Vivez la vie à laquelle vous êtes vraiment destinés!

Je n’oublierai jamais le jour où je me suis décidée à changer ma vie. J’étais fatiguée d’être constamment malheureuse et de sentir que mon existence ne comptait pas. Je me souviens combien j’étais confuse, effrayée et si solitaire. À cette époque, j’étais en convalescence à la suite d’un accident et j’étais alitée jour après jour en me demandant ce qui s’était vraiment passé pour en arriver là.

Je me demandais pourquoi ma vie était devenue une source de frustrations. Plus le temps passait et plus cette question m’obsédait et je tentais de répondre à de simples mais profondes interrogations existentielles : « Suis-je heureuse, suis-je véritablement heureuse ou suis-je simplement en train d’effectuer un passage à vide au travers des années de mon existence? ». Puis, je me suis demandé : « Si j’étais morte dans cet accident d’automobile, est-ce que j’aurais pu honnêtement me dire que j’ai vécu l’existence à laquelle j’étais vraiment destinée? », Instantanément, j’ai pris conscience de la réponse. À ce moment précis où mes yeux étaient pleins de larmes, j’ai décidé de changer ma vie et je me suis promis que plus jamais je ne me contenterais de moins que ce que je pourrais devenir en acceptant de vivre pleinement. J’ai choisi de croire que nous sommes tous des gens ordinaires qui possèdent des chances et des opportunités égales dans la vie. La différence entre les gens réside dans le fait que certaines personnes ont décidé de quitter leurs zones habituelles de confort pour réclamer à juste titre la vie pour laquelle elles sont nées alors que d’autres abdiquent, paralysées par la peur de franchir une nouvelle étape. J’ai réalisé que le pouvoir de changer notre existence réside au plus profond de nous-même.

En découvrant nos convictions profondes, en demeurant fidèles à nos valeurs, et en prenant conscience de nos forces, nos pouvons atteindre tous les buts que nous désirons atteindre. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas la situation dans laquelle vous vous retrouvez maintenant, mais comment vous allez décider de vivre le restant de votre vie à partir d’aujourd’hui.

Consciente du cheminement que j’ai parcouru depuis tout ce temps, je sais que nous devons prendre certains risques même si nous en sommes effrayés. C’est normal d’avoir des craintes, mais ne laissons pas nos peurs prendre le contrôle de notre existence et nous stopper face au type de vie que nous désirons vivre.

Une des raisons pour laquelle peu d’entre nous réussissent à atteindre ce qu’ils désirent vraiment dans la vie réside dans le fait qu’ils ne focalisent pas sur les résultats à atteindre. Il faut nous concentrer sur l’objet de nos désirs et non sur notre frayeur. Il nous faut visualiser nos rêves, établir nos buts à atteindre et demeurer concentrés sur ces buts afin de réussir à franchir de nouvelles étapes. C’est seulement en appliquant ces principes que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé dans la vie.

Aujourd’hui, j’ai le privilège de pouvoir partager mon vécu avec les autres et de les encourager à franchir le portail des rêves qui se situent à la limite de leur imagination. Je vous lance le défi de suivre votre cœur et d’enfin vivre la vie que vous avez toujours souhaité vivre. La vie est un voyage et ce voyage ne s’arrête jamais, elle est en constante évolution, c’est un processus de croissance. Si vous décidez d’avancer, souvenez-vous de vivre chaque moment pleinement et d’enfin apprécier votre voyage!

Bien dans son poids

Dans notre société qui véhicule toutes sortes de « règles » au sujet du poids et de la silhouette idéale, il n’est pas toujours facile d’être « bien dans son poids ».

Qu’on ait un surpoids ou non, il semble, d’après ces barèmes, qu’on devrait toujours avoir quelque chose à changer, à transformer, qui ne soit pas acceptable chez soi, par exemple : être plus maigre, avoir le ventre plus plat, les seins plus fermes…

Même la personne qui présente la silhouette idéale, pour plusieurs, semble toujours avoir des traits ou des caractéristiques à retoucher, à remodeler.

La société dans laquelle on vit est intolérante envers toutes sortes de caractéristiques humaines. De nos jours, nous reconnaissons certaines de ces intolérances, comme le sexisme et le racisme, et y réagissons de plus en plus, quoiqu’il y ait encore beaucoup de travail à faire à ces niveaux.

Mais qu’en est-il des personnes qui ont un surpoids?

C’est comme s’il y avait un consensus silencieux de non-acceptation du surpoids et même un rejet autorisé des personnes qui présentent des rondeurs.

« Les enfants sont de plus en plus gros » disent les diverses études. Plusieurs causes (alimentation, manque d’exercices, etc.) sont identifiées pour expliquer cet état de fait. J’aimerais cependant ressortir un aspect peu entendu dans le discours habituel. Peut-être nos enfants ont-ils le message depuis leur plus jeune âge de leur entourage familial, scolaire, de la société, qu’ils ne sont jamais assez bien pour nos attentes d’adultes, pas assez performants, pas assez disciplinés, pas assez encadrés, … Trop d’enfants peut-être?

Dans la nature, quand un animal n’est pas assez performant, pas assez fort pour prendre sa place, pas assez imposant, il prend du poids pour devenir plus visible, plus impressionnant, plus à la hauteur… nous les humains, faisons aussi partie de la Nature.

Peut-être est-ce la réponse de nos enfants et de beaucoup d’adultes face à un monde de plus en plus intransigeant, qui ne fait pas assez de place à l’individu unique, aux différences de chacun, à l’acceptation de soi et des autres.

Les mots épanouissement, cheminement, progrès ne veulent pas dire perfection, surtout quand on réalise que ces « critères de perfection » sont dictés par des règles extérieures à soi et ne reflètent pas souvent nos valeurs profondes.

S’accepter et s’aimer dans ce que l’on est, être bien avec soi tout en s’épanouissant, c’est possible et c’est ce que je nous souhaite à tous, enfants, grands et petits, en ce début d’année 2004.

Être à l’écoute : un défi au quotidien…

ÉCOUTER : rien de plus simple, pourrait-on croire. Pourtant, il s’agit d’un art, parfois difficile à maîtriser. En effet, comprendre le point de vue de la personne qui nous parle, tenter de saisir comment celle-ci vit sa situation, capter ce qui est important pour elle, cela peut être exigeant. Puisque chacun de nous est unique et perçoit ce qu’il vit selon une expérience qui lui est propre, comprendre ce que la personne vit de l’intérieur ne va pas nécessairement de soi. Cela nécessite qu’au moment où nous sommes à l’écoute de l’autre, nous mettions de côté nos propres croyances, nos propres valeurs, nos propres convictions, nos propres émotions. Cela nécessite que nous entendions ce que la personne nous dit, tout autant avec notre cœur qu’avec notre tête.

Si l’écoute comporte ses exigences, n’oublions pas les nombreux bienfaits qui y sont associés. D’une part, si elle se sent acceptée et comprise dans ce qu’elle vit, la personne qui est entendue sera mieux équipée pour faire face à ses difficultés. – Car nous avons tous besoin de nous sentir compris et acceptés tels que nous sommes : il s’agit là du besoin fondamental de tout être humain. Et ce, aujourd’hui peut-être plus encore que jamais, en ces temps marqués, entre autres, par les restrictions financières et l’éclatement des familles. – D’autre part, la personne qui est à l’écoute pourra se sentir touchée par la confiance qui lui sera témoignée; elle aura conscience d’avoir participé à un échange à la fois riche et vrai.

Si vous souhaitez relever le défi de l’écoute, dans votre vie de tous les jours, voici quelques points à retenir :

Être à l’écoute,
c’est accueillir l’autre tel qu’il est, dans sa différence;
c’est encourager l’autre à nous parler de ce qu’il vit, sans le juger;
c’est tenir compte des besoins et des capacités de la personne qui nous parle;
c’est éviter de dire des généralités et prendre le temps de réfléchir avant de parler;
c’est éviter les conseils et respecter le choix de la personne;
c’est être attentif au non-verbal de la personne;
c’est poser des questions quand on ne comprend pas;
c’est être capable de reconnaître ses propres limites;
c’est prendre conscience de ce que provoquent en moi les propos de l’autre;
c’est se laisser guider par l’autre, sans être directif.

Bref, être à l’écoute, c’est une manière d’être qui s’apprend, au fil du temps. Une manière d’être qui peut faire toute la différence…

La spiritualité au quotidien

Dans ma quête de spiritualité, qui dure depuis une trentaine d’années, j’avais trouvé une belle philosophie, mais qui n’était pas enracinée dans ma réalité concrète. Il restait un malaise et je me questionnais sur l’utilité du spirituel dans la vie quotidienne.

Ce questionnement m’a amenée à découvrir l’importance du moment présent, de la présence à soi et à ce qui se vit dans notre corps. Pour moi, il est devenu évident que le corps et l’esprit étaient liés. Je me suis tournée vers l’étude de nos différents corps énergétiques, des chakras, et des conséquences sur tous les plans de leurs diverses affectations.

Avec le temps, j’ai réalisé que pour être en accord avec toutes ces parties de moi, le corps, l’esprit, l’âme, il me fallait apporter des changements dans mon mode de vie à plusieurs niveaux. Rendre le quotidien spirituel. M’aimer inconditionnellement avant d’arriver à aimer les autres de cette façon. Me créer un environnement qui respecte qui je suis et mettre mes aptitudes au service de la communauté, par un travail plus en accord avec mes valeurs ou par du bénévolat auprès de divers organismes.

Cette prise de conscience a été plutôt insécurisante puisqu’elle impliquait des changements majeurs.

Mon âme souffrait d’être à Montréal, loin de la nature, et déménager à la campagne impliquait de refaire des liens dans un autre lieu. Parfois, il est plus facile de demeurer dans notre connu même s’il ne nous satisfait pas. Les grands changements demandent beaucoup d’énergie et le courage d’affronter l’inconnu.

Après plus d’un an dans les Laurentides, j’ai trouvé de nouveaux groupes d’appartenances, dont un groupe de réflexion et un groupe de méditation, et je me sens plus en paix avec moi-même. J’ai repris l’écriture pour divers médias. J’ose espérer trouver un travail dans la région afin de participer au bien-être de la collectivité où je vis, plutôt que celle d’une ville devenue étrangère. Je me sentirais enracinée, je pourrais déployer mes ailes et offrir le meilleur de moi-même, en me sentant entière et au bon endroit. Mon quotidien devient de plus en plus spirituel!

L’impact de nos croyances

« Nos pensées déterminent notre réalité. » Cette pensée est elle-même si courante ces jours-ci, elle en est devenue un cliché. Mais à quoi pensons-nous donc? Cela dépend de nos croyances. Et puisque ce sont ces mêmes croyances qui déterminent ce que nous croyons possible, il importe de nous libérer des croyances qui nous bloquent la vue et la vie. Mais attention : les identifier n’est pas facile puisque nos croyances sont tissées dans tous les aspects de notre vie…

Qu’on soit homme ou femme, chacun de nous a une personnalité à deux côtés : un aspect féminin et un masculin. Le côté féminin de notre être est la partie réceptive de nous, celle qui inclue l’intuition, la chaleur humaine, la compassion et l’esprit de partage. L’autre versant de notre personnalité, notre côté masculin, manifeste d’autres aspects de notre être, des aspects plus agressifs, dominants et axés sur la survivance par la voie du conflit et de la compétition. Malgré que ces aspects masculins aient été la clé de notre survie en tant qu’espèce, les choses ont beaucoup changé depuis notre arrivée sur la scène… Puisque c’est l’humanité elle-même qui menace maintenant la survie de la planète, il nous importe de changer de direction et de retourner à nos valeurs féminines de compassion et de coopération. Mais faire volte-face est plus difficile qu’il ne semble à prime abord. C’est ainsi parce que nos pensées et nos actions sont façonnées par nos croyances, des croyances que nous avons développées au cours des siècles, de croyances qui varient énormément entre elles, selon notre race, notre culture, notre religion et même notre langue et notre éducation.

Malentendus et divisions
Surtout axées sur la confrontation, nos croyances à tendance masculine provoquent souvent le jugement, les préjugés, la discrimination et l’intolérance. Tout ça contribue à augmenter notre peur de l’inconnu et à nous isoler les uns des autres. De plus, cette situation est exagérée par le fait que la grande majorité de nos convictions nous ont été inculquées durant notre tendre enfance, à une époque où nous étions incapables d’évaluer la véracité ou les conséquences des croyances que l’on nous enseignait. Réalistes ou pas, bénéfiques ou pas, ces mêmes croyances forment la base de nos valeurs et de nos convictions. Renforcies continuellement par nos pensées et nos actions répétitives, ces mêmes convictions deviennent des certitudes puis des « vérités ».

Se libérer de nos croyances
Il importe de comprendre que nos certitudes peuvent être rattachées directement à notre enfance et que les émotions auxquelles elles sont reliées résultent de mécanismes instinctifs. Ayant compris cette simple vérité, nous sommes en mesure de mieux réévaluer nos croyances, de les remettre en question, de nous libérer de celles qui sont désuètes et même de formuler de nouvelles croyances qui correspondent plus fidèlement à notre réalité présente.

Par la suite, nous pourrons plus facilement accepter les autres et cesser de juger leurs croyances. Compléter cette transformation nous permet aussi de mieux voir jusqu’à quel point nos croyances affectent aussi notre libre arbitre. En effet, lorsque nous agissons seulement d’après nos convictions de base, sans jamais les remettre en question, nous n’exerçons pas un choix réel; nous ne faisons que suivre notre programmation.

Faciles à manipuler et à exploiter
Il y a longtemps que les groupes de pression de tous genres ont compris à quel point il est facile de nous manipuler et de nous exploiter par la voie de nos croyances. Ils ont compris qu’il leur suffit d’influencer nos croyances pour contrôler nos comportements, nos désirs, nos peurs, nos inclinations idéologiques… et nos achats.

En tant qu’énergies en mouvement perpétuel, nos émotions peuvent être bloquées par des croyances restrictives, elles en viennent à dicter notre perception du bien et du mal et toutes nos préférences. Elles nous poussent à répéter continuellement les mêmes actions et réactions.

Nous créons notre propre réalité
D’elles-mêmes, nos émotions sont neutres. Ce sont nos pensées qui les orientent vers le positif ou le négatif. De cette façon, chacun de nous crée sa propre réalité en investissant continuellement ses pensées selon ses croyances particulières. Plus nous nourrissons nos croyances, plus nous avons tendance à les percevoir et à les définir comme étant les seules vérités valables.

Mais la vérité ultime est une chose qui n’existe pas. La seule vérité qui importe est celle que nos émotions nous portent à croire et à ressentir au moment présent. Toute autre « vérité » est fabriquée à partir de conjectures provenant de notre inventaire culturel et personnel de croyances, d’idées préconçues, d’expériences antérieures et de toutes les conclusions que nos expériences nous ont porté à former.

Plus nous essayons de rectifier les comportements sociaux négatifs, plus il devient évident que nous ne parviendrons jamais à les corriger en nous attaquant directement aux crimes et aux délits. Ces méfaits ne représentent que la manifestation extérieure de croyances erronées. À moins que les convictions de base ne soient changées de l’intérieur, les mêmes problèmes vont continuer à proliférer.

Le rôle du principe féminin
Tant que notre société perpétue le déséquilibre en excluant le féminin de la gestion des nations, des organismes et des communautés, la domination du masculin va se poursuivre et nos sociétés vont continuer de croire que le pouvoir, le contrôle, la peur et l’argent sont des phénomènes « normaux ».

Il est important surtout dans tout ça de se rappeler que nos croyances ne sont pas sacrées. Nous avons le droit, même la responsabilité, de faire évoluer nos modes de pensées plutôt que de nous raccrocher vainement à des fausses croyances et à des vérités périmées qui contribuent au déséquilibre du monde actuel.

Il est grand temps de redécouvrir l’aspect féminin de notre être afin que l’ordre, l’intégrité et la justice puissent enfin renaître. La peur est le dernier obstacle que nous avons à vaincre avant de pouvoir réclamer notre véritable héritage – l’harmonie entre les aspects féminins et masculins de nos êtres et de nos vies.

C’est la clef qui peut enfin ouvrir la porte de notre amour de soi.

S’affranchir de la peur de la différence

Le Christ est venu. Il était différent et ses propos dérangeaient… on le crucifia. Dans l’inconscient collectif, il y a en mémoire les supplices faits aux premiers chrétiens, les bûchers fumants des herboristes-sorcières, l’internement d’illuminés et plus encore. Inconsciemment ou non, nous en subissons des influences, dont la peur de la différence.

Adolescent, à la sortie du clan familial, nous cherchons la protection que procure l’appartenance à un autre clan et nous affichons les couleurs de ce dernier. Adulte, les signatures de nos vêtements informent sur notre rang social. Quant à l’auto et la résidence, elles reflètent la réussite financière. Quand la société m’apprend à m’identifier à l’avoir, comment puis-je m’identifier à l’être? Comment trouver ses vraies couleurs quand se trouve à l’intérieur de nous, en somnolence ou non, une peur de la différence?

La véritable connaissance de soi ne passe pas par le regard des autres, mais par mon regard intérieur. Malheureusement, trop souvent celui-ci fait suite à la souffrance affective ou physique. Une quête d’identité, c’est aussi une quête d’origine. À cette fin, il est aidant de se dévêtir des valeurs de la société afin de pénétrer dans notre environnement psychique non pas en juge, mais en témoin. Bien que nous y découvrirons nos complexes, nos patterns et nos blessures, ne nous leurrons pas, nous ne sommes pas ces aspects de nous non évolués. Nous sommes la trame de fond, la fibre originelle qui vibre à la fréquence de notre âme.

Dans notre monde de l’ego et de la personnalité, comment m’identifier à l’âme? En entrant dans notre royaume intérieur, où la connaissance intuitive et l’expérience psychique l’emportent sur la connaissance apprise. La clé de cet univers intuitif est le calme, la détente et le silence intérieur.

Ma voix intuitive est un chuchotement à l’âme. Elle est imperceptible quand le mental jongle avec le quotidien. Tout comme on garde contact avec les cosmonautes lorsqu’on les envoie sur la lune, mon âme dans sa combinaison corporelle demeure en contact avec son origine via sa voix intuitive. Lors d’un voyage spatial, il y a des temps où la communication est interrompue, il en est de même lors de notre passage sur terre quand nous sommes centrés sur le monde extérieur.

Du point de vue de l’âme, la véritable richesse est l’expérience. Cette dernière nous fait vivre des émotions. L’intensité de celles-ci enregistre la connaissance expérimentale que nous apporterons avec nous en quittant la planète. Ce départ n’a jamais été accompagné de grandes richesses; nous n’apportons que la connaissance acquise par nos expériences et non les biens matériels.

Le but du voyage est de développer et d’expérimenter mes talents, mes dons. Voilà mes vraies couleurs : mes talents et mes dons. Vivre dans sa vérité, c’est vivre en harmonie avec ce que je suis plutôt qu’en artiste comptable agréé par exemple. Quand je suis loin de mon énergie et de mes couleurs, je n’ai pas une grosse force d’attraction. Progressivement, j’éteins mon charisme et j’attire à moi peu de clients. Mon milieu de travail ne syntonise pas ma fréquence psychique et ne me recharge pas vibratoirement. Je deviens un candidat propice à un épuisement professionnel.

Vivre vrai, c’est s’engager, face à son âme, à réaliser ses rêves. Quelques minutes de silence mental au quotidien permettront à ma voix intuitive de me guider. À l’écoute de cette communication psychique, j’apprendrai, au fil des jours, à vivre ma vraie nature. La synchronicité de l’univers viendra collaborer à faire ma place, à créer un rayonnement dans le domaine de mes dons. Mes réalisations nourriront mon âme et son énergie accroîtra mon charisme.

Vivre en affichant mes couleurs (talents et dons), telle est la manière de vivre en harmonie avec mon âme et de prendre ma place en irradiant la joie de vivre. Attention, danger, le bonheur est contagieux.

Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit

« Mon Dieu! Le plus souvent l’apparence déçoit. Il ne faut pas toujours juger sur ce qu’on voit » aurait dit Molière. Mais en fait, qui peut se vanter de ne pas juger sur les apparences? Qui n’a pas secrètement porté de jugement sur une personne qui avait « l’air pouilleux » ou qui avait « l’air d’un nerd »? Une femme avec une tenue légère devient souvent « une traînée » aux yeux de plusieurs. Et les tatouages? Vous pensez quoi des gens qui ont des tatouages?

Très honnêtement, je porte des jugements. Je ne suis pas pire ou mieux que vous. Mais surtout, je ne m’arrête pas à ceux-ci, ni aux premières impressions que donne une personne. J’ai trop vécu d’expériences me prouvant qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Je crois aussi qu’on a tous droit à de faux pas ou de mauvaises journées; ces journées où on se dit qu’on aurait dû rester couché.

J’ai en tête le cas d’un jeune homme en particulier. Je venais de me faire à l’idée que l’entreprise était prête à embaucher un représentant aux ventes. Des candidats répondaient à l’annonce du poste. J’ai donc dû passer quelques entrevues. Lorsque arriva le tour du jeune homme en question, il se présenta en veston de cuir propre et en jeans avec à la main, croyez-le ou non, un café Tim Horton!

Quelqu’un d’autre aurait peut-être simplement tourné les talons et renvoyé le jeune homme chez lui, mais au point où j’en étais, je me suis dit que je lui donnerais cinq minutes avant de me faire une idée définitive. Il m’expliqua qu’il était à son compte et avait tout essayé pour faire de son commerce de pièces de performance pour autos un succès. Après m’avoir expliqué son cheminement personnel et pourquoi il voulait tenter sa chance chez nous, ce fut à mon tour de parler.

« Premièrement, Daniel (nom fictif), je trouve inacceptable la façon dont tu t’es présenté à mon bureau aujourd’hui. Tu devrais savoir que les apparences sont si importantes lors d’entrevues et encore davantage quand il s’agit d’une entrevue pour un poste de « représentant » d’une entreprise. Daniel, quand tu rencontres quelqu’un, tu as trois secondes pour faire une première bonne impression. Aujourd’hui, je ne sais trop pourquoi, j’ai accepté de te rencontrer. Et si ce n’est que la seule chose positive qui sorte de notre rencontre, j’aimerais te laisser avec un conseil. »

« Le conseil que j’aimerais te donner, et libre à toi d’en faire ce que tu veux, c’est de te mettre à l’image de la personne que tu veux être. Pas tant celle que tu es, mais celle que tu cherches à devenir. » Et je pris quelques minutes additionnelles pour discuter avec Daniel de mon entreprise et du genre d’individu que je cherchais pour travailler à mes côtés. Il m’écoutait attentivement et à la fin de notre entretien, alors qu’il me remerciait pour les bons conseils, Daniel me dit : « pouvez-vous me donner une autre chance? ». « Qu’est-ce que tu veux dire? » lui dis-je. « Demain, même heure, je reviens et vous verrez comment j’apprends vite. » Je réfléchis un instant et lui répondis de voir avec mon adjointe à la sortie du bureau. Si j’étais libre, j’accepterais de le rencontrer à nouveau.

Le lendemain, je vis son nom à mon horaire et quand je me levai pour aller le rencontrer dans la salle d’attente de notre bureau, quelle surprise! Daniel arborait un complet tout neuf, mallette à la main, sans café, et affichant son plus beau sourire. « Wow Daniel! » lui dis-je en lui serrant la main. « Ça donne tout un autre effet! Viens qu’on passe au bureau pour discuter de ce que tu peux faire pour nous. » Et nous avons discuté pendant une bonne heure des produits et services que notre entreprise proposait et du travail de représentant en question.

Une vraie fin de conte de fée vous dites-vous? Pas tout à fait. Daniel avait encore beaucoup de lacunes dans sa compréhension de nos produits et n’avait pas complètement fait ses devoirs sur notre entreprise. Je me mis donc, pour la deuxième fois en 24 heures, à rabrouer Daniel. « Tu as la chance inouïe d’obtenir une deuxième entrevue et tu crois que le simple fait de t’être acheté un beau veston fasse le truc? Désolé mon vieux, mais tu t’es trompé. Tu as le look, mais il te manque maintenant le contenu. Et je ne sais pas ce qui me prend de le faire, mais je vais te donner une autre chance. Oui, encore une.

Je te donne cette fois une semaine pour faire tes devoirs, faire des recherches, étudier sur tout ce dont je t’ai parlé ce matin et apprendre tout ce que tu peux sur notre entreprise. Reviens me voir dans une semaine. À ce moment-là, je serai le client et toi le représentant de chez Yannick.net. Tu me vends? Je t’engage. Tu manques la vente? On arrête tout. Ça va? » « Super! » me dit-il. « Vous ne serez pas déçu! » me lança-t-il en quittant le bureau.

La semaine suivante, Daniel me fit une présentation non sans erreurs. Mais il avait fait ses devoirs. Il en savait plus sur moi que certains de mes employés et avait fait beaucoup de lecture sur nos produits et connaissait notre compétition. Il venait surtout de me démontrer qu’il apprenait vite et qu’il était quelqu’un en qui on pouvait investir.

En l’espace d’un mois, Daniel est devenu – et en détient le titre encore à ce jour – le meilleur représentant aux ventes de notre entreprise. Daniel a vite compris qu’en communauté, on est jugé rapidement et que s’il était tombé sur un employeur qui a tendance à se fier aux apparences, il serait encore en train de se chercher un emploi, café à la main.

Soyez vous-même! Mais le vous-même que vous voulez devenir. Osez vous habiller, vous comporter et parler comme la personne que vous aspirez devenir! Dites-vous que vous rencontrerez toutes sortes de guides et d’indices le long de votre route. Ils vous permettront de vous ajuster et des tests mesureront à quel point vos convictions sont solides pour atteindre vos objectifs. À quel point voulez-vous vraiment devenir cette personne? Les apparences ne font qu’un temps. On ne peut jouer la comédie indéfiniment. Assurez-vous donc de bien définir la personne et les valeurs que vous voulez projeter.

Bon courage et n’attendez plus pour passer à l’action. Bâtissez la vie dont vous rêvez dès maintenant. Une action à la fois.

Soyons prêts

En ces temps de grands changements, une importante prise de conscience s’impose face aux valeurs que nous désirons inculquer à nos enfants. Notre gouvernement canadien dans www.preparez-vous.ca nous propose des préparatifs à faire en cas de sinistres et de catastrophes naturelles potentielles. C’est un avertissement sérieux dont la population devrait tenir compte.

L’accès dès l’enfance aux mondes virtuels (ordinateur, jeux vidéo, etc.) plonge nos enfants dans une fausse réalité. Ces appareils nous mettent en contact avec une source d’information gigantesque. Ces données contiennent tous les paramètres pour apprendre à créer et à vivre dans un monde meilleur. Mais elles contiennent également tous les paramètres pour créer un monde illusoire.

Le devoir des parents est d’utiliser ces supports pour enseigner les valeurs intrinsèques de base. Le défi est d’éviter de se servir de ces appareils comme moyens compensatoires pour occuper leur progéniture. Le mode de vie des parents actuels, axé sur la surconsommation et submergé par le tourbillon illusoire de la vie, limite le temps disponible au transfert des connaissances essentielles qui font partie d’une saine réalité.

Les parents doivent prendre conscience que l’éducation doit se faire d’abord à la maison. Les systèmes scolaires et sociaux ne sont que des supports. Ils apportent un supplément de connaissances programmées. Les vraies connaissances et valeurs transmises par nos ancêtres disparaissent avec le départ des arrière-grands-parents et des grands-parents. Leurs enfants ont choisi la facilité et l’illusion du monde de consommation qui les rendent victimes et tributaires du système…

Ces catastrophes potentielles annoncées par nos gouvernements seraient-elles un moyen détourné que la vie prend pour éveiller notre conscience afin de sauver notre humanité avant sa destruction totale par nos inconséquences?

La vie prend souvent des détours incompréhensifs aux êtres humains pour nous garder sur la lancée de la création.

À l’aube de ces temps nouveaux, nous faisons face à un choix…

Sommes-nous prêts en tant qu’humanité à faire un pas vers la maturité et la conscience et à agir avec respect pour le maintien de notre équilibre social et de l’équilibre écologique de notre planète? Avons-nous besoin de grandes catastrophes mondiales pour nous éveiller et faire le pas vers un avenir plus sain?

Nous sommes présentement face à ces décisions et c’est chacun de nous par son attitude et ses actes qui influencera le cours des événements.

N’est-il pas temps de retourner aux sources? Nos enfants sont prêts et intéressés. Dans mes ateliers, des parents aussi bien que leurs enfants se sont montrés soucieux d’apprendre : les plantes indigènes comestibles et médicinales, la fabrication de savons écologiques et toutes les techniques pour être prêts…

Redécouvrir les manières simples de vivre apporte toujours avec elles la joie et le plaisir. Le contact avec la nature nous apporte de plus grandes satisfactions qu’une image de plante sur Internet.

Le plus grand investissement qu’un parent peut faire est de transmuter sa consommation illusoire de ce monde, en une transmission mature et consciente des valeurs intrinsèques à la plus grande richesse que l’humanité possède, SES ENFANTS!

Quoi de neuf dans l’océan du stress?

Oui, le stress et sa gestion est comme un océan : une vaste étendue d’eau dotée d’un mouvement incessant sous forme de vagues qui ne se lassent jamais de venir balayer des rives tantôt encombrées, tantôt sereines. Un océan parce que, depuis 10 ans, un accroissement mirobolant de l’intérêt envers le phénomène du stress est venu inonder la littérature marquant les progrès des différentes sphères de gestion des milieux de travail… Le résultat de cette recherche effrénée en cette fin de siècle : nombreux sont les intervenants à classer le stress extrême parmi les plus grands dangers pour la santé.

Bien sûr, il y a encore plusieurs mers obscures dans cet océan du stress, mais les effets dévastateurs sur la santé sont de plus en plus clairs et limpides. Le docteur Martin Shain, LL.D., en dit ceci : « Lorsqu’il est vécu comme une surcharge chronique, il peut entraîner de graves problèmes de santé mentale et physique, des accidents, ou une baisse de l’efficacité et de la productivité, dont les répercussions sont néfastes tant pour l’individu, la famille et l’entreprise que pour la société en général ».

Sans vouloir s’attarder sur ces effets polluants, il est important de souligner l’ampleur et la sévérité de l’impact sur la santé des humains de la dernière décennie de ce siècle. En voici quelques exemples : accroissement des risques de maladie cardiovasculaire, diminution de la résistance aux maladies infectieuses, aggravation et/ou apparition d’affections comme l’asthme, la dermatite, la fatigue et/ou la douleur chronique, danger de sombrer dans des assuétudes de toutes sortes, y compris les antidépresseurs, anxiété/dépression/hostilité dégénérant parfois en violence.

Devant ce portrait catastrophique et avant d’arriver à cet océan, essayons de voir quel est le fleuve le plus bénéfique sur lequel il sera possible de naviguer pour apaiser l’ouragan des effets destructeurs du stress toxique et accoster au port d’une saine gestion du stress quotidien, Tout en poursuivant le courant corporatif de l’amélioration organisationnelle des entreprises, le mouvement de l’an 2000 sera celui d’une approche plus individualisée, plus profonde puisqu’il touchera à l’être humain dans toutes ses dimensions, à la santé holistique des individus : la réappropriation de son pouvoir personnel pour l’apprentissage de l’intimité.

Nouveau et plutôt bizarre, me direz-vous? Qu’est-ce que vient faire le pouvoir personnel et plus encore l’intimité dans la gestion du stress?

Puisqu’il semble qu’on a minutieusement examiné et détaillé toutes les composantes du stress, en particulier les causes imputables à l’organisation et à la conception du travail, il serait peut-être temps de s’attarder à la principale constituante : la personne, l’individu et sa perte de pouvoir personnel face à une avalanche de demandes reliées à ses engagements personnels, familiaux, sociaux et professionnels, avec comme résultat une surcharge de sa vie et plus important encore, une perte de son identité propre et par conséquent, du vrai sens à sa vie.

Voilà le cœur de cette approche privilégiée : la perte de sens entraîne une rupture dans l’être, rupture entre moi et l’entourage, entre moi et un être suprême, entre l’ego et le vrai moi, entre la réalité administrative et les réalités socioculturelles. Sur cette rupture, vient se greffer un vide intérieur tellement profond que plus rien ne peut arriver à le combler ou le « geler ». C’est alors que la personne atteinte de ce mal a le sentiment d’être limitée, séparée (seule), mortelle et qu’elle va faire des prouesses pour cacher un état dégénérant en un désespoir sournois. La victime de stress toxique va alors désespérément nier les symptômes qui pourraient ouvrir l’écluse et laisser passer le flot d’une prise de conscience de sa force intérieure. En s’accrochant à une vie superficielle et inauthentique, elle rehaussera encore le niveau de stress à gérer; par exemple, elle passera de stratégie en stratégie pour gérer le stress (toujours à l’extérieur d’elle-même), elle se laissera voler son identité personnelle pour adhérer aux valeurs du monde extérieur. Cette perte d’identité entraîne graduellement la perte de la condition humaine et l’adaptation à une espèce de rôle de « robot », et à ce stade, le sens de sa vie est disparu.

Faire le ménage dans sa vie, c’est d’abord faire la vidange des vieilles charges émotives accumulées au fil des années à cause des pertes dans votre vie et votre entourage : décès d’un être cher, divorce, perte d’un emploi, changement dans la situation financière, etc. Chaque perte doit faire l’objet d’une démarche de deuil, qu’on le veuille ou non, qu’on le nie ou qu’on l’accepte. C’est là la condition par laquelle nous allons pouvoir passer d’une étape à l’autre dans notre vie, rebâtir un niveau d’énergie convenable et retrouver une saine capacité de faire les bons choix.

À tout moment, nous sommes forcés de faire des choix sur la façon de mener notre vie. Idéalement, nos choix reflètent nos valeurs, mais à mesure que nous laissons le stress submerger les différentes sphères de notre vie et que nous perdons le sens de notre vie habituellement guidés par nos valeurs individuelles, notre capacité de faire des bons choix s’effrite également. Retrouver son identité et devenir intime avec soi, c’est devenir conscient de ce qui est enfoui dans son for intérieur : valeurs, croyances, émotions sentiments. C’est clarifier les valeurs individuelles, c’est créer et renforcer la confiance en soi, c’est être à la fois le metteur en scène et l’artiste de sa vie, c’est se réapproprier son pouvoir, c’est devenir plus sensible aux indices, aux nuances pouvant éclairer ses choix, c’est connaître et respecter ses limites ainsi que ses forces.

Les décisions fondées sur les valeurs individuelles (il s’agit bien du critère ultime de tous nos choix) sont habituellement plus cohérentes que celles fondées sur des facteurs monétaires, politiques ou purement contextuels. De même, le fait de connaître l’importance relative des diverses valeurs individuelles permet de résoudre les conflits et le stress que génèrent la plupart des décisions importantes. La difficulté de baser ses choix sur ses valeurs individuelles, c’est de résister aux pressions culturelles et organisationnelles pour conserver les valeurs propres à chacun. C’est simple, comme le stress toxique est directement relié aux mauvais choix que l’on fait, et que les mauvais choix sont le résultat d’une méconnaissance de soi et/ou d’un non-respect de ce que l’on est, l’accession à l’identité et une plus grande intimité avec cette identité permettra à la personne d’acquérir une saine gestion de son stress.

N’oublions pas que la réappropriation de son pouvoir personnel pour une meilleure gestion du stress doit passer par une plus grande intimité avec soi et que c’est là la condition essentielle pour la redéfinition du sens de sa vie en général et du sens du travail. Ce voyage vers une plus grande intimité avec soi exige de l’honnêteté, de la persévérance et une grande capacité d’accueil de soi (oublions donc le perfectionnisme). Rappelons-nous que les bagages doivent être les plus simples possibles : un pas à la fois, au jour le jour, donc dans le moment présent, l’on fait connaissance avec soi, avec ses milieux de vie (groupes de support), son orientation sociale (ouverture à l’autre), son besoin ressenti et l’on s’engage.

Quel sera votre choix? Acteur ou spectateur?

Vous regardez passer le bateau – Vous embarquez et vous vous laissez conduire – Vous êtes le capitaine de votre navire.

Bon voyage!

Choisir le bonheur

Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l’appelle la naissance. Violette LeBon

La cinquième attitude à développer pour être heureux est sans doute la plus complexe et la plus difficile. C’est la capacité de développer une spiritualité personnelle.

Qu’est-ce que la spiritualité? C’est la capacité de donner un sens à ce qui nous arrive et donc un sens à notre vie (notez que le mot sens veut aussi dire direction). La religion nous offre souvent un sens à la vie. Religion veut dire relier, relier à Dieu, et, dans ce sens, la religion peut être un élément de la spiritualité. Mais la spiritualité dépasse toutes les religions et les englobe toutes. Il est donc possible de développer une spiritualité en dehors de toute religion.

Chacun doit attribuer son propre sens à la vie et il est parfois dangereux de s’en remettre à un gourou qui vous dit quel sens donner à votre vie (le sien). Donner un sens à sa vie est un choix personnel que nul ne peut faire à notre place et un choix qui mérite temps et réflexion. Personne ne peut dire à personne quel est le sens de la vie, c’est à chacun de prendre le temps de trouver quel est le sens de sa vie.

Réfléchir sur le sens de sa vie, réfléchir sur ses apprentissages et son vécu peut sembler du temps perdu. Il est évident que nul ne peut prouver que son sens est le bon de façon irréfutable. Cependant, refuser de clarifier le sens de notre vie est l’équivalent pour moi d’une maladie mortelle. Je vois parfois des gens en thérapie qui ont tout ce que l’on peut souhaiter sur le plan matériel et qui pourtant sont suicidaires parce que, disent-ils, « la vie n’a pas de sens ».

C’est souvent après une épreuve, un décès, un échec, en regardant les autres ou tout simplement avec l’âge que montent les questions « Pourquoi suis-je sur la terre? Qu’est-ce que je suis venu faire ici? Quel est le sens de la souffrance? Est-ce que ça vaut la peine de vivre ou de mourir pour ça? ».

La spiritualité passe par une clarification, un élargissement et une réappropriation de ses valeurs. On pourrait regarder par exemple, une valeur comme l’amour. Ma vie peut prendre un sens par l’amour que je donne et que j’accepte de recevoir. Une dame de cinquante ans, divorcée, à la retraite, bien pourvue et en pleine santé me dit : « Mes enfants sont grands, ils n’ont plus besoin de moi. Je ne sers plus à personne. Ma vie est vide ». Et je ne peux m’empêcher de songer à toutes les personnes qui ont besoin d’aide et d’amour et qui pourraient tellement en profiter si des personnes comme cette dame acceptaient d’élargir leur notion d’amour à tout l’univers. L’amour pourrait continuer à donner un sens à leur vie.

Un autre exemple de valeur est l’apprentissage. Je suis sur terre pour me développer, me créer, apprendre au sens large. Lorsque je vis dans cette perspective, tout devient positif. À chaque épreuve ou difficulté, je peux me demander : « Qu’est-ce que je peux apprendre de cela? ». Bien sûr, la difficulté reste difficile à vivre, mais quand je reconnais ce qu’elle m’apporte, la souffrance est plus supportable. Nietzche disait : « He who has a why can bear most any how ». Ce qui peut se traduire par : lorsqu’on a une raison importante, on peut supporter à peu près n’importe quoi.

Après la mort de ma fille, je n’ai pas crié de joie et je ne me suis pas dit : « Youpi, la vie m’apporte une leçon! ». Non! Comme tout le monde, j’ai pleuré et je me suis révoltée. Mais, maintenant après plusieurs années, quand je regarde en arrière pour voir ma vie, je vois quelle transformation sa mort a apportée dans ma vie, quelle richesse et quelle profondeur cette souffrance m’a apportées. Et maintenant, je pense à ma fille morte avec reconnaissance pour tout ce que sa vie et sa mort m’ont appris. Dans cette optique, il n’y a plus d’erreur. Il n’y a que des leçons ou des cadeaux.

Peu importe la ou les valeurs que vous choisissez : la vérité, la beauté, la justice, l’évolution, chacune d’entre elles apporte avec elle un cadeau, chacune d’entre elles vous aide à passer à travers les difficultés de la vie avec plus de sérénité. Nelson Mandela avait choisi de venir apporter sur terre des valeurs d’égalité, Gandhi des valeurs de non-violence et ces valeurs leur ont permis de devenir des êtres d’exception qui ont changé la planète.

Carolyn Myss, une enseignante spirituelle que je respecte beaucoup, dit qu’il y a trois stades d’évolution. Le stade un ou stade de la tribu est le stade où la question fondamentale est : « qu’est-ce que les autres vont penser de moi? » et où l’accent est mis sur la réussite et l’acceptation sociale. Au stade deux ou stade personnel, la question fondamentale y est : « qu’est-ce que je pense, qu’est-ce que je veux et comment puis-je créer cela dans ma vie? » et l’accent est mis sur l’exploration psychologique et la prise en main de sa propre vie. Au stade trois ou stade spirituel, la question est : « que puis-je apprendre de cela? » et l’accent est mis sur des valeurs qui nous dépassent et nous supportent. À ce stade seulement, nous pouvons connaître la joie profonde, la sérénité, le sentiment de participer à l’évolution de l’univers et de nous accomplir pleinement.

C’est ainsi qu’ayant vécu des événements difficiles dus à un manque d’affirmation de moi, j’ai pu réfléchir à mes valeurs et à mes agissements, apprendre beaucoup au sujet de l’estime de soi et créer un cours que j’ai enseigné de multiples fois et qui a servi de base à un cours donné dans les maisons pour femmes battues. Ma souffrance a pu être acceptée parce qu’elle a servi à me faire grandir et à faire grandir les autres.

L’aide la plus efficace pour les alcooliques est l’association AA où les anciens alcooliques témoignent de leur expérience et aident ceux qui sont encore aux prises avec le problème. Ce stade où j’aide les autres à profiter de mon apprentissage est vraiment l’aboutissement de la démarche de guérison. Un deuil ou un apprentissage n’est pas terminé tant que je ne peux pas voir le cadeau qu’il m’apporte et le transmettre aux autres.

Au stade un, on subit le problème, au stade deux, on guérit le problème, au stade trois, on utilise le problème comme tremplin pour acquérir plus d’amour, plus de compassion, plus de connaissance de soi, des autres et de l’univers.

Est-ce à dire que seule la souffrance nous fait évoluer? Non, la souffrance seule ne produit rien. Ce qui nous fait évoluer, c’est la sagesse, la réflexion, l’apprentissage, le dépassement auquel la souffrance nous pousse. Et cet apprentissage pourrait se faire avec moins de souffrance si nous avions la sagesse de prendre le temps de méditer, d’être présent à nous-même, de réfléchir sur nos expériences et sur celles des autres.

Je peux décider de changer d’alimentation parce que j’ai le diabète. Je peux décider de changer d’alimentation parce que la santé est une valeur que je choisis de vivre ou que j’ai pu apprendre ou observer l’importance d’un style de vie sain. Je peux être amputé des deux jambes à cause du diabète et malgré tout ne pas choisir de me préoccuper de ma santé. Ce n’est pas la souffrance qui sauve. La souffrance n’est que l’aiguillon qui me pousse à une prise de conscience et à un dépassement et je peux la subir sans en tirer de leçons. Bouddha a atteint la sagesse en méditant sur les souffrances des autres.

Les gens heureux sont des gens qui font le choix de se regarder, de regarder leur vie et de vivre en fonction de valeurs auxquelles ils croient profondément. Ce sont des gens qui choisissent de s’ouvrir, d’accueillir la vie telle qu’elle est, de lui donner un sens, de s’ouvrir à l’amour. Les gens heureux sont des gens pour qui le cheminement intérieur et la réflexion sont aussi et souvent plus importants que le cheminement extérieur et la réussite. Et, encore une fois, je termine par mes petits conseils sur l’acquisition de cette attitude de spiritualité :

  1. La spiritualité, c’est la capacité de donner un sens à ce qui nous arrive. C’est un travail qui demande réflexion, conscience et sagesse.
  2. Nous ne sommes pas seuls, l’univers est rempli d’amour et de vie, nous pouvons contacter cet amour (en nous) : prière, méditation, …
  3. Tous les hommes sont nos frères, nos sœurs, nos parents, nos enfants. Nous sommes liés et reliés à tous. L’amour est guérisseur autant pour celui qui le donne que pour celui qui le reçoit.
  4. Tout ce qui nous arrive a un sens dans une perspective plus large que notre perspective humaine immédiate.
  5. Tout est apprentissage et apprentissage de l’amour.
  6. Il y a à l’intérieur de vous une zone de paix, d’amour inconditionnel et de grande sagesse. Votre âme est le chef d’orchestre et vous parle par la voix du cœur.
  7. Tout est parfait. Tout est choix.
  8. Prenez le temps d’arrêter, de méditer. Quelles sont vos valeurs? Quel sens voulez-vous donner à votre vie? Qu’êtes-vous venu faire sur la terre?
  9. Soyez lumière et partagez votre lumière. Soyez heureux et partagez votre bonheur.