Changer pour plus de sagesse!

Les événements actuels au Québec dénotent, on ne peut plus clairement, le besoin de changement vers plus d’harmonie. Comme disait Jean Rostand : « Nous paierons très cher le privilège d’être des dieux par la puissance, avant d’avoir mérité d’être des hommes par la sagesse. »

Ce grand biologiste, vulgarisateur scientifique et écrivain français du 20e siècle avait de toute évidence saisi la précarité qu’est celle de l’humain ayant acquis prestige et pouvoir par la puissance plutôt que par la sagesse. Lorsque nous observons les événements faisant la une des médias mondiaux, force est de constater que plusieurs tentent encore d’être des dieux par la puissance. Face à cette constatation, que pouvons-nous faire?

Il s’avère important de ne pas sombrer dans le désespoir, ce qui n’engendrait qu’impuissance et indifférence. Or, ces sentiments sont des états tout aussi nocifs que la recherche du pouvoir par les armes ou par le pouvoir économique et religieux fanatique, pour ne mentionner que les formes de domination les plus couramment utilisées.

Un autre atout significatif consiste à connaitre les sept lois spirituelles de la Vie. La compréhension de ces lois permet d’entrer dans son pouvoir sans chercher à l’exercer sur les autres et, par conséquent, d’être respectueux de soi et des autres. Elles nous assagissent en facilitant l’identification des croyances devenues caduques et, par conséquent, s’avèrent des outils fort utiles pour l’élaboration de nouveaux schèmes de pensée ouvrant des horizons de conscience plus vastes. Elles responsabilisent sans culpabiliser ni blâmer.

À l’instar des lois physiques, ces lois s’appliquent à chacun indépendamment de la race, couleur, statut social, nationalité, culture et éducation. Qu’une personne soit riche ou pauvre, reine ou ouvrier n’a aucune incidence sur la manière dont elles fonctionnent. Elles transcendent toutes notions humaines qui pourraient en limiter la portée. De plus, elles ne comportent aucunes exceptions. Il n’existe pas d’occasion où elles ne s’appliquent pas.

Quelles sont ces lois et qu’énoncent-elles?

1. La loi spirituelle de responsabilité dit que chacun est responsable à 100 % de ce qu’il est, de ce qu’il pense et ressent, de ses actions et des intentions les sous-tendant et de ses réactions.

2. La loi spirituelle de causalité (ou loi du retour ou action/réaction) dit que tout ce que nous mettons en mouvement en pensée, en parole et en action nous revient selon l’intention les sous-tendant.

3. La loi spirituelle d’attraction dit que nous nous attirons les personnes et événements qui correspondent à qui nous sommes et à ce que nous pensons. Autrement dit, qui se ressemble s’assemble.

4. La loi spirituelle d’analogie dit que tout ce que nous voyons ou identifions chez l’autre, nous le possédons aussi. La manière dont nous réagissons à ce que nous voyons chez l’autre met en lumière le degré d’acceptation inconditionnelle ou de rejet de nous-mêmes. Dit autrement, c’est la loi du miroir par l’entremise duquel nous sont réfléchis des aspects de nous-mêmes que soit nous acceptons soit nous rejetons.

5. La loi spirituelle de résonance dit que nos énergies sont soit en consonance avec celles de la personne avec qui nous sommes, soit en dissonance. Nous avons des atomes crochus avec l’autre ou nous n’en avons pas. C’est comme chanter juste ou chanter faux.

6. La loi spirituelle de compensation dit que tout ce que nous créons en pensée, en parole et en action qui n’est pas équilibré aura à être rééquilibré, peu importe quand le déséquilibre a eu lieu. L’équilibre est maintenu quand nos créations sont harmonieuses et respectueuses, donc inspirées par l’amour. Un être humain ne peut compenser pour les actions d’un autre, chacun étant responsable à 100 % de ses créations. Envisagée du point de vue spirituel, cette loi constitue la véritable justice, car elle n’est ni assujettie et ni limitée par aucunes lois humaines qui sont imparfaites.

7. La loi spirituelle de réincarnation dit que, lorsqu’à l’intérieur d’une incarnation nous ne parvenons pas à rééquilibrer tous les déséquilibres créés incluant ceux d’une vie antérieure, la possibilité existe de poursuivre notre travail de rééquilibrage lors d’une prochaine incarnation. Cette possibilité demeure tant et aussi longtemps que nous n’avons pas terminé notre parcours nous menant à l’amour universel.

Connaître ces lois spirituelles porte grandement à réfléchir. Une personne y pense à deux fois avant de poser un geste malveillant. Elles confèrent un discernement des plus utiles puisqu’elles permettent de jeter un regard neuf sur la vie et de mettre en lumière les leçons de sagesse contenues dans les expériences difficiles que nous traversons tous. Telle une boussole intérieure, elles permettent de retrouver la voie de l’amour peu importe les dédales empruntés.

Comme disait Jean Rostand, quand nous aurons mérité d’être des humains par la sagesse, la paix mondiale sera un état de fait. Celle-ci ne commence-t-elle pas dans le cœur de chacun? D’où l’importance d’éviter de sombrer dans le défaitisme puisque l’action individuelle est le moteur du changement qui permet l’élévation du niveau de conscience collective. Soyons nous-mêmes ce que nous voudrions que les autres soient, disait Gandhi, et observons les changements prenant place autour de nous. Prêchons par l’exemple!

Désirer être des dieux par la puissance ne mène qu’à l’asservissement des uns par les autres. Et toujours comme disait Rostand, nous paierons très cher ce désir puisque qu’il ne peut conduire qu’à des conflits. Mais souvenons-nous que l’asservissement est possible parce qu’une majorité d’entre nous croit que notre sécurité passe par être plus puissant que les autres, et qu’il n’existe pas d’autres alternatives. Notre niveau de conscience ne nous permet pas encore de concevoir la faisabilité de vivre réellement en paix. Tant que nous serons des « dieux » puissants, nous vivrons de façon misérable. Développons et cultivons la sagesse et nous serons des humains heureux.

En guise de conclusion, j’aimerais citer un autre auteur français, Marcel Proust, quant à la définition qu’il donne à la sagesse : « On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même […] car elle est un point de vue sur les choses. »

L’année 2020 : virage et perspectives

ll est toujours délicat d’expliquer l’astrologie mondiale au grand public. On pourrait la comparer à l’univers musical composé de tonalités, de nuances, de silences et de changements de rythme. L’outil astrologique présente l’intérêt de prendre de la hauteur face aux contextes et de livrer une perspective. L’astrologie mondiale se dissocie du calendrier annuel que l’humain a établi. Les cycles astrologiques dépassent le cadre d’une année civile.

L’année 2020 coïncide avec la venue d’un cycle astrologique majeur, celui de Saturne Pluton dont la dernière conjonction en Capricorne remonte à l’année 1518.

Afin de mieux comprendre l’énergie que porte ce cycle, présentons la symbolique de Saturne et de Pluton. Saturne incarne le temps, ce temps qui fait son œuvre, apaise, restaure ou présente une vision différente des choses. Il permet de relativiser et de garder l’essentiel d’une situation passée telle que les leçons enseignées. Saturne Chronos évoque le temps nécessaire pour construire une situation et les étapes essentielles pour y parvenir. Dans les cartes de nativité, sur le plan psychologique, Saturne donne de l’information sur le rapport de l’être humain avec la discipline. L’astre appelle aux concessions et à adopter une sagesse.

Pluton fait référence aux situations anxiogènes, aux crises et propose un processus de transformation. Saturne et Pluton ont en commun un désir d’authenticité. Ensemble, ils demandent de clarifier des situations. Réunis dans le ciel mondial en janvier 2020, leur contact astrologique indique que le temps est venu de faire table rase de situations devenues obsolètes. Ils invitent le monde à ne plus se cacher derrière des évidences. Il s’agit d’une prise de conscience collective des réalités. La conjonction se déroule en Capricorne, l’un des 12 signes du Zodiaque, appartenant à l’élément Terre. Il existe quatre éléments, le Feu, la Terre, l’Air et l’Eau, répartis parmi les 12 signes du Zodiaque. L’élément Terre est en analogie avec les situations concrètes. Il symbolise une approche pragmatique.

La présence de Saturne en Capricorne propose une prise de conscience collective sur des questions sociétales urgentes à commencer par les nécessités de l’être humain pour vivre. Il est question d’un éveil collectif quant aux choses essentielles. La conjonction Saturne Pluton propose une véritable refonte des structures et de tout un mode de vie. Un monde nouveau s’éveille, avec de nouveaux codes sociaux, incluant le respect de la planète. La civilisation fait face à ses problématiques prioritaires, essentielles à sa survie. Cette sensibilisation, devenue plus grande à l’approche d’Uranus en Taureau en 2017 et depuis son entrée en mai 2018, contribue à installer ce nouveau monde.

La conjonction mondiale Saturne Pluton demande au monde de se débarrasser du superflu, de comportements égotiques et de retrouver l’essentiel. Elle annonce la liquidation d’une ère pour en substituer une nouvelle. Elle est l’emblème d’une restructuration du paysage administratif, adaptée à l’évolution en cours. Elle demande à retrouver des attitudes respectueuses où la discipline revient. Il y est question du retour de l’intégrité et de profondeur entre les êtres. Le monde se prépare à l’apprentissage de la tolérance face aux différences. Apprendre à accepter l’autre malgré ses différences. L’époque qui monte exhorte à changer les mentalités sur la planète et à adopter de nouveaux paradigmes.

On ne doit pas s’attendre à ce que cette conjonction ne fonctionne qu’en 2020. Elle prend naissance en 2020 et progressivement s’amorce une montée de nouvelles mentalités.

Les générations futures pourront comparer la société d’aujourd’hui, particulièrement la période de 2009 à 2016, avec celle à venir. Le cycle Saturne Pluton marquera l’histoire et le temps qui passe.

La planète a rendez-vous avec ce nouveau monde où la précocité des facultés intellectuelles et des hauts potentiels deviendra l’un des débats phares de la société.

L’enfant lumière emprisonné

Voici l’histoire fabuleuse d’un enfant et… ne soyez pas surpris si vous avez le sentiment d’être en terrain connu, car vous en connaissez peut-être un vous aussi!

Un jour naquit un enfant qui portait en lui une telle énergie d’amour que son regard étincelant appelait chez celui qui le croisait un désir irrésistible de le prendre dans ses bras. Bien qu’il n’était encore qu’un nourrisson, l’être qui habitait ce petit corps dégageait un magnétisme très grand, porteur de fréquences d’amour et de bienveillance.

Notre jeune bambin a vécu les premières années de sa vie partagé entre deux relations marquantes : d’un côté, une maman qui lui prodiguait avec amour soins et attentions et de l’autre, un père qui lui procurait certes un environnement de vie, mais qui aussi lui imposait d’une manière assez grossière un cadre autoritaire à travers lequel il percevait surtout des exigences et des reproches.

Heureusement, il pouvait toujours compter sur quelques personnes très chères de son entourage avec qui il lui était possible de partager son vécu et de discuter des défis qui se présentaient sur sa route. Un beau jour, alors qu’il exprimait à une amie de confiance comment il vivait dernièrement des vagues récurrentes de découragement, celle-ci sentit l’opportunité et lui proposa spontanément de l’accompagner à créer une représentation symbolique de ce qui l’habitait à ce moment précis de sa vie, afin d’y voir plus clair.

Ayant accepté cette proposition sans hésiter, il fut profondément ému lorsqu’après quelques minutes à peine, il voyait clairement devant lui ce scénario qui lui polluait la vie depuis si longtemps. Ce doute qui avait pris racine à son insu durant l’enfance et s’était renforcé par la suite, était la source maintenant démasquée du venin dont les injections récurrentes venaient si souvent, et sans prévenir, blesser son estime de lui-même.

Dans les instants qui ont suivi cette prise de conscience merveilleuse, une grande peine vint le surprendre en remontant jusqu’à ses yeux. Il fit alors le choix de l’accueillir et ce simple geste d’amour envers lui-même a permis à cette touchante tristesse si bien enfouie de s’exprimer enfin. C’est ainsi qu’il laissa ses larmes réparatrices couler à leur propre rythme, accompagnées par celles de son amie émue de partager un tel moment d’intimité.

Dans les heures qui ont suivi, une importante fatigue lui réclamait d’accorder à son corps un moment de repos qui permettrait à celui-ci de faire le rééquilibrage rendu possible par une telle prise de conscience. Cet éveil de conscience avait par ailleurs suscité en lui un espoir nouveau envers la VIE, cette VIE qui ne semblait demander qu’à poursuivre son œuvre majestueuse.

Après quelques minutes d’un sommeil survenu presque aussi vite que l’éclair, il s’est remis tout doucement en activité pour constater qu’une énergie renouvelée l’habitait. Une énergie d’une qualité à laquelle il n’avait plus eu accès depuis… si longtemps! On pouvait d’ailleurs déjà entendre dans le son de sa voix ce regain d’énergie nouvelle.

Que ressort-il de cette histoire? Eh bien, j’ai cette conviction profonde qu’il est important, peu importe notre âge et notre expérience de vie, de faire le choix de continuer à cultiver une attitude de curiosité et d’ouverture envers la VIE que nous portons tous à notre arrivée dans ce monde, attitude qui nous permet de poursuivre nos nombreux apprentissages, d’accroître notre sagesse intérieure et surtout peut-être, de devenir le meilleur être humain que nous puissions être. Ce faisant, nous devenons source d’inspiration pour les êtres qui croisent notre chemin de VIE.

Ce choix appartient à chacun et… nul ne peut le faire à votre place!

Je souhaite que vous choisissiez, vous aussi, de voyager vers le meilleur de vous-même. Namasté

Danser sa vie

Saviez-vous que tous les humains sont des danseurs naturellement doués? Nous dansons depuis que nous existons! Toute la nature danse et, en dansant, la vie se célèbre et se reconnaît. Les feuilles des arbres ne peuvent s’empêcher d’onduler gracieusement avec le vent. Pourtant, notre société en se civilisant s’est sédentarisée à un point tel qu’elle s’est coupée du mouvement organique de la vie. Et si notre existence était une danse semblable à celle de l’oiseau qui vole et de la fleur qui s’ouvre? Danser fait sourire et rire toutes les cellules du corps, et nous retrouvons spontanément notre pure joie d’exister. Danser est un langage archaïque, inné en chacun de nous, qui rétablit d’emblée notre intimité avec tout le vivant.

En outre, la danse soigne sans même que nous soyons malade, puisqu’elle nous ramène à un bien-être physique et mental optimal. Depuis l’aube des temps, nos ancêtres utilisent la danse comme outil de guérison du corps et de l’âme. Elle permet à la personne dansante de se guérir en laissant le mouvement réveiller en elle l’intelligence magnifique de la vie. La pulsation de la musique nous ramène immédiatement à l’énergie vitale et à ses pulsions. La danse fait ressusciter d’emblée la mémoire corporelle des origines de notre nature : mémoires de joie, de paix, d’amour, d’appartenance. Elle contribue naturellement à éveiller la sensation intime d’être son corps et d’éprouver une profonde harmonie intérieure. Elle invite à une participation de l’être en entier. En dansant, on se sent tout de suite vivant, et la redécouverte de cet état ne cessera d’émouvoir.

Quand l’humain danse, sa présence se remplit de vie. La danse nous embrasse facilement de plaisir. Lorsque nous consentons à sa méde­cine, la grande sagesse de la vie peut faire son travail. Si la liste des bienfaits s’avère trop exhaustive pour en faire étalage, on peut dire, entre autres, que la danse contribue à l’optimisation du fonctionnement de tous les systèmes. De plus, elle aide à récupérer des parties oubliées de soi et participe à l’intégration des trois centres de notre être dans leur globa­lité : nos pensées, nos émotions­ et notre instinct. Ainsi, ma danse de vie retisse la cohérence entre ce que je sens, ce que pense et ce que je fais.

Danser provoque la transformation de l’être. La partie saine et lumi­neuse de notre être libère alors, avec une étonnante créativité, les nœuds et cuirasses qui entravent le naturel du mouvement dansé de nos vies. Quelque chose à l’intérieur de nous comprend que nous ne sommes pas ce qui nous arrive et permet au passé emmagasiné de finalement nous traverser. Le corps miraculeux peut ainsi récupérer son talent naturel pour intégrer les expériences de vie et entrer en processus de guérison au moyen du mouvement.

Danser est depuis toujours une façon privilégiée de prier et de méditer qui nous permet d’accéder à des états modifiées de conscience. Depuis toujours, la danse nous permet d’exprimer une liberté qui nous transcende et de voyager au-delà des limites de l’ego. En dansant, nous retrouvons notre participation à une dimension qui nous dépasse en nous reliant à quelque chose de plus grand que soi.

En nous ramenant à la conscience primordiale de notre source, la danse réveille une connexion émouvante de vérité et d’amour… à soi, à l’autre et au monde. Ainsi, danser est un chemin d’incarnation et d’expansion de conscience. En dansant, nous faisons l’expérience immédiate de vivre dans l’instant. Peu à peu, notre mouvement se remplit de sens : celui de la vie vivante. Nous commençons à habiter les gestes du quotidien. En montant l’escalier en présence de la sensation d’être mon corps ici et maintenant, une sensation étrange me bouleverse : on dirait qu’il se passe quelque chose de sacré. C’est que la danseuse devient la danse! Au cœur de toute cette belle nature qui bat, tournoie, valse, virevolte… danse ta vie! Danse! Danse!

J’abandonne ou je m’abandonne

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une situation où vous avez tout essayé, tout dit, et rien n’aboutit? Avez-vous déjà tenté pendant des semaines, des mois, voire des années, de changer quelque chose, une situation, une relation, et tous vos efforts mènent à un cul-de-sac? Non seulement vous sentez que vous vous dirigez vers une impasse, mais votre santé psychologique et physique en a pris un coup. Dans ces moments, il est peut-être temps d’utiliser la sagesse du lâcher-prise.

J’avoue que cette sagesse n’est pas facile à maîtriser, car c’est dans la nature de l’être humain de vouloir contrôler. Certains contrôlent les autres ou la vie, tandis que d’autres contrôlent leurs émotions. Comme nous sommes tous différents, notre tendance à contrôler sera également différente. Quelle que soit votre personnalité, tôt ou tard, la vie vous amènera à expérimenter la sagesse du lâcher-prise.

Quand doit-on lâcher prise? On lâche prise quand on sent que l’on a fait tout ce qui était humainement possible. On lâche prise quand notre seule volonté n’a pas réussi à transformer ce quelque chose que l’on espérait changer. On lâche prise quand on se sent à bout de ressources. Pourquoi n’avons-nous pas été en mesure de changer ce quelque chose? Peut-être est-ce une question de synchronicité? Ou peut-être Dieu voit-il les choses autrement?

Dans ces moments, certains vivent le lâcher-prise comme un abandon ou un échec. D’autres ont l’impression que l’Univers les a abandonnés. Beaucoup me disent qu’ils ont demandé à maintes reprises, mais que rien n’est arrivé. À ces gens, je dis souvent : si vous voulez laisser Dieu opérer sa magie, vous devez vous tasser l’espace d’un instant.

Je me souviendrai toujours de ma première expérience consciente de lâcher-prise : j’accompagnais la cousine de ma mère dans une maladie terminale. Elle ne voulait pas quitter son logement, était incapable de se nourrir seule et souffrait de perte d’équilibre. Elle avait 76 ans, était célibataire et n’avait jamais eu d’enfant. Sa sœur la plus proche était à 2 heures et demie d’ici : j’étais donc sa seule famille. J’avais beau cogner à toutes les portes, l’attente pour l’aide à domicile ne venait pas. Au bout de huit semaines de visites quotidiennes, de repas préparés et d’emplettes, j’étais à bout de souffle. Je ne comprenais rien : j’avais pourtant demandé à l’Univers de m’aider. Où donc était passée ma demande? Peut-être Dieu l’avait-il oubliée et mise sur une tablette? Et un bon soir, j’ai compris. J’ai compris que mon sentiment de culpabilité à son égard me rendait incapable de ne pas intervenir. J’ai compris que mon incapacité à lâcher prise bloquait la réponse de l’Univers. C’était moi qui empêchais Dieu de venir à mon secours, d’effectuer sa magie. Ce même soir, j’ai pris la décision d’aider la cousine de ma mère selon mes capacités, et non selon ses besoins. Dès le lendemain, la magie de Dieu s’est manifestée : la cousine de ma mère m’a appelée pour m’informer qu’elle désirait être admise à la Maison Mathieu-Froment-Savoie.

Cette expérience de lâcher-prise m’a demandé du courage et de l’humilité : le courage de faire face à la peur de perdre le contrôle et à la peur de prendre contact avec ma culpabilité et, finalement, l’humilité d’avouer que j’avais atteint mes limites.

Lorsque l’on lâche prise de façon authentique et sincère, on ne connaît jamais à l’avance le déroulement des événements. Mais soyez assuré d’une chose : les événements seront toujours à la hauteur de ce que vous avez besoin de vivre et d’apprendre. Faites confiance à Dieu : IL saura vous accompagner dans votre lâcher-prise.

Les accords toltèques : devenir l’artiste de sa vie

Les quatre accords toltèques

Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition
Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.

Faites toujours de votre mieux
Votre « mieux » change d’instant en instant.Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Joyau du développement personnel et best-seller planétaire, Les quatre accords toltèques a été vendu à quatre millions d’exemplaires et traduit en quinze langues. En 1997, le chaman mexicain Miguel Ruiz signe une centaine de pages qui révèlent au monde un savoir gardé secret pendant des siècles. La sagesse ancestrale d’un­ peuple de nomades ayant vécu au premier millénaire de notre ère a traversé le temps pour nous offrir des clés essentielles donnant accès au bonheur, à la liberté et à l’amour. On appelait ces sages les toltèques, mot qui signifie artistes, car ils étaient renommés pour la beauté de leur art et de leur architecture.

Miguel Ruiz explique d’abord que notre vie est façonnée par une multi­tude d’accords ou d’ententes que nous avons inconsciemment adoptés de par notre éducation, notre culture et notre religion. Ceux-ci ont construit autour de nous, peu à peu et à notre insu, des murs de croyances, de pensées et d’interprétations qui nous emprisonnent et vont à l’encontre de ce que nous sommes.

Afin de vivre heureux et en paix chaque jour, la voie toltèque propose d’intégrer quatre nouveaux accords qui vont s’infiltrer et semer le doute dans cette construction erronée de la réalité que nous avons érigée. Ces accords sont des pactes, des engagements personnels qu’on tente de respecter, tel un code de vie. Leur grande simplicité n’a d’égal que leur grand pouvoir de transformation.

Ces nouveaux accords nous libè­rent des croyances limitatives qui défor­ment­ notre perception de la réalité­ et nous maintiennent dans l’insatisfaction et la souffrance. Tout se passe comme si nous avions fait nôtre une image fausse de nous-mêmes­ et du monde; comme si on avait installé en nous et malgré nous un logiciel qui dicte nos réactions, des moindres détails de notre vie jusqu’aux événements les plus marquants.­ En effet, nos conditionnements reçus par le biais de la culture et de l’éducation ainsi que nos projections personnelles nous voilent la simplicité de la réalité.

Vient un jour le temps de passer à la déprogrammation! Ouf! Enfin! En portant une attention vigilante à la pratique de ces accords, on sent se tracer en soi le chemin vers l’intégrité et l’authenticité, deux ingrédients garants de ce bonheur, de cet amour et de cette liberté qui nous sont innés. N’est-ce pas là une bonne nouvelle? En effet, ces derniers appartiennent d’emblée à notre vraie nature. Ainsi, la maîtrise des accords toltèques nous conduit de façon efficace à la déconstruction de tout ce que nous ne sommes pas pour enfin révéler la beauté unique de notre être. L’estime de soi naît de la sensation d’être authen­tiques et de la cohérence entre notre ressenti, nos discours et nos actions.

Nous pouvons avoir confiance en ce processus qui a le potentiel d’améliorer grandement la qualité de notre vie et de nos relations. Bien qu’il m’ait fallu plusieurs années de pratique avant que les accords toltèques s’intègrent profondément dans ma façon de vivre, je me rappelle ma joie à la suite de la lecture du livre; je tenais les clés du bonheur dans la paume de ma main! Les accords toltèques invitent chacun d’entre nous à devenir l’artiste créateur et le digne interprète de ce cadeau inestimable qu’est la vie.

NOTE : Le cinquième accord : « soyez sceptique et apprenez à écouter » a été révélé plus tard et est le sujet d’un deuxième livre. Il nous invite à être attentifs au véritable message qui se trouve derrière les mots. Il utilise­ le pouvoir du doute pour éclairer la vérité. Ceci est vrai autant pour les paroles qu’on entend des autres que celles qu’on entend à l’intérieur de soi.

« Si vous respectez ces 4 accords, votre vie sera magnifique!  » Don Miguel Ruiz

Harmoniser science et sagesse

Un jour, quelqu’un a gravé ceci dans le temple de Delphes, en Grèce : « Connais-toi toi-même. » 

Qui suis-je? Qu’est-ce que je désire réellement dans la vie? Quelle est ma mission de vie? Existe-t-elle vraiment? Ce sont les questions que je me posais à 24 ans à la fin de mon doctorat. Les 245 crédits universi­taires et les 5 années du doctorat en chiropratique ont passé si vite!

Pourquoi choisir ce programme?
Adolescent, je reçois un impact lors d’une partie de football. Je perds la vue de l’oeil gauche. Ma vue revient après quelques heures. Je souffre de terribles migraines, de douleurs aux yeux face à la lumière, de difficultés à me concentrer à l’école et de fatigue incapacitante malgré mes 10 heures de sommeil. Les semaines passent… Quatre médecins et un neurologue plus tard, mes symptômes ne s’améliorent pas. Un optométriste me recommande de consulter un docteur en chiropratique pour vérifier si je n’ai pas un « nerf de coincé » dans mon cou. Il a vu juste. Après quelques semaines, je retrouve ma vigueur et ma fougue d’adolescent! Et, par le fait même, je ne souffre plus d’otite du baigneur ni de grippes à répétition.

Pour moi, la chiropratique ne sera jamais synonyme de mal de dos, mais bien de neurologie…

Mon oncle est médecin et souhaite que je le devienne également pour perpétuer la tradition familiale. En effet, il y aurait eu sept générations de médecins dans ma famille si je n’avais pas été un mouton noir!

Enfant, je lui pose souvent la question suivante : « Pourquoi est-ce que tu attends toujours que je sois malade pour intervenir? Ne pourrais-tu pas intervenir avant la maladie? » Je sais que la médecine est d’une grande importance pour l’humanité et que les médicaments ainsi que la chirurgie sont parfois nécessaires.

Je prends conscience alors que je ne veux pas traiter une maladie. Je veux m’occuper de l’être humain dans sa globalité. C’est pourquoi je choisis d’être un autre type de docteur. Un docteur en chiropratique. Je termine donc mon doctorat. Mes camarades de classe se préparent à ouvrir leurs propres cabinets. Pour moi, cette perspective est bien lointaine. Après cinq ans sans vie, à étudier avec acharnement, je veux découvrir le monde avant de m’enraciner. Me découvrir.

En novembre 2004, je pars seul pour un périple de six mois en Inde et en Asie du Sud-est. Mon objectif? Aucun objectif. Seulement vivre. Vivre seul avec moi-même… J’évite les parcours touristiques pour vivre comme la population locale. Je m’expose à des sciences millénaires telles que l’ayurvéda, la médecine siddha, l’acupuncture orientale ainsi que les sciences yogiques. J’apprends de grands maîtres, je m’imprègne de l’énergie de puissants temples et je fais Namasté devant de grands yogis. Je reviens au pays avec une compréhension plus holistique de l’être humain et de la vie. Je prends alors conscience d’un élément primordial pour la guérison globale d’une personne. Élément qui guide aujourd’hui encore mes soins aux patients : les rendre plus conscients d’eux-mêmes.

Un maître yogi m’a raconté une histoire qui m’a profondément marquée. Je la partage avec vous, car elle est pleine de sagesse. Un jour, une femme aux prises avec une mala­die vient le voir et l’implore : « Je veux que tu me guérisses de cette maladie. » Le maître yogi de répondre avec empathie : « Je ne le ferai pas. Car, si je le fais, la vie t’enverra quelque chose de bien plus grave. Tu as une leçon à apprendre avec cette maladie. »

C’est alors que je prends moi-même conscience d’un schéma d’action utilisé et répété par la très grande majorité des thérapeutes nord-américains. Si le patient souffre d’une condition secondaire telle que anxiété, mal de tête, trouble mens­truel, etc., le thérapeute prodigue/prescrit un traitement. À la fin du traitement, le patient ne souffre habituellement plus de sa condition secondaire. En fait, le thérapeute ramène le patient au même point où il était avant sa condition secondaire.

Pour une personne qui souffre, cela est merveilleux. Et c’est effectivement la première étape. Seulement, rien n’a réellement changé dans sa vie, sinon qu’elle n’a plus sa condition secondaire. Sa vie est pareille comme avant son problème. Le patient n’apprend rien et ne grandit pas grâce à cette condition secondaire. Cette prise de conscience fut comme une illumination pour moi.

Si vous êtes honnête et intègre avec vous-même et que vous assumez vos responsabilités, vous vous rendez­ compte que c’est vous qui créez la majorité de vos conditions secondaires. Si vous faites preuve de la maturité intellectuelle et émotionnelle d’un adulte, vous réalisez que c’est la personne que vous étiez avant qui a créé ces conditions secondaires. Cette personne a posé des gestes, eu des pensées, vécu (ou réprimé) des émotions qui ont forcé son corps à exprimer des conditions secondaires. Vous avez le pouvoir et la responsabi­lité de changer votre vie. Alors pourquoi vouloir revenir au point où vous étiez avant de souffrir? Pourquoi vivre votre vie comme si de rien n’était? Pourquoi ne pas plutôt apprendre de cette condition secondaire et faire de réels changements? La réponse? Par facilité!

Il est bien plus facile d’accepter qu’un professionnel de la santé vous enlève ou soulage vos malaises sans aucun effort de votre part que de vouloir changer un élément de votre vie afin que cette condition secondaire ne se représente plus. Je vous l’explique par­ un exemple concret : imaginez que votre enfant a de la difficulté avec ses devoirs de mathématiques. Si, au lieu de lui montrer à résoudre les problèmes par lui-même ou à changer sa méthode de travail et son raisonnement, vous faites ses devoirs à sa place, qu’arrivera-t-il le jour de son examen? Un échec et une perte d’estime. Il restera au même niveau. Malheureusement, c’est ce que nous faisons avec notre santé. Nous sommes déresponsabilisés.

En tant que mouton noir chevronné, ce n’est pas l’approche que je choisis pour mes patients (quoique, parfois, l’approche mentionnée ci-haut soit nécessaire). Voyez-vous, j’ai réalisé dans mes voyages que je ne peux pas guérir les autres.

La seule chose que je choisis de faire est d’aider les autres à se guérir eux-mêmes. Évidemment, c’est un chemin qui n’est pas pour tout le monde : le patient doit s’investir dans ses soins et son évolution. C’est une solution de croissance personnelle et non miraculeuse; elle prend du temps. Il y a des hauts et des bas. On doit combattre nos démons, accueillir et accepter la personne que nous sommes et lui montrer le chemin de la croissance. Chemin que j’ai personnellement emprunté.

À l’université, j’ai lu un livre dans lequel l’auteur décrivait la vie d’un docteur comme « le voyage du guéris­seur blessé ». Il rapportait que les docteurs se guérissaient à travers leurs patients. Pour être honnête avec vous, je suis en désaccord avec cette assertion. Voici pourquoi. En revenant­ de mon premier périple de six mois en Asie et en Inde, j’ai confronté mon propre côté obscur durant huit mois. Je ne voulais pas voir de patient, car j’étais mon propre patient. Avant d’aider les autres à se guérir, je devais me guérir en profondeur. J’ai donc passé consciemment une période sombre qui, avec du recul, fut une réelle bénédiction pour moi.

Cela m’a permis d’incorporer dans ma vie quotidienne des enseignements et des outils ramenés de l’Inde. Le yoga indien, la méditation, une nouvelle alimentation et une attitude réaliste en sont quelques-uns. Cette période m’a permis de créer l’embryon de ma propre vision de mon système de santé idéal.

Aujourd’hui, quand j’entre dans ma clinique, j’applique ces principes et j’accorde une attention particulière à être présent auprès de chacun de mes patients pour les inspirer à être davantage conscients d’eux-mêmes.

Namaskar

Le combat de l’homme et ses égos

Connaissez-vous l’histoire de l’homme qui a escaladé la montagne de la sagesse à la recherche de son moi supérieur?

Eh bien, cet homme, qui a vécu une vie remplie de multiples expériences plus tumultueuses les unes que les autres, se voit un jour à un croisement de chemins. Le premier lui offre de continuer de se laisser guider aveuglément sur la terre des hommes, par la loi des hommes, et l’autre lui permet de choisir consciemment sa quête vers sa raison d’être divine. Il choisit donc ce dernier et débute son ascension vers sa vision d’une meilleure version de lui-même.

L’égo de l’homme accompli
En premier lieu, il fait face à son égo d’homme accompli. Son côté confiant qui se croit supérieur aux autres le met constamment au défi face à ses capacités, lui promettant médailles, reconnaissances et récompenses. C’est ce même égo qui le fait agir par la peur de l’inconnu et de l’échec. Il réussit tout de même ce combat avec facilité quand il reconnaît enfin que c’est l’équilibre parfait entre son cœur et sa tête qui le dirige vraiment.

L’égo spirituel
Ensuite, il affronte son égo spirituel. Il apprend, à travers la méditation, comment entrer en contact avec les esprits, les archanges, les anges et les maîtres ascensionnés du monde de l’au-delà. Il leur demande de l’aider à guérir et de le guider vers la réalisation de sa quête. Il surmonte les moyens détournés de son égo spirituel en demeurant attentif aux moindres signes, messages et apparitions de ses guides. Il gagne sa bataille avec son égo spirituel lorsqu’il apprend, toute réflexion faite, à se pardonner à lui-même.

L’égo divin
Finalement, certain d’avoir surmonté son égo spirituel et d’être en mesure de le reconnaître lorsqu’il se pointe, l’homme poursuit son chemin vers le sommet du mont. Il se sent comme un soldat face à un ennemi, prêt à se battre contre le plus puissant de tous, son égo divin. Il sait qu’une fois vainqueur, ce majestueux égo divin lui donnera des virtuosités qui feront de lui un maître que les Hommes suivront et vénérerons.

Il s’engage donc avec acharnement sur ce long trajet qui s’avère sérieusement difficile. Il trébuche, tombe, se blesse, rencontre des culs-de-sac et fait face à des défis de taille. Il lui arrive parfois d’avoir envie de tout abandonner. Puis, il se rappelle qu’une fois rendu au sommet, tout cela en aura valu la peine. Il découvrira le paradis et il rencontrera Dieu. Il connaîtra les réponses à toutes les questions existentielles qu’il pourra ensuite transmettre aux communs des mortels. Il aura la force de Dieu en lui. C’est comme ça qu’il vaincra l’égo divin.

Le sommet de la montagne de la sagesse
Ça y est! Le voilà enfin sur le sommet de la montagne de la sagesse où très peu d’hommes ont mis les pieds, le plus haut point sur la terre des hommes.

•Bonjour! lui dit un moine bouddhiste.

•Euh… bonjour? Qu’est-ce que vous faites là?

•Je médite, dit le moine. Et vous? Qu’est-ce qui vous amène?

•Je croyais que je trouverais quelque chose d’exceptionnel… les réponses… Dieu… Enfin, je ne sais plus… marmonne-t-il avec déception.

•Aaahhh Dieu, répète le moine sagement.

•Oui! Dieu! s’écrit l’homme d’un ton sec. Mais, c’est le vide absolu ici! Il n’y a rien du tout!

•Vous avez tout compris! répondit le moine d’un calme surnaturel.