Le thuya du Québec

Essence aromatique et plante amérindienne sacrée
Les amérindiens ont beaucoup à nous enseigner, leur connaissance ancestrale est profonde et pleine de sagesse. Ils utilisaient les plantes d’ici, pour assurer leur survie, mais elles leur servaient aussi sur le plan spirituel, pour la protection, la purification, les offrandes et les visions.

Le cèdre d’Amérique, une plante sacrée

Le cèdre (thuya), le foin d’odeur, la sauge blanche, et le tabac étaient les quatre plantes sacrées des Amérindiens. Le cèdre et la sauge avaient pour but d’éloigner les forces négatives au moment de la prière.

Pour les Indiens d’Amérique du Nord, le thuya sert à purifier l’espace avant une cérémonie à caractère spirituel ou avant de méditer, ou encore, avant de commencer une réunion importante. Le cèdre attire des énergies bienfaisantes, écarte les mauvais esprits. Les sages amérindiens mentionnent que les bonnes odeurs nourrissent les esprits bienveillants. On peut faire un parallèle avec ce que fait la religion catholique, en brûlant de l’encens à l’église, cela a pour but d’attirer le regard de Dieu vers nous et d’élever notre conscience vers le Divin.

Pour les Amérindiens, cette plante symbolise l’équilibre par ses polarités féminine et masculine qui sont en harmonie. Son surnom est l’Arbre de la paix et cette plante est des plus importantes pour les peuples autochtones du Nord-Est. On l’appelle aussi l’arbre de vie (anneda ou arborvitae) à cause de ses vertus purifiantes et cicatrisantes. Cette plante était souvent utilisée dans leurs cérémonies de guérison.

Le guérisseur et le malade

Lors du rituel de guérison, le guérisseur débute par un nettoyage des mauvaises énergies avec l’aide de cette plantes sacrée, puis il y a des chants sacrés. Ce rituel libère la personne malade de tous les mauvais sentiments, les pensées négatives et/ou des énergies négatives.

Il est intéressant de voir qu’aujourd’hui, de plus en plus, on refait ce lien entre les émotions négatives (peine, rancœur, colère, amertume…) et les symptômes physiques. Leur sagesse ancestrale avait compris que ce lien était incontournable.

En aromathérapie

Cette plante est reconnue en aromathérapie comme étant précieuse, mais également dangereuse, si mal utilisée. À cause de son taux élevé de thuyone, elle devient toxique pour le système nerveux si elle est prise par voie buccale. Ainsi, on ne doit jamais la prendre en interne. On ne l’utilise pas non plus sur la peau des femmes enceintes ou des jeunes enfants (moins de 10 ans).

Cette plante est très utile en application sur la peau, elle est cicatrisante et très performante pour réparer ou régénérer la peau. Si vous avez une cicatrice importante, c’est la meilleure des huiles pour cicatriser.

C’est aussi un très bon antiparasitaire. Le thuya éloigne et neutralise les poux, la galle, les mites, les punaises de lit, etc. Elle est parmi la plus intéressante pour éloigner et tuer les parasites de toutes sortes. Elle détruit autant les parasites physiques que psychiques.

De plus, c’est une huile qui est très lipolytique et mucolytique, c’est-à-dire qu’elle réduit les gras de la cellulite, les amas comme les kystes et même le pus des furoncles. C’est vraiment un arbre médicinal extraordinaire et très utile.

Le Thuya occidental (Thuya occidentalis) n’est pas un cèdre de la famille des Pinacées. C’est en fait un conifère de la famille des Cupressacées (cyprès). Il ne faut pas confondre!

Le thuya est une plante qui pousse ici, elle est très utile et précieuse, mais attention, soyez prudent lorsque vous l’utiliser.

Recettes pour adultes

1 ml = +- 25 gouttes

5 ml = une cuillère à thé

Brume de protection

Éloigne les mauvaises énergies et attire les esprits bienveillants.

H.E. Thuya occidental (cèdre) / (Thuya occidentalis) / 1 ml

H.E. Pruche / (Tsuga canadensis) /                           3 ml

Alcool (70 % et plus) /                                           25 ml

Posologie : Voie aérienne

Avoir une bouteille de verre, avec un vaporisateur. Ajoutez-y le mélange.

Vaporiser sur vous, autour de vous ou dans une pièce.

Cicatrisation difficile, furoncle, kyste

H.E. Thuya occidental (cèdre) / (Thuya occidentalis) / 3 ml

H.E. Palmarosa / (Cymbopogon martini) /                  2 ml

Huile végétale de ricin /                                         10 ml

Posologie : Voie cutanée

Appliquer le mélange sur la région 3-4 fois par jour.

Verrue

H.E. Thuya occidental / (Thuya occidentalis) /                    1 ml

H.E. Cannelle de Ceylan (écorce) / (Cinnamomum verum) / 3 ml

Huile végétale de ricin /                                                   4 ml

Posologie : Voie cutanée

Limer la tête de la verrue et appliquer le mélange avec l’aide d’une tige de coton, sur la verrue 3-4 fois par jour.

Antipunaise de lit

H.E. Thuya occidental / (Thuya occidentalis) / 1 ml

H.E. Clou de girofle / (Eugenia caryophyllus) / 2 ml

H.E. Menthe poivrée / (Mentha x piperita) /     3 ml

H.E. Citronnelle / (Cymbopogon winterianus) / 2 ml

Alcool (70 % et plus) /                                 10 ml

Eau /                                                      4 tasses

L’alcool permet de mélanger les huiles essentielles à l’eau.

Commencez par votre lit
On enlève draps, couvertures, couettes, oreillers, enlevez tout et on passe tout à la machine à laver avec de l’eau très chaude et on sèche à la sécheuse pendant une heure et plus.

On vérifie le matelas sur toutes les coutures.

  1. Vaporiser d’insecticide le lit aux rectos, verso, les côtés et vérifier les pieds de lit, les supports de sommier;
  2. Faire sécher et ensuite l’envelopper dans une housse totalement étanche. (housse contre les acariens).

Environnement proche du lit

On vérifie et traite les murs autour du lit et le plancher en dessous du lit, la table de nuit, lampe de chevet, prise de courant…

Traitez TOUT l’appartement d’un coup.

Traitement tous les 8 jours afin d’éradiquer les œufs et les adultes.

Un traitement par mois pendant trois mois.

P.S. Ce mélange peut servir à éloigner les fourmis, coccinelles, araignées, les mites, ou tout insecte qui dérange votre bien-être.

Références

  • Michel Turbide; L’Aromathérapie : Applications thérapeutiques, les huiles essentielles du Québec et du Monde; 2010; édition Sante-Arome; Montréal : www.sante-arome.com
  • http://www.lachusky.com/arbre_sacre.html
  • http://magia-artemesia.com/?p=139
  • www.suite101.com/content/first-nations-traditional-healing-a100329&rurl=translate.google.ca&usg=ALkJrhgu9u_WWGpJ_HXwpSq43VdI_T-Vlg#ixzz0xumFJqDn
  • www.asunam.com/smudge_ceremony.html
  • www.crystalinks.com/smudging.html

Prends le temps…

D’aimer, c’est le privilège des Dieux.

De penser, c’est la source du pouvoir.

D’être aimable, c’est le chemin du bonheur.

De rire, c’est la musique de l’âme.

De te distraire, c’est le secret d’une perpétuelle jeunesse.

De lire, c’est la fontaine de la sagesse.

De te reposer, sans quoi tu ne pourras jamais jouir de rien!

Inconnu

Les yeux des fleurs

Cette année, au tout début du printemps, je n’avais qu’une idée en tête, « planter des pensées ». Les petites fleurs mauves et jaunes m’ont étonnée, quand je les ai ramenées dans ma voiture, elles avaient un parfum tellement suave, que j’ai failli tomber en extase sur la route 117.

Elles me regardaient avec leurs yeux vivants comme des petits êtres heureux d’être entre bonnes mains. La pensée occupe notre cerveau, elle a été déifiée par les Grecs qui l’ont coiffée d’un casque et ils l’ont appelé « Athéna » déesse de la sagesse et de l’intelligence; elle renferme notre univers intime et nos désirs les plus enfouis au fond de notre mental.

Quelques fois, elle descend à notre gorge et se pare de mots ou de sanglots, de chants, de musique, car la pensée de nos vies va aussi dans notre soleil personnel, notre cœur qui aime, vibre et ressent les sentiments d’amour et d’amitié.

Les dernières vingt années ont été tristes et sans lien pour les familles et les pays. On a surtout travaillé à établir l’économie, la richesse et la stabilité financière. On a beaucoup négligé les liens qui unissent les êtres. Je parle surtout pour moi, car je n’ai presque pas connu les enfants de mes frères et sœurs, très peu de contact, peu ou pas d’invitation, même l’indifférence totale.

Et ces petites pensées, ces fleurs avec leur regard, m’ont rappelé les âmes dans les enfants, et je me disais qu’il était triste que ces liens soient disparus.

Et voilà que ces dernières semaines en allant faire des photocopies, une grande et gentille femme me regarde et me dit en regardant ma signature sur le chèque : « Ah! vous êtes de la famille Aubin, moi aussi, je suis la fille de votre cousin. ». « Mais, bien sûr, il est le fils du frère de mon père. », et nous voilà parties sur le patrimoine avec les noms et les souvenirs me rappelant mes parents décédés. J’étais heureuse d’en parler, c’était caché, là, dans mon cœur, comme un petit coffret qu’on avait oublié. Cette rencontre l’a ouvert et j’ai trouvé dedans des liens oubliés.

Hier, en allant à la banque, une grande fille toute blonde me fait mon dépôt, et me dit subito-presto, « Vous êtes de la famille Aubin? Est-ce que vous connaissiez mon père Joseph? ». « Et! Bien oui, il était cousin de mon père Luc » et nous revoilà sur les rails des liens oubliés, ressuscités. Le petit coffret avait fait entendre sa musique et le fil de la famille s’est de nouveau tissé. Et on s’est retrouvés parents, cousins ou autres qu’importe, ce ne sont pas mes frères et sœurs avec leurs enfants, mais les petits cousins très lointains, qui sont poussés par ce désir de l’esprit de réunir les familles d’âmes.

Merci à vous petites fleurs, petites pensées, vos yeux étaient vraiment vivants et votre regard a touché les êtres près de moi, afin de se retrouver, de se connaître, de s’inviter à partager la merveilleuse conscience qui s’éveille et qui veut que la « famille univers » se confonde dans le grand chant d’amour.

Vendredi dernier, un tout petit enfant de trois ans, Samuel, aux cheveux blonds, trottinait dans notre labo et apportait à son papa, les produits qu’il avait choisis. On aurait dit Mercure, (le messager des dieux) avec ses ailes, tellement il était léger. Quand il est parti, je lui ai dit : « Samuel, tu as des ailes tel un bel ange », il m’a pris mon visage entre ses deux petites mains et il m’a plaqué un baiser sur les deux joues, le plus beau cadeau que j’ai reçu dans ma vie. Et dans ma tête, chantait la chanson, nos enfants sont nos rivières, nos vents et nos mélodies, ils vivent dans les gouttes d’eau, dans les semences de la terre, dans les étoiles qui brillent et ils nous regardent avec leurs yeux purs, comme les yeux des fleurs, comme pour nous dire : « Mire-toi dans ta propre lumière, je suis un peu de toi et tu es un peu de moi. ».

Ensemencez des pensées, des roses, des lys, des géraniums, et vous agrandirez le jardin des âmes pour la conscience de l’esprit-pensée qui veut nous réunir en un seul et grand festin d’amour, d’amitié et de compréhension mutuelle. Étendre une couche d’humus en pensées positives, c’est couvrir la terre d’un manteau fleuri d’une nouvelle ère.

La numérologie et la re-création

Les événements des dernières années nous ont tous placés en face de situations pour que nous puissions faire certaines prises de conscience sur ce que nous sommes. La conjoncture des circonstances se déroulant de plus en plus rapidement nous envoie du même coup le message de prendre du recul, du temps, des bons moments pour soi, pour les autres, afin d’éviter d’entrer dans le tourbillon de la vie avec frénésie, ce qui nous ferait perdre l’essentiel. Chaque personne qui ose l’accession à la pratique du moment présent, à la découverte de soi, à la connexion avec son âme, entraîne avec elle un mouvement évolutif de la conscience collective, c’est-à-dire un progrès pour tout le genre humain. Tout ce qui se vit au plan personnel fait partie du grand tout universel. Maintenant, nous sommes à l’ère de l’application intensive et de la manifestation puisque l’année 2010 apportera avec elle des occasions de croissance personnelle singulières et particulièrement accrues.

Toutefois, 2010 demandera une libération du sentiment d’appartenance à qui ou quoi que ce soit afin de réaliser que chacun possède en lui tout ce qui est nécessaire pour atteindre le but ultime qu’il s’est lui-même fixé depuis le début de la création.

La nouvelle et véritable spiritualité est plus que l’éveil, elle est l’élévation de la conscience qui naît bien au-delà des structures religieuses établies depuis longtemps. En réalité, le degré de spiritualité n’est aucunement lié aux croyances établies, mais bien à l’état de conscience.

La vibration de l’année 2010 met ainsi en lumière l’urgence de retrouver son autonomie dans le domaine spirituel. Cette autonomie se manifeste par une ouverture d’esprit que l’on obtient en se rapprochant de sa source et en vivant dans le moment présent.

Cette démarche spirituelle favorisera la complémentarité à ce que l’on est véritablement et elle permettra de constater l’ampleur de la rapidité des solutions et des réponses recherchées.

Comment trouver l’équilibre entre l’être spirituel et matériel que nous sommes? La priorité doit être accordée à la pratique du détachement, c’est-à-dire revoir notre façon de considérer les avoirs. La gratitude et la reconnaissance doivent d’abord être au rendez-vous. Il est nécessaire de rendre hommage au monde des choses et de l’honorer sans pour autant en devenir l’esclave. Un autre point que je considère important est celui d’être pleinement conscient de la relation que nous pouvons établir avec tout ce qui existe dans les règnes végétal, animal, humain et avec l’univers. Il est fondamental de prendre le temps de connecter avec le fil conducteur qui mène à l’essence des rencontres avec chacun de ces règnes afin d’en ressentir la magnitude.

L’année 2010 avec toutes ses variantes, demande une désintégration d’avec l’ego pour se rapprocher de l’essentiel, de son soleil intérieur. L’ego crée un attachement qui est contraire à l’abandon et au détachement visés. Il y a urgence d’interrompre son fonctionnement, car il est la cause de trop de souffrances débilitantes chez l’être humain.

Chacun peut réaliser que la fierté d’être doit remplacer l’orgueil, que l’écoute intérieure de l’âme doit remplacer l’agitation excessive des activités extérieures pour une transmutation vers la paix et la sérénité.

L’année 2010 suggère de remplacer le désir par le plaisir comme source de motivation. Le plaisir conduit au lâcher-prise et celui-ci dégage plus de légèreté et de souplesse. Il conduit à l’objectif fixé beaucoup plus rapidement, car il laisse échapper des fluides facilitant le dépassement des embûches. Tous en ont fait l’observation au cours de leur vie. En arrivant à relâcher l’emprise sur les situations qu’on ne peut contrôler, il se libère un je ne sais quoi qui dirige tout droit au résultat. Il suffit de savoir s’abandonner et laisser tomber les attentes.

Le sourire intérieur est une des forces les plus puissantes qui soit. Il redonne au corps et à l’âme tous ses pouvoirs de vie et d’équilibre. Il produit une vigueur concrète, capable de détendre, de réchauffer et de guérir. Un point capital pour 2010 sera de rire, de dédramatiser les situations, de faire de l’humour, ces gestes seront des boucliers de bonheur et de rayonnement.

Faites l’expérience suivante : promenez-vous dans la foule en imaginant que vous vous souriez à vous de l’intérieur. Vous verrez que les gens se retourneront comme si quelque chose de particulier, de différent se dégageait de vous. Ils auront envie de vous approcher, d’amorcer la conversation, car ils ressentiront un rayonnement différent, rafraîchissant et magnétique, développé par votre sourire intérieur.

Je crois qu’il existe pour tous des moments plus difficiles dans la vie. Cependant, en osant dédramatiser ces situations, en les raillant légèrement, sans malveillance, en se moquant de ses propres réactions, les peurs et les angoisses seront sans doute plus vite désamorcées, la paix prendra place graduellement et permettra à la joie d’être ressentie dans l’être tout entier. La sagesse, c’est aussi être capable de rire de soi.

Enfin, l’équilibre devient possible dans la mesure où l’on se rapproche de soi, de son écoute intérieure en lui donnant davantage de place, en considérant un moment à la fois et en étant conscient qu’à chaque instant nous participons à l’évolution de l’humanité en plus ou en moins, tout dépend dans quelle direction l’action est dirigée.

Le papillon

Un jour apparut un petit trou dans un cocon; un homme qui passait à tout hasard, s’arrêta de longues heures à observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, c’était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit.

On dirait que le papillon avait fait ce qu’il pouvait et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre.

Alors l’homme décida d’aider le papillon : il prit un canif et ouvrit le cocon.

Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi, ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine.

L’homme continua à observer pensant que d’un moment à l’autre les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu’il prenne son envol. Il n’en fut rien!

Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.

Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aide, ne comprenait pas, c’est que le passage par le trou étroit du cocon était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler. C’était le moule à travers lequel Dieu le faisait passer pour grandir et se développer.

Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.

Si Dieu nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler.

J’ai demandé la force… Et Dieu m’a donné les difficultés pour me rendre fort.

J’ai demandé la sagesse… Et Dieu m’a donné des problèmes à résoudre.

J’ai demandé la prospérité… Et Dieu m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.

J’ai demandé de pouvoir voler… Et Dieu m’a donné des obstacles à surmonter.

J’ai demandé l’amour… Et Dieu m’a donné des gens à aider dans leurs problèmes.

J’ai demandé des faveurs… Et Dieu m’a donné des potentialités.

Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé…

Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin. Vis ta vie sans peur, affronte tous les obstacles et démontre que tu peux les surmonter.

Le féminin sacré en nous

Maintenir et cultiver cette connexion
Pour nous qui vivons en pays nordique, les mois d’hiver semblent favoriser l’introspection et l’équilibre entre engagements extérieurs et quête intérieure. Est-il possible de maintenir cet équilibre dans le mouvement accéléré de notre été? Que nous soyons homme ou femme, pouvons-nous garder contact avec le féminin sacré en nous, tout en vivant dans un tourbillon d’activités et de rencontres? Comme cette « essence » fait partie intégrante de notre être, nous le souhaitons. Regardons par quel sentier nous pourrions voyager avec cet espoir.

Déesse-Mère : La Matrice

La sagesse féminine collective des âges passés est un trésor immense que nous pourrions sans doute définir par : accueil, tendresse, naissance, nourriture, guérison, présence, communion à la terre et au ciel. Pour se développer en totalité et pour que cesse la dualité féminin/masculin, chaque être humain a besoin de puiser à ce trésor, de le reconnaître en soi et de s’en nourrir.

L’Accueil, un premier défi

Pour accueillir, il faut avoir de l’espace : dans son cœur, dans sa tête, dans son âme, dans son quotidien. Si notre espace est envahi par la peur qui engendre les préjugés, par le désir d’avoir toujours raison, toujours plus de pouvoir, toujours plus de biens, il n’y a plus tellement de place pour accueillir qui ou quoi que ce soit. Nous serions alors un carrousel tournant sans fin sur lui-même. Concrètement, nos actions seraient alors dirigées vers une fermeture même si nous rencontrions et recevions une grande quantité de gens, contacts, amis, famille avec une apparente cordialité. Les événements et les interactions risqueraient souvent de nous heurter par manque d’espace.

L’accueil chaleureux, heureux est davantage un état intérieur qui laisse l’autre « être », sans porter de jugement, sans rien lui demander, en considérant sa présence comme un cadeau, comme un partage. Pour cela, il en faut beaucoup de l’espace et si nous n’en n’avons pas vraiment créé pour nous-mêmes, comment pourrions-nous devenir accueil? Comment pourrions-nous cultiver une connexion qui n’existe pas?

Ce contact s’établit donc à partir d’une démarche d’élagage intérieur où nous rencontrons également nos forces, nos talents, nos espoirs, nos buts, où nous découvrons notre potentiel. L’accueil et la reconnaissance de ce que nous sommes est la base sur laquelle s’appuie notre ouverture et toute notre contribution.

Présence nourrissante

La Déesse-Mère a souvent été représentée comme une matrice contenant l’univers en devenir. Ce qu’il y a de plus vivant, de plus puissant en nous se révèle comme chaleur aimante et agissante. Le petit enfant vous offre une bouchée de son repas ou une fleur, ou un caillou qu’il trouve beau comme geste d’affection spontané; un adolescent se découvre et apprend le sens du partage dans une équipe de sport; un adulte contacte à chaque jour les milliers de visages que la vie utilise pour lui apprendre à s’ouvrir, à goûter, à participer. Dès que nous reconnaissons notre appartenance au grand cercle de la vie, nous devenons une « présence » consciente de recevoir et heureuse de donner, d’instruire, de bâtir, de nourrir.

Quel que soient nos origines, notre milieu social, notre travail, nous vivons dans l’espace intérieur que nous choisissons et ce choix se révèle dans chaque action posée : repas, rencontres, travail, repos. Partout et toujours, il se peut que nous soyons juste en train de « faire », à la course même, sans trop réfléchir, un peu comme sur commande automatique : c’est le choix le plus difficile parce qu’il nous laisse l’impression de ne rien choisir du tout et c’est assez frustrant. L’autre alternative, c’est une conscience, une connaissance de ce que nous sommes et de tout ce que nous représentons dans l’univers, de ce que nous sommes en mesure d’offrir. C’est un état qui peut devenir permanent, un état d’attention commandé par le cœur; à le cultiver, nous devenons cette « présence nourrissante », aimante et efficace.

Racine d’humanité

Pour maintenir et cultiver en nous la connexion avec le féminin sacré, peut-être faut-il simplement suivre le chemin devant soi en état de conscience et de reconnaissance envers la vie. Que ce soit en faisant une cuisson de repas sur le barbecue, en tondant le gazon, en recevant des amis, qu’on soit en vacances ou au travail, en voyage ou dans son jardin.

Faire des choix conscients, du plus simple au plus important, les porter ces choix, les devenir, à la fois avec rigueur, compassion et tendresse; cela me semble ce qui se rapproche le plus du message de nos racines d’humanité.

Vieillir… sans devenir vieux!

Vieillir est un mot à double sens. Le premier sens est grandir et le second, dépérir. Grandir signifie augmenter, non seulement sa taille physique, mais aussi son âge, sa connaissance, sa sagesse. C’est un plus. Dépérir signifie réduire, perdre sa santé, ses facultés. C’est un moins.

Ainsi, la vieillesse devrait-elle être considérée comme un état de grande maturité alors que le vieillissement serait un état de dégénérescence.

En vieillissant, nous pouvons soit grandir, soit dépérir. Et nous avons le choix, celui de rester jeune toute notre vie ou de devenir vieux. Oui, nous avons ce pouvoir de choisir quel genre de vie nous voulons vivre.

Si nous entretenons des pensées créatrices, des pensées d’amour, nous choisissons la sérénité. Si, par contre, nos pensées sont destructrices et haineuses, nous choisissons la sénilité. Si nos sentiments sont joyeux et confiants, nous voilà partis pour le bonheur. Mais s’ils sont amers et inquiets, c’est le malheur qui nous guette. Et si nos gestes sont justes et sincères, nous rayonnerons de santé alors que nous deviendrons de plus en plus malades s’ils sont inadéquats et mal intentionnés.

Pour demeurer serein, heureux et en santé toute notre vie, même jusqu’à un âge avancé, ces principes de base sont très importants. Surveillons donc nos pensées, nos sentiments et nos gestes. Soyons conscients que ceux-ci peuvent nous guérir ou nous empoisonner. Des pensées pures, des émotions saines, des actions justes, voilà le secret de la santé mentale, émotionnelle et physique. Les trois sont importantes et se complètent les unes les autres.

Longue vie de bonheur!

Le jardinier

Le jardinier raconte métaphoriquement l’accomplissement joyeux, déterminé et patient de l’être qui prépare et cultive sa condition humaine, sa terre bénie, pour y faire germer puis épanouir sa nature première. Ce texte exprime, selon notre inspiration, le parcours de celui qui entreprend consciemment et activement la voie sacrée, celle de la grande libération.

Puisse le jardinier vous donner l’élan d’amorcer le défrichement de votre terre bénie ou vous motiver à poursuivre avec enthousiasme son ameublissement et sa culture.

Quelques inimaginables soient es fruits que vous récoltiez, s’ils sont cultivés avec foi, amour et reconnaissance nous avons la conviction qu’ils sauront vous nourrir, vous et les autres, au-delà de vos espérances les plus audacieuses.

Je suis jardinier
Je cultive l’âme
Sans gagne-pain
Ni denier
Incalculables
Sont les retombées

Je cultive sa noblesse
M’y consacre entièrement
Avec foi et ardeur
Celles de découvrir
Le potentiel pressenti
La splendeur endormie

Mon cœur résonne
À cet appel
Je m’abandonne
À ce courant
Ma vie je donne
Intégralement

Je sens l’inspiration
La vibre en profondeur
À force de volonté
De patience, de doigté
Je vois poindre du dedans
Ce qui déjà est

J’aspire à l’éclosion
Des beautés infinies
En perpétuel devenir
En amour avec tout
Avec l’univers entier
Je cultive cette terre bénie

Je laboure mon âme
Qui enserre en elle
Depuis si longtemps
L’essence divine
Je trace des sillons
Ouvre cette terre bénie

Je sarcle mon âme
Arrache les préjugés
Les attitudes erronées
Enracinées en profondeur
Je brise les lacis enfouis
Nettoie cette terre bénie

J’épierre mon âme
De ses grosses masses
Lourdes et gênantes
Freinant mon élan
J’ôte les obstacles
Dégage cette terre bénie

Je herse mon âme
Dense et grossière
Défais les mottes durcies
Par les siècles, les intempéries
J’affine la texture
Assouplis cette terre bénie

Je fume mon âme
Des meilleurs engrais
Épands à profusion
Accueil et compréhension
J’enrichis la matrice
Nourris cette terre bénie

J’ensemence mon âme
De graines sélectionnées
De pensées de paix
D’amour, de compassion
Je choisis mes cultures
Les dédie à cette terre bénie
J’arrose mon âme
De sources cristallines
Les pluies célestes
La lumière divine
Complètent l’œuvre
Je remercie

Je vois alors germer
L’essence de mon âme
Sagesse
Force et amour
Paix et joie
Elle s’ennoblit

Vient la floraison
Les parfums embaument
Les multiples coloris
Fusent de toute part
Cette joyeuse féérie
Annonce la moisson

Suit la fructification
Partout apparaissent
De nombreux joyaux
Les premières cueillettes
Offrent leurs délices
Je les reçois avec bonheur

Pousse continuellement
Ce jardin de fleurs
Un jardin de cœur
Ce jardin de fruits
Un jardin d’esprit
Riche et abondant

La maturation s’accomplit
Les joyaux foisonnent
Se diversifient
La récolte perdure
Je donne à tous les vents
Généreusement

Je suis nourri
De ces fruits bénis
Mon quotidien
S’est imprégné
De cette foi absolue
En la nature de cette terre
Je m’abreuve enfin
À la coupe de vie
De l’élixir divin
Projetée dans l’immensité
Mon âme exulte
Revient à la vie

C’est la grande fête
Des jardiniers du devenir
La célébration
De l’amour, de la vie
La consécration
De la terre bénie

En collaboration avec José Mateus

Le bonheur en équilibre

Je travaille avec l’ennéagramme depuis 15 ans déjà et je demeure fasciné par la sagesse et la pertinence de cette théorie de la personnalité. Au-delà de l’identification des neuf types de personnalités dominantes, reposant sur leurs motivations profondes inconscientes, et de toutes les variations possibles en fonction de chaque individu, de ses forces et faiblesses et de son potentiel en tant qu’être humain, c’est la notion de bonheur et d’équilibre qui retient le plus mon attention.

L’ennéagramme part en effet du principe qu’il existe trois types d’intelligence : l’intelligence du cœur (celle des émotions), de la tête (celle de la pensée rationnelle) et du corps (celle de l’action). Et le bonheur passe par l’équilibre entre l’expression de ces trois centres. Un équilibre sans cesse à refaire, car la donne change continuellement.

Et comme chaque individu a un centre d’intelligence dominant, un centre de soutien et un centre réprimé, vivre en équilibre exige une bonne dose de connaissance de soi et de discernement… et un travail personnel constant.

Une personne, par exemple, où domine l’intelligence du cœur, aura tendance à mettre ses idées au service de ses émotions (pour tenter de leur donner un sens). C’est dans ce contexte que le centre dominant (cœur) s’allie son centre de soutien (tête). L’inconvénient, c’est que la tête est souvent bien mal placée pour informer le cœur. La tête devrait plutôt servir à avoir une pensée rationnelle lorsque le cœur est submergé par les émotions. De plus, le troisième centre (celui de l’action), étant réprimé, il est très difficile pour cette personne de poser les gestes appropriés. Pour atteindre l’équilibre, et donc aspirer au bonheur, cette personne doit reconnaître authentiquement ses émotions, parvenir à analyser rationnellement la situation et poser les actions qui s’imposent.

La dynamique des autres types est différente, mais le concept demeure le même. Il faut parvenir à réaliser l’équilibre entre les trois centres pour exprimer toute sa plénitude en tant qu’être humain, c’est-à-dire être à l’écoute de ses véritables émotions et de celles des autres, avoir une pensée rationnelle et objective et poser à chaque instant le geste approprié.

Respirer avec la vie

Plusieurs d’entre nous vivent comme des automates, comme des brindilles virevoltant au gré des humeurs de leur agenda, laissant les aléas du quotidien décider s’ils seront heureux ou malheureux de leur journée.

De par cette quête incessante de la « réussite », ce mode de fonctionnement s’est répandu. Au fait, de quelle réussite parlons-nous, car peu de gens semblent vivre de la satisfaction. En étant à l’écoute, on peut percevoir un vide quasi constant s’exprimant lors de nombreux échanges. Ces derniers, arrivés à un palier, sans en goûter les fruits, repartent à la conquête d’un nouveau sommet. Tout en mobilisant leurs énergies afin de conquérir l’ultime station supposément nommée « bonheur », se préparant à une vénérable retraite, le jour où ils prendront le temps de vivre.

Ils font leur parcours en retenant leur souffle afin de ne rien louper, ne rien perdre, espérant enfin « trôner » sur leur acquisition. Ont-ils tout prévu? Tout contrôler? Tout planifier? Voilà, leurs préoccupations. Ce tourment engendre des désordres, de la maladie, de la dépression, des dépendances, etc.

Et pourtant, un bref regard sur l’origine de la vie nous démontre qu’elle nous offre un monde matériel (corps), un monde psychique (l’âme) et un monde spirituel (esprit).

La physique quantique moderne indique que tout est relié. Qu’un flux de changement perpétuel est à notre portée. Que tout est relatif. Que notre vision limitée, tentant d’orchestrer, cristalliser les événements à notre façon, engendre une discontinuité. Mets un « frein », « ralentit » et même bloque le changement. C’est ainsi que nous nous asphyxions.

Nous pouvons donc raisonnablement penser que la première vocation de l’humain est de développer sa capacité d’adaptation. Pour ce faire, à nous de choisir de respirer avec la vie.

Ce mouvement par lequel lors de l’inspiration, nous accueillons consciemment ce qui se présente à nous en disant implicitement : « J’accepte ce qui est. J’y communie même si je me sens sollicité. Je vais pas à pas avancer en faisant de mon mieux. ».

À l’expiration, nous nous proposons avec tout ce que nous sommes maintenant. Avec notre potentiel, notre devenir, prêt à s’ouvrir, à se modeler au fil des expériences vécues.

La vraie vie est principalement fondée sur l’expérience acceptée, parcourue, traversée. Ne sacrifions pas notre unicité, notre devenir au profit d’une pseudo sécurité.

Déjà, nous apprivoisons bien que très maladroitement parfois le monde matériel, le monde psychique, mais beaucoup nient le monde spirituel.

Cette culture moderne qui préconise « j’suis capable tout seul » amène l’humain à se donner des pouvoirs inconciliables avec sa nature intrinsèque. Ce modèle le condamne à vivre morcelé. Il a perdu le sens du sacré et vit amèrement au lieu de bénir chaque moment. Il n’est pas conscient que s’il peut encore partager, aimer, vibrer, vivre, c’est que le souffle l’anime seconde après seconde.

La sagesse intérieure illumine nos expériences. Elle contribue à notre bien-être. Participe à la confiance que nous déployons quotidiennement, dans la certitude d’être accompagné et guidé, face à notre parcours.

Le silence est porteur de tant de richesse et de guidance. Ce sont dans ces moments privilégiés que l’on peut s’ouvrir et se laisser ensemencer par le souffle. Nous sommes nés libres, rien ne nous sera imposé. Ce grand « oui », à nous de l’initier.

Faire abstraction du monde spirituel, condamne l’humain à végéter parce que non fécondé.

Un poète écrivit : « l’existence est une mer sans cesse pleine de vagues. De cette mer, les gens ordinaires ne perçoivent que les vagues. Vois comme des profondeurs de la mer d’innombrables vagues apparaissent à la surface, tandis que la mer reste cachée dans les vagues. ».

L’aventure sacrée de la vie se propose à nous, respirons-là à pleins poumons.