Réussir sa vie

Êtes-vous souvent en rogne, frustré, impatient? Ou encore, vous sentez-vous plus souvent déprimé qu’autre chose? Il y a 15 ans, j’avais le sentiment de rater ma vie. À différents moments, j’avais été victime de quelques détournements de vie, car j’avais laissé d’autres personnes prendre le contrôle de mon existence. Pourquoi? Parce que je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie. Mais eux le savaient? C’est alors que j’ai réagi. Je me suis donc mise à la recherche d’une démarche qui m’aiderait à découvrir ce que je voulais et à prendre les moyens pour réaliser mes ambitions. Ne trouvant pas de méthode globale satisfaisante, je l’ai donc inventée. Cette méthode a changé ma vie et celle de milliers d’autres personnes. Elle pourrait changer la vôtre. La voici.

Les 7 étapes pour réussir votre vie :

  • Faire le point sur votre vie actuelle
  • Rêver votre vie
  • Vous faire un plan d’action
  • Visualiser votre réussite
  • Vous énergiser, vous organiser et passer à l’action
  • Développer vos attitudes de gagnant
  • Vous entourer des bonnes personnes.

Étape 1 – Faire le point sur votre vie actuelle

Faites un diagnostic. Interrogez-vous sur votre vie, où en êtes-vous? Quelles sont vos insatisfactions, vos valeurs, vos besoins et jusqu’à quel point sont-ils comblés? Quelles sont vos priorités? Identifier les lacunes dans votre vie actuelle est essentiel.

Étape 2 – Rêver votre vie

Pour mettre fin à cette existence terne, laissez aller votre imagination à rêver. Rêver votre vie sans contraintes, sans limites. Pour vraiment vous allumer et prendre votre vie en main, il vous faut quelque chose qui vous tirera hors du lit le matin. Nos désirs sont de l’énergie au fond de nous qui demandent à être exprimés et matérialisés. Ayez le courage de vous avouer vos rêves!

Étape 3 – Vous faire un plan d’action

Maintenant, jouez à faire arriver vos rêves en vous faisant un plan d’action. Lancez un défi à votre subconscient en lui demandant comment il s’y prendrait s’il avait à conseiller quelqu’un pour réaliser ses rêves.

Étape 4 – Visualiser votre réussite

Vous avec vos images de succès, il est maintenant temps de vous les visser dans la tête par la visualisation. Voyez-vous déjà réussir. En faisant cela, vous creusez littéralement les sillons de votre succès dans votre cerveau. Ces images vous rendront magnifique et vous transformeront en véritable aimant, un aimant qui fonctionnera dans les deux sens : vous attirerez à vous les gens ou les événements conformes à vos rêves ou encore, ces événements ou ces gens seront attirés vers vous.

Étape 5 – Vous énergiser, vous organiser et passer à l’action

Énergisez-vous en prenant soin de vous et en vous faisant plaisir. Mais, organisez aussi votre espace et votre agenda pour vous rendre l’action plus facile et agissez! Assurez-vous qu’au moins à tous les jours vous faites une petite action qui vous rapproche de vos rêves.

Étape 6 – Développer vos attitudes de gagnant

Vos attitudes feront toute la différence dans votre succès. Gardez le cap sur votre vision, soyez créatif, restez positif, soyez courageux et persévérez quoi qu’il arrive. Pour développer et entretenir vos attitudes de gagnant, lisez des livres de pensée positive et des livres sur la spiritualité, les deux! Ces lectures ont changé (et sauvé) ma vie.

Étape 7 – Vous entourer des bonnes personnes

Au proverbe « Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es. », je propose l’écho suivant : « Dis-moi qui tu veux devenir et je te dirai quels amis choisir ». Accordez-vous le droit de changer d’amis s’ils sont négatifs et d’en attirer de nouveaux. Passez moins de temps avec les personnes négatives et écoutez-les moins quand elles jouent les victimes. N’embarquez pas non plus dans leur jeu quand elles essaient de vous faire enrager.

Vos rêves et vos désirs poussent en vous et méritent que vous les écoutiez. L’être humain n’a pas de désirs pour lesquels il n’a pas les talents. Bon voyage et bon bonheur!

La spiritualité laïque – Pour une spiritualité de la vie en mouvement…

Des religions ont enseigné une spiritualité de la mort. Vivre en fonction d’un ciel et l’évitement d’un enfer ainsi que la stagnation des doctrines et des dogmes ne favorisent pas un cheminement évolutif et épanouissant. En vivant une laïcité saine, une spiritualité de la vie surgit. Travailler à faire son bonheur sur terre et celui des autres, c’est cela la spiritualité de la vie. Ce n’est pas préparer quelque chose qui ne sera pas ou sera peut-être… mais embellir quelque chose qui est.

Tout en étant présents de corps, nous pouvons être des grands absents. Pour cheminer et grandir, il nous faut être – présent – cultiver une présence de qualité à soi jusqu’à être bien dans sa peau et s’aimer vraiment. Présence aux autres, chaque personne est unique et peut dégager des ondes positives insoupçonnées. Présent à tout ce qui nous entoure, aux objets, à la nature, aux paysages, aux évènements, à la vie. Savoir être. Prendre le temps d’être et c’est tout… pour regarder, sentir, écouter, toucher, goûter, par nos cinq sens externes et internes qui nous font découvrir l’immensité qui libère, la beauté apaisante, les vraies richesses, les priorités de la vie, l’essence de la vie. Laisser ce que nous découvrons nous envahir, nous imbiber de bien-être. De corps, d’âme et d’esprit présent en ce qui unit et qui est Vie. Contempler, c’est regarder un paysage, une fleur, un arbre, un petit caillou, une peinture ou un tableau, mais le regarder assez longtemps pour qu’il nous parle… Ce que l’on contemple entre en soi. La contemplation aide à retrouver son cœur d’enfant qui ne se questionne pas, mais se laisse pénétrer. Par la contemplation, je ne pense pas, je ne réfléchis pas, l’idée ne prédomine pas, c’est le cœur qui s’ouvre. La contemplation s’implante par l’habitude de la méditation.

Cette plénitude de – présence – envahira notre esprit qui ensuite guidera nos pensées et nos comportements.

Il importe de prendre le temps qu’il faut. On vit au siècle de la vitesse, on court, on a toujours quelque chose qui presse, on n’a pas le temps de méditer. Pourtant, quand on juge que quelque chose a de l’importance, on trouve le temps. Les personnes qui s’accordent des temps de méditation quotidienne – se sentent plus spirituelles, c’est-à-dire qu’elles ressentent une énergie, une force qui immerge de l’intérieur. La méditation étant, selon moi, une pratique importante pour atteindre l’équilibre, la santé et la sagesse, il devient tout aussi important de lui accorder tout le temps qui lui est essentiel.

Le but de la méditation est de cultiver les états d’esprit qui contribuent à la paix et au bien-être et d’éliminer ceux qui n’ont pas ces effets. La source du véritable bonheur réside dans un état d’esprit plutôt que dans des conditions extérieures à nous. La méditation, c’est aussi la réflexion raisonnable sur un point particulier. C’est la phase en laquelle l’intellect s‘active. C’est l’arrêt pour réfléchir sur les réalités de ce monde visible par rapport à nos valeurs ou à notre idéal de vie. C’est le temps que l’on prend pour se pencher sur un problème personnel ou particulier, pour laisser monter en soi ce que l’esprit suggère, insufflant quelque chose de meilleur que les décisions hâtives et sans réflexion. Méditer, c’est aussi se mettre à l’écoute de la petite voix intérieure qui nous interpelle lors d’un événement particulier.

Vivre sa spiritualité, c’est aussi se référer à ses valeurs et à ses balises.

En ces moments de méditation passive, il ne faut pas tenter de dire ou de faire quelque chose, ne plus agir, mais être agie… C’est le ver à soie qui se transforme en papillon, ouvrant ses sens internes qui sont du domaine de l’esprit. On se sent alors aimé, travaillé, amené à un calme et à un repos insoupçonné, à demi conscient. Les fruits : goûter la paix, sentir une providence, percevoir une lumière pour sa vie future ou pour une situation présente, entendre l’espérance, et que sais-je encore…

Quelque fois, au début, il peut arriver qu’on ait l’impression de perdre son temps, mais il arrive aussi qu’à la dernière minute, juste au moment d’abandonner pour se consacrer à autre chose, on ressente un courage nouveau pour entreprendre la tâche qui nous attend. On peut aussi se sentir investi d’un sentiment de bonté, de profonde gratitude envers la vie, etc…

Lorsque se terminent ces moments sublimes d’intériorisation, une sérénité inaltérable nous habite et nous fait cheminer dans la voie du bonheur.

S’envoler vers les sphères de l’esprit et de l’âme pour y être pétri d’humanité, c’est ça la spiritualité laïque.

Apprendre à jouer ou jouer à apprendre

Si on se fie aux experts d’il y a quarante ans, nous sommes à l’ère des loisirs! Nous vivons la semaine de travail de trois jours et nous avons tout le temps voulu pour nous consacrer aux passe-temps et à la vie douce. Vous vivez cela vous? Ah! Les prédictions d’experts, ça vaut ce que leur cerveau peut analyser avec les données scientifiques de l’époque. Rien à voir avec l’expertise des enfants pour qui le jeu est un mode de vie intégré depuis des millénaires. Selon les peuplades du Grand Nord canadien, ce qui est valable pour l’enfant l’est aussi pour l’adulte. En appliquant ce simple principe, il en découle que sans une dose de jeu créateur, l’adulte tout comme l’enfant se portent mal. On apprend mal, on vit mal, on aime mal et ce qui est plus triste, on cesse de créer. Dans une société où la peur et la paranoïa sont omniprésentes, on étouffe les pulsions créatrices libres au profit de la performance, la productivité et la fiscalité. Apprendre à intégrer le « jeu » dans toutes les facettes de sa vie que ce soit spirituel, physique, relationnel, professionnel, sportif ou aventurier ne peut qu’apporter des bénéfices appréciables autant personnels que sociaux Car selon la théorie du fonctionnement des essaims, la danse d’une seule abeille peut communiquer la location précise des ressources à la ruche entière. C’est dire que si chacun de nous garde sa créativité allumée par le jeu libre, les avantages sont vivement ressentis par tout l’entourage. De façon exponentielle, s’allumer, allume encore et encore autour de soi.

L’hyper communication amène un épuisement mental, émotionnel et physique. Ce rythme accéléré gruge la paix et la connexion spirituelle créatrice libre. La vie va vite. On ne prend plus temps de jouer simplement. Le pied enfoncé sur l’accélérateur, on ne regarde plus, on ne s’émerveille plus. L’enfant, qu’il soit grand ou petit, est perdu dans le flot des « bébelles » qui se démodent aussitôt sorties de leur boîte. Le jeu simple est pourtant omniprésent : jouer à faire la vaisselle, jouer à tondre la pelouse, jouer à être grand… En retrouvant la simplicité de jouer avec la boîte de carton de nos souvenirs d’enfance, il est possible de contrer les effets néfastes de la surexposition aux médias et à la technologie.

Jouer à être grand
Pour l’enfant, tout est jeu et pour lui, tout jeu est source d’apprentissage de la vie. Le plaisir domine. Faire bonne impression ne le préoccupe guère. Pas de comptes à rendre à personne. Explorer et essayer tout ce qui lui tombe sous la main est son mode de vie Son travail est de jouer, il ne porte pas de jugement, il est entièrement concentré sur l’expression d’une partie de lui-même. Quand on sait que vivre est apprendre l’amour, il en découle que l’élément jeu sans obligations, juste pour voir, rire et essayer, dégage la porte d’accès au créateur, à l’amour. L’enfant aime jouer, il aime la vie, il s’abandonne au maître de jeu dans le rire et la légèreté. Sans l’amour, pour lui, le jeu n’est plus. À quoi sert-il de jouer si l’orgueil domine ou que le plaisir est absent? L’essence même du jeu est divine et se vit dans l’instant présent. Mais comment entendre la voix de l’esprit si on est trop occupé à craindre l’échec?

L’âme créatrice se nourrit à la connexion avec le créateur. Être, c’est créer sa vie par ses choix et ses pensées. Observez et écoutez les enfants… Pour eux, apprendre est une série de jeux, sanctionnés ou non. L’enfant s’émerveille de tout. Le bouton sur votre nez est aussi intéressant que les couleurs brillantes de sa nouvelle boîte de crayons-feutres ou votre porte-clefs. La joie intense que lui procurent ses sens est un monde d’images vivantes. Il exprime toutes les facettes de lui-même dans son œuvre créatrice. Il joue à la vie intensément sans se soucier du temps qu’il fait ou même de son état de santé. Peu importe où il se retrouve, ce regard neuf et enjoué, sur les gestes et conventions que les adultes banalisent, l’attire. Il n’y a pas de tâches, juste des jeux. Partout, où il pose son regard, est prétexte à jouer. Jouer le rend heureux.

Choisir la performance au détriment du jeu ferme la porte à l’inspiration. Sans son ouverture aérante, la vie souffre et l’enfant-créateur meurt. Redonner valeur au jeu qui invente et crée des solutions sans effort, c’est se réapproprier un soi divin caché derrière des montagnes de conformismes et de responsabilités adultes. Les muses de la créativité aiment la vacuité. Jouer crée le vide qui permet de refaire le plein. Jouer est un verbe d’action. Aimer est un état. Jouer, c’est faire l’amour avec la vie.

Vivre à deux

« Si vous choisissez de vivre une relation où tout n’est que splendeur, victoire, harmonie, unité et divinité, l’échange sera si merveilleux et si puissant que vos deux souffles se fondront dans l’univers. » Sa Sainteté Sai Maa Lakshmi Devi

S. S. Sai Maa est une visionnaire dynamique et un maître spirituel vouée à l’illumination globale et à l’élimination de la douleur et de la souffrance dans le monde. Depuis un peu plus d’un an, elle visite régulièrement le Québec et nous prodigue généreusement ses remarquables enseignements. Pour Sai Maa, nos relations amoureuses, comme toutes nos expériences terrestres, constituent une merveilleuse opportunité d’incarner l’amour et de le mettre en action.

En Amérique du Nord, ce début de nouveau millénaire est marqué par un nombre faramineux de personnes seules. Célibat, divorce, veuvage, près de la moitié de la population adulte chez nous avance seule dans la vie. Cette situation est unique à notre époque et reflète les profonds changements survenus depuis un demi-siècle dans nos comportements amoureux.

Il n’en demeure pas moins que la plupart d’entre elles continuent d’espérer l’amour, d’aspirer à filer le parfait bonheur à deux. Ceux et celles qui cheminent sur la voie spirituelle ne font pas exception. Ils rêvent eux aussi au paradis en couple. « Une relation est une opportunité   c’est votre âme qui vous fait entrer en relations et qui vous permet de vous relier à la création même. »

D’un autre côté, ceux qui ont trouvé le partenaire ont-ils véritablement trouvé l’amour? Agissent-ils dans la conscience que leur amour représente un lien privilégié à la création, au Divin? En plus des nombreux obstacles à la fluidité de nos relations amoureuses causés par la vie moderne, nos propres peurs, nos blessures, nos conceptions erronées de l’amour et du couple compliquent généralement les choses.

« Je suggère donc à ceux qui choisissent de vivre une relation de réfléchir au manque que leur partenaire est censé combler… Soyez conscients que si vous ne vous aimez pas, il vous est impossible d’aimer votre partenaire; et si vous vivez dans la peur, vous ne pouvez ressentir l’amour de votre partenaire. »

Bref, peu importe où on se situe dans notre évolution personnelle, qu’on soit préoccupé par notre carrière, submergé par nos obligations familiales ou écrasé par des problèmes d’argent, de santé, la quête de l’amour parfait comporte des pièges autant que des opportunités.

« … vous craignez de vous retrouver seuls face à vous-mêmes… N’entamez pas de nouvelle relation avec vos anciens schémas. Quand vous commencez à rêver de nouvelles rencontres, interrogez-vous sur vos motifs… Réalisez que chaque relation est sacrée, nouvelle, divine, unique et n’oubliez pas qu’il est important de communiquer. Vous croyez peut-être que vous n’avez pas de besoins, mais observez-vous bien. Des deux côtés, un vide cherche à être comblé et là n’est pas la vérité d’une relation. »

Comme elle le fait souvent, Maa nous ramène à nous-mêmes. Elle nous invite fortement à tourner le regard vers l’intérieur, à contacter notre soi. Maa écrit : « Comprenez bien que votre priorité est d’être en relation avec votre soi supérieur et de prendre soin de la divinité qui est en vous. » Selon Maa, il est impossible de vivre harmonieusement une relation amoureuse épanouissante si nous ne nous sommes pas permis de vivre cette relation avec nous-mêmes d’abord et avant tout.

Sans cette base solide que constitue l’estime de soi se manifestant à travers l’amour de soi, on établit généralement des relations amoureuses où nos aspirations profondes demeurent inassouvies. Contrairement aux croyances populaires traditionnelles, s’oublier pour le bien du couple ou de l’autre comporte de sérieux dangers. Maa explique que « s’oublier est une grosse erreur. Comprenez que lorsque vous l’aimez au point de vous oublier, vous oubliez d’honorer votre soi supérieur. Si vous oubliez votre soi, comment la relation peut-elle s’enrichir? ».

Une fois énergisées par les valeurs fondamentales du respect (de soi et des autres), d’intégrité et d’ouverture libérées de la peur, nos relations amoureuses se transforment en manifestations divines. En fait, en activant nos qualités universelles telles que l’amour, la compassion et le pardon, Maa nous invite à mieux comprendre et réaliser qui nous sommes réellement et pourquoi nous existons. Ses paroles sont empreintes de la connaissance universelle et contribuent à activer les qualités les plus élevées en chacun de nous.

« Mes bien-aimés, il est très facile de savoir si vous êtes dans la vérité, car, alors, la relation vous relève, vos sentiments vous élèvent. Les sentiments qui procèdent de la vérité vous élèvent, vous donnent de l’ampleur et vous propulsent dans un état de joie intérieure, dans un enchantement intérieur qui est la réalité. »

Apprendre à bien respirer, c’est se donner le souffle d’une vie nouvelle

Trop souvent prise pour acquis, notre respiration a perdu sa place et son rôle dans un monde qui bouge et évolue souvent trop rapidement. Pourtant, nous allons de découverte en découverte quant aux effets négatifs du stress sur notre santé globale et plusieurs d’entre nous sommes encore dépourvus de moyens efficaces pour arriver à bien gérer notre stress.

Nous oublions que la respiration est vitale et que quelques minutes sans oxygène peuvent être fatales pour nous. L’oxygène est le carburant de notre corps et nos millions ou trillions de cellules dans le corps en ont besoin régulièrement. Mais, par contre, si nous sommes comme une grande partie de la population à avoir une respiration déréglée, superficielle, rapide, saccadée et avoir l’impression que l’air ne passe pas ou encore se sentir souvent à bout de souffle ou en état de tension chronique, nous souffrons d’un phénomène fort répandu qui est celui d’avoir une respiration « bloquée ». En retour, nous ne respirons que dans la partie supérieure du corps, ce qui prive ce dernier de la quantité d’oxygène dont il a besoin. Ceci a comme conséquence d’avoir souvent l’impression de vivre dans sa « tête » et d’être coupé de ses « tripes », c’est-à-dire de son côté émotif et intuitif. En arrivant à développer une respiration profonde et diaphragmatique, ceci nous permettra de nous sentir plus ancré donc plus centré et nous pourrons en retour reprendre contact avec notre être dans sa totalité. Nous pourrons faire nos choix et décisions dans la vie à partir de qui l’on est en respectant nos croyances et valeurs et sans nous laisser influencer constamment par l’extérieur, ce qui est souvent une source de tension importante.

Il est primordial que chaque individu retrouve la puissance associée à l’art de bien respirer. Il s’agit d’un moyen simple et à la disposition de tous qui en retour nous aidera dans la guérison de notre corps physique, à bien gérer notre stress et à assurer notre croissance personnelle. Dès les premiers changements, en plus d’obtenir une respiration plus profonde et bienfaisante, nous pourrons observer une amélioration sur le plan physique, mental et émotionnel. Le mieux-être commencera à se faire sentir et notre qualité de vie ne fera qu’augmenter.

Comment va votre vie… amoureuse

Malgré une littérature abondante au sujet des relations intimes, plusieurs se demandent encore quoi faire pour améliorer la qualité de leur relation avec les autres.

De nombreuses composantes sont essentielles à la création d’une relation saine et harmonieuse. L’élément de base est sans contredit la connaissance de soi! La personne désirant amorcer une relation doit posséder une bonne connaissance d’elle-même, alliée à un amour-propre et un respect bien ancrés. Pour vous aider à reconnaître la personne avec qui il serait possible de vivre une relation pleinement satisfaisante, ou pour évaluer la qualité de votre relation amoureuse actuelle, nous vous présentons un texte qui résume les ingrédients importants à retrouver pour une relation enrichissante. Voici ce que l’auteur Edmund J. Bourne considère comme points essentiels :

  1. Intérêts communs, surtout dans les temps libres et de loisirs. (Cependant quelques différences au niveau des intérêts peuvent apporter de la nouveauté et de l’enthousiasme.)
  2. Sentiment d’idylle ou de magie entre vous et votre partenaire. C’est une composante intangible de l’attirance, qui dépasse de loin l’aspect physique. Ce sentiment est habituellement très fort et constant les 3 à 6 premiers mois d’une relation. Une relation exige ensuite la capacité de renouveler, de raviver ou de redécouvrir cette magie au fur et à mesure qu’elle mûrit.
  3. Compatibilité entre les partenaires concernant l’équilibre à respecter entre le besoin d’être ensemble et celui d’indépendance. Un conflit peut survenir si l’un de vous a plus besoin que l’autre de liberté et d’espace; ou si l’un de vous a davantage besoin de protection et de complicité que l’autre ne veut en offrir. Certains partenaires peuvent tenir un double langage : ils ne sont pas prêts à vous donner ce qu’ils exigent pour eux-mêmes (comme la confiance et la liberté).
  4. Acceptation et soutien mutuels de la croissance et du changement chez l’autre. On sait bien qu’une relation prend souvent fin lorsqu’une seule personne grandit au sein de la relation; ou lorsqu’un partenaire sent que sa croissance est entravée par l’autre.
  5. Acceptation mutuelle des défauts et des faiblesses de l’autre. Après les premiers mois romantiques d’une relation, chaque partenaire doit trouver suffisamment de qualités à l’autre pour accepter et tolérer les défauts et les faiblesses de ce dernier.
  6. Expression régulière d’affection et toucher. Une relation intime ne saurait être saine si les deux partenaires ne sont pas disposés à exprimer ouvertement leur affection. Les expressions d’affection autres que sexuelles, comme les câlins et les étreintes, sont aussi importantes qu’une bonne relation sexuelle.
  7. Partage des sentiments. Deux personnes doivent être capables d’être vulnérables au plan émotif et prêts à s’ouvrir ainsi qu’à partager leurs sentiments profonds, pour se sentir véritablement proches l’une de l’autre.
  8. Bonne communication. Pour une communication véritable, les deux critères suivants sont nécessaires : a) chaque partenaire est totalement disposé à écouter l’autre. b) chacun est capable d’exprimer ses sentiments et de demander directement à l’autre ce qu’il veut. (plutôt que de se plaindre, de menacer, d’exiger ou de tenter de manipuler pour répondre à ses besoins)
  9. Sentiment solide de confiance mutuelle. Chacun doit avoir le sentiment qu’il peut compter sur l’autre. Aucun ne doit pas douter non plus des sentiments les plus profonds de l’autre. Un sentiment de confiance ne s’établit pas automatiquement; il se développe avec le temps et il faut l’entretenir.
  10. Valeurs communes et sentiment d’un but commun. Une relation intime a de meilleures chances de durer lorsque les deux personnes possèdent des valeurs communes au niveau des aspects importants de l’existence, comme l’amitié, l’éducation, la religion, la gestion d’un budget, la sexualité, la santé, la vie familiale, etc. Les relations les plus solides sont habituellement soudées par un but commun qui transcende les besoins personnels de chaque partenaire : tels que l’éducation des enfants, l’exploitation d’une entreprise ou l’engagement vis-à-vis d’un idéal spirituel.

Combien de ces caractéristiques sont-elles présentes dans votre relation amoureuse? Y en a-t-il certaines que vous auriez besoin de développer? Cette piste de réflexion vous ouvre la voie pour un échange enrichissant avec votre partenaire ou pour une réflexion profonde face à un partenaire éventuel.

Féminin pluriel

Comment pourrions-nous limiter le féminin à une seule définition? Tellement de richesses et de visions sont contenues dans les archétypes du féminin. Ils habitent l’homme autant que la femme, car le féminin à mes yeux n’a pas de sexe au sens littéral du terme sans pour autant nier son origine chez la femme telle qu’elle est représentée dans les grands mythes ou dans les arcanes du Tarot. Ici comme dans diverses représentations, ses visages sont multiples et le féminin habite chacun de nous, en équilibre ou dans des proportions plus ou moins harmonieuses. Nous pourrions en dire autant du masculin.

L’essentiel n’est-il pas de prendre conscience de ce féminin qui nous habite et non seulement d’en être conscient, mais de lui laisser la place qui lui revient, sans honte, avec joie et plaisir.

Il y a un féminin passif et un féminin actif, un féminin qui reçoit, qui accueille, qui protège, qui aime, qui consent à donner sans retour, qui sème l’amour discrètement, qui se révolte, qui souffre, qui partage et se passionne pour la vie dans sa totalité.

L’avenir, en partie, est entre les mains du féminin. Que ferons-nous du féminin? Nous permettrons-nous d’y faire confiance, de le laisser s’exprimer dans ses formes infinies, à travers l’art, le politique, le social, les sciences et bien sûr à travers la spiritualité? Quel espace sommes-nous prêts à lui donner? Comment souhaitons-nous le célébrer? Peut-il se manifester sans guerre? Peut-être. Mais non sans combat, car il doit retrouver ses lettres de noblesse autant dans le fait d’entretenir un foyer, soigner des enfants, découvrir une nouvelle équation en physique ou dans les rituels au sein des diverses expressions religieuses. Il fut un temps où le féminin était représenté par le ciel et le père ou le masculin par la terre puis ce fut l’inverse. Souhaitons que le féminin soit sur la terre comme au ciel!

Je ressens une certaine tristesse en constatant le trop grand nombre d’hommes qui refoulent en leur profondeur le féminin et le trop grand nombre de femmes qui troquent le féminin pour un masculin disproportionné, dans le but de conquérir un pouvoir et une puissance qui répondent aux valeurs déformées de nos sociétés.

Respecter le féminin et le laisser vivre librement dépasse les images conformistes de la publicité. S’il doit passer par les soins du bébé, la sensibilité, la douceur, il doit aussi se manifester dans les luttes pour l’équité et la justice, la vision juste des choses, loin de la haine et des rancœurs. Le féminin est une arme à manier avec dextérité, souplesse et discernement.

La peur, chez les hommes, empêche trop souvent la manifestation des émotions et les remises en question, les luttes aveugles ou acharnées empêchent chez les femmes, dans une haine du masculin, l’essor du féminin. Je ne prétends pas ici que les luttes ou les revendications soient à bannir, mais à équilibrer.

Le féminin désire l’harmonie, l’équilibre, ce retour à la terre comme matrice de vie, cette relation féconde à l’eau, dans la joie, la danse ou le chant, dans le secret ou dans de grandes manifestations. Le féminin, c’est l’origine, la connaissance, la juste part des choses, l’imaginaire et la créativité, cette force intérieure trop souvent contenue, le don de soi, la sensualité, la part de mystère et la réalisation de soi.

Comment ne pas souhaiter que chaque femme et chaque homme puisse vivre le féminin jusqu’à l’extase? Je vous le souhaite amoureusement.

Huiles vivantes versus huiles mortes

Depuis l’Antiquité, nous retrouvons dans nos cuisines différentes huiles pressées à froid. À travers les âges, les moyens d’extraction se sont améliorés du simple mortier au pressoir. Dans les villages, les huiles étaient produites au pressoir à l’huile. Ces huiles étaient obtenues par pressurage hydraulique ou mécanique. Comme le pain, les œufs et le lait frais, l’huile était périssable. Donc, à cette époque, on devait se procurer ces denrées en petites quantités et les consommer dans les plus brefs délais. La nature et le rythme de vie des gens veillaient à alimenter le peuple avec des produits vivants.

Mais depuis la révolution industrielle, les méthodes d’extraction ont drastiquement changé. Ces chers industriels toujours à l’affût de profits à la hausse et de méga-production ont réussi à produire des huiles mortes, chimiquement raffinées. Ces huiles ont une plus longue durée de conservation, elles n’ont aucune odeur puis elles sont de couleur transparente. Et voyons voir pourquoi.

Ces huiles hydrogénées et raffinées subissent des traitements complexes. Premièrement, il n’y a pas de contrôle des pesticides et leur culture utilise des engrais chimiques. Il n’y a aucune sélection des graines de qualité. Ces graines subissent un nettoyage, un décorticage, un écrasage et un préchauffage à la vapeur entre 110o F et 180o F (45o C et 85o C). Elles sont enfin prêtes pour le pressoir à expulsion à grand volume. Elles sont seulement rendues au tiers de leur extraction. Avant d’être raffinées, elles se feront laver au solvant de hexane, passeront par le phosphate pour ensuite se faire distiller à la soude caustique. Elles devront encore subir les étapes du raffinage dont la neutralisation, le dégommage, un deuxième lavage, une addition de diatomite de 2 % à 3 % comme décolorant et enfin une désodorisation à la vapeur autour de 460o F (240o C). En général, on ajoutera à ce fameux produit impérissable des antioxydants synthétiques comme le BHA et le BHT. Ces huiles seront vendues dans des bouteilles transparentes avec le terme 100 % naturelle inscrit en gros caractères. Ces huiles ne contiennent aucune vitamine, minéraux ou acide gras essentiels.

Alors, comment produisons-nous les huiles non raffinées et dites pressées à froid? La recherche de la qualité est primordiale chez ses producteurs. Cette qualité dépend du produit de départ, de la méthode de culture, de la méthode d’extraction et de conservation. Recherchez une certification biologique, biodynamique ou Kashère. Les termes pressées à froid, première pression et extra-vierge nous offrent une bonne qualité. Ces graines seront sélectionnées avant d’être pressées. Elles seront tout simplement lavées et décortiquées. Lors de la pression, la friction élèvera la température entre 30o C et 50o C. L’huile sera immédiatement coulée et embouteillée dans du verre foncé non réactif. Le procédé traditionnel a été amélioré dans le milieu de production; il est dorénavant exempt de lumière et d’oxygène. L’extraction à froid préserve la couleur, la saveur et la véritable odeur des graines! Cette huile se conserve au réfrigérateur à l’abri de la lumière, de l’air et de la chaleur. Ainsi, elle conservera mieux sa valeur nutritive.

Premièrement, rectifions; les huiles ne contiennent pas de cholestérol, car celui-ci se retrouve dans les graisses animales. Les huiles pressées à froid sont composées de lipides (gras) de différentes structures et qualités.

  1. Acides gras saturés; d’assimilation plus difficile, les graisses animales en contiennent beaucoup.
  2. Les acides gras monoinsaturés; d’assimilation moyenne et d’une structure très stable à la chaleur, l’huile d’olive en contient le plus.
  3. Les acides gras polyinsaturés; d’assimilation facile, mais d’une structure instable à la chaleur.

Nous retrouvons dans les huiles au moins deux acides gras dits essentiels à l’organisme soit, l’acide linoléique (oméga 6) et l’acide linolénique (oméga 3). On les surnomme parfois vitamine F et nous les retrouvons majoritairement dans les huiles pressées à froid. Ce sont de puissants agents antioxydants.

Offrons à notre corps une belle qualité d’huile comme on offre la meilleure qualité d’huile à notre voiture! Les huiles ont-elles une utilité?

  • Elles sont reconnues comme une bonne source de chaleur pour l’organisme.
  • Elles offrent au corps une énergie très calorifique de 9 calories par gramme comparativement à 4 calories par gramme pour les protéines et les glucides, attention à l’excès.
  • Elles transportent les vitamines liposolubles A, D, E et K dans tout l’organisme.
  • Celles-ci rehaussent la saveur et la texture de nos mets préférés.
  • Elles ralentissent la digestion des fruits par exemple (amandes et pomme).
  • Les huiles stimulent la production de la bile (émulsification des gras).
  • Prise en petite quantité, elles offrent une peau douce et des yeux brillants.
  • Apport quotidien recommandé : 15 ml par jour.

Huile d’arachide
Une légumineuse qui pousse sous terre et non une noix; saveur délicieuse de noisette; riche en acides gras monoinsaturés; se conserve bien au frais; friture (avec précaution), sautés à l’orientale (cuisine Thaï et indonésienne).

Huile de canola
Goût prononcé; riche en acides gras monoinsaturés (60 %); contient des gras polyinsaturés; oméga 3 (12 %) et oméga 6 (21 %); point de fumée élevé, mais elle pétille lors de la friture; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de carthame
Famille du chardon; saveur délicate, agréable et peu prononcée; riche en acide linoléique (78 %) qui abaisse le taux de cholestérol; bon dans les régimes pour la perte de poids; contient 75 % de gras polyinsaturés; cuisson au four et vinaigrettes.

Huile de lin
Saveur agréable de noix, un peu prononcée; riche en acide linoléique (oméga 6, 15 à 20 %) qui abaisse le taux de cholestérol; riche en acide linoléique (oméga 3, 55 à 60 %); point de fumée très bas, il est déconseillé de la chauffer; se conserve seulement un mois après ouverture; convient pour la crème Budwig et le maïs soufflé; assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de maïs
Saveur prononcée de maïs; riche en acides gras polyinsaturés dont acides gras essentiels linoléiques; contient du bêta-carotène; convient pour les pâtisseries, la boulangerie et la cuisson au four.

Huile d’olive
Saveur d’olive non salée; provient surtout de l’Espagne; riche en acides gras monoinsaturés (69 %) et acides gras essentiels oléiques; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, cuisson au four, sauces et sautés légers.

Huile de noisette
Saveur de noisette, assez prononcée; mélanger avec l’huile de carthame, cela est moins coûteux; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; vinaigrettes, assaisonnements, cuisson au four et légumes sautés.

Huile de noix de Périgord
Saveur de noisette; vitesse d’oxydation lente, se conserve à la température de la pièce; convient pour les vinaigrettes et les légumes sautés.

Huile de sésame
Saveur très prononcée de sésame si elle est grillée, utiliser en petite quantité; est utilisée depuis plus de 4 000 ans dans les pays asiatiques; riche en acides gras monoinsaturés (37 %); point de fumée élevée, pour empêcher qu’elle mousse, augmenter graduellement la chaleur; contient de la sésamoline et du sésamol ce qui rend les acides gras plus stables; sautés légers, cuisson au four, soupes, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de soya
Saveur de noix; riche en acides gras polyinsaturés et lécithine; point de fumée assez bas; fragile à la chaleur, car elle mousse; cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Huile de tournesol
Saveur prononcée au goût de noisette; riche en acides gras monoinsaturés (24 %) et polyinsaturés (64 %) et vitamine E; oxydation très rapide à cause de ses gras polyinsaturés; mayonnaise, cuisson au four, assaisonnements et vinaigrettes.

Les visages de sa passion

Vivre avec passion, vivre intensément et être passionné pour ce que l’on fait. Voilà une invitation qui met la barre haute dans nos vies déjà bien remplies.

Mais elles sont remplies de quoi au juste nos vies? Nous sommes trop souvent pris par les il-faut-que, les je-devrais et les je-n’ai-pas-le-choix-parce-que… et nous nous perdons de vue dans le tourbillon de nos activités. À force de se sentir prisonnier de notre vie, nous n’osons plus aller dans la direction de ce qui nous correspond vraiment et finissons par croire que nous n’avons de passion pour rien et la flamme en nous s’éteint petit à petit. Rallumer cette flamme, c’est faire le choix de la vie, de la joie et de l’expression de son essence.

Mais qu’est-ce qui me passionne vraiment? Chercher à reconnaître ses différentes passions, c’est poser les premiers jalons pour reconnecter avec ce qui nous fait vibrer. Les passions concernent différents champs d’intérêts qui nous animent. Toutes ne nous font pas vibrer au même degré d’intensité, mais toutes nous prédisposent à la joie, au bien-être et à donner le meilleur de soi. Plus nous les intégrons à notre vie, plus nous créons un équilibre en nous et autour de nous. Mais vient un moment où elles ne suffisent pas à donner un sens à notre vie, nous recherchons alors quelque chose de plus profond, de plus significatif et c’est là qu’entre en jeu la passion essentielle. Pour moi, la passion est du domaine de l’âme. Et la passion essentielle est un appel de l’âme à manifester son essence. Elle est la trame de fond de nos passions et de tout ce qui nous anime. La passion essentielle se révèle à nous. Alors que nous choisissons nos passions, la passion essentielle, elle, nous choisit. Elle est très rarement explicite d’entrée de jeu. Mon expérience m’a appris qu’il fallait l’apprivoiser en s’engageant dans le voyage vers son cœur.

Les visages de la passion essentielle
À quoi peut ressembler une passion essentielle?

  • Une valeur qui sous-tend toute notre vie comme celle de promouvoir la justice, la dignité, l’authenticité ou encore l’harmonie dans les relations. La passion essentielle mue par une valeur mène parfois à se consacrer à une cause.
  • Une activité qui nous passionne et qui habite notre être, notre vie et notre temps et qui, lorsque nous la pratiquons, nous nourrit et nous fait grandir. Cette forme la plus courante et la plus évidente s’exprime dans toutes sortes de domaines.
  • Un talent ou un don qui, en s’exprimant, nous comble de bonheur. Ce peut être un talent pour l’écoute, pour communiquer, pour stimuler les autres à donner le meilleur d’eux-mêmes, un don pour la guérison. On peut avoir une passion pour la musique sans pour autant avoir de talent pour celle-ci. La musique devient passion essentielle lorsque s’exprime un talent et que la personne devient même un canal pour la musique.
  • Un idéal qui nous pousse à créer et à contribuer comme celui d’avoir la pulsion de rendre meilleur, de créer de la richesse, de développer la conscience ou de créer de la beauté.

Apprivoiser la passion essentielle
Reconnaître sa passion essentielle peut prendre un certain temps. Nous vous proposons ici deux chemins pour y arriver :

En trouvant le fil conducteur de ses passions
Identifiez d’abord ce qui vous passionne le plus. Ensuite, regardez ce qui est à l’essence même de chacune de vos passions en tentant de cerner qu’est-ce qui, dans cette passion, vous anime et vous motive vraiment. Regardez ensuite le thème qui les unit. Pour certains, ce sera tout ce qui concerne l’humain, pour d’autres, ce sera la communication ou la relation. Après avoir trouvé votre thème central, réfléchissez à l’action que vous faites dans ce domaine. Cherchez-vous à harmoniser, guérir, concrétiser, unir, créer… Puis interrogez-vous sur votre aspiration, sur le sens profond de cette action. En allant au cœur de vos passions, votre passion essentielle a des chances d’émerger.

En observant les moments-clés de sa vie
Il y a des moments dans la vie où nous ressentons un appel pour quelque chose. Certains sont appelés à enseigner, d’autres à bâtir quelque chose, d’autres encore à orienter. Entendez-vous parfois les chuchotements intérieurs vous murmurer depuis longtemps un appel que vous ignorez? À quoi vous sentez-vous appelé? Il y a des moments-clés dans notre vie où ces appels peuvent être plus présents. Autour de 18 ans, 38 ans, 56 ans et dans une fenêtre de plus ou moins deux ans, il y a des signes qui nous indiquent ce à quoi nous sommes appelés. Amusez-vous à regarder ces périodes où vous avez ressenti une attirance irrésistible pour faire quelque chose qui vous corresponde dans votre essence.

Une fois reconnue, la passion essentielle peut offrir une direction consciente à notre vie. Celle-ci devient plus simple et plus centrée sur ce qui est en intégrité avec qui nous sommes. Bon cheminement vers votre passion essentielle.

Nauséabonde…

Il y a sept ans, j’ai commencé à me poser des questions concernant la surconsommation et ses effets sur l’environnement. En tant qu’artiste écologique passionnée par la nature, je me spécialise vers les ressources oubliées, nos poubelles!

Nous nous trouvons à un moment de l’histoire où nous changeons notre téléviseur, notre ordinateur, notre réfrigérateur, notre four à micro-ondes et tous les appareils de notre quotidien non pas parce qu’il ne fonctionne plus, mais seulement parce qu’ils ne vont plus avec l’esthétisme de notre cuisine ou la performance de notre poste de travail. Nous possédons tous ces choses et dans quelques années, nous allons les remplacer par des appareils plus avancés, plus design. Nous ne réparons plus parce qu’il est plus économique d’en acheter un nouveau, plus beau.

Nos ménages produisent sans relâche des tonnes d’ordures. Celles-ci forment un amas considérable de résidus, une sorte de grande salade composée de matériaux de toutes sortes, de matières organiques et de déchets dangereux. Lorsque la pluie, le soleil et le temps agissent, l’eau de pluie s’infiltre dans la mixture, emportant sur son passage les composantes contaminées, ce qui crée un liquide visqueux, le lixiviat. Une sorte de vinaigrette qui coule à travers les détritus et s’assaisonne de diverses substances toxiques… Pensez aux répercussions sur la santé!

Les objets que nous consommons, une fois jetés ne disparaissent pas! Même si nous croyons nous en être débarrassé en les abandonnant sur le bord des routes ou au dépotoir… Ils existent encore! Nos détritus et vieux appareils ne se trouvent pas si loin de nos maisons, même s’ils sont bien cachés dans des sites d’enfouissement. Ils sont empilés à des endroits, à l’abri de notre regard, mais tellement près des lacs, des sources d’eau potable, des rivières, des animaux sauvages ou d’élevages, des cultures et des forêts dont nous dépendons tous.

J’aimerais susciter une réflexion par rapport à notre responsabilité face à ce que nous consommons parce que, en fin de compte, tout ce que nous achetons devient des déchets qui constituent en fait des ressources réutilisables, des déchets-ressources ou, plus communément, des matières résiduelles. Il me tient à cœur de remettre en question ce qui est important, ce qui est sacré, l’esprit des « choses », le sens mystique de nos objets que nous vénérons chaque jour et reléguons aux ordures si facilement.

À titre personnel, je m’efforce de changer mes mauvaises habitudes et d’adopter un comportement de plus en plus conscient. Je dis « effort » parce qu’il est essentiel d’agir en vue de créer des changements au sein de nos collectivités. Il faut comprendre qu’il est important de se responsabiliser face à ses actions et ses choix de consommation.

Nos valeurs ont dérivé vers un monde de sacs de plastique à usage unique où les liens essentiels avec l’environnement ont fondu dans l’insouciance et l’indifférence.

Je jette et je rejette cette idée!

En plus de diminuer sa consommation et de participer au réemploi et au recyclage, le compostage des matières organiques provenant de nos cuisines s’avère être une initiative accessible à tous. Personnellement, je pratique le lombricompost dans mon appartement. J’ai adopté une communauté de vers rouges qui gobent jour et nuit : pelures de banane, poches de thé, trognons de brocolis, cœurs de pomme, etc. Les vers sont plutôt tranquilles comme animaux de compagnie; ils ne demandent pas la porte pour se soulager, ne nécessitent aucune médaille et fournissent un humus riche d’amour!

Viendra le jour où la majorité d’entre nous prendra le temps de repenser ses habitudes et ses priorités afin de ramener leur consommation à un niveau respectueux envers notre Terre…

Soyons conséquent!