La paix de l’âme et le cheminement professionnel

Dans nos sociétés occidentales nourries par la compétition et la concurrence, la tendance est de croire que l’on est ce que l’on fait. Or, dans la vie, tout est changement, et cette impermanence se reflète en nous et en dehors de nous. Dans un siècle de grands bouleversements, comment rester en contact avec soi tout en s’adaptant à ce que la vie nous offre pour évoluer, personnellement et professionnellement?

Quel que soit le domaine dans lequel on travaille, on retrouve ces questionnements : j’aimais mon travail, mais c’est fini, que vais-je devenir? Ou bien, je n’aime pas mon travail, je l’endure et que puis-je faire d’autre, même si j’en change? Dans ces interrogations opposées, la question d’identité reste au centre du sujet : qui suis-je en dehors de l’adversité de ma vie… professionnelle?

Accepter son identité, c’est prendre l’engagement de se reconnaître dans chaque situation, avec humilité et compassion. C’est le moyen d’avoir du pouvoir sur soi et ça change bien des choses, car on va chercher les réponses à l’intérieur de soi, pas à l’extérieur.

Pour ma part, j’ai bien longtemps pensé que j’étais ce que je faisais, et comme je n’aimais pas mon travail, j’étais malheureuse. Je m’identifiais à mon malheur, j’avais honte de moi et une question me revenait sans arrêt : « où est ma place? » Désespérée de ne pouvoir éprouver un sentiment d’accomplissement qui me fasse passer du rôle de victime « qui subit ce qu’elle fait » à celui d’adulte « qui a du pouvoir » sur ce qu’elle souhaite faire, j’errais dans des énergies négatives attirant inévitablement des expériences exténuantes et destructrices. Puis, un jour, j’ai décidé de travailler d’arrache-pied sur moi, autant que pour les autres. Ainsi… ma vie a changé.

Être dans sa voie, comprendre intrinsèquement ce que l’on doit faire ici sur terre, quel bonheur! Bye bye dualité, me direz-vous alors? Non, les doutes quand tout ne roule pas comme on le pensait, les remises en question face à la difficulté de changer de chemin sont là aussi… Et là on se dit : « Encore? ». Oui encore, mais pas pour les mêmes raisons car on avance, on chemine et ces questions valident ou infirment si oui ou non nous voulons poursuivre dans cette voie. Le talent, c’est du génie plus du travail et un changement d’ADN ne se fait pas en 24 heures, ce sont des milliers de cellules qu’il faut reconstruire.

En quête ou sur notre chemin, l’adversité est là pour valider notre foi en nous-mêmes. Cela implique de regarder les deux côtés de la médaille de la même pièce que nous sommes. Pourquoi? Parce que ça n’est pas en regardant uniquement vers la lumière que l’on va vers la lumière, c’est aussi en parlant avec le démon qui est en nous que l’on se propulse vers le rayonnement. Comme dans le Tao, dans la partie blanche il y a un point noir et dans la partie noire il y a un point blanc. Les deux participent à notre évolution. Dans la turbulence, le défi est de continuer à croire en soi, donc à s’aimer. Et l’un de nos plus grands outils, c’est la communication avec notre démon intérieur, qui nous balance d’une porte lumineuse à une porte noire sans entrer ni dans l’une ni dans l’autre, pour nous installer dans une zone grise appelée « mal-être » ou souffrance.

Alors, maintenant, plutôt que de fuir ce consciencieux travailleur de la noirceur qui me dévalorise, je lui parle et je l’écoute, parce qu’il en a besoin et moi aussi. Ainsi, je le démystifie, je l’exorcise.

Car ce que nous souhaitons par-dessus tout, c’est trouver un sens à ce que nous faisons, profondément, à l’intérieur de nous. Si ce que je fais à un sens pour moi, même dans un environnement chaotique, je m’installe dans un espace à l’intérieur de moi qui a un axe que je définis en fonction de mes priorités et de mes propres valeurs. Ça s’appelle la paix intérieure et ça n’a pas de prix.

Oser être soi dans la récréation

Avec la grisaille d’automne qui s’installe confortablement, la dépression saisonnière est bien palpable : de plus en plus de maladies, de suicides, de meurtres, de souffrances. Qu’attendons-nous de plus pour nous réveiller et nous apercevoir que nous dévions complètement du bonheur?

Il faut briser la chaîne des malheurs que nous nous créons. Il faut revoir nos valeurs fondamentales et essentielles afin de pouvoir survivre à ce monde de démolition et de consommation extrême.

L’amour, l’estime de soi et le respect des autres. S’amuser, partager au lieu de détruire et tuer. L’idéal serait de revenir en arrière, en ces temps où la vie était plus calme, le stress n’existait pas, la terre était notre patronne, les enfants étaient élevés à la maison et on vivait avec ce que l’on avait et on était heureux!

C’est bien de rêver, mais c’est encore mieux de trouver des solutions. Jusqu’où irons-nous avant de nous réveiller?

On vit pour travailler, pour avoir plus, pour plaire aux autres, pour être à la hauteur vis-à-vis ses pairs, sa famille, mais il faut aussi profiter de la vie afin de se libérer du stress qui est le grand facteur de bien de maux.

Sommes-nous déjà allés trop loin? Comment faire pour revoir notre façon de vivre? S’arrêter et réfléchir à la course à la montre que nous répétons à tous les jours et que nous faisons souvent subir aux gens que nous aimons.

Se retrouver à l’intérieur de soi et se demander comment puis-je faire pour rendre quelqu’un heureux aujourd’hui? Comment puis-je aider dans ma communauté afin de rendre le système encore meilleur? Que puis-je faire pour aider les gens à retrouver le sourire? À rendre les enfants conscients qu’ils sont nos richesses de demain?

S’amuser simplement en marchant dans la nature, cuisiner, bricoler, danser, travailler dans le jardin, peindre des tableaux, travailler la terre, redevenir de bons modèles pour la relève.

Gardez le sourire, la vie est belle!

La danse des polarités en soi

On a « sacrifié » le féminin!

Nous avons tous une dimension féminine et masculine en soi, hommes et femmes. Nous pouvons tous être féminin et être masculin au lieu d’être féminin ou masculin. Nous pouvons tous danser dans ces deux polarités très différentes, voire opposées, mais très complémentaires. Nous pouvons équilibrer en soi le principe féminin et le principe masculin afin de cesser la lutte et de se battre intérieurement en soi ou avec les autres.

Être féminin, c’est être plus réceptif, plus intuitif, plus émotif, plus doux, plus lent, plus ordonné, plus près de son monde intérieur, de ses émotions, de son corps, plus dans l’être, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie yin.

Être masculin, c’est être plus actif, plus dans le mouvement, plus dans le faire, plus rationnel, plus dur, plus rapide, plus dans le monde extérieur, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie plus yang.

Nous sommes tous yin et yang, malgré que les hommes et les femmes aient un sexe différent. L’énergie féminine et l’énergie masculine circulent en nous. Certains individus vivent séparés d’une de leurs polarités. Certaines femmes ne sont que féminines ou que masculines et certains hommes ne sont que masculins ou que féminins. Ils se retrouvent handicapés d’une polarité. Ils éprouvent alors une difficulté à exprimer cette autre dimension.

À ce moment, il existe un déséquilibre dans les polarités. Une grande partie de soi-même ne s’exprime pas. Le corps exprimera ce déséquilibre. Un côté du corps sera plus tendu que l’autre.

On sait que l’hémisphère droit du cerveau gère le côté gauche du corps et est associé davantage à la créativité, l’imagination, les visions, les intuitions favorisées par la polarité féminine en soi. Il stimule les neurones associés à la compassion, l’amour, la douceur, la créativité, etc. Il fonctionne d’une manière synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, les perceptions et l’intuition. La pensée est non linéaire et non séquentielle et le traitement est très rapide. L’hémisphère droit analyse les choses de manière globale.

Alors que l’hémisphère gauche du cerveau gère le côté droit du corps et est associé à la logique, au langage et à la pensée analytique (abstraction symbolique, la parole, la lecture, l’écriture et l’arithmétique) favorisés par la polarité masculine en soi. Il stimule les neurones associés à l’action, la force mentale, la performance, etc. Son mode de pensée est linéaire, où chaque chose est placée dans un ordre séquentiel. Ce mode de pensée nous est inculqué à l’école, où l’accent est mis davantage sur la littérature et les mathématiques. Nous avons tous ces deux hémisphères du cerveau. Lequel avez-vous le plus développé, celui correspondant à votre dimension féminine ou masculine?

On nous « forme » et nous encourage à être plus masculins pour évoluer selon les valeurs sociales de notre époque. Les valeurs féminines ont déjà été plus reconnues et valorisées à d’autres moments dans l’histoire. Au 21e siècle, il devient important de reconnaître que nous portons les deux polarités et de vérifier qu’est-ce qui fait qu’une polarité ne soit pas exprimée? Y a-t-il des croyances sociales limitatives qui nous empêchent d’exprimer une polarité? Voici quelques exemples de croyances :

Une femme ne vit pas sa féminité car elle croit qu’elle ne sera pas reconnue et qu’il vaut mieux être masculine pour fonctionner dans la société. Une femme n’exprime pas ses émotions au travail car elle croit que qu’elle sera jugée faible ou incompétente. Un homme ne vit pas sa féminité car il croit qu’il sera jugé « homme rose ».

Toutes ces croyances sont considérées comme des vérités pour les gens qui les ont, alors que ce n’est pas le cas. Ces croyances proviennent de mauvaises expériences, de généralisations, de déductions ou sont tout simplement des croyances parentales ou sociales qu’on nous a inculquées.

Nous pouvons constater qu’il existe une réelle guerre des sexes :

Le masculin juge ce qui est féminin Le féminin juge ce qui est masculin
La raison juge l’intuition L’intuition juge la raison
La force juge la sensibilité La sensibilité juge la force
La vitesse juge la lenteur La lenteur juge la vitesse
Le rationnel juge l’émotionnel L’émotionnel juge le rationnel
La superficialité juge la profondeur La profondeur juge la superficialité
La dureté juge la douceur La douceur juge la dureté
L’humour juge le sérieux Le sérieux juge l’humour
L’actif juge le passif Le passif juge l’actif

Quand cesserons-nous de juger? Il est si facile de juger ce qui est différent de nous. Pourtant, nous portons tous ces deux polarités et nous pouvons choisir de les développer, en dansant dans ses deux polarités, au lieu de se battre et de les laisser se juger entre elles : on peut être drôle et être sérieux, on peut aller vite à certains moments de la journée et être lent à d’autres. C’est ce que j’appelle savoir danser dans ses polarités : savoir quand utiliser son intuition et sa raison, quand être rapide et être lent, quand être doux et être dur. Le mal-être ou le déséquilibre provient quand on est toujours sérieux, toujours dur, toujours vite, toujours lent ou toujours actif.

Trop souvent le masculin est favorisé et le féminin est sacrifié.

Les hommes et les femmes ont peur d’exprimer leur polarité féminine et d’être jugés dans la société actuelle qui a des valeurs beaucoup plus masculines. Alors, le féminin en soi se cuirasse, se « surprotège », à force d’être blessé, jugé, ignoré, banalisé, non respecté.

Le temps est venu de lui redonner sa place, de le « sacraliser » au lieu de le sacrifier.

De par sa nature, le féminin est plus intérieur, plus vulnérable, plus sensible, plus intime, plus caché, d’où sa dimension « sacrée » et l’utilité d’apprendre à le reconnaître, le protéger et surtout l’honorer, c’est-à-dire, reconnaître toute sa beauté, sa grandeur, sa puissance, son intelligence et lui redonner une place importante dans les valeurs sociales.

La femme a un grand bout de chemin de fait, puisque dès l’arrivée du féminisme, elle a découvert qu’elle pouvait être masculine et faire les mêmes choses que les hommes. Très peu d’hommes, par contre, ont fait le parcours d’intégrer leur dimension féminine.

Aragon a dit : « La femme est l’avenir de l’homme… ».

Le 21e siècle a besoin de retrouver toute la sagesse du « Féminin sacré» afin de créer un monde meilleur, plus harmonieux. Le féminin doit le faire en collaboration avec le masculin, mais c’est l’énergie féminine qui, en ce moment, semble être la Grande Initiatrice… celle qui invite les individus à cette nouvelle ère de transformation en dansant dans les polarités féminine et masculine en soi…

Pour conclure, je vous dirais, « Le couple intérieur est l’avenir de l’homme et de la femme… ».

 

La nouvelle masculinité

Je suis psychothérapeute et coach de vie. À chaque jour, dans ma pratique, de plus en plus d’hommes me consultent pour dénouer leurs difficultés relationnelles et apprendre à se mieux connaître. Cette quête d’identité me touche profondément comme psychothérapeute et aussi comme femme, car j’aime les hommes. Tout simplement. Leur questionnement, leur cheminement, parfois à tâtons pour se réinventer, se créer en l’absence de modèles significatifs me touchent et m’inspirent un grand respect.

Qu’est-ce que la nouvelle masculinité? Est-ce à moi de la définir? À vous, sociologues, anthropologues ou à vous-mêmes messieurs? Pour ma part, j’aimerais lancer des pistes d’action et de réflexion. Je vis entourée d’hommes. J’aime profondément l’homme avec qui je partage ma vie et j’ai un fils, que j’aime tout autant et qui, lui, partage sa vie avec un autre homme que j’aime aussi comme un fils. Ma fille a épousé un homme adorable, avec une sensibilité et un sens de l’humour exquis. Je me sens privilégiée car au cours de ma vie, j’ai fréquenté des hommes que j’ai aimés intensément parfois sans les comprendre, mais toujours avec l’ouverture du cœur. Je leur suis reconnaissante pour tout ce qu’ils m’ont apporté et surtout pour m’avoir permis d’entrer dans leur univers avec autant d’humilité et de sensibilité. Un univers si différent du mien, mais tout aussi complexe et fascinant.

Personne ne devrait laisser l’autre le définir encore moins à partir d’a priori, de généralités, de tendances. Puisque rien n’est immuable, je m’attarderai à la dimension du changement pour cerner l’homme dans sa réalité. En fait, comment l’homme du XXIe siècle s’adapte-t-il au changement avec plus ou moins de bonheur? Depuis deux générations, le changement l’interpelle, le presse, le pousse dans ses derniers retranchements comme il nous a poussées nous, les femmes à évoluer, à revendiquer l’égalité, l’autonomie financière, l’équité salariale, l’accès à des métiers non traditionnels, le partage des tâches domestiques, des responsabilités parentales et tutti quanti. L’homme grandit dans le chaos, la confusion des genres, mais il finit par retomber sur ses pattes et récupérer du pouvoir sur sa vie lorsqu’il cesse de se « victimiser ». En d’autres mots, lorsqu’il cesse de blâmer qui les femmes, ses parents, qui la société, le voisin de ses malheurs. Il devient une personne adulte et responsable lorsqu’il commence à tourner le regard vers lui-même pour se définir et trouver sa véritable identité. Il s’ouvre à sa propre sensibilité et fait confiance à son jugement au lieu d’attendre l’approbation d’autrui. Il assume ce qu’il est et son unicité.

Comme pour l’émancipation des femmes, cela ne va pas sans heurts pour vous les hommes. Vous l’avez déjà pressenti, il n’y a qu’un chemin, le chemin le moins fréquenté, celui de l’authenticité. Être vrai et en accord avec soi-même et avec les autres. Ce n’est pas là un chemin facile, mais en revanche, être vrai amène plus de liberté. La fierté et l’estime de soi pavent le chemin de l’homme qui choisit l’intégrité.

Aussi, j’observe des dénominateurs communs chez ces hommes en cheminement : l’ouverture, la tolérance, la sensibilité qui font très bon ménage avec l’énergie, l’audace, la force. Il y a une recherche d’équilibre entre le yin et le yang, le masculin et le féminin. Un équilibre donc qui s’intègre et qui passe imperceptiblement dans les gestes de la vie quotidienne. Par exemple, lorsque je vois un homme consoler doucement un tout-petit, ou un autre assumer son orientation sexuelle avec dignité et respect, démontrer un intérêt véritable à résoudre ses conflits, à faire preuve d’humilité, de sensibilité, à être capable de s’excuser, de demander pardon, de réparer ses torts avec sincérité. J’observe de plus en plus d’hommes qui sortent du non-dit face à la violence, qui refusent d’être des témoins silencieux de l’abus au travail ou dans leur famille. Je vois autour de moi des hommes qui se lèvent et marchent à côté des femmes pour lutter contre le cancer du sein, qui militent pour la paix dans le monde. J’entends des hommes parler librement de menstruations, d’accouchement, d’orgasme au féminin. Je vois des hommes s’émanciper des vieux stéréotypes. Ils choisissent de forger leur propre système de valeurs plus conformes à leur nature véritable. Je vois des hommes toucher à leur vécu, en parler et vivre avec plus d’intensité. Certains le font avec certitude et conviction, d’autres dans le doute et la peur. Toujours est-il qu’ils avancent ces hommes en éclaireurs, précurseurs d’un monde meilleur. Ceux-là ont toute mon admiration et mon affection. Ils me donnent confiance en la beauté et en la pérennité du monde.

Réussir dans la « sa » vie

On a réalisé tous nos rêves, réussi sur les plans professionnel et social et pourtant, on demeure insatisfait? C’est peut-être parce qu’on s ‘est perdu de vue. Si on revoyait notre système de valeurs?

Marie est une femme intense et profonde de 43 ans. Brillante élève en architecture (pour plaire à son père), elle se marie assez jeune et décroche un emploi stable (pour entrer dans le moule). « J’avais toujours fait ce que mes parents et la société attendaient de moi, dit-elle. À 29 ans, j’en ai eu assez : j’ai divorcé et j’ai complètement changé d’orientation professionnelle. Par la suite, je me suis beaucoup cherchée dans l’expérience du travail : je suis devenue workaholic. Au fond, je courais dans tous les sens pour trouver qui j’étais. »

« Un bon matin, on m’a offert un poste de vice-présidente. Là, je me suis demandé où je m’en allais de ma vie. Est-ce que j’avais vraiment besoin d’une plus grosse job? Est-ce que je voulais avoir deux maisons, trois autos, des robes à 500 $?

J’ai amorcé une remise en question majeure, la fameuse crise de la quarantaine. Ça été le début de mon renouveau spirituel. J’ai réalisé que mes valeurs étaient vraiment celles du cœur. Aujourd’hui, je me sens plus libre que jamais. J’ai un style de vie plus dépouillé qu’avant, mais mon rapport aux autres est de plus grande qualité. J’ai une vraie expérience d’éveil de la conscience. Je sens que je ne fais plus qu’un avec la vie. Pour moi, c’est ça, être en vie. »

Certains d’entre nous se reconnaîtront peut-être dans le cheminement de Marie. C’est que l’ultra-matérialisme des dernières décennies, qui mettait l’argent et la réussite professionnelle et sociale au centre de nos valeurs, nous a laissés sur notre faim, avec un sentiment de vide intérieur.

Source : Nancy Vanasse, Coup de pouce, juin 1997
www.acsm-ca.qc.ca/virage/dossiers/reussir-sa-vie.html

L’outil de création

Bienvenue à cette rencontre avec de grandioses énergies que sont les vôtres! Lorsque nous parlons de rencontre, nous parlons d’engagement sincère envers vous-même et de la collaboration avec ces énergies que vous émanez. Dans toutes ces informations que vous lisez en rapport avec les événements cosmiques et terrestres présents et à venir, vous retrouverez un lien direct avec ce que vous vivez. Lorsque vous réalisez ce lien, vous réalisez que tout part de vous et c’est à ce moment précis que démarre votre engagement envers vous-même. Soyez convaincu de votre engagement, soyez convaincu que vous créez votre réalité. Nous ne vous parlerions pas de conviction aujourd’hui si vous étiez réellement convaincu et convainquant… pour vous-même naturellement! Car souvenez-vous que vous n’avez personne d’autre à convaincre que vous.

Chers collaborateurs, permettez aux énergies de dimension élevée de passer à travers vous, vos cellules et de stimuler en vous de nouveaux programmes avec l’aide de la plénitude et la gratitude. Plus vous êtes dans cette plénitude et cette gratitude, plus vous permettez le déploiement de l’amour en vous et sur cette terre. Contactez vos intentions, vos convictions, votre moi profond, contactez ce pouvoir intérieur qui est en vous afin de déployer pendant le prochain mois des émanations propices à la création. Les mois précédents vous stimulaient à trouver vos intentions, à découvrir vos convictions. Maintenant que cette découverte est accomplie, il est temps pour vous de les émettre, de les vibrer, d’habiter ces convictions.

La conviction est une énergie légèrement tranchante et parfois dérangeante. Cette énergie a besoin d’être exprimé et fera bouger votre vie. Vous êtes à l’étape d’exprimer ces énergies décisives, à l’étape de devenir cet outil de transformation. Nous vous invitions à vous retirer quotidiennement afin d’émettre vibratoirement ces intentions, ces convictions. Vous êtes divinement accompagnés dans ce processus, un déploiement d’aides invisibles s’affairent présentement sur terre afin de propulser ces intentions et de les multiplier. Souvenez-vous, ces intentions ne sont pas planétaires, mais personnelles et vous recevez de l’aide à un niveau personnel pendant tout le mois qui vient. Vous êtes accompagnés chers collaborateurs, vous êtes tendrement aimés.

Plusieurs auront des sensations de tristesse car un détachement d’anciennes valeurs se produit présentement. Et à un autre niveau, il y a aussi des guérisons au niveau physique, mental et émotionnel qui se produisent et se produiront, ces guérisons catalysant des réunions avec des êtres visibles et invisibles, afin de vous propulser de l’intérieur vers l’extérieur. Guérisons, réunions, unions, chacun entrant dans un processus fusionnel avec lui-même relié à la vibration de sa conviction.

Ne mélangez pas le travail personnel au travail planétaire, car il y a encore un travail individuel à faire sur vous-même. Ne perdez pas contact avec cette réalité. Certes, vous avez cette pulsion très grande de servir et d’aider, mais, premièrement, devenez votre propre serviteur, soyez votre propre thérapeute, fusionnez d’abord en vous et voyez par la suite la création du processus intérieur se dérouler. Vous voulez créer à l’extérieur, alors habitez votre intérieur.

Vous voulez un partenaire dans votre vie, créez-le d’abord à l’intérieur, devenez ce partenaire pour vous-même, vous voulez une maison, créez-la à l’intérieur de vous, habitez-la, habitez-vous. Vous désirez un travail enrichissant, goûtez ce travail en vous, enrichissez-vous de cette énergie, vibrez-la. Aucune nouvelle notion ne se trouve dans ces énoncés, simplement un rappel de la conviction et de l’intention. Vous êtes votre plus beau terrain de jeu et vous ne le voyez pas; vous êtes le plus beau terrain d’expérimentation et vous ne l’utilisez pas.

Vous êtes l’outil parfait pour la création. Comme s’il y avait un clou devant vous et que vous ne voyiez pas le marteau. Ne cherchez pas le marteau, il est là, il est en vous, il est vous. Vous êtes l’outil ultime de création. Soyez-en convaincu et utilisez-le, utilisez-vous! Vous pouvez planter des clous tant que vous le voulez, mais si vous ne réalisez pas que vous êtes le marteau, vous ne pourrez ancrer consciemment vos convictions, vos intentions, vos réalisations. Réappropriez-vous l’outil de la création ultime et parfait, vous-même, consciemment, amoureusement, divinement!

Les Archanges, canalisation de Louise Nassif

La vraie communication, c’est une question de choix!

Être à l’écoute de soi et des autres, ce n’est pas facile, mais on peut en prendre une bonne habitude…

Le mot communication est un terme général qui permet d’établir une relation avec autrui et de transmettre la diffusion de messages auprès des individus. C’est aussi un moyen d’informer son entourage du besoin et de l’image que chaque individu projette.

Une communication positive rapproche et unit toute personne sans obligation, sans contrainte à ses pensées, ses valeurs et à sa vision philosophique. Articuler des paroles, c’est très différent que d’échanger un point de vue ou de trouver un terrain d’entente par l’entremise d’une discussion; on se doit de réaliser la différence entre une communication véritable ou un échange sans valeur. Le partage, la souplesse, la compréhension et l’adaptabilité sont des voix favorables et efficaces pour stimuler l’écoute attentive de soi et des autres.

L’ensemble de notre être transmet tous nos sentiments. En tout premier lieu, nos paroles sont captées par les oreilles, puis s’enregistrent dans le cerveau et la puissance de ces paroles s’inscrit dans la pensée et le cœur. L’impact et l’importance de ces paroles permettront d’obtenir un effet bénéfique et rassurant par la compréhension, l’encouragement et la tendresse ou auront un effet nuisible et blessant, pouvant causer un tort irréparable, même catastrophique qui risque d’éloigner à tout jamais la famille ou les amis.

Trop souvent, nous prononçons des mots inconsidérés et nous manquons de sagesse. Nous sommes tous prêts à nous faire entendre, nous parlons durant des heures, notre langue ne se fatigue jamais, nous sommes persuadés d’avoir quelque chose d’important à dire. Mais si nous écoutions attentivement les autres, nous éveillerions en nous une étendue de connaissances et de valeurs sereines qui mèneraient à une écoute attentive et constructive.

Fréquemment, des gens se disputent et se séparent faute d’écoute. L’ensemble de nos paroles devraient permettre à chaque individu de partager ses désirs, d’accueillir les sentiments et d’éveiller en soi la qualité d’humilité pour permettre d’établir ce que l’on appelle un véritable dialogue.

On dit que trop parler nuit, et pas assez, détruit. Alors, permettons à ce petit muscle de s’exprimer afin d’adoucir nos conversations et d’enrichir nos connaissances de façon harmonieuse, éloignant ainsi la détérioration de chaque individu et la solitude.

La communication, c’est surtout être à l’écoute. Lorsqu’une personne partage son sentiment, elle n’est pas à la recherche nécessairement de conseils ou de solutions, elle ne veut pas convaincre personne, mais tout simplement s’exprimer et comprendre ce qui se passe en elle. Nous avons tous une volonté et des ressources pour travailler sur nous-mêmes. Alors, lorsque vous écoutez quelqu’un, entendez et ressentez bien ce qui est dit, car le moment viendra où vous aimerez sans doute être écouté à votre tour.

Pour conclure, je vous fais l’invitation de laisser à votre cœur la chance d’ouvrir ses portes d’écoute. Le temps passe parfois trop vite et beaucoup de gens prêtent l’oreille sans être attentif. À cet effet, je vous souhaite de découvrir à travers votre quotidien un regard sincère rempli d’amour, de compréhension et, pourquoi pas, une bonne communication.

Vivre et laisser vivre

Est-ce que les marques déterminent votre valeur?
Trop souvent, on se laisse influencer. On laisse nos parents, nos collègues, la télévision, les magazines nous dicter comment nous devrions être et penser. Comment nous devrions vivre et s’habiller. Ce que nous devrions conduire et habiter. Une grande maison sur la Rive-Sud et un chalet dans le Nord, c’est bien. Mais encore faut-il avoir le goût d’y être. Que ça raisonne avec qui nous sommes. Et surtout, bien évaluer le ou les revenus à générer, simplement pour payer les intérêts du banquier.

En réalité, trop peu d’entre nous nous arrêtons pour nous demander ce qui nous rend vraiment heureux dans la vie. À quel moment, dans quelles circonstances et entouré de qui, sommes-nous à notre mieux. Je fais souvent remarquer aux amis qui se joignent à ma femme et moi pour souper, chez nous ou ailleurs, que même milliardaire, on ne pourrait apprécier plus la soirée que nous passons ensemble.

Ne vous trompez pas sur moi, je ne parle pas ici de simplicité volontaire, mais bien de priorités et de la découverte de qui on est.

Qui êtes-vous? Êtes-vous vraiment du type à apprécier une bouteille de vin à 1 000 $? Ou êtes-vous tout aussi heureux avec une bouteille de vin à 20 $ que vous découvrez avec votre douce moitié? Croyez-vous vraiment que votre voisin au feu rouge est 3 fois plus confortable que vous dans sa voiture de luxe? Parce que c’est probablement par 3 que vous devriez multiplier le prix de sa voiture en rapport à la vôtre…

Qu’y-a-t-il dans une marque soit dit en passant? Le besoin de dire au monde entier « regardez! J’ai réussi! ». Alors qu’en réalité, la marque du véhicule que quelqu’un conduit n’a rien à voir avec le fait qu’il ait réussi ou non. Eugène Tassé, un développeur immobilier de l’Outaouais, qui est plusieurs fois millionnaire m’a dit un jour : « Yannick, ça te fait quoi à toi que je conduise une Cadillac ou une Mercedes? ». J’ai répondu « Rien ». « Voilà! » a-t-il dit. « Alors que je conduise une Mercedes ou une Honda, ça ne change rien à ta vie! Donc, je conduis une voiture pour moi. Et je serais idiot n’est-ce pas, de m’endetter pour un tas de ferrailles non? »

Pensez-y! Est-ce que vous allez laisser une marque de voiture ou de vêtement, ou même un quartier, déterminer qui vous êtes ou ce que vous valez? Eh bien trop souvent, oui! Et si c’était la réalité, nous ne valons pas grand-chose en réalité. Puisque tout est emprunté!

Soyez plutôt fier de qui vous êtes et de ce que vous faites. Faites le bien, avec passion. Et portez attention à ce que vous dépenser. L’argent est relativement facile à gagner. C’est de ne pas le dépenser qui cause problème. Demandez-vous simplement, lorsque vous vous apprêtez à dépenser votre argent au restaurant ou sur des gadgets plus ou moins essentiels… « En ai-je vraiment besoin? » Et, « Est-ce que je veux cette chose vraiment ou plutôt pour le sentiment que je crois qu’elle m’apportera? »

Relisez bien cette phrase. Voulez-vous vraiment le chalet à 4 chambres? Ou voulez-vous le chalet parce que vous croyez qu’il vous apportera une sensation que seul un chalet avec 4 chambres vous apportera… Alors que vous êtes 2 et sans enfants! Voulez-vous vraiment une Porsche? Ou plutôt « ressentir » ce que vous « espérez » ressentir quand vous serez au volant? C’est à dire « important », privilégié, et quoi d’autre? Épargnez-vous des milliers de dollars en développant le réflexe de vous sentir important parce que vous avez de bonnes valeurs et contribuez à votre entourage et la société. « Soyez avant de faire et faites avant d’avoir » a dit Zig Ziglar.

Posez-vous la question : « Pourquoi est-ce que je veux ce que je veux?». Si vous avez des raisons qui vous suffisent et qui justifient la dépense, alors plongez! Tout en gardant l’équilibre, dans tout. Sinon, retenez-vous. Rappelez-vous que vous n’avez rien à gagner à impressionner la galerie. Vivez pour vous. Et laissez les autres… payer le banquier.

Dix chiffres, une forêt et un voyage vers soi

Vivre est une aventure au parcours incertain vers une destination inconnue. Le chemin de nos vies se trace au fur et à mesure que nous mettons un pas devant l’autre. Ce voyage peut être source de terreur ou de joie.

En ce début d’année 2008, où ses chiffres s’additionnent pour nous donner le chiffre UN, je vous propose de voyager ensemble et de faire 10 pas en forêt, la forêt de nos vies, la forêt de qui nous sommes au fond de nous, unique et en harmonie avec soi-même et autrui.

Installez-vous confortablement, assis, couché ou debout, dans un lieu calme et serein. Joignez les mains sur le ventre et laissez aller votre imagination. Imaginez une forêt, la forêt de vos rêves où vous pouvez être qui vous êtes réellement au plus profond de votre être, en toute sécurité. Rien ne peut troubler votre bien-être. Voyez, sentez, touchez, entendez, humez, créez le sol, le sous-sol et le ciel de votre forêt. Respirez.

Un, souriez-vous. Souriez à chaque partie de votre être physique, mental, émotif, historique. Laissez ce sourire emporter avec lui, alors qu’il traverse votre corps de la tête aux pieds, tout ce dont vous ne voulez plus.

Deux, laissez vos pieds fondre dans le sol de votre forêt, chaque expiration vous ancrant de plus en plus dans votre vie.

Trois, comme un arbre dans le bois de votre forêt, laissez vos racines plonger dans l’humus de votre terre, votre tronc pousser grand et fort et s’élever vers le ciel de vos aspirations.

Quatre, sentez un grand feu brûler dans votre ventre, au cœur de vous-mêmes, et vous nourrir de son énergie bienfaisante.

Cinq, venant de vos profondeurs dans votre ventre, cette énergie sort de vos doigts et de vos orteils et va enrichir le monde autour de vous. Et plus vous vous exprimez ainsi, plus vous recevez de l’énergie en retour, qui va nourrir votre être dans votre ventre.

Six, vous sentant baigner dans une eau lourde qui vous tient en place sans effort de votre part, vous êtes en communion avec le reste de l’univers et le reste de l’univers avec vous. L’un et l’autre se créant simultanément.

Sept, imaginez-vous au septième ciel, suspendu par des ficelles comme une marionnette à cordes, où vos valeurs les plus grandes dans votre vie — tout ce qui compte vraiment pour vous — vous animent et guident votre conduite.

Huit, à chaque inspiration, les pores de votre peau s’ouvrent et vous absorbez l’énergie de la vie; à chaque expiration, vos pores se referment et cette belle énergie s’en va en vous se lover dans chacune de vos cellules et les régénère. Chaque moment est une vie neuve.

Neuf, inspirez encore. Comme un trou noir, vous vous refermez sur vous-mêmes et ne laissez rien sortir. Expirez. Comme la plus brillante des étoiles vous scintillez de tous vos feux, illuminant le monde, l’univers de votre richesse.

Dix, comme un tourbillon, laissez se combiner un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf et même dix, dans l’ordre et le désordre, comme cela vient, sans vous attacher à aucun. Le laissant venir à sa guise et le laissant aller de même. Comme nos vies viennent et vont depuis toujours et pour toujours, dans une danse sans fin.

Notre voyage va bientôt se terminer. Retracez vos dans la forêt de vos rêves, dans le lieu où vous pouvez être qui vous êtes. Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un. Ouvrez les yeux. Reprenez contact avec le monde de tous les jours. Mais dites-vous aussi que cette forêt est là pour vous quand vous voulez bien y aller. Elle peut même ne jamais vous quitter — où vous, vous n’avez pas à en sortir. C’est à vous de choisir. Bonne année 2008 et 9 et 10!

La logique fait la balance, mais notre cœur tranche!

Lorsque l’on a des soucis, on demande parfois l’avis des gens qui nous répondent souvent par la phrase « écoute ton cœur ». Plusieurs se diront que cette phrase est typique et banale, mais détrompez-vous. Souvent, on doit écouter son cœur avant sa tête. Et comme on le dit aussi : « parfois, le cœur a ses raisons que la raison ne comprend pas »!

Chaque fois que l’on a un problème ou une décision importante à prendre, on a tendance à se compliquer la vie à force d’y réfléchir, et à se servir de la logique pour régler notre problème. Pourtant, quelques fois, on doit écouter son cœur avant sa tête si l’on veut être certain de se respecter dans sa décision.

Prendre une bonne décision, veut dire tenir compte de ses convictions, valeurs et intérêts et de les respecter. La logique nous éclaire sur nos convictions et quelques-uns de nos intérêts tandis que le cœur nous indique nos valeurs. Le cœur, c’est ce qu’on appelle aussi « la petite voix intérieure », celle que l’on ressent, celle que l’on doit toujours laisser parler. C’est elle qui détient la sagesse. Notre âme s’exprime. Après vient la logique, qu’il ne faut quand même pas négliger!

On doit bien se connaître pour prendre de bonnes décisions. S’il semble difficile pour vous de déterminer vos convictions, vos valeurs ou vos intérêts, vous pouvez les faire ressortir sur papier! Demandez-vous ce que vous trouvez sensé, ce qui est réellement important pour vous, ce qui vous motive. Ce petit truc vous permettra de remplir trois colonnes sous les thèmes mentionnés. Lorsque viendra le temps de prendre une décision, ou même trouver votre camp sur un sujet quelconque, vous saurez quelles « conditions » respecter!

N’oublions jamais d’écouter notre cœur en premier, car c’est tout de même lui, le grand sage! On ne peut se tromper lorsqu’on lui fait appel. La logique est souvent trompée par l’extérieur, mais notre cœur ou notre « petite voix intérieure » est bien à l’abri au fond de notre être. Quand la tête est désemparée, le cœur, lui, sait où aller.

Imaginez un instant où le monde serait si les gens n’écoutaient que leur logique; ouf! Ce serait sûrement bien pire que ça l’est déjà! C’est en réfléchissant à ce sujet que j’ai décidé de vous donner mon opinion, car j’ai l’impression qu’il y a beaucoup plus de gens qu’on le croit qui ne s’écoutent pas vraiment. Je termine en vous disant ceci : la logique fait la balance, mais notre cœur tranche! Écoutez votre cœur avant votre tête! C’est logique non?!