Santé Nouveau Monde

Lors d’un voyage sur la route de la soie en Chine en 2001, j’ai entendu un propos qui parlait de l’urgence de réunir les médecines. Étonnamment ce propos résonnait en moi, même si, à ce moment, mes connaissances des autres médecines étaient très limitées et que je m’identifiais totalement à la médecine conventionnelle. Je savais que je pouvais jouer un rôle, et j’avais envie de participer à la réunion des médecines.

Mes recherches m’ont amenée à reconnaître trois grandes médecines : la médecine des hommes i.e la médecine conventionnelle, la médecine de la terre i.e la médecine des plantes et la médecine de l’univers i.e la médecine énergétique.

C’est à cette époque que j’ai commencé à transformer ma pratique. De la médecine d’urgence, j’ai choisi l’administration médicale, dans cette volonté de transformer, de donner un alignement différent. Après quatre années, je sentais que ce n’était pas la forme la plus juste pour unifier les médecines. Différentes synchronicités m’ont alors fait rencontrer les thérapeutes de Choréas, un centre de santé, avec qui je me suis associée. C’était le début d’un parcours de retrouvailles avec moi-même, j’ai ouvert un cabinet de médecine holistique. Entourée de naturopathe, de massothérapeute, d’ostéopathe, de nutritionniste et de psychothérapeute, pas à pas, j’apprenais ce qu’était le sens d’une médecine globale. En fait, je ne faisais que ni plus ni moins pratiquer ce que j’avais appris sur les bancs de l’université en médecine, l’approche biopsychosociale. Une approche qui est enseignée, mais dont le système actuel ne facilite pas sa mise en pratique. Je me rendais compte que l’aspect psychosocial influençait plus que je ne l’aurais cru les différents malaises et maladies de mes patients.

Dans cet environnement de médecines douces, j’ai commencé à m’intéresser à la médecine énergétique. Cette médecine est l’une des plus anciennes. Pour pouvoir démystifier cette approche, je me suis inscrite dans une formation qui s’appelle la Danse des énergies, offerte par Pierre Lessard et Josée Clouâtre. C’est dans cette formation que je me suis vraiment ouverte aux autres médecines. C’est également dans cette formation que j’ai rencontré Mylène Boisclair, physiothérapeute, avec qui naturellement s’est établie une amitié, une complicité d’échange et de partage et un goût commun d’union des médecines. Nous nous sommes rencontrées souvent pour échanger sur nos parcours mutuels, pour nous stimuler. Je lui partageais mon intérêt pour les plantes, la passion qui s’éveillait en moi quand, lors d’une formation en herboristerie, je vivais une grande joie à créer une teinture mère. C’est comme si s’éveillait en moi des connaissances qui dormaient là depuis trop longtemps.

Puis Guylaine Richard, une consœur de Mylène, s’est jointe à nos rencontres. Elle portait également ce goût profond d’unir les médecines. Mylène et Guylaine travaillaient ensemble et moi, j’étais chez Choréas. À Choréas, j’avais développé une amitié avec Anne-Marie Léger, naturopathe et nous avions invité Brigitte Robitaille, médecin à se joindre à nous. Déjà sans le savoir, l’équipe de Santé Nouveau Monde se mettait en place. Puis comme l’idée d’être réunies sous le même toit nous animaient, nous nous sommes mises à la recherche d’un local, ce fut toute une aventure.

Finalement, nous nous sommes retrouvées sous le même toit en juin 2006. Santé Nouveau Monde qui existait depuis plusieurs années de façon virtuelle par la vision que nous portions prenait place au 479 St-Joseph Est à Montréal. À ce jour, Santé Nouveau Monde regroupe 8 thérapeutes et 2 médecins.

Comme vous pourrez le constater, en plus d’avoir en commun ce désir de réunir les médecines, chacune d’entre nous portions le goût profond que chaque personne qui nous consulte puisse retrouver son autonomie.

C’est sur cette base que s’est établie notre mission :

« Créer un pont entre la médecine conventionnelle, la médecine naturelle et la médecine énergétique.
Contribuer à la transformation et à l’autonomie des êtres en les aidant à rétablir et à maintenir leur état de santé. »

Depuis maintenant près de 2 ans, chacune d’entre nous porte cette mission et l’applique au jour le jour dans les rencontres avec nos patients. Nous sommes maintenant à vouloir aller un peu plus loin dans ce concept d’union des médecines et d’autonomie des êtres. Forte de l’expérience de ces dernières années, et de la complicité qui s’est établie entre nous au fil des années, nous sommes à mettre en place une nouvelle approche où le patient viendra consulter Santé Nouveau Monde, plutôt que chacune d’entre nous. Voici des éléments de notre vision qui sous-tende cette approche :

  • Nous proposons un fonctionnement équitable, juste, où la reconnaissance de chacun (intervenants ou les personnes qui nous consulte) est au cœur de l’intervention.
  • Nous proposons de développer une voie distincte où les personnes sont libérées du stress face à choisir entre les différentes médecines, elles sont accompagnées de toutes les médecines sous un même toit.
  • Nous créons un lieu sans concurrence, où les différentes compétences de chacun sont reconnues, un lieu d’union, un lieu de partage.
  • Nous accueillons les êtres qui nous consultent dans leur globalité, dans leur lumière au-delà des maux et suscitons leur autonomie.
  • Nous développons une approche multidisciplinaire, où les interventions sont interreliées dans une forme de partage. L’être est accueilli par Santé Nouveau Monde plutôt que par un intervenant.

Pour parvenir à cet idéal, les défis sont grands. Le premier et non le moindre est celui de la concurrence. Une concurrence fine qui peut se présenter de différentes façons.

En médecine, la rareté des ressources fait en sorte qu’il n’existe pas de concurrence reliée à la clientèle. La concurrence est plus subtile et se traduit souvent par un manque d’ouverture. Les médecins n’aiment pas que leurs patients consultent ailleurs et ils leur font sentir. Certains spécialistes vont même jusqu’à refuser de revoir le patient s’il refuse leur plan de traitement. Les opinions des patients sont rejetées si elles ne sont pas basées sur des preuves scientifiques. Ce manque d’ouverture se voit également dans le non-respect des opinions de d’autres professionnels de la santé. La recherche scientifique a fait en sorte que pour être valable, nos opinions doivent êtres basés sur des preuves obtenues dans des études reconnues à double insu, i.e deux groupes dont l’un reçoit le traitement que l’on veut valider comme étant efficace et l’autre reçoit un placebo, un traitement sans effet. La médecine moderne n’avance qu’avec des données probantes.

Entre thérapeute, la concurrence est plutôt reliée à la clientèle. Les thérapeutes sentent l’importance de se démarquer, d’offrir le meilleur de soi, afin de s’assurer que la clientèle est satisfaite et qu’elle va donc revenir les voir. Il n’est pas rare d’entendre des thérapeutes prétendent détenir la solution aux différents problèmes que le patient lui présente et suggérer une série de rencontre. Mais est-ce que je suis capable de reconnaître que le meilleur chemin de guérison pour ce patient est de consulter un autre thérapeute? Est-ce que je suis à même de reconnaître mes limites et de référer ailleurs mon patient? J’irais même un pas plus loin, est-ce que je suis capable de reconnaître que mon patient a besoin d’un médecin? Souvent on cible les médecins comme utilisant leurs pouvoirs pour empêcher cette intégration des médecines, mais plusieurs thérapeutes de différentes professions ne veulent pas de cette intégration. Par leur discours, ils dénigrent la médecine conventionnelle en ne citant que les aberrations du système de santé.

Il faut retrouver un espace de paix entre les différentes professions. L’intégration des différentes médecines, c’est l’affaire de tous. C’est cette ouverture d’esprit qui, je crois, va permettre à la médecine, pas à pas de devenir intégrative. Chaque profession doit se questionner sur le besoin réel du patient, sur ce qui est le plus juste pour lui à ce moment de sa vie et surtout d’accepter les choix du patient et la façon dont il veut être accompagné.

Un autre des défis, c’est la reconnaissance qui est intimement reliée à la concurrence. Il faut reconnaître chez le patient ses forces, ses limites, ses croyances et son pouvoir afin de travailler ensemble sur le chemin de la guérison. Il faut reconnaître en soi comme médecin ou thérapeute nos forces, nos limites, nos croyances et notre pouvoir à aider, guider ce patient sans jugement, dans l’accueil vrai, sans attentes de résultats. Tout un défi, car nous avons tous des âmes de sauveurs! Souvent nous voulons la guérison plus que nos patients et pouvons vivre des déceptions, des frustrations. C’est donc une présence et une conscience de chaque instant qui permet d’avancer sur cette voie d’union des médecines.

Ce qui je crois va permettre cette union des médecines, cette médecine intégrative, c’est la création de regroupement, de cellules de personnes qui portent les mêmes idéaux, les mêmes valeurs et qui ensemble peut se stimuler. Dans ces regroupements, ce qui est le plus important, c’est d’établir des communications franches, transparentes qui peuvent nous faire voir que par moments, nos gestes, nos paroles sont teintées de vieilles programmations de concurrence ou de non-reconnaissance. Je suis convaincue que dans ce nouveau monde juste et équitable, il est important d’appartenir à un groupe dans lequel je peux me déployer comme une personne reconnue, autonome, interreliée aux autres qui œuvrent comme moi dans une même direction.

C’est donc dans cette vision, pas à pas que nous vous accueillerons à Santé Nouveau Monde dans cette nouvelle formule d’accueil, tout en continuant à offrir des consultations individuelles. Le but de cette nouvelle approche est de faciliter le parcours de guérison des personnes qui nous consultent. Notre expérience individuelle et collective nous permet de les guider, accompagnées de toutes les médecines, sur le parcours le plus juste pour elles, selon leurs problèmes, leur état d’esprit et leur disponibilité.

Au plaisir de vous y rencontrer.

Le mandala

Il ne suffit pas que les hommes viennent boire quand ils y sont invités par des sources supérieures. Ils doivent fabriquer de nouvelles outres afin de conserver le vin nouveau de la bonté et du dessein infinis. Saint Germain

Être de ces nouvelles outres, et oser être l’être que nous avons toujours cherché.

Pour trouver la ligne conductrice de ce texte, il m’a suffi de retrouver l’état d’être dans lequel je me place pour œuvrer avec le mandala. En effet, je construis des mandalas depuis bientôt vingt ans, et le mandala m’a construite et surtout instruite de mon potentiel de création, de cocréation, de récréation et de recréation.

Depuis toutes ces années de recherche et d’exploration, une voie m’habitait, me conduisait et me guidait, celle du retour chez soi. Un cheminement continu tout en harmonie, me donnant constamment des pistes pour créer et participer à l’un, à l’univers.

Le travail assidu avec le principe du mandala nous enseigne avec aisance le chemin du retour, mais aussi les parcours possibles pour continuer à participer au tout. Tout en créant, en jouant des couleurs et des formes, l’ouverture se crée, l’aventure s’offre à nous pour la création dans le cercle du mandala.

Pour ceux qui n’y sont pas familiers, le mandala est un cercle qui comporte son centre point. De cet espace circulaire et protégé, les constructions géométriques prennent forme, tout en se rattachant au centre un.

Le pouvoir du dessin de mandala est celui de toujours laisser voir, apercevoir le point de départ et le point de retour.

Pour peu que l’on s’y intéresse, il nous donne des lieux de rencontre pour commencer à jouer, tout en explorant les diverses facettes de l’humain. Dessiner dans le cercle avec cette conscience nous transporte à l’intérieur de nous, là notre corps physique se retrouve chez lui, nos corps émotionnel et spirituel s’enlacent dans un même espace sacré et protégé.

Pour y avoir consacré une grande partie de ma vie, je sais de source certaine que le cercle et le point sont des symboles d’unité et que travailler avec ces notions de départ nous amène rapidement dans le soi; de là toutes les directions s’offrent à nous.

J’œuvre depuis toujours avec cette obsession. Je cherche depuis longtemps ce lieu qui ressemble à Dieu. Le mandala m’a offert cette contrée, par ses lignes de support, par ses spirales énergétiques tirées à même la nature, le jeu du déploiement naturel, des ouvertures en éventails et des manifestations cosmiques; tout se révèle avec facilité et simplicité.

Dessiner des mandalas avec conscience et présence nous apporte vraiment un espace pour se retrouver, se replacer, en harmonie par la couleur, se rééquilibrer par les formes, se reconnecter au tout et aux autres en acceptant ce que ce principe universel nous accorde dès maintenant pour accomplir les alliances et retrouver enfin son être vrai. Le soi reconnaît ce territoire et nous permet de le retracer à l’infini.

Le mandala; cercle, centre, boucles et spirales, déploiement et circulation, est un outil précieux pour accélérer notre harmonisation, appuyer notre action, encourager notre création; pour accompagner notre désir de communion et notre plaisir de participation.

Retrouver et reconnaître cette pratique du mandala permet de se retrouver et de se reconnaître.

Le syndrome du superhéros

Qui ne connaît pas ces personnages fictifs dotés de capacités extraordinaires pour qui absolument tout est possible? Aucun défi, aucun obstacle et surtout aucune limite ne peut et ne pourra jamais les arrêter. Ils ne semblent jamais avoir de limites de moyens, de distances et encore moins, de temps. Lorsque l’on possède la capacité de se promener dans le temps, la plage horaire prend une expansion illimitée.

Dès notre plus tendre enfance, on nous borde avec les aventures de ces héros fantastiques. On grandit avec eux, sans nécessairement se faire rappeler qu’ils sont fictifs. On voit nos parents repousser sans cesse leurs propres limites dans le but de devenir également des ultras performants. Pas étonnant que rendu à l’âge adulte on ait tendance à répéter la même chanson. Cependant, il y a un point sur lequel on ne porte pas suffisamment d’emphase et c’est d’ailleurs le mot clé du paragraphe précédent : fictif. Si on ne voit ces gens surhumains qu’à la télé ou dans les livres, c’est pour la raison très simple qu’ils n’existent pas. Alors à quoi bon s’épuiser à faire comme eux?

Inutile de nier que nous vivons dans une société où la performance constitue un critère de réussite de premier ordre. Mais à toujours courir après une réussite ou à vouloir sans cesse hausser le standard, on finit par perdre la chose la plus importante de notre vie : soi-même. La personne fait place au personnage de celui qu’on attend de nous que l’on soit. L’on repousse constamment nos propres limites, admettant le fait qu’on accepte de reconnaître que l’on en a, jusqu’au jour où notre médecin décide de nous mettre en congé forcé. On se retrouve alors face à un thérapeute qui voudra essayer de nous apprendre la définition même du mot limite. Fait intéressant, ce n’est pas un tête-à-tête avec un thérapeute auquel on a droit, mais plutôt dans un groupe thérapeutique. Parfaite confirmation que ce phénomène n’a rien d’exclusif à un nombre restreint de personnes.

Le plus gros inconvénient à essayer de se prendre pour un superhéros dans le but d’épater la galerie est qu’on ne berne que soi. On reconnaît les limites des autres sans problème, mais on refuse de voir celles qui nous appartiennent. Pourtant, votre patron lui le sait qu’il n’a pas engagé une machine. Pas la peine d’essayer d’en avoir l’air. Il préférera sûrement vous entendre mettre votre limite plutôt que de vous donner quelques mois à la maison pendant lesquels il devra confier votre travail à quelqu’un d’autre. C’est un vrai cercle vicieux.

Faites quelque chose pour vous. Regardez-vous dans la glace, et accepter de voir la personne derrière le masque immuable de ce personnage qui prend votre place depuis des années. À force de montrer aux gens autour de vous ce personnage, ils finiront par y croire, et attendront toujours plus de vous. Et c’est à ce moment que l’on devient pris dans son propre personnage. Même les acteurs laissent les masques en sortant de scène. Donnez-vous le droit de le laisser tomber aussi. À la base, on choisit un métier pour soi, pour être bien, pour parvenir à un épanouissement personnel et professionnel. Si l’on passe quarante années de sa vie, pendant quarante heures par semaine et ce, cinquante semaines par année à vouloir montrer que l’on est ce qu’on n’est pas, il se pourrait que l’on rate l’objectif de départ.

La personne la plus importante dans votre vie est celle assise sur votre chaise en ce moment précis. Faites quelque chose pour elle, donnez-lui le droit d’être humaine, tout simplement. Être soi est la seule façon de parvenir à l’épanouissement auquel on aspire tant en terminant ses études. Je ne crois pas que quelqu’un se soit donné un jour comme objectif de devenir amer et aigri. Pourtant, combien le sont?

Regardez autour de vous puis regardez encore votre reflet. Un humain vient avec des qualités, des défauts, des aptitudes et malheureusement, des limites. Je sais, je sais, ce mot donne des sueurs froides à plusieurs. Moi, la première. Pourtant, tout le monde en a. Fort est celui capable de l’admettre, mais faible est celui qui refuse de le voir. Même si d’un premier coup d’œil, on pourrait en croire l’inverse.

Reléguer le personnage à cape au placard n’est pas une mince affaire. Mais c’est la première étape pour gagner un respect sincère et véritable autant de vos collègues que de vos patrons. Les gens authentiques et fidèles à eux-mêmes sont une richesse rare de nos jours. En être un constitue une excellente façon de se démarquer. On passe sa vie à faire des trucs pour son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues, son patron. Mais la meilleure façon de faire quelque chose pour eux, c’est de faire quelque chose pour soi. Faites-vous un cadeau! Donnez-vous le droit d’être vous-mêmes en tout temps, tout simplement. Les vrais héros ne décident pas consciemment de le devenir, ils le deviennent à travers les yeux des autres. Les meilleurs performent parce qu’ils ont une passion profonde pour ce qu’ils font. Ils n’ont pas besoin de performer pour aimer ce qu’ils font tous les jours. Et le vrai héros ne sera jamais autre chose que ce que son reflet lui renvoie, un humain.

Mission : l’évolution

En cette fin d’année 2008, autorisons-nous à fêter l’amour de la vie. La vie est un bien précieux!

Précieux parce que nous avons décidé de revenir, ici, sur cette terre afin de continuer l’évolution de notre âme. L’évolution fait partie intrinsèque de qui nous sommes véritablement et c’est pourquoi si vous êtes présentement ici en train de lire ce texte, vous vous devez de réintégrer cette fonction fondamentale de votre mission : ÉVOLUER!

Évoluer veut dire amener votre âme vers de nouveaux horizons, vers son but ultime : l’amour inconditionnel, l’amour du tout, l’amour de l’unité et donc l’amour de vous-mêmes…

Car s’aimer ne veut pas dire aimer son nombril, aimer son conjoint, aimer sa famille, aimer ses amis, aimer son travail… s’aimer veut dire aimer le tout, aimer la fourmi qui passe devant votre perron, aimer le pissenlit qui pousse inlassablement dans votre pelouse, aimer votre voisin, aimer votre pays, aimer votre terre, aimer tout ce qui fait la vie!

Pour cela, il est important de mettre à jour qui vous pensez être au présent, ici et maintenant.

Posez-vous ces questions maintenant : qui suis-je? Pourquoi mon âme a-t-elle décidé de revenir dans ce corps, dans cette vie? Que suis-je venu apprendre pour évoluer, qu’elle est ma mission ici en 2008?

Pour vivre en paix avec soi-même et donc avec les autres, il faut pouvoir répondre à ces quelques questions. Car comment aimer quelqu’un que l’on ne connaît pas?

Apprendre à vous connaître vraiment, c’est apprendre à reconnaître ce qu’il y a de merveilleux en vous.

Ce n’est pas juste connaître vos envies, vos désirs, mais plutôt ce qui fait vos pensées.

Vos envies, vos désirs, vos actions sont très généralement dictés par vos croyances. Les croyances que vous avez achetées au « magasin des croyances » sans vous être vraiment posé la question pour savoir si ces croyances sont là pour vous aider à évoluer ou pour vous limiter…

Vous n’êtes pas vos croyances, de la même façon que vous n’êtes pas vos peurs, vos frustrations… Identifiez ce qui agit à travers vous et vous pourrez alors découvrir qui vous êtes vraiment.

Cette quête du Soi, du Moi, de vous est un chemin. Un chemin sans départ ni arrivée, un chemin fait d’expérimentations diverses, mais avant tout un chemin dans l’action!

En effet, vous pouvez méditer pendant des heures, mais ce sont les gestes, les actions concrètes que vous allez poser qui vont véritablement faire la différence. Soyez actif, soyez le propre maître de votre changement. Bien entendu, vous pouvez vous faire guider dans cette quête, mais personne ne va passer à l’action à votre place. Lisez, consultez, agissez… Le changement passe par le fait que vous devez reprendre votre pouvoir… Pas juste le pouvoir de la parole, des gestes, mais le pouvoir d’être!

Le pouvoir de l’être se fait au présent, le passé et le futur n’ont aucune prise sur ce pouvoir que vous détenez. Si vous sentez que le passé et le futur sont présents, c’est un signe d’une étape à franchir… un signe que certaines blessures, certains patterns ne sont pas terminés.

Vivre le moment présent est donc possible en ayant amené à votre conscience ce qui a créé votre passé, et ce qui pourrait créer votre futur.

Vous n’êtes pas le temps, vous êtes beaucoup plus puisque votre âme est l’éternité.

Apprenez donc à vous aimer entièrement, pas juste se regarder dans un miroir et se dire je t’aime, mais vous regardez à travers votre propre regard pour enfin voir quel être magnifique vous êtes! En déposant ce regard intérieur sur la globalité de votre être, vous vous permettez d’exister pleinement, vous permettez à votre âme de se libérer de l’emprise que le corps peut avoir sur elle, alors que votre corps n’attend que cela, que l’âme s’exprime pleinement. Par cette libération, vous permettez à votre corps, à votre âme et à l’esprit d’exister individuellement, avec chacun son plein pouvoir tout en étant aligné les uns avec les autres.

Afin d’illustrer ce texte je vais vous raconter une petite histoire…

C’est l’histoire d’une femme, cette femme s’appelle Marie.

Marie est une enfant joyeuse, jamais capricieuse, facile d’approche et qui se régale des merveilles que la nature lui offre… Elle passe une partie de son enfance dans une région isolée, où les enfants pour jouer sont rares… seul son grand frère est quelquefois disponible pour partager ses jeux solitaires. Un changement brutal dans sa vie familiale la propulse dans un nouvel univers. Un univers où la parole et les échanges sont rares, elle ne se sent soudain plus à sa place. C’est pour elle le début d’une merveilleuse aventure de vie. L’aventure ou elle s’autorise à expérimenter. À l’âge de 17 ans, elle décide de voler de ses propres ailes. Elle vole si bien qu’elle voltige de place en place, à la recherche de son véritable nid. Et puis une nuit, elle rencontre son âme, sans savoir à qui elle a affaire, sans connaître son nom, cependant elle sent que de grands changements s’opèrent à l’intérieur d’elle. Elle décide de mettre en action ce qu’elle souhaite, elle transforme petit à petit les multitudes de croyances qu’elle avait achetées au magasin des croyances, les croyances familiales, les croyances de son pays, les croyances de ses amants, de ses amis… Ces nombreux changements l’amènent à se transformer, elle découvre un peu plus chaque jour les merveilleuses possibilités de son âme… À force de travail, de remise en question, de bouleversement, elle découvre enfin sa propre lumière. Cette lumière qu’elle n’osait regarder, cette lumière qui lui faisait peur, cette lumière qui pouvait éblouir, cette lumière qui pouvait aussi détruire… car elle réalisait également que sa propre lumière, si puissante, avait, sans s’en rendre compte, bouleversée de nombreuses vies sur son passage. Lorsqu’elle prit conscience de cette lumière et de l’usage qu’elle en avait fait jusqu’à maintenant, elle sentit cette obligation envers elle-même de dédier sa vie à l’évolution, au changement… Elle décida de continuer à régler les vieux patterns qui restaient, à transformer ce qui avait été mal utilisé et elle s’engagea à diffuser autour d’elle cette lumière d’amour si puissante maintenant, qu’elle pouvait traverser les mondes et les frontières…

Cette Marie est en chacun de vous, en chacune de vos cellules. Votre âme est libre, elle possède un don unique d’une valeur inestimable pour vous-même et pour l’Univers.

Osez la dévoiler au grand jour, osez devenir qui vous êtes, osez être différent, osez être plus qu’un corps physique, osez ÊTRE!!!

En cette approche des fêtes, offrez-vous le plus beau des cadeaux : VOUS-MÊME…

Traiter l’arthrite naturellement

Le médecin de l’avenir ne donnera pas de médicaments, mais intéressera ses patients aux soins du corps humain, à l’alimentation, ainsi qu’aux causes et préventions de maladies. Thomas Edison

Nous vivons des temps difficiles, quand tout dans le monde, de la paix à l’environnement, semble se détériorer. D’autre part l’arthrite jouit d’une vague de croissance! C’est un malaise commun, à la hausse, qui affecte plus que jamais auparavant, des jeunes personnes. Dans cet article, je parlerai d’ostéo-arthrite, qui est une forme d’arthrite dégénérative et la plus commune.

Avec l’ostéo-arthrite, les articulations débutent leur dégénérescence en perdant leurs couches cartilagineuses et des éperons d’os commencent à se former. Certaines causes sont le manque d’activité physique, la mauvaise posture, une pauvre alimentation, le stress, les allergies, une ancienne blessure de l’articulation affectée, etc. Les traitements médicaux conventionnels incluent l’utilisation de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiques tels que l’Ibuprofen ou l’Advil, l’utilisation d’inhibiteurs de COX-2 tels que Vioxx, l’administration d’injections de stéroïdes directement dans l’articulation affectée ou, en dernier recours, la chirurgie. Même si ces traitements ont leur place, ils n’éliminent pas la cause originale de l’arthrite et permettent seulement un soulagement temporaire pendant que la maladie continue de progresser.

Santé Canada a lancé plusieurs mises en garde par rapport à l’utilisation à long terme de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiques ou COX-2, citant la possibilité de dommages pouvant être causés au foie, ainsi qu’au système gastro-intestinal et aux reins. Certaines études ont récemment démontré que les procédures chirurgicales de nettoyage d’articulations arthritiques causaient plus de dommages que de bénéfices, tout en augmentant la rapidité du développement de l’arthrite dans l’articulation. Les injections de stéroïdes ne peuvent être faites que quelques fois dans une articulation spécifique, puisqu’elles causent davantage de dégénérescence et de perte de densité osseuse.

D’autre part, les causes de l’arthrite peuvent être soignées efficacement par la méthode douce traditionnelle, ralentissant, et même inversant, le progrès de la maladie. Tel que ci-haut mentionné, en suivant un régime alimentaire propice, en éliminant les allergies, en conservant une bonne santé physique, avec de l’exercice et des étirements, et en contrôlant le stress, vous avantagerez votre état de santé, La chiropratique, le massage thérapeutique, l’acupuncture, la naturopathie, la médecine biologique et NAET, entre autres, sont toutes des méthodes traditionnelles de soins de santé à explorer. Chaque personne aura besoin d’un traitement différent, dépendamment de la cause de son arthrite.

Pourquoi certaines sociétés ont-elles un taux inférieur d’arthrite qu’ici en Amérique du Nord? Ce n’est certainement pas dû à la composition génétique, puisque, quand ces personnes d’autres sociétés déménagent ici, malheureusement, elles aussi subissent les mêmes statistiques que le reste de la population. J’aimerais croire que du fait que ces sociétés sont physiquement plus actives, ont un meilleur régime alimentaire et adoptent plus facilement la médecine douce, elles jouissent d’une meilleure santé que celle d’un nord-américain moyen.

Il n’y a pas « une » cure miracle pour l’arthrite. Il s’agit non seulement de chercher les bons conseils, mais aussi de les mettre en pratique. En tant que patient, une grosse partie du travail à faire ne relève que de vous, puisqu’une partie de vos habitudes de vie devront être changées.

Donc, pour ce qui est de la santé, voulez-vous être un de ces nord-américains moyens? Il est à espérer que vous avez tous répondu « non »! Prenez votre santé en main. Prenez la bonne voie, vers une vie et un vieillissement en santé. Cherchez un thérapeute en médecine douce qui pourra vous donner les bons conseils et vous aidera également à faire le lien avec ses pairs.

Votre principe masculin est-il dominant?

Chaque personne est constituée d’un principe féminin et d’un principe masculin. Par contre, selon le plan de vie de chacun, il y en a un qui est présent plus souvent et qui donne le pas à l’autre.

Par exemple, une personne qui se dirige dans le domaine scientifique va devoir avoir un principe masculin dominant. Une autre qui est plutôt artiste vivra le contraire, son féminin sera plus actif. Si une personne se dirige dans l’aide aux autres, le domaine social, et si elle ne laisse pas l’intuition de son côté féminin se manifester, elle ne pourra pas être véritablement au service de l’autre, car elle s’accrochera surtout aux techniques apprises.

Voici quelques indices pour savoir à quel moment votre principe masculin est à l’œuvre.

  • Vous aimez prendre le temps de réfléchir avant de prendre une décision au lieu d’être spontané.
  • Vous voulez que les informations soient précises, vous donnez plein de détails pas toujours nécessaires pour les autres.
  • Quand vous désirez quelque chose, vous restez très persévérant, vous avez de la difficulté à changer d’idée.
  • Vous aimez les choses concrètes, si c’est trop vague ou irréel pour vous, vous ne vous sentez pas bien.
  • Vous êtes plus rationnel qu’intuitif.
  • Vous vous sentez plus à l’aise de donner que de recevoir.
  • Vous êtes gauche dans l’expression de vos sentiments. Vous préférez montrer votre force et votre courage.
  • Vous passez à l’action rapidement, sans savoir si cette dernière répond véritablement à votre besoin.

L’important est de se souvenir que lorsque votre principe masculin est à l’œuvre, si vous ne laissez pas votre principe féminin l’aider en quoi que ce soit, il s’avérera difficile pour vous de savoir si vous répondez véritablement à votre besoin.

Prenons l’exemple d’une personne qui réfléchit à ses futures vacances. La force de son principe masculin consiste à savoir les actions à prendre pour arriver à son but. Son principe féminin lui dira comment elle se sent avec les différents choix qu’elle a en tête. Le principe féminin saura également pourquoi elle veut prendre des vacances, c’est-à-dire à quel besoin cela répondra. Ensuite, c’est le principe masculin qui sait le meilleur moment ainsi que les actions à poser pour manifester ces vacances.

Donc, peu importe le principe prédominant (celui qui passe avant l’autre) si vous laissez les deux se compléter et s’entraider au besoin, tout se passera bien.

Revenons à l’exemple du thérapeute avec une dominance masculine, mais qui accepte son principe féminin. Il commencera la rencontre avec son client en utilisant les méthodes apprises et, peu à peu, il laissera sa capacité de sentir et son intuition le guider pour décider quelle méthode utiliser avec son client.

Si le thérapeute est dominant féminin, il débutera l’entrevue en posant des questions en se basant sur ce qu’il ressent de la personne et s’il ne veut pas accepter l’aide de son côté masculin, il risque de se laisser distraire par les propos du client et la consultation ira dans tous les sens. Il perdra le fil de l’entretien. Il manquera de direction et de méthode précise, le propre du principe masculin.

Il est possible, de plus, que vous vous aperceviez que, dans le domaine personnel, un principe est dominant et dans un autre secteur, professionnel par exemple, l’autre principe est dominant. Il importe peu à quel moment ou dans quel domaine un principe est conducteur, l’important est de se rappeler que les deux doivent être complices, des partenaires dans votre vie.

Le grand avantage à avoir de bonnes relations entre vos deux principes est que cela vous aidera à vivre de bien meilleures relations avec les personnes des deux sexes. Vous pouvez donc vérifier votre capacité à laisser les deux principes bien s’entendre en vous, en étant attentifs à vos relations autant personnelles que professionnelles.

Le moi créatif et passionné

« Le plaisir engendre la passion, la passion crée l’émulation, la créativité et le dépassement professionnel », citation de Jean-Luc Tremblay, auteur du livre « La performance par le plaisir ».

J’ai présenté une conférence à l’Université du Québec en Outaouais le 14 novembre dernier, intitulée : « Rire et plaisir… utile ou futile? ». J’ai amené mon sujet en énonçant un paradigme perdu :

  • croire qu’une vie sans malheur est la quintessence du bonheur,
  • croire que l’on naît heureux.

En effet, même si je l’ai longtemps pensé moi-même, il est illusoire de croire que le bonheur se définit par l’absence de malheur. Selon le Dr Murray Banks, psychiatre et auteur, « On ne naît pas heureux… on apprend à l’être. On apprend à s’adapter à la vie comme on apprend à jouer au tennis ou à danser », dit-il.

Cela dit, pourquoi parler du rire et du plaisir comme expression du moi créatif et passionné? Pour ma part, j’ai découvert qu’il y avait des pistes propulsantes du côté du plaisir. Je n’ai pas fait le tour de la question, bien sûr! Cependant, je m’y intéresse vivement, car le rire et le plaisir ont un effet puissant sur la passion et la créativité, et sur la santé physique et psychique, en général. Le plaisir est une force vive qui nous aide à nous réaliser à notre plein potentiel. C’est une pulsion qui nous rend vivant, vibrant. Faut-il le rappeler, la créativité et la passion ont conduit l’homme aux confins de la planète, à la conquête des étoiles et l’ont mené aux plus grandes découvertes scientifiques et technologiques que nous connaissons aujourd’hui. La passion et la créativité ont aussi donné au monde ancien et moderne les plus grands penseurs, les plus grands créateurs dans toutes les sphères de l’activité humaine.

Sur les traces de l’optimiste!
Au départ, les personnes optimistes traversent la vie avec entrain et sont en meilleure santé que les autres. Des recherches menées à l’Université de Pittsburgh ont montré que les optimistes avaient une pression sanguine plus basse que les pessimistes. De plus, les patients optimistes sont ceux qui récupèrent le mieux à la suite d’une opération et qui reprennent le plus rapidement leurs activités professionnelles.

Vous l’avez sûrement observé aussi : les optimistes sont enthousiastes, actifs et confiants en la vie. Ce sont des bâtisseurs! Ils pavent la voie et on aime les suivre. Ils nous entraînent dans leur sillage, car ils savent voir le beau côté des choses. Les optimistes font preuve d’ouverture; ils vont spontanément vers les autres, sans masque. Ils ont une capacité à être eux-mêmes, collés à la réalité ici et maintenant. Les pessimistes, eux, appréhendent la prochaine tuile qui leur tombera sur la tête. Ils se croient perpétuellement dans un monde plus hostile qu’il ne l’est en réalité. Au moindre échec, ils se replient sur eux-mêmes. Ils ont peur du rejet au point de vivre en retrait, figés dans l’évitement. Ils rongent leur frein en blâmant le monde entier de leurs malheurs. Alors, sachant que « l’on est ce que l’on pense », on doit prendre conscience de ses pensées négatives si l’on veut changer sa perception des choses et de la vie. Il y a donc un état d’esprit à transformer. Cette transformation découle d’un choix rationnel et conscient : cultiver des pensées positives afin de faire face aux adversités avec courage. « Le bonheur se trouve au fond de soi, dans une âme sereine », affirme le Dr Murray Banks.

Dans son livre « La guérison par le plaisir », le Dr Yvon Saint-Arnaud, psychologue, parle de la « jouissance d’exister ». Cette « jouissance d’exister » dit-il, « passe par la jouissance de faire ». Par exemple, faire des études, du sport, du jardinage, du bricolage, de la peinture, du bénévolat et le reste, amènent « la jouissance d’être, d’exister ». Il y a forcément dans le passage à l’action, un sentiment d’accomplissement, de réalisation de soi. Ce sentiment d’accomplissement répond à des besoins psychiques fondamentaux tels les besoins de liberté, de créativité, d’amour, de reconnaissance, entre autres. Voilà donc pourquoi il importe de changer le dialogue intérieur avec l’inconscient. Commençons par regarder ce que l’on a au lieu d’envier le voisin. Tâchons de faire preuve d’humilité afin d’assumer notre part de responsabilité dans ce que nous vivons, sans pour autant nous taper sur la tête. Ne perdons pas de vue que, chaque geste posé et chaque parole prononcée tissent notre bonheur ou notre malheur.

La persévérance, une piste…
Il importe de concentrer nos efforts dans tout ce que nous entreprenons et jusqu’au bout! Pourquoi sortir de la zone de confort? Pourquoi dépasser les peurs? Eh bien, pour rester vivant! La vie est une adaptation constante face aux différents défis qui se posent à nous, quotidiennement. Retenez bien que tout ce qui débute par une passion, un rêve, doit être soutenu par un degré substantiel d’enthousiasme et de persévérance. En clair, il ne suffit pas de rêver. On doit maintenir les efforts, multiplier les démarches jusqu’à ce que notre objectif, notre rêve aboutissent.

Un tissu d’enchantement
Tendez la main, offrez un sourire, cultivez l’humour, ouvrez votre cœur; vous tisserez de l’enchantement autour de vous. Vous verrez, c’est contagieux!

La joie de vivre

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui?

La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent en nous des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres le bien-être, la détente ou bien l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime aussi par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est également une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permettre de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoués et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons également bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Allons donc! Une telle question est superflue pour les gens conscients que nous sommes! Ne savons-nous pas hors de tout doute que le bonheur vient de l’intérieur?

Mais qui peut se vanter d’être totalement heureux?

N’y a-t-il pas encore quelques zones sombres en nous, habitées par des croyances aux racines tenaces, par le souvenir d’expériences décevantes et blessantes?

Il faut bien se l’avouer : il y a encore quelqu’un là-dedans qui attend que la vie lui soit favorable, qui espère gagner à la loterie, autant celle de la vie que celle qui distribue des millions. On veut tellement s’améliorer, on fait tellement d’efforts pour être meilleurs que, secrètement, on se dit qu’un jour la vie nous récompensera par le bonheur, la chance, l’amour et l’abondance.

Oui, bien sûr, un peu de tout cela se manifeste dans nos vies, mais jamais en proportion du travail que l’on fait sur soi. Parce qu’on est des êtres évolués, on sait qu’il est vain de verser dans le sentiment d’injustice, d’envie ou de révolte. Pourtant, au plus profond, existe encore une insatisfaction, un goût un peu amer de n’être pas comblés.

Faudrait-il en faire encore plus? Nous voilà épuisés juste à y penser!!!

Heureusement que le printemps arrive à la rescousse avec son énergie de renouveau et de ses symboles forts tels : ressusciter et sortir de sa coquille comme le poussin. Ainsi, le temps passé à l’intérieur du tombeau ou de la coquille, période ô combien indispensable au processus, pourrait symboliser notre ménage du printemps.

Dans tout bon ménage, on se départit de ce qui ne nous sert plus et on nettoie à fond ce qu’on veut conserver. C’est tout dire!

Au fond, ce qui nous empêche d’être heureux tout le tour, c’est d’abord le fait de croire que nous devons faire quelque chose de plus ou de différent. Je crois sincèrement que la plupart d’entre nous en avons assez fait et qu’il est grand temps de nous arrêter et de mettre l’accent sur ce qui nous stimule, nous rend créatifs et nous faire rire. Les mots renaissance, renouveau et résurrection nous invitent à un retour aux sources, c’est-à-dire à qui nous étions avant de commencer è tout faire pour essayer d’atteindre un état qui nous était dicté de l’extérieur.

Parce que nous faisons partie du grand tout, nous sommes déjà parfaits et chacune de nos caractéristiques, fut-elle jugée positive ou négative, a sa raison d’être dans le plan que l’âme a élaboré pour la présente incarnation.

Nous n’avons rien à corriger; nous avons plutôt à devenir conscients de toutes nos composantes et à les accueillir avec l’immense amour que nous portons.

En amenant, par exemple, à la conscience une fausse croyance du type : « je n’en fais pas assez ou ce serait trop beau », les cellules impliquées sont sollicitées et peuvent être transmutées.

Pour ce faire, il suffit de s’asseoir mentalement dans le fauteuil doré de notre dignité humaine et de notre divinité; puis d’inonder ces cellules de l’amour total dans lequel elles baignaient au moment où la source les a créées. Et comme tout nettoyage digne de ce nom nécessite les produits les plus puissants, n’hésitons pas à appeler à la rescousse l’énergie du Christ, de Marie, des Archanges et des Guides de lumière qui nous sont familiers. Pourquoi ne pas donner un congé pour l’éternité à tous les groupes de cellules concernées par les peurs et les restrictions de toutes sortes. À chaque limitation conscientisée, sa séance de transmutation.

C’est ainsi qu’avec le support de l’amour/accueil de soi, nous redevenons comme des enfants : confiants, insouciants du lendemain, spontanés, joyeux et heureux de vivre. L’enfant ne cherche pas à être quelqu’un. Il vit chaque moment, les joies et les peines, avec intensité. Il nage dans la plénitude et n’a jamais besoin de se demander ce qu’il devrait faire pour être heureux, car il fait spontanément et sans compromis ce que lui dicte son être.

Qui suis-je? De quoi ai-je besoin pour me sentir heureuse? Seule la personne qui pose la question peut trouver la réponse. Un geste posé à chaque jour pour se rapprocher de ce qui nous rend heureux peut faire toute la différence.

L’âme pousse de l’intérieur pour se réaliser à travers les diverses expériences qu’elle attire à nous. Le bonheur, c’est quand la personnalité cesse de résister et collabore à la mission que l’âme cherche sans relâche à accomplir.

Et si notre mission était directement liée à ce qu’on aime le plus et en même temps à ce qui nous fait le plus peur?

Je reçois ce que je m’offre

Plusieurs d’entre nous essaient encore de saisir le sens de la loi de l’attraction. On a beau mettre en pratique ce qui est écrit à ce sujet, ça ne semble pas fonctionner pour tout le monde. Je crois qu’on tente de le comprendre avec notre mental, qui nous fait croire que c’est compliqué quand, au contraire, c’est tellement simple.

Je marchais dans la forêt et lors de ces randonnées, j’ouvre toujours mon cœur pour recevoir un message des arbres. Les arbres ont une intelligence que je respecte grandement. Alors, le message que j’ai reçu fut celui-ci : « Je reçois ce que je m’offre ». Je me suis assise et j’ai regardé ce que j’avais vécu lors de ma dernière année. Tout ce que j’ai reçu, vécu, je l’avais créé. Une séparation, des périodes de lassitude, des périodes de grandes joies, couper les liens avec ma famille biologique. Je me suis mise à ressentir chaque expérience, et j’ai constaté qu’au moment où je vivais cette expérience, je croyais que la vie était sévère avec moi. Mais j’ai pu entrevoir que tout ce qui m’arrivait avait son origine en moi-même. Ce n’est pas la vie qui m’imposait ces changements.

J’ai pu voir la simplicité de la loi de l’attraction. Je me suis offert ces changements avec mes pensées et je les ai reçus dans chaque expérience. Je ne me sentais pas bien où j’étais. Mon Être a compris mon tourment et les pensées se sont envolées vers l’énergie qui flotte autour de moi pour me ramener l’expérience dont j’avais besoin, pour me donner à nouveau un bien-être qui est l’état naturel qui nous habite.

Nous sommes présentement dans la nouvelle énergie, ce qui signifie simplement être maître de soi, choisir pour soi, créer sa propre vie. Le doute déchire toute création que l’on veut expérimenter. L’énergie qui nous entoure est là pour nous servir. Elle est neutre et elle flotte sans idée préconçue, accessible pour tous. Quand on saisit le sens du lien qu’on a avec notre grand univers, on peut finalement s’offrir ce que l’on choisit et le recevoir. On est vraiment maître de toute situation. Ce qu’on attire, on l’a choisi avec nos pensées. Et avant tout, on doit se rappeler que « croire, c’est voir ».

Il faut cesser de chercher à comprendre avec notre mental. Chaque fois qu’on se dit « Je ne comprends pas », on se trouve au niveau du mental. Et à tout moment où tout devient compliqué, c’est le mental qui est au volant. On ne pourra jamais saisir son sens sans le ressenti. C’est la route intérieure. Ressentir est le chemin facile de la connaissance. Ressentir veut dire dépasser les émotions pour continuer à découvrir ce qui veut se révéler sous ces émotions qui parfois nous aveuglent sur notre route. Par exemple, disons que j’ai une lourdeur ou une pression au niveau du plexus solaire. Parfois, on peut choisir de fuir en s’occupant avec des tâches diverses. Mais si je m’assois et je respire continuellement, une émotion apparaîtra. Disons que c’est de la frustration. Si je persiste à respirer, là c’est une peur qui remonte. Je continue mes respirations pour me rendre à la source de la lourdeur. C’est vraiment à ce niveau sous les émotions que je trouve toutes les réponses, où je peux créer ce que je veux et que je connecte avec mon univers. C’est dans ce sanctuaire qui m’appartient que tout y est.

J’ai vraiment compris cette phrase « Je reçois ce que je m’offre ». Je suis entièrement responsable de ma vie. Je regarde maintenant mon avenir dans mon présent. Qu’est-ce que je veux m’offrir ici maintenant et que je crois que je veux recevoir? Car je le décide, je le ressens et j’ai confiance que c’est en devenir. Donc, tous les matins, à la première lueur du jour, je décide ce que je veux m’offrir durant cette nouvelle journée qui s’annonce. Je le peux, je le permets, donc je reçois ce que je m’offre. Et pour cette année, en ouvrant mon cœur, en prenant de l’expansion intérieure, je ressens, en respirant profondément et je m’offre une vie remplie de cadeaux que je choisis personnellement. C’est facile et tellement simple.