La vraie communication, c’est une question de choix!

Être à l’écoute de soi et des autres, ce n’est pas facile, mais on peut en prendre une bonne habitude…

Le mot communication est un terme général qui permet d’établir une relation avec autrui et de transmettre la diffusion de messages auprès des individus. C’est aussi un moyen d’informer son entourage du besoin et de l’image que chaque individu projette.

Une communication positive rapproche et unit toute personne sans obligation, sans contrainte à ses pensées, ses valeurs et à sa vision philosophique. Articuler des paroles, c’est très différent que d’échanger un point de vue ou de trouver un terrain d’entente par l’entremise d’une discussion; on se doit de réaliser la différence entre une communication véritable ou un échange sans valeur. Le partage, la souplesse, la compréhension et l’adaptabilité sont des voix favorables et efficaces pour stimuler l’écoute attentive de soi et des autres.

L’ensemble de notre être transmet tous nos sentiments. En tout premier lieu, nos paroles sont captées par les oreilles, puis s’enregistrent dans le cerveau et la puissance de ces paroles s’inscrit dans la pensée et le cœur. L’impact et l’importance de ces paroles permettront d’obtenir un effet bénéfique et rassurant par la compréhension, l’encouragement et la tendresse ou auront un effet nuisible et blessant, pouvant causer un tort irréparable, même catastrophique qui risque d’éloigner à tout jamais la famille ou les amis.

Trop souvent, nous prononçons des mots inconsidérés et nous manquons de sagesse. Nous sommes tous prêts à nous faire entendre, nous parlons durant des heures, notre langue ne se fatigue jamais, nous sommes persuadés d’avoir quelque chose d’important à dire. Mais si nous écoutions attentivement les autres, nous éveillerions en nous une étendue de connaissances et de valeurs sereines qui mèneraient à une écoute attentive et constructive.

Fréquemment, des gens se disputent et se séparent faute d’écoute. L’ensemble de nos paroles devraient permettre à chaque individu de partager ses désirs, d’accueillir les sentiments et d’éveiller en soi la qualité d’humilité pour permettre d’établir ce que l’on appelle un véritable dialogue.

On dit que trop parler nuit, et pas assez, détruit. Alors, permettons à ce petit muscle de s’exprimer afin d’adoucir nos conversations et d’enrichir nos connaissances de façon harmonieuse, éloignant ainsi la détérioration de chaque individu et la solitude.

La communication, c’est surtout être à l’écoute. Lorsqu’une personne partage son sentiment, elle n’est pas à la recherche nécessairement de conseils ou de solutions, elle ne veut pas convaincre personne, mais tout simplement s’exprimer et comprendre ce qui se passe en elle. Nous avons tous une volonté et des ressources pour travailler sur nous-mêmes. Alors, lorsque vous écoutez quelqu’un, entendez et ressentez bien ce qui est dit, car le moment viendra où vous aimerez sans doute être écouté à votre tour.

Pour conclure, je vous fais l’invitation de laisser à votre cœur la chance d’ouvrir ses portes d’écoute. Le temps passe parfois trop vite et beaucoup de gens prêtent l’oreille sans être attentif. À cet effet, je vous souhaite de découvrir à travers votre quotidien un regard sincère rempli d’amour, de compréhension et, pourquoi pas, une bonne communication.

La logique fait la balance, mais notre cœur tranche!

Lorsque l’on a des soucis, on demande parfois l’avis des gens qui nous répondent souvent par la phrase « écoute ton cœur ». Plusieurs se diront que cette phrase est typique et banale, mais détrompez-vous. Souvent, on doit écouter son cœur avant sa tête. Et comme on le dit aussi : « parfois, le cœur a ses raisons que la raison ne comprend pas »!

Chaque fois que l’on a un problème ou une décision importante à prendre, on a tendance à se compliquer la vie à force d’y réfléchir, et à se servir de la logique pour régler notre problème. Pourtant, quelques fois, on doit écouter son cœur avant sa tête si l’on veut être certain de se respecter dans sa décision.

Prendre une bonne décision, veut dire tenir compte de ses convictions, valeurs et intérêts et de les respecter. La logique nous éclaire sur nos convictions et quelques-uns de nos intérêts tandis que le cœur nous indique nos valeurs. Le cœur, c’est ce qu’on appelle aussi « la petite voix intérieure », celle que l’on ressent, celle que l’on doit toujours laisser parler. C’est elle qui détient la sagesse. Notre âme s’exprime. Après vient la logique, qu’il ne faut quand même pas négliger!

On doit bien se connaître pour prendre de bonnes décisions. S’il semble difficile pour vous de déterminer vos convictions, vos valeurs ou vos intérêts, vous pouvez les faire ressortir sur papier! Demandez-vous ce que vous trouvez sensé, ce qui est réellement important pour vous, ce qui vous motive. Ce petit truc vous permettra de remplir trois colonnes sous les thèmes mentionnés. Lorsque viendra le temps de prendre une décision, ou même trouver votre camp sur un sujet quelconque, vous saurez quelles « conditions » respecter!

N’oublions jamais d’écouter notre cœur en premier, car c’est tout de même lui, le grand sage! On ne peut se tromper lorsqu’on lui fait appel. La logique est souvent trompée par l’extérieur, mais notre cœur ou notre « petite voix intérieure » est bien à l’abri au fond de notre être. Quand la tête est désemparée, le cœur, lui, sait où aller.

Imaginez un instant où le monde serait si les gens n’écoutaient que leur logique; ouf! Ce serait sûrement bien pire que ça l’est déjà! C’est en réfléchissant à ce sujet que j’ai décidé de vous donner mon opinion, car j’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus de gens qu’on le croit qui ne s’écoutent pas vraiment. Je termine en vous disant ceci : la logique fait la balance, mais notre cœur tranche! Écoutez votre cœur avant votre tête! C’est logique non?!

S’ouvrir à l’amour de soi, à la vie

Dieu est amour, Dieu est la vie, découvrir Dieu à travers nous, par nous et en nous.

S’ouvrir à l’amour de soi est le premier pas vers l’amour inconditionnel, l’amour universel. Pour apprendre à s’aimer, nous devons nous ouvrir à la connaissance de soi. Se connaître et offrir l’amour, quel grand et beau défi, c’est le sens de notre présence sur terre. Se connaître, c’est se rapprocher de Dieu, car nous sommes une part de Lui. Se connaître, c’est explorer mon univers matière et énergie. Qu’est-ce que j’ai déposé en mon corps? Qu’est-ce que j’ai vécu qui a engendré souffrances, limites…? Quels sont les sentiments qui m’habitent le plus? Trahison, rejet, abandon, humiliation, ne pas me sentir à la hauteur… Quelles sont les peurs que j’ai nourries et que je continue de nourrir? Comment me libérer de ces peurs? Tout ça, fait partie de vos mémoires cellulaires, mais en ces mémoires se trouvent aussi la sagesse, la vérité et la vie. Comment se fait-il que nous n’arrivions pas à sentir les mémoires divines ou à les entendre? Vous pouvez trouver réponses à tous ces questionnements, si vous choisissez le chemin de la conscience. Vous y trouverez vos mémoires permanentes, les mémoires d’éternité, en ces mémoires se trouvent la vérité de la vie.

Il y a l’amour et il y a les peurs. Que choisissez-vous? Les peurs sont illusoires et en même temps réelles, car nous y avons cru, nous les avons nourries, et maintenant elles font partie de nous. Pour déprogrammer ces peurs, nous devons commencer à passer à l’action. Lorsque nous passons à l’action, nous nous apercevons qu’elles perdent du pouvoir, à chaque fois que je fais un pas. Exemple : j’ai peur d’aller marcher seul, et bien je vais marcher seul, c’est aussi simple que ça. Par contre, si nous n’y arrivons pas de cette façon, là vous devez avoir l’humilité de reconnaître d’aller chercher de l’aide pour vous en libérer, si vous désirez vivre une vie plus libre de vous-mêmes.

Il est temps de libérer vos corps, il y a toute une énergie montante d’amour à la terre et si nous nous connectons à cette énergie d’amour, elle nous soutient à l’épuration de nos peurs. L’initiation à l’amour universel propulse l’être qui le choisit, à débuter un processus d’autoguérison. L’amour guérit en mettant en éveil tout ce qui n’est point amour en soi, pour en prendre conscience, et voir comment nous avons créé cet acte de non-amour pour ne plus le répéter, et de là débute notre chemin vers l’amour de soi. Acceptez de voir, tout ce que vous avez créé en votre univers, en votre corps, par vos pensées, paroles et actions. Tout au long de notre vie, nous avons posé, des actes d’amour et des actes de non-amour. Nous nous sommes nourris plus souvent des actes de non-amour, en se jugeant soi-même, se sentant coupable, et ce sont ces mouvements de jugement qui nous ont emprisonnés, ce n’est pas l’action en soi, mais comment nous avons perçu l’action. Mais comment pouvons-nous nous en sortir de ce sentiment de culpabilité? Ça devient une prison insupportable. Nous pouvons nous en sortir, si nous choisissons la voie de l’amour, qui nous donne le courage de nous responsabiliser devant une action posée, soit dans la vengeance, l’envie, la jalousie, la peur… au lieu de nous culpabiliser. Nous commençons par admettre que cette action n’était point juste, à voir pourquoi nous l’avons posée de cette façon, voir la cause en nous et nous transformer… C’est la guérison vers un mieux-être qui débute… Seul, nous-mêmes avons le pouvoir de nous transformer, personne d’autre, et personne n’est responsable de notre malheur, tristesse, colère.

Alors commencez à découvrir votre histoire de vie, en débutant un cheminement. Prenez le temps de vous connaître, de connaître votre corps et d’y découvrir toute la sagesse qu’il porte. Il porte la vérité, et dans la vérité, vous trouverez votre liberté. Nous sommes issus et conçus par Dieu, et Dieu s’exprime à travers le corps, le corps qu’Il nous a confié. Osez traverser tout ce qui vous empêche d’entendre votre sagesse, osez libérer votre corps, là où se trouve toutes les réponses de votre vie, toute la splendeur de la vie.

Le menuisier

Un menuisier était rendu à l’âge de la retraite. Il informe alors son employeur de son intention de quitter le monde de la construction afin de passer le reste de sa vie paisiblement avec son épouse. Son employeur fut très déçu de devoir laisser partir un si bon travailleur, et il lui demanda comme faveur personnelle de construire juste une toute dernière maison.

Le menuisier accepta, mais cette fois, il était facile de voir que son cœur n’était pas à l’ouvrage. Il accomplit un travail médiocre et utilisa des matériaux de qualité inférieure.

Quand le menuisier eut terminé la maison, son employeur arriva et en fit l’inspection, puis il présenta la clé de cette maison au menuisier en disant : « Cette maison est la tienne, c’est mon cadeau pour toi ». Le menuisier était si triste, quelle honte! Si seulement, il avait su qu’il construisait sa propre maison, il aurait tout fait si différemment.

Il en est de même pour nous, dans notre vie. Nous la construisons malheureusement trop souvent avec négligence et insouciance. Un moment donné, avec étonnement, nous réalisons que nous devons vivre dans la maison que l’on s’est construite. S’il nous était possible de recommencer, nous aurions fait différemment nous aussi, mais nous ne pouvons faire de retour en arrière.

Nous sommes les artisans de cette maison qu’est notre vie. Chaque jour nous enfonçons un clou, plaçons une planche, érigeons un mur. La vie est un projet de tous les instants… C’est par notre attitude et nos choix d’aujourd’hui que nous construisons la maison que nous allons habiter demain et pour le reste de notre vie… Alors pourquoi ne pas construire avec sagesse?

Auteur inconnu

L’art imaginatif

L’art véritable est un art qui associe l’esprit à la matière parce que l’être humain est avant tout un esprit, un être spirituel dans un corps physique. Dans sa tête, l’artiste a un idéal, une représentation de ce qu’il veut montrer, partager avec les autres. C’est quelque chose de pur. L’artiste naît lorsqu’il a envie de partager avec les autres ce qu’il a dans sa tête.

L’œuvre de l’artiste commence à partir du moment où il va vouloir faire descendre ce qu’il a dans sa tête à travers ses mains, dans la matière. Mais entre la représentation qu’il a en tête et l’œuvre finale, il y aura forcément des différences. En passant à travers des matériaux créateurs, il va y avoir une certaine déperdition de la lumière et de la beauté perçues en soi. Il faut l’accepter. Mais il faut essayer par tout un travail intérieur et toute une lutte intérieure, de céder le moins possible de cette lumière à la matière. Une vraie œuvre réalisée par un vrai artiste, c’est quelque chose qui va nous toucher en profondeur. Elle va descendre jusque dans notre volonté et susciter l’espérance.

Dans l’œuvre de l’artiste, on va percevoir son combat, sa lutte et surtout sa victoire : l’esprit est plus fort que la matière ou le bien est plus fort que le mal. L’artiste peut ainsi dans notre monde actuel, générer l’espérance dans le cœur humain. L’individu face à l’œuvre d’art se dit : « Cet artiste là, dans son domaine a pu vaincre la matière, la transformer, la transcender. Je ne suis pas un artiste, ce n’est pas grave. Dans mon domaine, je peux sans doute faire pareil. Il y a sans doute un moyen d’y arriver. ».

Le créateur ou la créatrice est donc un méditant. Il accède au monde spirituel, source de Sagesse et de Beauté. Le créateur méditant cultive une riche vie intérieure grâce à l’étude de connaissances ésotériques qui mûrissent en lui et se transforment en puissantes images révélatrices. Lorsque nous méditons sur des connaissances ésotériques, sur des vérités spirituelles, et que nous sommes capables de les recréer intérieurement sous forme d’images, nous les appelons des Imaginations spirituelles : d’où l’expression d’art imaginatif.

Généralement, le méditant créateur pratique plusieurs fois sa recherche intérieure avec des temps de mûrissement plus ou moins long entre chaque méditation. Enfin, il crée ou manifeste l’image intérieure sur un support approprié, selon ses capacités (dessin, illustration, peinture, sculpture, photographie, théâtre, poésie, etc.).

Qu’apporte l’art imaginatif à notre époque?

L’art imaginatif est un art qui a pour but de rappeler à l’être humain d’où il vient et qui il est.

L’être humain de l’époque matérialiste a oublié qu’il venait du monde spirituel. Son rapport au monde spirituel est basé sur des croyances. Il y a des gens qui croient en Dieu et des gens qui croient que Dieu n’existe pas. Indépendamment de ses croyances, l’individu le plus matérialiste est aussi un être spirituel comme tout le monde. Aujourd’hui, le rôle de l’artiste est de rappeler à l’être humain l’existence du monde spirituel pour lui donner envie de s’y reconnecter, de s’y intéresser de nouveau.

L’art a aussi un autre rôle : guérir le cœur et le nourrir lorsqu’il est asséché par le matérialisme de l’être humain.

En effet, souvent on entend des gens dire qu’ils se sentent vides à l’intérieur, secs, avoir peur, être de plus en plus méfiants et avoir du mal à entrer en relation avec les autres. D’où vient « ce vide intérieur »? Il vient de la société de consommation. Tout ce qui est strictement matériel assèche le cœur. Tous nos désirs d’acquisitions matérielles vident notre cœur. L’art imaginatif abreuve le cœur humain de vie.

Une œuvre d’art authentique, harmonieuse apporte des forces de guérison à celui qui la contemple.

Cela peut se comprendre si vous imaginez que l’aspect esprit et l’aspect matière sont parfaitement accordés dans l’œuvre en question, ce qui crée un équilibre. Or, l’être humain est un esprit dans un corps de matière. La bonne santé est un accord harmonieux entre l’esprit humain et le corps dans lequel il vit. La maladie est une dysharmonie entre l’esprit et le corps de matière. Et les forces de guérison, c’est l’harmonie, l’équilibre, la perfection de l’association esprit-matière. Une œuvre d’art spirituelle, imaginative, génère des forces de guérison. Et quand on contemple, qu’on écoute, qu’on participe même à cette œuvre, cela réveille nos propres forces de guérison.

Chaque créateur ou créatrice au plein sens du mot, doit être conscient que son travail participe à la spiritualisation de cette société afin qu’elle devienne plus morale, plus fraternelle et plus responsable. En effet, cette nouvelle forme d’art va changer le monde, car les gens vont changer d’état d’esprit. Ils vont se mettre à générer de l’espérance en eux. L’espérance, au niveau de la volonté, va donc se traduire à travers leurs membres. Et petit à petit, elle va remonter jusqu’à leur pensée, et générer des idées nouvelles. Dans cette espérance, et ces idées nouvelles, il y aura les germes du futur, les germes de la société du futur.

La sagesse animale, une médecine puissante

Saviez-vous qu’il existe plusieurs niveaux d’interaction avec l’énergie de la sagesse animale? Cette sagesse peut être une médecine puissante pour la personne qui s’y intéresse et qui l’intègre dans sa vie quotidienne.

Le premier niveau est celui de la communication. On reçoit des messages par la présence d’un animal dans une situation. Cette présence se manifeste de diverses façons. Par rencontre directe, par l’entremise d’un rêve, d’une méditation, d’une vision ou d’une pensée : ou par l’image ou la mention de l’animal. Chaque espèce animale est porteuse de médecine précise, de forces et de faiblesses que nous pouvons reconnaître en observant leurs façons de vivre. Nous pouvons lire au sujet de l’espèce ou consulter des dictionnaires d’animaux-guides pour mieux comprendre les messages que ceux-ci tentent de nous transmettre. L’apprentissage de ce langage symbolique est utile, car nous recevons alors plus facilement guidance et réponses à nos questions. Lorsque nous nous mettons à interagir avec la présence animale autour de nous, nous sommes catalysés vers des nouvelles dimensions de notre être. Nos vies deviennent de plus en plus intéressantes et amusante.

Le deuxième niveau est celui des animaux totémiques. Ils nous permettent d’avoir une meilleure connaissance de soi. Ceux-ci représentent des aspects innés de notre personnalité. Chaque personne a neuf animaux totémiques qui la guident. La connaissance de ceux-ci ainsi que leur zone d’influence facilitent nos vies, car ils sont déjà intégrés en nous et ne demandent pas mieux que d’être à notre service. Notre arbre totémique est constitué d’un animal pour chacune des sept directions. Notre sagesse innée se trouve au nord. L’enfant en soi est au sud. L’est contient l’essence de l’âme. L’ouest détient la vérité personnelle. Notre guide spirituel se trouve au-dessus. On trouve notre ancrage au-dessous et notre joie personnelle au-dedans. En plus, nous avons deux autres animaux qui marchent à nos côtés en tout temps. Au côté droit pour l’énergie masculine et au côté gauche pour l’énergie féminine.

Le troisième niveau est celui par lequel on crée des relations spécialisées et très intimes avec certains animaux qui servent en tant que guide et allié. Ce sont nos animaux de pouvoir. Cette pratique est d’un grand support pour les travaux shamaniques de guérison et de guidance. Ces esprits-guides nous accompagnent lorsque nous entrons dans des réalités non ordinaires, telles que les états altérés de conscience. L’histoire qui suit est celle de l’intégration d’une telle alliance.

Ma rencontre avec les loups
Ce n’est pas un hasard que ce jour même mon beau-frère et son ami Inuit revinrent de la chasse au caribou avec un loup qu’ils avaient tiré. À cette époque, à Yellowknife, les chasseurs recevaient une remise pour les loups morts qu’ils ramenaient. Mon cœur se tordait et se crispait devant le sort de cette magnifique bête. Les loups du nord sont énormes et ont un pelage fourni. Les chasseurs me rassurèrent que les loups ne posaient aucun danger pour les humains dans la région, car ils avaient suffisamment de caribous pour se nourrir. Plus tard, cette même nuit, cette connaissance me fut d’un grand secours. Je m’étais éloignée à l’arrière de la maison, vers le lac, question de mieux voir les aurores boréales dans une noirceur totale. J’étais couchée sur la neige et le spectacle dans le ciel me gardait inconsciente du froid qui régnait dans la nuit. Leur présence fut ressentie, avant tout, car leur approche fut silencieuse. Puis, je fus envahie par leur odeur extrême. Ils étaient plusieurs et se sont rapprochés en demi-cercle à l’arrière de ma tête, si proche que la buée de leur haleine me passait par-dessus le visage. Mon cœur s’est arrêté, puis il s’est mis à battre trop fort. J’ai eu très peur. Après un temps interminable, ils se sont retirés vers la forêt. Je me suis levée et j’ai marché calmement vers la sécurité de la maison. Puis, mes nerfs ont lâché. Je me suis mise à crier et à pleurer. Je sais maintenant que ma rencontre avec le loup fut pour que j’intègre sa médecine et je lui exprime ma reconnaissance en l’honorant. Cette médecine est celle qui facilite mes activités d’enseignement. Je suis privilégiée de pouvoir transmettre des connaissances précieuses à ceux et celles qui cherchent à se développer sur le plan des énergies et de la connaissance intérieure.

Si la médecine animale vous appelle, il existe plusieurs façons d’approfondir vos connaissances. Divers livres et coffrets de cartes tels que le Tarot de la sagesse animale de Ted Andrews ou les Cartes Médecine de Jamie Sams (présentement disponible en anglais seulement) sont offerts en librairie. Quelques définitions d’animaux totems sont disponibles sur notre site web. Vous pouvez prendre rendez-vous pour une consultation dans laquelle vous découvrirez vos animaux totémiques ou élaborer votre arbre totémique lors de l’atelier de Médecines personnelles offert à la Boutique l’Essence-Ciel. Visitez le  www.lessence-ciel.com pour le calendrier des activités.

Écouter l’obscurité…l’écologie sociale

« Tout a ses merveilles, l’obscurité et le silence aussi »(1). Sylvie, à son ordinateur, glisse doucement quatre mots dans son recueil, « J’aimerais écouter pour voir »(2). Petite réflexion qui en dit long sur nos rapports à l’autre et au milieu dans lequel on vit. Où se situe ce rapport, quand machinalement ou par fausse pudeur, on évite le plus possible d’utiliser nos sens en public? Dans un tel environnement, rencontrer l’autre ou simplement entendre battre sa passion ou ses propres pulsions devient vite un défi de taille. En évitant de complexifier les enjeux, comment s’y prend-on au juste pour regarder avec les oreilles?

Éco.ute, éco.logie, écho.logie… Pendant que j’étais à réfléchir sur cette énigme, ma muse me souffle Helen Keller(3) à l’oreille. Cette femme a vécu 88 ans, privée des joies reliées à ses yeux et oreilles sans pour autant manquer d’esprit de « COMMUNICATION ». Comment s’y prendrait celle, qui dès sa petite enfance, était classée « idiote »? « Helen décrira plus tard cette période comme un « no world » (non-monde), un univers noir et silencieux dénué de toute communication humaine. »(4).En effet, sans nos sens, comment communiquer? Si de son univers sombre et caverneux, Helen a appris à « voir et entendre avec les doigts », pourquoi cela nous échappe-t-il si souvent? Comment pouvait-elle admettre que son amie ne voit « rien de particulier » lors d’une promenade dans les bois, alors qu’elle connaissait le moment précis de l’apparition des premiers bourgeons annonçant le printemps?

Elle nous place indubitablement devant les sévices que nos sens subissent au quotidien de notre « no world » artificiel. La noirceur fait chérir la vue et le silence nous apprend les joies sublimes du son, avançait-elle en affirmant que ce serait une bénédiction si tous les jeunes adultes étaient privés de voir et d’entendre pour trois jours. Ainsi, en reconnaissant la valeur de chaque sens, une véritable communication s’établirait.

Elle nous conseille d’écouter… Vivre comme si demain tout nous était retiré. Ce qui me ramène à Sylvie et sa réflexion, « J’aimerais écouter pour voir »(2). Par pur hasard, je me suis retrouvée chez elle, une inconnue parmi des étrangers, pour discuter et échanger sur « ses » réflexions réunies dans un petit livret. Les sujets abordés ce soir-là ne font généralement pas la une des soirées mondaines où l’on y parle beaucoup, mais écoute peu. Rien à voir avec la sincérité de notre hôtesse et la très grande simplicité avec laquelle elle nous communique son parcours en dents de scie. Un tracé personnel hors de l’enfer de la colère et de la dépendance en quelques mots choisis. De ses observations personnelles, elle nous livre des perles de sagesse. Ce n’est ni un journal ni un livre de recettes, mais bien une autoscopie à tâtons hors du « non-monde », comme celui d’Helen, qu’elle nous offre. Sa décision d’être à l’écoute d’elle-même et de « l’autre » la tire de la maladie vers un meilleur équilibre. L’écologie de l’Être dans son ensemble. Écouter est un geste révolutionnaire à la base de toute transformation. L’écoute de la faune et la flore nous fait découvrir son stress et sa souffrance en plus de sa très grande beauté. Nous sommes alertés, personne n’ignore le danger de poursuivre, sans coup de barre dans nos manières de faire. La survie n’est pas assurée. En ÉCOUTANT l’autre, nous mettons en marche une conscience planétaire équitable. Nous devons donc cultiver le respect et l’harmonie dans tous nos rapports avec la vie en utilisant une forme d’écoute en rapport étroit avec nos sens et notre environnement visible et invisible.

Pétrifiée à l’idée de faire face à des étrangers avec ses pensées intimes, l’« écoute » de Sylvie débute avec un petit cercle d’amis qui invitent des amis à leur tour. Tout comme Helen, du bout des doigts, elle sort de sa noirceur aliénante et de son silence creux et se met à écouter pour voir. Sait-elle combien subversive est son approche toute simple? Dans un coin de la pièce trône un grand bol rempli de papiers, ce sont les pages de son livre qu’elle a défaites et soigneusement pliées. Nous sommes assis en cercle… Tour à tour, on pige, on déplie, et on ÉCOUTE. L’espace est sacré. L’échange est pur. Et, « J’aimerais écouter pour voir » traverse le mur du son, au-delà du bruit.

1- Citations, Helen Keller 1880-1968

2- Citation, Sylvie Robert, À lire avec le temps, Réflexions

3- Helen Keller, née en Alabama, victime à 19 mois, d’une fièvre qui la laissa sourde, muette et aveugle.

4- Extrait de Wikipedia, Helen Keller

Apprendre que… le bonheur, c’est fatigant

À tort et à travers, souvent de travers, le slogan « Ici et maintenant » est pure folie pour les uns et sagesse des âges pour les autres. En vaillante héroïne oscillant entre ces deux pôles extrêmes, voici mes commentaires parfois pointus et mes observations candides des travers tragi-comiques de la réalisation d’un humanisme simple sur un chemin parfois complexe.

Au moment même de commencer la rédaction, la zizanie se met de la partie et c’est la bousculade. Mais, je veux simplement faire part de mon opinion concernant le… Et pouf! Le bien-être me file entre les lignes. Mais comment saisir ce sujet infusé de thèses anti-malheur si chères à notre époque? On dit que le bonheur est une question ouverte, mais, en réalité, elle est tout aussi coincée dans le « politically correct » qu’au temps passé. Car il faut bien se l’avouer, quiconque ose questionner cette quête devient vite un paria. Alors, comment nous y retrouver quand les avis des experts sont partagés et que nos contemporains craignent de regarder la réalité autrement qu’avec des lunettes roses? En ce qui concerne la recherche de bien-être, personne n’est à l’abri du doute et des embûches de la vie. Même si certains prétendent avoir trouvé « la façon » infaillible de protéger leur bien-être, d’autres ne jurent que par leurs petits rituels de luxe pour rafraîchir leur sérénité usée. Il n’en demeure pas moins que le bonheur et le bien-être sont des jumeaux monozygotes, qui ont pour parents Acceptation et Amour. Mais même quand on possède cette connaissance de base du manuel du confort, tout n’est pas doux et rose dans les sphères du bien-être. On est très loin de la St-Valentin à l’année. Car le premier de nos jumeaux est momentané et le deuxième est trop souvent transitoire. Alors aussitôt qu’une recherche vers un Soi plus serein et en harmonie est entreprise, on se retrouve devant un mur d’inconforts sans nom et un éventail étourdissant d’avenues à suivre et de façons de faire. Mais au fait, pourquoi y a-t-il tant de charges émotives en ce qui a trait à un sujet en apparence si agréable? Certains avancent que ce sont nos croyances anciennes bien enracinées qui nous jouent de vilains tours. D’autres prétendent que ce sont les nouvelles certitudes avalées sans s’interroger qui nuisent au maintien d’un bonheur durable. Le défi de la joie dans le corps, l’âme, l’esprit et le cœur est plus rhétorique quand le délice d’une grasse matinée est coupé aussi court que la pelouse du voisin qui utilise sa tondeuse à l’aurore le dimanche. Ou encore lorsque le plaisir de manger en paix s’envole devant la peur d’aliments toxiques ou de kilos qu’on ne veut pas gagner. Mais peu importe comment on s’y prend, il semble y avoir un vilain voleur de bonheur dans le lot de tous les jours. Pour retrouver l’état de félicité originelle auquel tous aspirent, il faut y appliquer de la diligence 24/7, sans égard à la méthode choisie. La vérité c’est que le bonheur c’est fatigant. Il y quelque temps, j’ai lu dans les propos de René Mey, que le bien-être est tout simplement l’harmonie. Cette façon de voir me plaît. La simplicité candide de cet énoncé se passe d’explications étoffées. Car la recherche d’harmonie intègre tous les aspects de la personne et de son expression. Toutes les croyances et tangentes religieuses et sociales y trouvent leur acceptation. Tous, vivons des instants de grande félicité dégustés comme des bonbons parsemés sur le chemin de la vie pour ensemencer le conscient de l’action d’AIMER. Ces douceurs nous invitent à savourer l’harmonie au moment de l’accord parfait entre soi et l’Autre, soi et l’Univers et soi et Soi. Elles existent pour baliser les pas du marcheur vers la VÉRITÉ absolue. Tout comme un phare dans la nuit, elles allument la conscience de faisceaux directionnels pour maintenir le cap dans les moments d’égarement et de tumulte. Ces intermèdes de paix dans le brouhaha des jours sur-occupés de pensées essaim font partie des codes de l’ADN de toute vie. Le cerveau lui-même n’est-il pas équipé de disjoncteurs pour permettre aux neurones de se reposer? Si cela était faux, la quête de bien-être ne serait pas si omniprésente et générale. Le cadre dans lequel on situe l’Harmonie ne peut alors se faire au détriment de l’autre ou de la planète. Par conséquent, la recherche de bien-être à n’importe quel prix est en dissonance avec les lois Universelles. On ne peut être partiellement harmonieux, c’est tout ou rien. Quand les différents niveaux de la personne sont harmonisés à son l’environnement, le rythme est fluide et en concordance. Notre civilisation a donné naissance à une industrie du bien-être qui se nourrit de la culpabilité du malaise et des difficultés passagères. Elle crée un besoin égoïste de confort. Se satisfaire devient le leitmotiv de la machine à BONHEUR moderne. On vante les bienfaits du nirvana en petits pots et grosses bagnoles. On nous fait croire que si l’on a des problèmes, c’est qu’on s’y prend mal ou pis qu’on ne veut pas s’en sortir. La culpabilité, l’ennemie jurée de l’harmonie est riche et bien engraissée dans un contexte social en perte de simplicité. Mais comme l’harmonie est un préalable au bien-être intégral, est-ce que le fait de bien naître à la bonne place et au bon moment y est pour quelque chose?

Comment rendre sa journée plus belle

Dans le monde où nous vivons aujourd’hui, passer une mauvaise journée est très fréquent, n’est-ce pas? Quels éléments peuvent la déclencher? Il y a certainement les nouvelles télévisées qui nous renvoient des images désolantes de martyrs à travers le monde, les journaux qui sont toujours au rendez-vous pour nous annoncer les pires nouvelles, une journée qui a mal tourné au bureau, une solitude qu’on ne peut expliquer, une engueulade avec quelqu’un, ou toutes ces petites choses qui nous donnent envie de dire « j’aurais dû rester au lit ce matin! ». Mais comment peut-on éviter une mauvaise journée malgré tous les éléments qui semblent contre nous?

La première chose à savoir est que nous sommes maîtres de nous-mêmes, donc nous le sommes aussi de notre journée, quoi qu’il arrive. Nous avons le choix de décider si notre journée en sera une belle ou non. Nous ne pouvons rejeter notre tristesse, rage ou autres sentiments néfastes sur les autres ou les malheurs (petits ou grands) qui nous arrivent. Ce n’est pas de leur faute! Eh non! Tout est dans l’attitude que nous avons face aux événements qui surviennent, quels qu’ils soient. Nous avons le pouvoir de changer notre « mauvaise journée » en une « belle journée », et croyez-moi, ce n’est pas si sorcier que ça!

Lorsqu’un événement négatif survient, il faut voir le positif que cela apporte, même si à première vue, ça ne semble qu’être du négatif. Chaque chose a sa raison d’être, il y a donc une leçon pour vous à apprendre dans toutes les situations. Prenez-le de cette façon! Vous verrez que ce qui vous arrive va déjà vous paraître moins pénible. Une autre façon de le voir est de se former une certaine carapace, et attention ici, je ne veux pas dire garder toutes ses peines ou frustrations à l’intérieur de nous, au contraire, je veux dire refuser de se laisser atteindre négativement par les événements. Voici quelques petits exemples. La rage de quelqu’un : Ne vous laissez pas atteindre, restez très poli, souriez et dites-vous que vous n’avez pas à vous sentir en colère parce que lui l’est, ça ne vous appartient pas le tracas de quelqu’un : Aidez-le, bien sûr, mais n’entrez pas avec lui dans son mal, sachez garder une certaine distance face à cela. Cette personne a beau être mal en point, vous n’avez pas à ressentir son mal avec elle, ça ne vous appartient pas. Écouter les tracas d’un ami ne veut pas dire se sentir mal avec cette personne, mais l’aider à se sentir mieux. La perte d’un être cher? Vous ressentirez un certain vide, et c’est normal avec le choc, mais dites-vous bien que cette personne est entrée dans votre vie et dans celle de beaucoup d’autres personnes, et une fois ses objectifs terminés, elle a droit à une pause bien méritée. Soyez content pour cette personne car enfin, elle, elle est libre! Rappelez-vous que la mort n’est qu’une illusion, une transition. Dites-lui plutôt « à bientôt! »… Les guerres de ce monde vous mènent à vous demander « mais où est-ce que nous allons? ». Bien entendu, tout le monde sait ce qu’est la guerre et ce qu’elle comporte. Nous savons qu’il sévit présentement dans le monde toutes sortes d’horreurs, oui nous en sommes conscients et une chance, si l’on veut que les choses changent! Mais pourquoi se torturer l’esprit encore plus en regardant les pires images aux nouvelles télévisées? Personnellement, je ne les regarde pas, mais je reste tout de même consciente de leurs existences. Cela m’évite seulement la déception au fait que l’humain n’évolue pas très rapidement. Prions simplement pour que ces misères cessent. C’est en pointant du doigt ces horreurs et en s’y « opposant pacifiquement » que les choses vont changer, et non en s’en décourageant.

Ceci était à titre d’exemple, mais il y a bien sûr une tonne d’autres choses qui peuvent nous procurer toutes sortes d’émotions diverses. L’important, c’est de ne pas y réagir négativement. Garder son calme, se rappeler que l’on peut contrôler la situation en y voyant le positif, se dire que beaucoup de négativités qui nous entourent ne nous appartiennent pas aide grandement à améliorer la qualité de sa journée.

Plusieurs petites ou grandes choses peuvent bouleverser notre état d’esprit, mais l’important, c’est de ne pas le voir comme une montagne et de ne pas agir comme un volcan. Lorsque cela est possible, tenez-vous loin des environnements ou des gens négatifs.

Finalement, aidez-vous à garder le sourire avec de petites attentions comme s’offrir un petit quelque chose que l’on désire depuis un bout de temps, faire un sourire à quelqu’un qu’on ne connaît pas (un sourire en attire un autre!), chanter une chanson que l’on aime (même si on chante faux!), prendre part à des activités que l’on aime, et surtout, surtout, se dire que l’on s’aime et que l’on s’accepte comme on est! Si à dix-huit ans, je suis capable de ne pas me laisser abattre par les problèmes quotidiens, je suis certaine que vous aussi vous le pouvez. Passez une belle journée!

Le bonheur et la sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » [1] Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis » ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables. » [2]

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Un des préceptes premiers de la philosophie orientale est de reconnaître une grande distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; qu’on l’admette ou non, quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre, que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à comprendre la nature de l’expérience humaine. Nous questionnons la réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la vraie réalité? Est-ce que mes plans et projets m’ont procuré stabilité et bonheur?

Ce questionnement nous mène à la réalisation que si nous prenons du recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons qu’au cœur de notre être réside une réalité merveilleuse dont la nature est paix et satisfaction.

Et cette réalité est toujours présente, dans notre essence.

Les formes vont changer. Mais l’endroit paisible en nous, derrières pensés et idées, est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. De ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existent. Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce à l’étude de la philosophie et aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur se retrouve dans le moment présent, qu’il réside au cœur de notre propre existence. Le bonheur est ici et maintenant. Pas demain. Ni dans vingt ans à notre retraite. Mais maintenant! À regarder les flocons de neige, la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler l’émerveillement inhérent à chaque instant.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers une vie mieux équilibrée et satisfaisante.

  1. Robert Louis Stevenson, Écrivain écossais (1850-1894)
  2. The Deeper Dimension of Yoga, Georg Feuerstein, p. 101