit : « En attendant que je retourne… » Il y a eu un silence. Elle venait de comprendre.

Elle voulait me dire « en attendant que je retourne à faire les choses qui m’ont rendue comme je suis ». Vous auriez dû voir son visage et son corps en état d’instabilité, ce qui permet une réorganisation à tous les niveaux, c’est-à-dire physique, mental, émotif et même spirituel. Son cerveau ne semblait pas avoir les programmes nécessaires pour intégrer la découverte qu’elle venait de faire. J’assistais à l’installation d’un nouveau programme sur son disque dur. Son cerveau était en train d’établir instantanément les connexions nécessaires à l’implantation de ces nouvelles connaissances. Une réalisation, une découverte qui permet une guérison globale.

Est-ce qu’elle était mieux à ce moment? Est-ce qu’elle souffrait moins? La réponse est non. Rien n’avait changé, cependant à partir de ce moment-là, tout pouvait changer. Elle SAVAIT qu’elle allait guérir. Il ne lui restait plus qu’à faire les changements qu’elle aurait dû faire depuis longtemps.

Les changements qu’elle avait à faire, elle les connaissait intuitivement, inconsciemment tout comme vous et moi. Avec la prise de conscience qu’elle venait de faire, les changements sont passés de l’inconscient au conscient dans une fraction de seconde. Les perceptions diffuses, embrouillées, sans mots se sont cristallisées, verbalisées dans un instant. Elle est passée de l’incertitude émotive à la certitude de l’action. Elle est passée instantanément devant mes yeux du stage 1 d’I.S.R. (souffrance) au stage 4 (reprendre son courage, pouvoir). Sa vie ne sera plus jamais la même.

Être malade est une opportunité. C’est un temps :

  1. D’ARRÊT : La douleur ou la maladie nous invite à l’introspection de notre vie. Qu’est-ce que je vais faire du reste de ma vie? Quelle est la vision de ma vie? Lorsque je serai sur mon lit de mort et que je regarderai ma vie, pourrais-je dire, j’ai accompli ce que j’avais à accomplir? Ou est-ce que ma réflexion sera dans le sens de « j’aurais donc dû », « j’aurais pu », « ah si les choses avaient été différentes »?
  2. DE RECONNEXION : La maladie nous permet de revisiter les parties de notre corps que nous avons oubliées, ignorées, abusées. La reconnexion permet de faire la paix et de prendre un nouveau départ. C’est un peu comme un conflit avec le conjoint. Au début, on est fâché, après on boude, on se calme, mais on ne veut pas abdiquer trop rapidement, on s’entête un peu plus. Puis on se dit qu’on devra en revenir un jour ou l’autre, aussi bien que ce soit aujourd’hui. On se retrouve, on se réconcilie et on fait, vous savez quoi. C’est de cette reconnexion personnelle dont je parle.
  3. D’AMOUR : C’est dans les moments de douleur et de maladie qu’on se sent seul. Pourtant, on ne peut être seul, même lorsque nous sommes seuls physiquement, ce n’est qu’une impression. Même lorsqu’on pense que Dieu nous a abandonnés, on est toujours accompagné. L’amour est toujours disponible. L’amour n’est pas un sentiment, mais une action. Il n’en tient qu’à nous.
  4. DÉCOUVERTE : C’est le temps de redécouvrir les choses simples de la vie. C’est le temps de regarder un coucher de soleil ou encore mieux, un lever de soleil. C’est le temps de sentir la fleur du jardin. Le temps d’aller au parc et de regarder les enfants jouer en espérant que les parents ne soient pas impliqués dans leurs jeux.
  5. DE PRÉPARATION : La maladie et la douleur nous permettent de nous préparer aux changements que nous avons à faire, à planifier et à nous organiser. Il y a deux façons de faire ces changements. Certains changent tout en même temps. C’est possible, mais difficile. D’autres changeront une ou deux choses à la fois. L’important dans un voyage de 1 000 km est le prochain pas.

Quelles techniques d’intériorisation choisir?

En ce début de millénaire, les approches traditionnelles vers une paix intérieure semblent dépassées ou du moins pas suffisamment appropriées aux réalités d’aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible d’atteindre la paix intérieure par le biais de ces moyens.

Afin d’y arriver, il est nécessaire de transcender les interdits et les incohérences de l’environnement surtout quand le livre valorise l’expérience.

Je suis coach de vie, mais j’ai occupé, de 1980 à 1988, les fonctions de ministre du culte et d’aumônier au sein d’une dénomination protestante. Avec le recul, je prends conscience que durant toutes ces années de ministère, j’ai incité mes paroissiens à se diviser entre le correct et le pas correct, le bien et le mal, le péché et la vertu. Je visais l’épanouissement de la vie. Étant pris dans un milieu ecclésiastique fermé, j’empêchais ainsi les gens (y compris moi-même) d’avoir accès à une véritable paix intérieure. Cette paix croulait sous un amas d’interdits, de méfiance face à la vie et même face aux autres. La paix intérieure véritable passe par l’unification de l’être. En fait, j’enfermais la vie dans un immobilisme rempli de craintes, d’anxiété et d’étouffement de la nature humaine. La paix intérieure était donc inaccessible sauf à certains moments de grâce qui n’étaient que de courte durée. Je travaillais contre la Vie plutôt que de favoriser son épanouissement.

Aujourd’hui, en tant que coach, je préfère utiliser les concepts appropriéet nonapproprié, permettant ainsi d’avancer vers une plus grande paix intérieure et une plénitude de l’être faite d’apprentissages (essais–erreurs) et d’expériences basées sur, comme le disaient si bien nos grands-parents, le gros bon sens.

En PNL, une des présuppositions de base est que toutes les ressources se retrouvent dans la personne. Par conséquent, celle-ci a donc la sagesse nécessaire pour vérifier ce qui est approprié du moins pour son écologie intérieure. Cependant, parmi toutes les techniques d’intériorisation offertes sur le marché, quelques pistes peuvent nous aider à choisir une approche correspondant mieux à nos besoins.

Premièrement, nous ne sommes pas des êtres désincarnés. Toute approche qui incite à rejeter le corps devrait être sérieusement mise en doute. Selon Stephen Gilligan, auteur de « Le courage d’aimer », il existe un point où la vie passe par le corps, par le centre, un point sensible et vulnérable. Quand nous ne sommes plus en contact avec ce centre de nous-mêmes, par où se manifeste le Soi, l’Esprit, la Vie ou Dieu, nous devenons piégés par le mental et par nos vieilles manières de penser et d’agir. Nous sommes donc coupés de nos ressources et de nos certitudes car nous ne sommes plus en contact avec cet endroit de notre corps qui nous permet d’être régénéré, plein de ressources et de confiance. Le corps est aussi l’outil idéal pour nous garder dans le moment présent. Il nous donne des signes par le biais de notre ressenti physique pour rester dans le « Je suis », là maintenant, et trouver ainsi notre voie vers notre paix intérieure et enfin vivre en authenticité.

Deuxièmement, tout enseignement de techniques venant à l’encontre de notre liberté de juger par nous-mêmes les informations présentées, devrait aussi être remis en question. Nous avons en nous toute la sagesse pour savoir si les voies enseignées, les vérités ou les demandes qui nous sont faites nous conviennent. Plusieurs vérités circulent en ce monde, mais il y en a une incontournable : celle que nous avons le pouvoir et la responsabilité de choisir et de vérifier par nous-mêmes ce qui nous convient. Trop souvent par manque de confiance en soi, des hommes et des femmes remettent à des gourous ou à des leaders leur pouvoir de vérifier les informations enseignées. Tout un chacun a le devoir de respecter son intuition, son intelligence et ses signaux corporels pour s’assurer que ce qui est présenté convienne vraiment à son écologie intérieure.

Troisièmement, l’encadrement ou l’environnement dans lequel se pratiquent ces techniques doit être également considéré. Toutes formes d’élitisme à outrance, de philosophies utilisant la culpabilité, la manipulation, l’intimidation, l’humiliation et le non-respect de la personne devraient être jugées comme inquiétantes. La technique ou les croyances qui l’accompagnent peuvent être excellentes, mais il est nécessaire que l’environnement de formation ou de croissance soit approprié.

Par ailleurs, une technique convenant à une personne peut très bien ne pas convenir à une autre. Nous sommes tous uniques et nous avons tous un paysage intérieur différent. Certaines personnes sont plus kinesthésiques, d’autres plus auditives ou d’autres plus visuelles; il y a donc des techniques pour chaque type de perception. Par exemple, le kinesthésique sera plus à l’aise avec une technique faisant appel au corps tandis que l’auditif choisira plutôt les approches utilisant la parole et enfin, le visuel se sentira mieux avec les formes de spiritualité qui font appel à des images et des symboles. Il faut donc se connaître et surtout ne pas culpabiliser si une technique nous semble moins accessible. Il se peut fort bien qu’une approche ne convienne nullement à notre type de perception ou à notre personnalité.

En conclusion, il importe d’être à l’écoute de soi et du Soi avant d’employer quelques techniques pour cultiver sa paix intérieure. Si vous en pratiquez une et que vous n’êtes toujours pas en paix, eh bien, il y a possiblement une évidence qui mérite d’être prise en considération. Nous sommes à l’heure des communications, alors au moindre doute, lisez, faites des recherches, posez des questions, consultez ceux qui ont déjà pratiqué ces approches. Si les réponses ne semblent pas vous satisfaire, soyez vigilants. Fiez-vous aux signes de votre corps, à votre intuition et respectez votre intelligence. Soyez ouvert à ce que la Vie vous présente pour cheminer vers une paix intérieure tout en restant responsable de vous-mêmes. De plus, votre sage intérieur, votre Soi, l’Esprit ou tout autre terme poétique, peut vous guider vers la meilleure approche. Cela ne diminue en rien votre responsabilité ainsi que votre pouvoir de vérifier et de choisir.

Les séquences essentielles de sa vie

Le printemps dernier, suivant une condition physique de déshydratation à la suite d’un tournoi de badminton, j’ai vécu une expérience personnelle où le champ de conscience de veille était modifié. Les événements extérieurs semblaient se dérouler au ralenti. Pour quelques semaines, avant que je puisse retrouver le niveau normal d’hydratation du corps physique nécessaire à l’équilibre humain, je me sentais plus vulnérable et fragile qu’à l’habitude sur le plan émotionnel et psychologique. Mes conversations entre amis et collègues de travail avaient une forme d’ouverture de cœur beaucoup plus affinée, adaptée et centrée à la situation du moment présent. L’un des phénomènes les plus remarquables et évidents qui prenait place dans mes pensées et dans mon imagination créatrice était une capacité de voir et même de prévoir toutes les programmations de l’esprit humain. Celles à l’état conscient et même d’autres à l’état subconscient (rêverie, rêves et demi-sommeil). J’appelle ces manifestations de l’esprit humain les séquences essentielles de la vie. Elles font partie d’expériences personnelles et spirituelles qui nous miroitent et nous reflètent la façon dont notre vie se structure et prend forme au fur et à mesure qu’elle se déroule devant nous. C’est aussi la p’tite routine de chaque jour (douche, toilette, petit-déjeuner, conduite de l’auto, travail au bureau, etc.) qui peut devenir des moments d’ancrage et d’actualisation de soi au moment présent de sa vie, lorsque l’on prend le temps de lui donner l’attention et l’état de conscience nécessaire pour faire de nos rituels journaliers des occasions d’éveil, d’enracinement dans la réalité physique, d’appréciation et de contentement. Une fois que l’état d’âme approprié est développé à l’intérieur de soi et que l’on voit clairement les séquences essentielles, les programmations souhaitées, inévitablement, vont se manifester des activités en accord et en harmonie avec celles-ci dans le dénouement de sa vie quotidienne. Nous devenons l’auteur de nos propres séquences essentielles, acteur dans l’extériorisation de celles-ci et aussi observateur de tout le processus. Dans le processus de champ de conscience modifié, j’étais à la fois conscient de ma fragilité humaine et aussi conscient de la force spirituelle qui accompagnait ces phénomènes de conscience altérée. Au-delà d’une épreuve physique se cachait d’innombrable cadeaux divins. J’étais vraiment à l’écoute du grand silence qui animait la vie intérieure et je cherchais à le rattacher à ma vie humaine, du moins dans ma compréhension et interprétation de celui-ci. Un silence rempli de paix, de sagesse et de liberté provenant d’une source qui alimente le cœur et anime l’âme humaine de tout ce qui est noble, exaltant, sensible et inspirant au dépassement et à la réalisation d’une conscience plus éveillée à l’essentiel. S’il y avait des personnes parmi les lecteurs de la revue Cheminement qui ont vécu des expériences semblables, vous êtes invités à me contacter pour un partage en toute discrétion.