Les bienfaits du coloriage

Les livres de coloriage gagnent en popularité auprès des adultes depuis quelques années. C’est ainsi qu’on trouve, dans le palmarès des meilleures ventes en librairie, des livres « anti-stress » qui présentent des dessins non enfantins, parfois même très complexes et exigeant beaucoup de précision. Pourquoi cet engouement pour le coloriage? Parce que les gens ont de plus en plus besoin de retourner au papier? Parce que le coloriage nous permet de prendre rendez-vous avec nous-mêmes? Et si ce n’était que la démarche et le plaisir qui comptaient?

Pourquoi colorier?
Le coloriage se pratique à notre propre rythme, où que nous soyons. À la maison, au bureau, dans un parc, nous n’avons besoin que d’un cahier et de crayons. C’est non seulement une activité peu coûteuse et facile d’accès, mais le fait de colorier ne nous place pas devant le même stress que lorsque nous nous trouvons face à une page blanche. Cela signifie que le coloriage ferait appel à notre créativité sans pour autant que cela nous mette de pression : nul besoin d’être un artiste pour savoir colorier.

Le coloriage est également un acte gratuit dont la seule finalité est l’instant passé à l’accomplir. Il se pratique seul ou en groupe et peut même combler les écarts entre les générations puisqu’enfants et grands-parents peuvent s’y adonner dans un moment de partage et de complicité. Le coloriage permet de se détendre, de se vider la tête et, pendant que nous nous concentrons sur le dessin et sur le choix des couleurs, cela crée un espace en nous comme en ceux qui pratiquent la méditation. Cette évasion nous détend et nous libère donc de la tension mentale. C’est peut-être ce qui expliquerait que cela nous aide à lâcher prise et à plonger dans l’ici et maintenant, mais aussi à nous connecter à notre monde intérieur, dans un état de pleine conscience.

Pour colorier, nous ressentons parfois le besoin de nous isoler afin d’entrer en relation avec nous-mêmes. C’est aussi une façon de retourner à l’enfance et au bonheur tout simple de mélanger des couleurs. D’ailleurs, cette explosion de couleurs sur la page nous donne la liberté de verbaliser nos émotions et de calmer nos angoisses. Ainsi, au terme de notre coloriage, en plus d’avoir maintenu notre mobilité fine, nous avons non seulement passé un bon moment, mais nous avons également amélioré notre estime de soi en commençant et en terminant une œuvre créative.

Quelques ouvrages

Claudette Jacques présente une collection de livres qui permettent d’explorer un thème en particulier au moyen de 15 mandalas à colorier. Chaque livre est un outil d’accompagnement pour diverses situations, comme la grossesse, le deuil, les enfants ou le pardon, et certains thèmes sont regroupés dans un seul ouvrage (Le Grand Livre à colorier des Mandalas). Dans son dernier livre, Mandalas pour expérimenter… Ho’oponopono, l’auteure propose des dessins mandalas explorant cette méthode ancestrale hawaïenne qui nous sert à libérer les mémoires qui encombrent notre subconscient. Les avantages de cette collection : chaque dessin est accompagné d’une réflexion sur le thème, et les lignes de chaque mandala sont très pâles, ce qui donne, au final, un résultat des plus spectaculaires.

Jardin secret : carnet de coloriage et chasse au trésor antistress. Johanna Basford en a vendu plus de 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Les dessins sont complexes, un peu fé­ériques et représentent des animaux, des fleurs et des jardins tous plus magnifiques les uns que les autres. D’une page à l’autre, c’est un projet qui commence, une aventure qui ne demande que les couleurs de notre imagination. Même si les dessins sont recto-verso sur chaque page, le papier résiste bien à nos « gribouillages » et même aux crayons-feutres. Un plaisir à s’offrir absolument du coloriage.

Pour ne pas alourdir le texte, les références seront fournies sur demande.

Autre référence : https://coloriages-enfants.fr/bienfait-coloriages-pour-enfants/

La voix, un phénomène surtout affectif?

De tout temps, la voix accompagne les rituels des différentes cultures et régions du globe : chant grégorien, mantras, chants de guérison des chamans, yoga, prières, etc. Rien de surprenant… la voix est un phénomène si naturel! L’homme semble avoir su d’instinct qu’elle le relie à son âme et au divin. Mais qu’en est-il du fait que la voix soit un phénomène surtout affectif?

Imaginez une roche qu’on jette à l’eau. Vous voyez des cercles concentriques qui s’étalent jusqu’à disparaître.

Le son est une onde vibratoire qui résonne et s’amplifie selon des lois similaires. Son destin est de se propager dans l’espace et de s’épanouir. Avec un peu d’attention, on peut entendre si la voix se diffuse librement ou si elle reste étouffée.

Bien qu’elle soit une réalité volatile, intangible, notre voix n’est pas déconnectée de ce que nous sommes, de ce que nous portons en nous comme expériences de vie. Comment faire pour être à l’aise lorsque je lui parle? Pourquoi ma voix est-elle coincée dans ma gorge quand je chante plus fort? Comment faire pour aimer ma voix? Nos émotions, ce que nous ressentons dans notre corps – ou ce que nous ne ressentons pas – a un lien intime avec la nature et la qualité de notre voix.

La voix ouvre sur le monde de l’émotion et de la relation
Toute personne qui parle, ou chante, peut se retrouver confrontée à des questions semblables puisque parler ou chanter nous place dans un contexte où nous avons à nous « produire devant », à révéler quelque chose de nous. Ce faisant, toutes sortes de sensations et d’émotions se réveillent en présence de l’autre personne. La gêne, la pudeur peuvent représenter un frein important. N’est-il pas plus facile de chanter seul dans son bain? Et le corps se souvient, en deçà de la cons­cience, d’interdits ou de semonces du genre : « Baisse le ton! », « Cesse de crier! », « Pas si fort! » Dans ce contexte, le phénomène qui se produit est davantage d’ordre relationnel. La voix est « gardée » à l’intérieur, retenue, la semonce toujours vivante, inscrite dans le matériau corporel et dans l’inconscient.

Pour différentes raisons, il s’avère que le corps s’organise – avec le concours des muscles, tendons et compagnie – pour retenir le son, inhiber l’expression et, ultimement, enfermer l’individu dans une solitude parfois difficile à supporter et génératrice de maux divers.

Tout en étant un instrument musical et de communication qui peut se travailler, se peaufiner, la voix est fondamentallement relationnelle.

Et quelle aventure que d’explorer ses fondements, son assise (le souffle) et sa résonnance! Partir à la décou­verte de l’univers intérieur qui s’est construit en interaction avec l’environnement de l’enfance, c’est reprendre possession de soi, de ses moyens, de son héritage. Ce qui était enfoui dans l’oubli renaît, se met à vivre dans le cadre d’une relation. Pour certains, chanter délie la langue, met des mots dans la bouche pour la première fois, « débloque » le canal d’expression.

Au moyen du dialogue et du par­tage, les sensations et émotions s’intègrent comme points de repère. La détente que procure un souffle profondément ancré dans l’être est aussi émotionnelle que psychique. Une place se fait dans le corps et se répercute dans le rapport entretenu avec autrui et avec le monde. De plus, acquérir cette capacité d’intériorisation et d’expression mène sur le chemin de ce qu’est réellement l’intimité tant recherchée.

Le tricot comme moyen de relaxer

Les gens créatifs sont curieux de nature. Ils trouveront donc aisément des dizaines de loisirs créatifs à essayer. Cependant, quand vient l’hiver, on ralentit et on a souvent envie de simplicité. En cette saison, les projets qui exigent beaucoup de préparation ou qui laissent la maison en désordre sont beaucoup moins intéressants, et on constate un intérêt renouvelé pour le tricot, peut-être justement en raison de sa simplicité. Cette activité ne nécessite aucune installation et peu de matériel. En plus, un tricot amorcé se transporte et se range très facilement.

De prime abord, le tricot peut sembler complexe, mais plusieurs adeptes du tricot vous diront qu’une fois la base maîtrisée, il devient un loisir relaxant. Chaque maille devient alors semblable à chacun des pas d’une promenade faite dans une suite de mouvements exécutés sans contraintes et sans souci de réussite.

Le tricot permet donc de se reconnecter à soi. Il entraîne aussi un certain détachement, puisque ce n’est qu’après plusieurs rangs qu’on pourra prendre un peu de recul pour observer le résultat. Ce loisir créatif offre en plus l’avantage d’avoir créé, au final, un bel objet, doux et utile. Le montrer fièrement permet souvent de créer des liens avec d’autres adeptes.

Mais par où commencer? Il est préférable de choisir un projet simple. Vous trouverez sans difficulté sur Internet des vidéos s’adressant aux débutants. Vous pouvez également visiter votre bibliothèque de quartier pour consulter des ouvrages sur le sujet. Attardez vous surtout aux patrons qui n’exigent que des mailles simples.

Ensuite, il suffit de peu de matériel pour démarrer : deux aiguilles à tricoter (certains utilisent même leurs doigts!), de la laine et un siège confortable. Voici quelques conseils pour favoriser un apprentissage rapide et facile.

Pour tricoter avec des aiguilles, il serait souhaitable d’en essayer différents types. Plus le calibre est gros, plus l’ouvrage avancera vite. Aussi certains préfèrent-ils les aiguilles de plastique sur lesquelles la laine glisse facilement, alors que d’autres optent pour des aiguilles de bois qui permettent d’éviter « d’échapper » une maille. Lorsque ce loisir deviendra sérieux, vous pourrez songer à vous procurer des aiguilles en graphite, solides et légères.

Pour ce qui est de la laine, il y a deux aspects à considérer. Le premier : le prix. Si l’idée d’acheter une laine luxueuse, comme la laine d’alpaga, vous procure un plaisir fou, en raison de sa texture douce malgré son prix, allez-y. Si toutefois ce brin de luxe vous fait hésiter à chaque maille, de peur de gâcher le résultat, mieux vaut commencer avec une laine abor­da­ble. À la rigueur, on peut récupérer la laine d’un vieux foulard ou en demander à quelqu’un qui tricote.

Le second : la texture et le calibre de la laine. Préférez les gros calibres qui se manipulent facilement avec de grosses aiguilles. Choisissez aussi un brin peu texturé, sans petites boucles ou poils qui pourraient nuire au contrôle des aiguilles en s’emmêlant.

Et la créativité dans tout ça? Même si on suit un patron, on peut toujours le modifier. Avec vos mains, vos aiguilles et de la laine, vous pouvez créer quelque chose qui se tient. C’est dans le choix des aiguilles, de la laine et des couleurs que vous pourrez exprimer votre créativité.

Vous voilà prêts à partir à l’aventure du tricot, une maille à la fois. Bien­tôt, vous aurez envie d’explorer des lieux inconnus au moyen de nouvelles mailles ou de nouveaux types de laine. Peut-être dessinerez-vous vos propres patrons. Bon tricot!

Être l’artiste de sa vie

Prenons un moment pour examiner la situation suivante : nous avons créé tout ce qui existe actuellement dans notre vie, de même que tout ce qui a déjà existé. Notre demeure, nos relations, nos loisirs, notre emploi, notre travail… tout. Si nous n’étions pas nés, rien de ce qui constitue notre vie n’existerait. Et tout cela à partir de rien, de zéro. Incroyable, n’est-ce pas? Mais comment avons-nous fait pour créer notre existence? Cherchons ensemble à le comprendre afin de créer dorénavant notre vie avec une plus grande conscience.

Il y a dans l’air du temps de nombreux malentendus à propos de ce que l’on appelle les lois de la manifestation. Si c’était clair, tout le monde pourrait manifester une Ferrari dans sa vie, et les rues seraient bondées de voitures de luxe. La première chose à débrouiller est la provenance de notre désir de création. Autrement dit, notre égo est incapable de créer, car ses actions, mues par la peur, ne sont pas liées à la réalité. C’est pour cette raison que toute tentative de création de richesse, de luxe ou de célébrité ne fonctionne pas. Par contre, l’âme, cette partie divine de notre être, nous relie directement et instantanément à la source de l’acte créateur.

Nous, les humains, cherchons depuis la nuit des temps comment suivre le courant singulier de notre existence. En retournant à l’intérieur de soi, dans cet espace de tranquillité, de détente et de sensibilité, nous pouvons ressentir ce courant. Il y a véritablement, à l’intérieur de chacun de nous, un mouvement de vie qui a une direction précise. Nous pouvons lire le courant de la rivière de notre vie, comme ceux qui font du canot de rivière et qui lisent les rapides. Comme si la vie en soi cherchait à accomplir ce qu’elle a à accomplir et qu’on lui accordait toute notre collaboration. Vue sous cet angle, la vie n’est pas notre projet. C’est plutôt nous qui suivons un projet de la vie. En entrant en syntonie avec le potentiel de vie, nous devenons consciemment des cocréateurs de l’univers. En devenant ainsi partenaires du divin, nous pouvons commencer à croire que tout est possible. Mais, dans le concret, comment cela se passe-t-il?

Lorsque l’âme souhaite quelque chose, elle est immanquablement dans l’amour, dans la joie, dans la paix, dans la santé, dans la bienveillance, dans le partage, dans la beauté… dans toutes ces vibrations positives. L’âme ne désire pas de la même façon que l’égo : avant tout, elle souhaite toujours le bien de tout ce qui est vivant. Créer, c’est formuler un vœu précis à partir d’un cœur pur, puis laisser à Dieu ou à l’univers les détails de sa réalisation. Le lâcher-prise est alors nécessaire pour ce qui est du moment où notre désir se manifestera dans la réalité et de la manière dont il le fera. L’une des clés essentielles consiste à créer à partir du positif et non du manque, car les lois de l’univers sont objectives. Si l’on crée à partir du manque (je n’ai pas d’argent, de conjoint, de travail, etc.), c’est ce qu’elle va fidèlement nous livrer. Cela explique les « patterns » dans lesquels nous nous trouvons parfois emprisonnés. Une seconde clé est l’importance de maintenir le niveau vibratoire de notre création afin de permettre sa réalisation. Il s’agit non seulement de garder espoir, mais de ressentir que tout est déjà en train de s’accomplir dans l’invisible. C’est comme si on lançait un boomerang du haut d’un édifice : il importe de rester sur le toit pour l’attraper lorsqu’il reviendra vers nous.

À chaque instant, notre désir de créer à partir de l’amour plutôt qu’à partir de la peur détermine ce qui se manifestera dans notre vie. En devenant en parfaite harmonie avec la vie divine qui nous habite, nous trouvons notre plein pouvoir divin de créateurs. Et en cessant d’aller à contre-courant, en suivant plutôt le flot de la rivière de notre existence, nous découvrons que l’univers nous donne au fur et à mesure tout ce dont nous avons besoin. Notre vie est véritablement une œuvre d’art en constante création.

Mandalas : l’art de se créer soi-même

Le mandala est un symbole spirituel et rituel qui signifie cercle en sanskrit. Sa structure est généralement organisée autour d’un centre unifiant. Les mandalas de la tradition hindoue sont une métaphore de l’univers. Aussi adoptés dans les traditions orientales et amérindiennes, ils sont généralement un symbole d’unité et de complétude. Utilisés comme outils de guidance spirituelle, ils ont des formes circulaires qui servent souvent à focaliser l’attention de l’adepte, créant un espace sacré propice à la méditation ou à la contemplation.

Chez les bouddhistes, on utilise souvent le mandala comme exercice contemplatif de l’impermanence. Les moines, après avoir passé plusieurs jours ou même des semaines à créer des mandalas complexes dans le sable, voient leur œuvre détruite par les éléments suivant un rituel précis.

Le mandala n’échappe pas à l’atten­tion de la psychologie moderne. Dans la psychologie jungienne, il est un outil de guérison de ce qu’on appelle la crise de transition. Dans cet état, l’ego d’un individu se fragmente et se trouve en danger d’effondrement. Le mandala devient­ alors un espace protégé, comme un cocon, favorisant le processus de guérison jusqu’à ce que l’individu soit de nouveau prêt à émerger dans un état de plénitude renouvelée.

Carl Jung, qui s’est intéressé tout particulièrement aux propriétés du mandala, a écrit que, tous les matins, il avait esquissé dans un carnet un petit dessin en forme de rond, un mandala, qui semblait correspondre à sa situation intérieure. « Ce n’est que lentement que je trouvai ce que signifie à proprement parler un mandala […] Le mandala exprime le Soi, la totalité de la personnalité qui, si tout va bien, est harmonieuse […]1»

Créer un mandala aide à stabiliser et à réorganiser notre vie intérieure. Jung reconnaît que l’urgence de créer un mandala émerge souvent dans une période d’intense transformation personnelle. Son apparence indique souvent un profond besoin de rééquilibrer la psyché, le résultat étant une personnalité qui est plus complexe mais, surtout, mieux intégrée.

Il n’est donc pas étonnant que ce soit l’une des premières formes d’expression de l’enfant, ce qu’on appelle l’art naïf. Tout commence par des gribouillis circulaires témoignant de la formation interne de la psyché de cette petite personne en devenir; puis, au gré de son développement, l’enfant s’orientera de plus en plus vers l’extérieur, comme en témoi­gnera l’introduction de soleils ou de bonhommes au visage rond.

Les art-thérapeutes ont observé que la forme ronde du mandala a le pouvoir de forger une nouvelle relation entre l’ego et le soi. À la suite de sa rémission d’un cancer, Judith Cornell a écrit que le symbole sacré du mandala lui avait permis non seulement de découvrir son pouvoir intérieur de guérison, mais aussi de se libérer d’un sentiment de fragmentation sur le plan psychologique. Elle décrit cette redécouverte du soi comme synonyme d’illumination, réunifiant le corps, l’âme et l’esprit. En raison de ces qualités intrinsèques, le mandala connaît une popularité grandissante chez les praticiens de la santé holistique.

Internet regorge de ressources sur les mandalas et sur leur création. Plusieurs sites offrent gratuitement­ des mandalas prêts à colorier. Compte tenu de l’origine indienne du mandala, on peut facilement relier les couleurs choisies pour en enluminer les formes à celles des chakras (eux-mêmes représentés sous forme de roues ou de cercles) et à leurs propriétés respectives. En choisissant intuitivement des couleurs, on récolte non seulement les effets thérapeutiques du mandala, mais aussi de la légère trance provoquée par les mouvements répétitifs et méthodiques du crayon à colorier. Cet exercice nous permet d’atteindre de nouvelles sphères de notre incons­cient. Il n’est pas étonnant de voir la popularité explosive de l’art-thérapie proposée ces derniers temps dans les librairies. Il s’agit d’une acti­vité créative d’intérieur idéale pour les soirées douillettes de l’automne et les longues journées d’hiver à nos portes.

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1Jung, Carl Gustav, Ma vie : souvenirs, rêves et pensées, Éditions Gallimard, 1966, p.233”

Adieu 2016, bienvenue 2017

C’est le temps des adieux, le temps de laisser aller 2016 pour n’en garder que des souvenirs.

Bien sûr, il a probablement fallu que ça brasse un peu pendant l’année 2016 (année 9 en numérologie) puisqu’elle nous invitait à faire un ménage intérieur pour être mieux alignés sur notre Soi divin et vivre de façon plus sereine les nouveaux paradigmes qui sont en train de s’implanter.

Dans cet article, je vous invite à prendre un moment pour faire un examen rétrospectif de votre année 2016. Quels en ont été les moments marquants? Que laissez-vous aller avec 2016? Quels étaient vos objectifs en début d’année et que sont-ils devenus? Par la suite, écrivez une lettre de gratitude à 2016 puisque, d’une façon ou d’une autre, les événements survenus en cours d’année vous ont fait grandir en sagesse.

Soyez prêts maintenant à accueillir en toute conscience l’année 2017, une année qui marquera le début d’un nouveau cycle universel (année 10/1 en numérologie) branché sur ce qu’il y a de plus profond à l’intérieur de vous. L’âme veut s’exprimer, elle crie haut et fort qu’elle est présente et qu’il est impératif qu’elle se réalise.

Pour laisser votre âme vous guider, je vous propose de créer votre mandala 2017. En janvier, lors d’un après-midi où vous vous sentirez inspiré, installez-vous dans une pièce que vous aimez et créez une ambiance méditative avec une musique douce, quelques chandelles, un peu d’encens si vous en avez. Ayez quelques revues que vous pouvez découper et des ciseaux. Pendant 15 à 30 minutes, feuilletez-les et découpez les images qui vous attirent intuitivement, sans jugement et sans vous questionner sur le pourquoi de votre choix. Ensuite, prenez un carton (12 po x 18 po serait une bonne grandeur), faites un cercle que vous diviserez en deux. Pour la première moitié du cercle, fermez les yeux et laissez votre main vous guider vers l’image qui représente le message de votre âme. Puis, divisez la moitié restante en trois parties. La première représente ce qui est là pour vous en 2017; la deuxième, le message portant sur vos relations (familiales, amicales, amoureuses) et la troisième, une action à mettre en œuvre ou un projet à réaliser dans la prochaine année. Fermez les yeux et prenez une image pour chacun de ces trois thèmes.

Collez maintenant vos quatre ima­ges à leur endroit respectif, ajoutez des mots, mettez-y votre couleur de l’année, décorez votre mandala. Une fois ces étapes terminées, laissez-vous aller à écrire vos réflexions. Donnez un titre à votre collage et placez-le de façon à ce que vous puissiez le voir en tout temps. Rendez­-le vivant en ajoutant tout au long de l’année des mots, d’autres images, des symboles. Il sera le témoin, le miroir, le sage reflet de vous en cette période de renouveau.

Que la Lumière éclaire votre route et votre âme et vous donne le courage de vous ouvrir davantage à votre grand potentiel divin.

Oser l’aventure du cœur

En cet instant magique de la vie, dans le ventre d’une femme, un second cœur se met à battre. Une nouvelle vie commence, et tout l’organisme dépend dorénavant de la fidélité sans faille des battements de ce cœur. Ce formidable muscle qu’est le cœur pompe deux gallons de sang à la minute et bat 100 000 fois par jour. Le cœur rythme la vie; cela, nous le savons. Mais serions-nous en train d’oublier que le cœur possède une autre clé essentielle? Celle de notre capacité de vivre heureux.

En effet, les découvertes montrent que le cœur est un organe extrêmement intelligent et sensible, capable d’interagir de façon continue avec son environnement. Contrairement à la croyance populaire, les battements du cœur sont en fait totalement imprévisibles, instables et irréguliers. En réponse aux constants stimuli provenant tant de l’intérieur que de l’extérieur de l’organisme, le rythme cardiaque peut varier entre 40 et 180 battements à la minute et changer en l’espace d’un millième de seconde. Le cœur est vivant au sens pur du terme, c’est à dire qu’il est en perpétuel déséquilibre et que son rythme fluctue sans cesse, réagissant ainsi à une multitude de stimuli. Une pure merveille! Tant d’intelligence le rend assurément digne de porter le nouveau titre de cerveau!

Pourtant, ce n’est pas la place que nous lui accordons à l’heure actu­elle dans nos façons de faire et de vivre en société. C’est plutôt le néocortex que l’on privilégie dans nos écoles, nos institutions et nos régimes politiques. Qu’est-il arrivé à notre cœur humain? Qu’avons-nous perdu en nous civilisant? Quel est le sens de cette existence dont la route commence par le miracle d’un battement de cœur? Vient un jour où l’on ne peut plus résister à l’appel du cœur. On se met alors à le suivre, à l’écouter, car lui seul connaît le chemin de l’abandon au mystère de la vie. Nous connaissons tous cette expérience du bonheur tout simple que procure notre relation au monde lorsque celle-ci part du cœur.

Il est vrai qu’ouvrir son cœur, c’est prendre un risque. Mais on a plus à perdre en le maintenant fermé qu’en osant l’ouvrir, car la contraction du cœur nous ferme à la vie et empêche son mouvement. Pour l’ouvrir, il faut reconnaître et accueillir cette fermeture. Dès cet instant, l’intérieur se détend tout doucement. Le cœur peut alors commencer à se dévoiler lentement et à oser sa vulnérabilité. Parfois, il suffit de simplement prendre conscience de nos mécanismes de défense pour que tombent les barrières qui ont jadis servi à nous protéger, mais qui nous coupent maintenant de la danse de la vie.

Lorsque, dans l’intimité, nous osons tenir tendrement nos peurs dans la douceur de notre cœur, celles-ci trouvent aisément la libération. Ouvrir son cœur, c’est aussi la route du pardon à soi. C’est faire le choix audacieux de l’amour à chaque instant.

La vie s’anime dans un cœur ouvert. On peut bien sûr éprouver du chagrin, mais pas le genre de douleur que cause la résistance. Un cœur ouvert permet de vivre en intimité avec la vie et aime tout ce qui existe. Le regard du cœur fait des miracles partout, car il permet de retrouver la connexion à soi, à l’autre et au monde. Il nous ramène ainsi à la maison, dans la profondeur de notre vraie nature d’Être d’amour et de joie. Quand le cœur s’ouvre, s’ouvrent aussi des ailes de liberté insoupçonnée. C’est grâce à la cons­cience dans notre cœur que nous retrouvons notre pleine humanité. Écoutons, dans le silence de notre poitrine, les battements de notre cœur qui réclame une grande révolution de la tendresse.

Quand l’écriture me dit des mots d’amour

S’il est un mot que l’on entend souvent de nos jours, c’est bien le mot « créativité ». Je fais une petite recherche dans Wikipédia et je trouve : « La créativité décrit— de façon générale — la capacité d’un individu ou d’un groupe à ima­giner ou construire et mettre en œuvre un concept neuf, un objet nouveau ou à découvrir une solution originale à un problème. »

En fait, je crois qu’il faut (et je souligne ici la nécessité) être créatif pour vivre dans le monde où nous vivons présentement. Puisqu’on crée notre vie, chaque seconde de notre quotidien est un moment créateur.

Comment est-ce que je veux le vivre ce moment? Guidé par mon cœur ou par ma tête? Connecté à mon intuition ou à mon mental? Je vous offre une citation que j’aime : 1« Si nous travaillons de 9 à 5 et nous entourons de personnes et de l’activité frénétique 24 heures sur 24, il ne nous reste pas de temps pour créer, et il nous manquera alors la lumière dans notre vie. »

C’est bien vrai. Pas besoin d’être un artiste pour être créatif. Prendre le temps de s’arrêter, de se centrer, de se connecter à notre Soi, de respirer… Eh oui! Respirer et jaser avec notre âme par le biais d’activités artistiques nous fera comprendre que, lorsque nous laissons notre imaginaire créer une œuvre, ce n’est pas le produit fini qui compte. C’est comme un rendez-vous amoureux; c’est le temps que l’on passe ensem­ble qui est important. C’est donc le processus qui compte. Le résultat n’en sera que plus aimé et plus significatif. Qu’est-ce qui se passe en moi pendant que je crée? Comment est-ce que je me sens? Y a-t-il des émotions qui se manifestent? Dans mon journal créatif, je peux écrire mon ressenti en consignant tout ce à quoi je pense, que cela soit logique ou non, que je sois bon en français ou non…

Dès le réveil ou à un autre moment de la journée, prenez votre cahier et votre crayon et écrivez trois pages ou pendant 20 minutes, sans arrêt. Écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit : vos joies, vos préoccupations, votre liste de tâches à faire. Décrivez comment vous vous sentez à ce moment. Faites des petits gribouillis. Quand plus rien ne vous vient à l’esprit, continuez en écrivant­ « Je n’ai plus rien à écrire. » Puis, écrivez au sujet de votre chat qui a toujours faim, du lieu où vous aime­riez être, du voisin qui vous a offert son aide. Il y a de bonnes chances que votre petite voix intérieure se remette à jaser. Tracez une spirale; ça déjoue le mental! Vous vous posez une question? Écrivez-la avec votre main dominante et écrivez la réponse de l’autre main ou avec un crayon/stylo de couleur différente.

Libérez votre mental et vous y verrez plus clair, vous serez plus calme et plus ancré. Il vous sera plus facile de vivre l’ici et maintenant. L’écriture est libératrice et inspirante. Essayez et vous verrez!

Écrire, c’est se dire des mots d’amour, c’est se donner la chance de s’exprimer par écrit pour mieux se voir, c’est donner la chance à notre intuition de nous guider vers notre sagesse intérieure. C’est un bel outil pour nous permettre de vivre pleinement et en toute conscience le présent.
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1 https://spiritualitywithoutborders

La musique traduite en sons, une médecine à découvrir!

L’utilisation du son comme modalité de guérison n’est pas chose nouvelle. À l’origine, le didgeridoo, instrument joué par les aborigènes du nord de l’Australie, est un usage très ancien qui remonte à l’âge de pierre (20 000 ans).

Fabriquée à partir d’un tronc d’eucalyptus creusé naturellement sur toute sa longueur par des termites, cette trompe en bois fut utilisée comme instrument par lequel la vibration émise, obtenue par le pincement des lèvres à l’embouchure, peut produire un son de l’octave supérieur du bourdon de base (drone). On peut obtenir un son mesurant 65 Hz et, en augmentant la tension des lèvres, il est possible d’obtenir des survibrations plus aiguës pouvant imiter le timbre d’un bourdon.

Différentes cultures utilisaient le didgeridoo afin d’imiter les sons produits par la nature. Les vibrations produites pouvaient êtres ressenties par le corps humain. Le drone (son continu) crée un environnement sonore qui invite à l’intériorité; il favorise un état propice à la méditation. Les perceptions auditives qu’il produit ont une forte dimension corporelle. Le son modifie les battements cardiaques ainsi que les ondes qui traversent le corps, les muscles, les tissus et le squelette. Il agit également sur le cerveau et il peut modifier l’activité cérébrale.

Il est prouvé que les vibrations produites par le son ont un effet positif sur le sang. Grâce aux transducteurs (dispositifs qui convertissent le son en vibrations), la musique est traduite en fréquences spécifi­ques qui peuvent êtres appliquées directement sur le corps et permettre une réduction de l’inflammation, une stimulation des cellules sanguines, une baisse de la tension artérielle, une détente sur les plans physique, mental et émotionnel. La vibration agit sur le corps énergétique et peut donc servir à équilibrer les chakras.

De nos jours, la thérapie vibroacoustique est un traitement utilisé en clinique privée que certains hôpitaux commencent aussi à utiliser. Grâce à une harpe branchée à un matelas muni de transducteurs, il est possible de traiter un corps qui présente des symptômes physiques ou de créer tout simplement un état propice à la guérison. Dans les hôpitaux, cette thérapie est également utilisée pour réduire le stress avant une opération ou durant des soins palliatifs.

La voix, un instrument peu coûteux, peut également être utilisée comme modalité vibratoire afin de créer un état propice à la guérison ou pour équilibrer le corps humain. Celle-ci peut émettre des fréquences vibratoires qui peuvent être ressenties par le corps humain. Nul besoin de savoir chanter! Les voyelles sacrées font partie d’une technique vibratoire créée par la voix qui permet d’activer et d’augmenter la fréquence des champs énergétiques appelés les chakras. Les chakras étant des champs morphogénétiques (qui représentent des organes) du corps humain, ils servent de porte d’entrée pour traiter les organes qu’ils représentent.

La musique et le son, une médecine créative et innovatrice efficace!

Éveiller nos sens à la beauté de l’été

La voici enfin, cette splendide saison de soleil qui nous réchauffe le cœur! Depuis le temps qu’on en rêve! La voilà arrivée dans ses robes toutes aussi séduisantes les unes que les autres : robe aux mille couleurs de fleurs et robe brillante de lumière; tenue de soirée, douce et parfumée…

Dans nos quotidiens, courant sans arrêt, nous avons tendance à courir aussi après nos vacances, croyant que l’intensité se trouve toujours ailleurs… comme dans les manèges vertigineux! Or, l’intensité nous attend tranquillement dans notre capacité d’être simplement présents à l’instant. Cela, nous le savions naturellement lorsque nous étions enfants. Lorsque nous étions petits, l’été semblait durer une éternité. Vous vous en souvenez? Mainte­nant que nous sommes adultes, nous ne connaissons que trop son caractère éphémère. On peut avoir l’impression que l’été passe si vite que l’on en vient à ne plus savoir comment profiter de sa luxuriante et fugace beauté…

Et si on ralentissait un peu? Si on sortait du temps des horloges pour se baigner dans l’éternité, celle des vacances de notre jeunesse? Car saviez-vous qu’une deuxième enfance nous attend au seuil de la maturité? Une enfance qui rappelle certes la première, mais à laquelle s’ajoute une conscience qui sait apprécier et savourer pleinement les délices de l’existence. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour goûter à l’ici et maintenant, bien au contraire! Il suffit d’offrir à la vie ce que nous avons de bien précieux : notre temps et notre attention. Il suffit de se laisser ravir le cœur par la joie des oiseaux chanteurs, de se laisser émouvoir par la caresse de la brise sur notre peau nue, de se laisser envoûter par les nuances mouvantes des coloris du soleil couchant, de se laisser enivrer par le mélange exquis des parfums des fleurs du jardin, de se laisser séduire complètement par la saveur d’un petit fruit bien mûr… La « belle » saison, comme on l’appelle, offre à nos sens une véritable symphonie de plaisirs! Nous n’avons qu’à les cueillir… qu’à nous laisser érotiser par cette magnifique danse de l’été! Et alors, ne soyons pas surpris quand des choses toutes simples de notre quotidien nous enchantent et se remplissent de sens.

Offrir des moments de pleine pré­sence à nos perceptions sensorielles nous permet de nous ouvrir au sacré de la vie. Nos sens sont en fait la voie royale par laquelle la qualité divine de la vie qui nous habite et qui nous entoure se reconnaît et se célèbre à l’infini. Ce retour à la sensibilité de nos sens permet à l’existence de se dévoiler dans toute sa poétique beauté. Ne sommes-nous pas ce grand organe sensoriel merveilleusement assemblé pour jouir de la vie? Et l’été nous offre la plus grandiose des fêtes pour nos sens! Voir, entendre, goûter, sentir et ressentir la vie par le cœur permet de nous émerveiller de sa splendeur. Lorsque nous prenons le temps de vivre et de sentir, nos sens nous ouvrent leurs portes sur la beauté du monde. Ils enrichissent miraculeusement l’expérience de vivre. Et soudain, nous sommes dans une telle intimité avec l’ici et maintenant que nous arrivons au paradis, le paradis sur terre! En succombant au ravissement de nos sens, comme il devient facile de tomber éperdument amoureux de l’été! L’éveil de nos sens cache dans son mystère une histoire d’amour sans fin avec la vie!