Le Projet Zibi

Un modèle exemplaire de communauté parmi les plus écologiques et avant-gardistes ici, en Outaouais.

La vision de Windwill et Dream est de créer des cadres de vie les plus durables et respectueux de l’environnement au monde. Pour ce faire, Zibi suit le plan d’action ambitieux « One Planet Communities », un modèle reposant sur dix principes simples pour favoriser un mode de vie durable et abordable pour tous. Ce modèle aidera Zibi à exister en utilisant une juste part des ressources de la planète.

Zéro carbone
Les bâtiments et les structures­ de Zibi sont neutres en carbone. En effet, l’électricité et le chauffage proviennent d’un mélange d’énergies renouvelables sur place et hors site.

Zéro déchet
Zibi est conçu selon un principe de hiérarchisation des déchets. Il est sur la voie d’atteindre zéro déchet d’ici 2020.

Transport durable
Zibi intègre un plan de transport visant à réduire les émissions de carbone et de gaz à effet de serre.

Matériaux durables
Windmill Development Group privilégie les matériaux de construction à faible impact sur l’environnement, durables, locaux et récupérés.

Aliments locaux et durables
Le projet fait en sorte qu’il soit facile et pratique pour les résidents et les locataires de se procurer des aliments locaux, sains et durables.

Eau durable
À Zibi, les produits pour lesquels nous achetons et nous gérons de l’eau contribuent à une utilisation saine des sols et évitent les inondations locales et la pollution des cours d’eau.

Utilisation des sols et habitat de la faune
Le cadre de vie durable sera un modèle de vie urbaine au sein d’un milieu naturel diversifié et productif, en utilisant les sols de manière adaptée et efficace et en favorisant la beauté des paysages.

Culture et communauté locale
Le projet entretient une culture de durabilité, une communauté locale et un sentiment d’appartenance.

Équité et économie locale
Zibi assure une équité sociale dynamique en apportant au tissu social dense constitué d’une diversité de membres de la communauté locale des services accessibles à tous.

Santé et bonheur
Zibi présente des méthodes faciles, attra­yantes et abordables pour permettre aux gens de mener une vie heureuse et saine tout en consommant une juste part des ressources de la planète.

Le Projet Oasis en France

Le mouvement Colibris soutient la création de lieux de vie et de ressources dans un immeuble, une rue, un quartier, un village… partout où cela sera possible! Le mouve­ment appelle tous les cito­yens et les élus à « faire ensemble » et à se mobi­liser pour l’émergence de nouvelles oasis d’entraide et de solida­rité et accompagne les porteurs de projet dans la construction de leurs oasis. Plus de 100 lieux de ce type existent déjà en France. Le projet vise la création de 100 oasis supplémentaires d’ici dix ans.

Kaizen Spécial Oasis
Oasis, un nouveau mode de vie : un ouvrage coédité par Kaizen et le Mouvement Colibris.

Dans ce numéro spécial, le magazine Kaizen et le Mouvement Colibris présentent 100 « Oasis »,­ 100 lieux de vie cons­truits aux quatre coins de la France par des femmes et des hommes qui ont décidé de placer l’autonomie, le partage et la convi­vialité au cœur de leur mode de vie.

Vivre autrement…

Regard sur un mouvement de changement vers de nouvelles communautés intégratives et écoresponsables
Le mode de vie collaboratif m’intéresse depuis la fin de mon cégep, en 2008. Au sein du comité d’environnement, je découvrais l’ampleur des problèmes en même temps que la diversité des solutions. Celle qui m’apparaissait la plus simple et nécessaire était la diminution de la consommation, et la manière la plus logique et efficace d’y parvenir, le partage. En visitant des communautés intentionnelles, j’ai compris que non seulement ce milieu de vie donne un haut niveau de cohérence et de sens par rapport à mes valeurs, mais qu’il génère un mode de vie où la relation à l’autre est centrale et qui favorise l’épanouissement et la connaissance de soi et permet de devenir une personne plus complète, plus libre et plus équilibrée.

D’abord, quelques mots pour vous situer. Qu’est-ce qu’une communauté intentionnelle? C’est simplement une communauté formée de gens ayant fait le choix d’habiter et de vivre ensemble pour partager un mode de vie et mettre des valeurs en pratique. L’appellation regrou­pe des projets de formes et de fonctionnements divers, que j’aime personnellement classer selon le continuum du partage : partage de vision et de valeurs, de propri­été, d’outils et d’espaces communs, des repas, ou proportion des projets développés de manière collaborative. On y trouve, dans l’ordre : bons voisinages, cohabitats, éco-hameaux ou éco-villages, communes. Chaque communauté a sa propre raison d’être et sa propre vision et se développe autour d’un objectif principal : spiritualité, écologie, éducation, travail, famille, égalité, accueil, etc.

Les communautés qui m’intéressent plus particulièrement sont celles qui mettent le plus de ressources en commun, ainsi que celles qui travaillent le plus à rayonner dans la société élargie, à incarner et à diffuser un changement social.

Je vous présente ici deux communautés près de chez vous!

La Cité Écologique de Ham-Nord
La Cité Écologique est une communauté de près de 80 membres, dont 14 enfants. Créée en 1984, elle a récemment fêté ses 30 ans d’existence, ce qui en fait la communauté intentionnelle la plus grande et la plus ancienne du Québec.

Tout a commencé à l’été 1983, lors d’un camp d’été. Les enfants aiment tellement l’expérience qu’ils demandent à leurs parents de pouvoir la vivre à l’année. Entre 80 et 120 adultes décident de se lancer dans l’aventure dès les premières années et de bâtir un milieu de vie intégré autour d’un projet d’école alternative.

Aujourd’hui, la Cité Écologique englobe plusieurs entreprises exploitées sur place, dont :

  • Khéops International, qui fabrique divers objets décoratifs en verre de style nouvel-âge, dont ses fameuses pyramides; et
  • Respecterre, qui s’engage à « Porter l’Avenir » depuis sa création en 2007, produisant des vêtement écoresponsables tout en encourageant l’économie locale.

Aujourd’hui, c’est la nouvelle génération qui prend la relève, contribuant à donner une nouvelle orientation où l’environnement occupe une place importante, tout comme l’ouverture sur le monde.

La Ferme Morgan, à Montcalm
Début février 2014, j’ai visité la Ferme Morgan, où vivait un groupe d’une dizaine de membres. La coopérative de solidarité CoopéraVie Morgan exploite la Ferme Morgan et loue les installations actuelles (maisons et bâtisses agricoles), et les résidents en sont les membres utilisateurs; c’est leur manière de partager leurs revenus.

Les membres de la coop s’occupent d’environ 70 bêtes (vaches, bœufs et bouvillons), ainsi que d’une dizaine de sangliers, des poules, des canards et de deux oies! L’été, ils ont un jardin et des serres qui couvrent 3,5 acres. Tout cela comble presque entièrement leur consommation de légumes, et ils sont autonomes en viande et en œufs. Ils mangent entièrement bio. La Ferme Morgan organise aussi, quelques fois dans l’année, des évènements rassembleurs, comme un souper-spectacle ou une fête des récoltes.

Fini le gaspillage!

Quatre trucs pour affamer nos poubelles et assurer une consommation responsable
De la pomme ridée au poireau desséché, en passant par la pinte de lait « passée date », chaque jour, on jette des aliments. Ce problème se présente à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la ferme à la table; malgré tout, c’est nous, les consommateurs, qui jetons le plus d’aliments. Ce geste coûte très cher aux Canadiens puisque chaque consommateur perdrait près de 800 $ par année à cause du gaspillage alimentaire qu’il fait à la maison. Et c’est sans compter toutes les ressources (eau, engrais, pesticides, pétrole, emballages) qui entrent dans la production, la transformation et le transport de ces aliments. Voici donc quatre trucs simples afin de moins nourrir vos poubelles et d’éviter de gaspiller les aliments.

Cuisiner les aliments fatigués
Vous arrive-t-il parfois de tomber sur de véritables découvertes archéologiques dans le fond de votre réfrigérateur? Les fruits et légumes ratatinés ont certes connu des jours meilleurs, mais ils ne méritent pas nécessairement de se faire balancer directement à la poubelle. Les fruits plus âgés se prêtent à merveille à la confection de compotes et de confitures. Une fois en purée, les rides seront choses du passé ! Les légumes fanés ne laissent pas non plus leur place quand vient le temps d’apprêter des soupes et des potages réconfortants.

Congeler tout, tout, tout
À peu près tous les aliments se congèlent : fruits, légumes, céréales, viandes, poissons … C’est une méthode de conservation qui permet de réduire efficacement le gaspillage.

Dès que vous revenez du supermarché, placez vos pains au congélateur. C’est là qu’ils se conserveront le plus longtemps. Il suffit de les décongeler pour qu’ils redeviennent aussi frais que le jour de leur cuisson!

Les restes de repas peuvent être divisés en portions individuelles dans des contenants destinés à la congélation. Il suffira ensuite de les décongeler au fur et à mesure pour créer un lunch rapide, prêt à manger.

Faire un bouillon avec les restes de légumes
Lorsqu’on prépare des légumes, il est inévitable de se retrouver avec des bouts de tige, des pelures et d’autres épluchures. Plutôt que d’engraisser votre poubelle avec ces précieuses retailles, conservez-les dans un sac hermétique placé au congélateur. Une fois le sac plein, vous pourrez faire un bouillon de légumes. Il suffit de faire revenir un oignon dans l’huile. Ajoutez-y les retailles et faites cuire le tout. Recouvrez ensuite les légumes d’eau, assaisonnez avec des herbes fraîches ou sèches et laissez mijoter doucement une trentaine de minutes. Filtrez le tout, et vous obtiendrez un bouillon de légumes maison.

Se calmer en ce qui concerne les dates de péremption
Les dates de péremption sont les mentions « best before » (meilleur avant) que l’on peut voir sur certains produits alimentaires. Ces dates sont valides tant que l’emballage n’a pas été ouvert. Leur rôle n’est pas d’indiquer qu’un produit n’est plus propre à la consommation une fois passée une date donnée mais plutôt que le fabricant ne peut pas garantir que l’aliment sera encore au meilleur de sa forme du point de vue du goût, de l’apparence, de la texture ou de la valeur nutritive. Certains aliments, comme les œufs, le yogourt et les fromages fermes tels le cheddar peuvent être consommés sans problème après la date de péremption, s’ils ont été conservés dans les bonnes conditions. Nous avons tous, chaque jour, le pouvoir de lutter contre le gaspillage alimentaire. Intégrer quelques-uns de ces trucs dans son quotidien est une façon facile d’économiser de l’argent et de faire du bien à la planète.

Le gaspillage alimentaire : honte et scandale!

DES CHIFFRES QUI EN DISENT LONG
Au Canada, seulement 11 % du gaspillage alimentaire est attribuable aux détaillants et 51 % aux consommateurs. Annuellement, au Québec, c’est plus de 32 000 tonnes d’aliments comestibles qui sont jetées aux ordures par l’industrie agroalimentaire. Les Québécois perdent en moyenne 771 $ par année en nourriture jetée, soit 2,5 fois plus que chez nos voisins du sud.

Selon une étude publiée en 2010, les Canadiens jettent pour 27 milliards de dollars de nourriture chaque année et 1 item sur 4 est jeté sans avoir été consommé.

Le secteur agroalimentaire a évolué à vitesse grand V ces dernières décennies, laissant dans son sillage un triste constat : le tiers des aliments produits mondialement est perdu ou gaspillé (FAO, 2011). Bien que la nécessité de réduire le gaspillage fasse plutôt consensus, nous sommes en droit de nous demander si les citoyens, les citoyennes et le système agroalimentaire sont prêts à changer.

Surconsommation et mode de vie
Peu d’études ont été faites au sujet du gaspillage alimentaire, que ce soit au Québec, au Canada ou dans le monde. Toutefois, celles qui existent s’entendent quant à l’impact des habitudes de consommation des citoyens et citoyennes sur l’ampleur de la problématique du gaspillage alimentaire. En effet, dans les pays industrialisés, les plus grands gaspilleurs sont les consommateurs et consommatrices. D’abord, notre société valorise beaucoup le travail rémunéré et son pendant, la consommation. L’acte d’acheter est bien vu, il est signe d’opulence et procure une certaine envergure sociale. Afin de répondre aux attentes de leur famille et entourage, les consommateurs vont avoir tendance à acheter plus que ce dont ils et elles ont réellement besoin. Ceci, sans parler des horaires souvent chargés et contraignants qui limitent leur capacité à bien gérer les achats. Dans le cas qui nous intéresse, les aliments périssables n’ont pas une durée de vie infinie et doivent être entreposés, congelés ou transformés adéquatement.

Ensuite, l’annulation des cours d’économie familiale au secondaire, conjugué à l’éclatement des familles et à l’arrivée des femmes sur le marché du travail ont eu pour effet de faire diminuer le temps accordé à la transmission des savoirs culinaires. Ces derniers sont essentiels à la bonne gestion des aliments, mais sont aussi importants étant donné l’influence qu’ils exercent sur la perception de la cuisine : un moment passé en famille, qui nous permet de manger sainement sans gaspiller la nourriture que l’on a à la maison.

Matière à réflexion
Si la moitié du gaspillage alimentaire au Canada est la responsabilité des consommateurs et consommatrices, l’autre moitié relève de l’industrie à tous les niveaux de la chaîne alimentaire (production, transport, transformation et vente). En quelques décennies, nous sommes passés d’un système d’agriculture traditionnel de proximité à un système d’« agrobusiness » (agroentreprise) comptant beaucoup d’acteurs qui ont leurs propres attentes, normes et demandes.

« Un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition et pourtant, un tiers de la production mondiale de nourriture est jeté ».Tristram Stuart

Si une partie des milliers de tonnes d’aliments se retrouvant à la poubelle pouvait se retrouver sur les tablettes à moindre prix, ou dans les banques alimentaires, cela permettrait certainement de mieux répondre aux 1,6 millions de demandes d’aide alimentaire d’urgence mensuelles que reçoivent les Banques alimentaires du Québec.

1 En septembre 2013, une pétition portant 18 097 signatures a été déposée à l’Assemblée nationale du Québec pour demander au gouvernement d’obliger les supermarchés tels Maxi, IGA ou Métro à donner leurs invendus encore consommables à des banques alimentaires.

Vivre dans une mini-maison, un choix novateur!

Vivre dans un espace plus petit mais tout aussi fonctionnel, de plus en plus de Canadiens y songent. Le mouvement « Tiny House » a pris son essor aux États-Unis en 2008, lors de la crise économique. Au Canada, le mouvement gagne en popularité depuis les cinq dernières années, princi­palement dans l’Ouest canadien. Au Québec, les municipalités vont maintenant devoir réviser leurs lois afin de permettre davantage la construction de mini-habitations. Un des aspects soulevés auprès de la ville de Gatineau est l’acceptation de la mini-maison à titre de deuxi­ème unité d’habitation sur un lot où se trouve déjà une maison. Le projet est présentement à l’étude.

Une mini-maison comporte tout ce dont vous pourriez avoir besoin dans une maison, sans les espaces perdus. La superficie habitable varie entre 150 et 650 pieds carrés. Les mini-maisons peuvent être construites sur roues ou sur fondation. Comme leur superficie correspond à environ un dixième de celle d’une maison traditionnelle, la maximisation des espaces est privilégiée. Il n’est donc pas rare d’y trouver des articles ayant plus d’une fonction. Par exemple, l’escalier est souvent bonifié par l’ajout d’un espace de rangement sous l’escalier. Il en va de même pour les fauteuils, le lit et même le sous-plancher. Lors de la conception d’une mini-maison, l’attention portée aux détails du plan est primordiale. Il faut tirer avantage de chaque centi­mètre pour ainsi être en mesure de vivre adéquatement et confortablement dans sa nouvelle maison.

La décision de vivre dans une mini-maison est souvent liée au choix d’un nouveau style de vie. Pour vivre dans plus petit, il faut établir des priorités dans ses biens matériels et ses habitudes de vie. Entre autres, il faut être prêt à vivre davantage à l’extérieur. Bien que ces maisons soient­ de petite superficie, les options écolo­giques sont illimitées. De plus, il est possible d’équiper la mini-maison de panneaux solaires. Les coûts de chauffage s’en trouveront considérablement réduits. Dans le même esprit écologique, un système de récupération des eaux grises et noires peut être incorporé dans la construction. Il en va de même pour les eaux de pluie.

Vous souhaitez visiter une micro-maison?
Une entreprise de l’Outaouais, Lumbec Inc., a construit son tout premier prototype à l’hiver 2015. Le modèle actuel de Lumbec est construit sur roues. Sa superficie habitable est de 225 pieds carrés, répartie sur 16 pieds de longueur et 8,6 pieds de largeur. Contrairement aux roulottes, la micro-maison Lumbec est complètement isolée et est donc habitable à l’année. Il est également important de noter que chaque micro-habitation Lumbec, tant sur roues que sur fondation, est construite sur mesure.

Les mini-habitations offrent diverses possibilités d’usage. On peut choisir la mini-maison à titre de résidence principale, de mini-chalet, de bureau de travail, de commerce ou encore comme deuxième unité d’habitation. Vous songez à vivre dans une mini-habitation? La transition vers ce nouveau mode de vie laissera plus d’argent dans vos poches, vous donnera plus de temps pour les loisirs et réduira votre empreinte écologique. Au final, vous saurez revenir à l’es­sen­tiel et trouver un calme spirituel. Vivre dans une mini-maison est un choix novateur!

  Les arguments en faveur de la mini-maison
– Minimise l’étalement urbain
– Bâtie sur roues ou sur fondation
– 95 % de matériaux locaux
– 4 saisons
– Abordable
– Transportable
– Construite sur mesure
– Écologique
– Conforme au Code   de construction du Québec
– S’harmonise avec la nature
– Possibilité d’être 100 % autonome

Tout sur… la récupération de l’eau de pluie

Le Québec semble posséder d’inépuisables ressources hydriques. Pourtant, l’eau est une ressource précieuse dont la valeur ne cesse d’augmenter. Récupérer les eaux de pluie devient alors un geste à la fois écologique et économique. Lisez et lancez-vous!

Une pratique aussi ancienne que le monde
La pratique de recueillir l’eau de pluie ne date pas d’hier : on peut remonter jusqu’à trois millénaires avant J-C pour trouver des systèmes de récupération des eaux pluviales à des fins de consommation par l’humain. Aujourd’hui, on la collecte abondamment dans plusieurs parties du monde, même dans les gratte-ciels à Hong Kong!

La collecte de l’eau de pluie peut avoir pour simple but d’arroser son jardin et laver sa voiture… ou être l’unique source d’eau pour la maison­née toute entière! Entre ces deux extrêmes, il y a toute une gamme de systèmes permettant de répondre à vos besoins sans vous ruiner, et en toute bonne conscience.

Pourquoi récupérer l’eau de pluie?
Au Québec, la récupération de l’eau de pluie est une démarche éco-citoyenne dans la grande majorité des cas. Faute de facture pour l’utilisation de l’eau potable du réseau municipal sur la base de sa consommation, il faut beaucoup de motivation et de vision écologique pour entreprendre cet exercice complexe. Par ailleurs, l’approvisionnement en eau potable n’est pas (encore) une source d’inquiétude dans la Belle Province. Pourquoi alors se donner la peine de récupérer votre eau de pluie? Tout simplement parce que l’eau de qualité est bel et bien une ressource épuisable! Nos eaux sales sont traitées, ce qui consomme de l’énergie : plus on consomme, plus on doit traiter et on paye ce traitement sans le savoir, à même nos impôts.

Quel est le portrait de l’utilisation de l’eau dans une résidence typique au Québec?
Chaque Québécois consomme plus de 400 litres d’eau chaque jour[3], sans compter les entreprises; ce fait nous classe parmi les plus grands consommateurs d’eau au monde (juste après les États-Unis).

Nous utilisons de l’eau potable pour de nombreux usages pour lesquels elle n’est pas nécessaire. En effet, moins de 1 % de l’eau domestique traitée sert à la consommation. Par contre, en été, le jardinage compte pour approximativement 30 % de la consommation d’eau. (…)

Gaspillage d’eau : les autres peut-être… mais pas moi!
La perception qu’on a de notre consommation d’eau diffère grandement de la réalité. Si on vous demandait votre consommation journalière, diriez-vous que vous consommez davantage que la moyenne québécoise ou que votre consommation est en deçà? Nous ne pouvons pas tous consommer moins que la moyenne! Voyons voir : vous arrosez votre jardin et votre belle pelouse trois fois par semaine au cours de l’été? Vous lavez votre voiture une fois par semaine?

Un boyau d’arrosage standard de ¾ de pouce permet l’écoulement de 1 440 litres par heure. Arroser son jardin pendant 2 heures nécessite donc près de 2 900 litres, soit 8 700 litres par semaine ou 113 000 litres au cours de 13 semaines que dure l’été. Pour la voiture, ce serait environ 6 000 litres. Ce serait donc 119 000 litres par été, en supposant que vous n’arrosez pas au printemps ou en automne et que vous ne lavez votre voiture que sous un beau soleil d’été.

En revanche, le Québécois moyen consomme 400 litres par année, dont 30 % pour les utilisations extérieures, soit 44 000 litres. Vous consommez donc 2,7 fois plus que la moyenne, malgré votre assurance du contraire!

Note : Pour lire l’article dans son intégra­lité, rendez-vous sur le site de Écohabitation (www.ecohabitation.com) et inscrivez le titre de l’article dans la case “recherche par mots clés”.

Par Denis Boyer (Écohabitation) avec Manuel Desrochers et la collaboration d’Emmanuel Cosgrove et Emmanuelle Walter (Écohabitation)

Comment tirer profit des couleurs en décoration selon leurs effets?

Depuis sa création, l’humain a toujours été fasciné par le monde des couleurs. Au fil des ans, grâce aux avancées scientifiques, les chercheurs ont réussi à en démontrer les effets physiologiques et psycho­lo­giques. Alors que certains effets sont favorables, d’autres peuvent nous être nuisibles, et c’est pourquoi il importe de les connaître quand vient le temps de relooker son domicile.

Le rouge est la couleur considérée comme la plus puissante; je vous conseille donc de l’utiliser en accent. Stimulante et énergisante, cette teinte chaude peut vraiment nous réchauffer, car elle fait augmenter notre rythme cardiaque et notre force musculaire. C’est un choix judicieux pour les salles d’entraînement, pour toute personne frileuse ou pour aider votre adolescent à sortir du lit! Que cela ne vous étonne pas, le rouge suscite l’amour et le désir; il est donc tout indiqué pour la chambre à coucher. Dans la cuisine, il éveille l’appétit, tout comme le jaune et le vert. Il est à proscrire si vous souffrez d’hypertension, de migraines, de problèmes de sommeil, d’épilepsie et pour les enfants hyperactifs!

Le jaune, souvent associé à la joie de vivre, est pourtant la couleur la plus malaimée de tous. Il gagne toutefois à être utilisé pour apporter de la vivacité. C’est un excellent choix pour un bureau, car il stimule l’intellect et éveille sans exciter. Dans les pièces communes, il apporte une belle énergie qui suscite de bons échanges. Lors des périodes plus dépressives, c’est l’idéal pour remonter le moral. Seule mise en garde, évitez-le dans la chambre à coucher si vous souffrez d’insomnie, car il stimulera trop votre petit hamster, c’est-à-dire, votre mental hyperactif.

En tant que couleur froide, le bleu est reconnu pour ses qualités apaisantes et offre les effets contraires au rouge. Dans une chambre à coucher, il vous fera tomber directement dans les bras de Morphée. Toutefois, il peut littéralement donner « les bleus » (la déprime) et est donc à éviter pour les personnes à tendance dépressive. Si vous avez une famille trop énergique, le bleu dans les pièces communes saura calmer l’atmosphère. Dans les endroits trop chauds, il apportera une sensation de fraîcheur.

Le vert est la couleur de l’équilibre, du calme et du ressourcement. Il est tout indiqué pour des lieux de relaxation, car il aide aussi à réduire la tension artérielle. Rappelant la nature, il est idéal pour atténuer l’omniprésence d’un milieu urbain. Si l’ambiance familiale est tendue, l’utiliser dans les pièces communes vous sera très favorable pour apaiser les tensions.

Le mauve est la couleur qualifiée de mystérieuse. Il nous invite à l’introspection et, comme le bleu, il est excellent pour stimuler la créativité, la réflexion et le sommeil. Dans la chambre à coucher, c’est la couleur qui éveille le plus la passion et la sensualité, devant le rouge, ce qui vous étonne peut-être.

L’orangé apporte la plupart des bienfaits du rouge, mais de façon moins intense. Quant au rose, il est la seule couleur chaude qui peut être apaisante. Il est particulièrement reconnu pour aider à combattre le stress. Attention toutefois, s’il est trop présent, il pourrait devenir stimulant, comme le rouge.

Peu importe leurs effets, les couleurs vous parlent selon votre vécu et votre état d’âme. Alors, écoutez votre petite voix intérieure, car elle sait lesquelles vous font du bien à quel moment. De plus, pour un bon équilibre, l’humain doit s’entourer de toutes les couleurs, mais comme on dit, il faut savoir bien doser. Il vous appartient donc de trouver, dans le cercle chromatique et selon ce qu’il vous inspire, le dosage qui vous convient le mieux.

La géobiologie, comment peut-elle vous aider?

Qu’est-ce que la géobiologie?
C’est un savoir très ancien mais qu’on peut classer comme science nouvelle pour l’homme contemporain. Le mot provient de l’union de la racine grecque « géo » (terre) et du mot « biologie » (étude de tout ce qui est vivant). La géobiologie s’intéresse à ce qui peut nuire au développement harmonieux de la vie (humaine, animale et végétale).

Depuis quand existe la géobiologie?
Officiellement, depuis les années 1950, quand le docteur Ernst Hartmann, un pionnier des recherches en géobiologie, a découvert à la surface du sol la présence d’un vaste réseau de rayons électroma­gnétiques semblable à une immense toile d’araignée.

Énergies tellurique et cosmique
Tout est vibration : notre corps, notre environnement, y compris la planète et le cosmos, qui sont deux forces primordiales dites énergies. L’énergie tellurique provient du centre de la terre, et l’énergie cosmique, de l’espace. Ces énergies (cosmo-telluriques) sont parfaitement naturelles et ont toujours existé. Où que nous soyons sur la terre, nous subissons en permanence l’influence de ces deux énergies.

Le rayonnement de la terre a une influence sur les cellules de notre corps parce que l’humain est une « antenne » très réceptive aux vibrations cosmo-telluriques qui l’entourent. Nous sommes donc en interaction avec notre environ­nement. Nos lieux de travail ou d’habitation peuvent être perturbés par des ondes liées aux champs magnétiques et électriques (courants d’eau souterrains, réseaux métalliques, failles géologiques, cheminées cosmo-telluriques, nœuds de Hartmann et de Curry ainsi que matériaux de construction et formes architecturales). Les personnes qui vivent dans ces zones perturbées peuvent devenir malades à cause de leur environnement et souffrir d’électrosensibilité.

Les objectifs de la géobiologie
La géobiologie permet de mieux comprendre comment ces facteurs peuvent exercer une influence négative et nuire à notre bien-être : sommeil déficient, fatigue au réveil, tensions, migraines, irritabilité… La géobiologie, qu’on pourrait aussi appeler médecine de l’habitat, permet de trouver et de corriger les ondes vibratoires négatives dans notre environnement pour enfin vivre dans un lieu qui nous revitalise au lieu de vous épuiser.

Les actions du géobiologue

  • Analyser maisons, appartements et lieux de travail et identifier les éléments perturbants;
  • Repérer les champs électromagnétiques qui sont émis par les installations électriques afin d’en réduire les effets négatifs sur nous;
  • Détecter les ondes magnétiques ou telluriques ainsi que la radio‑activité qui peuvent nous affecter;
  • Repérer les nuisances : veines d’eau souterraines, fissures, cheminées cosmo‑telluriques négatives, courants telluriques, courants Hartmann, Curry, etc.;
  • Utiliser des instruments pour effectuer une évaluation vibratoire des lieux et une analyse des courants telluriques perturbateurs;
  • Conseiller judicieusement les gens au sujet du terrain avant d’y construire une maison;
  • Faire des recommandations d’usage, par exemple éviter un long séjour sur les nœuds et lignes telluriques où l’énergie est trop forte (nœuds de Hartman ou de Curry);
  • Équilibrer les zones perturbées en plaçant un dispositif d’harmonisation cosmotellurique efficace en des points précis;
  • Assainir, du point de vue énergétique, notre espace vital afin que l’énergie circule librement dans les espaces occupés.

Comment le géobiologue peut-il détecter les réseaux telluriques?
En se rendant sur les lieux avec des instruments de mesure tels que l’antenne de Lecher.

Quand faire appel à un géobiologue?

  • Avant l’acquisition d’un terrain, d’une maison ou d’un appartement;
  • Avant des travaux de rénovation ou d’agrandissement;
  • Lorsque vous développez des symptômes récurrents : sommeil perturbé, irritabilité, fatigue inexpliquée, difficultés de concentration, apparition de stress en rentrant chez vous;
  • Lorsque, dans l’environnement extérieur, s’ajoutent des poteaux électriques ou des antennes-relais;
  • Quand vous avez besoin de vous sentir mieux chez vous.

Retrouvez l’harmonie avec votre environnement : voilà comment la géobiologie peut vous aider.

Le programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais

Toute une aventure écologique a été vécue de 2013 à 2015 dans 16 établissements scolaires de la région. Ces écoles primaires, écoles secondaires et centres d’éducation des adultes ont participé à un projet pilote du tout nouveau programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais; (www.ecoles-eco.ca) d’une durée de deux années scolaires.

Unique dans la région, ce programme vise deux buts complémentaires : tout d’abord, développer le sens éco­­­­citoyen chez les jeunes et, ensuite, appuyer l’amélioration des bilans écoresponsables des établissements scolaires.

Pourquoi faire tout cela? Avant tout, l’éducation relative à l’environnement (ERE) auprès des jeunes est une des clés de tout changement social en faveur d’une société qui comprend mieux les enjeux de développement durable et qui agit concrètement en faveur d’une amélioration de la santé humaine et environnementale. D’autre part, les commissions scolaires et les écoles du Québec doivent envisager d’apporter certains changements en vue d’atteindre les objectifs du Plan d’action de développement durable fixés par le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) (<ahref= »http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/PADD_2013p.pdf »>http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/politiques_orientations/PADD_2013p.pdf). Enfin, les jeunes eux-mêmes réclament plus d’actions écologiques dans leurs écoles et se sentent interpellés par les thèmes entourant le développement durable (https://drive.google.com/file/d/0B_ob7STW0jIEdFlzVkpwX1lfbGs/edit?pli=1).

Six thématiques environnementales sont privilégiées par le programme pour atteindre les objectifs susmentionnés :

  • Travail d’équipe et synergie
  • Éducation relative à l’environnement et rapprochement avec la nature
  • Gestion des matières résiduelles
  • Gestion de l’eau
  • Verdissement des terrains d’écoles et protection des milieux naturels
  • Gestion de l’énergie

Le mode de fonctionnement du programme est fort simple : chaque école inscrite dispose d’une « banque d’heures » bien à elle et l’utilise à sa guise, selon ses besoins. Dans la banque d’heures, l’école choisit à la carte :

    • Des animations pédagogiques relatives à l’environnement, en classe, pour les élèves;
    • Des animations publiques, à la cafétéria, dans l’agora ou dans la cour par exemple;
    • Des formations spécifiques à l’intention du personnel ou des comités de parents;
    • Du temps de services-conseils en développement durable pour la direction ou pour le comité vert;
    • De la présence d’accompagnement pendant une activité organisée par l’école;
    • Du temps de recherche d’informations, de financement ou de fournisseurs;
    • De l’appui à la gestion de projets verts pour l’école.

Le programme a donné de très beaux résultats durant la période 2013-2015, près de 10 000 élèves de la région ayant été sensibilisés. Il s’est avéré que la plupart des écoles ont demandé un appui particulier pour la gestion des matières résiduelles, qui constitue une priorité pour elles. Ainsi, presque toutes les écoles ont eu droit à des animations de caractérisation des déchets devant les élèves et le personnel, ce qui a favorisé une amélioration notable des compéten­ces en matière de tri du recyclage et du compostage au sein des établissements scolaires. Certaines écoles ont implanté des nouveaux services de collecte de matières recyclables oucompostables, tandis que d’autres se sont concentrées sur des projets de verdissement de leurs terrains, pour améliorer laqualité de vie de tous. En bref, le programme a su appuyer les écoles, enseignants et élèves qui avaient envie de mettre en œuvre des initiatives concrètes de sensibilisation et d’action en faveur de la santé de l’environnement!

Geneviève Carrier, Directrice Enviro Éduc-Action