Le monde de Maya

Le mot maya est un mot hindou qui signifie illusion. Le monde de maya (notre monde actuel) est un monde abstrait, c’est un monde où le mensonge et la vérité se confondent. Un monde où la confusion règne en maître, un monde dans lequel les populations sont laissées dans l’ignorance. C’est le chaos!

Quand on se promène dans les rues des grandes villes comme New York, Londres ou Paris, nous constatons que la majorité des gens vit à toute allure, cherchant ici et là une parcelle de bonheur qui semble toujours leur échapper. Vivant dans une pauvreté extrême, beaucoup d’entre eux n’ont même plus la force de combattre,­ acceptant leur sort sans même vouloir en connaître la cause. Voilà les conséquences d’un système basé sur l’économie et axé uniquement sur le succès financier et le pouvoir éphémère qu’il procure.

Les conflits internationaux, les guerres fratricides, les guerres de religion séculaires, la dissension et le désordre qui règnent en milieux politiques, la misère chez les peuples autochtones, l’intolérance des religions traditionnelles face aux nouvelles croyances spirituelles et religieuses, enfin l’incompréhension des gens face aux problèmes réels de tous genres qui affligent toute la planète, se répandent tous dans notre atmosphère psychique à la manière des particules volcaniques et nous reviennent comme un boomerang. Aussi, les gens ne se rendent pas compte que, par leurs réactions et pensées négatives, leurs paroles malveillantes et leurs actions incontrôlées, ils projettent des influences négatives dans leur propre atmos­phère psychique, lesquelles auront des effets négatifs et néfastes pour l’ensemble de l’humanité. […]

Une personne désireuse de réussir sa vie doit se réserver du temps durent la journée pour méditer, tout comme elle se réserve du temps pour manger, se laver et se reposer. La nourriture de l’esprit est encore plus importante que celle du corps physique, car c’est notre esprit, et lui seul, qui s’occupe de tout notre corps, de nos organes, de notre système nerveux. C’est lui également qui doit constamment faire des analyses, des évaluations, décider de ceci ou de cela.

C’est notre esprit, et lui seul, qui gouverne notre corps physique et non l’inverse. C’est aussi par lui qu’une personne reçoit de bonnes intuitions qui la conduiront au succès en créant l’harmonie dans sa vie personnelle et dans son environnement. […]

Étant donné que tout est en perpétuel changement, l’état de tension mondiale qui se manifeste aujourd’hui ne peut se prolonger indéfiniment, il doit céder la place à la paix, sinon nous connaîtrons l’effondrement du système capita­liste avec toutes les conséquences que cela pourrait engendrer dans le monde. C’est en permettant à chacun d’exploiter au mieux ses talents par la création d’emplois durables, par une meilleure gestion des biens publics, en démontrant une vraie transparence, en limitant le gaspil­lage, en plafonnant les salaires exorbitants, en se préoccupant du sort de tous les électeurs, riches comme pauvres, jeunes comme plus âgés, en favorisant la justice sociale, au lieu des intérêts des banques et des compagnies multinationales, et aussi, en prenant des mesures pour ralentir ou freiner la corruption. En d’autres termes, c’est en pratiquant eux-mêmes ce qu’ils demandent au « bon peuple » que nos politiciens pourront espérer réduire les crimes et ramener la paix sur la planète.

Des moments bulles

Le temps des fêtes est probablement la période où nous sommes le plus occupés durant l’année. Non seulement nous pensons aux gens proches de nous en préparant des repas festifs, en achetant des cadeaux personnalisés et en organisant des rencontres spéciales, mais nous sommes aussi généralement plus enclins à penser à ceux et celles moins proches de nous en donnant généreusement à des organismes qui aident les plus démunis. Avec toutes cette activité, parfois on ne se le cachera pas étourdissante, nous oublions souvent de prendre soin de la personne par qui toute cette générosité est possible : nous-même!

Il est important dans ces périodes frénétiques de prendre des pauses, ne serait-ce que pour respirer des fois! Donnez-vous l’opportunité d’arrêter le temps pour 5 minutes, vous ne serez que plus productif par la suite. L’idéal bien sûr serait de s’arrêter pour une bonne journée complète et de ne rien faire. La réalité par contre est souvent que vos échéanciers ne nous permettent pas une telle pause. Une bonne façon d’intégrer des « moments bulles » comme je les appelle est d’y aller graduellement. Par exemple, vous pourriez prendre 5 minutes le matin (soit en vous réveillant, avant de partir travailler, avant de sortir de l’auto dans le stationnement, avant d’ouvrir votre ordinateur au bureau, etc.), un autre 5 minutes dans la journée (avant d’aller dîner, après avoir dîner, durant votre pause d’après-midi…) et un dernier 5 minutes juste avant de vous endormir.

Que faire durant ce 5 minutes d’arrêt? Idéalement rien, seulement être. Comme ne rien faire n’est pas toujours facile et ne vient pas nécessairement naturellement par contre, voici quelques suggestions pour vos moments bulles : la méditation est toujours une belle option, se concentrer sur sa respiration également, on peut porter notre attention sur les choses pour lesquelles nous avons de la gratitude présentement ou faire un « scan corporel », c’est-à-dire porter notre attention sur chaque partie de notre corps une partie à la fois.

L’important c’est vraiment de s’arrêter de « faire » et de prendre du temps pour soi. Vous verrez avec le temps vous deviendrez accro de ces petits moments bulles.

Donc je vous souhaite chers amis un temps des fêtes ressourçant et une nouvelle année remplie de belles découvertes de soi.

Bienvenue dans le silence

Voici le temps de l’année où la nature nous entraîne dans un mouvement de lenteur, de sobriété et de tranquillité… comme une douce invitation à rentrer à la maison. Nous sommes cette Nature qui nous entoure; elle est en nous. Seulement, notre société semble oublier ce lien lorsqu’elle poursuit son rythme effréné qui va à l’encontre du rythme ralenti de l’hiver. Tout ce qui nous entoure nous appelle à la tranquillité intérieure. Et si notre quotidien venait à répondre à cette invitation de la nature à entrer en intimité chez soi, avec soi? Si on prêtait attention au silence qui vibre en nous afin d’entendre son chuchotement?

Quand on rencontre le mot « silence », nous vient d’emblée à l’esprit la définition la plus courante : le silence est le contraire du bruit. Ce n’est pas ce silence qui nous intéresse ici, car ce silence-là est sans vie, fabriqué, « un silence de mort » comme le dit l’expression. C’est plutôt de l’autre silence, beaucoup plus rare celui-là, un silence bien vivant et bien vibrant, dont il est question. Ce silence embrasse tous les bruits, toutes les paroles et tous les cris. C’est dans ce silence que naissent et meurent tous les sons sans exception. Organique et lumineux, il nous invite à plonger en nous-mêmes dans un mouvement vertical sans équivoque qui échappe au mouvement horizontal de la pensée. En effet, lorsque notre attention suit nos pensées, c’est un peu comme si notre regard suivait notre main allant et venant devant nous. Lorsque cesse ce mouvement, le véritable silence s’installe aussitôt.

Pénétrer dans la demeure de ce silence bien vivant, c’est indiquer la porte de sortie à nos pensées et entrer dans un état de quiétude qui nous est naturel. Là, juste là, se trouve une paix, une sérénité accessible que nous sentons rapidement; il agit du retour à notre véritable nature. En fait, ce silence nous cherche; il nous connaît bien. De sa voix lointaine, il nous appelle à rentrer à la maison. Bien patiemment, il attend que nous lui accordions notre attention. La constante disponibilité et l’extrême simplicité de cet espace de tranquillité intérieure étonnent. Ce silence est irrésistible de par sa façon de faire surgir en nous la question essentielle : « Qui suis-je? » Comme notre mental ne sait pas répondre à cette question, il se tait et, en secret, le silence nous prend par le cœur et nous conduit dans son mystère. On goûte alors à une connexion à soi d’une intimité insoupçonnée. La question « Qui suis-je? » semble connaître le chemin… celui du silence.

Et si c’était là la réponse à cette question identitaire si fondamentale qui émerge tôt ou tard dans la maturité de notre quête de sens? Apprenons à entendre la beauté discrète de ce silence qui se manifeste dans un vide complètement plein. Un jour, nous sommes enfin prêts à le suivre sur la route qui mène vers la souvenance de qui nous sommes vraiment, vers la source de la vie. En visitant cette demeure intérieure du silence, nous pouvons ultimement commencer à percevoir une présence… un sentiment intense d’être en vie… une présence bienveillante et éveillée.

Dans sa grande humilité, le silence nous donne accès à ouverture remarquable, à une capacité d’aimer absolue et infinie. Il est une invitation sacrée à vivre de cette ouverture qui unifie tout ce qui est présent. Cette porte ouverte nous mène vers une nouvelle façon de vivre qui est insoupçonnée et inédite, une manière de vivre dans la réalité de ce qui est, et non dans notre mental qui rêve et qui s’illusionne de croyances et de pensées de toutes sortes.

Dans son secret, le silence nous ouvre les portes de la liberté intérieure!

J’abandonne ou je m’abandonne

Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une situation où vous avez tout essayé, tout dit, et rien n’aboutit? Avez-vous déjà tenté pendant des semaines, des mois, voire des années, de changer quelque chose, une situation, une relation, et tous vos efforts mènent à un cul-de-sac? Non seulement vous sentez que vous vous dirigez vers une impasse, mais votre santé psychologique et physique en a pris un coup. Dans ces moments, il est peut-être temps d’utiliser la sagesse du lâcher-prise.

J’avoue que cette sagesse n’est pas facile à maîtriser, car c’est dans la nature de l’être humain de vouloir contrôler. Certains contrôlent les autres ou la vie, tandis que d’autres contrôlent leurs émotions. Comme nous sommes tous différents, notre tendance à contrôler sera également différente. Quelle que soit votre personnalité, tôt ou tard, la vie vous amènera à expérimenter la sagesse du lâcher-prise.

Quand doit-on lâcher prise? On lâche prise quand on sent que l’on a fait tout ce qui était humainement possible. On lâche prise quand notre seule volonté n’a pas réussi à transformer ce quelque chose que l’on espérait changer. On lâche prise quand on se sent à bout de ressources. Pourquoi n’avons-nous pas été en mesure de changer ce quelque chose? Peut-être est-ce une question de synchronicité? Ou peut-être Dieu voit-il les choses autrement?

Dans ces moments, certains vivent le lâcher-prise comme un abandon ou un échec. D’autres ont l’impression que l’Univers les a abandonnés. Beaucoup me disent qu’ils ont demandé à maintes reprises, mais que rien n’est arrivé. À ces gens, je dis souvent : si vous voulez laisser Dieu opérer sa magie, vous devez vous tasser l’espace d’un instant.

Je me souviendrai toujours de ma première expérience consciente de lâcher-prise : j’accompagnais la cousine de ma mère dans une maladie terminale. Elle ne voulait pas quitter son logement, était incapable de se nourrir seule et souffrait de perte d’équilibre. Elle avait 76 ans, était célibataire et n’avait jamais eu d’enfant. Sa sœur la plus proche était à 2 heures et demie d’ici : j’étais donc sa seule famille. J’avais beau cogner à toutes les portes, l’attente pour l’aide à domicile ne venait pas. Au bout de huit semaines de visites quotidiennes, de repas préparés et d’emplettes, j’étais à bout de souffle. Je ne comprenais rien : j’avais pourtant demandé à l’Univers de m’aider. Où donc était passée ma demande? Peut-être Dieu l’avait-il oubliée et mise sur une tablette? Et un bon soir, j’ai compris. J’ai compris que mon sentiment de culpabilité à son égard me rendait incapable de ne pas intervenir. J’ai compris que mon incapacité à lâcher prise bloquait la réponse de l’Univers. C’était moi qui empêchais Dieu de venir à mon secours, d’effectuer sa magie. Ce même soir, j’ai pris la décision d’aider la cousine de ma mère selon mes capacités, et non selon ses besoins. Dès le lendemain, la magie de Dieu s’est manifestée : la cousine de ma mère m’a appelée pour m’informer qu’elle désirait être admise à la Maison Mathieu-Froment-Savoie.

Cette expérience de lâcher-prise m’a demandé du courage et de l’humilité : le courage de faire face à la peur de perdre le contrôle et à la peur de prendre contact avec ma culpabilité et, finalement, l’humilité d’avouer que j’avais atteint mes limites.

Lorsque l’on lâche prise de façon authentique et sincère, on ne connaît jamais à l’avance le déroulement des événements. Mais soyez assuré d’une chose : les événements seront toujours à la hauteur de ce que vous avez besoin de vivre et d’apprendre. Faites confiance à Dieu : IL saura vous accompagner dans votre lâcher-prise.

Le savoir-faire et le savoir-être : où est la différence?

Pour moi, le plus important dans la vie ne se limite pas à ce que je fais. Il y a aussi l’état de conscience dans lequel je suis lorsque je fais quelque chose. Je m’explique : je fais du ménage, je conduis ma voiture et je prépare un repas. Trois exemples qui s’inscrivent dans le savoir-faire.

Le savoir-faire est la mise en application de ce que j’ai appris et de ce que je maîtrise; la manifestation, donc, de mes connaissances et compétences. Je sais comment faire le ménage, conduire ma voiture et préparer un repas.

Mais dans quel état de conscience suis-je lorsque je fais tout cela? Qu’est-ce qui m’habite pendant que je FAIS? Est-ce que je fais du ménage avec rage, frustration, apitoiement, découragement? Est-ce que je conduis ma voiture avec impatience et peur ou avec sérénité et paix? Est-ce que je prépare un repas dans la joie ou dans la colère?

Ces questions mènent incontestablement vers le savoir-être que j’explique de la façon suivante : quand je FAIS quelque chose, qui SUIS-je? Suis-je une personne frustrée, attristée, peinée, enragée, pessimiste ou une personne joyeuse, calme, optimiste, en paix? Quand nous vivons de la colère, nous SOMMES colère. Quand nous expérimentons la paix, nous SOMMES paix. Quand nous nous sentons joyeux, nous SOMMES joie.

Bref, un état de conscience est un ensemble d’émotions, de pensées et de réactions physiques résonnant les unes avec les autres et créant ainsi un tout cohérent. Il peut être lumineux comme la paix et la joie ou sombre comme la peur et la haine.

Il faut également comprendre que chaque état de conscience a une incidence sur nous. Un état de conscience négatif aura un effet non épanouissant, contraignant et non expansif qui fait baisser notre taux vibratoire et affecte notre système énergétique. Tandis qu’un état de conscience positif contribuera à l’épanouissement et à l’expansion de notre énergie et de notre aura.

Comme il serait agréable de toujours ÊTRE paix, amour, joie et sérénité! Sachez que c’est possible. Pour y arriver, il faut faire deux choses : cesser de refouler les émotions désagréables et faire taire, l’espace d’un instant, le cerveau masculin rationnel qui a tendance à dominer le cerveau féminin émotif. En réali¬sant ces deux choses, nous rendons possible une collaboration entre le féminin et le masculin.

Je terminerai en disant que je comprends qu’il est parfois inconfortable de ressentir certaines émotions, mais sachez que ce passage obligé est la porte d’entrée vers l’authenticité qui permet la transformation de nos souffrances en lumière. Et, de grâce, ne vous sous-estimez pas. Sachez que le Divin nous a donné les outils nécessaires pour transformer ces souffrances. Il n’en tient qu’à vous d’utiliser ces outils de concert avec le Sacré.

La foi, une puissante alliée

Même si vous l’ignorez, la foi est nécessaire dans la vie. Elle joue un rôle plus important qu’on serait porté à le croire du fait qu’elle se manifeste dans l’action, qu’elle soit positive ou négative. Dans les deux cas, il s’agit bien de la foi.

Presque toutes les lois scientifiques sont basées sur la foi, mais une foi rationnelle. Par exemple, vous faites autant confiance à votre comptable qu’à votre avocat, à votre médecin qu’à votre banquier. En vérité, vous ne feriez rien si vous n’aviez pas foi. C’est la base de la vie. Le jeune enfant a d’abord la foi en ses parents avant d’atteindre, plus tard, un âge où il pourra choisir par lui-même. Le trait caractéristique des gens qui ont la foi est qu’ils s’en remettent à l’invisible auquel ils se sentent tous liés. Une part de leur croyance ne se voit pas, mais existe assurément. Ainsi, on peut, au quotidien, entrer en relation avec cet aspect invisible au moyen de la méditation mystique.

Deux identités en vous
Il existe, en chacun de vous, deux identités. La première est l’identité temporaire provenant des conditionnements de la société, une identité qui a habituellement une estime de soi limitée. La seconde est l’identité du vrai moi. C’est l’étincelle qui fait qu’on est en vie. Elle fait partie d’une réalité infinie qui existe en toutes choses et qui est l’Ultime ou la Véritable Identité de votre propre identité.

Vous devez vous rappeler que vous n’êtes pas seul pour agir. Souvent, les gens se freinent parce qu’ils se sentent seuls ou parce qu’ils ont l’impression de ne pas avoir l’inspiration nécessaire pour concrétiser leurs idées. Pourtant, au moment voulu, l’Esprit Supérieur ou Intelligence Cosmique vous guidera en vous donnant les moyens nécessaires pour aller de l’avant. Au moment de concrétiser l’idée, sachez que ce n’est pas vous qui le faites, mais bien votre Intelligence Supérieure qui agit à travers vous. C’est la foi qui vous pousse à passer à l’action.

Voici un conseil : visualisez que, par l’intermédiaire de votre Esprit Supérieur ou Intelligence Cosmique, vous possédez votre idée de départ et que vous êtes déjà en train de la vivre comme un fait accompli.

Chaque jour, dites-vous : « Le succès et le bonheur sont des idées réalisées dans ma vie. » C’est votre Intelligence Supérieure qui a fait le travail.

Votre intellect personnel (ou esprit conscient) devrait se comporter comme un observateur qui loue la sagesse qui s’exprime par le biais de votre Esprit Supérieur. Gardez cela en tête lorsque vous rencontrerez quelqu’un. Puis, continuez à y penser en sa présence. Le fait de pouvoir conserver une attitude positive dans la vie crée un état d’esprit conscient qui aide votre Intelligence Supérieure à vous activer. C’est ce que je souhaite à tous.

Les mémoires cellulaires

Une nouvelle rentrée automnale s’annonce, entraînant dans son tourbillon une panoplie de nouveautés : nouvelle école, nouveaux professeurs, nouveaux amis… Alors qu’elle nous réserve une multitude de surprises qui viendront garnir nos souvenirs, la rentrée est bien souvent, en réalité, une répétition d’évènements seulement teintés de nouveauté qui se reproduisent cycliquement. Lorsque nous abordons les thèmes des festivités de Noël ou de la St-Valentin, qui sont aussi cycliques, nous ne pouvons pas nous empêcher de sourire en réponse aux souvenirs qu’elles font remonter à notre mémoire.

Ces schémas sont réconfortants et facilement compréhensibles. Mais qu’en est-il lorsque nous pensons à nos partenaires amoureux lorsque ceux-ci se succèdent dans notre vie en affichant des ressemblances qui ne nous apportent pas la satisfaction recherchée? Qu’en est-il lorsque nous pensons aux tâches qui nous épuisent mais que nous accomplissons quand même, jour après jour, en ayant l’impression de ne pas être à la hauteur? Et qu’en est-il lorsqu’on se lève chaque matin avec la conviction que notre vie serait meilleure si nous n’étions pas nés sous une mauvaise étoile… si nous avions grandi dans une famille autre que la nôtre… si nous étions plus riches?

J’ai eu recours à un grand nombre de formations en développement personnel au fil des ans pour m’aider à faire face à des situations difficiles qui m’empêchaient d’être la personne épanouie que j’aspirais à être. Au terme de chacune de ces formations, je me sentais une nouvelle personne, mais lorsque les mêmes difficultés se présentaient de nouveau dans ma vie, alors que je croyais pourtant avoir bel et bien réglé ce que j’avais à régler et pardonné ce que j’avais à pardonner, mon corps m’envoyait des signaux d’alarme. À quoi me servait toute l’énergie consacrée à mon mieux-être si je ne pouvais pas passer à autre chose, vivre une vie différente et changer ma perception de ma propre vie?

C’est en me questionnant que j’ai découvert que, même si j’avais atteint un meilleur équilibre entre ma tête et mon cœur, je n’avais toujours pas pris contact avec les peurs bien ancrées en moi. Je n’avais pas été à l’écoute des émotions liées à ces peurs qui tentaient tant bien que mal d’attirer mon attention sur ces dernières en provoquant en moi des problèmes physiques. Comme un enfant qui lève la main bien haut, elles voulaient s’exprimer sans retenue. Elles voulaient être entendues, écoutées. Ce que je fis. J’avais l’impression qu’elles attendaient notre rendez-vous avec impatience, car elles se présentaient à moi de plus en plus rapidement et intensément. Alors que je croyais les avoir reléguées aux oubliettes, mes peurs et moi sommes devenues des amies.

Nous pouvons prendre contact avec qui nous sommes vraiment de nombreuses façons, mais la principale est la reprise du contact avec le soi, avec notre essence même. Vous connaissez l’expression « ce qui ne s’exprime pas s’imprime »? Elle est particulièrement vraie lorsqu’il est question de nos émotions. Nous les refoulons jour après jour, la tête enfouie dans le sable comme une autruche, croyant à tort que, si nous ne les voyons pas, elles n’existent pas. Nous les percevons comme d’insurmontables obstacles, alors qu’en les laissant s’exprimer et en les accueillant avec sérénité, nous leur permettons de remplir leur rôle premier qui est de nous protéger.

Je vous invite à faire l’exercice de découverte intérieure suivant : installez-vous confortablement, respirez profondément et concentrez-vous sur chaque partie de votre corps individuellement. Lorsque vous remarquez une zone de tension, concentrez-vous sur celle-ci et laissez-la prendre toute la place à l’intérieur de vous. Accueillez cette peur, cette tristesse, cette colère sans vous questionner. Lorsqu’elle est bien présente à l’intérieur de vous, remplissez cette zone de lumière, d’énergie et d’amour. N’essayez pas de la libérer ou de lui demander de partir. Respectez-la simplement en l’accueillant.

Répétez cet exercice quotidiennement durant trente jours, au minimum. Vous constaterez rapidement ses effets positifs. Bonne découverte!

Ne rien faire… un luxe à s’offrir

Est-il encore possible, dans notre société nord-américaine, de s’arrêter de faire? Je vous invite à penser à vos week-ends, à vos journées de congé, à vos vacances. Que faites-vous pendant ces moments précieux qui devraient servir à recharger vos batteries? Si vous êtes comme moi et comme beaucoup de gens qui m’entourent, vous vous apercevrez qu’il y a toujours quelque chose à faire. Que ce soit par obligation, par choix ou par automatisme, il est très rare qu’on prenne le temps de s’arrêter complètement.

Le week-end arrive, et nous en profitons pour faire du ménage, du lavage et pour préparer les repas de la semaine. S’il nous reste un peu de temps ou si on se donne la permission de prendre un congé un peu plus long, alors on se détendra en lisant un livre, en regardant un film, en écoutant la radio, en faisant de l’exercice. Bref, en s’occupant. Parce qu’on a l’impression que ne rien faire, c’est plate!

Même quand notre corps nous envoie des messages (qu’on choisit d’ignorer) et qu’on se retrouve malade, il reste difficile pour certains de s’arrêter ou de simplement ralentir le rythme. Si on est obligé de ne rien faire, alors l’inaction nous pèse. On se sent inutile, parfois même coupable. Ne rien faire est devenu un luxe qu’on ne s’offre plus.

La raison reste propre à chacun, mais il est clair que toutes les raisons sont bonnes pour ne pas s’arrêter. L’adage « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » illustre bien ce que la société pense de ceux qui, comme moi, aiment bien flâner au lit en ne faisant rien le matin. Le temps reste une autre contrainte populaire. Quand on sait que la majorité des gens n’ont pas assez de temps dans une journée pour faire tout ce qu’ils voudraient faire, comment envisager de prendre du temps pour ne rien faire? Ensuite viennent les peurs que l’idée de s’arrêter suscite : peur de passer pour un égoïste en prenant du temps pour soi, peur de s’ennuyer à ne rien faire, peur du silence, de la solitude, du vide, peur de soi, de son discours intérieur… Il y a autant de peurs qu’il y a de gens.

Mais la vraie question ici est pourquoi devrions-nous décider de ne rien faire?

Ma réponse est simple : pour pouvoir se retrouver, pour être capable de se reconnecter à son essence. Trop souvent, nous nous retrouvons aspirés dans le tourbillon qu’est notre vie mouvementée et saturée de notre environnement extérieur. Il est facile de devenir désorienté et de perdre de vue ses points de repère. S’arrêter devient un outil pour nous permettre de remettre le compteur à zéro. Je vois toujours la différence chez une personne avant et après qu’elle ait pris le temps nécessaire pour s’arrêter. Quelqu’un qui s’est donné le droit de ne rien faire pendant une journée, un week-end ou une semaine dégagera un calme paisible. Un sentiment de paix intérieure irradiera de son être, et on pourra lire un bonheur tranquille dans ses yeux. Cette sérénité vient du fait qu’elle a réussi à s’entendre et à s’accueillir. Une harmonie s’est créée entre son mental, son cœur et son corps. Imaginez l’énergie physique, psychologique et émotionnelle dont cette personne dispose désormais!

Alors, maintenant que vous connaissez les bienfaits de ne rien faire, il ne vous reste qu’à le mettre en pratique. Trouvez-vous des lieux, des moments, sortez de votre routine et, surtout, donnez-vous le droit de ne rien faire.

L’Alchimie de l’Âme : transformer les blessures du passé en trésors du présent

Je vous ai parlé d’Archéologie de l’Esprit; j’aimerais maintenant vous parler d’Alchimie de l’Âme, car ce sont deux disciplines connexes qui permettent d’aller « fouiller » dans nos structures psychiques pour y déceler des énergies (croyances et programmations) qui affectent notre liberté d’Être. Là où les excavations archéologiques visaient la prise de conscience de l’héritage que nous avons reçus de notre environnement familial et social (les valeurs que nous avons reçues, les rôles que l’on nous a enseignés), l’Alchimie de l’Âme prend la relève pour aller encore plus loin dans nos profondeurs.

Quand je dis profondeur, ce n’est pas celle du subconscient dont je parle, mais celle encore plus profonde, si profonde qu’elle inclut et transcende le « sub » du conscient! Nous entrons dans le grand univers, vaste et multidimensionnel, de l’Âme. Et quand je dis grand, je veux dire vraiment grand, comme supraconscient grand, car l’Âme en nous chemine depuis des lustres, à travers des milliers de vies antérieures. Elle a accumulé une multitude de connaissances, de talents et de pouvoirs, tous emmagasinés dans nos corps subtils, côte à côte avec des blessures, des croyances erronées et des peurs profondes.

Afin d’accéder aux multiples trésors enfouis dans nos corps énergétiques, l’Alchimie de l’Âme propose la transformation de fréquences de peur (très basses) en fréquences d’amour et de conscience (très hautes) : le plomb devient de l’or, les blessures deviennent des grandes forces, les peurs se transforment en sagesse, les émotions difficiles se métamorphosent en Amour Universel, et une vision plus juste de nous-mêmes et de la Vie dont nous faisons partie se révèle. C’est là le but ultime de cette pratique alchimique : reconnaître, guérir et pleinement éveiller l’Être Divin en nous, et sa nature illimitée, afin de transformer notre expérience terrestre en une expérience de pure divinité!

L’Alchimie de l’Âme offre une façon structurée et bien particulière d’entrer en contact avec l’âme qui sommeille en nous : une plate-forme symbolique qui se présente sous la forme d’un paysage naturel, avec un arbre et une rivière qui coule à ses côtés. L’arbre représente la partie de l’Âme qui est la plus accessible et la plus proche du corps physique (le moi supérieur), et la rivière est la source de l’énergie vitale (chi, prana, etc.). J’aimerais vous initier à cette pratique en vous offrant un petit exercice alchimique que vous pouvez faire cet été, tout en profitant du soleil et du beau temps!

Pour accéder au paysage symbolique / énergétique de l’âme :

• faites monter l’énergie à partir du chakra racine jusqu’au chakra de votre 3e œil,
• une fois bien installé dans le 3e œil, imaginez un arbre et une rivière qui coule à ses côtés,
• lorsque l’impression visuelle de ces deux composantes se stabilise, vous allez vous projeter entre elles en utilisant une spirale turquoise reliant votre 3e œil à l’espace entre l’arbre et la rivière,
• vérifiez le courant de l’eau en vous mettant face à la rivière; il devrait aller de la droite vers la gauche (sinon sautez par-dessus la rivière et allez trouver l’arbre plus gros de l’autre côté),
• installez-vous au pied de l’arbre, collez votre dos contre son tronc, ressentez son énergie; vous pouvez fusionner avec l’arbre et vous ancrer dans la terre avec ses racines, et dans l’univers avec ses branches,
• avant de quitter ce lieu, baignez-vous dans la rivière afin de faire le plein énergétique de votre aura,
• revenez souvent visiter ce lieu intérieur; sa luminosité augmentera, et votre arbre prendra de l’ampleur.

Le simple fait d’accomplir ces deux actions peut déjà vous apporter beaucoup de paix intérieure. Qui sait quels trésors, enfouis dans vos profondeurs, vous pourriez trouver en allant vous saucer les pieds dans le paysage de votre Âme et en lui laissant savoir que vous êtes prêts à vous éveiller?

Nos guides

Face à une épreuve, avez-vous parfois l’impression d’être seul, de ne pouvoir compter sur le soutien ni de vos pairs ni de la société en général? Toutefois, ce sentiment de solitude n’est qu’une perception de la réalité. Dans les faits, bien qu’il soit invisible, un fabuleux réseau d’aide énergétique vous accompagne depuis l’au-delà à chaque instant de votre vie terrestre.

En effet, lorsque nous planifions notre prochaine incarnation, nous établissons une entente avec une âme qui nous accompagnera depuis l’au-delà tout au long de notre vie terrestre. Cette âme agira en qualité de guide personnel auprès de nous. Elle bénéficiera elle-même de l’aide de guides spirituels, des âmes de personnes décédées qui ont fait partie de nos vies lors d’incarnations précédentes, que ce soit à titre de voisins, de collègues, d’amis ou de membres de notre famille.

Tandis que notre guide personnel nous accompagne à chaque instant, nos guides spirituels se manifestent pour nous aider à surmonter une situation bien précise ou à atteindre un objectif fixé dans notre plan d’incarnation. Notre relation n’est pas à sens unique, car ils apprennent également de nous. Eh oui, même dans l’au-delà, l’âme continue son apprentissage afin d’élever sa vibration énergétique. Par exemple, un de nos guides spirituels peut avoir été très rigide avec ses pairs lors de sa dernière incarnation et vouloir nous accompagner dans notre présente vie pour ressentir les émotions de personnes qui subissent l’autorité et les conséquences liées à cet état.

Je vous entends me demander : « C’est bien beau tout ça, Caroline, mais où sont-ils quand on a besoin d’eux? » En tant qu’êtres humains, nous attendons de nos guides des signes clairs, nets et précis. Tante Germaine, fais bouger le rideau de la cuisine si tu es avec moi pour m’aider à surmonter mon épreuve. Nous savons que tout n’est qu’énergie dans l’au-delà; alors, pourquoi attendons-nous de nos guides des signes physiques? Ils aimeraient bien nous saluer en déplaçant le cadre posé sur notre commode, mais ce type d’intervention les épuiserait rapidement, car, pour ce faire, ils devraient abaisser leur taux vibratoire au même niveau que le nôtre, ce que beaucoup n’ont pas la force de faire. Plus les âmes évoluent dans l’au-delà, plus elles élèvent leur taux vibratoire, et plus leur taux vibratoire est élevé, plus il leur est difficile de nous donner des signes physiques de leur présence.

Avez-vous déjà eu une envie irrépressible de poser un geste sans savoir pourquoi? Vous êtes-vous déjà réveillé au petit matin en ayant la réponse à une question qui semblait pourtant sans issue la veille, au moment de votre coucher? Ce sont là des manifestations de vos guides qui tentent de communiquer avec vous. Lorsqu’un oiseau ou un papillon vole autour de vous, il y a de fortes chances qu’un de vos proches décédés l’utilise pour vous saluer. Soyez à l’écoute de votre « ressenti » : une chanson attirera votre attention ou le texte à l’endos d’un livre attirera votre regard.

Nos guides ne peuvent exercer aucune action qui pourrait modifier notre plan de vie. De même, il ne leur est pas permis d’interférer dans notre vie. Nous devons leur demander de le faire de façon claire. Nous pouvons, par exemple, nous adresser à notre guide personnel de la façon suivante : « Je demande à mon guide personnel de m’aider à reconnaître les signes qui me sont destinés et qui ont pour but de me faire réaliser que je ne suis pas aussi seul que je crois l’être. »

Reconnaissez la présence de vos guides spirituels, mais ne leur mettez pas tous les aspects de votre vie entre les mains. Soyez maître de votre vie tout en étant sensible à l’aide qu’ils vous apportent au quotidien. Au moment de votre départ pour l’au-delà, vous serez fier d’avoir accompli en leur compagnie vos objectifs de vie. Voilà le plus beau cadeau que vous puissiez vous offrir!