Le sanskrit : Le langage de l’âme

« La cosmologie contemporaine (l’étude de l’univers considéré comme un tout ordonné) nous parle du moment originel de la création. Je propose qu’on appelle ce mont le « Grand son » (big ring), car l’ancien terme (big bang) est à l’image de la violence et du bruit de notre culture. Le son, la réverbération de cette première note, est la création, dont l’expansion et l’écho n’ont cessé depuis lors, se réverbérant jusqu’à ce jour. » – David Hykes, The Harmonic Choir

Assis en cercle autour d’un feu de camp, près d’une caverne dans les hautes montagnes himalayennes, des anachorètes répétaient des sons, des mantras, créant une atmosphère introspective. Les yeux fermés, il se concentraient sur la source même des pensées et du son pour la réaliser. Ils découvrirent qu’à l’origine de la matière était une vibration, un son : Aum (qu’on épelle aussi : OM). Que tout émanait de cette vibration, si subtile qu’elle ne peut être perçue que par ceux qui possèdent une nature introspective. Ces ascètes découvrirent de cette écoute, de cette extrême concentration une paix intérieure insurpassable, un sens d’universalité, de spiritualité véritable. Ils communiquèrent ceci par des sons plaisants, calmants, riches en sens. La langue sanskrite était née.

L’existence possède des principes éternels, non pas au niveau de la culture, de l’époque, des individus et de leurs particularités, mais plutôt au niveau de la vie, de la nature humaine et de ses mécanismes le plus essentiels. L’essence ne change pas, bien que des milliers d’années sont passées. Et les techniques pour parvenir à la réaliser demeurent identiques. On peut donc dire sans se tromper que le sanskrit s’adapte parfaitement à notre époque.

Étant une langue parfaitement scientifique, le sanskrit possède des sons qui mènent à de profonds états de méditation, de détente et de bien-être. C’est ainsi qu’on peut les utiliser. Ces sons calment le système nerveux et permettent à l’esprit humain de se concentrer. Des études scientifiques ont confirmé ceci. En 1974, par exemple, une étude entreprise par une équipe de chercheurs de l’université de Chicago, The Pritzker School of Medecine, a prouvé que la méditation avec mantras a des effets notables, tels que :

  • Le décroissement de l’hypertension.
  • Le décroissement de l’anxiété.
  • Le décroissement du besoin de tranquillisants et de drogues contre les angines.
  • Le décroissement de l’insomnie.
  • L’amélioration du sommeil.
  • L’amélioration des relations humaines, interpersonnelles ou sociales.

Des milliers d’années après avoir été créé, la langue sanskrite demeure toujours efficace.

L’alphabet Dev Naagri qu’ils développèrent jadis est composé de seize voyelles et de trente-six consonnes; donc de cinquante-deux sons, bien distincts. Ces sons s’entremarient harmonieusement, en faisant une langue qui se chante facilement, et qui engendre tout naturellement une atmosphère de méditation et d’ouverture d’esprit. De braves grammairiens, dont Patanjali lui-même (l’auteur du système du « yoga ») ont établi les lois de la grammaire sanskrite. Mais ils ne perdirent pas de vue l’essentiel, la vie elle-même, et firent que chaque mot comprenne un vaste sens, difficilement représenté par les langues contemporaines. Étudier les mots sanskrits, en soi, consiste à remettre en question tous nos concepts acquis et à se mettre à réfléchir. La vérité se perçoit directement, car elle est en nous. Voici une des pensées premières du sanskrit.

Prenons par exemple le mot Yoga (ce mot ne possède comme terminaison qu’un très petit « a ». Il devrait se prononcer un peu comme le mot vogue, il faut donc prononcer : yogue; nous écrirons ici Yog, sans « a », pour plus de précision). Étymologiquement, le terme yog dérive de la racine yuj « lier ensemble », « unir ». Il faut partir du yog « classique » exposé par Patanjali dans son célèbre traité des yog-sûtras pour comprendre la position du yog dans l’histoire de la pensée indienne. On présuppose une rupture avec notre être intérieur, avec lequel nous désirons nous réunir. Le yog a pour but d’unifier l’esprit, d’abolir la dispersion et les automatismes qui caractérisent la conscience profane. Le yog n’est pas seulement caractérisé par son côté pratique, mais aussi par sa structure initiatique.

Le yog se définit par le titre de ce système philosophique : Patanjali Yog Darshan. Il ne s’agit pas d’un système philosophique typique, au sens occidental, car le darshan vient de la racine drsh : voir, contempler. Bien que l’expérience directe, la perception de la réalité est l’objectif de ce système, il possède aussi des groupements coordonnés de notions des plus utiles et inspirantes pour le méditant. Les yog-sûtras de Patanjali consistent en quatre chapitres. Le premier, contient cinquante et un aphorismes (sutras), le Samaadhi Paad, chapitre sur l’extase yogique, sur l’essence du yog. Le deuxième chapitre comprend cinquante-cinq aphorismes et se nomme le Saadham Paad, les techniques du yog. C’est dans ce chapitre que Patanjali soulève les exercices de yoga tant connus, qu’il nomme le Hatha yog. Ce sont des exercices qui ont pour but d’assouplir le corps humain et d’équilibrer les énergies de feu et de froid (Ha : le soleil, Tha : la lune) qui s’y trouvent. Une série d’exercices des plus efficaces furent ainsi développés. Le troisième chapitre, de cinquante-cinq sutras, traite des pouvoirs, voies externes du yog. Enfin, le quatrième et dernier chapitre, le Kaivalya Paad (Kaivalya signifie la réalisation absolue, la vie universelle) possède trente-quatre versets. Il est intéressant de noter que le mot sutra signifie aussi une ficelle, une corde, une courroie sur laquelle nous grimpons métaphoriquement pour rejoindre la source du principe émis.

Le sanskrit signifie « parfait », terme à l’opposé de Prâkrit qui signifie : « peu soigné, transitoire ». Le sanskrit parle le langage de l’âme. Prâkrit se tourne vers le matérialisme, oubliant l’aspect essentiel de notre être qui est permanent, donc parfait, car il ne change jamais. Notre être intérieur demeure stable et paisible, séjournant au-delà des fluctuations de la nature humaine. Rajouter une dimension spirituelle à notre vie quotidienne nous permet de vivre une vie complète.

Je vous invite donc à explorer cette science introspective élaborée par des individus qui méditèrent de longues années dans le silence. Ils saisirent la nature humaine directement, libre des projections conceptuelles de la science humaine. Ce n’est pas une voie privilégiée, mais plutôt quelque chose de naturel, voire d’essentiel à notre existence. Nous avons tous le même potentiel; et méditer, c’est y accéder directement.

Comment espérer vivre pleinement, avec satisfaction, si on ne connaît pas la partie la plus intime de notre existence? Voici donc l’invitation des sages de jadis, ils nous rappellent qu’en nous il y a une conscience dont le potentiel est immense, une conscience de maître en herbe. Le simple chant sanskrit a des effets remarquables et plaisants. Se tourner vers les aphorismes sanskrits des écritures nous mène vers la plus grande des aventures de la conscience. Chaque verset mérite d’être médité, d’être réalisé. Ce cheminement nous dirige vers la maîtrise de soi, vers une vie réelle, calme et bienheureuse, un objectif digne d’intérêt.

L’authenticité somatique

Nous sommes des femmes en quête d’identité. Qui suis-je? Femme fatale, femme obéissante, femme indépendante, femme d’affaires, maman, femme de tête, pétard, femme folle, femme forte, sensible?

Beaucoup de la quête identitaire des femmes passe par son corps. Fabriquer un corps qui répond aux modèles?

Ou bien, pratiquer des méthodes qui nous mènent à une réelle authenticité?

Une authenticité somatique…

Dans notre société, les centres de conditionnement physique se sont fait une réputation vis-à-vis la recherche du bien-être et le renforcement du sentiment de soi. Le culte du corps tonique est véhiculé par les médias en représentant le succès, la capacité de performance, le plaisir, la jovialité, l’agilité et la sensualité. Le modèle de corps fabriqué dans des centres de conditionnement physique fait écho aux valeurs de productivité, de compétitivité, de performance, de rapidité et d’efficacité.

Les exercices proposés dans les centres de conditionnement physique sont la plupart du temps répétitifs et requièrent l’utilisation de plusieurs parties du corps à la fois. Héritiers des mouvements des ouvriers qui travaillent dans des grandes chaînes de production postrévolution industrielle, ces mouvements entraînent la fixation de certaines connections neuronales. Rapidement le pilote automatique s’installe. Pour remédier à la monotonie, nous lisons un livre pendant que nous montons des escaliers imaginaires; ou on regarde la télé pendant qu’on court sur le tapis roulant. Derrière le rideau : distension musculaire, tendinite, bursite, douleur pour les clients des centres de conditionnement physique qui, happés par les miroirs, n’écoutent pas les signaux du corps. Un mode de vie qui rend utilitaire la relation au corps. C’est une façon de vivre qui est en dette avec le savoir sensoriel inhérent à tout corps de femme.

D’un autre côté, l’authenticité somatique relève d’une intimité envers ses propres processus internes (sensations, sentiments, pensées…) et peut être atteinte par le biais des pratiques somatiques : yoga, tai-chi, danse, antigymnastique, feldenkrais, chi kung, gymnastique holistique, continuum, body-mind centering, etc.

Ces pratiques ont en commun une vaste palette de stratégies pédagogiques dont la scène est le mouvement du corps en tant que territoire à défricher. Réunir corps et esprit. Rendre le corps un lieu de plaisir et non de lutte. À la fois tonique et détendu.

L’authenticité somatique n’est pas contradictoire avec son identité socioculturelle. On aspire à un corps ferme, jeune…

Tel qu’un bol vide, l’authenticité somatique fournit un contenant à l’identité socioculturelle. Sans l’authenticité comme limite, nous ne serions que des masques, que des rôles, que des clans. Nous ne serions qu’appartenance à un groupe et notre singularité serait avortée. La personne s’identifie à 100 % aux rôles qu’elle construit de façon à être fonctionnelle dans son quotidien. Cependant, nous perdons de vue notre unicité.

Lorsqu’une personne se retourne vers son authenticité somatique, elle prend conscience de quelque chose qu’elle possède déjà. Un des marqueurs d’authenticité somatique se manifeste dans les moments où on se trouve beau, belle, en dehors des modèles de beauté véhiculés par les médias.

Nous sommes en même temps relation et singularité. Si nous considérons que le niveau de santé d’un individu est proportionnel au degré de mobilité qu’il peut avoir entre ses multiples rôles quotidiens et son authenticité somatique, nous comprenons pourquoi un mode de vie qui a pour seule valeur la capacité de performance et productivité des individus est voué à l’échec.

L’authenticité somatique est un état de disponibilité où poussent les graines d’une technologie interne. Savoir quoi faire pour s’autoréguler entre ses rôles sociaux et son unicité. Garder son équilibre interne vis-à-vis les demandes de l’environnement. Être authentique, c’est être intègre et apprécier la beauté qui émerge de l’acceptation de soi.

Le tour du monde pour les enfants différents

Je me souviens du jour où l’on m’avait fait lire le poème « Bienvenue en Hollande », cette métaphore qui m’avait tant fait pleurer.  Mon projet de voyage dans la maternité serait à tout jamais différent de bien des parents.  Les mots autisme, déficience intellectuelle, dysphasie, dyspraxie résonnaient en moi.  Le deuil de l’enfant parfait avait creusé en moi un puits de tristesse, c’était devenu ma réalité et ce n’est que dans les yeux lumineux et joyeux de ma petite que j’ai trouvé la force de continuer de croire en un potentiel encore méconnu, mal exploité, mal compris et mal aimé.

Cette préparation à un voyage authentique, mémorable et chaotique m’aura ouvert aux plus grandes possibilités : affronter mes peurs, mes impuissances, les regards méprisants des gens et surtout la peine de n’avoir pas toujours été aussi forte que je l’avais imaginé.  Ce voyage m’aura fait découvrir des endroits inexplorés.  Les plus beaux moments de vie en compagnie des enfants différents.  Même à en trouver une mission de vie.  Et maintenant, mon expérience me permet de voyager à travers le monde et de partager mes écrits, mes inspirations, mes sentiments, mes espoirs et tout l’Amour que comporte l’éducation des enfants et surtout des enfants différents.  Ces voyages me permettent de vivre des moments magiques et enfin j’ai transformé mon isolement, mes peurs et mes moments de découragement en expériences d’une profondeur incommensurable.

Je vis enfin la MISSION de ma vie.  Celle que j’ai découverte dans les moments de tristesse, de deuil, de découragement et de désespoir d’avoir une enfant différente.  Mais grâce à elle, après 13 ans à l’aimer et à tenter de comprendre comment l’éduquer, j’ai compris que la meilleure recette c’était de l’AIMER.  Cette mission de vie, je l’ai trouvée grâce à ce tout premier regard sur la différence, ces voyages se sont succédé et l’amour que j’éprouvais pour elle m’a permis de canaliser mon énergie du POURQUOI MOI, POURQUOI ELLE, en COMMENT AIDER?

Comment j’y suis arrivée?  C’est en touchant ma vulnérabilité, en frappant le fond, en criant ma rage, mais surtout en touchant le cœur des gens et des enfants.  Le yoga a été pour moi, ma médecine afin de reconnecter avec mon être, d’avoir la force d’accepter et de surmonter les défis et de forger mon amour-propre.

Le yoga m’a permis de garder espoir, il a ouvert mon cœur aux possibilités et m’a donné le goût de connecter avec les autres.  On a tous une destination prévue, tous le goût de donner un sens à notre vie.  Parfois, c’est dans les défis qu’on découvre notre être véritable.  Vous aimez voyager?  Quelle est votre destination?  Quelle sera votre contribution à l’humanité?

Partager, inspirer et communiquer sont les éléments clés que je vous propose.  Voici pour vous aider dans votre parcours, quelques mouvements et conseils de yoga pour vous permettre de rester bien ancré lors de votre périple!

Première posture, la Montagne :

  1. Prenez un moment de détente en position debout.  Que transportez-vous sur vos épaules?  Quel est le contenu de votre sac à dos?
  2. Ancrez bien vos pieds au sol, respirez profondément, ayez un regard vers votre intérieur.  Quel est le poids de ce bagage?  Gardez l’essentiel et libérez-vous du superflu de votre sac.
  3. Regardez vers le haut et faites un tout premier pas vers la destination de votre choix.  Tout commence par un tout petit pas pour l’exploration de cette destination, votre montagne!

Au plaisir de vous lire et de partager avec vous, Namasté (salutation yogique : ma divinité salue votre divinité et celle de vos enfants)

La créativité et yoga-Shakti

Nous avons tous une force créatrice existante en nous qui est appelée à se développer ou du moins à s’exprimer. Chose certaine, c’est une partie centrale et parfois encore occulte de notre être.

Il est souhaitable que tout le monde soit artiste à sa manière puisqu’il est permis à tous d’être créatif. La clé, c’est de s’abandonner à l’énergie qui donne naissance à toute chose.

Le prana-shakti représente l’énergie divine créatrice à l’état de semence ou bija dans le corps physique. Elle est la contrepartie féminine de la conscience pure ou shiva. Dans son aspect non manifesté, elle symbolise le potentiel de la conscience, la source de toute manifestation ou forme. Sous son aspect manifesté, elle est la Nature, la mère divine.

On l’appelle communément la Kundalini. Sa manifestation créatrice passe dans six centres praniques ou chakras situés le long de la colonne vertébrale. Le prana-shakti est employé pour réaliser son plus haut potentiel dans chacun des niveaux de conscience gouvernés par les chakras.

Les chakras sont la source de tous les pouvoirs dynamiques de notre être; ils organisent leurs actions à travers les divers sujets de vie qui s’échelonnent en séquence ascendante du centre le plus terrestre et mondain au centre le plus spirituel et unifié.

Cette force qui accompagne la croissance de la conscience nouvelle, contribue à faire grandir notre potentiel créateur et l’aide à s’établir à l’intérieur de nous. Elle porte la capacité d’imagination et d’intuition, des vertus indispensables à la créativité.

Sans le pouvoir d’imaginer, on ne peut faire du progrès. L’imagination nous ouvre la voie à la réalisation. Sans cultiver une relation avec l’intuition, nous ne pouvons recevoir les gouttes d’inspiration et de lumière pour créer avec spontanéité.

Il est largement connu que cette force Shakti ou Kundalini est repliée en dormance à la base de la colonne et est assoupie dans tous les centres (chakras) de notre être. Cependant, elle est aussi au-dessus de nous en tant que force divine. Et là, elle n’est ni emprisonnée ni endormie, mais éveillée, consciente, puissante et vaste. C’est aussi à cette force que nous devons nous ouvrir.

La force créatrice peut donc éclater en nous de bas en haut, de haut en bas, s’étendre en largeur ou vers le dehors ou encore se déverser en un pouvoir défini établissant son règne, reliant tout ce que nous sommes.

Le prana-shakti s’éveille tout à fait naturellement à la minute où l’on prend la résolution sincère de faire du yoga ou d’aspirer à élever la conscience pour s’unir au divin.

La créativité vue de cet angle devient donc une qualité particulière que l’on transmet à ce que l’on fait. C’est une attitude ou un alignement intérieur avec ce qui est en mouvement en nous, avec ce qui est vivant, et avec ce qui est en potentiel de devenir.

Si vous vous disposez consciemment à organiser les quatre dimensions de votre être (physique, mentale, émotive et énergétique) en un point de convergence, la source de création est avec vous. L’activité que vous exercez n’a pas d’importance en autant que vous êtes entier et que vous vous exercez dans la joie et l’amour. Vous pouvez peindre, jardiner, danser, chanter ou préparer un repas, si vous laissez le prana-shakti s’exprimer à travers vous et que vous restez ouvert face à son énergie créatrice alors vous êtes créatif. Vous participez donc à transformer la parcelle de création que vous êtes pour devenir cocréateur de la vie.

En conclusion, il est important de souligner que la créativité, sous toutes ses formes, demeurera toujours ce qui est le plus proche du Divin. Dieu est le Créateur, mais plus nous sommes créatifs, plus nous célébrons et reconnaissons notre divinité.

La rhodiole, une plante adaptogène révolutionnaire

La rentrée est toujours difficile après des vacances reposantes et ressourçantes.

Afin d’adoucir le retour au rythme de vie accéléré et de maintenir le sentiment de bien-être que l’été vous procure, je vous propose une plante révolutionnaire : la Rhodiolae rosea.

La rhodiole, une plante méconnue 

La rhodiole, typique de la flore sibérienne, figure parmi les meilleures plantes adaptogènes qui améliorent la capacité du corps à s’adapter aux différents stress. Surnommée le nouveau ginseng, elle contribue à l’endurance physique en plus de renforcer les facultés psychiques et cognitives.

Bien que la rhodiole, aussi appelée « racine d’or », soit connue depuis l’Antiquité pour ses précieuses vertus tonifiantes, antioxydantes et antidépressives, la médecine moderne n’a commencé à s’y intéresser qu’au début des années 1960. Il a fallu plusieurs années avant que cette plante médicinale présente un intérêt en Occident puisqu’elle a longtemps été la chasse gardée des chercheurs russes et scandinaves.

Des recherches concluantes

Néanmoins, en 2009, des cher­cheurs au département de psy­chologie à l’Université d’Uppsala en Suède ont effectué un essai clinique à double insu avec placebo qui a enfin prouvé scientifiquement­ les bienfaits de la rhodiole et dont­­ la conclusion a été diffusée à l’échelle mondiale.

Les recherches ont révélé qu’un extrait normalisé SHR-5®, de 3 % de rosavin et de 1 % de salidroside, ingrédients actifs de la rhodiole, pris à raison de 288 mg 2 fois par jour pendant 4 semaines, réduit de façon significative la fatigue physique et morale causée par le stress. Les effets sont assez rapides; cependant, on recommande d’éviter de prendre de la rhodiole le soir afin de ne pas perturber le sommeil.

Ce précieux complément alimentaire contribue à atténuer la dépression et l’anxiété généralisée en modulant cinq substances neuro hormonales importantes : le cortisol, la norépinéphrine, la sérotonine, la dopamine et l’acétylcholine.

Ses propriétés permettent donc au corps et à l’esprit de conserver un état d’équilibre intérieur en rétablissant rapidement la fonction physiologique des surrénales et des neurotransmetteurs qui régulent l’humeur.

La rhodiole crée les meilleures conditions pour maîtriser votre vie, réaliser vos projets et atteindre vos plus hautes aspirations. En adoptant la rhodiole, vous conserverez l’ambiance intérieure chaleureuse, réceptive et détendue des vacances… toute l’année!

Ce qui m’inspire

D’autres recherches sont en cours pour déterminer les vertus de la rhodiole pour ce qui est du diabète. Il se pourrait en effet qu’elle agisse favorablement sur la production d’insuline.

conseils pratiques 

Voici quelques conseils pour potentialiser et respecter les effets de la rhodiole :

• Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes;

• Consulter si vous prenez des médicaments prescrits;

• Prendre un supplément de magnésium; 

• Considérer un apport de vitamines B et C;

• Associer à la méditation, au yoga et au sport.

saviez-vous que

Cette plante des plus convoitées a longtemps été utilisée par des membres de l’élite soviétique?

Très appréciée des athlètes de haut niveau, la rhodiole augmente l’endurance physique, accélère la récupération des muscles après l’effort, et ses propriétés anti inflammatoires les protègent contre les effets d’un exercice intense ou prolongé.

il l’a dit…« Nous avons oublié ce que les pierres, les plantes, les animaux savent toujours. Nous avons oublié comment être, être calme, être nous-mêmes, être où la vie se trouve : ici et maintenant. » – Eckhart Tolle

Pour en connaître advantage À lire : The rhodiola revolution – Transform your health with the herbal breakthrough of the 21st century. Richard P. Brown, Patricia L. Gerbarg (2004, Ed. Rodale)

Qu’est-ce que le somayog?

Le Somayog est une technique qui fusionne l’art ancien des étirements et des postures du hatha yoga (asanas) avec l’éducation somatique et la pratique d’auto-ajustement de la colonne vertébrale. La combinaison dynamique et harmonieuse de ces trois approches maximise leur incidence dans le corps physique et le corps pranique.

Cette technique de détection et de résolution de problèmes permet aux individus de travailler sur des problèmes spécifiques et d’obtenir des résultats réels.

Le Somayog inclut la pratique de nombreux ajustements, accompagnements et manipulations qui aident le corps à comprendre le travail somatique, à approfondir les étirements et à préciser les alignements. Il s’agit d’une approche qui procure des effets transformatifs durables dans le corps et qui aide à pratiquer toutes les autres formes de yoga.

Cette technique éduque véritablement le rapport corps-esprit et favorise l’épanouissement d’un ressenti juste. Elle contribue à la libération de l’emprise des réflexes de survie et de l’énergie emprisonnée dans des tensions neuromusculaires involontaires et inconscientes qui ne peuvent être relâchées par la seule pratique des postures de yoga.

La pratique du Somayog permet aussi d’habiter le corps de manière très subtile. Les asanas deviennent alors un pont entre le dense et le subtil où l’attention sert à libérer le corps conscient et à le mettre au diapason de l’Être. Ainsi, ils permet­tent de réparer des disharmonies d’ordre énergétique, ou des empreintes karmiques actives, qui peuvent se manifester dans le corps sous forme de tension, de rigidité, de douleur ou même de maladie.

Tout en répondant avec finesse aux besoins du corps, le Somayog permet d’atteindre un état méditatif; il s’agit du yoga du samaadhi.

Le yoga dans toute sa beauté

UNE VOIE DE  TRANSFORMATION PERSONNELLE

Je  pratique le yoga depuis ma tendre enfance. Ma mère yogini était en charge d’un centre de yoga dans les années soixante-dix à Thedford Mines dans les Cantons de l’est.

Une époque où le yoga avait une approche plus spirituelle.

J’avais beaucoup de plaisir à l’observer faire toutes sortes de postures aussi étranges les unes que les autres. Ce qui me fascinait davantage dans sa pratique journalière était sa discipline, sa rigueur, son calme, la beauté et une maîtrise dans l’exécution des postures. Que c’était beau !

Après mes multiples insistances et mes multiples questions, j’ai fait mes classes auprès d’elle. Je garde en mémoire des souvenirs impérissables de nos séminaires de yoga à Stow dans le Vermont.

Après le décès de ma mère en 1996, avec une certaine résistance, j’ai fait un retour à mes racines en 2007 dans un centre de la région. Wow, quel changement! J’étais complètement déboussolée et agressée par le rythme rapide d’exécution. J’ai alors ouvert mon esprit afin de permettre une adaptation progressive au changement.

Le yoga c’est avant toute chose d’apprendre à respirer. C’est taire les fluctuations du mental.

C’est du bonheur, c’est une rencontre de soi, un moment d’écoute, de conscience. Un respect du corps. C’est le garder jeune et beau.

L’éveil spirituel est accessible à tous et salutaire. La transformation que suscite le yoga fait jaillir le vrai Soi et nous permet d’aimer avec une plus grande profondeur.

Il s’agit d’un outil thérapeutique puissant pour aider à solutionner des problèmes physiques et psychologiques, à libérer l’énergie sexuelle, acquérir une force et une flexibilité pour d’autres activités, améliorer l’apparence, la posture, la peau, la tonicité et la vitalité.

Kripalu est une voie d’enseignement privilégiée, une voie philosophique de compassion, de non jugement, une façon méditative d’entrer dans les postures physiques pour permettre aux postures de révéler qui nous sommes.

Le plus beau des cadeaux réside dans cet espace temps où votre totale attention se porte sur ce que vous avez de plus précieux, votre corps, ce véhicule tout terrain, ce temple d’amour.

Vivement le yoga !